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Les news du 04 février au 16 mars !
Le 13/03/08 
Les bons gestes pour la planète
source : darty.com
 
On ne peut plus l'ignorer, la planète a besoin d'un bon coup de main.
Ca tombe bien, chacun de nous peut faire un petit quelque chose en prenant de bonnes habitudes.
Voici un petit récap' de quelques bons gestes (pas de prises de tête) dont les effets bénéfiques sont nombreux : efficacité optimisée, économies d'énergie (et donc d'argent) et bien sûr, préservation de l'environnement !
Règles d'or
Bien choisir

Définissez vos besoins avant d'acheter. Si vous êtes un couple sans enfant, ne sélectionnez pas un frigo d'une contenance pour famille nombreuse ! Il consommerait de l'énergie à refroidir une grande enceinte... à moitié vide.
 
Lorsque vous choisissez un écran plat, comparez d'une marque à l'autre la consommation totale et la consommation en veille.
 
Enfin, essayez de réfléchir dans la durée. Ne pensez pas uniquement avec les critères d'aujourd'hui. Vous achetez une petite friteuse, mais vous projetez d'agrandir la famille... Résultat : l'année prochaine, vous allez devoir en racheter une nouvelle.
 
Eh oui, un achat réfléchi, c'est un gaspillage d'évité ! 
 
Faire durer et réparer
Il suffit de quelques gestes simples de temps en temps pour bien entretenir ses appareils et les faire ainsi durer plus longtemps.
 
Sachez que nettoyer régulièrement son lave-linge avec un produit adapté allongera sa durée de vie de manière conséquente. Enfin, adoptez l'attitude écolo : envisagez de réparer avant de jeter !
 
Recycler
Pour éviter le gaspillage de matériaux recyclables, les dépôts sauvages... le recyclage s'est organisé. Aujourd'hui la loi l'oblige, mais reprendre gratuitement votre appareil lorsque vous en achetez un nouveau.
 
Dans le salon
Veillez à ne pas laisser en veille

Incroyable mais vrai : les veilles sont parfois le premier poste de consommation électrique (hors chauffage et cuisson) de certains foyers. Il faut dire que chaînes HiFi, enregistreurs, téléviseurs sont de plus en plus nombreux dans la maison et ils sont presque toujours en veille. Figurez-vous que la veille d'un magnétoscope équivaut à 90 % de sa consommation électrique ! 
Astuce : les multiprises

Evidemment, pensez à arrêter la mise en veille prolongée des appareils. Eteignez-les complètement si cela est possible. Une solution pour éviter ces consommations cachées ? Les multiprises dotées d'interrupteurs. Vous pouvez ainsi débrancher plusieurs appareils en même temps. Exemple : le soir avant d'aller vous coucher, vous appuyez sur un seul bouton et vous éteignez chaîne, télé et console de jeu !
 
Dans la cuisine
Choisissez le mieux, choisissez le A
Pour commencer, sachez qu'un appareil électroménager récent consomme beaucoup moins qu'un appareil ancien.
Ensuite quand on sait que réfrigérateurs et congélateurs représentent 32 % des consommations d'électricité d'un ménage, autant choisir un modèle particulièrement économe.
 C'est là qu'il faut regarder l'étiquette énergie (voir ci-contre) et préférer un appareil noté A, voire A+ ou même A++. 
 
Les bons gestes
- Dégivrez le congélateur dès que le givre dépasse 2 à 3 mm (sachez que 1/2 cm de givre fait augmenter la consommation d'électricité de 30 %).
- Ne mettez pas de plats chauds au réfigérateur.
- Lorsque vous utilisez votre lave-linge, privilégiez la basse température (un lavage à 30 °C consomme trois fois moins d'énergie qu'un lavage à 90 °C) et ne surdosez pas la lessive.
- Filtrez votre eau avec une carafe filtrante, vous vous éviterez la corvée des packs d'eau et économiserez bien des bouteilles plastiques.
- Préférez l'induction, c'est le mode de cuisson le plus économique
 
Dans la salle de bain
Laver sa maison sans détergent ?
Grâce au nettoyeur vapeur vous nettoyez du sol au plafond, en passant par les sanitaires ! Inutile d'utiliser quelque détergent que ce soit : la vapeur décolle et dissout les saletés. Sa vapeur monte jusqu'à 135 °C et détruit sur son passage bactéries et acariens, sur toutes les surfaces de la maison. 
 
Dans le bureau
Des appareils moins énergivores

Le saviez-vous ? Un ordinateur portable consomme 50 à 80 % de moins qu'un poste fixe.
 Allumé, un écran LCD consomme 60 % de moins qu'un écran à tube cathodique. Enfin, simple comme bonjour : les équipements multifonctions consomment moins que la somme des appareils qu'ils remplacent ! 
 
Des piles rechargeables
Cela peut sembler cher à l'achat, mais c'est un investissement à long terme !
 Si vous faites le compte, beaucoup de vos appareils utilisent des piles, de la télécommande à la radio portative, sans compter les jouets des enfants !
Vous limitez ainsi les déchets toxiques.
Le 15/02/08 
Record d'efficacité pour du solaire à parabole-stirling
source : enerzine.com
 
C'est par une belle journée d'hiver, froide et d'une luminosité exceptionnelle, qu'a été battu le record mondial de rendement énergétique à partir d'un moteur stirling alimenté à l'énergie solaire : 31,25%.
C'est au nouveau-Mexique qu'a été battu ce nouveau record. Le précédent, qui atteignait les 29,4 %, remontait à 1984. "Gagner 2 points d'efficacité de conversion sur ce type de système est phénoménal", s'enthousiame Bruce Osborn, président et COE de Sandia national Laboratories, les concepteurs du projet.
"Il s'agit d'une percée significative que réalise notre système, qui se situe bien au delà des capacités de tout autre collecteur solaire. C'est aussi un pas de plus vers la commercialisation de systèmes abordables."
L'auteur du record, une grand miroir parabolique nommé "Serial #3", a été construit en mai 2005 dans le cadre d'un prototype de centrale solaire qui comprenait 6 unités comme lui. La totalité de l'installation fournit une capacité de 150kW en journée.

Chacune des 6 unités est composée d'une antenne de parabole formée de 80 miroirs, qui concentre les rayons du soleil en un intense faisceau. Celui-ci est dirigé vers un moteur stirling, qui, grâce à la chaleur, produit de l'électricité directement utilisable sur le réseau.
La société SES a d'ailleurs signé deux contrats, pour fournir une capacité de 1750 mégawatts à deux sociétés californiennes.
Le 15/02/08 
Les nanoparticules, des risques nouveaux pour la santé et l'environnement
source : yahoo.com
Corollaires du développement des nanotechnologies, les nanoparticules s'infiltrent de manière inédite dans les organismes vivants, dont le corps humain, obligeant à revoir les mesures de prévention sanitaires pour les professionnels, voire les consommateurs, ont expliqué jeudi des experts.
Les professionnels participant à l'élaboration ou la production de ces nouveaux matériaux, qui devraient être deux millions avant 2015, sont les plus exposés à l'inhalation de ces particules présentant au moins deux dimensions sur trois inférieures à cent nanomètres, soit un dix-millième de millimètre.
Avec des propriétés chimiques très diverses, les nanoparticules ont pour trait commun d'avoir une très faible masse mais d'occuper une surface proportionnellement considérable.
"Plus la matière est coupée en petits morceaux, plus elle est réactive et donc dangereuse", a prévenu Daniel Bloch, médecin du travail au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), au cours d'une conférence de presse à Paris de l'Observatoire des micro et nanotechnologies (OMNT), une structure de recherche commune au CEA et au CNRS.
Le principe est le même que "quand vous faites un plat en sauce et que vous mettez un oignon, vous l'émincez pour donner plus de goût", a expliqué M. Bloch.
Dans l'industrie, l'exposition aux poussières est traditionnellement mesurée à l'aide de la masse des particules, mais concernant les nanomatériaux, "la surface sera probablement un paramètre plus pertinent que la masse", a estimé ce spécialiste.
Selon M. Bloch, "les valeurs limites d'exposition professionnelle pourraient s'avérer trop élevées s'agissant des aérosols de nanoparticules". Heureusement, des moyens existent pour éviter l'exposition, les dispositifs efficaces pour les gaz l'étant aussi pour les nanoparticules.
Plus de 550 produits contenant ces nouvelles matières sont aujourd'hui commercialisés, un chiffre en rapide augmentation. Les substances les plus couramment utilisées sont l'oxyde de titane et l'oxyde de silice pour les crèmes corporelles.
"Le franchissement de la barrière cutanée ne se fait pas quand la peau est saine, mais elle est possible en cas de coup de soleil, par exemple", rappelle Francelyne Marano, directrice du laboratoire de cytophysiologie et toxicologie cellulaire de l'Université de Paris 7.
Certaines matières sont également utilisées dans l'alimentation, comme la silice colloïdale qui entre dans la composition du chocolat en poudre pour éviter la formation de grumeaux.
La capacité des nouveaux matériaux à passer des poumons dans le sang puis dans d'autres organes reste encore mal connue, souligne Mme Marano. Mais l'inquiétude est là car "on retrouve le type de conformation de l'amiante chez les nanotubes".
Et il semble établi que les nanoparticules peuvent provoquer à des concentrations élevées un stress oxydant, donc des inflammations.
Dans la nature, elles "peuvent transporter par gramme de grandes quantités de contaminants connus" tels l'arsenic ou les pesticides, a expliqué de son côté Jean-Yves Bottero, directeur du Centre européen de géosciences de l'environnement (CEREGE) d'Aix-en-Provence.
Par chance, leur impact à court terme est limité par le fait que "les nanoparticules semblent vite bloquées dans leur transfert et restent dans le sol sans atteindre la nappe phréatique", selon ce scientifique.
Mais il se peut qu'on ait "à faible dose, une altération masquée de l'ADN (patrimoine génétique) sur le long terme" et des effets sur la biodiversité.
Le 08/02/08 
Prêt éco = taux 0
source : bricoleurdudimanche.com
 
Les éco-prêts
Les banques se mettent au vert !
Dans la lignée du Grenelle de l’environnement, le gouvernement nous annonce un prêt à taux zéro. Eco- Prêt ou prêt vert, il s’agit d’un crédit s’appliquant à des travaux destinés à améliorer les performances énergétiques des bâtiments déjà existants. Cette mesure, proposée en décembre dernier, devrait être mise en place lors des projets de loi Grenelle 1 et 2 prévus pour le printemps 2008. Pour être fin prêt le moment venu,
L’éco- prêt, qu’il soit à 0 % ou non s’adosse sur le livret de développement durable. Cet instrument d’épargne qui remplace le CODEVI permet de placer jusqu’à 6000 euros. Non imposable, ce livret devrait assurer une épargne supplémentaire de 10 milliards d’euros servant à financer les éco prêts. Il n’est cependant pas nécessaire d’avoir un livret pour bénéficier de ce type de crédit. Destinés à améliorer l’habitat, les éco prêts sont accessibles aux particuliers, professionnels et copropriétés dans le cadre de travaux de rénovation conformes au référentiel du crédit d’impôt en élargissant l’éligibilité à l’installation du matériel. Un certificat du constructeur ou d'un expert en diagnostic immobilier sera tout de même nécessaire pour l'octroi du prêt.
D’après le comité chargé de mettre en place le prêt vert à 0 % : "l'emprunt doit être de longue durée et correspondre aux temps de retour prévisionnels d'amortissement des travaux à réaliser, soit 15 à 20 ans. Le montant maximum devrait être formaté pour financer des travaux lourds (25.000 à 30.000 euros) et pourrait donner lieu, selon le modèle allemand, à un bonus dès lors que les objectifs initiaux de performance sont atteints."

Les travaux éligibles à l'éco-prêt
La plupart des travaux concernés par ce prêt sont également éligibles au crédit d’impôt, même les deux offres ne seront pas cumulables avec le crédit à 0%. On compte parmi eux, l’installation des équipements de production d’énergie renouvelable : solaire, éoliens, hydrauliques, biomasse, pompe à chaleur et bois. Viennent se rajouter à la liste les chaudière basse température et à condensation, les pompes à chaleur, l’isolation thermique, la récupération d’eau de pluie, la régulation de chauffage et le raccordement au réseau alimenté par des énergies renouvelables.
Pour que le dossier soit accepté, il faut avant tout le soumettre à la banque qui décidera ou non de financer le projet. Notons que des sanctions sont prévues dans la cas de la non réalisation des travaux.

Pour que le coût de votre crédit ne réduise pas l’intérêt de cette opération financière,L‘ADEME s’est associée au site "testépourvous.com" afin d’établir un comparatifs des différents éco prêt. Quatre critères essentiels sont pris en compte pour établir ce classement, le coût du crédit, la durée et le montant maximal du prêt ; la diversité des dépenses possibles et la souplesse du crédit (possibilité de différer ou d’avancer les remboursements). En haut du classement figurent les prêt "prévair plus", "prévair éco habitat" et "prevair", accordés par le réseau des Banques Populaires. 
Le 07/02/08 
G7 : Tokyo, Londres et Washington vont proposer un fonds climatique
source : parismatch.com
 
Le Japon, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis vont proposer la création d'un fonds spécial pour promouvoir les technologies propres, dans le cadre des efforts contre le réchauffement climatique, a indiqué aujourd’hui un responsable japonais.

Cette proposition sera formulée samedi lors de la réunion, à Tokyo, des ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales des pays riches du G7, a précisé ce responsable du ministère nippon des Finances.
«Le Japon, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont actuellement en train d'examiner un plan pour établir un fonds multilatéral pour les technologies propres, en coopération avec la Banque mondiale», a-t-il expliqué.«Les trois pays vont expliquer le contenu de leurs discussions actuelles sur le fonds, et nous verrons comment le reste du G7 réagit», a-t-il poursuivi.

On ignore toutefois si ce projet de fonds sera mentionné dans le communiqué final du «G7 Finances» de samedi.
Le Japon, qui préside cette année le G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie, Canada) et le G8 (le G7 plus la Russie), a l'intention de faire de la lutte contre le réchauffement climatique le thème central du sommet du G8, prévu du 7 au 9 juillet à Toyako (nord du Japon).
 
Le 07/02/08 
Rendre les avions moins polluants et plus silencieux
source : Euronews
 
Ce programme sur sept ans est doté d'un budget conséquent d'un milliard six cent millions d'euros, alimenté à part égale par l'Union européenne et les entreprises. Il financera la recherche notamment sur les avions, les hélicoptères et les moteurs verts.
L'enjeu est d'importance, d'après Janez Potoçnik, commissaire européen à la science et à la recherche. "A l'heure actuelle, le transport aérien ne représente qu'environ 3% des émissions de CO2 dans le monde. Mais vu que le nombre de passagers augmente de 5% par an au niveau mondial, les niveaux de rejets vont sérieusement s'accroître dans les prochaines décennies. C'est pour cela que nous devons agir maintenant."

Environ quatre vingt organisations dont une cinquantaine d'industriels et des universités participent au programme. Tous mettront en commun leurs connaissances pour développer des technologies visant à réduire le bruit des avions à proximité des aéroports et construire des moteurs moins gourmands en pétrole ou qui fonctionnent avec des carburants propres. Des technologies qui devront permettre de remplir des objectifs ambitieux. En 2020, les nouveaux avions devront faire deux fois moins de bruit et émettre deux fois moins de CO2 et 80% de monoxyde et de dioxyde d'azote en moins.
 
Le 05/02/08 
La plus grande centrale solaire d’Europe
source : lefigaro.fr
 
Le projet géant de Suez dans le solaire
À Curbans, en Provence, on ne parle que de cela : la construction, sur 300 hectares, de la plus grande centrale solaire d'Europe.
Coincé entre le parc régional du Lubéron et le massif des Écrins, Curbans (Alpes-de-Haute-Provence) est un village de 420 âmes à peine. C'est dans cette petite commune qu'Electrabel France (filiale de Suez) a choisi d'installer ce qui serait à ce jour la plus grande centrale solaire d'Europe.
Au sommet verglacé du col de Blaux, à près de 1 000 mètres d'altitude, Daniel Rolland, maire du village promène son 4×4 sur les trois plateaux, au total 300 hectares, qui devraient bientôt accueillir entre 150 000 et 250 000 panneaux solaires pour une puissance installée « de 30 à 50 mégawatts crête (MWc) », l'équivalent d'une vingtaine d'éoliennes. Par comparaison, l'immense centrale en construction dans les environs de Leipzig n'occupera que 220 hectares. « Voyez ici, il n'y a pas la moindre trace d'ombre. Le terrain est exposé plein sud, et le soleil brille du matin au soir. ».
L'élu, agriculteur en retraite, qui termine son quatrième mandat, est fier de son coup. Sûr des qualités d'ensoleillement de son site, c'est lui, avec son équipe municipale, qui est allé chercher des groupes intéressés pour investir sur une commune, qui abrite déjà une centrale électrique EDF sur la rive gauche de la Durance et un barrage hydraulique (lire ci-dessous). C'est même Curbans qui s'est payé le luxe de choisir la filiale de Suez face à deux concurrents également alléchés par l'offre. « Ce n'est pas Suez qui mettait le plus d'argent sur la table, mais nous avons choisi cette entreprise pour les valeurs éthiques qu'elle véhicule », soutient Daniel Rolland.
 
La France à la traîne
C'est à peine un mois après leur rencontre en novembre dernier, qu'Electrabel et Curbans signent une promesse de bail de trente ans renouvelable deux fois dix ans sous réserve d'une modification du plan local d'urbanisme. Electrabel, qui n'a pas encore obtenu d'autorisation auprès de l'administration française, investira entre « 150 et 250 millions d'euros » sur le site, en fonction de ce qui lui sera permis de réaliser.
Un investissement encore jamais consenti en France où le marché du photovoltaïque, bien qu'à la traîne par rapport au reste de l'Europe, est en plein essor. Les projets fourmillent et les groupes sont en quête de sites. « C'est une aubaine que la commune soit venue nous chercher car le lieu qui est situé en altitude, loin des regards, ne reçoit pas d'ombre, qui plus est dans la région la plus ensoleillée de France, affirme le responsable technique du projet chez Electrabel, Thierry Robot. Le développement des centrales photovoltaïques est tout neuf. Cela fait à peine plus d'un an que les industriels se sont vraiment lancés dans cette course. La tenue du “Grenelle de l'environnement” n'y est pas étrangère », explique-t-il encore.

En France, l'objectif de production d'énergie photovoltaïque s'élève à 150 MWc en 2010. Si le projet de Suez dans les Alpes-de-Haute-Provence voit le jour, il représenterait, à cette date et à lui seul, un tiers de la puissance hexagonale. Une fois opérationnelle, la centrale emploiera une quinzaine de personnes, ce qui permettra au site d'atteindre son seuil de rentabilité vingt ans après que le premier Watt aura été produit et vendu.
Un premier Watt qu'Electrabel aimerait commercialiser dès la fin 2009. Une bénédiction pour Curbans, d'autant que les panneaux solaires ne seront pas (ou presque) visibles depuis la vallée. Comme le résume ce chasseur autochtone qui voit le projet d'un bon œil : « Là où elle sera, cette centrale ne dérangera que les sangliers
 
Le 04/02/08 
l’écologie entre en classe !
source : Le Matin
 
L’écologie à l’école,c’est parti !

L’Education nationale intégrera désormais à ses programmes les enjeux du développement durable.
Pour l’explorateur Nicolas Vanier, parrain de «L’école agit !», ce projet répond à une véritable urgence

Une petite révolution est en marche.
 Dans les mois à  venir, l’écologie devrait faire une entrée fracassante dans les programmes scolaires. Les élèves pourraient par exemple étudier en économie les enjeux liés au recyclage ou, en sciences physiques ,les mécanismes de l’énergie solaire. Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a reçu hier le dossier sur l’éducation au développement durable qui préconise que tous les niveaux d’enseignement, de la maternelle à l’université, intègrent cette thématique. Une opération lancée après  le Grenelle de l’environnement Nicolas Vanier est le parrain de l’opération «L’école agit!  Le Grenelle de l’environnement à l’école», lancée le29 novembre dernier. L’explorateur a été choisi pour son implication auprès des enfants et sa connaissance des enjeux du réchauffement climatique. Depuis presque trente
ans, il a piloté une dizaine d’expéditions, en Alaska, au Canada, en Laponie ou en Sibérie, où il tourne son nouveau film, Loup. «Depuis plusieurs années, l’ensemble de mes projets ont pour but l’éducation au développement durable, explique-t-il. De nombreux supports pédagogiques ont été développés, qui permettent de travailler sur des sujets aussi compliqués que la biodiversité ou l’empreinte écologique…tout en s’émerveillant
L’auteur du rapport, Jacques Brégeon, directeur du Collège des hautes études de l’environnement et du développement durable (CHEE&DD), préconise «l’apprentissage du développement durable parla pratique, en partenariat avec des associations, des collectivités locales et des entreprises donnant lieu à des sorties pédagogiques en milieu naturel». Afin de donner un exemple concret aux enfants, il suggère que «les établissements scolaires [soient] repensés au niveau du mode de chauffage, de l’entretien des espaces verts, mais aussi en termes d’économies d’énergie», précise-t-il.
Selon Nicolas Vanier, il est temps d’agir, d’autant qu’il y a une véritable demande de la part des jeunes.
«La conscience écologique des enfants m’étonne et me donne envie de croire que tout n’est pas fichu, loin de là», affirme l’explorateur .Pour ce qui est des moyens déployés, ils seraient «très importants», mais aucun bilan chiffré n’est fourni pour l’instant. Le dispositif bénéficie aussi du soutien des associations de parents d’élèves, qui souhaitent une mise en oeuvre dès la rentrée prochaine. «Il s’agit d’un investissement d’avenir, donc autant que le ministère mette le paquet», insiste Farid Hamana, président de la FCPE,la principale fédération.
Le calendrier à venir est déjà fixé. Nicolas Vanier effectuera dans trois mois des «visites d’écoles» puis,«en mai, un comité de spécialistes se réunira pour dégager une quinzaine de propositions qui seront remises à Nicolas Sarkozy»explique-t-il. Pour lui, «la prise conscience est là, plus personne ne pourra dire: “Je ne savais pas!”»

 
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