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Le : 22/12/10
Noël au congélo
Afin
de préparer une expédition
polaire, deux personnes vont passer les huit prochains jours
dans
une chambre froide à -25°C.
En
mars et avril 2012, Alan le Tressoler et Julien Cabon vont vivre au
pôle Nord sur l’axe de rotation de la terre, dans le cadre de
l’expédition PÔLE NORD 2012.
Leur
mission permettra de connaître la réelle dérive de la banquise et son
épaisseur dans cette zone non mesurable par les satellites. Des mesures
atmosphériques et une étude de la biodiversité marine seront également
réalisées. Pour rester sur l’axe de rotation terrestre, ils vont devoir
lutter contre la dérive de la banquise et parcourir quotidiennement
jusqu’à 25 km à pied, à ski et à la nage.
Afin
de se préparer à affronter de telles conditions, les deux hommes vont
donc s’enfermer dans une chambre froide située près de Brest. Ils sont
entrés aujourd’hui et en ressortiront le 25 décembre. L’objectif est de
se rapprocher au maximum des conditions de l’expédition. La chambre
froide est un espace vide de 70 m2. Le campement et l’ensemble du
matériel y sera installé comme sur la banquise.
Au-delà
de la science, l’ambition de « PÔLE NORD 2012 » est de sensibiliser le
plus large public aux grands enjeux environnementaux à travers cette
aventure humaine authentique. Avec une attention toute particulière aux
plus jeunes à l’aide d’un programme pédagogique ambitieux.
Une entreprise américaine va forer l'or
noir enfoui dans le sous-sol d'Ile-de-France
Scr
: 20minutes.fr
Les forages vont
démarrer en 2011...
Des derricks qui pompent le pétrole grâce à des puits de plusieurs
kilomètres de profondeurs.
Non, la scène ne se déroule pas en Amérique du Nord ou dans le Golfe,
mais en Ile-de-France.
Le
Bassin parisien pourrait bien être percé de plusieurs centaines de
puits dès 2012.
Une
entreprise américaine, Toréador, espère en effet y trouver plusieurs
centaines de millions de barils de pétrole. Elle fait même son entrée en
bourse en Europe ce vendredi. Car dès l’année prochaine, elle va
investir 56 millions de dollars pour creuser six puits d’exploration et
exploiter du pétrole dit «non conventionnel». Contrairement au pétrole
classique, que quelques puits exploitent déjà en France, le pétrole non
conventionnel n’est pas contenu dans des réservoirs naturels.
Production complexe et coûteuse
Au contraire, il est emprisonné
dans des roches non poreuses et non perméables. Ce qui complique
sérieusement son exploitation. «Il faut d’abord construire un forage de
2,5 kilomètres de long. Ensuite, on injecte des milliers de mètres cube
d’eau et de gélifiants pour créer des microfissures à la périphérie des
puits», détaille Emmanuel Mousset, directeur général de Toréador France.
Coûteuse, la production
serait rentable si le prix international du baril reste au-dessus de 60
dollars. Une perspective très probable compte tenu de la hausse de la
demande et la diminution des ressources de pétrole conventionnel. Dans
ce cas, et si les puits d’exploration confirment les prévisions de
Toréador, l’entreprise pourrait construire plusieurs centaines de puits
«dès la fin 2012».
Impacts
très importants
Mais le
coût à payer est aussi lourd pour la planète. «Tout d’abord on extrait
du pétrole, ce qui aggrave le réchauffement climatique. Mais en plus, on
consomme beaucoup d’énergie pour le faire», estime Jean-Marc Jancovici,
ingénieur français spécialiste dans le domaine de l'énergie et du
climat et auteur d’ouvrages de vulgarisation sur la question.
L’ingénieur ajoute que cette technique est «très coûteuse en eau», et
que cette eau, mélangée aux hydrocarbures, «est difficilement et plus ou
moins bien retraitée» dans les forages déjà existants en Amérique du
Nord.
Toréador assure de
son côté que le pétrole extrait sera, dès que la production sera
importante, transporté par pipeline et non pas par camion. De quoi
réduire un peu l'énergie consommée. Et il assure que l’eau proviendra
des forages - en avançant qu’un forage en Ile-de-France qui apporte
10.000 barils de pétrole permet d’extraire 200.000 barils d’eau – et
sera totalement retraitée avant d’être réinjectée dans le sous-sol.
Enfin, contrairement aux accidents qui ont eu lieu en Amérique du Nord,
«les forages seront suffisamment profonds pour ne pas contaminer les
nappes phréatiques», s'engage le directeur général.
L’entreprise s’engage à prendre les mesures nécessaires,
donc. Reste toutefois à connaître la réaction des riverains qui verront,
si les espoirs de Toréador sont fondés, s’installer des forages autour
de leur commune. «Il est vrai que l’activité est source de nuisance,
mais nous ne choisissons que des terrains agricoles ou éloignés de plus
de 300 mètres des habitations», assure Emmanuel Mousset.
Un dispositif qui produit de
l'électricité à partir de la chaleur ou de la lumière
Scr
: BE Japon 559
Fujitsu Laboratories a
développé un dispositif
qui produit de l'électricité
à partir de la chaleur ou de
la lumière.
Destiné à alimenter des capteurs autonomes, il devrait être
commercialisé en 2015.
Avec
le développement des technologies de l'information, l'utilisation de
capteurs, chargés de collecter des informations sur l'état d'un système
(voiture, avion, corps humain, etc) et de les envoyer vers une base de
données centralisée, se répand de plus en plus.
Comme
tout appareil électronique, ces capteurs ont besoin d'énergie pour
fonctionner. Or, comme ils sont alimentés par des fils électriques, leur
multiplication entraînera celle de ces derniers, ce qui peut poser des
problèmes d'encombrement. Il est possible de supprimer ces câbles en
ayant recours aux technologies de communication sans fil, l'alimentation
électrique étant assurée par des batteries. Cependant, ces dernières
ont une durée de vie limitée et doivent donc être régulièrement
remplacées. Cette opération est coûteuse et n'est pas réalisable lorsque
les capteurs sont localisés dans des endroits difficilement
accessibles.
Pour
résoudre ce problème, la recherche s'oriente vers le développement
d'appareils totalement autonomes, qui fonctionnent en récupérant
l'énergie ambiante (la chaleur, les vibrations, la lumière, etc.).
Celle-ci n'est néanmoins pas toujours accessible en permanence sous une
même forme, si bien qu'il est souvent nécessaire de combiner différents
systèmes de récupération pour assurer une continuité dans
l'alimentation. Ceci entraîne une augmentation du coût des dispositifs.
C'est
pourquoi Fujitsu a développé une structure unique (voir figure
ci-dessus) capable d'exploiter deux sources d'énergie. Elle est
constituée de deux groupes de semi-conducteurs organiques, l'un donneur,
l'autre accepteur. Ceux-ci sont reliés entre eux par deux circuits
parallèles, l'un permettant de produire de l'électricité par conversion
de l'énergie lumineuse, l'autre par l'exploitation d'un gradient
thermique. Les deux circuits ne peuvent être sollicités simultanément.
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Le : 21/12/10
Le TGV est passé sous les Pyrénées
dimanche
Scr
: lefigaro.fr
Grâce à l'ouverture d'une
nouvelle ligne reliant la
France à l'Espagne, le temps de parcours entre
Paris et Barcelone estraccourci d'une heure.
Avec
l'ouverture dimanche d'une courte ligne nouvelle entre Perpignan et
Figueras, en Espagne, les TGV vont désormais franchir les Pyrénées.
Longue de 44,4 km, la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV)
transpyrénéenne était achevée depuis février 2009, mais elle ne voyait
passer aucun train, faute de raccordement au réseau existant côté
espagnol.
L'écartement
des rails étant différent en Espagne, les trains venus de France ne
peuvent pas dépasser Figueras. Plus loin, la construction de la LGV
jusqu'à Barcelone - qui sera au gabarit français - a pris du retard. Les
Espagnols ont donc dû construire une gare baptisée en catalan «Figueres
Vilafant» dans la banlieue de la ville natale de Salvador Dali, où il
faudra changer pour poursuivre sa route vers Gérone et Barcelone, dans
des trains classiques espagnols.
De 8h40 aujourd'hui à 5h35 en 2012
Malgré
ce changement qui fera perdre de 15 à 20 minutes, le temps de parcours
entre Paris et Barcelone sera ramené de 8 heures 40 actuellement à 7
heures 25. Deux allers-retours seront proposés tous les jours. «L'intérêt,
c'est de pouvoir réduire le temps de parcours jusqu'à Barcelone. Ça va
préparer l'arrivée du 5 heures 35», commente Barbara Dalibard,
directrice générale de SNCF Voyages, la branche de la société française
de chemins de fer qui chapeaute les TGV.
Ce
Paris-Barcelone en 5 heures 35 devrait être possible en 2012 ou 2013,
quand sera achevée la LGV jusqu'à la métropole catalane. Dans les années
2020, le parcours sera ramené à environ 4 heures 30, si la LGV est
achevée comme prévu en France entre Nîmes et Perpignan.
La
ligne nouvelle transfrontalière a été construite par un consortium
privé, TP Ferro, qui associe les groupes de BTP français Eiffage et
espagnol ACS Dragados. Elle a coûté 1,1 milliard d'euros, 300 millions
étant allés dans un tunnel long de 8,2 km sous le col du Perthus. Pour
les trains de voyageurs, la nouvelle liaison sera exploitée
conjointement par la SNCF et la société des chemins de fer espagnols
Renfe. Quant aux premiers trains de marchandises, eux aussi admis sur la
ligne nouvelle, ils devraient circuler cette semaine.
La retraite à 80% de capacité pour les
batteries ? Certainement pas !
Scr
: BE Etats-Unis 229
Le
15 décembre, le secteur des véhicules électriques (VE) fête la vente de
la première Nissan Leaf
à
San Francisco
et la sortie de l'usine des premières
Chevrolet Volt II.(photo)
Cependant,
beaucoup d'incertitudes entourent encore la taille et la rapidité de la
croissance du marché des VE pour les années à venir. D'après le cabinet
de conseil J.D. Power and associates [3], les voitures électriques
(modèles "tout électrique" et "hybrides" confondus) représentent 2,2%
des 44,7 millions de voitures vendues cette année dans le monde et
n'atteindront que 7,3% du marché en 2020 - soit 5,2 millions des 70,9
millions de voitures qui devraient être vendues. Ce sont 3 millions de
moins que les 8 millions environ que recommande l'AIE dans son scénario
de développement bas en carbone intitulé "450 ppm" [4] et quatre fois
moins que l'objectif de 20 millions de voitures en 2020 que se sont
fixés les promoteurs de la technologie [5].
Une
étude récente [6] a montré que la capacité de stockage moyenne des
voitures électriques était de 25 kWh actuellement. En prenant
l'hypothèse conservatrice de 5 millions de voitures vendues, avec une
capacité d'environ 15 kWh par véhicule (pour tenir compte de la plus
grande part de marché des véhicules hybrides) ce ne sont pas moins que
75 GWh de batteries de traction automobiles qui seront donc installés
dans nos voitures en 2020. Or, comme il est fort peu probable que les
conducteurs acceptent de restreindre le nombre de kilomètres qu'ils
peuvent parcourir à cause d'une dégradation de leur batterie, on
considère généralement que les batteries de véhicules électriques
devront être changées lorsqu'elles n'auront plus que 80% de leur
capacité de stockage initiale, c'est-à-dire environ 8 ou 10 ans après
leur mise en circulation.
Que se
passera-t-il en 2030 lorsqu'un nombre important de batteries sortiront
du capot?
=> Les applications
possibles
Il y a fort à parier
que dans 15 ou 20 ans, l'idée de jeter ou même recycler un objet qui
sert encore à 80% semblera absurde et de nombreuses applications sont
déjà envisagées pour la seconde vie des batteries des VE, parmi
lesquelles:
1. Utilisation en
petit nombre
Les batteries pourraient être
installées chez des commerçants ou des particuliers équipés de panneaux
solaires, pour assurer leur indépendance énergétique.
Ou
alors, ces batteries qui auront déjà des qualités nécessaires au
transport, comme par exemple un bon rapport puissance/énergie (de
l'ordre de 3 pour les tout électrique et de 10 ou 20 pour les hybrides
[7]), pourraient être réutilisées dans ce secteur. Certes, la papamobile
ne permettra pas à elle seule d'écouler toutes les batteries, mais
d'autres véhicules tels que les voitures de golf, les scooters ou les
vélos à assistance électrique pourraient capter une partie du marché.
2.
Utilisation en (très) grand nombre
Les batteries
pourraient être assemblées pour fournir de nombreux services au réseau
électrique. Citons par exemple le réglage instantané de la tension et de
la fréquence (qui nécessite de fortes puissances), le lissage de la
production d'énergies intermittentes ou l'atténuation du pic de
consommation de la journée. Les batteries seraient alors chargées la
nuit pour être déchargées à l'heure du pic de consommation.
Si
des batteries participaient ainsi au bon fonctionnement du réseau, les
lignes électriques seraient moins congestionnées et les capacités de
production du parc électrique nécessaires seraient un peu réduites ;
d'importants investissements pourraient ainsi être reportés voire
évités.
=> Les freins à ces
applications
Cependant, la mise
en oeuvre de telles applications doit être étudiée en profondeur et si
on recense quelques études déjà entreprises aux Etats-Unis par le
Deparment of Energy (DoE) ou l'Electric Power Research Institute (EPRI),
la recherche dans ce sujet est encore balbutiante, notamment car il
existe peu de batteries Li-ion (technologie prédominante dans les
véhicules électriques) ayant déja été utilisées et dont on pourrait
étudier le comportement.
De ces
études, quelques freins à la réutilisation des batteries des VE [8] ont
toutefois été identifiés. Par exemple, les utilisateurs pourraient se
détourner de ces objets de seconde main parce que leur fiabilité sera
difficile à évaluer et parce que les systèmes concurrents (une batterie
neuve) pourraient n'être pas beaucoup plus onéreux [9]. En effet, il est
apparu que la main d'oeuvre nécessaire pour reconditionner les
batteries pour leur nouvel usage est significative (presque de la moitié
du prix de revente [10]). Enfin, les usages considérés ne sont pas tous
viables économiquement et leur développement reste conditionné à
l'instauration de mécanismes incitatifs. C'est le cas du stockage dans
les maisons individuelles par exemple.
D'après
Michaël Salomon [11], directeur de Clean Horizon Consulting en France,
c'est en soutien quasi-instantané au réseau que les batteries des VE
seraient les plus utiles, car leur dimensionnement initial ne convient
pas vraiment aux applications qui nécessitent un service en énergie et
il estime le rapport puissance/énergie nécessaire au maisons
individuelles à 1/3 environ [7]. Bien que moins catégorique, Marc Duvall
de l'EPRI pense également que les batteries Li-ion pourraient être d'un
grand secours pour mieux gérer le réseau sur des intervalles de
quelques minutes, mais qu'elles ne sont pas prêtes pour stocker
l'énergie éolienne d'une nuit entière [12].
Les
démonstrateurs
Des projets de
démonstration permettront sans doute d'y voir plus clair et, aux
Etats-Unis, les recherches se poursuivent. A travers l'université d'UC
Davis, la California Energy Commission (CEC) a octroyé cette année
presque un million de dollars au California Center for
Sustainable Energy pour effectuer des recherches sur ce sujet et
Berkeley a reçu presque $100k [13]. De son côté, l'EPRI travaille sur le
Community Energy Storage, solution portée par AES [14] tandis que le
projet du NREL compte trois étapes [8] :
1.
Identifier, évaluer et vérifier la rentabilité des différentes
applications secondaires des batteries des VE
2.
Mettre en place des programmes d'essais à partir de batteries Li-ion
produites en masse, de préférence avec des batteries usagées mais à
défaut avec des batteries ayant subi des tests de vieillissement en
laboratoire.
3. Diffuser les résultats, les outils
développés et les données pour informer les acteurs du marché
potentiel, proposer des standards aux batteries des VE qui
faciliteraient leur ré-utilisation et des mécanismes régulatoires
incitatifs.
Enfin, le Rochester
Insitute of Technology travaille aussi sur la seconde vie des batteries
Li-ion et a obtenu des fonds de NYSERDA, le consortium new-yorkais
sur le stockage d'énergie [15].
Un
facteur déterminant à l'achat du véhicule
En
conclusion, le coût des batteries (il serait de $650/kg pour la Nissan
Leaf [16]) explique en partie que les ventes de VE aient du mal à
décoller : exploiter leur valeur résiduelle en les revendant apparaît
alors comme un levier séduisant pour développer le marché. Et, comme
pour abaisser le prix d'acquisition d'un VE de nombreux acteurs du
secteur automobile envisagent un modèle d'affaire où les batteries ne
seraient pas possédées mais louées par les automobilistes, il n'est pas
étonnant d'entendre ces mêmes acteurs annoncer qu'ils cherchent eux
aussi à valoriser au mieux la seconde vie des batteries. GM y travaille
avec ABB [17], Nissan avec Sumitomo [18], Duke Energy (production
d'électricité) avec Itochu [19] et BetterPlace - dont le modèle
d'affaire repose sur l'utilisation optimale des batteries et donc leur
seconde vie - le mentionne explicitement dans ses communications [20].
Pour
le moment, aucun résultat concret n'a été annoncé et les constructeurs,
prudents, n'incluent pas la valorisation résiduelle dans leurs modèles
d'affaires. Affaire à suivre donc...
Et si le repas de Noël était bon pour la
santé?
Scr
: 20minutes.fr/AFP
NUTRITION - Huîtres,
foie gras, saumon fumé, homard mayonnaise, chapon
passés au crible des nutritionnistes...
Huîtres,
foie gras, saumon fumé, homard mayonnaise, chapon : le festin de Noël,
en dépit de ses sucres et de ses graisses, peut aussi être bon pour la
santé, selon des nutritionnistes interrogés par l'AFP.
«Prendre
du plaisir, c'est bon pour la santé»
Le
soir de Noël, «pas question de penser vitamine et cholestérol», dit le
Pr Patrick Tounian, responsable de l'unité de nutrition pédiatrique de
l'hôpital Trousseau. Pour lui, «il faut se lâcher» parce que «prendre du
plaisir, c'est bon pour la santé». Et d'ailleurs, ajoute-t-il, «pour la
grande majorité des individus, il n'y a aucun risque».
Il
cite ceux qui suivent des régimes amaigrissants, qui perdront -
peut-être - rapidement les kilos gagnés, ceux qui souffrent
d'hypercholestérolémie, qui «ne risquent pas l'infarctus» pour s'être
fait plaisir. Avec, bien sûr, un gros bémol pour les diabétiques ou
hypertendus en phase aiguë et les allergiques, à qui il reste impossible
de «se lâcher».
Moins
catégorique, Frédéric Courtois, diététicien-nutritionniste et docteur
en nutrition, pense, lui, vitamine et oméga 3, et estime qu'«on peut à
la fois se faire plaisir et faire du bien à son corps».
"Bon"
et "mauvais" gras
Pour ceux qui
veulent être rassurés avant de se laisser aller, quelques
recommandations :
- L'apéritif :
vive les petits légumes en trempettes avec des fromages frais ou en
verrines, vive les noix, noisettes ou amandes (non salées) qui
contiennent des acides gras polyinsaturés (AGPI) et notamment des omega 3
(noix).
- Les huîtres : riches
en fer, magnésium (un oligo-élément qui nous manque), calcium, vitamines
et protéines. Elles sont très peu grasses et pauvres en calories.
-
Le saumon fumé : c'est un poisson gras mais pas trop (10%), avec
beaucoup d'acides gras mono ou poly-insaturés (surtout des oméga 3) et
plusieurs vitamines, dont la vitamine D qui fixe le calcium. Les blinis
qui vont avec sont moins recommandables.
-
Crabe, homard et autres : ils sont très peu gras, riches en protéines.
Idem pour la coquille saint-Jacques. Et la mayonnaise qui les accompagne
? «Une occasion de manger du bon gras», si on la fait avec de l'huile
de noix (oméga 3), de colza (oméga 3) ou d'olive (polyphénols, donc
antioxydants), dit le Dr Courtois.
-
Foie gras : Certes, il fournit 512 calories pour 100 grammes (mais on
en mange rarement autant). Et dans ses 50% de lipides, il y a plus
d'acides gras monoinsaturés (cardioprotecteurs) que de mauvaises
graisses saturées (30% contre 20%). Il contient deux fois moins de sel
que d'autres charcuteries, et de la vitamine D (deux fois plus que le
foie ordinaire mais moins que le saumon, surtout frais).
-
Gibier et volaille : peu gras, sauf l'oie (mauvaises graisses
saturées). Le chapon (10-15% de graisse) est, comme la poule, juste un
peu plus gras que le vulgaire poulet. Le problème, c'est la farce, mais
si elle est faite par le boucher à partir de mélanges de viande (et non
de saucisse), pas de problème.
-
Châtaignes : assez riches en calories mais moins que les pommes de
terre, elles contiennent des vitamines B et C, des sels minéraux, des
fibres. Une mine de glucides complexes qui donnent une impression de
satiété.
- Bûche de Noël au
chocolat, bûches glacées : pas beaucoup d'intérêt nutritionnel,
avec leurs graisses saturées et leur abondance de sucre. Les vertus dont
a été paré le chocolat (effets anti-oxydants et sur la pression
sanguine) sont même contestées. On peut compenser une partie des effets
néfastes par une bonne salade de fruits.
-
Le champagne : «aucun intérêt nutritionnel», tranche le Dr
Courtois, pour qui les bienfaits des polyphénols, en quantité
négligeable, ne font pas le poids face aux impacts négatifs de l'alcool
(maladies cardio-vasculaires, cancers).
Mais
c'est Noël ! Il transige : «A consommer avec modération».
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Le : 20/12/10
La station de recherche polaire Abisko
fait désormais partie du secrétariat suédois de recherche polaire
Scr
: BE Suède 20
La
station de recherche polaire Abisko
(ANS), située au nord de la Suède,
est désormais une
institution relevant du secrétariat suédois de recherche polaire (Polarforskningssekretariatet,
SPRS).
Depuis 1835, elle appartenait à l'Académie Royale des Sciences (KVA).
La
signature du document de cession a été actée début novembre et
le secrétariat polaire, dirigé par Björn Dahlbäck, a reçu un mandat du
gouvernement qui l'enjoint à poursuivre et développer la recherche
suédoise dans le paysage Arctique. Des liens forts et de nouvelles
perspectives vont pouvoir se construire entre les activités
internationalement reconnues de la station et les expéditions en
Arctique et Antarctique du secrétariat. En effet, les données
environnementales et climatiques relevées à Abisko depuis 1935
constituent une source unique d'information et les quelque 3.000
publications du site la rendent incontournable.
Pas
de changement prévu pour 2011 mais un nouveau cadre de priorités va
être mis en place en accord avec les chercheurs et les fondations de
recherche dans le futur. Abisko restera un lieu de rencontre
international pour la recherche et l'enseignement.
Récemment,
la station s'est illustrée par la mise en place d'un réseau paneuropéen
de bases arctiques, INTERACT - SCANNET, financé par le 7è PCRD. Depuis
sa création, ce réseau a été piloté par le directeur de la station
d'Abisko, Terry Callaghan.
Abisko
avait aussi accueilli l'école d'été franco-suédoise sur la biodiversité
et le changement climatique en milieu sub-Artique de juin 2010, avec le
soutien des deux instituts polaires (IPEV et SPRS).
Peut-on
encore sauver les ours polaires ?
Scr
: sciences et avenir.Photo:Polar Bears International
Une simulation indique qu’une importante réduction des émissions de gaz à effet de
serre
pourrait avoir des effets positifs pour les animaux.
L’ours
polaire, Ursus maritimus, fait partie de la liste rouge des espèces
menacées de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la
Nature). L'habitat des ours blancs est naturellement limité par
l'étendue de la banquise et des plaques de glace dérivantes dont ils se
servent comme plate-forme pour la chasse au phoque.
La
survie de l'ours polaire est donc menacée par le réchauffement
climatique qui restreint leur habitat en faisant fondre la banquise.
Certains scientifiques ont même prédit l’existence d’un point de
basculement au-delà duquel la diminution de la banquise aurait des
conséquences irréversibles pour la survie de l’ours.
Pourtant
dans une étude parue dans la revue Nature, Steven Amstrup de l’US
Geological Survey estime qu’il n’y a pas de point de bascule. Selon lui,
la relation linéaire entre la température et la couverture des glaces
de mer indique que la réduction des émissions de gaz à effet de serre
pourrait contribuer à limiter la fonte de la glace. L’ours polaire
pourrait alors reconquérir des zones qu’il a aujourd’hui abandonnées.
Dans
la même revue, une autre étude avance que même si le réchauffement
climatique demeure inchangé, ce qui semble se réaliser au moins sur le
court terme, un mince oasis de glace devrait subsister pour les ours
entre le Groenland et le Canada.
Les
ours polaires sont considérés par beaucoup comme des sentinelles de
l'écosystème de l'Arctique. Toute modification de leur milieu préfigure
des changements environnementaux plus globaux.
Rétablir,
par la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une partie de
leur habitat serait donc un signal positif pour l’ensemble de la
planète.
Les méduses prolifèrent aussi en hiver
Scr
: sciencesetavenir.fr

Une
étude compilant cinquante années de données confirme une augmentation
de la taille
et de l’intensité
des proliférations de méduses,
y compris en hiver.
Elles
font généralement l’actualité en été quand elles viennent en masse
troubler, et piquer, le vacancier qui s’est risqué dans l’eau. Les
méduses sont pourtant bien présentes tout au long de l’année dans nos
eaux côtières. Selon une étude du Centre d'océanographie des Baléares,
elles seraient même de plus en plus nombreuses chaque hiver en
méditerranée mais aussi dans les eaux habituellement plus froides.
«Depuis 2002, les méduses sont de plus en plus
fréquentes en hiver dans le nord-est de l’Atlantique, elles ont tendance
à apparaître plus tôt et à passer plus de temps de leur cycle annuel
là-bas » relate María Luz Fernández de Puelles, une
des auteures de l’étude publiée dans Biology letters.
L’article
compile 50 ans d'analyse et montre que des hivers plus chauds créent
des conditions idéales pour la méduse Pelagia noctiluca. Cette espèce
prolifère le long des côtes espagnoles, où il y a plus de nourriture que
dans les zones océaniques. L'équipe internationale a utilisé des
méthodes moléculaires pour l'étude de l'augmentation de la fréquence de
ce groupe de cnidaires dans la mer du Nord de 1958 à 2007. « Les
dossiers sur la Méditerranée sont beaucoup plus récents mais ils
renforcent l'étude », explique Fernández de Puelles.
Des
Pelagia noctiluca adultes ont été observées dans diverses régions de la
Méditerranée occidentale, y compris les îles Baléares. Leur abondance a
particulièrement été frappante à l'automne et l'hiver 2007 et au
printemps de 2010, ainsi que tous les étés depuis 2002.Selon les données
existantes, ces proliférations ont une fréquence de 12 ans, avec une
durée moyenne de quatre ans. « Toutefois, depuis 1998,
ces périodes sont devenues plus courtes et plus fréquentes »,
explique la scientifique.
Selon
l'expert, l'augmentation du nombre de méduses est principalement due à
la surpêche, mais les effets hydroclimatiques tels que le changement
climatique et le réchauffement actuel de la mer ont également un impact.
Pelagia noctiluca est une méduse avec un cycle de vie long et complexe
qui vit habituellement dans les habitats pélagiques mais aussi à une
certaine profondeur, ce qui la rend difficile à étudier.
«Les méduses sont des prédateurs très voraces au sommet
du réseau trophique. Ils se nourrissent directement des larves de ce
qui signifie qu'ils modifieront radicalement la structure trophique des
écosystèmes marins», conclut-elle.
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Le : 17/12/10
Le changement climatique augmente-t-il la
hauteur des vagues ?
Scr
: lemonde.fr/Photo : Flickr/mikebaird
Ce sont ce que l’on appelle des vagues scélérates.
Des phénomènes océaniques soudains, extrêmes
et rares
que l’on a longtemps
associés à des légendes
maritimes avant de découvrir qu’ils se produisent régulièrement
au cours des grandes tempêtes.
En
2004, des satellites européens équipés de radar en détectent ainsi dix
en moins de trois semaines. Des vagues capables d’engloutir des navires
en quelques secondes, atteignant des hauteurs de crête à creux deux fois
supérieures à l’état de mer et des pressions phénoménales - jusqu’à 100
tonnes/m2 contre 6 tonnes/m2 pour une vague normale de trois mètres de
haut. Pour les marins comme pour les scientifiques, ces déferlantes se
font plus fréquentes avec les années. Et la raison serait à chercher du
côté de l’élévation du niveau des mers qui accompagne le changement
climatique.
A
partir de données récoltées par des bouées et de modèles basés sur la
configuration des vents, les scientifiques estiment que la taille des
vagues, au large des côtes américaines ainsi que dans l’Atlantique nord
du côté de l’Angleterre, ne cesse de croître, menaçant les communautés
côtières et les plages. Ainsi, depuis le milieu des années 1970, la
hauteur des plus grosses vagues déferlant sur les côtes du nord-ouest
des Etats-Unis a augmenté en moyenne de dix centimètres par an, soit
environ trois mètres au total, selon Pierre Ruggiero, professeur en
géosciences à l’université de l’Oregon et auteur d’une étude publiée
récemment dans la revue Coastal Engineering, reprise par le Washington
Post.
Le
rapport se penche aussi sur la question de la “vague centenaire”,
c’est-à-dire la plus haute censée se produire en un siècle. L’estimation
de sa taille a augmenté de 40 % depuis les années 1970, passant de 10 à
14 mètres aujourd’hui. Certains calculs estiment même que cette vague
pourrait atteindre 16 mètres, soit davantage qu’un immeuble de cinq
étages. “Ces tendances devraient encore augmenter dans les années à
venir”, estime le scientifique.
Si
cet accroissement des vagues scélérates semble faire l’unanimité au
sein de la communauté scientifique, la question de ses causes divise. Au
rang des raisons possibles, on trouve les changements de trajectoires
des tempêtes, les vents plus forts et les plus violentes tempêtes
d’hiver, tous des signes du changement climatique planétaire.
Toutefois,
des phénomènes météorologiques naturels comme El Niño pourraient ainsi
affecter la hauteur des vagues. Reste donc à déterminer la part
anthropique et celle naturelle de l’augmentation du niveau des vagues. “Si
elle est très probablement due au changement climatique, il reste
malgré tout des incertitudes pour savoir précisément si elle s’avère le
produit d’un effet de serre d’origine humaine ou de variations liées à
des cycles climatiques naturels et multi-décennaux”,
avertit Pierre Ruggiero.
Foodtubes Project ou comment distribuer
la nourriture par des tuyaux
Scr
: futura-sciences.com
Un centre commercial est
connecté à des pipelines transportant des conteneurs (en vert), de 2
mètres par 1
mètre, propulsés par induction magnétique (les zones rouges). 45 de ces colis
transportent autant qu'un
camion de
44 tonnes et pèse
un cinquantième de son poids.
S'il
était déployé à l'échelle du Royaume-Uni, un tel réseau ferait
économiser 5 milliards de litres de carburant par an. © Foodtubes
Project
Transporter
les produits alimentaires à l’aide d’un immense réseau souterrain de
tubes, à l’image des « pneumatiques » d’antan, mais sans air comprimé :
c’est l’idée très sérieusement développée par les tenants du Foodtubes
Project. À gagner : d’énormes économies d’argent, de liberté de
circulation et d’émissions de gaz à effet de serre.
Un cylindre creux, un tube, de l’air comprimé : c’est le
principe du « tube pneumatique », longtemps utilisé pour expédier un
message d’un étage à l’autre d’une entreprise ou même entre centres
postaux à l’échelle d’une ville. Paris avait son réseau jusque dans les
années 1980. Le journal Le Télégramme de Brest a conservé ce système
jusqu’à cette époque. Par rapport au courrier électronique, l’avantage
du « pneu », l’expression utilisée à l’époque, est la transmission d’un
objet matériel, en principe un document en papier. Mais en
entreprise, certains glissaient bien d’autres choses dans le cylindre,
parfois un sandwich.
Alors pourquoi ne pas reprendre cette vieille idée
(certains la font remonter à l’Antiquité) pour distribuer les produits
alimentaires jusqu'au cœur des villes ? L’idée peut sembler saugrenue.
Elle nécessiterait un réseau immense et tentaculaire de tubes tissé dans
le sous-sol des villes. Devraient-ils s'étendre jusque dans les
immeubles et les appartements ? Nous voilà dans le décor du film Brazil…
Mais à y
regarder de plus près, les avantages sont énormes, nous expliquent les
membres de l’équipe du Foodtubes Project qui a planché sur la question
et qui se veut désormais militante. Ces avant-gardistes ne sont pas des
hurluberlus, ni des designeurs, ni des auteurs de science-fiction. On y
trouve, entre autres, un spécialiste de l’atmosphère (Fred Taylor,
université d’Oxford), un spécialiste britannique des transports (Noel
Hodson, responsable du projet) et un mathématicien de l’Imperial College
of London (Jonathan Carter).
Le
même service, mais sans camions
L’idée est qu’un
tel réseau, géré par une noria d’ordinateurs, éliminerait une grande
partie du transport par camions. « Le quart du trafic
routier est dû au transport de denrées alimentaires, explique le projet.
Et un camion dépense 92 % de son énergie pour se transporter lui-même.
»
Le projet Foodtubes ne
pousse pas ses tubes jusque dans les appartements. Ces réseaux
relieraient les producteurs, les grossistes, les distributeurs et les
usines de recyclage. À l’échelle d’un pays, on trouverait quatre types
de réseau selon la densité de population : milieux urbain et « urbain
dense », campagne et vastes régions très peu peuplées.
En
ville, le réseau typique compterait 150 kilomètres de tuyaux qui
aboutiraient à environ 400 terminaux, répartis dans les magasins et les
supermarchés, voire dans les écoles et les entreprises.
Plusieurs
tailles de conteneurs (dénommées « capsules ») serviraient à
différentes catégories de produits. Les plus grands mesureraient deux
mètres de longueur pour un mètre de diamètre. Ils ne seraient pas
poussés par de l’air comprimé, comme les antiques pneumatiques, mais
progresseraient grâce un moteur à induction linéaire, un principe bien
connu et utilisé de diverses manières. On le rencontre dans certains
manèges de montagnes russes et, au Japon, dans le train Linimo. La
vitesse des conteneurs varierait entre cinq et 100 km/h,
et
« ne serait jamais réduite par des embouteillages ou
une mauvaise météo ».
Le bénéfice direct serait double : moins de camions sur
les routes et moins d’émissions de CO2. La réduction atteindrait un à
quatre milliards de tonnes par an pour un pays comme le Royaume-Uni,
estiment les auteurs du projet. Quant au coût, il ne serait pas
excessif, assurent-ils. Un réseau urbain de 150 kilomètres coûterait 500
millions de dollars. De plus, sa maintenance serait bien plus simple
que l’entretien des routes. (Les anglophones pourront consulter un
argumentaire vidéo du projet Foodtubes, en anglais.)
Finalement, l’idée ne semble donc pas irréaliste. Mais
elle est un tantinet révolutionnaire et aura sûrement du mal à
convaincre tout le monde. Nous avons tellement pris l’habitude des
camions…
«Un régime amaigrissant n'est pas une
parenthèse»
Scr
: sciences et avenir.fr

Quand
on a un poids normal, suivre un
régime amaigrissant pour
perdre rapidement quelques kilos risque de
créer des déséquilibres là
où il n’y en avait pas, explique le Pr
Irène Margaritis, nutritionniste, qui a
coordonné le récent rapport
sur les régimes alimentaires.
Le
Pr Irène Margaritis, nutritionniste, a dirigé la coordination du
rapport sur les dangers des régimes amaigrissants de l’Anses (Agence
nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et
du travail). Elle s’explique sur l’objectif de ce travail et son
message principal : pour ceux qui n’ont pas de réel surpoids, maigrir
comporte des risques
Sciences
et Avenir.fr : Comment avez-vous évalué les risques liés aux régimes
amaigrissants ?
Irène Margaritis : Rappelons tout
d’abord que nous avons été saisis par la Direction générale de la santé
pour évaluer les risques liés aux régimes amaigrissants chez les
personnes qui n’ont pas ou peu besoin de maigrir. L’objectif n’était pas
d’évaluer l’efficacité des régimes pour les personnes en surpoids ou
obèses [voir la définition par l'IMC, ndlr] mais d’évaluer les risques,
de caractériser les dangers, quand il n’y a de bénéfices attendus.
Perdre
du poids, on sait que cela passe par la restriction calorique afin
d’aller puiser dans les réserves. Pour y arriver, plusieurs stratégies
sont possibles et ce sont ces stratégies que nous avons étudiées, via
les régimes les plus couramment pratiqués.
De
quelles données disposiez-vous?
Nous
avons listé tous les effets -biologiques, physiologiques,
psychologiques, etc..- de la restriction calorique à partir d’une
analyse exhaustive des publications scientifiques. D’un autre côté, nous
avons calculé les apports en micro et macro nutriments pour tous les
types de restriction calorique, qui correspondent aux différentes phases
des régimes.
Bilan
: tous comportent des déséquilibres, des excès ou des déficits en
nutriments, qui peuvent avoir des dangers bien caractérisés : déficit en
calcium et perte de densité osseuse, perte de masse musculaire,
modification du métabolisme, aggravation des déséquilibres.
Quel
est le principal message que vous souhaitez faire passer auprès du
grand public avec cette étude ?
Ceux qui ne sont
ni obèses ni en surpoids, ceux qui ont un poids de forme mais qui
voudraient perdre quelques kilos, doivent savoir que faire un régime
n’est pas anodin. Un régime ce n’est pas une parenthèse : les
modifications physiologiques peuvent perturber l’organisme.
Les
signaux de faim et de satiété, notamment, sont finement réglés et en
les modifiant on peut durablement perturber le comportement alimentaire.
De même, après un régime amaigrissant, il faut de nouvelles habitudes
alimentaires pour maintenir le déficit énergétique. C’est d’autant plus
difficile que toute perte de masse grasse s’accompagne d’une perte de
masse musculaire, donc d’une baisse de la consommation énergétique par
l’organisme ! On reprend d’abord du gras !
On
ne peut pas nier la pression sociale qui pousse à être plus mince dans
nos pays occidentaux. Comment prendre en compte ces besoins?
Dans tous les cas il faut aller voir un professionnel, en
parler à son médecin, à un nutritionniste ou à un diététicien.
Pour
les personnes obèses, il faut une prise en charge médicale. Pour les
autres, il suffit souvent de rééquilibrer l’alimentation, de corriger
quelques erreurs alimentaires pour éviter la prise du poids. Mais c’est
forcément une démarche de long terme, une démarche personnelle qui
consiste à aller vers un meilleur équilibre alimentaire, qui est lié à
des facteurs psychologiques, sociaux, culturels.. C’est un tout !
On sait faire maigrir quelqu’un, quelle que soit la
méthode. On connaît les mécanismes de la restriction calorique. Le
problème c’est qu’un régime amaigrissant ce n’est pas que cela : ça
touche le comportement alimentaire, et là c’est beaucoup plus compliqué.
L’accompagnement par un spécialiste permet de prévenir les dangers des
régimes.
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Le : 16/12/10
Capter l'énergie solaire dans l'espace et
l'acheminer sur Terre
Scr
: 20minutes.fr/ AFP
L'énergie du Soleil
captée par des satellites dans
l'espace pourrait, nuit
et jour, fournir
de l'électricité à des
installationsau sol,
selon des projets comme celui de la firme Astrium,
qui pourraient commencer à voir le jour
à
partir de 2020.
Il
ne s'agirait pas, au moins dans un premier temps, d'alimenter des
villes qui disposent déjà d'infrastructures, mais des régions isolées,
d'accès difficiles où on a besoin d'électricité,
explique Robert Lainé, directeur technique d'Astrium, filiale espace du
groupe européen EADS.
Cela
pourrait permettre de fournir ponctuellement de l'électricité à une
zone de catastrophe, un hôpital de campagne, une installation de
pompage, de purification ou de désalinisation d'eau,
a-t-il précisé lors d'une récente conférence à Paris.
Alimenter
des grandes villes, "ça ne se produira pas avant qu'il
n'y ait plus de pétrole", a-t-il déclaré à l'AFP.
"On
pense que le plus simple, c'est de commencer avec un satellite
existant, puis de l'adapter", note M. Lainé. La
première démonstration pourrait s'appuyer sur les capacités du futur
satellite de télécommunication Alphasat, avec l'objectif d'acheminer au
sol, grâce à un laser infrarouge, quelques kilowatts d'énergie produite
dans l'espace.
"Si
on trouvait un financement demain, six ou sept ans c'est tout à fait
raisonnable" pour aboutir à une démonstration, précise
cet expert, alors qu'au delà de partenariats européens, Astrium
envisage de s'associer avec Russes et Japonais pour mettre en place
cette nouvelle filière technologique.
Lors
de l'étape suivante, au cours de la décennie 2020-2030, plusieurs
satellites, capables de fournir jusqu'à 100 kW chacun, pourraient faire
converger leurs faisceau Alors qu'aux Etats-Unis des projets de grande
ampleur sont envisagés, Astrium, qui recherche des partenaires, table
plutôt sur un développement progressif, avec une première démonstration
d'ici 2020, voire dès 2016.
"En
cas de situation d'urgence, de besoin d'électricité, on bascule le
faisceau facilement, on peut le faire en une minute",
assure M. Lainé.
Grâce à un
miroir de 3,5 mètre de diamètre, comme celui du télescope scientifique
Herschel, le satellite pointera vers la Terre un rayon laser infrarouge
de 20 mètres de large en ciblant des panneaux solaires de 30 m sur 30
placés au sol, selon le projet d'Astrium. La puissance reçue sur chaque
panneau pourrait atteindre 300 kW, de quoi alimenter des dizaines de
foyers.
Des
cellules photoélectriques adaptées par Astrium pour l'infrarouge
permettraient de convertir jusqu'à 60% de l'énergie reçue en
électricité, au lieu de 15% avec les panneaux solaires actuels captant
la lumière blanche du soleil.
La
longueur d'onde supérieure à 1,4 micron choisie pour le laser devrait
permettre d'acheminer sans risque 1 kW par mètre carré sur le récepteur.
Une personne regardant brièvement dans le faisceau "va
avoir chaud à la figure, aux yeux, mais il n'y a pas de pénétration
dans la peau" ni de risque de brûler la rétine, assure
M. Lainé.
A
ces fréquences-là, les valeurs limites d'exposition sont élevées parce
que "le rayonnement infrarouge est très peu pénétrant",
précise un expert de l'Institut national de recherche et de sécurité
(INRS).
Et
avec 1 kW par mètre carré, le laser ne se transformera pas en arme de
guerre. Pointé sur une forêt, "le laser n'y
mettrait jamais le feu", souligne M. Lainé, car le
flux d'énergie serait voisin de ce qu'on reçoit du soleil au zénith.
Transmettre
l'énergie via un faisceau micro-onde, comme l'envisagent d'autres
projets pourraient susciter davantage de réticences, comme dans le cas
des antennes de téléphonie mobile, et nécessiterait des récepteurs
jusqu'à mille fois plus grands.
Les glaciers italiens devraient avoir
complètement disparu d'ici 2030
Scr
: notre-planete.info/Corriere della sera
Le
dernier rapport du comité
glaciologique italien, est alarmant : les glaciers italiens,
en perdant chaque
année des millions de mètres
cube de leur eau, sont
menacés de disparition.
Leur
volume total a déjà diminué de moitié lors de ces 80 dernières années,
et risquent de disparaître totalement d'ici 2030. Pire, leur fusion va
en s'accélérant.
Ce
processus rapide n'affecte pas uniquement le panorama des Alpes et le
patrimoine de l'humanité que sont les glaciers, mais aussi les
industries qui nécessitent de l'eau minérale, et l'équilibre social et
anthropologique des alpes.
On
compte encore plus de 1300 glaciers en Italie mais tous voient leur
superficie et leur épaisseur diminuer, et tous sont en danger. Carlo
Baroni, président du comité glaciologique italien, déclare que "dans
certains cas, comme le glacier Fellaria du groupe du Bernina, en
Lombardie, il y a eu un détachement d'une partie de près de 350 mètres."
Selon le professeur Baroni, le chiffre le plus alarmant et celui des
millions de mètres cube d'eau qui partent chaque année, et qui ne sont
pas remplacés par les précipitations. Le bilan a été négatif chaque
année depuis 1980.
Un
autre exemple est celui du glacier de la Sforzellina, dans la province
de Sondrio en Lombardie. Il a perdu, selon le professeur Baroni, 26
mètres de hauteur en 25 ans. L'étude prouve que les glaciers perdront de
nouveau la moitié de leur volume si les températures augmentent de 0,6 à
1 degré Celsius.
Enfin,
le rapport dénonce un manque d'investissements : aujourd'hui seuls 200
glaciers sont suivis par les scientifiques, ce qui fait qu'il est
compliqué de savoir exactement l'évolution de la structure des centaines
d'autres glaciers.
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Le : 15/12/10
720 000 personnes menacées de famine à
Madagascar
Scr
: lemonde.fr
La
sécheresse qui frappe l'extrême sud de Madagascar depuis deux ans menace 720 000 personnes
de pénurie alimentaire
voire de famine,
selon le Programme alimentaire mondial (PAM).
Cinquante-trois
communes, situées dans les régions Atsimo Andrefana, Androy et Anosy,
ont été classées "en difficulté alimentaire", contre 45 en 2009 et 31 en
2008, selon le PAM. "Des communes
qui jusque-là étaient considérées comme des greniers productifs du Sud
entrent maintenant dans cette catégorie", a expliqué à
l'AFP Krystyna Bednarska, la représentante du PAM à Madagascar. En
2010, 80 % des récoltes de maïs ont été décimées dans les huit districts
concernés.
"Pour
la seconde année consécutive, la pluviométrie est tout à fait
insuffisante. Les données disponibles depuis les années 1930 montrent
qu'après deux années de manque de pluie, il y a eu des famines
généralisées dans le Sud", s'est inquiétée la responsable de l'agence
onusienne. "Il n'y a plus de semences pour la prochaine
campagne agricole, les gens ont tout consommé",
constate Eliane Rasoamananjara, responsable de projet pour le Conseil
diocésain de développement (CDD), une association qui distribue des
vivres dans le district de Betioky, dans le sud-ouest de l'île.
Le
PAM et ses partenaires apportent une aide d'urgence à 80 000 personnes
et espèrent prochainement atteindre 200 000 bénéficiaires grâce aux dons
exceptionnels de bailleurs de fonds. Le sud de Madagascar est
régulièrement en proie à l'insécurité alimentaire durant la période de
soudure qui s'étend d'octobre à mars. Cette année, la première récolte
pourrait être repoussée au mois d'avril si la pluie tarde à tomber.
Les forêts tropicales sous l'œil
des satellites
Scr
: lefigaro.fr
Les grands pays du bassin du Congo
vont bientôt pouvoir surveiller
l'évolution de leurs forêts
grâce à des photos satellites
financées par l'Agence
française de développement.
Le
saut technologique est saisissant: hier, les grands pays du bassin du
Congo disposaient le plus souvent de cartes un peu désuètes où une
grande tache de couleur verte symbolisait la forêt. Demain, grâce
à l'accord passé entre l'AFD (Agence française de développement) et
Spot Image, filiale d'Astrium, ils auront à leur disposition des images
satellites d'une extrême précision leur permettant de connaître enfin
l'état exact de la totalité de leurs forêts.
Pour
ces pays, l'enjeu est de taille. La destruction des grandes forêts
et notamment des forêts tropicales est responsable de 15 à 20%
des émissions de gaz à effet de serre sans compter la perte de
biodiversité qui l'accompagne. Lutter contre la déforestation est donc
devenu un enjeu majeur et c'est l'un des points clés de la négociation
qui se déroule actuellement à Cancun au Mexique pour lutter contre le
réchauffement climatique. Les pays développés sont prêts à apporter un
soutien financier aux pays en voie de développement à condition que ces
derniers s'engagent sur la protection de leurs arbres (projet REDD+).
C'est
à ce titre que les images fournies par Spot 5 sont particulièrement intéressantes.
«Elles vont nous garantir un suivi de nos forêts», explique
Jacqueline Madozein, l'une des responsables du ministère de
l'Environnement de la République centrafricaine, le premier pays à
bénéficier de cet accord. Elles vont permettre de montrer que le pays
respecte ses engagements. Non seulement l'entreprise fournira les photos
satellites actuelles «mais également celles des années précédentes qui,
bien que plus anciennes, seront comparables», précise Didier Rigal,
responsable du développement durable chez Spot Image.
La
République centrafricaine est relativement exemplaire dans le suivi et
la protection de ses 5,3 millions d'hectares de forêt, même si
elle est parfois confrontée à des destructions d'arbres au profit des
cultures. Pour d'autres pays, en revanche, les coupes illégales de bois
sont la cause majeure de la déforestation ou de la dégradation des forêts.
«Les images satellites ont une résolution de 2,5 m, ce qui signifie que
l'on peut voir un trou dans le couvert forestier de cette taille»,
souligne Didier Rigal. La surveillance va donc être grandement
facilitée.
Crédits
carbone
Dans les années 1970,
la résolution était de 90 m, elle est passée à 30 m, puis 20 m en 1986.
«Spot 6 (qui devrait être lancé en 2012, NDLR) permettra une résolution à
1,5 m», commente le représentant de l'entreprise, «mais à ce niveau
c'est le rapport coût/efficacité qui entre en ligne de compte»,
ajoute-t-il. Les images satellites avec une résolution de 2,5 m coûtent
de 0,20 €/ha à 0,30 €/ha, celle de 1,5 m reviennent à 1,5 €/ha.
À
terme, le projet doit être gagnant-gagnant. Pour les pays forestiers,
les Africains mais aussi le Brésil avec l'Amazonie ou encore
l'Indonésie, la protection de la forêt doit leur permettre de
vendre des crédits carbone sur un marché en train de se mettre en place
malgré les résistances de certains dont les ONG environnementales. Pour
Spot Image, des relations commerciales pourront s'établir à terme avec
ces pays devenus solvables.
D'ici
là, il reste toutefois un certain nombre d'obstacles à lever, à
commencer par la formation de techniciens capables de lire et
d'interpréter les cartes. Le simple accès à ces images peut également
représenter une difficulté. «Si la République
démocratique du Congo est en train de s'équiper avec du haut débit, la
République centrafricaine va pour l'instant fonctionner avec des DVD»,
rappelle Denis Loyer, expert en matière climatique à l'AFD. Mais un
autre projet devrait à terme faciliter cette évolution puisqu'une
station de réception des images Spot, financée par la France et le
gouvernement gabonais, doit voir le jour à Libreville.
Le cannabis stimule le développement du
cancer et des infections
Scr
: notre-planete.info
Avis
aux fumeurs de cannabis : selon une nouvelle étude internationale, fumer
de la marijuana diminue
les
fonctions
immunes de l'organisme, augmentant
les risques de développer un cancer
ou une autre infection.
Cette
recherche a récemment été présentée dans la revue European Journal of
Immunology.
Des chercheurs ont
étudié des cannabinoïdes, un groupe de composés présents dans le
cannabis, au microscope. Les cannabinoïdes sont également présents dans
le THC (delta-9 tétrahydrocannabinol), utilisé dans le domaine médical
en tant qu'analgésique.
"Le
cannabis est l'une des drogues les plus consommées au monde et nous
savons déjà qu'il a la propriété d'éliminer les fonctions immunes,
sensibilisant le fumeur aux infections et à certains types de cancer",
explique le responsable de recherche, le Dr Prakash Nagarkatti de
l'université de Caroline du Sud, aux États-Unis. "Nous
pensons que la clé de cette inhibition est un type unique de cellules
immunes, qui n'ont été découvertes que récemment par des immunologistes,
appelées cellules suppressives dérivées de myéloïdes, les MDSC
(myeloid-derived suppressor cell)."
La
majorité des cellules immunes se liguent contre les tumeurs et les
infections pour assurer la sécurité de l'hôte, mais, selon les
chercheurs, les MDSC auraient une action contraire et inhiberaient le
système immunitaire. Les experts reconnaissent que la présence de MDSC
s'intensifie chez les patients atteints de cancer. Ils savent également
que les MDSC seraient également responsables de l'inhibition du système
immunitaire dans le traitement du cancer, favorisant la croissance de la
tumeur.
Le
Dr Nagarkatti et ses collègues ont démontré que les cannabinoïdes
stimulent les MDSC en activant les récepteurs cannabinoïdes. Grâce à
leurs résultats, l'équipe a déterminé que les cannabinoïdes de marijuana
contrôlent le système immunitaire en activant les MDSC.
"Ces
résultats soulèvent des questions intéressantes comme par
exemple, si la sensibilité accrue à certains types de cancer ou
d'infections causée par la consommation de marijuana résulterait en un
déclenchement des MDSC", explique le Dr Nagarkatti. "Les
MDSC semblent être des cellules importantes et uniques activées par une
production inappropriée de certains facteurs de croissance par les
cellules cancéreuses ou d'autres agents chimiques comme les
cannabinoïdes, qui mèneraient à l'inhibition de la réaction du système
immunitaire."
Dans
une autre étude, le Dr Christian Vosshenrich de l'Institut Pasteur en
France a démontré qu'une autre molécule appelée interleukine-1 bêta
stimulerait également les MDSC. Les travaux de la recherche montrent que
les MDSC générés au cours de la cancérogenèse suppriment également la
capacité des cellules immunes à tuer les cellules cancéreuses.
"Les
cannabinoïdes de marijuana jouent le rôle d'une épée à double tranchant",
explique le Dr Nagarkatti. "D'une part, en raison de
leur nature immunosuppressive, ils stimulent la susceptibilité au cancer
et aux infections. Néanmoins, davantage de travaux sur ces composants
offriraient l'occasion de traiter un nombre important de troubles
cliniques dans lesquels l'inhibition de la réponse immunitaire est
réellement bénéfique."
Note
Le cannabis est appelé Haschisch en Orient, Paka'Lolo
("herbe folle") en Polynésie Française et à Hawaii, yamba en Afrique,
Ganja en Jamaïque et Marijuana en Amérique.
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Le : 14/12/10
Simplification du procédé de fabrication
du bio-butanol
Scr
: BE Japon 558
Une équipe de chercheurs de l'Institut
National des Sciences et des Techniques Industrielles Avancées
(AIST) a développé une
technique de raffinage du bio-butanol qui permet.....
d'obtenir
une solution concentrée à 82% (pourcentage massique) et ainsi de
réduire considérablement la quantité d'énergie totale consommée lors du
processus de déshydratation du butanol.
Le
bio-butanol (1-butanol - C4H10O) est un alcool qui pourrait devenir un
des carburants liquides de prochaine génération, en remplacement des
produits pétroliers actuellement utilisés. Il est fabriqué à partir de
la fermentation des sucres présents en grande quantité dans la biomasse
cellulosique (bois). Il possède en outre un pouvoir calorifique (34
MJ/kg) supérieur à celui de l'éthanol (C2H5OH - 27 MJ/kg), un autre
biocarburant dont le développement des techniques de production sont
plus avancées.
La
fermentation sous l'action de bactéries produit une solution aqueuse de
butanol faiblement concentrée (entre 0,5 et 1,5% de butanol). En effet,
lorsque la concentration augmente, les bactéries "s'endorment" et la
production s'arrête. Il est donc nécessaire de séparer le butanol de
l'eau pour obtenir une solution de butanol concentré.
La
distillation constitue une technique simple pour extraire le butanol.
Cependant, l'énergie nécessaire pour obtenir une solution concentrée à
99,9% à partir d'une solution concentrée à 1% est de 37 MJ/kg de
butanol, soit 3 MJ/kg de plus que le pouvoir calorifique du butanol.
L'opération est donc inintéressante, puisqu'elle consomme plus d'énergie
que ne pourra fournir la combustion du carburant ainsi produit.
La
solution alternative actuellement à l'étude est la séparation par
pervaporation [1] à travers une membrane en gomme de silicium incrustée
ou non de poudre de silicalite. Cette méthode permet d'obtenir une
solution concentrée à 37% (gomme non incrustée) ou 53% (gomme incrustée)
à partir d'une solution à 1%.
La
solution est de nouveau pervaporée jusqu'à obtention d'une solution
fortement concentrée de butanol. Or, lorsque la concentration du butanol
est inférieure à 80%, la solution se sépare naturellement en deux
phases liquides superposées, l'une (inférieure) contenant 8% de butanol,
l'autre (supérieure) 80% de butanol. Ces deux phases doivent donc être
traitées différemment, ce qui complique le procédé.
Voraces baleines
Scr
: sciences et avenir.fr
une
seule plongée, une baleine
peut ingurgiter
près de 480 000 calories,
ce qui lui permet d’écourter sa quête de nourriture quotidienne.....
Le
plus gros animal vivant, la baleine bleue, Balaenoptera musculus, peut
dépasser 30 mètres de longueur pour un poids de 170 tonnes environ. Pour
nourrir un tel organisme, il faut une quantité impressionnante de
nourriture.
Celle-ci
provient presque exclusivement du Krill, nom générique qui regroupe
une centaine d’espèces différentes de minuscules crevettes et crustacés.
La baleine se nourrit en se précipitant sur des bancs de krill,
engloutissant les crustacés ainsi qu’une grande quantité d’eau pendant
qu’elle plonge. Dans sa gueule, l’eau est ensuite filtrée à travers les
fanons par une pression provenant de la poche ventrale et de la langue.
En
moyenne les baleines restent sous l’eau entre trois et quinze minutes,
elles peuvent descendre jusqu’à cinq cent mètres de profondeur et
avancer à près de 3 m/s. Elles pourraient toutefois tenir beaucoup plus
longtemps comme l’explique Bob Shadwick de l'Université de la
Colombie-Britannique dans une publication en ligne sur le site de The
Journal of Experimental Biology.
En
effet, elles transportent dans leur sang et dans leurs muscles de
colossales quantités d’oxygène pouvant autoriser des plongées de
beaucoup plus longue durée.
Si
elles ne passent pas le plus clair de leur temps sous l’eau en quête de
nourriture c’est parce qu’elles ont optimisées au maximum chaque
descente en profondeur. Selon le chercheur qui a calculé le coût et le
bénéfice énergétique d’une baleine en quête de nourriture. Chaque animal
use environ 63 000 kilojoules d’énergie à chaque plongée au cours de
laquelle il peut engloutir jusqu’à 1260 kg de Krill qui fournissent en
moyenne 100 fois plus d’énergie.
Ce
rapport très positif explique que ces mammifères marins n’aient pas
besoin de passer plus de temps sous l’eau. Il explique aussi selon
l’auteur pourquoi ils ont atteint cette taille gigantesque : « parce
qu'elles peuvent engloutir un tel volume (d'eau) avec tellement de
nourriture dedans que cela est vraiment payant »
explique Bob Shadwick.
Un ensemble d'appartements respecteux de
l'environnement à Bondy
Scr
: maxisciences
Un nouvel ensemble
d'appartements a été conçu pour la ville de Bondy, en Seine-Saint-Denis.
Ces appartements, destinés à reloger des familles à revenus bas, ont
été pensés pour avoir
un impact moindre
sur l'environnement.....
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Le : 13/12/10
Un accord international sur le climat
adopté à Cancún
Scr
: nouvelobs.com avec AFP
Les négociations sur
le climat à Cancun
ont débouché samedi sur un accord
préliminaire
malgré les réserves
de la Bolivie.
L'accord
obtenu est cependant a minima puisqu'il ne prévoit aucun engagement à
prolonger au-delà de 2012 le protocole de Kyoto, qui fixe des objectifs
contraignants aux seuls pays industrialisés, à l'exception des
Etats-Unis.
Les
pays riches et pauvres sont en désaccord sur l'avenir du protocole et
renvoient à 2011 la résolution de leur conflit.
La
décision doit être formalisée lors d'une nouvelle session un peu plus
tard et requiert l'unanimité des 190 pays représentés dans la station
balnéaire mexicaine.
L'accord
sauvegarde néanmoins le principe des négociations sur le climat et
offre quelques modestes avancées sur la protection de l'environnement.
Il
prévoit la création d'un fonds pour le climat destiné à aider les pays
pauvres à s'adapter au changement climatique qui provoque inondations,
sécheresse et montée du niveau des eaux.
Cette
proposition, soutenue par le Mexique, hôte de la conférence, doit
également favoriser la protection des forêts tropicales et les
partage des technologies propres comme le solaire ou l'éolien.
La
déléguée zimbabwéenne, dirigeant la dernière session de pourparlers
dans la nuit de vendredi à samedi, a été vivement applaudie au moment
d'annoncer qu'un consensus avait été trouvé.
Les
délégués ne semblent plus craindre que la Bolivie puisse à elle seule
faire échouer la conférence de Cancun, organisée un an après celle de
Copenhague où aucun accord n'avait été trouvé malgré une large
mobilisation internationale.
"MEILLEUR
RÉSULTAT POSSIBLE"
"L'accord
est trouvé. Il y aura probablement une note de bas de page disant que
la Bolivie l'a contesté", a dit Jake Schmidt, de l'ONG
Conseil de défense des ressources naturelles (NRDC).
De
nombreux pays en développement ainsi que l'Union européenne et les
Etats-Unis se sont félicités du compromis négocié vendredi.
"Nous
avons maintenant un texte qui n'est pas parfait mais qui constitue sans
aucun doute une bonne base pour aller de l'avant", a
commenté Todd Stern, chef de la délégation américaine.
"Il
s'agit du meilleur résultat possible pour un exercice collectif",
s'est réjouie quant à elle la ministre mexicaine des Affaires
étrangères, qui a été ovationnée pendant deux minutes par les délégués.
Le
Japon, la Russie et le Canada ont prévenu qu'ils ne prolongeraient pas
le protocole de Kyoto et ont réclamé un nouveau traité incluant les
autres pays émetteurs de gaz à effet de serre, à commencer par les
Etats-Unis, la Chine et l'Inde.
Les
pays émergents et en développement soutiennent que les pays riches,
historiquement responsables de l'accumulation de gaz à effet de serre
depuis la Révolution industrielle, doivent faire l'effort avant
qu'eux-mêmes ne s'engagent dans une politique de réduction des émissions
qui mettrait à mal leur développement.
Des maïs transgéniques pour les paysans
africains
Src : lefigaro.fr/crédits
photo : C. G/A. PRESS
Ces
variétés de maïs tolérants à
la sécheresse seront introduits grâce au programme
international Wema.
Les
gènes, cédés gratuitement par Monsanto et Pioneer, vont être introduits
dans les variétés locales afin qu'elles résistent à la sécheresse.
Depuis le temps qu'on en parlait…
Des maïs tolérants à la sécheresse vont enfin être mis à la disposition
des agriculteurs confrontés au manque d'eau. Aux États-Unis d'abord, où
deux variétés en cours d'homologation devraient être cultivées à partir
du printemps 2012, notamment dans les États de l'ouest de la Corn Belt
comme le Kansas ou le Nebraska. Puis en Afrique, entre 2013 et 2017,
grâce au programme international Wema (Water Efficient Maize for
Africa) qui vise à introduire gratuitement les gènes concernés dans les
variétés de maïs utilisées par les paysans locaux pour se nourrir.
«Avec
le changement climatique, la réduction de la consommation d'eau en
agriculture devient un enjeu de plus en plus incontournable»
explique Bernard Bachelier, le directeur de la Fondation pour
l'agriculture et la ruralité dans le monde (Farm), créée en 2006 à
l'initiative de Jacques Chirac, qui organise aujourd'hui et demain à
Paris une conférence intitulée «Les agriculteurs du
monde et la croissance verte».
Mises
au point par les sociétés semencières américaines Monsanto et Pioneer,
ces variétés ont été obtenues par transgénèse, pour l'une, et par
sélection assistée par marqueurs génétiques, pour l'autre. Dans le
premier cas le ou les gènes d'intérêt sont directement intégrés
au génome, dans le second cas, l'identification de petits segments
d'ADN (les marqueurs) liés au caractère recherché permet de faciliter le
tri des plantes et donc d'accélérer considérablement le processus de
sélection (3 à 4 générations au lieu de 7 à 8 avec les méthodes
classiques).
«Le
but n'est pas d'améliorer la productivité stricto sensu , explique Yann
Fichet, l'un des responsables de Monsanto France. Il s'agit, en
situation normale, d'obtenir le même rendement en utilisant moins d'eau
ou de limiter les pertes lors de pics de chaleur. Ce qui revient à
offrir à l'agriculteur une sorte d'assurance récolte.»
Par
rapport aux variétés locales cultivées dans les cinq pays partenaires
de Wema (Kenya, Mozambique, Ouganda, Tanzanie et Afrique du Sud), avec
des rendements très faibles (de l'ordre de 1 à 1,5 tonne par hectare),
ces maïs tolérants au stress hydrique devraient permettre d'améliorer la
production de 20 à 35 % au cours des dix prochaines années, soit
l'équivalent de 2 millions de tonnes de nourriture supplémentaires.
Outre
les entreprises semencières concernées, ce projet ambitieux rassemble
des organismes de recherche publics africains et internationaux, comme
le Cymmit, Centre d'amélioration du blé et du maïs, ainsi que des
fondations comme Farm et surtout la Fondation Bill et Melinda Gates.
Cette dernière a investi 150 millions de dollars (113 millions d'euros)
sur cinq ans pour former 48 jeunes thésards dans les universités
africaines et créer des filières semencières, aujourd'hui existantes,
destinées à approvisionner l'agriculture vivrière de ces pays.
«Les
biotechnologies végétales sont, avec l'agroécologie, l'un des deux
piliers du défi alimentaire de demain», poursuit Bernard Bachelier qui
regrette «le désengagement de la France, autrefois très en pointe mais
dont la recherche publique est actuellement tétanisée par la polémique
sur les OGM.»
La ceinture verte européenne reçoit un
prix international
Src : BE Allemagne 508
La
ceinture verte européenne, initiative soutenue par
l'UICN
(Union internationale pour la conservation de la
nature) et premier exemple concret d'un
réseau écologique transfrontalier traversant l'Europe
entière,
a récemment reçu le Prix
Binding pour la conservation de la nature et la
protection de l'environnement.
A
l'occasion du 25ème anniversaire du Prix Binding, les lauréats
originaires d'Allemagne, d'Autriche et de Slovénie se sont vus remettre
un prix d'un montant de 50.000 Francs suisses, soit l'équivalent de 38
266 Euros. Pour l'Allemagne, le gagnant fut Uwe Riecken, chef du
département de protection des biotopes et d'écologie du paysage à
l'Office fédéral pour la protection de la nature (BfN). Depuis presque
20 ans, le BfN est impliqué dans le projet de la ceinture verte, ancien
tracé du rideau de fer, qui aujourd'hui représente un important refuge
pour les espèces menacées.
"La
ceinture verte revêt pour l'Allemagne une importance écologique et
historique toute particulière. Par conséquent, le gouvernement fédéral a
décidé d'inclure au patrimoine naturel national les zones traversées
par la ceinture verte européenne. 125.000 hectares font partie du
patrimoine naturel et sont des zones de conservation et de protection de
la nature, parmi elles 7.000 sont situées sur le tracé de la ceinture
verte."
Depuis
2003, le BfN est représenté par Uwe Riecken au sein du groupe de
travail international sur la ceinture verte européenne. Il est le
représentant allemand de cette initiative et a également eu sous sa
direction depuis 2005 un projet de développement et d'essai basé sur
l'expérience de la ceinture verte.
Ce
projet, réalisé en collaboration avec des partenaires locaux, a reçu le
soutien scientifique du BUND, l'Organisation pour l'environnement et la
protection de la nature en Allemagne, et s'est récemment achevé avec
succès. L'objectif de ce projet était de montrer comment la conservation
de la nature et le tourisme durable [1] pouvaient profiter l'un de
l'autre. Ce projet a été soutenu et financé à hauteur de 2,4 millions
d'euros par le Ministère fédéral de l'environnement (BMU).
Les
autres gagnants du Prix Binding sont Kai Frabel de la Fédération
bavaroise pour la protection de la nature, Alois Lang, responsable du
parc national Neusiedlersee-Seewinkel (Autriche - Hongrie), Martin
Schneider-Jacoby de Euronatur (Fondation pour la conservation de la
nature) près de Radolfzell au sud du Bade-Wurtemberg et Borut
Stumberger, ornithologue et vétérinaire de Slovénie.
--
[1]
L'expression tourisme durable décrit généralement toutes les formes de
tourisme alternatif qui respectent, préservent et mettent durablement en
valeur les ressources patrimoniales (naturelles, culturelles et
sociales) d'un territoire à l'attention des touristes accueillis, de
manière à minimiser les impacts négatifs qu'ils pourraient générer.
(Source : Wikipédia)
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Le : 10/12/10
Le gobie, champion de la résistance
Src : 20minutes.fr
Il survit dans des environnements dépourvus d’oxygène et
toxiques totalement inadaptés aux autres
vertébrés.
Des chercheurs africains et norvégiens ont percé son secret.
Ce
petit poisson appelé gobie barbu ne se trouve que sur le plateau
continental au large de la Namibie et l'Afrique du Sud. Un coin où les
eaux hypoxiques, pauvres en oxygène. Après la disparition de la sardine
dans cette zone, en raison d’une surpêche massive, le gobie a pris
possession des lieux et constitue maintenant la source la plus
importante de nourriture pour les stocks de poissons de grande taille,
les oiseaux marins, phoques et les pingouins.
Vive
les méduses
Jusqu'à présent,
les chercheurs pensaient qu’aucun poisson ne pouvait survivre dans un
tel environnement grouillant de méduses où la boue et les sédiments
contiennent des concentrations toxiques de sulfure d'hydrogène, et où à
20 mètres de fond l’eau est à peu près dépourvue d'oxygène.
Mais
le gobie s’est révélé particulièrement adaptable face à ce milieu
pourtant très inhospitalier. « Le gobie nage dans les
fonds hypoxique la journée où il retient son souffle tout en mangeant de
la boue. La nuit, il nage vers la surface pour évacuer sa dette en
oxygène et digérer sa nourriture » explique Anne
Christine Utne Palm, la gestionnaire de projet et chercheur à
l'Université de Bergen.
De
plus « tandis que les prédateurs évitent les méduses, les gobies se
reposent juste au-dessus d’elles et nagent librement entre leurs
tentacules urticants. C’est comme cela qu’ils échappent à leurs
prédateurs et prospèrent » complète Anne Gro Vea Salvanes, qui a dirigé
la composante norvégienne du projet gobie. « Nos
projets commencent souvent par la recherche axée sur la curiosité et
nous nous retrouvons avec des applications pratiques »
ajoute-t-elle.
Les
résultats du projet gobie sont maintenant utilisés pour développer la
gestion écosystémique des pêches dans la région.
La Belgique contrainte d’importer
massivement de l’électricité
Src : lesoir.be (afp)
La Belgique a dû importer massivement
de l’électricité
pour compenser l’arrêt d’un réacteur nucléaire à Doel
suite à un incendie vendredi, rapporte mercredi L’Echo.
En
cette période hivernale de forte consommation, la Belgique a importé de
2.000 à 3.000 MW, sur une consommation moyenne de 12.500 MW, ce qui
représente 15 à 25 % de la consommation.
Toutes
les capacités d’importation depuis les Pays-Bas sont mobilisées,
fournissant près de 1.400 MW de capacité. Des réserves existent encore
côté français, d’où la Belgique importe, selon les heures, quelque 1.000
à 1.500 MW de capacité.
«
Heureusement » pour la Belgique « que la France (…) a vu sa
consommation baisser ces derniers jours », note L’Echo, car elle
craignait elle-même la pénurie en raison de l’arrêt de sept de ses 58
centrales nucléaires, notamment pour entretien.
Electrabel,
filiale de GDF-Suez qui gère la majorité du parc nucléaire belge, a dû
arrêter vendredi le réacteur de Doel 4, un incendie dans une salle des
machines ayant endommagé l’alternateur de la centrale, dans la partie
non nucléaire du site.
On
ignore pour l’instant quand ce réacteur pourra être remis en service.
Doel
4 est un des plus importants des sept réacteurs nucléaires en service
en Belgique, avec une puissance de 1.008 MW.
La
vague de froid provoque actuellement un surcroît de consommation
d’électricité, qui dépasse pour l’instant les 13.000 MW, lors du pic de
18HOO.
ALCOOLOGIQUE - Comment boire alcoolisé
mais écolo (”Mother Jones”)
Src : lemonde.fr
Quand
on prend sa voiture, on rejette du CO2. Quand on prend une douche, on
rejette du CO2. Quand on
mange de la viande, on
rejette du CO2… Et quand on
boit de l’alccol ? Il n’y a pas de raison qu’il en
soit
autrement, on doit bien rejetter du CO2
quelque part non ?...
Alors
le magazine américain Mother Jones publie un guide de la boisson
alcoolisée mais écolo.
Bien
qu’américain, le site commence par le vin avec d’emblée une remarque
qui ne fera pas plaisir aux puristes : il vaut mieux boire du vin en
Tetra Pak® qu’en bouteille puisque l’emballage pèse beaucoup moins lourd
et économise du carbone sur le transport. Le site publie même une
carte, façon ligne de démarcation des eaux, qui marque la zone
américaine dans laquelle il vaut mieux acheter des vins européens
importés par bateaux que des vins de l’Ouest américain.
Pour
la bière, le calcul est à peu près le même : il vaut mieux boire des
boîtes de bière en aluminium plutôt que des bouteilles car elles pèsent
beaucoup moins lourd. Et tant qu’à faire, autant passer directement au
fût, encore plus économique et plus facilement recyclable.
Pour
les spiritueux, les choses se compliquent. Oui on est alcoolisé “plus
vite”, remarque Mother Jones, mais en réalité, ces alcools polluent plus
que le vin (à cuite égale en somme), car ils produisent beaucoup de
déchets. Gin et vodka sont les plus polluants, estime le magazine.
Le
rhum n’est pas très reluisant non plus, un de ses principaux
fabricants, Bacardi, a même été récemment poursuivi pour avoir rejeté
ses déchets de canne à sucre dans des rivières. Mother Jones recommande
plutôt de se tourner vers certains producteurs de whisky et bourbon
éco-responsables.
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Le : 09/12/10
Visualisez la déforestation avec Google
Earth Engine
Src : 20minutes.fr
CLIMAT
- Google
se lance dans la modélisation des changements climatiques…
La
branche «philanthropique» de Google, google.org, se met au service de
la lutte contre le changement climatique. Lancée le 2 décembre à Cancun,
où se tient le sommet des Nations unies sur le changement climatique,
l’application Google Earth Engine permet de visualiser la déforestation
grâce à une collection d’images satellites et de données qui pourraient
servir aux scientifiques pour suivre en temps réel la perte de couvert
forestier ou la désertification.
Pour
marquer le lancement de Google Earth Engine, une carte complète du
Mexique présentant ses forêts et ses ressources en eau a été
réalisée avec l’aide de la Commission nationale des forêts
mexicaine. Rien que pour ce pays, plus de 1.000 ordinateurs ont tourné
pendant 15.000 heures pour compiler et assembler près de 53.000 photos
satellites.
Rapprocher
les témoins de la déforestation et les scientifiques
La
différence entre Google Earth et cette nouvelle fonctionnalité réside
dans l’actualisation en permanence des données et les combinaisons
possibles entre diverses informations. On peut par exemple visualiser la
déforestation sur vingt ans en Amazonie en même temps que l’évolution
des ressources en eau.
Une
vision dynamique que Google espère enrichir grâce à la participation de
tous: citoyens, gouvernements, associations, médias… Rebecca Moore,
chef de projet chez Google, explique au quotidien mexicain El Universal
que ce nouvel outil pourrait «colmater la brèche» entre les personnes
présentes sur le terrain, qui sont témoins du déboisement au jour le
jour, et les scientifiques qui ont souvent une vision a posteriori des
événements.
Google
espère ainsi que ce nouvel outil permettra aux scientifiques de
construire des systèmes de MRV (Monitor, report and verify:
surveillance, rapport et vérification). L’entreprise souhaite surtout
soutenir les pays tropicaux, premières victimes de la déforestation, qui
n’ont souvent pas les moyens de mener des recherches scientifiques
approfondies.
Google
s’est engagé à mettre à leur disposition 10 millions d’heures de CPU
(heures de calcul sur ses machines) pendant les deux prochaines années.
“Réduire l’intensité énergétique des
villes chinoises est crucial”
Src : lemonde/Photo AFP
La Chine s'est engagée dans un
processus de réduction
de l' intensité carbone de son économie.
A
peine trois jours après le démarrage de la conférence de Cancun sur le
climat, la première fausse note a déjà résonné dans la station balnéaire
climatique. Mercredi, le Japon a annoncé ne pas vouloir prolonger ses
efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre au-delà de
2012 - date de la fin d’application du protocole de Kyoto - si les
Etats-Unis et la Chine continuent de refuser de s’associer aux autres
pays dans la lutte contre le changement climatique.
Car
la Chine est désormais le premier émetteur mondial de gaz à effet de
serre, avec un cinquième des rejets. Des émissions qui pourraient
s’accroître considérablement dans les années à venir tant l’urbanisation
du pays s’effectue à un rythme soutenu. “La question d’une croissance
sobre en énergie et en carbone des villes chinoises s’avère cruciale et
déterminera les émissions de gaz à effet de serre du pays durant des
décennies”, explique Carine Barbier, chargée d’études à l’Institut du
développement durable et des relations internationales (Iddri) et
spécialiste de l’énergie et du changement climatique dans les pays en
développement.
Comment
le développement des villes chinoises s’effectue-t-il ?
Carine
Barbier : Le taux d’urbanisation est aujourd’hui de 50% en Chine. Mais
la croissance des villes est extrêmement rapide. Les agglomérations
chinoises compteront ainsi 280 millions d’urbains supplémentaires dans
les vingt années à venir. D’ici 2025, on aura donc 15 milliards de m2 de
bâti en zone urbaine, soit l’équivalent de la surface aujourd’hui
construite en Europe. Or, la consommation d’énergie est importante dans
les villes en raison des bâtiments et des transports. De plus,
l’augmentation du niveau de vie des habitants entraîne des demandes en
électricité très importantes.
La
consommation énergétique des villes chinoises peut donc exploser dans
les années à venir, de même que les émissions de gaz à effet de serre,
dans la mesure où l’électricité est essentiellement produite à partir de
centrales à charbon. La réduction de l’intensité énergétique des villes
est devenue cruciale pour le pays. Elle passe par une amélioration de
la qualité des infrastructures urbaines construites aujourd’hui.
Quelles
mesures ont été prises pour réduire la consommation d’énergie des
bâtiments ?
Carine Barbier : Des
normes thermiques, qui s’appliquent à l’isolation comme aux systèmes de
chauffage, sont devenues obligatoires pour les logements neufs. Elles
ont d’abord été mises en place dans les provinces du Nord, où il fait
plus froid, avant d’être généralisées à l’ensemble du pays. Mais le
processus prend du temps et il reste difficile de savoir dans quelle
mesure ces normes sont respectées, surtout dans les régions du centre.
Il
reste aussi beaucoup de travail pour réhabiliter les bâtiments anciens,
dont les normes ne sont plus à jour : de nombreux logements utilisent
par exemple des systèmes de chauffage électriques réversibles, très
gourmands en énergie. Enfin, l’architecture des nouvelles constructions
devrait davantage tenir compte du climat, et notamment du rayonnement
solaire. Au final, un bâtiment performant a un surcoût estimé à
“seulement” 7% par rapport à un bâtiment classique mais il demande une
mobilisation de tous les acteurs de la filière, qui s’avère peu
évidente.
Que
fait le pays pour les infrastructures de transports ?
Carine
Barbier : C’est aussi un enjeu primordial. A Pékin, le taux de
déplacement automobile, de 45 %, s’avère élevé par rapport au reste de
la Chine, qui se situe entre 5 et 10%. Les transports collectifs sont
peu développés et ne font pas l’objet de financements étatiques. Si rien
n’est fait dans ce sens, la ville va continuer à s’étaler, provoquant
une augmentation du nombre et de la durée des déplacements en voiture.
Mais malgré tout, les villes chinoises ne devraient pas pouvoir
atteindre 80% de déplacements en voiture comme en Europe en raison du
manque de place. Ainsi, la ville de Shanghai, très dense, a été active
pour limiter la croissance du trafic automobile en mettant notamment aux
enchères les plaques d’immatriculation.
La
Chine a-t-elle intérêt à réduire ses émissions ?
Carine
Barbier : La Chine a tout intérêt à adopter un développement
soutenable. Elle est contrainte dans sa croissance en raison de ses
ressources en matières premières limitées, de sa sécurité énergétique
puisqu’il devient difficile de s’approvisionner en pétrole, de son
importante pollution atmosphérique et de la désertification qui menace
un territoire déjà limité en terres arables. La question des ressources
en eau potable est un enjeu important. C’est pourquoi, en août, le
ministère de la réforme et du développement a sélectionné treize villes
et provinces comme territoires pilotes pour définir et mettre en œuvre
des plans de lutte contre le changement climatique. Il s’agira pour ces
villes de réduire leur intensité énergétique de 20% sur cinq ans.
Ces
objectifs de limitation des émissions sont-ils suffisants ?
Carine
Barbier : La Chine s’est engagée lors du sommet de Copenhague en 2009 à
réduire l’intensité carbone de son économie de 40 à 45% entre 2005 et
2020. Son intensité énergétique est déjà à la baisse depuis quelques
années, de l’ordre d’une diminution de 30% depuis 2005. Atteindre 45%
constitue un effort. La consommation énergétique, et donc les émissions
de gaz à effet de serre, continuent, eux, d’augmenter, mais moins vite
que le PIB, qui croît de 8 à 9% par an.
Les goûters et petits déjeuners des
enfants sont trop gras et trop sucrés
Src : lemonde.fr
Les céréales du petit déjeuner et
les biscuits du quatre-heures : des plaisirs
coupables, mais également
dangereux,
à trop fortes doses, pour l'alimentation des enfants.
Dans
une étude publiée mardi 7 décembre consacrée à l'obésité infantile,
l'UFC-Que Choisir met en garde contre un repas du matin "majoritairement
déséquilibré".
Le petit
déjeuner traditionnel à base de pain "est devenu largement minoritaire"
et "fait place à des céréales généralement trop sucrées, détaille le
sondage de l'association de consommateurs, qui a étudié les habitudes
alimentaires de 340 familles. Il en ressort que le petit déjeuner des
jeunes Français serait composé à 55 % de produits sucrés ou gras en
2010, contre 47 % en 2006.
Le
goûter serait lui encore plus mal dosé : "la part de
produits trop riches progresse considérablement, passant de 51 % à 64 %
[entre 2006 et 2010], notamment du fait de la forte progression des
biscuits dans leurs versions les plus sucrées, des viennoiseries et des
gâteaux", souligne l'UFC-Que Choisir.
LES
PUBLICITÉS DE L'INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE MISES EN CAUSE
Pour l'institut, la raison de ces mauvaises habitudes
alimentaires est simple : ces produits sont "les plus
présents dans les publicités diffusées dans les créneaux enfants. (...)
Quatre publicités alimentaires destinées aux enfants sur cinq portent
sur des produits trop gras ou sucrés. Le résultat de ce torrent
publicitaire est sans appel : l'alimentation déséquilibrée inonde,
aujourd'hui plus qu'hier, les placards et les cartables."
L'UFC-Que
Choisir explique cette situation par l'augmentation des budgets
télévisés des industries alimentaires, qui "ont repris leur progression"
en 2009 et 2010, après une baisse en 2008 du fait de la crise
économique. "Sur l'ensemble des programmes destinés aux
enfants, nous avons comptabilisé 80 % de spots pour des produits trop
riches", indique l'association.
Elle
accuse les professionnels de ne pas avoir tenu leur engagement
d'améliorer la qualité nutritionnelle du modèle alimentaire que les
publicités promeuvent auprès des enfants : "Ce constat
criant de l'échec de l'autorégulation est d'autant plus alarmant que
l'obésité et le diabète ont continué à augmenter en France, et que les
annonces officielles successives de mesures strictes n'ont jamais été
suivies d'effet. Alors que la loi de santé publique prévue pour 2009 se
fait toujours attendre, l'UFC-Que Choisir demande aujourd'hui au nouveau
ministre de la santé, Xavier Bertrand, de présenter au plus vite un
projet de loi".
Mais l'institut évoque également les habitudes prises par
les parents et les bambins, avec notamment l'omniprésence de produits
"trop riches en sucre ou matières grasses" mis dans les cartables avant
de partir à l'école. "Ces en-cas sans intérêt
nutritionnel se composent principalement de confiseries (33 %), de
viennoiseries et de gâteaux (24 %), ainsi que de biscuits gras ou sucrés
(16 %) promus à la télévision", précise l'UFC-Que
choisir.
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Le : 08/12/10
La mystérieuse augmentation des
déformations chez les oiseaux d'Alaska
Src : BE Etats-Unis
Une
équipe de scientifiques de l'Alaska
Science Center de l'US Geological Survey (USGS) à Anchorage
a
observé un taux
inhabituellement élevé
de becs déformés
chez certaines espèces d'oiseaux
en Alaska.
Ce
phénomène, trop important et localisé pour être dû à une anomalie
statistique, pourrait témoigner d'un problème écologique majeur.
De
nombreux cas recensés
Les
résultats de deux études, récemment publiés dans The Auk, le journal de
l'Union des Ornithologues Américains, se basent sur de nombreuses
observations et signalements chez plusieurs espèces différentes
d'oiseaux au cours de la dernière décennie. Les résultats concernent
majoritairement les mésanges à tête noire (Poecile atricapillus) et les
corneilles d'Alaska (Corvus caurinus), qui apparaissent ainsi comme les
espèces les plus touchées. Dans une moindre mesure, 28 autres espèces
d'oiseaux, aussi bien locales que migratrices, ont fait l'objet de
signalements.
Au
cours de la première étude, la présence de becs déformés a été observée
chez plus de 2600 spécimens d'oiseaux de 30 espèces différentes au
cours de la dernière décennie. Il a été évalué que ce phénomène
concernerait environ 6.5% en moyenne par an de la population de mésanges
à tête noire adultes du centre-sud de l'Alaska, une proportion qui a
considérablement augmenté en une décennie.
Dans
la seconde étude, qui portait spécifiquement sur les corneilles
d'Alaska, il a été montré qu'en moyenne 16.9% des spécimens étaient
affectés, avec des maximums locaux pouvant aller jusqu'à 36% dans
certaines régions, ce qui représente la plus grande proportion de
déformations jamais enregistrée parmi une population d'oiseaux sauvages.
D'après l'étude, " [...] l'apparition soudaine d'un
ensemble géographique significatif d'anormalités morphologiques au sein
d'une population [d'animaux sauvages] peut être un signe d'un problème
écologique latent plus important".
D'après
Coleen Handel, biologiste à l'Alaska Science Center et co-auteur des
deux études, la proportion de becs déformés parmi les oiseaux d'Alaska
est au minimum 10 fois plus importante que celle que l'on pourrait
s'attendre à trouver parmi n'importe quelle population d'oiseau sauvage.
De plus, au moins en ce qui concerne les corneilles d'Alaska, le
phénomène semble s'étendre au sud et au sud-est de l'Alaska, et
plusieurs dizaines de cas ont été observés en Colombie-Britannique et
dans l'état de Washington, jusqu'à Puget Sound, au nord de Seattle.
Mortalité
accrue pour les oiseaux atteints
Ces
déformations ont souvent un impact important sur les oiseaux, car elles
les gênent pour chasser et se nourrir correctement. La forme du bec
d'un oiseau étant directement liée à son régime alimentaire, un bec
déformé implique des changements de comportements dans la collecte de
nourriture. Par exemple, il est courant qu'un oiseau déformé doive
incliner la tête pour attraper la nourriture. Dans certains cas, ces
oiseaux ne pouvant plus récolter la nourriture par eux-mêmes, ils
deviennent alors dépendants des sources humaines (mangeoires,
poubelles...). Dans tous les cas, ces modifications de comportement
entraînent une dépense accrue d'énergie pour la collecte de la
nourriture, et donc une plus grande vulnérabilité aux prédateurs et aux
maladies.
Une
déformation du bec peut également empêcher les oiseaux de lisser leurs
plumes, action indispensable pour maintenir leur isolation thermique et
survivre au froid. Pour toutes ces raisons, un bec déformé entraîne une
mortalité accrue pour les oiseaux. Enfin, il apparaît que les
déformations modifient aussi le comportement sexuel des oiseaux et
impacte sur leur capacité à se reproduire et à élever leurs petits,
peut-être autant à cause d'un dérèglement hormonal qu'une impossibilité
physique.
Ce
type de déformation est nommé "trouble de la kératine aviaire". La
kératine est une protéine essentielle à la formation du bec, semblable à
celle qui compose les ongles et cheveux humains. Ce trouble consiste en
un surdéveloppement anormal de la couche de kératine du bec, ce qui a
pour effet de rendre les becs trop long ou croisés - parfois les deux
ensembles - chez les oiseaux uniquement à l'âge adulte.
Occasionnellement, certains oiseaux ont été aperçus avec des pattes, des
serres, ou des plumes anormales.
A
l'heure actuelle, l'équipe de recherche n'a pas été capable de
déterminer les causes de ce phénomène. De nombreux facteurs peuvent
entrer en jeu, comme l'exposition à des produits toxiques, l'émergence
de mutations génétiques, d'infections, de parasites ou même un
changement de régime alimentaire. Cependant, la piste de l'exposition à
des produits chimiques est privilégiée.
Des
polluants responsables ?
Le
fait que les oiseaux atteints soient regroupés en zone plutôt que d'être
dispersés incite les scientifiques à penser que les causes sont à
chercher du côté de l'environnement. D'après Matt Kirchhoff, directeur
de la protection des oiseaux d'Audubon Alaska (association de protection
des écosystèmes naturels), l'étude montre clairement que les causes de
cette anomalie proviennent de l'environnement. " [Vu]
la façon dont [le phénomène] se propage, ce n'est pas génétique mais
déclenché par quelque chose dans l'environnement. Ne pas savoir ce que
c'est est un gros problème."
Il
existe des précédents en matière d'observation de cas de becs déformés
parmi les oiseaux sauvages. Dans les années 1970, des taux élevés de
becs croisés et d'autres malformations congénitales ont d'abord été
signalés chez les oiseaux aquatiques près des Grands Lacs. A l'époque,
l'exposition à des composés organochlorés comme le DDT ou le chlordane
avait été mise en cause. Très utilisés à l'époque comme pesticides, ils
étaient présents en grande quantité dans les lacs et rivières à cause du
ruissellement des eaux et, s'agissant de polluants persistants, les
oiseaux étaient exposés à de fortes doses qui s'étaient accumulées le
long de la chaîne alimentaire. Dans les années 1980, le même phénomène
était observé en Californie, et fut attribué à une exposition au
sélénium, provenant du ruissellement des terres agricoles. Dans les deux
cas, les polluants ont été interdits ou leur utilisation a été
fortement restreinte, et le phénomène n'a plus été observé.
Néanmoins,
en ce qui concerne l'étude, les tests sur les échantillons extraits
d'oiseaux affectés n'ont pas permis d'établir que des composés chimiques
tels que le sélénium étaient à l'origine des difformités. Quelques
composés comme les PCB ont été trouvés dans des concentrations plus
importantes chez les oiseaux déformés, mais pas à des niveaux suffisants
pour affirmer qu'ils sont responsables des changements.
A
présent, l'équipe de recherche se concentre sur les changements au
niveau cellulaire. En particulier, l'objectif est de comprendre pourquoi
la couche extérieure de kératine du bec des oiseaux se développe de
façon anormalement rapide. "Quelque chose change la
façon dont les cellules se développent ; nous ne sommes simplement pas
sûrs de ce que c'est" déclare Handel.
"
[L'augmentation des difformités] apparaît comme un
problème émergent et sérieux qui a doit être pris en compte sans
attendre" affirme Steve Zack, un scientifique de la
Wildlife Conservation Society, qui a étudié la faune arctique depuis
plus d'une décennie. "Nous n'avons aucune idée de ce
que c'est, mais cela se développe à un tel rythme que cela concerne un
nombre important des populations que nous avons étudiées. C'est
clairement quelque chose qui vaut la peine de tirer la sonnette d'alarme."
L'Everest pollué par les usines
asiatiques
Src : 20minutes.fr
ENVIRONNEMENT - Des traces de métaux lourds
ont été retrouvées
dans les neiges de l'Everest…
Le
toit du monde n’est pas à l’abri des pollutions bien terrestres: des
scientifiques ont trouvé des traces de cadmium et d’arsenic dans des
échantillons de neige prélevés dans l’Everest, rapporte le New
Scientist. Les deux métaux étaient présents en quantité supérieure à ce
qui est considéré «acceptable» par l’agence de protection de
l’environnement américaine.
Risque
de contamination de l’eau potable
La pollution
des neiges de l’Everest provient des usines asiatiques, dont les fumées
transportent des polluants qui s’accumulent dans l’atmosphère et
retombent mélangés à la neige. Le vent transporte également les
poussières de métaux, comme le prouve la présence plus élevée d’arsenic
et de cadmium aux plus hautes altitudes.
Dans
l’Himalaya, les alpinistes comptent sur la fonte des neiges pour se
réapprovisionner en eau. La présence de poison dans la neige pourrait
être un danger pour eux, commente Samantha Langley-Turnbaugh, de
l’université du Maine. Mais un risque à grande échelle se profile aussi
pour les populations vivant au pied des montagnes: leur eau provient des
rivières dont la source se trouve dans la montagne.
La plus grande centrale hydroélectrique
en construction dans la région du Tibet
Src : BE Chine 98
La
fermeture du Fleuve Yarlung
Zangbo, nom du célèbre fleuve
Brahmapoutre dans sa partie chinoise,
a marqué le début de la construction
de la centrale hydroélectrique de Zangmu, dans la
préfecture
de Shannan
dans la région du Tibet.
La
centrale est située sur le cours supérieur du fleuve Yarlung Zangbo,
fleuve majeur partagé par la Chine, l'Inde et le Bangladesh qui prend sa
source au Tibet. Le fleuve a creusé au Tibet d'impressionnantes gorges,
sur plus de 500km de long avec une profondeur moyenne de 2 220 mètres.
La centrale se situe à Zangmu, dans une gorge où le fleuve plonge de 2
500 mètres.
L'ouvrage,
d'un investissement de 7,9 milliards de yuans (soit environ 893
millions d'euro) sera la première centrale hydroélectrique géante sur le
plateau tibétain avec six turbines de 85 MW chacune. La première
turbine devrait produire de l'électricité d'ici 2014. A terme, la
capacité installée sera de 51 GW, soit plus du double de celle du
barrage des Trois Gorges.
Le
projet, qui devra surpasser les contraintes technologiques liées au
site, permettra d'alléger les pressions d'approvisionnement en
électricité qui pèse sur la région centrale du Tibet. Le démarrage du
projet a inévitablement suscité de vives réactions de la part des pays
situés en aval, qui craignent les conséquences d'un tel projet sur les
écosystèmes et leurs propres approvisionnements en eau.
--
Le
21 août 1910, les travaux de la première centrale hydroélectrique
chinoise débutaient à Kunming dans la province de Yunnan sur le barrage
de Shilong. A l'époque, la ligne de distribution électrique la plus
avancée avait une longueur de 34 km et une tension de 23 kV.
Pour
satisfaire des besoins en rapide augmentation en électricité et en eau,
la Chine s'est ainsi engagée dans un vaste programme de construction de
barrages, localisés principalement dans la partie occidentale, plus
montagneuse, du pays. Aujourd'hui, la Chine possède plus de 45.000
barrages d'envergure différente et une puissance installée totale
dépassant les 200 GW, ce qui place le pays au rang n°1.
Elle
possède le plus important potentiel hydraulique au monde, avec une
puissance exploitable atteignant les 542 GW. Toutefois, le taux
d'utilisation de l'énergie hydraulique en Chine représente actuellement
environ 34%, soit un pourcentage nettement inférieur à celui des pays
développés, qui est compris entre 60% et 70%.
Le
Directeur de l'Administration nationale de l'énergie, Zhang Guobao, a
annoncé que la capacité du système hydroélectrique pourrait atteindre
380 GW en 2020, contribuant à l'objectif des 15% d'énergie non fossile
d'ici 2020. L'énergie hydraulique traditionnelle représenterait 330 GW
et les centrales hydroélectriques à pompage-turbinage 50 GW. Cela
contribuera à l'objectif des 15% d'énergie non fossile d'ici 2020.
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Le : 07/12/10
Contrôler les éoliennes pour sauver les
chauves-souris
Src : sciencesetavenir.fr
Pour concilier développement de l’énergie éolienne
et préservation des espèces
de chauves-souris, la société
Biotope a
conçu une solution pour réduire
la mortalité de ces mammifères dans les parcs
éoliens. Cette
initiative a été primée au salon Pollutec
Avec
leur radar, les chauves-souris sont capables d’éviter les pales des
éoliennes. Pourtant des centaines de chauves-souris sont retrouvées
mortes chaque année en France au pied de ces grandes machines.
Pour
que l’installation d’un parc éolien ne soit pas incompatible avec la
protection des chiroptères, la société Biotope, installée à Mèze (34), a
mis au point un système de contrôle des éoliennes à distance. Le
principe de base est simple : arrêter les pales lorsque l’activité des
chauves-souris est maximale.
Ce
système baptisé Chirotech a été primé au salon Pollutec, dans le cadre
du palmarès Entreprises et Environnement, dans la catégorie «Idée pour
la biodiversité». Déjà testé dans le parc éolien de Bouin, en Vendée,
depuis 2009, Chirotech a permis de réduire de 54 à 74% la mortalité des
chiroptères, avec une perte d’exploitation de seulement 0,1%, précise
Biotope.
Variations
de pressions
Alors que les oiseaux peuvent être
tués par une collision avec les pales d’une éolienne, les chauves-souris
sont elles victimes de barotraumatismes. «La majorité
des chauves souris retrouvées mortes au pied des éoliennes n’ont pas de
fractures, explique Hubert Lagrange, directeur de
recherche chez Biotope, à l’initiative de Chirotech. Ces
petits mammifères de quelques grammes sont très sensibles aux
variations de pressions : ils évitent l’éolienne mais leurs poumons
explosent à cause de la zone de dépression créée par la pale».
A
Saint-Martin de Crau, dans les Bouches-du-Rhône, la mortalité est
particulièrement élevée : elle est estimée à 700 chiroptères tués par an
pour 9 éoliennes. Même s’il est difficile d’évaluer l’impact de ces
pertes sur l’évolution des populations de chauves-souris, elles sont
suffisamment importantes pour que des installations d’éoliennes soient
refusées dans certaines régions. Les 54 espèces de chiroptères de la
métropole sont protégées.
Image:
Une pipistrelle (Francois Gilson/Photononstop).
Stopper
les pales
Sachant que les chauves-souris ne
sortent que la nuit, qu’elles n’aiment ni les températures trop froides
ni trop chaudes et qu’elles évitent les vents forts, arrêter les
éoliennes à certains moments bien choisis peut réduire la mortalité des
chiroptères. Pour obtenir un modèle précis, l’équipe d’Hubert Lagrange a
étudié le comportement des chauves-souris sur 25 sites éoliens pendant
un an, grâce à des détecteurs d’ultrasons. «Ils nous permettent de
connaître les pics d’activité des chauves-souris ainsi que les espèces
présentes, identifiables grâce à leur cri». précise Hubert Lagrange.
Ces
études ont permis de voir que certaines espèces ne s’aventurent pas ou
peu en altitude, comme le petit rhinolophe ou le minioptère de
Schreibers. Les vitesses du vent décourageant la sortie des chiroptères
ont été précisées en fonction des espèces. Ainsi pour les pipistrelles
l’activité ralentit à partir de 4 à 6 mètres par seconde, et s’arrête
au-delà de 8 m/s.
«Nous
avons construit des modèles numériques incluant tous ces facteurs et
grâce à un système informatique contrôlant les éoliennes à distance, il
est possible d’arrêter une machine quand le seuil de risque est atteint»
explique Hubert Lagrange.
Attirés
par les éoliennes?
Mais les recherches
continuent. «Nous avons un projet de suivi par vidéo
pour mieux comprendre ce qui se passe autour des pales des éoliennes,
identifier la zone la plus dangereuse pour les chauves-souris, savoir
pourquoi certaines espèces sont plus sensibles que d’autres».
On retrouve plus de pipistrelles que de noctules au pied des éoliennes.
Les premières sont -il est vrai- les plus abondantes, mais elles sont
aussi plus petites. «On se demande aussi si elles ne
sont pas attirées par les poteaux, précise le
directeur des recherches. On sait que les pipistrelles
inspectent les troncs des arbres et les remontent pour trouver des
insectes. Ne feraient-elles pas la même chose avec les éoliennes?
».
Autres hypothèses : la
chaleur des machines attireraient les insectes et donc leurs prédateurs,
idem pour les lumières qui éclairent certains parcs la nuit.
Plusieurs
projets de parcs éoliens en attente d’une autorisation prévoient
d’installer le système Chirotech. D’après la société Biotope le coût est
d’environ 50.000 euros pour un parc de 10 machines, représentant un
budget global de 20 à 30 millions d’euros. Les pertes d’exploitation
sont estimées autour de 1%, voire moins.
Ce
système peut être implanté n’importe où dans le monde, après étude des
comportements des espèces locales de chiroptères
La Chine admet être le 1er émetteur
mondial de gaz à effet de serre
Src : lemonde.fr
"Nous occupons désormais la première place
mondiale en volume d'émissions", a déclaré dans une
conférence
depresse à Pékin
Xie Zhenhua, négociateur en chef chinois sur les
questions climatiques
Jusqu'à maintenant, les responsables chinois ne
reconnaissaient pas ouvertement cette vérité pourtant établie par la
communauté scientifique et des organisations internationales telles que
l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Pékin préférait insister sur
la nécessité d'utiliser le mode de calcul du volume d'émissions par
habitant, où la Chine, avec son 1,3 milliard d'habitants, arrive
nettement après les pays développés.
Signe
que le sujet demeure sensible, la phrase prononcée par Xie Zhenhua a
été censurée dans la transcription officielle de sa conférence de
presse. M. Xie a par ailleurs affirmé qu'il revenait aux pays développés
et aux Etats-Unis en particulier de jouer un "rôle moteur" dans les
négociations sur le réchauffement climatique qui s'ouvrent la semaine
prochaine à Cancun, en refusant que la Chine endosse elle-même cette
responsabilité.
"En
raison des niveaux historiques élevés d'émissions et des émissions
importantes per capita dans les pays développés, ceux-ci doivent jouer
un rôle moteur dans les actions d'atténuation (du réchauffement
climatique), c'est pourquoi nous comptons sur le rôle moteur des pays
développés", a-t-il déclaré, réitérant une position
maintes fois exprimée par la Chine. "Nous espérons que
les Etats-Unis vont jouer un rôle moteur et piloter le processus de
négociations dans son ensemble", a par ailleurs
déclaré M. Xie.
La
Chine et les Etats-Unis, responsables de 50 % des émissions de GES dans
le monde, sont considérés comme les acteurs-clés des prochaines
négociations climatiques à Cancun, même si la Chine insiste à l'envi sur
son statut de pays en développement.
Plus
de 190 pays se rencontreront du 29 novembre au 10 décembre à Cancun
(Mexique) pour tenter de parvenir à un accord de réduction des GES, un
an après le sommet de Copenhague qui avait échoué à fixer une feuille de
route précise pour l'après 2012, date d'expiration du protocole de
Kyoto.
Toutefois,
face aux très faibles avancées du processus de négociation onusien, les
ambitions de Cancun ont été revues à la baisse. Le secrétaire général
des Nations unies, Ban Ki-moon, a, lui, admis qu'aucun accord
contraignant ne serait conclu au Mexique.
La brutalité du changement climatique
Src : BE Danemark 29
La
peur d'un changement radical des températures moyennes mondiales qui
causerait un changement
climatique dramatique et
aurait des conséquences désastreuses sur beaucoup de pays et de
populations est
répandue de par le monde.
Quelle
est la cause d'un tel changement, et est-il possible de prévoir un
changement climatique aussi rapide ? De nouvelles recherches de
l'Institut Niels Bohr de l'Université de Copenhague montrent que ce
changement pourrait être dû à l'accumulation de causes non liées les
unes aux autres, ce qui pourrait être difficile à prévoir. Ces résultats
ont été publiés dans la revue scientifique "Geophysical Research
Letters".
Pendant
des millions d'années, le climat terrestre a alterné entre des périodes
glaciaires de 100.000 ans et des périodes inter-glaciaires de 10.000 à
15.000 ans, comme celle dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Le
changement d'orbite de la Terre dans l'espace, donc l'inclinaison et la
distance de la Terre au Soleil, est à l'origine de ces variations.
D'autres changements climatiques sont cependant apparus, dont on ne
connaît pas toujours la cause.
En
analysant les carottes glaciaires retirées de couches de glace de plus
de 3 kilomètres d'épaisseur au Groenland, les scientifiques obtiennent
des informations sur les températures et le climat d'il y a 140.000 ans.
Les changements climatiques les plus brutaux en dehors de la fin de
l'ère glaciaire sont une série de changements climatiques durant
lesquels la température a soudainement augmenté de 10 à 15 degrés en
moins de 10 ans. Cet état dura environ 1000 ans, puis, soudainement, la
température a de nouveau baissé et le climat a de nouveau changé. Cela
s'est passé plusieurs fois pendant les périodes glaciaires et ces
changements climatiques sont appelées des évènements Dansgaard-Oeschger
en l'honneur des chercheurs qui les ont découverts et décrits.
Un
changement aussi dramatique et soudain d'un état climatique à un autre
est appelé un point de basculement. Cependant, les causes sous-tendant
ces changements ne sont pas connues, et les chercheurs n'ont pas encore
réussi à les reproduire dans les modèles climatiques modernes. "",
explique Peter Ditlevsen, un climatologue chercheur à l'Institut Niels
Bohr.
Il
explique que dans l'un des scénarii, le climat est tel une bascule qui a
basculé d'un côté. S'il y a suffisamment de poids placé sur l'autre
côté, la balance va basculer - le climat changera d'un côté à un autre.
Il se pourrait que, par exemple, une augmentation de la concentration
atmosphérique en CO2 déclenche un changement climatique.
Dans
le deuxième scénario, le climat est tel une balle dans un fossé,
représentant un état climatique. Cette balle sera continuellement
poussée par des fluctuations chaotiques-dynamiques telles que des
tempêtes, des vagues de chaleur, des pluies abondantes et la fonte de
calottes glaciaires affectant les courants océaniques. L'agitation
présente dans le système climatique pourra finalement pousser la balle
dans le fossé adjacent, représentant un autre état climatique.
Les
recherches de Peter Ditlevsen montrent qu'il est possible de faire la
distinction entre les deux scénarios et les changements climatiques
survenus durant les périodes glaciaires ont été provoqués par des
fluctuations chaotiques-dynamiques. Elles sont ainsi très difficiles à
prévoir.
Quelle
application pour le présent ? Comment cela peut-il impacter le climat
futur ? "Aujourd'hui, nous avons une situation
différente à celle de la période glaciaire. La Terre n'a pas eu une
telle concentration atmosphérique de CO2 depuis plus de 15 millions
d'années, quand le climat était très chaud et l'Angleterre était peuplée
d'alligators. Ainsi, nous avons déjà commencé à faire basculer la
balance, et en même temps la balle est peut-être plus chahutée et
pourrait changer de fossé. Cela voudrait dire que le climat ne se
réchaufferait pas simplement durant les 1000 prochaines années, mais des
changements climatiques majeurs pourraient se faire en quelques
décennies", estime Peter Ditlevsen, en insistant sur
le fait que ces recherches ne portent que sur le climat passé, et qu'il
ne s'agit pas là de prédictions pour le futur.
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Le : 06/12/10
Le tramway de Roosevelt Island reprend du
service
Src : france-amerique.com
Le tramway aérien qui relie Roosevelt Island à
l’île de Manhattan
s’est remis à
fonctionner mardi 30 novembre.
Un grand moment d’émotion pour les habitants de ce petit bout de terre
planté au milieu de l’East
River,
mais aussi pour l’entreprise
française Poma, chargée du chantier.....
Neuf
mois après le début des travaux, le tramway aérien de Roosevelt Island a
redémarré ses allers-et-venues entre l’île et la Seconde Avenue de
Manhattan. L’inauguration a lieu le 30 novembre dernier et a attiré de
nombreux habitants du secteur qui attendaient avec impatience la remise
en service du téléphérique.
C’est
l’entreprise française Poma, située en Isère, qui est à l’origine de la
rénovation de l'équipement. Les deux cabines rouges sont quant à elle
signées Sigma, une autre société française partenaire sur ce contrat. «
Le porteur installé en voie large, c'est-à-dire que les câbles sont
écartés de plus de quatre mètres, permet aux cabines d'être plus
stables, même en cas de vents violents. Elles sont également plus
sécurisées et plus rapides », soulignait David
Aubonnet, le directeur du projet pour Poma. Autre avantage du tramway
aérien : il a une faible empreinte écologique comparée à d’autres moyens
de transports terrestres.
Les
cabines, qui peuvent accueillir près de 110 personnes chacune, roulent
sur le câble à une vitesse maximum de 8m/s (presque 30km/h) et sont
indépendantes l’une de l’autre. Pour Bob Kelley, le superviseur depuis
la cabine de contrôle, le système est bien plus facile à manœuvrer et
surtout permet une meilleure maintenance qu'avant les travaux. « En
cas de souci technique, l’écran indique le lieu exact du problème.»
David Deyerle, lui est un des conducteurs de ce bus volant depuis 24
ans. A chaque trajet, il surplombe pendant trois minutes l’East River,
sans jamais se lasser d’admirer la ligne d'horizon new-yorkaise.
« Avec ces nouvelles cabines plus modernes, le trajet
est vraiment agréable, tout en douceur »,
explique-t-il en regardant le Queensboro Bridge parallèle aux câbles.
Si
le tramway, moyen de transport alternatif, n’a pas vocation à être une
attraction touristique, Judith Berdy, la présidente de la Roosevelt
Island Society espère bien que cette nouvelle installation attirera
encore plus de visiteurs sur l’île. « Les cabines sont
très faciles d’accès, notamment pour les personnes en situation de
handicap, les seniors ou les familles avec une poussette. Et puis c’est
un moyen peu cher et rapide pour se déplacer. »
En effet, pour le prix d’un ticket de métro, les passagers
pourront avoir une vue imprenable sur Manhattan tous les jours de 6
heures à 2 heures du matin. L’exploitation du tramway sera quant à elle
assurée par la Roosevelt Island Operating Corporation (Rioc), une
société d'intérêt public en charge de la gestion de l’île, qui a
investi près de 10 millions de dollars en plus des 15 millions de l’Etat
de New York.
Pour
Poma, ce tramway aérien realisé grâce à de nombreuses innovations
techniques, constitue désormais une vitrine du savoir-faire de la
société. Mais son histoire avec les Etats-Unis ne s’arrête pas là. « Chaque
année, nous vendons aux Américains près de 15 cabines et câbles
principalement pour la neige », souligne Jean Souchal,
le PDG de l’entreprise qui travaille notamment avec des stations comme
Haspin, dans le Colorado ou dans celles du Vermont.
Cancun : le Japon accusé de bloquer le
processus de lutte contre le réchauffement climatique
Src : maxisciences.fr
les pays
émergents ont accusé le Japon
de revenir sur sa promesse
de lutte
contre le réchauffement
climatique après 2012.....
Avec
le protocole de Kyoto, 40 pays industrialisés avaient signé pour
réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2012.
Parmi ces 40 états, se trouve le Japon mais pas la Chine ni les
Etats-Unis. Or, Tokyo vient d’annoncer que les efforts consentis ne se
prolongeraient pas si ces deux pays et d’autres ne s’associaient pas au
protocole.
"J'ai
bien peur que sans concessions sur le protocole de Kyoto, un accord ne
nous échappe à Cancun", a déclaré le Yéménite Abdoulla
Alsaïdi. Il espère cependant voir l'Union européenne, principal soutien
du protocole de Kyoto aux côtés du Japon, persuader Tokyo de changer de
position. "Nous avons bon espoir que les Européens
convaincront nos bons amis les Japonais d'envisager d'accepter une
prolongation des réductions d'émissions de GES, faute de quoi Cancun ne
sera pas un succès", conclut-il.
Le vice-ministre de l’environnement japonais a quant à lui
répliqué que dans ces conditions, "il n’y avait pas de
raison" pour prolonger Kyoto au-delà de 2012. Il
indique qu’un accord mondial est nécessaire puisque les pays qui ont
ratifié le protocole de Kyoto représentent seulement 27% des émissions
de GES. Initialement, en 1997, le protocole tenait compte de 56% des
émissions mondiales, y compris celles des Etats-Unis. Mais les USA n’a
jamais ratifié Kyoto.
Luis
Alfonso de Alba, ambassadeur du Mexique (qui accueille le sommet
mondial) estime qu’il reste possible de faire progresser la négociation
mondiale. "Le grand défi ne se limite pas à fixer dans
un document des Nations unies des engagements et des actes pris
par les pays développés et en développement, mais de trouver le moyen de
les accentuer et de définir un mécanisme qui permette de poursuivre",
explique-t-il. "Chacun est favorable à une continuité
de Kyoto (...) Ce dont nous devons être conscients, c'est que nous
disposons d'un temps limité pour prendre des décisions, mais cette
période s'achève en 2012, pas à la fin de la conférence de Cancun",
conclut-il.
En
effet, 2012 sonnera la fin de la première phase du protocole de Kyoto
qui engageait les pays industrialisés, exception faite des Etats-Unis, à
réduire leurs émissions de GES. Pour le moment, les réductions
consenties ne suffiront pas à maintenir le réchauffement climatique en
dessous de la barre des 2°C.
La biodiversité, un rempart contre les
épidémies?
Src : sciencesetavenir.fr/photo:J.Brunner
La
souris à patte blanche d’Amérique du Nord (Peromyscus leucopus) est
vecteur de la bactérie responsable de la maladie de Lyme et héberge la
tique (visible sur l’oreille) qui la transmet à l’homme.......
En
1999 un nouveau virus faisait son apparition à New York, aux
États-Unis: le virus du Nil occidental –ou virus West Nile- provoquant
chez l’homme des encéphalites potentiellement mortelles. Trois ans plus
tard, en 2002, l’épidémie touchait déjà 44 Etats américains et tuait 284
personnes. Véhiculé par les oiseaux, ce virus s’est propagé plus
facilement dans les régions où les espèces d’oiseaux étaient les moins
diversifiées, souligne une étude publiée aujourd’hui dans la revue
Nature. L’écologue Felicia Keesing (Bard College, NY, USA) et ses
collègues constatent que la réduction de la biodiversité favorise la
propagation d’agents pathogènes.
Préserver
la diversité des écosystèmes, notamment la variété des espèces
animales, permet de ralentir la propagation des virus ou des bactéries
dangereuses pour la santé humaine, analysent des chercheurs
La
souris à patte blanche d’Amérique du Nord (Peromyscus leucopus) est
vecteur de la bactérie responsable de la maladie de Lyme et héberge la
tique (visible sur l’oreille) qui la transmet à l’homme. (J. Brunner,
2008)
En
1999 un nouveau virus faisait son apparition à New York, aux
États-Unis: le virus du Nil occidental –ou virus West Nile- provoquant
chez l’homme des encéphalites potentiellement mortelles. Trois ans plus
tard, en 2002, l’épidémie touchait déjà 44 Etats américains et tuait 284
personnes. Véhiculé par les oiseaux, ce virus s’est propagé plus
facilement dans les régions où les espèces d’oiseaux étaient les moins
diversifiées, souligne une étude publiée aujourd’hui dans la revue
Nature. L’écologue Felicia Keesing (Bard College, NY, USA) et ses
collègues constatent que la réduction de la biodiversité favorise la
propagation d’agents pathogènes.
D’un
côté, qui dit richesse de la biodiversité dit aussi écosystème riche en
microorganismes (virus, bactéries, champignons) qui peuvent être de
dangereux agents pathogènes pour l’être humain. Pourtant, quelques cas
particuliers, comme celui du West Nile aux États-Unis, suggèrent qu’un
appauvrissement de la diversité des espèces dans une communauté facilite
la transmission ou la propagation d’une maladie.
Pour
y voir plus clair, Keesing et ses collègues ont passé en revue des
études portant sur douze maladies en divers points du globe. Trois
études associent la baisse du nombre de petits mammifères à une
augmentation des cas d’infections par un hantavirus, transmis par la
salive ou les déjections des rongeurs, et qui provoque des syndromes
pulmonaires chez les humains. Des conclusions similaires sont obtenues
pour la maladie de Lyme, y compris dans une étude menée en champ où la
diversité des espèces de rongeurs était réduite expérimentalement.
Quand
le nombre d’opossum diminue, au profit de la souris à patte blanche, le
nombre de cas de Lyme augmente.
Les
chercheurs supposent que les animaux qui disparaissent les premiers en
cas de réduction de l’habitat naturel, par exemple, sont ceux qui
transmettaient le moins rapidement les agents pathogènes. Peut-être
parce qu’ils ont un mode de reproduction plus lent mais de meilleures
défenses immunitaires.
Si
la probabilité qu’un nouvel agent infectieux passe de l’animal à
l’homme est de fait plus élevée dans les zones de fortes diversité, ce
sont les actions de l’homme sur l’écosystème (exploitation de la forêt,
chasse, etc..) qui explique finalement la transmission. Une fois la
barrière des espèces franchie, la biodiversité a plutôt un effet
protecteur, analysent les chercheurs.
Préserver
la biodiversité est donc un enjeu de santé publique. C’est l’un des
«services rendus» par les écosystèmes qui sont désormais chiffrés par
l’Ipbes (la plate-forme intergouvernementale d’interface
science-politique sur la biodiversité et les services rendus par les
écosystèmes), l’équivalent du Giec pour les négociations
internationales sur le climat.
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Le : 03/12/10
Les précautions à prendre en cas de grand
froid
Src : lefigaro.fr/Crédits
photo : A.M./AFP
Face
aux importantes chutes de température, plusieurs réflexes
sont bons à adopter pour
protéger
les personnes les
plus fragiles
de son entourage.
•
Les risques :
Sont considérés
comme particulièrement vulnérables au froid les sans-abri, les
nourrissons, les personnes âgées et les malades souffrant de pathologies
chroniques cardiovasculaires et respiratoires ou de diabète.
Le
grand froid demande des efforts supplémentaires à l'organisme,
notamment au coeur, qui bat plus vite pour éviter que le corps ne se
refroidisse. Il est donc recommandé de limiter les efforts, surtout pour
les personnes âgées et les malades chroniques.
Le
froid favorise les crises d'asthme, les angines de poitrine et le
développement d'infections broncho-pulmonaires.
Il
peut aussi provoquer des hypothermies - quand la température corporelle
descend en-dessous de 35°C - et des gelures : exposées au froid, les
extrémitées du corps peuvent devenir d'abord rouges et douloureuses,
puis grises et indolores. Dans les cas les plus extrêmes, cela peut
conduire à l'amputation.
Les
enfants et les personnes âgées ne signalant pas toujours quand elles
ont froid, aussi faut-il redoubler de vigilance les concernant.
•Conseils à l'extérieur :
-
Limiter les sorties si vous faites partie des personnes à risque,
notamment le soir où il fait encore plus froid.
-
Si vous devez vous déplacer, habillez-vous chaudement, en couvrant bien
les parties du corps qui perdent de la chaleur : la tête, le cou, les
mains et les pieds. Mettez plusieurs couches de vêtements, et terminez
par un manteau coupe-vent et imperméable.
-
Choisissez des chaussures qui adhèrent bien au sol, pour éviter les
chutes sur un sol glissant. Ne restez pas trop longtemps immobile.
-
Nourrissez-vous convenablement. Limitez votre consommation d'alcool,
qui ne réchauffe pas contrairement aux idées reçues.
-
Eviter les longs trajets en voiture. Si c'est impossible, munissez-vous
d'eau, de nourriture, de couvertures, d'un téléphone chargé et
renseignez-vous sur la météo avant de partir.
-
Si vous devez emmener un enfant, ne le placez pas dans un porte-bébé,
portez le dans vos bras ou choisissez une poussette pour que le bébé
puisse remuer ses membres et se réchauffer.
•Conseils à la maison pour éviter les risques
d'intoxication au monoxyde de carbone et d'incendie :
-
S'assurer du bon fonctionnement et entretiens des ventilations et des
appareils de chauffage.
- Ne pas
faire surchauffer les poêles ou les chauffages d'appoint.
-
N'obstruez pas les bouches d'aération et aérez quotidiennement votre
domicile.
- Fermez les pièces
inutilisées.
- Maintenez la
température à environ 19°C.
-
Installez les groupes électrogènes à l'extérieur des bâtiments.
Japon : les pêcheurs de baleine devront
affronter "Godzilla"
Src : maxisciences.fr-Crédit
photo:Sea Shepherd
Un
groupe de militants qui oeuvrent pour protéger les animaux se lance dans
sa campagne annuelle
pour empêcher les pêcheurs
japonais de tuer les baleines.
La nouveauté
cette année : ils ont obtenu l’aide de "Godzilla".
"Godzilla"
ou encore "Gojira". Ce bateau de patrouille, ultra-rapide et à l’allure
menaçante, porte ainsi le nom du monstre féroce du légendaire film
japonais.
L’intercepteur
de 35 mètres a été mis à l’eau par la Sea Shepherd Conservation Society
lundi, à Fremantle en Australie, et a rejoint des bateaux plus
imposants, Steve Irwin et Bob Barker, à Hobart en Tasmanie. Ensemble,
ils ne devraient pas tarder à se diriger vers les eaux de l’Antarctique,
où leurs équipages vont guetter l’arrivée des pêcheurs de baleine
japonais.
Selon le Japan Times,
des garde-côtes japonais armés seront présents à bord de ces bateaux de
pêche pour aider à empêcher tout sabotage de la part des activistes. Car
cette activité rapporte de l’argent.
Ces
confrontations saisonnières dans les parties reculées de cet océan sont
de plus en plus tendues. Il y aurait parfois des collisions, preuve de
la dangerosité et de la nature controversée des méthodes employées par
Sea Shepherd.
La saison
dernière, elle a dû saborder son intercepteur, le Ady Gil, après avoir
accusé les pêcheurs de baleine de l’avoir endommagé. Les autorités
néo-zélandaises ont ensuite découvert que les deux équipages étaient en
faute.
Chaque
année, le Japon capture environ 900 baleines, parmi lesquelles se
trouvent quelques espèces protégées. Généralement cette pêche dure trois
mois et débute en décembre.
Le
Japon a déjà eu des avertissements de la part de la Commission
baleinière internationale, qui souhaite que le Japon diminue ses quotas
d’environ 200 baleines sur une période de 10 ans.
Même
si les scientifiques s’accordent également à dire qu’il faut empêcher
cette pêche, la baleine est un met apprécié au Japon, commercialisé
partout dans le pays.
Le
"Godzilla", qui peut distancer sans problème les vaisseaux japonais plus
imposants, sera utilisé pour localiser le bateau sur lequel les
baleines sont tuées par les équipages qui possèdent des harpons. Ce
serait le meilleur moyen d’empêcher la mort de ces animaux, selon Sea
Shepherd.
Il
s’agira de sa 7e campagne contre la pêche à la baleine japonaise dans
l’Antarctique.
Tour de vis en 2011 pour le bonus
écologique
Src : lefigaro.fr
Les
véhicules commandés après le
31 décembre prochain bénéficieront d'un bonus moins avantageux
et accordé à des conditions plus restrictives.
A
annoncé le ministre de l'Industrie Eric Besson sur RTL.
Victime de son succès, le bonus écologique se fait plus
sélectif. A compter du 31 décembre prochain, la prime accordée pour
l'achat d'une voiture neuve «propre»deviendra en effet moins
avantageuse, a annoncé ce mercredi sur RTL le ministre de l'Industrie
Eric Besson.
Il
faudra donc acheter une voiture «plus verte» pour bénéficier d'une
prime qui sera moins élevée qu'aujourd'hui. Concession du gouvernement :
ce sera la date de commande du véhicule qui servira de référence pour
l'octroi du bonus, et non plus la date de livraison.
Commander
sa voiture avant le 31 décembre permettra donc de bénéficier du bonus
dans les conditions de 2010. Ce «coup de pouce» aux automobilistes
coûterait «au moins 50 millions d'euros» à l'Etat, a précisé le
ministre.
Un
déficit de près de 500 millions d'euros
Mesure
phare du Grenelle de l'environnement, le système de bonus-malus
écologique lancé en 2008 représente un coût important, avec un déficit
de près de 500 millions d'euros.
Le
gouvernement espérait un dispositif neutre dans le budget de l'Etat
mais les recettes liées aux malus écologiques sont largement
insuffisantes pour compenser les bonus accordés aux achats croissants de
voitures «propres».
Cette
mesure permettra donc à l'Etat d'alléger ses dépenses mais elle risque
de fragiliser le secteur automobile convalescent, qui doit déjà faire
face à la réduction progressive des primes à la casse. En recul depuis
six mois, les immatriculations de voitures neuves en France affichaient
en octobre un recul de 18,7% sur un an.
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Le : 02/12/10
Une rame de métro recyclable à 98%, en
Pologne
Src : enerzine.com
La société de design et d'architecture "DesignworksUSA" qui a
pour clients BMW et Siemens
a
dessiné de nouvelles rames de
métro censées être plus
respectueuses de l'environnement.
Un
prototype sera d'ailleurs mis en service dans la capitale polonaise
(Varsovie) en 2012.
Le
système baptisé Inspiro, dispose de nouvelles voitures éco-compatibles
recyclables à 97,5%, ainsi qu'un intérieur plux spacieux
accessible par des entrées élargies facilitant ainsi le déplacement des
flux de voyageurs.
Les
habitacles intégrent également de grands écrans affichant le
tracé du réseau, ainsi que des éclairages apaisants placés à intervalles
réguliers. Pour un meilleur confort passager, les armoires
électroniques et mécaniques ont été supprimées.
Symbole
du vert et pourvue d'un éclairage doux, la structure de maintien
passager (debout) de chaque voiture est en forme de branches d'arbre.
Enfin, un châssis en aluminium a été privilégié dans l'objectif de
réduire le poids du wagon et donc de diminuer la consommation d'énergie.
Brésil : un airbus A320 carbure au
jatropha
Src : TAM
Le premier
vol expérimental en Amérique
latine à utiliser du biocarburant a été réalisé
avec succès par TAM,
la plus grande compagnie aérienne du Brésil
ans
un communiqué on apprend que le vol d'une durée de 45 minutes a eu lieu
lundi, au large de Rio de Janeiro, à bord d'un Airbus A320 alimenté par
du biofuel, un mélange entre du biocarburant (jatropha) et du kérosène
(fuel).
Plusieurs
compagnies ont collaboré à cet essai expérimental dont TAM, Airbus, et
le fabricant de moteurs CFM International, qui lui-même avait lié un
partenariat entre General Electric et la société française Snecma.
Ce
vol n'est pas le premier du genre, puisque 6 autres l'ont effectué
depuis février 2008. Ainsi, Continental, Japan Airlines, Virgin
Atlantic, Air New Zealand et KLM ont mené des expériences identiques
mais avec parfois des biocarburants différentes : jatropha, huile de
coco, algues et huile de cameline.
Le
président de TAM, Libano Barroso espère créer à terme « une plateforme
brésilienne pour le bio-kérosène d'aviation renouvelable ». Par
ailleurs, il pense que la culture du jatropha ne menace pas la
production alimentaire du fait qu'elle «peut être
plantée le long des pâturages et des cultures vivrières».
Enfin,
des études ont montré que les biocarburants à base de jatropha
produisaient de 65 à 80 % de gaz carbonique en moins que le kérosène
classique.
Une plate-forme pour
le bâtiment durable dans les Pays de la loire
Src : 20minutes.fr

CONSTRUCTION
- Elle doit aider les professionnels du BTP à aborder les défis posés,
notamment,
par le Grenelle de l’Environnement…
Industriels, architectes, ingénieurs,
artisans... Tous doivent s’adapter à des exigences environnementales de
plus en plus complexes et une passion nouvelle des promoteurs pour le
bâtiment durable... «Ils ont besoin d’une structure
pour échanger», assure José Caire, directeur du Pôle
génie civil écoconstruction des Pays de la Loire. Cela prendra la forme
d’une plate-forme régionale, comme il en existe aussi en PACA, en
Franche-Comté ou en Rhône-Alpes, dès le début 2011.
Cette structure servia aussi à informer,
innover, se former... Une partie des 22 ha de l’Ecole du gaz, près de
Nantes, devrait être achetée: «Tout le bâtiment doit
être réhabilité, c’est un formidable chantier école»,
indique le directeur.
Des bâtiments démonstrateurs et équipements
d’essais seront aussi proposés aux PME, comme des chambres climatiques
pour tester l’étanchéité, en vue de l'entrée en vigueur de la norme BBC
(bâtiment basse consommation) dès l'année prochaine. Une hotline va en
outre très vite répondre à toutes les questions.
L’exemple américain
«Tous
les pays pollueurs se posent finalement les mêmes questions»,
remarque Marika Frenette, directrice franco-canadienne d’un cabinet de
conseil nantais. Elle s’en inspire, multiplie les partenariats, aux
Etats-Unis, en Suisse ou dans d’autres pays francophones. Elle revient
du Greenbuilt, le plus gros salon spécialisé dans la construction
durable, organisée cette année à Chicago: «Le secteur a
moins souffert de la crise que d’autres. Outre-Atlantique, le tertiaire
a beaucoup profité du phénomène. Chez nous, il commence...»
Dans la capitale de l’Illinois se tisse aussi
l’un des plus gros réseaux mondiaux de «Greenbuilding», qui fédère
16.000 professionnels. Avant même d’entrer dans sa phase concrète, la
plate-forme des Pays-de-la-Loire, elle, compte déjà 120 adhérents. Elle
pourrait trouver sa vitesse de croisière en trois ans. Sa mise en place
coûterait entre 5 et 10 millions d’euros, son fonctionnement environ un
million d’euros par an. La région en financera une grande partie. A
terme, «si les professionnels admettent qu’ils ont
besoin de services, ils seront d’accord pour payer des prestations»,
estime Marika Frenette.
Enfin, cette plate-forme sera «atlantique»: elle
s’adresse aux professionnels de la région et tient compte de ses
spécificités. La proximité du littoral influe sur la conception du
bâtiment, sa construction et son usage. Physique de l’enveloppe, enjeux
sanitaires... «On a plus de points communs avec l’ouest
américain ou la région de Vancouver qu’avec l’est de la France»,
résume Marika Frenette. Cette adéquation avec le climat local, en
France, est une première.
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Le : 01/12/10
Un rapport alerte sur la présence de
pesticides dans nos assiettes
Src : 20minutes.com—C. R.
EXCLUSIF - Le
nutritionniste Laurent
Chevallier étais à Parismardi pour rendre publique
une enquête sur le sujet...
Une
quarantaine de pesticides et polluants différents dans chacun de nos
repas. Voilà ce qui est révélé par l’étude, rendue publique mardi 30
novembre, menée par Générations futures, qui travaille sur les dangers
des pesticides.
Cette
enquête s’inscrit dans le cadre d’une campagne d’action sur les causes
environnementales du cancer. Elle porte sur les repas types d’un enfant
d’une dizaine d’années. «On a imaginé des menus en
prenant en compte les recommandations sur les fruits et légumes, mais
aussi les goûters, explique Nadine Lauverja, de
Générations futures. Des analyses ont été réalisées par
différents laboratoires pour rechercher des cancérigènes.»
Crise
sanitaire
Le résultat est édifiant: jusqu’à
quinze pesticides différents dans le saumon ou encore, des pesticides
hors réglementation européenne dans les haricots verts et d’autres
produits importés d’Asie et d’Afrique.
D’où
cette question, posée par Laurent Chevallier, le médecin nutritionniste
montpelliérain responsable de l’alimentation au Réseau environnement
santé qui participe à l’enquête: «Que fait la
répression des fraudes? Il y a une carence évidente dans les contrôles.»
Il s’inquiète de la dégradation sanitaire qu’il observe: «En
25 ans, les cancers ont doublé, avec une augmentation constante chez
l’enfant.»
Et
c’est sans compter la progression galopante du diabète, +40% en 10 ans,
ou les allergies, multipliées par 5 en 20 ans. Autant
de maladies chroniques qui peuvent trouver leur origine dans la
modification du métabolisme.
«Il
faut se préparer à une crise sanitaire. Les industriels profitent d’une
législation mal adaptée, notamment en matière d’additifs.»
Conservateurs et édulcorants seraient donc présents en quantité très
importante dans les aliments.
Mauvaises
interactions?
Mais ce que redoute le médecin,
c’est le cocktail explosif que représentent, ensemble, tous les résidus
de polluants, pesticides et additifs.
«Il
est surprenant qu’il n’y ait jamais eu d’analyses sur ça. On sait très
bien qu’il ne faut pas mélanger certains médicaments, pourtant. Là,
c’est pareil.»
Et
d’enfoncer le clou. «Nos enfants seront inévitablement
touchés par des perturbations endocriniennes, qui a des incidences
identifiées sur la reproduction, le métabolisme et le surpoids.»
Un
nouveau signal d’alerte pour Laurent Chevallier qui, en 2008, avait
déjà brandi en premier la menace de la présence du bisphénol A dans
certains biberons en plastique. Un produit dont l’Europe a interdit
l’utilisation il y a une dizaine de jours.
Avec
cette nouvelle découverte, Générations Futures et le Réseau
environnement santé espèrent interpeller les pouvoirs publics sur «leurs
lacunes» en termes de contrôles et d’étiquetage.
Argentine : création de nouvelles zones
protégées face au risque de marées noires
Src : maxisciences.com
Les eaux australes argentines recèlent une grande quantité de pétrole.
Redoutant une catastrophe
écologique,
l'Administration des parcs nationaux (APN)
d'Argentine
a annoncé la création de quatre nouvelles aires
marines protégées.
"La marée noire du Golfe du Mexique a montré que les
entreprises même les plus modernes avaient besoin de plusieurs mois pour
colmater une fuite", explique Santiago Krapovickas, coordinateur du
Forum pour la conservation de la mer patagonique et de ses zones
d'influence, dont une interview a été relayée par Green et Vert. En
comparant avec l'Argentine, il s'inquiète du pétrole que contiennent les
mers de la Patagonie. En effet, les écosystèmes marins de cette région
du globe abritent de nombreuses espèces de mammifères, d'oiseaux, de
mollusques et de poissons. Sur une zone de trois millions de kilomètres
carrés, seuls 0,5% sont protégés.
Le 27 octobre dernier, le sommet de la biodiversité qui a
eu lieu au Japon a permis de déterminer quatre nouvelles aires marines
protégées : le Parc marin côtier patagonique austral, les Parcs de l’île
du Pingouin et de Makenke, dans la province de Santa Cruz, et le Parc
national marin Banco Burwood, au sud des Malouines. Ces nouvelles aires
devraient voir le jour dans les deux à cinq années à venir et
comporteront 1.360.800 hectares de superficie protégée (1,5% du
territoire marin argentin). C'est encore loin des 10% prévus pour 2020
par la Convention sur la biodiversité écologique.
Santiago
Krapovickas rappelle que "raisonner en termes de surface ne rime à rien
lorsqu'il s'agit d'océans puisqu'il s'agit d'un univers tridimensionnel
où chaque mètre cube peut abriter des millions de vie".
La France va s'adapter aux changements
climatiques
Src : lefigaro.fr
NathalieKosciusko-Morizet
présentera en juin des mesures immédiatement applicables.
Après
avoir fait de la réduction des émissions de gaz à effet de serre la
priorité absolue, de nombreux pays dont la France reconnaissent
désormais l'impérieuse nécessité de mettre sur pied des politiques
d'adaptation au changement climatique. Nathalie Kosciusko-Morizet, la
ministre de l'Écologie, présentera ainsi en juin prochain un plan de
mesures immédiatement applicables.
Il
n'est évidemment pas question de renoncer à la diminution des émissions
de CO2. D'autant que, si la crise économique a permis une très légère
diminution des émissions en 2009 (- 1,3 % par rapport à 2008, année
record), la courbe devrait repartir à la hausse dès cette année. Une
hausse de plus de 3 %, selon une étude effectuée par le Global Carbon
Project, publiée dans Nature Geoscience.
Mais
il s'agit parallèlement de mettre en place des stratégies d'ajustement
sur la base de trois principes, rappellent les auteurs d'Anticiper pour
s'adapter (1). Compte tenu de la rapidité des changements climatiques, «il
ne peut s'agir d'un processus intégralement spontané»,
expliquent-ils, avant d'ajouter que l'adaptation «est
motivée par l'irréversibilité des changements climatiques».
Enfin les climats ne cessant d'évoluer, «elle doit
être pensée comme un processus».
Le
climatologue Jean Jouzel a pour mission d'analyser pour la France les
résultats des modèles climatiques, sachant que des changements ont
d'ores et déjà été observés. Le régime des précipitations a évolué au
cours de la deuxième moitié du XXe siècle avec des étés plus secs, les
glaciers des Alpes rétrécissent, la floraison de certains arbres
fruitiers est avancée tout comme la maturité des vignes…
«Une opportunité»
Ce
plan d'adaptation s'appliquera au niveau national, mais également au
niveau local, et «loin d'un certain catastrophisme, on
peut le voir comme une opportunité», assure la
ministre, citant les Pays-Bas : «Alors que la montée
des eaux pourrait représenter une menace terrible pour ce pays, ils en
ont profité pour mettre au point des techniques de lutte qu'ils vendent à
l'export», rappelle-t-elle.
Le
plan français, qui pourrait être révisable tous les cinq ans,
ambitionne aussi de répondre aux inégalités sociales face au changement
climatique. Reste à savoir quels moyens financiers pourront être
mobilisés ? «On va aller chercher des moyens très
variés», assure la ministre, quelque peu évasive alors
que le projet de loi de finances actuellement en discussion prévoit de
réduire un nombre important de niches fiscales vertes.
(1)
Laurence Tubiana, François Gemenne, Alexandre Magnan, Édition Pearson.
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Le :30/11/10
Réchauffement climatique: Cancun, un
sommet, faute de mieux
Src : 20minutes.fr
CLIMAT - Après l'échec de Copenhague, 192 pays se sont retrouves à
Cancun à partir de lundi au Mexique...
Un
an après la déception de Copenhague, où les Etats avaient échoué à
conclure un accord ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet
de serre, les 192 pays de la convention des Nations unies sur le climat
se réunissent à partir d'aujourd'hui, à Cancun, au Mexique, pour faire
avancer les négociations.
Rien
de très concret
Ce sommet ne
sera toutefois pas l'occasion de relever les objectifs de réduction des
émissions, mais plutôt de valider le processus de négociations des
Nations unies. «On devrait revenir sur les financements, l'avenir du
protocole de Kyoto et la formalisation ou non des engagements contenus
en annexe de l'accord de Copenhague», détaille Emmanuel Guérin,
directeur du programme climat à l'Institut du développement durable et
des relations internationales (Iddri).
Rien
de très concret, sauf pour un paquet de décisions qui pourraient
permettre de cadrer les transferts de technologie et le financement de
la déforestation évitée. La question de la vérification des émissions de
gaz à effet de serre devrait également être abordée, tous les pays
devant arriver à un système harmonisé de déclaration de leurs émissions.
>>
Tout ce qu'il faut savoir sur la conférence de Cancun, c'est par là
La délégation européenne part à Cancun avec les objectifs
déjà formulés pour Copenhague?: 20?% de réduction des émissions de gaz à
effet de serre en 2020 par rapport au niveau de 1990, avec la
possibilité de descendre à 30% si les autres pays s'engagent également à
faire un effort.
Les députés
européens ont affirmé jeudi qu'il était dans l'intérêt de
l'Europe de passer à 30?%, notamment pour des raisons économiques comme
l'explique l'eurodéputé Yannick Jadot. «Sur les cinquante premières
entreprises vertes dans le monde, seulement trois sont européennes. Si
on rate ce coche, l'économie européenne sera un musée à la fin du
siècle.»
Cent ans sans énergie ?
Src : Nouvelobs.com avec
AFP
Les énergies
renouvelables ne seront pas suffisantes pour remplacer le pétrole
lorsque les réserves d'hydrocarbures seront épuisées, entre 2041 et
2054.
Les
réserves de pétrole de la planète vont s'épuiser dans une trentaine
d'années mais il faudra 100 ans avant qu'il n'y ait suffisamment
d'énergies renouvelables pour remplacer ces hydrocarbures, a-t-on appris
mardi 16 novembre.
Dans une étude américaine,
publiée sur le site Environmental Science and Technology, des chercheurs
de l'Université de Californie à Davis (UC-Davis) estiment que les 1.332
milliers de milliards de barils de réserves de brut vont s'épuiser en
2041 à raison d'une consommation mondiale de 85,22 millions de barils
par jour, augmentant de 1,3% par an.
Pour
déterminer quand il y aura une offre suffisante d'énergies renouvelables
pour remplacer les hydrocarbures, le professeur en ingéniérie Debbie
Niemeier et la chercheuse Nataliya Malyshkina ont extrapolé les prix des
actions des sociétés d'énergie renouvelables. Ils ont comparé les prix
des titres de 25 compagnies pétrolières cotées sur les marchés boursiers
américain, australien et européen avec ceux de 44 compagnies dans le
secteur des énergies renouvelables.
Utilisation de l'automobile compromise
Il
en ressort que la valorisation boursière des compagnies pétrolières
dépasse de loin celle des compagnies d'énergie alternatives. Selon les
chercheurs, cela signifie que les investisseurs croient que le pétrole
va continuer à bien se porter dans un avenir proche et surpasser le
secteur des énergies renouvelables.
Modélisant une
évolution des titres boursiers, les chercheurs ont établi que ce ne
serait pas avant 2141, soit 100 ans après l'épuisement du pétrole, qu'il
y aura une offre suffisante d'énergies renouvelables, ce qui
compliquera grandement l'utilisation d'automobiles pendant près d'un
siècle.
Deux tiers du brut sont raffinés pour en
faire de l'essence ou du gazole pour les véhicules.
Un
scénario plus optimiste prévoit que les réserves de pétrole s'épuisent
en 2054.
Le premier tram-train de
France en avant-première au salon des maires
Src : 20minutes.fr/ M.B.
TRANSPORTS -
Il entrera en service le 11 décembre à Mulhouse, et a pour ambition
d’attirer
une partie des
automobilistes de l'axe allant vers les Vosges…
Qu’est-ce
qui est bleu, et qui roule aussi bien sur des rails de Réseau ferré de
France (RFF) que sur ceux du réseau urbain de Mulhouse, Soléa? Un
tram-train. Ce drôle d’engin, le tout premier du genre en France,
reliera dès le 11 décembre la gare centrale de Mulhouse à la ville de
Thann, à une vingtaine de kilomètres, sans changement de matériel ni de
conducteur. «En ville, ce sera une sorte de tramway surgonflé, en dehors
ce sera un petit train», a expliqué ce mercredi Jean-Marie Bockel,
président de la communauté d'agglomération de Mulhouse, lors d’une
présentation en avant-première au salon des maires, porte de Versailles à
Paris.
Ce projet de 150
millions d’euros, financé à hauteur de 60 millions par le conseil
régional d’Alsace, n’a pas nécessité de gigantesques travaux
d’infrastructure. Le tram-train utilisera en effet les rails déjà
existants du TER d’une part, et de la ligne 3 du tramway d’autre part.
Pourtant le projet a eu toutes les peines du monde à sortir de terre,
puisque comme l’a rappelé Jean-Marie Bockel, «j’ai découvert ce concept,
qui existait en Allemagne, en 1995 et je l’ai trouvé tout de suite intéressant».
La déclaration d’utilité publique ne sortira qu’en 2004, et il lui aura
donc fallu encore six ans pour être inauguré.
De
nombreuses difficultés
Mais les difficultés
techniques ont été nombreuses, comme l’a souligné Joël Le Breton, PDG de
Transdev, l’opérateur de transport mulhousien. «Il a fallu rendre
compatible les deux réseaux, et trouver le matériel adéquat, car il
était hors de question de faire entrer un train dans les rues de
Mulhouse.» «Le plus difficile a été de marier la culture SNCF, et sa
démarche un peu impérialiste, avec celle du tramway urbain», reconnaît
Jean-Marie Bockel.
L’ambition
du tram-train est d’atteindre les 10.000 passagers par jour, contre
5.000 pour le TER circulant actuellement sur la même ligne. Celui-ci
verra sa fréquence ramenée à un train par heure, en soutien aux deux
tram-trains par heure qui desserviront les huit gares hors centre-ville.
Dans le centre les usagers bénéficieront d’un passage tous les quarts
d’heure, entre celui du tram-train et de la ligne 3 du tramway, qui
circuleront sur la même ligne.
La
région voit deux intérêts à ce projet: le report d’une partie
des automobilistes qui empruntent un axe en direction des Vosges
surchargé. Et la mise en place d’une tarification unique par zones,
permettant d’emprunter tous les modes de transport collectif, «que nous
voyons comme une préfiguration de la Carte orange sur la région», a
annoncé Antoine Herth, vice-président du conseil régional en charge des
transports.
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Le : 29/11/10
Un hiver froid pourrait
suivre le réchauffement climatique
Src : BE Allemagne 506
Le
réchauffement climatique, causé par les gaz à effet
de serre, pourrait se traduire
par des hivers froids en
Europe.
Les
glaces qui reposent sur les eaux de l'est arctique fondent, ce qui
entraîne un réchauffement local des couches d'air inférieures qui
pourrait provoquer de fortes interférences dans les courants
atmosphériques. Un éventuel refroidissement des continents du nord
pourrait voir le jour. Cette hypothèse est présentée dans la revue
"Journal of Geophysical Research". "
Cette
interférence pourrait tripler le risque d'un hiver très froid en Europe
et en Asie du Nord" déclare l'auteur principal de cette étude, Vladimir
Petoukhov de l'Institut de recherche climatique de Potsdam (PIK). Il
explique que des hivers rudes, comme ceux connus ces dernières années,
ne contredisent en rien un réchauffement planétaire, mais au contraire
l'attestent.
Les
chercheurs fondent leurs déclarations sur des simulations informatiques
effectuées à l'aide d'un logiciel modélisant le climat et connu sous le
nom de ECHAM5. Le logiciel, développé par l'Institut Max-Planck de
météorologie de Hambourg, permet de réaliser des modèles de circulation
atmosphérique.
Les
scientifiques ont concentré leurs études sur la mer de Barents-Kara au
nord de la Norvège et de la Russie, où il a été possible d'observer une
importante réduction des glaces au cours de l'hiver 2005-2006, qui fut
très froid en Europe. Lorsque la glace disparait de la surface des mers,
ces dernières ont tendance à perdre beaucoup de chaleur dans
l'atmosphère. Les chercheurs ont donc intégré des scénarios dans
lesquels la couverture de glace de l'est arctique ne cesse de diminuer,
allant de 100% à 1%.
"Nos
simulations ont fourni une réponse non-linéaire de la température de
l'air et du vent face aux variations que subit la glace au-dessus des
mers", explique le physicien Petoukhov. "Nous
passons d'un réchauffement à un refroidissement et de nouveau à un
réchauffement". Un changement brutal entre les
différents mécanismes de circulation atmosphérique, qui ont lieu dans
les zones subpolaires, pourrait donc tout à fait être possible. Le
réchauffement de l'air au-dessus de la mer de Barents-Kara semble être à
l'origine de vents d'hiver froids en Europe.
Pour
Vladimir Petoukhov, les autres approches du sujet "hiver froid et
réchauffement climatique", qui font référence à l'activité du soleil ou à
la circulation du Gulf Stream, ont tendance à exagérer leurs effets. En
comparaison aux nouvelles découvertes faites dans la mer de
Barents-Kara, la corrélation entre ces phénomènes et les hivers froids
en Europe est relativement faible.
Il
semblerait qu'au cours de l'hiver 2005-2006, aucune anomalie dans
l'oscillation nord-Atlantique n'ait été enregistrée. Les variations de
pression atmosphérique entre l'anticyclone des Açores et la dépression
d'Islande sont généralement associées à des températures inhabituelles
en Europe.
Pour
Petoukhov, cette étude ne fournit pas de prévisions météorologiques
pour l'hiver prochain, mais permet une évaluation des changements
climatiques au long terme. Ainsi, "personne ne peut dire comment sera
l'hiver cette année".
Thon rouge: les quotas de
pêche restent pratiquement inchangés
Src : 20minutes.fr
PECHE
- C'est un nouveau camouflet pour les
ONG...
La
cinquantaine de pays pêcheurs de thon rouge ont décidé samedi à Paris
une réduction minime des quotas de pêche pour 2011, qui passeront à
12.900 tonnes contre 13.500 tonnes en 2010, ont annoncé des participants
à la réunion.
La
réunion annuelle de la Commission internationale pour la conservation
des thonidés de l'Atlantique (CICTA) s'est entendu sur «un quota de
12.900 tonnes pour le thon rouge pour 2011», a déclaré à l'AFP Rémi
Parmentier, observateur à la réunion à Paris pour le groupe
environnemental PEW.
Les
ONG écologistes et certains des Etats avaient plaidé depuis le début
pour une réduction du quota à 6.000 tonnes en 2011.
«Une
fois de plus, on a refusé au thon rouge la protection dont il avait
désespérément besoin», a déploré Sue Liebermann, responsable de la
politique des pêche de l'ONG américaine PEW.
Les régimes amaigrissants
ne sont pas sans risques
Src : nouvelobs.com
Une
étude évalue les
déséquilibres -importants- que les régimes
entraînent en lipides, glucides, protéines,
en vitamines et en minéraux.
Les
régimes amaigrissants, qu'ils soient riches en protéines comme les
régimes Dukan ou Fricker ou pauvres en glucides comme les régimes Atkins
ou Cohen, sont très loin d'être sans risques, selon l'Agence de
sécurité sanitaire alimentation, environnement et travail (Anses).
Sur la base d'expertises scientifiques, l'agence a passé
au crible 15 régimes: Atkins, californien, citron détox,
chrononutrition, Cohen, Dukan, Fricker, Mayo, Montignac, régime de la
soupe au chou, Weight Watchers...
Dans
un rapport publié jeudi 25 novembre, elle évalue les déséquilibres
-importants- qu'ils entraînent en macronutriments (lipides, glucides,
protéines), en vitamines et en minéraux. Ainsi, pour plus de 80% des
régimes, les apports en protéines sont supérieurs aux apports
nutritionnels conseillés (ANC), voire très supérieurs comme dans les
régimes Dukan, qui en font leur marque de fabrique.
Plusieurs
(Zone, Chrononut, Atkins...) proposent des apports lipidiques
supérieurs à la fourchette haute des ANC. Les apports en fibres sont
dans 3 régimes sur 4 inférieurs à l'ANC, voire parfois près de dix fois
moindres, comme dans les deux premières phases des régimes Dukan.
Trop
de sel, pas assez de vitamines
Pour
les femmes, les ANC en fer sont très rarement atteints. Plusieurs
régimes (Mayo, Montignac phase 2, Fricker 3...) ne couvrent pas les
besoins en calcium, alors que dans deux des phases de Dukan les apports
sont 2 fois supérieurs aux ANC. Le régime Dukan 1 fournit plus de 2 fois
le maximum de sodium recommandé.
L'apport en vitamine C est souvent trop faible, notamment
pour les régimes Dukan et Fricker, de même que l'apport en vitamine D,
sauf pour les régimes Dukan 2 et 3, où il est quatre fois plus élevé que
les recommandations.
L'agence a établi aussi les risques que ces régimes
faisaient courir à la santé. Elle cite la diminution de la masse
minérale osseuse et les risques de fracture, ainsi que la réduction en
acides gras polyinsaturés "indispensables", le risque de calculs
biliaires avec les régimes très hypocaloriques, et de cancer colorectal
avec les régimes pauvres en glucides complexes et en fibres.
Sur
le plan cardio-vasculaire
L'innocuité
des régimes pauvres en glucides et riches en graisses et en protéines
n'est pas établie sur le plan cardio-vasculaire.
Au
total, "la recherche de la perte de poids sans indication médicale
formelle comporte des risques, en particulier lorsqu'il est fait appel à
des pratiques alimentaires déséquilibrées et peu diversifiées", estime
l'Anses.
Pour
elle, "rien ne peut remplacer en termes de santé une alimentation
équilibrée, diversifiée". En cas d'obésité, il doit y avoir prise en
charge par des spécialistes.
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Le : 26/11/10
La plus grande centrale
solaire d'Europe a ouvert en Italie
Src : 20minutes.fr / AFP
ENERGIE - Une
centrale solaire d'une puissance de
70 mégawatts a été inaugurée mardi
dans le nord-est de l'Italie...
La
plus grande centrale solaire d'Europe, d'une puissance de 70 mégawatts a
été inaugurée mardi par le groupe américain SunEdison. "Celle
qui est à présent la plus grande centrale photovoltaïque en
fonctionnement en Europe, a été achevée et raccordée au réseau dans un
délai de neuf mois", s'est félicité SunEdison. Cette
centrale, installée dans la province de Rovigo, en Vénétie (nord-est),
dispose d'une puissance de 70 mégawatts, s'étend sur une superficie de
850.000 mètres carré et compte 280.000 panneaux solaires.
16.500
ménages seront alimentés par la centrale solaire
Au cours de sa première année complète de fonctionnement,
elle permettra de couvrir les besoins en électricité de 16.500 ménages
et d'éviter le rejet de plus de 40.000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère.
Le fonds d'investissement First Reserve, spécialisé en énergie, a acquis
la majorité de cette centrale tandis que SunEdison dispose d'une part
minoritaire et reste chargé de l'exploitation et de la maintenance de la
structure qui a nécessité un investissement d'environ 250 millions
d'euros.
"Nous
avons mis moins d’un an à faire sortir de terre ce projet, nous pensons
qu’il marque un tournant dans l’évolution de notre secteur et qu’il
deviendra une référence pour les futurs grands projets photovoltaïques",
a déclaré Carlos Domenech, président de SunEdison, cité dans le
communiqué. Mark Florian, directeur général de First Reserve Energy
Infrastructure, s'est dit "fier d'ajouter ce projet
phare à notre portefeuille d'infrastructures" et a
souligné que l'"environnement législatif fort, un
régime tarifaire stable et une exposition solaire fiable sont les atouts
clés du marché solaire italien".
L'Italie
et l'Allemagne, leaders européens du solaire
SunEdison, filiale du groupe américain MEMC Electronic
Materials, est le numéro un de l'énergie solaire aux Etats-Unis et l'un
des leaders dans le monde. Avec une puissance installée de plus d'un
gigawatt, l'Italie est au deuxième rang en Europe en terme de production
d'énergie solaire derrière l'Allemagne, selon des données du
gouvernement italien.
Les plus grands lacs du
globe se réchauffent
Src : esoir.be/AFP photo:La
mer Noire,AFP
Les plus grands lacs
du globe se réchauffent
depuis 25 ans, surtout dans l’hémisphère nord, en réaction au
réchauffement du climat, selon des prélèvements de températures
effectués avec des satellites par des
chercheursde la Nasa.
En
moyenne, le mercure est monté de 1,23 degré Celsius par décennie à la
surface de ces 167 lacs et de jusqu’à trois degrés pour ceux se trouvant
aux plus hautes latitudes de l’hémisphère nord, selon ces scientifiques
du « Jet Propulsion Laboratory » (JPL) de l’agence spatiale américaine à
Pasadena (Californie).
«Notre analyse offre une nouvelle source indépendante
de données évaluant l’impact du changement climatique »
dans le monde, souligne Philip Schneider du JPL, principal auteur de
cette communication parue dans la dernière édition du journal «
Geophysical Research Letters ».
«Ces observations ne sont pas sans conséquence pour les
écosystèmes des lacs qui peuvent être négativement affectés même par de
très petits changements de la température de l’eau »,
ajoute-t-il.
C’est
ainsi qu’un léger réchauffement peut être propice à une prolifération
d’algues qui peuvent rendre le lac toxique pour les poissons ou
favoriser l’introduction d’espèces non-autochtones pouvant bouleverser
son écosystème naturel.
Le
nord de l’Europe est la zone la plus étendue où le réchauffement a été
le plus marqué et persistant, selon ces chercheurs.
Le
réchauffement a été légèrement moins prononcé en Europe du sud autour
de la mer Noire et de la mer Caspienne ainsi qu’au Kazakhstan.
Les
températures ont montré une tendance à être plus élevées plus à l’est
en Sibérie, Mongolie et dans le nord de la Chine.
En
Amérique du Nord, la hausse des températures a été légèrement plus
élevée au cours de ces 25 dernières années dans le sud-ouest des
Etats-Unis que dans la région des Grands Lacs, ont aussi constaté ces
chercheurs.
Les
mesures de température prises avec les satellites sont tout à fait
comparables avec celles prises par des instruments se trouvant sur des
bouées flottant sur les Grands Lacs, le plus gros réservoir d’eau douce
de la planète selon leur superficie totale et le volume d’eau.
Dans
certaines régions comme les Grands Lacs et l’Europe du Nord, les
étendues d’eau ont paru se réchauffer plus vite que l’air environnant.
Le
réchauffement a été le plus modeste sous les tropiques et aux latitudes
moyennes dans l’hémisphère sud, indique l’étude.
L’ensemble
de ces observations vont dans le sens des changements attendus des
températures liés au réchauffement planétaire.
Les
scientifiques ont longtemps recouru à la mesure des températures de
l’air près du sol pour évaluer les tendances du réchauffement.
Depuis
récemment, cette technique est remplacée par des mesures effectuées par
des satellites utilisant un système de rayonnement infrarouge thermique
capable de balayer des zones plus vastes et de manière plus précise.
Les
chercheurs ont utilisé des satellites de l’Agence américaine des océans
et de l’atmosphère (NOAA) et de l’Agence Spatiale Européenne (ESA).
350 millions de dollars
pour sauver les tigres
Src : lemonde.fr
Un accord visant à doubler d'ici 2022 le nombre de spécimens
dans les treize pays où ces félins vivent encore
à l'état sauvage a été
annoncé mardi 23 novembre par Vladimir Poutine, lors du sommet de
Saint-Pétersbourg consacré à la sauvegarde des tigres.
Il
ne reste aujourd'hui que 3 200 tigres à l'état sauvage, contre 100 000
il y a un siècle. Les survivants, victimes des vertus médicinales ou
aphrodisiaques prêtées, notamment en Chine, à certaines parties de leur
anatomie, sont traqués par des braconniers. "Il est
très important de sauver pour les générations futures le tigre, cette
créature magnifique, impériale", a déclaré Vladimir
Poutine lors de la conférence. Le dirigeant russe, qui aime cultiver une
image sportive, s'est vu offrir un bébé tigre pour son
cinquante-sixième anniversaire et s'est illustré en endormant un tigre
de Sibérie à l'aide d'un fusil hypodermique.
DES
TRAFICS MEURTRIERS POUR LE TIGRE
Le
programme de sauvetage consacrera 350 millions de dollars au cours des
cinq prochaines années, ont précisé des coordinateurs de la Banque
mondiale et du WWF. Jim Leape, directeur général du WWF, a souligné que
le tigre était au bord de l'extinction et que, sans mesures strictes
destinées à mettre fin au braconnage et à la déforestation, il ne
resterait plus en 2022 que quelques survivants disséminés.
Le
nombre de tigres a diminué de 97 % au cours de la dernière décennie et
quatre des neuf sous-espèces de tigres ont disparu. Des personnalités
telles que Yannick Noah ou l'acteur américain Leonardo DiCaprio, qui a
offert mardi un million de dollars, se sont engagées dans la campagne.
Pour
John Sellar, responsable de la lutte contre la fraude à la Convention
sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages
menacées d'extinction (CITES), il est essentiel de se concentrer sur la
lutte contre les trafics, faute de quoi, l'argent dépensé l'aura été en
pure perte. L'Inde est une plaque tournante du trafic, suivie de la
Chine, où pratiquement toutes les parties du tigre se négocient à prix
d'or. Une peau peut y atteindre 35 000 dollars, selon Havoscope, qui
recense les tarifs du marché noir.
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Le : 25/11/10
Produits chimiques : le
constat alarmant de médecins américains
Src : enviro2B
Des
médecins américains soupçonnent les
produits chimiques omniprésents dans notre
environnement
quotidien, d'être à l'origine de troubles graves de santé
tels que la puberté précoce ou l'infertilité.
Ils demandent d'urgence au gouvernementune modification de la
législation sur ces produits.
l'occasion
d'une conférence de presse donnée la semaine dernière, le Dr Linda
Giudice, directrice du département d'obstétrique, pédiatrie et
techniques reproductives à l'université de Californie de San Francisco,
UCSF, annonçait qu'il "existe de plus en plus de
preuves montrant que des polluants présents dans l'environnement jouent
un rôle dans les troubles" rencontrés chez ces
patients, exemples à l'appui. "J'ai traité des milliers
de patients (..) dont des jeunes hommes ayant un taux de spermatozoïdes
très en-dessous de la normale ou victimes d'un cancer des testicules,
des jeunes filles de 17 ans déjà ménopausées ou de petites filles
montrant des signes de puberté à 6 ou 8 ans"
explique-t-elle.
Rejointe
par des confrères, le Dr Giudice en appelle à la révision de la
législation américaine sur les produits chimiques. L'actuelle
législation remonte à 1976 avec le Toxic Substances Control Act, ne
concerne que cinq produits chimiques et n'a jamais été modifiée depuis
34 ans. Or, la présence de substances chimiques dans l'environnement a
été multiplié par 20 depuis 1945. "Aujourd'hui,
l'exposition aux polluants est partout présente : l'air, l'eau, la
nourriture, les boissons, les cosmétiques ou la parapharmacie, les
pesticides, les herbicides et les produits ménagers courants"
, ajoute-t-elle.
Des
règles dès 7 ans
Tracey
Woodruff, la directrice du programme santé reproductive et environnement
de l'UCSF, évoque quant à elle les effets des produits retardants,
utilisés notamment pour ignifuger les meubles. Elle s'appuie sur une
étude publiée en août dernier, réalisée sur plusieurs jeunes filles, et
qui constatait qu'une écrasante majorité d'entre elles commençait à
développer une poitrine très jeune et avoir leurs premières règles
parfois dès l'âge de 7 ans. Or, une part importante de ces jeunes filles
présentait un niveau élevé de produits retardants et autres substances
chimiques dans leur organisme.
La
tache risque toutefois d'être ardue. Pour l'heure, toutes les
propositions de lois déposées au Congrès cette année pour remettre au
goût du jour la vieille loi TSCA sont demeurées sans suite.
Sommet sur le climat à
Cancun : vers un échec programmé ?
Src : nouvelobs.com /
photo: Inondations en Argentine (AFP)
Après le
fiasco de la rencontre de Copenhague,
les dirigeants de l'Onu
attendent des résultats
concrets.
Mais Ban Ki Moon
ne se fait guère d'illusions
quant aux chances d'arriver à un accord global.
Les
dirigeants des Nations unies vont demander "des résultats concrets" au
sommet de Cancun car le changement climatique s'accélère et "le moment
des décisions" est venu, a souligné lundi 22 novembre Robert Orr,
l'organisateur en chef de l'Onu pour ce sommet.
Robert Orr, secrétaire général adjoint de l'Onu, a
expliqué que le prochain rapport du Groupe intergouvernemental d'experts
sur l'évolution du climat (Giec) serait bien pire que le dernier.
Il a expliqué devant la presse que les négociateurs qui
iront au sommet de Cancun à partir du 30 novembre "doivent
avoir à l'esprit que, plus long on attend, plus le prix à payer en
termes de vies et d'argent sera élevé".
Robert Orr a expliqué que le secrétaire général des
Nations unies Ban Ki-moon expliquerait dans la station balnéaire
mexicaine que "nous ne devons pas céder aux chants de
sirène des climato-sceptiques".
"Les faits montrent exactement le
contraire" et tous les scientifiques sont d'accord sur
le fait que le changement climatique "se produit d'une
manière accélérée".
La déforestation, les transferts de technologies et les
financements sont trois domaines où des progrès sont attendus, a
souligné Robert Orr.
Un
financement modeste pour les pays pauvres
"Le
moment est venu pour que des décisions soient prises et nous voulons
des résultats concrets", a-t-il dit. "Les changements climatiques ne se
sont pas produits en un jour et nous ne les règlerons pas non plus en un
jour. Il faut donc que des progrès soient accomplis à Cancun, mais
personne n'attend de réponse finale", a-t-il ajouté.
Sur le financement de l'aide aux pays pauvres pour les
aider à résister à la montée de la température, il a indiqué qu'un
accord avait été trouvé à Copenhague pour un financement modeste de 30
milliards de dollars au cours des trois prochaines années.
La discussion à Cancun portera sur des financements de 100
milliards de dollars par an à partir de 2020.
Robert
Orr a reconnu que le sommet de Copenhague avait été une grande
déception. "Nous attendons des gouvernements qu'ils
prennent leurs responsabilités et nous aurons une large palette de
résultats" à Cancun, a-t-il dit, ajoutant que "le
pragmatisme est à l'ordre du jour".
Un
accord global et contraignant "improbable"
Robert
Orr a encore insisté sur la nécessité de s'appuyer sur les données
scientifiques. "La notion selon laquelle le changement
climatique n'a pas lieu ou n'est pas causé par les hommes n'a aucune
base scientifique et Ban Ki-moon a adopté une position plutôt ferme qui,
depuis le début, s'appuie sur la science".
"Nous
devons défendre la science. La science est un élément important pour
faire en sorte que les gouvernements bougent. S'ils comprennent les
périls auxquels les populations sont confrontées, il devient beaucoup
plus facile de surmonter les obstacles politiques pour faire ce qu'on
doit faire", a-t-il indiqué.
Quelque
194 Etats signataires de la Convention climat se retrouvent à Cancun du
29 novembre au 10 décembre pour leur conférence annuelle. Il s'agira de
la première grande réunion sur le changement climatique depuis l'échec
il y a un an du sommet de Copenhague, incapable de fixer une feuille de
route précise pour l'après 2012 (date d'expiration du protocole de
Kyoto).
Cette
première grande réunion depuis Copenhague intervient dans un contexte
d'absence de progrès dans les négociations, renforcé par les
restrictions budgétaires de nombreux pays.
Ban
Ki-moon avait jugé le mois dernier "improbable" qu'un accord global et
contraignant puisse être signé à Cancun.
Comment le chocolat
protège votre cœur
Src : slate.fr/Pierre
Barthelemy
Dans la famille “Aliments
bons pour la santé”, je voudrais le
chocolat.
On sait depuis longtemps que sa consommation régulière fait baisser le risque cardiovasculaire.
Restait à comprendre comment le fruit du cacaoyer
agissait. Pour le savoir, une équipe de chercheurs suédois s’est livrée à
plusieurs expériences, en partant du principe que certaines molécules
du cacao (en particulier la catéchine, également présente dans le thé,
et la procyanidine, que l’on retrouve aussi dans le vin) réduisaient la
tension artérielle par deux voies complémentaires.
D’abord
en inhibant partiellement l’activité de l’enzyme de conversion de
l’angiotensine (ECA). Cette enzyme a la propriété de transformer
l’angiotensine I, sans effet biologique, en angiotensine II, qui est un
puissant vasoconstricteur : en clair, elle réduit le calibre des
vaisseaux sanguins et fait donc grimper la tension artérielle. Le second
effet supposé du chocolat serait d’augmenter la concentration dans le
sang du monoxyde d’azote (NO) qui, lui, est un vasodilatateur : il
augmente le diamètre des vaisseaux et réduit donc la tension.
Dans
l’étude qu’ils publient dans le Journal of Cardiovascular Pharmacology,
ces chercheurs emmenés par Ingrid Persson ont testé ces deux
hypothèses, in vitro et in vivo. In vitro sur des cellules
endothéliales, c’est-à-dire les cellules qui tapissent l’intérieur
des vaisseaux sanguins : celles-ci ont donc été mises en contact avec
des extraits de cacao à différentes concentrations et on a observé ce
qui se produisait au fil des heures.
Pour
l’expérience in vivo, on a demandé à 16 personnes (6 femmes et 10
hommes) en bonne santé, non fumeuses, de manger 75 grammes (quasiment
une petite tablette) de chocolat noir à 72% de cacao. Est-il utile
d’ajouter que je suis volontaire pour la prochaine expérimentation de ce
genre ?
Précisons tout de même
à d’éventuels candidats à la science gourmande que l’expérience
nécessitait quatre prises de sang (une avant et trois pendant) et que
les cobayes avaient dû se soumettre pendant les deux jours précédant le
test à un régime un peu contraignant afin d’éviter les aliments
contenant les fameuses molécules : pas de fruits rouges, d’aubergines,
de café, d’oignons, de poires, de prunes, de radis, de raisin, de chou,
de haricot noir, de pommes, de thé, de vin et, bien sûr, pas de
chocolat.
Quels
ont été les résultats ? Que ce soit dans les cellules endothéliales en
culture ou chez les êtres faits de chair, d’os et de sang, l’activité de
l’ECA a été en partie inhibée par le cacao. Pour ce qui concerne le
monoxyde d’azote, les chercheurs n’ont pas repéré d’augmentation
significative chez les cobayes même s’ils ont noté une petite hausse in
vitro mais seulement aux concentrations les plus fortes. Quoi qu’il en
soit, les chercheurs précisent que l’inhibition de l’ECA obtenue avec le
chocolat est comparable à celle qu’engendrent les médicaments agissant
sur cette enzyme.
De
là à dire qu’il faut s’empiffrer de chocolat pour être en bonne santé,
il y a un pas que ces scientifiques ne franchiront pas, tout comme on ne
conseillera à personne d’écluser deux ou trois litres de vin par jour
sous prétexte que le picrate recèle des molécules qui protègent le
système cardio-vasculaire. Dans les deux cas, le remède serait pire que
le mal, étant donné que le chocolat contient souvent une bonne dose de
matière grasse et de sucre.
N’oublions
pas que, dans Charlie et la chocolaterie, Augustus Gloop, grand
croqueur de tablettes devant l’éternel, est un garçon obèse que son
immodérée gloutonnerie fait tomber dans la rivière de chocolat de Willy
Wonka, dont il ne sortira pas indemne…
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Le : 24/11/10
La Chine accueille une
centrale géante qui transforme les bouses de vache en électricité
Src : 20minutes.com
PLANETE : De quoi
satisfaire les besoins de plusieurs milliers de foyers...
Le
bétail est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre,
selon un rapport de l'ONU de 2006. C'est plus que les émissions de tous
les moyens de transport réunis. Des pays comme l'Irlande et le Danemark
songent même à taxer les flatulences bovines. Mais que faire des tonnes
de bouses produites? De l'électricité, pardi.
Selon
la Technology Review du MIT, l'exploitation agricole Huishan Dairy,
située dans le nord-est de la Chine, va accueillir la plus grande
centrale électrique du monde alimentée par les excréments bovins.
L'usine produira 5.6 mégawatts d'électricité, soit presque trois fois
plus que le précédent record. De quoi produire assez d'énergie pour
satisfaire les besoins de 3.500 foyers américains (20.000 foyers
chinois)
Une
pratique en plein boom
Une vache laitière produit
en moyenne 50 kg de bouses par jour. Soit 18 tonnes par an. Pour un
troupeau de 250.000 têtes, comme celui de Huishan Dairy, cela représente
plus de 4 millions de tonnes.
Aux
Etats-Unis, de plus en plus de petits fermiers investissent dans de
telles installations. Il leur faut souvent plusieurs années avant un
retour sur investissement positif. Mais avec sa taille, Huishan Dairy
bénéficie d'un facteur d'échelle important.
Electricité
(relativement) verte
Technology Review explique
que le processus est bien plus vert que de ne rien faire. Les excréments
sont chauffés, et, via des bactéries, libèrent un biogaz
essentiellement composé de méthane (un gaz 20 fois plus polluant que le
dioxyde de carbone). Ensuite, ce mélange alimente un générateur qui
fonctionne sur le même principe qu'un moteur de voiture.
La
combustion produit des émissions moins polluantes que le carburant
classique. Les excréments, devenus presque inodores, sont ensuite
séparés. La partie liquide peut toujours faire office d'engrais. La
partie sèche remplace la sciure de bois dans l'étable.
En
2007, l'ONU avait tiré la sonnette d'alarme. Depuis les années 70, la
consommation de viande dans les pays en voie de développement a triplé.
Pareil pour celle de lait en Chine ou en Inde, en moins de 10 ans. Si
rien n'est fait, les émissions du bétail pourraient encore doubler d'ici
2050. La vache, protagoniste du prochain film catastrophe de Roland
Emmerich?
Cogenra teste un système
de cogénération solaire
Src : enerzine.com
La
start-up Cogenra Solar
a développé un système de cogénération solaire capable à la fois de générer de
l'électricité et de délivrer de l'eau
chaude à partir d'un seul et même module.
Un
prototype a d'ailleurs été installé dans un établissement vinicole
situé dans le nord de la Californie. Concrètement, il combine des
cellules solaires photovoltaïques classiques avec un système de
récupération de la chaleur résiduelle. L'électricité générée alimente
les équipements d'éclairage et d'embouteillage, tandis que l'eau chaude
pourra être utilisée pour le lavage des cuves et des barriques.
Plusieurs
miroirs paraboliques d'une longueur de 10 mètres et d'une largeur de
trois mètres, bordés de miroirs, concentrent la lumière solaire sur deux
bandes suspendues composées de cellules solaires en silicium
monocristallin. Les miroirs paraboliques se trouvent au dessus de bras
mécaniques qui se déplacent pour suivre l'astre solaire.
La
chaleur ainsi dégagée va chauffer un mélange de glycol et d'eau qui
circule à travers un tuyau d'aluminium. La solution de glycol est
introduite dans un échangeur de chaleur, où il réchauffe l'eau. L'eau
chaude est ensuite injectée dans un réservoir, alors que la solution de
glycol est refroidie avant d'être renvoyée à nouveau vers les panneaux
solaires.
La
mise en place de systèmes hybrides solaires similaires a échoué dans le
passé car les cellules solaires avaient la fâcheuse tendance à
surchauffer. C'est pourquoi Cogenra Solar utilise des capteurs pour
surveiller leur température et un système de contrôle automatisé se
charge de faire circuler le fluide plus rapidement pour éviter cet
inconvénient.
Ces
panneaux solaires "hybrides" seront en mesure de produire 50 kilowatts
d'électricité, et l'équivalent de 222 kilowatts d'énergie thermique.
Gilad Almogy, le PDG de Cogenra a déclaré : "ceci
permettra de réduire de 45 à 50% l'utilisation de gaz naturel pour le
chauffage de l'eau, et de répondre à environ 10% des besoins en
électricité".
Cogenra prévoit d'installer son système de panneau solaire
"hybride" chez les gros consommateurs d'électricité et d'eau. Vinod
Khosla, milliardaire et co-fondateur de Sun Microsystems qui a investi
10,5 millions de dollars dans le projet, affirme de son côté que la
technologie est remarquablement rentable.
Toyota RAV4 électrique :
vente prévue en 2012
Src : toyota
A
l'occasion du Salon de
l'automobile de Los Angeles, Toyota
a dévoilé son nouveau RAV4
électrique,
un véhicule de démonstration basé sur le modèle thermique.
Le
RAV4 EV a ainsi subi quelques améliorations notables concernant à la
fois la suspension et la direction. Des modifications au niveau de la
motorisation ont évidemment eu lieu puisqu'il est maintenant équipé d'un
groupe motopropulseur électrique et de batteries.
Doté
d'une autonomie de 160 km, le RAV4 dispose de batteries lithium-ion (30
KWh), ajoutant environ un poids de 220 kilos au modèle V6 classique.
Tesla
bien connu pour ses roadsters électriques aura la lourde charge de
fournir les batteries ainsi que d'autres éléments connexes. Le groupe
japonais a également prévu de tester une flotte de 35 véhicules dans des
conditions de conduites réelles.
Bien qu'il n'y ait pas d'engagement ferme sur le volume de
production, sur les prix et sur la gamme, Toyota espère produire en
série la RAV4 EV, dès 2012.
Le premier constructeur mondial entend ainsi jouer un rôle
majeur sur ce marché naissant en commercialisant le premier SUV à
moteur électrique.
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Le : 23/11/10
RICHESSE BIOLOGIQUE EN
PROFONDEUR
Src : Sciences et
Avenir.fr
Dans la
couche la plus profonde de la croûte
océanique, il existe un grand
nombre de bactéries dotées d’un large éventail de capacités.
«Il
s'agit d'un nouvel écosystème que presque personne n'a jamais exploré»,
a déclaré Martin Fisk, professeur au Collège des sciences
atmosphériques et océaniques de l’université d’Oregon. « Nous
nous attendions à certaines formes de bactéries, mais la longue liste
des fonctions biologiques qui existe dans les profondeurs de la Terre
est surprenante.»
Tel
est le résultat d’une étude, publiée dans la revue PLoS One, démontrant
la présence de bactéries nombreuses et variées dans la croûte
océanique. Cette croûte qui couvre environ 70% de la surface de la Terre
a été étudiée d’un point de vue géologique mais sa biologie est
pratiquement inconnue. Le fond de l'océan est généralement composé de
trois niveaux, une mince couche de sédiments, une couche basaltique
formée de magma solidifié et une couche plus profonde appelée « gabbro »
qui constitue la majorité de la croûte océanique.
Pour
étudier cette couche, les chercheurs se sont rendus à proximité d’une
montagne sous-marine, le massif Atlantis, en Atlantique aux environs de
laquelle, la gabbro affleure. Cela a permis aux chercheurs d'étudier
pour la première fois la microbiologie de ces roches. Ils ont foré
à plus de 1400 mètres dans cette formation pour atteindre une roche
ancienne et profonde contenant une grande variété de microbes dotés d’un
large éventail de capacités. Certains semblent capables de dégrader les
hydrocarbures, d’autres de fixer l’azote et même le carbone. Une
découverte intéressante car le rôle de la croute océanique dans
le stockage du carbone était jusqu’alors peu connu.
Les
chercheurs ont également noté que le méthane sur Mars pourrait être
dérivé de sources géologiques, et ont conclu que les sous-sols de la
planète rouge, où le méthane est produit, pourraient contenir des
bactéries comme celles trouvées dans cette étude. «Ces
résultats indiquent qu'il y a une véritable activité biologique de
profondeur sous l’océan dont nous ne savons pas grand-chose, et que nous
avons besoin d'étudier» explique Martin Fisk.
«Les processus microbiens de ce milieu ont le potentiel d’influencer de
manière significative la biogéochimie de l’océan et de l’atmosphère»
conclut-il.
L'influence des orages
sur l'atmosphère sous-estimée
Src : BE Russie 36
Des chercheurs
russes ont établi que le
dégagement d'oxyde d'azote lors des orages influe sur la
composition et les propriétés de l'atmosphère, rapporte le site nauka.izvestia.ru.
Les
modèles climatiques de l'atmosphère utilisés actuellement négligent
l'influence des décharges des éclairs et doivent être complétés. Les
dégagements d'oxyde d'azote doivent, notamment, mieux être pris en
compte. Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus des chercheurs
russes.
Les oxydes d'azote
contenus dans l'atmosphère et dans l'enveloppe de gaz de la Terre
exercent une sérieuse influence sur l'activité des organismes vivants.
Dans la stratosphère (couche de l'atmosphère située à une altitude de 11
à 50 km de la Terre), ces gaz détruisent la couche d'ozone, qui protège
la Terre du rayonnement ultraviolet.
Dans
la troposphère (couche inférieure de l'atmosphère), ces gaz peuvent, au
contraire, agir avec d'autres gaz sur la formation de l'ozone. C'est
également un effet indésirable, car l'ozone est toxique pour les
organismes vivants. Le contrôle du niveau des oxydes d'azote constitue
une tâche très importante. On estime que la majeure partie de l'oxyde
d'azote qui arrive dans l'atmosphère provient de la pollution
industrielle, mais une nouvelle étude montre que le rôle des orages
ordinaires a peut-être été sous-évalué.
Les
chercheurs russes Sergueï Smychliaïev, Evgueni Mareïev et Vener Galine
(Université hydrométéorologique russe d'Etat, Université de physique
appliquée de l'Académie des sciences russe (ASR) et Institut de calcul
mathématique de l'ASR) ont proposé d'étudier la modification des
concentrations d'oxydes d'azote aux altitudes de la troposphère
supérieure et de la stratosphère inférieure, où les processus de
destruction et de production de l'ozone apparaissent très nettement.
Dans
la revue "Nouvelles de l'ASR. Physique de l'atmosphère et de l'océan",
ces chercheurs décrivent le modèle chimico-climatique de l'atmosphère
basse et moyenne. Ces chercheurs ont montré qu'après un orage, la
concentration des oxydes d'azote à ces altitudes peut varier dans une
proportion de deux à trois fois, ce qui entraîne des modifications
considérables de la composition en gaz de l'atmosphère et de son fond
thermique. Les simulations ont également démontré la dépendance entre la
teneur en ozone et en radicaux d'hydroxyde (-OH), d'une part, et le
nombre de décharges d'oxydes d'azote s'étant formées durant ce laps de
temps, de l'autre.
Les
scientifiques pensent que pour obtenir des prévisions climatiques plus
précises, il faudrait prendre en compte l'influence des particularités
locales du processus des éclairs et des conséquences engendrées en
retour, conclut le site informnauka.ru.
3 % des accidents de la
route liés aux médicaments
Src : sciencesetavenir
Une étude française quantifie
pour la première fois le
nombre d’accidents liés à une prise
médicamenteuse.
Il
s'agit de la plus importante étude menée à ce jour avec plus de 70 000
conducteurs, impliqués dans un accident corporel sur une période de 3
ans (2005 à 2008). C'est aussi la première étude de ce type qui permette
de comparer les consommations de médicaments chez les conducteurs
responsables et non responsables d'accidents.
Les
résultats montrent :
- que la
prise de médicaments comportant un pictogramme de niveau 2 ou de niveau 3
est associée à une augmentation significative du risque d'être
responsable d'un accident.
-
que ce risque augmente avec le nombre de ces médicaments
potentiellement dangereux consommés.
-
que la proportion d'accidents de la route qui leur est attribuable est
estimée à environ 3 %
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Le : 22/11/10
Un
nouveau système laser doit permettre d'améliorer l'efficacité des
cellules solaires photovoltaïques organiques (OPVC). Sous la direction
du Centre de lasers d'Hanovre
(LZH), un système de lasers infrarouges modulables doit voir le jour.
Destiné
au traitement sélectif de couches organiques dans les éléments de
construction optico-électroniques.Destiné au traitement sélectif de
couches organiques dans les éléments de construction
optico-électroniques.
Ce
système de lasers infrarouges est l'objectif du projet coopératif
démarré en septembre 2010 IMPROV, qui dispose d'environ 2,4 Mio. d'euros
de la part de l'Union européenne d'ici 2013, provenant du 7ème
programme cadre de recherche et développement. Le LZH coordonne le
consortium européen avec 7 partenaires de la science et de l'industrie.
Les
cellules OSC sont constituées de couches fines de divers films de
polymères photoactifs. Afin d'obtenir des composants fonctionnels, ces
couches doivent être structurées de façon sélective. Les lasers
ultraviolets utilisés jusqu'à présent travaillent de façon peu précise
et conduisent à une perte pouvant atteindre 20% de surface active. Avec
le nouveau procédé laser - ablation résonante en infrarouge, RIA - cette
phase de production pourrait être fortement améliorée.
A
cause des différentes bandes d'absorption de chaque film de polymère,
le RIA permet d'effectuer une coupe sélective, une structuration ou une
abrasion de matériel au sein du système global de couches. Cela
nécessite l'utilisation d'un laser à impulsions courtes, réglable de
façon exacte dans le domaine des longueurs d'onde infrarouges sur le
maximum d'absorption respectif des couches à traiter.
C'est
ici qu'intervient le projet européen IMPROV, "Integrated Mid-infrared
high Power source for Resonant ablation of Organic based
photovoltaic devices", qui développe un laser à impulsions courtes
infrarouge réglable dans la gamme de longueurs d'onde de 3 à 10 micro-m.
Ceci est possible grâce à la conversion de fréquence d'un système à 2°
micro-m en un cristal non linéaire innovant (arséniure de gallium
orienté - orientation-patterned gallium arsenide)
Le
potentiel d'application du traitement micrométrique du plastique est
considérable : ce système laser permettrait une grande simplification du
processus de production avec une nette réduction des pertes de surface,
en particulier pour la fabrication de cellules photovoltaïques
organiques (OPVC), mais aussi de diodes électroluminescentes organiques
(OLED,) et de transistors à couches minces (OTFT, ).
Dieter
Wandt, chef du groupe de photonique ultrarapide au LZH, est
coordinateur d'IMPROV. Une partie de la recherche menée par son groupe
concerne le développement d'un laser à fibres à impulsions ultra-courtes
au thulium entièrement basé sur les fibres et sur le couplage de modes,
avec un rayonnement de sortie réglable dans un domaine de longueur
d'ondes de 2 micro-m. Par ailleurs, le taux de répétition habituel de 40
à 60 MHz doit être réduit à 1 MHz. Par la suite, les partenaires de
Belgique, Danemark et France procéderont à l'amplification du
rayonnement de sortie dans des fibres supplémentaires dotées de thulium,
avant de convertir le rayonnement laser vers la zone spectrale
infrarouge dans des générateurs / amplificateurs paramétriques optiques
basés sur des cristaux d'arséniure de gallium (GaAs).
Dieter
Wandt est conscient de la lourde tache attendant le LZH : "Très
peu de recherche est effectuée actuellement sur les lasers à fibres à
impulsions ultra-courtes basées sur le thulium à 2 micro-m, et les
composants optiques commerciaux sont quasi-inexistants. Par ailleurs, à
cause du domaine de longueur d'onde, il n'existe pas d'instruments de
visualisation du laser". Cependant, le physicien est
confiant, car le LZH possède déjà de l'expérience dans cette sorte
d'oscillateurs et peut fabriquer sur place quelques uns des composants
clés fibreux comme les coupleurs de lumière pompée, les découpleurs et
les filtres eux-mêmes.
Aux
côtés des entreprises allemandes BATOP et Heliatek (Dresde), les
partenaires d'IMPROV sont le Centre interuniversitaire de
microélectronique VZW (IMEC), Multitel ASBL, NKT Photonics et Thales.
Ils complètent à eux seuls la chaîne de fabrication dans son ensemble,
du développement à l'application industrielle.
L'expérimentation
du système laser pour la fabrication d'OPVC est assurée avec l'aide de
la société Heliatek. Des industriels spécialisés dans le traitement du
plastique ont aussi laissé entendre leur intérêt pour le laser
infrarouge compact à haute performance, domaine d'application
prédominant du laser excimère jusqu'à présent.
PLANETE - L'UE adopte une
position commune sur le thon rouge
Src : 20minutes.fr/ 2010 AFP
Les Européens se sont
entendus pour plaider en
faveur d'un quota stable ou légèrement réduit...
Alors
qu'une cinquantaine de pays ont commencé mercredi à Paris de délicates
négociations sur les quotas de pêche au thon rouge, l'Union européenne
s'est accordée sur un quota stable ou légèrement réduit, selon des
diplomates. «Consciente de la situation précaire des stocks de thon
rouge et de la nécessité d'une gestion durable» l'Union européenne a
trouvé un compromis qui lui «assure une position ambitieuse et donne aux
négociateurs assez de marge de manoeuvre pour prendre en compte les
dynamiques sur place», a estimé la présidence belge de l'UE dans un
communiqué.
27
Etats très divisés sur le thon rouge
Les 27 Etats
européens, très divisés sur la question de la sauvegarde de ce poisson
très lucratif mais trop longtemps surpêché, se sont mis d'accord pour
négocier un quota situé «entre son niveau actuel de 13.500 tonnes et
environ 11.500 tonnes», ont indiqué à l'AFP des sources diplomatiques.
En effet, sans citer de tonnes ni parler explicitement de «réduction» ou
de «maintien» du quota actuel, le mandat de négociation adopté propose
de suivre strictement l'avis des scientifiques pour parvenir d'ici 2022 à
un niveau de rendement maximal durable pour les stocks de thon rouge,
«avec une probabilité située entre 60% et 77%», selon un diplomate.
Les
scientifiques estiment qu'un quota stable de 13.500 tonnes permet d'y
parvenir avec une probabilité de 60%. Pour obtenir une probabilité plus
forte, il faut réduire ce quota, selon les scientifiques. «Une
probabilité de 77% correspond à un quota autour de 11.500 tonnes»,
estime un autre diplomate européen.
Une
décision qui va contre la Commision
Le mandat
donné à la Commission européenne a été décidé contre l'avis de cette
dernière, ce qu'a «profondément regretté» la présidence belge de l'UE.
«La Commission n'était pas en mesure d'accepter ceci, risquant de
réduire au silence l'UE et elle-même, en tant que négociateur européen,
quand la question de la gestion du thon rouge serait discutée» à Paris, a
souligné la présidence belge. La commissaire à la Pêche Maria Damanaki
était engagée depuis plusieurs semaines dans un bras de fer avec les
Etats concernés par la pêche au thon comme la France, l'Italie,
l'Espagne et Malte, partisans d'un quota stable. Mme Damanaki prônait
une «réduction substantielle» du quota et avait avancé à titre d'exemple
6.000 tonnes.
Pour
contrer l'avis de la Commission, les 27 ont dû s'entendre à
l'unanimité. Mme Damanaki a reconnu mercredi soir que la décision des 27
n'était «pas fondée sur la propositi
on
de la Commission». «Néanmoins, la Commission va respecter ses
obligations en tant que négociateur au nom de l'UE», a-t-elle précisé.
Le
compromis négocié à Bruxelles autorise aussi «le renforcement des
mesures de contrôle» de la pêche au thon, selon des diplomates, alors
que les ONG ont récemment pointé du doigt des faiblesses dans le système
en place.
La
17e réunion de la Commission internationale pour la conservation des
thonidés de l'Atlantique (CICTA) s'est ouverte à huis clos mercredi à
Paris. Ses 48 membres ont dix jours pour trouver un compromis entre
l'indispensable reconstitution des stocks de ce grand prédateur et
migrateur marin et les intérêts des professionnels, armateurs et
propriétaires de fermes d'engraissement, qui opèrent essentiellement en
Méditerranée.
Des pélicans roses
perturbés par le climat échouent en Sibérie
Src : 20minutes.fr / —© 2010 AFP
PLANETE - Les oiseaux
migrateurs ont dévié de leur route à cause du climat chaud...
Plusieurs
pélicans roses ont atterri dans l'Altaï, une région du sud de la
Sibérie, le temps anormalement chaud leur ayant fait perdre la route de
l'Afrique où devait les mener comme chaque année leur migration, ont
rapporté vendredi les médias russes. Six spécimens ont été recueillis
par les habitants de Souslovo, un village de la région, peu habitué à ce
type d'apparition. La chaîne publique Pervyi Kanal a montré ces oiseaux
de bonne taille et au bec imposant, recueillis dans l'étable d'un
paysan, côtoyant des canards.
Une
anomalie climatique déroute les oiseaux
Les
animaux étaient épuisés à leur arrivée. «Ils ne tenaient pas sur leurs
pattes», a dit Sergueï Pissarev, le directeur du zoo de la ville
voisine, Barnaoul, chargé de récupérer les pélicans. Nourris avec des
poissons, ils ont manifestement repris des forces, selon les images de
la télévision, mais la neige qui commençait à tomber leur aurait assuré
une fin certaine dans cette région au climat rigoureux.
Selon
Pervyi Kanal, les pélicans, des oiseaux migrateurs qui viennent à
l'occasion en été jusque dans le delta de la Volga, sur la mer
Caspienne, devaient rejoindre l'Afrique du nord à l'approche de l'hiver.
Mais les anomalies climatiques, avec l'arrivée d'une masse d'air chaud
venant d'Asie centrale, leur ont fait prendre la mauvaise direction.
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100 millions de personnes
exposées à des substances toxiques dans le monde
Src : 20minutes.frphoto:KHAN PALASH/SIPA
PLANETE - Les six
premières substances toxiques ont été répertoriées, ainsi que leurs
effets
sur
la santé humaine...
Difficile
de vivre en bonne santé dans un environnement pollué. L’ONG suisse
Green Cross recense, dans un rapport publié début novembre, les
substances toxiques qui menacent non seulement les milieux naturels mais
également la santé humaine. L’ONG a réussi à chiffrer approximativement
le nombre de personnes exposées aux six substances les plus fréquentes.
Au total, près de 100 millions de personnes, majoritairement dans les
pays du Sud, seraient victimes du mercure, du plomb, du chrome, de
l’arsenic, des pesticides, ou des radionucléides (élements radioactifs).
Le
mercure rend fou
Présent dans un grand nombre de
produits et de procédés industriels, le plomb est la substance toxique
la plus répandue dans le monde: de 18 à 22 millions de personnes y
seraient exposées. Des carburants aux déchets de la métallurgie, du
matériel de pêche à la fabrication de la céramique, le plomb est un
polluant discret mais persistant qui peut infiltrer les nappes
phréatiques ou être relâché par les fumées industrielles.
Le
mercure, utilisé massivement pour l’extraction minière, notamment celle
de l’or, toucherait aujourd’hui de 15 à 19 millions de personnes, et
met en danger les écosystèmes des cours d’eaux dans lesquels il se
déverse. Son impact sur le système neurologique humain est connu depuis
des années et aurait même inspiré le personnage du Chapelier fou de
Lewis Carroll: «L’expression mad hatter, fou à lier en
anglais, a pour origine les dégâts neurologiques dont étaient victimes
ceux qui nettoyaient les chapeaux de feutres avec du mercure»,
relate Annie Leonard, auteur de La planète bazar.
Des
poisons lâchés dans la nature
Les autres
substances toxiques identifiées par le rapport de Green Cross, grâce à
l’étude de 600 sites pollués dans quarante pays, sont le chrome (13 à 17
millions de personnes exposées); l’arsenic, utilisé dans le processus
d’extraction de l’or (5 à 9 millions de personnes); les pesticides (5 à 8
millions de personnes directement exposées, sans compter les résidus
présents dans l’alimentation); et les radionucléides (5 à 8 millions de
personnes exposées).
Toutes ces
substances sont la cause d’affections mentales et physiques:
dysfonctionnement d’organes, troubles neurologiques, cancers... Selon
Green Cross, elles peuvent aussi aggraver des problèmes déjà existants
en affaiblissant le système immunitaire.
Aider
les pays en développement à dépolluer les sites
Le
plus souvent, les personnes exposées aux substances toxiques
l’ignorent. Des médecins qui se sont rendus dans l’état nigérian de
Zamfara y ont découvert des villages où il n’y avait quasiment plus
d’enfants. Dans toute la région, plus de 400 enfants étaient morts
d’empoisonnement au plomb, tandis que les 2.500 survivants présentaient
des concentrations de plomb dans le sang extrêmement élevées.
Dans
ces villages, l’extraction artisanale de l’or a entraîné une pollution
de l’air au plomb persistante: «C’est souvent
l’artisanat local, les grandes industries d’Etat ou l’économie
souterraine comme l’extraction de l’or et le recyclage des piles qui
cause ces pollutions», explique Richard Fuller,
président de Blacksmith Institute, une ONG américaine qui a travaillé
avec Green Cross sur ce rapport. Cet institut a participé à la
dépollution d’une vingtaine de sites dans des pays qui manquent
d’information et de techniques pour cela. Richard Fuller appelle
aujourd’hui la communauté internationale à constituer un fonds pour
aider les pays en développement à lutter contre ces pollutions
meurtrières.
Les boissons énergisantes
prédisposent à l’alcoolisme
Src : lesoir.be / AFP
Les
boissons énergisantes, censées aider à rester
éveillé et alerte et fréquemment consommées
par les adolescents et les
étudiants, peuvent favoriser
l’alcoolisme, selon une étude américaine.
L’étude, réalisée auprès de 1.000 étudiants, a
montré que ceux qui consommaient souvent des boissons énergisantes (52
ou plus par an) avaient tendance à être saouls plus jeunes, à boire des
quantités d’alcool plus importantes lors d’une soirée et à contracter, à
l’âge adulte, une dépendance à l’alcool.
L’agence américaine de régulation des
médicaments (FDA) se penche depuis un an sur ces boissons comme Red
Bull, Monster et Rockstar qui contiennent de la caféine à haute densité.
Elle devrait rendre sa décision rapidement sur l’opportunité de
réglementer leur commercialisation.
« La recherche indique que ceux qui ont
fréquemment recours aux boissons énergisantes présentent statistiquement
un fort risque de devenir alcooliques et de boire beaucoup », affirme
l’étude, dont les résultats seront publiés dans l’édition de février
2011 de la revue « Alcoholism : Clinical and experimental research ».
« Il devient aussi de plus en plus populaire de
mélanger de l’alcool à ces boissons énergisantes. Ces breuvages étant
hautement caféinés, cela peut conduire à d’autres problèmes en plus de
la privation de sommeil », s’inquiètent les chercheurs de la School of
Public Health de l’université du Maryland.
« Mélanger des boissons énergisantes à de
l’alcool peut conduire à une ivresse éveillée, dans le sens ou la
caféine masque l’état d’ébriété sans en fait diminuer les effets sur le
physique et le comportement du buveur », affirment les chercheurs.
« L’individu se sent moins ivre qu’il ne l’est
réellement, ce qui le porte à boire encore davantage et à adopter des
comportements à risque comme conduire en état d’ivresse », ajoutent-ils.
TGV entre Perpignan et
Figueras : le calendrier ne tient plus la route
Src : l'independant / Philippe Rouah Myriam
Galy
Envie
de visiter le musée Dali
vers la mi-décembre
en vous déplaçant par le rail ? .............
Comptez
dès lors 1 h 16 (au mieux) pour parcourir une cinquantaine de
kilomètres si vous partez de Perpignan, et attendez-vous à voyager dans
un banal train Corail sur une bonne vieille voie ferrée......
C'est
tout ce que propose pour l'instant voyages-sncf.com pour la destination
Figueras (bizarrement baptisé « Figuières » sur le site de réservation
en ligne). Bref, pas de grande vitesse à l'horizon.
Toujours
pas de réservations
Pourtant, depuis vendredi
dernier, 12 novembre,
on aurait
dû pouvoir réserver un TGV et s'offrir ainsi le luxe d'être l'un des
premiers voyageurs à emprunter le tunnel du Perthus. Après un premier
report d'un mois à la mi-octobre, la SNCF avait en effet annoncé
l'ouverture des réservations à cette date. On parlait aussi d'un premier
trajet commercial un mois plus tard, soit le 12 décembre, et d'un
voyage inaugural la veille... Mais désormais, le calendrier ne semble
plus tenir la route.
« On ne parle plus du 12 décembre pour la
première circulation. Il n'y a toujours pas de date définitive. C'est le
gros point d'interrogation. On espère au moins que cela se fera dans le
courant du mois de décembre », reconnaissait hier
Bruno Hillion, à la direction régionale de la SNCF. En fait, le 12
décembre correspond pour l'entreprise ferroviaire à un changement de
service, avec le passage aux horaires d'hiver. La semaine dernière
encore, elle annonçait le lancement de la ligne nouvelle
Perpignan-Figueras comme l'une des principales innovations de la saison.
Manifestement, elle est allée un peu vite... Depuis début novembre en
fait, les hypothèses vont et viennent, et aucune date n'est plus calée.
« Il y a d'abord un aspect technique, puisqu'il reste
encore deux exercices à effectuer . Il manque aussi les autorisations de
circulation, qui, en France, doivent être délivrées par une autorité de
régulation indépendante », indique Bruno Hillion pour expliquer cette
marche arrière. Et d'ajouter, dans la série d'obstacles,
«
les événements politiques » de part et d'autre de la frontière.
Rappelons que, de ce côté-ci des Pyrénées, les Transports sont pilotés
par une nouvelle ministre, à savoir Nathalie Kosciusko-Morizet. Et que
côté catalan, les élections de la Generalitat auront lieu fin novembre.
Alors, simple question d'agendas à synchroniser entre France et Espagne ?
Si ce retard du premier TGV entre Perpignan et Figueras était confirmé,
ce serait un raté supplémentaire dans un dossier qui a déjà beaucoup
traîné en longueur. Rappelons que la ligne nouvelle entre les deux
villes est prête depuis le mois de février 2009...
Myriam
Galy
Le 4 novembre, un TGV dans le tunnel du
Perthus... pour un exercice d'évacuation.
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Le : 18/11/10
Le bicarbonate augmente
la production d'huile algale !
Src : enerzine

Les chercheurs de l'université
de l'Etat du Montana (MSU) ont découvert que le bicarbonate de soude
pouvait considérablement augmenter
la production d'huile algale, un préalable à la
fabrication de biocarburant.
"Le même
ingrédient qui calme les maux d'estomac ou qui élimine les odeurs des
réfrigérateurs est également celui qui va jouer le rôle de déclencheur
chimique, une propriété restée jusque là insaisissable par les
scientifiques", a déclaré Rob Gardner, diplômé en
chimie et en biologie au MSU.
Ajouté à un moment précis
dans le cycle de croissance des algues, le bicarbonate de soude a pour
effet de plus que doubler la quantité d'huile produite, en moitié moins
de temps, avec trois types d'algues différentes.
"Il aura
fallu beaucoup de travail. J'ai été très heureux de voir que tout s'est
bien passé," a indiqué R. Gardner, "je suis encore un peu sous le choc"
a t'il ajouté au sujet de cette découverte.
"La
recherche d'un déclencheur chimique pour stimuler la production d'huile
algale a été un voyage long et parfois sinueux", ont
estimé les trois scientifiques du MSU (K. Cooksey, B. Peyton, R.
Gardner). Non seulement ils ont dû découvrir la substance chimique qui
pouvait fonctionner, mais ils ont également dû trouver le meilleur
moment pour l'ajouter aux algues.
Ainsi, le bicarbonate de
soude fonctionne parfaitement car il fournit aux algues, le dioxyde de
carbone supplémentaire qui est nécessaire à l'évolution de son
métabolisme à un moment clé de son cycle. Si le bicarbonate de soude est
ajouté trop tôt ou trop tard, les algues ne répondent pas. Mais
lorsqu'il est ajouté au bon moment du cycle, les algues produisent en
aval de deux à trois fois plus d'huile, en moitié moins de temps, que
les modèles classiques. Les huiles, ou lipides, sont composés de
triglycérides, des éléments clés à la production de biodiesel et de
bio-kérosène.
"Réduire
la quantité de temps nécessaire à la production d'huile est aussi une
bonne chose, car les étangs des producteurs d'algues sont sujets à
contaminations", a déclaré Cooksey. "Si
les producteurs peuvent produire de l'huile plus vite, ils peuvent
également réduire ce risque ".
Un
quadricoptère inépuisable voit le jourSrc : maxisciences
Les quadricoptères
sont de petits hélicoptèresqui possèdent
quatre rotors. Ils sont utilisés dans le but d’observer des zones géographiques
entières depuis les airs. Problème : leur autonomie.
Le photovoltaïque est envisagé pour leur permettre
de voler plus longtemps,voire indéfiniment.
Les
quadricoptères sont très usités de puis quelques années. Leur principal
défaut est leur très faible autonomie. Avec seulement vingt minutes de
vol possible pour les modèles les plus performants, les missions
d’observations s’en trouvent considérablement handicapées.
Des
chercheurs américains et allemands ont travaillé à la confection d’un
quadricoptère équipé de cellules photovoltaïques. La véritable
innovation est de produire un faisceau laser constamment orienté vers
l’aéronef. Celui-ci dispose ainsi d’une énergie suffisante et constante
pour faire fonctionner ces quatre rotors.
Le
test qui a été réalisé a maintenu l’engin en vol pendant douze heures.
Cependant, cette démonstration a été réalisée sur un vol stationnaire,
avec un rayon laser immobile.
Selon
les concepteurs, le problème n’est pas du tout de suivre le
quadricoptère, la technologie GPS embarquée étant suffisante.
Ce
nouveau modèle prend le nom de Pelican
et est équipé de ces cellules spéciales, capables de convertir
l’énergie infrarouge du laser en énergie exprimée en watts. Sont ainsi
fournis 200 watts à l’appareil, qui n’en consomme que 160. Le surplus
recharge une batterie embarquée qui permet de poursuivre le vol hors de
portée du faisceau laser.
ECONOMIE
D'ENERGIE en cuisine
Src : bricoleurdudimanche
Souvent on voit sur la gazinière ou la plaque électrique une cocotte
minute dont la soupape tourne "à
toute vapeur".....
et
heureusement qu'elle tourne sinon la cocotte exploserait. ça rend l'air
très humide, ou alors on met en fonctionnement la hotte.
On
peut faire l'expérience, lorsque la soupape tourne d'arrêter le gaz
facilement 10 mn et puis de remettre le gaz jusqu'à ce que la soupape se
remette à tourner et arrêter.
Il
suffit au total d'arriver à la durée nécessaire, et on s'appercevra que
c'est tout aussi bien cuit, et on aura économisé plus de 50% de gaz..
ou d'électricité selon le cas.
Et
aussi avant la fin de la cuisson, mieux vaut arrêter le gaz, et
attendre un moment afin qu'il n'y ait presque plus de pression lorsqu'on
enlève la soupape.
ON
PEUT CONSIDERER QUE C'EST UNE FAçON SUPER ECOLO DE CUIRE.
On
aura moins de vapeur, ce qui fait qu'on aura moins besoin de faire
fonctionner la hotte et on sortira moins de chaleur de la maison.
Attention
une atmosphère humide dégrade les logements et peut les rendre
insalubres, même s'ils sont parfaitement sains.
Donc,
il faut repenser l'utilisation de l'énergie, et ça c'est facile, non
seulement ça ne coûte rien mais on économise beaucoup.
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Le : 17/11/10
Une
nouvelle technologie dans l'éclairage : ESL Src : en savoir+
Les
ingénieurs de VU1 Corporation
ont mis au point une
alternative non seulement aux ampoules
incandescentes, mais aussi aux
technologies les plus récentes (LED, FLC) grâce à l'ESL (Electron
Stimulated Luminescence).
Cette
dernière utilise l'accélération des électrons pour stimuler le
phosphore et créer de la lumière homogène et chaude.
Selon
la société, la technologie ESL créée la même qualité de lumière que les
lampes à incandescence classique, s'allume instantanément, permet de
consommer 70% d'énergie en moins, de durer jusqu'à 5 fois plus et donc
de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Par
ailleurs, il n'y a pas d'utilisation de mercure (Hg) dans le processus
d'éclairage, ce qui amène plus de sécurité et un meilleur recyclage.
La
première ampoule électrique a reçu la certification UL en Octobre 2010.
L'ampoule R30 ESL devient ainsi un substitut possible à l'ampoule à
incandescence de 65W.
En
plus de la R30, la société est en train de développer une variété
d'ampoule à haute efficacité énergétique, sans mercure. En 2011 et 2012,
VU1 prévoit d'introduire la lampe classique de type A pour les
consommateurs américains et européens, la R40 étant destinée au marché
américain et la R25 pour celui de l'Europe.
Enfin,
la technologie ESL devrait rester abordable car son prix se rapprochera
plutôt d'une lampe fluorescente compacte.
Catastrophe
des boues rouges : évaluation des risques
Peu
après la catastrophe des "boues rouges", des chimistes, des
écologistes, des biologistes et des experts environnementaux se sont
rendus dans la région de Devecser
afin d'étudier les conséquences
de ce déversement de boues
toxiques sur les
écosystèmes.
Les
scientifiques ont mené des études tout au long du mois d'octobre.
Les
boues rouges constituent un produit secondaire dans le processus de
production d'aluminium à partir de bauxite, roche composée d'aluminium,
de minéraux et de différents oxydes de fer. A Ajka, la bauxite était
traitée avec la technologie Bayer, c'est à dire que l'extraction des
composés d'aluminium se déroulait dans un environnement fortement
basique. Le produit principal de cette réaction, la terre d'alun, était
ensuite transformé en aluminium par électrolyse. Le produit secondaire
est une boue de couleur rouge dont le pH est compris entre 12 et 14.
D'après
les études menées par l'Institut national de la santé environnementale
et les experts de l'Académie des sciences, les boues ne contiennent pas
de fortes concentrations en contaminants métalliques, la concentration
en métaux toxiques n'est pas supérieure aux limites standards du sol.
Les quantités en cadmium, chrome, mercure, nickel, plomb, arsenic et
zinc contenues dans les boues sont inférieures aux valeurs autorisées.
Les métaux les plus dangereux n'ont pénétré qu'à 10cm de profondeur dans
le sol. Les couches profondes du sol et les eaux souterraines n'ont
donc pas été contaminées. Cependant les boues sont extrêmement basiques,
ce qui représente un réel danger pour la santé humaine, la survie des
organismes vivants et l'environnement à proximité immédiate.
Les
études de radioactivité ont révélé que les boues n'étaient pas
radioactives. L'activité des échantillons analysés est équivalente à
l'activité naturelle du sol. La radioactivité ne représente donc pas un
danger pour la population locale. La quantité de poussières dans l'air
n'a pas dépassé les niveaux autorisés depuis le 17 octobre 2010. Plus de
120 analyses de la qualité de l'eau potable dans la région sinistrée
ont montré que l'eau pouvait être consommée en toute sécurité.
Cette
catastrophe écologique a touché des zones bien définies, le risque de
propagation de la pollution est maintenant nul. Les zones agricoles aux
environs de Kolontár, Devecser et Somlóvásárhely n'ont pas été touchées.
Les experts vont maintenant se concentrer sur l'évaluation à long terme
des risques engendrés par cette catastrophe.
CO2
: les émissions des voitures neuves européennes diminuent
Src : maxisciences
Une
récente étude publiée par la Commission européenne note une sensible diminution des émissions de CO2
engendrées par les voitures neuves. Elles auraient en effet baissé de
5,1% en 2009 par rapport à 2008.
Cette
diminution annuelle est la plus importante qui ait été enregistrée
depuis la mise en place en 2000 du programme de surveillance européen.
Le rapport de la Commission précise que cette évolution doit être à la
fois attribuée à l'impact de la crise économique, aux programmes de
bonus à la casse menés par certains Etats membres, à l'accroissement de
la demande de véhicules plus écologiques et enfin au au développement de
nouvelles technologies dans ce domaine.
Le rapport note par ailleurs que l'objectif de l'UE visant
à ramener, d'ici à 2012, les émissions moyennes des 65% de voitures
particulières les moins polluantes à 130 g de CO2 par kilomètre, a été
atteint en 2009. Au vu des améliorations réalisées au cours des sept
dernières années quant à l'efficacité énergétique moyenne des véhicules
particuliers, et si bien sûr la tendance actuelle se poursuit, plusieurs
grands constructeurs automobiles devraient ainsi atteindre avec
quelques années d'avance l'objectif fixé pour 2015. A cette date, toutes
les voitures, et non plus seulement les 65% les moins polluantes,
seront prises en compte aux fins du calcul de la moyenne.
"La
réduction des émissions de C02 du transport routier reste une
préoccupation majeure pour les années à venir. Il ressort cependant des
données les plus récentes que l'industrie automobile est en bonne voie
pour atteindre l'objectif défini pour 2015 et que, selon toute
probabilité plusieurs grands constructeurs seront en mesure d'y parvenir
bien avant l'échéance fixée", a souligné la
Commissaire européenne à l'Action pour le Climat, Connie Hedegaard.
Et
de se féliciter : "Lorsque les objectifs ont été
fixés, l'industrie craignait qu'il soit impossible de les atteindre en
temps voulu. Je me réjouis de constater que, en réalité, la législation
de l'UE en matière de réduction des émissions de CO2 stimule
efficacement l'innovation et permetà l'industrie européenne de rester
hautement concurrentielle".
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Le : 16/11/10
RUSSIE
: Vive les normes européennes ! Src : lefigaro.fr/crédit
photo: ITAR-TASS
La
modernisation de l’économie est ralentie par les normes russes et la
paperasserie qu’elles imposent. L’adoption rapide des normes européennes
permettrait de faire un bond en avant.
Pendant
qu’on débat sur la modernisation, l’économie russe évolue
graduellement. Non pas grâce aux programmes gouvernementaux, mais malgré
eux. Ces dernières années, PSA Peugeot-Citroën, Mitsubishi et
Volkswagen ont implanté en Russie des usines d’assemblage, Siemens a
ouvert une usine de transformateurs et des investisseurs occidentaux ont
créé de nombreuses entreprises agroalimentaires.
Les
entreprises russes développent également leur activité. L’usine
métallurgique de Magnitogorsk, par exemple, a installé une nouvelle
ligne de traitement de tôle. Les investissements augmentent dans le
raffinage du pétrolier et chimique.
Tous
ces projets se sont faits sans aucune aide de l’État. Malgré les
déclarations tapageuses sur l’engagement du gouvernement, de sérieux
doutes existent quant à l’intention réelle des autorités de moderniser
le pays.
Les
entreprises en construction ou en phase de modernisation n’utilisent
pas de matériel russe. L’équipement métallurgique a plus de chances de
venir de la firme allemande SMS Siemag ; la compagnie finlandaise
Konecranes fournit l’équipement de levage ; les fours à briques sont
faits par Burton en Allemagne ou Ceratec en France ; les fraiseuses
viennent de Krupp et les imprimantes de Heidelberg. Tout est importé car
l’industrie russe ne produit pas de biens d’équipement.
La
plus grosse difficulté réside dans l’obligation de certifier
l’équipement et de l’adapter au normes techniques russes. Dans la
plupart des cas, l’étude officielle de la documentation d’un projet
prend des mois et dévore l’énergie des investisseurs. Il faut également
traduire un grand nombre de documents, travailler avec des fournisseurs
pour changer des mécanismes et assemblages spécifiques, afin d’obtenir
la certification russe.
Même
durant la période difficile de 2008-2009, la Russie a importé des
équipements industriels pour une valeur de 159,9 milliards de dollars.
Avec 52,2% du total des importations, c’est la principale catégorie de
biens importés.
Dans
ces biens importés, 62,2%, soit 99,4 milliards de dollars, viennent de
l’Union européenne. Environ 17% viennent de Chine. Au total, 45% sont
produits par des sociétés européennes ayant des entreprises en Chine et
35% de ces biens sont fabriqués par des firmes chinoises qui exportent
en Europe. Donc, plus de 75% de l’équipement industriel russe est de
facto conforme aux normes de l’Union européenne. La question qui crève
les yeux, c’est donc : pourquoi ces biens doivent-ils sauter sans fin
d’un bureau à l’autre, un processus de plus en plus difficile et
onéreux, pour obtenir la certification et l’agrément russes ?
La
solution pourrait être aussi simple qu’efficace : supprimer les
exigences fort lourdes imposées aux biens fabriqués dans l’UE pour
obtenir certificats et autorisations en Russie ou conformément aux
normes de l’UE et pour les travaux de construction réalisés par des
entreprises basées en Europe.
Cette
décision permettrait de réduire drastiquement les coûts hors
fabrication que rencontrent les entreprises qui optent pour la
modernisation. La Russie devrait commencer par lever les barrières à
l’importation de biens étrangers de haute qualité et glisser
graduellement vers une plus grande harmonisation des normes et plus de
coopération avec le monde des affaires européen.
Moscou
éliminerait par la même occasion les obstacles à la modernisation créés
au nom de « l’ordre » et la « sécurité », des obstacles qui ne servent
qu’à gonfler une bureaucratie grossissante et à garnir les poches
d’officiels corrompus.
Vladislav
Inozemtsev est professeur d’économie et directeur du Centre pour les
études post-industrielles à Moscou. Il dirige la revue Svobodnaïa Mysl.
SALT
: limiter le sel dans nos assiettes
Src : sciencesetavenir/photo
:D.V.SIPA
Un
groupe de médecins et de chercheurs s’associent pour lutter contre
l’excès de sel dans notre alimentation
Des
trois recommandations moins gras, moins sucré, moins salé, la troisième
est probablement celle qui a le moins d’impact dans la population
générale. Pourtant la consommation excessive de sodium est un problème
de santé publique bien réel qui peut impacter tout un tas d’organes et
de systèmes de régulation.
Afin
de mieux sensibiliser le public, des médecins et chercheurs ont créé le
groupement SALT (pour Sodium alimentaire : limitons les taux). « Notre
vacation est de travailler avec tous les acteurs de la filière
alimentaire afin de diminuer le taux de sel dans les aliments » explique
le Dr Pierre Rimbaud, un des membres fondateurs.
Trop
de sel dans l’alimentation
En
effet, l’un des problèmes lié au sel tient au fait que la consommation
quotidienne de chlorure de sodium est en grande partie involontaire. Le
recours à la salière ne représente que 10% des apports et l’essentiel du
sel provient des aliments transformés : le pain (25%), les sandwiches
et gâteaux (8%), les charcuteries (11%), les plats cuisinés (9%) à quoi
il faut ajouter fromages, pizzas, soupes.
Tout
cumulé, cela correspond à une prise quotidienne de près de 10 grammes
de sel pour certaines personnes alors que les spécialistes conseillent
de ne pas dépasser 6 g de sel par jour soit 2300 mg de sodium. Pourquoi
tant de sel ? Parce qu’il agit en tant qu’exhausteur de goût et augmente
la perception des saveurs. L’industrie agroalimentaire l’emploie à ce
dessin dans pratiquement tous les produits transformés.
Des
conséquences sur la santé méconnues
Malheureusement,
cette surconsommation n’est pas sans conséquence. « Le sel, c’est
maintenant connu, provoque de l’hypertension et des maladies
cardiovasculaires. Mais ces méfaits ne s’arrêtent pas là » souligne le
Dr Pierre Rimbaud.
Lorsqu’il
est absorbé en grande quantité, le sodium augmente l’élimination du
calcium ce qui favorise l’ostéoporose et fragilise donc les os. Par
ailleurs, du fait qu’elle provoque une élévation du calcium dans
l'urine, la surconsommation de sel accroît le risque de calculs rénaux
et plus tard d’insuffisance rénale.
De
nouvelles études, qui demandent confirmation, lient également le sel à
des pathologies comme le cancer de l’estomac, l’obésité et même le
diabète.
Une
charte de bonnes pratiques
Pour
combattre cet état de fait, le groupe SALT entend mener une action
d’information vis-à-vis du grand public ainsi qu’une action a
destination de l’industrie alimentaire pour faire baisser la quantité de
sel dans les recettes. « Nous ne sommes pas dans une
optique d’affrontement mais de collaboration avec l’industrie. Diminuer
le sel n’est pas aisé, cela implique de repenser certaines recettes
» explique le Dr Pierre Rimbaud.
De
2008 à 2010, dix-neuf grandes entreprises ont signé avec le Ministère
de la santé une « Charte d’engagement de progrès nutritionnels » visant à
diminuer progressivement le sel mais ces effets ont été limités. La
mission que s’assigne SALT est d’améliorer ces débuts de progrès
«
The Met » Bangkok est le Gratte-Ciel 2010 !
Src : maxisciences.com /
The Met, Bangkok Architects - WOHA Designs
Décerné
tous les deux ans par la ville de
Francfort et DekaBank, le
prix international du Gratte-Ciel (+50 000 euros) revient cette année àune tour d’habitation de
Bangkok en Thaïlande,
baptisée «The Met».
Celle-ci
est notamment récompensée pour son adaptation aux conditions
climatiques du pays. Haute de 230 mètres, « The Met » est l’oeuvre du
cabinet d’architectes de Singapour Woha, associé à la société
thaïlandaise Tandem Archit.
Elle
abrite actuellement 370 appartements. Comprenant 6 configurations
différentes, les logements vont de 90 m² à 545 m² pour les plus luxueux.
Certains possèdent également des jardins privés de 40 m² !
Le
jury, notamment présidé par Spencer de Grey, designer en chef du
cabinet londonien Foster + Partners, vainqueur de l’édition 2008 pour la
tour Hearst de New York, a tenu à distinguer ce projet ambitieux en
matière de développement durable. La tour, inaugurée en 2009, s’adapte
parfaitement aux conditions climatiques tropicales du pays, et n’a pas
recours à la climatisation.
Notons
que le Burj Khalifa Dubaï, l’Aqua Tower Chicago, le World Financial
Center de Shanghai ainsi que la tour Mode Gakuen Cocoon Tower à Tokyo
concouraient également cette année.
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Le : 15/11/10
Saint-Gobain
et Hyundai Heavy Industries
ont annoncé mi-octobre la création d'une
joint venture (Hyundai Avencis) afin de mener à
bien un projet de construction
d'une nouvelle centrale solaire en Corée du Sud.
C'est
le troisième projet de ce type dans lequel s'associe le français
Saint-Gobain.
La future centrale
utilisera des cellules photovoltaïques dites à "couches fines"
composées de Cuivre, Indium, Gallium et Selenide (CIGS).
Saint-Gobain
soutient fortement cette technologie, puisque contrairement aux autres
méthodes, c'est du verre qui sert de support aux cellules. Les cellules
CIGS sont moins chères, mais offrent également un rendement moins
performant.
Cette
usine aura une puissance de départ de 100 MW, mais Hyundai souhaite
l'augmenter à 400 MW en 2015. La joint-venture supportera à parts égales
l'investissement initial de 200 millions de dollars.
La
construction devrait débuter en décembre et s'achever en 2012. L'usine
sera capable d'alimenter l'équivalent d'une ville de 15.000 habitants.
Le
CNRC se joint à de l'Université de la Colombie-Britannique pour
accélérer le déploiement de solutions intégrées pour l'énergie
propre
L'Institut
d'innovation en piles à combustible du Conseil
National de Recherches du Canada (IIPC-CNRC)
accroit son partenariat
avec l'Université de la
Colombie-Britannique (UCB) afin d'accélérer le
développement, le déploiement et la commercialisation des technologies
d'énergie propre.
Ce
partenariat, formalisé dans une note de service signée fin septembre,
mettra à profit une relation productive de huit ans entre la Faculté des
sciences appliquées de l'université et l'institut du CNRC.
L'association
UCB-CNRC est reconnue comme étant le plus important centre de
collaboration sur les piles à combustible au Canada, attirant les
meilleurs chercheurs et entreprises du monde entier et produisant des
avancées technologiques importantes. " Notre
collaboration avec l'UBC nous a aidé à faire connaître la grappe
technologique des piles à combustible et de l'hydrogène de Vancouver à
un nombre important d'entreprises, d'investisseurs et de centres de
recherche du secteur de l'énergie dans la région "
explique la directrice générale de l'IIPC-CNRC, Mme Maja Veljkovic.
Les
deux organismes ont contribué à neuf inventions et cinq technologies en
voie d'obtention de brevet.
M.
John Hepburn, vice-président Recherche et International de l'UCB se
réjouit du développement de cette collaboration entre l' IIPC-CNRC et
des unités de l'UCB. La création d'un laboratoire vivant de durabilité
fera progresser les possibilités de commercialisation des nouvelles
technologies, tout en permettant à l'UCB d'atteindre son objectif de
devenir un campus ne produisant aucun GES net d'ici 2050.
L'IIPC-CNRC
sera l'un des premiers occupants du nouvel édifice intelligent de
l'UBC-CIRS. Ce dernier servira de plate-forme pour analyser et augmenter
le rendement, l'interaction et l'utilité de différentes technologies et
systèmes d'énergie propre (lancement en automne 2011).
Le
CIRS sera l'un des édifices les plus novateurs et performants en
Amérique du Nord, un lieu de recherches de pointe, de concepts, de
produits, de systèmes ainsi qu'un lieu privilégié pour la prise de
décisions.
A
Nantes, l'habitat de demain fait salon
Src : 20minutes.fr
La
nouvelle réglementation thermique est au cœur de toutes les discussions
au salon de l’habitat durable,
qui s’est ouvert à Nantes
jeudi 11 novembre…
BBC,
RT 2012, pont thermique, étanchéité à l’air… Voici les termes en vogue
cette année au salon de l’habitat durable, qui a ouvert ses portes jeudi
11 novembre au Parc des expositions de Nantes.
Précurseur,
puisque la première édition s’était tenue en 2004, ce salon est devenu
l’un des plus importants rendez-vous de l’habitation écologique au
niveau national, avec environ 150 exposants et 26.000 visiteurs.
BBC.
Bâtiment basse consommation. Les constructeurs n’ont plus que ce mot à
la bouche, et les visiteurs veulent tout savoir sur cette nouvelle
réglementation qui devient obligatoire pour toute construction de
bâtiment tertiaire dès 2012, et pour l’ensemble des logements dès 2013.
C’est
une des pierres angulaires de la RT 2012 (réglementation thermique),
qui vient succéder à la RT 2005. «C’est un grand pas
que l’on nous demande de franchir» assure Alain
Moreau, plombier à Rezé, et qui tient le stand des éco-artisans au
salon.
Le
défi est de faire passer la consommation énergétique des bâtiments de
150 KWh/m2/an, à 50 KW. «Pour y arriver il faudra
réaliser des constructions très étanches, ce qui ne veut pas forcément
dire installer de grosses épaisseurs d’isolant, mais surtout changer les
mentalités dans la façon de construire.» Traduction :
faire travailler tous les corps de métier de manière complémentaire, et
ainsi éviter, par exemple, que l’électricien ne vienne percer
l’isolation pour installer ses gaines, et ainsi créer un pont thermique
(infiltration d’air). «Placez une bougie devant une
prise électrique dans votre habitation, vous vous apercevrez qu’il y a
de l’air qui passe, à moins que l’installation n’ait été très bien faite»
assure Alain Moreau.
Les
éco-artisans encore trop isolés
Mais
attention aux arnaques. Une construction BBC devra en effet se plier au
test de l’étanchéité à l’air pour être conforme. Ce test consiste à
mesurer l’entrée de l’air dans l’habitation, une fois les travaux
d’isolation achevés. «Il faut impérativement demander à
son constructeur de certifier la BBC, ce qui veut dire qu’il s’engage à
ce que la construction soit livrée aux normes»
insiste Karl Poinson, commercial chez Maison Nature et Bois. «C’est
à l’artisan d’effectuer le test d’étanchéité, et de modifier si
nécessaire» indique Alain Moreau.
Pour
s’y retrouver dans la jungle de l’éco-construction, les sites des
éco-artisans ou d’Effinergie recensent les professionnels qui ont suivi
l’éco-formation de la Capeb. Mais ceux-ci sont très minoritaires pour
l’instant. A titre d’exemple, il y a à ce jour 75 éco-artisans en
Loire-Atlantique, sur 6.000 professionnels.
Cyril
Devorsine, chef de projet du salon habitat durable, reste néanmoins
optimiste. «En six ans j’ai pu constater la rapidité
avec laquelle les professionnels se sont adaptés aux nouvelles
réglementations». Ce qui a permis de gommer les
surcoûts. «Ils étaient de l’ordre de 20 à 30 % il y a
quelques années, mais grâce au développement des compétences, et à la
fabrication de matériaux en plus grande série, tout cela est en train de
s’équilibrer aujourd’hui.»
En
clair ; il n’y a plus aucune raison de payer sa maison BBC plus chère
qu’une maison traditionnelle…
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Le : 12/11/10
Comment
va-t-on rouler demain dans les villes...Src : lefigaro.fr
Un véhicule d'un mètre cinquante
qui se gare, voire se conduit tout seul : un constructeur américain
esquisse en Chine le futur de la mobilité urbaine.
Le
futur a parfois l'image que l'on imagine. Philip K. Dick n'aurait pas
désavoué l'EN-V que nous avons essayé il y a quelques jours en Chine,
tellement ce microvéhicule urbain semble tout droit échappé de l'un de
ses romans, Blade Runner, Minority Report ou peut-être, plus encore,
Total Recall
Première
surprise, l'EN-V ne possède que deux roues: sa stabilité est assurée
par des gyroscopes, à la façon d'un Segway. Sa longueur ne dépasse pas
1,50 m, soit moins que sa hauteur (1,77 m). Deux personnes peuvent
seulement embarquer à son bord.
Deuxième
surprise, cette nouvelle arme antibouchon vient de là où on ne
l'attendait pas: de Chine, et non d'un laboratoire de recherche
occidental. Mais, autre étonnement, c'est un constructeur américain, GM,
plutôt réputé pour ses grosses voitures, qui en est le maître d'œuvre.
À
bien y regarder, cela n'a rien d'étonnant. Car les chiffres parlent de
manière identique de part et d'autre du Pacifique.
Dans
trente ans, il y aura nettement plus de un milliard de voitures sur
terre. Et dans seulement vingt ans, 60 % des hommes vivront dans des
cités (50 % aujourd'hui).
La
population urbaine de la Chine aura cru de 1 milliard d'habitants.
Quand on sait que la moitié des trajets à l'intérieur des villes
est au maximum de 5 km, et que plus de 85 % des voitures n'ont qu'un
seul occupant, il n'est pas infondé de s'interroger sur la mobilité
personnelle intra-muros.
Esprit
de synthèse
L'EN-V pourrait
pointer ses rondeurs quand il faudra bien se résoudre à laisser sa
voiture aux portes des agglomérations. Sa séduction repose finalement
sur une synthèse du meilleur de deux mondes: il se rapproche d'un
deux-roues par sa taille et sa maniabilité (il peut virer sur place) et
aussi d'une automobile classique par sa protection.
Son
coût serait de six fois inférieur à celui d'un véhicule conventionnel.
Électrique,
il ne rejette aucune émission localement. Sa vitesse de 40 km/h lui
permet d'envisager une conduite automatisée, assistée par le réseau GPS
ou des contacts noyés dans la chaussée.
Une
fois arrivé à bon port, on le remerciera simplement d'une petite tape
sur le capot. Et il ira trouver tout seul une place de parking. De quoi
se réconcilier, un jour, avec la circulation en ville.
Zoom
sur le projet Futurol
Src : maxisciences
Le projet FUTUROL
vise à mettre sur le marché un procédé complet de production de bioéthanol de 2ème génération,
à partir de plantes entières ou de biomasse lignocellulosique d’ici à
2015.
Le
projet FUTUROL est porté par 11 partenaires, acteurs de référence de la
recherche, de l’industrie et de la finance. Ce qui rend ce projet
unique, c’est la volonté de développer un procédé durable intégrant
une grande variété de matières premières et qui soit adaptable
notamment en fonction de la zone géographique où il sera mis en œuvre
(territoire, climat) mais également selon les saisons.
Le
projet FUTUROL se déroulera sur une durée de 8 ans et comporte une
phase pilote, suivie d’une phase prototype. L’installation pilote a été
construite sur le site agro-industriel de Pomacle-Bazancourt (Marne) dès
l’automne 2008.
L’objectif
du projet est de mettre sur le marché un procédé, des technologies et
des produits (enzymes et levures) permettant d’atteindre les résultats
suivants :
• Produire du
bioéthanol à un prix compétitif grâce à une matière première diversifiée
(coproduits agricoles, biomasse forestière, cultures dédiées, …) ;
•
Développer des technologies d’extraction de la cellulose, sélectionner
des enzymes et des levures et mettre au point des procédés d’hydrolyse
et de fermentation les mieux adaptés à chaque configuration de matières
premières ;
• Obtenir les
meilleurs bilans énergétiques et de gaz à effet de serre (GES) possibles
sur l’ensemble de la chaîne de production ;
•
S’inscrire dans une logique de développement durable sur le long terme
et tout au long de la filière du champ à la roue.
La
mise au point des biocarburants de 2ème génération issus de la biomasse
lignocellulosique (résidus agricoles et forestiers, résidus verts
urbains, plantes dédiées…) constitue un défi mondial majeur.
La
possibilité de valoriser tous les composants de la plante facilite
l’équilibre avec les cultures alimentaires. En s’engageant dans ce
projet ambitieux, les partenaires, dont certains sont déjà impliqués
dans la production de biocarburants depuis de nombreuses années,
prennent part à un enjeu majeur pour le 21ème siècle, avec la
perspective des premières réalisations industrielles aux alentours de
2015-2020.
Les
travaux s’appuieront en particulier sur l’expérience acquise au travers
de la production actuelle de bioéthanol (dite de première génération)
que viendra compléter cette nouvelle génération en devenir.
Volvic
invente la bouteille en canne à sucre
Src : lefigaro.fr/Keren
Lentschner
Pour se relancer, les marques d'eau
tentent d'améliorer leur image
écologique.
La
guerre entre les deux géants mondiaux de l'eau en bouteille se joue
désormais aussi sur le terrain de l'écologie. Danone (Evian, Volvic,
Badoit, Salvetat), n° 2 des eaux minérales naturelles en France derrière
Nestlé, a annoncé mardi le lancement de la première bouteille
«d'origine végétale» dans l'Hexagone.
Le
groupe a choisi Volvic, sa deuxième marque derrière Evian avec 10 % de
parts de marché, pour incarner ce changement. «C'est lié au
positionnement de la marque et à la sensibilité de ses consommateurs à
l'égard de l'environnement», explique Véronique Penchienati, directrice
générale de Danone Eaux France.
Dans
un marché de l'eau plate en bouteille en très net recul depuis cinq ans
(-2,3 % en 2009, -9 % en 2008), les grands groupes redoublent
d'initiatives depuis pour redonner de l'appétit aux consommateurs, de
plus en plus tentés par l'eau du robinet.
En
période de crise, les bouteilles d'eau font les frais des arbitrages
des consommateurs, soucieux de préserver leur pouvoir d'achat. Quasiment
gratuite, l'eau du robinet est, par ailleurs, réputée plus
écologiquement correct, n'entraînant ni déchet ni coût de transport.
L'an passé, le distributeur Biocoop a même cessé de commercialiser des
bouteilles d'eau.
Aucun
des géants de l'eau ne néglige les préoccupations environnementales des
consommateurs. Avec sa nouvelle bouteille composée de 20 % de plastique
issu des résidus de canne à sucre à côté de celui dérivé du pétrole,
Danone tente d'améliorer son image «verte». Difficile toutefois d'aller
au-delà de 20 % sans risquer de compromettre la qualité et la durée de
conservation de l'eau.
En
dix ans, le groupe a déjà réduit de 20 % la quantité de plastique
utilisé pour ses bouteilles. Depuis deux ans, Volvic est l'une des
premières marques à introduire du PET (polyéthylène téréphtalate)
recyclé jusqu'à 40 % dans sa fontaine de huit litres.
Ses
bouteilles sont par ailleurs entièrement recyclables. Le groupe se
rapproche de son objectif de réduire de 40 % l'empreinte carbone de ses
bouteilles entre 2008 et 2011. Le dernier-né de Volvic, encore allégé de
2 grammes, aura une empreinte en CO2 de 35% à 40 % inférieure à celle
d'une bouteille standard de la marque.
Surcoût de 15 à 20 %
Facile
à repérer dans les rayons des magasins, cette bouteille sera la seule à
porter un bouchon vert. Danone a voulu faire simple. «C'est
un sujet compliqué pour le consommateur qui ne fait pas encore la
différence entre PET et PET recyclé… », précise
Véronique Penchienati. Les bouteilles de 50 cl seront les premières à
franchir le pas le mois prochain, avant le reste de la gamme début 2011.
L'Allemagne,
premier marché de Volvic avec un tiers des ventes, puis la
Grande-Bretagne suivront l'Hexagone. Le prix de Volvic restera inchangé,
malgré un surcoût de 15 à 20 % de ce nouveau plastique par rapport au
PET classique.
Même
si le marché reprend timidement depuis le début de l'année (+ 1 %), les
minéraliers ne baissent pas la garde. Ils multiplient les promotions
(23 % des ventes), communiquent sur les vertus santé de leurs eaux
(amélioration du transit pour Hépar, élimination des toxines pour
Contrex) et sur leur goût.
Chez
Nestlé (Vittel, Contrex, Perrier), une étiquette «goût unique» sera
bientôt apposée sur chaque bouteille. Par ailleurs, les groupes
multiplient les innovations, lancent de nouveaux formats et testent de
nouvelles marques. Nestlé teste en France, depuis plusieurs mois, l'un
de ses blockbusters mondiaux, Pure Life.
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Le : 11/11/10
Se
nourrir génère deux tonnes de CO2 par personne et par anSrc : sciencesetavenir
Toute
personne émet l'équivalent d'environ deux tonnes de dioxyde de carbone
par an en se nourrissant, selon une étude espagnole qui analyse toute la
chaine alimentaire de la production à l’excrétion.
La
production génère la majeure partie du coût environnemental de
l'alimentation. SINC
Une équipe de chercheurs de l'Universidad de Almería (UAL)
a estimé l'impact environnemental de l'alimentation espagnole et le
rôle que les excréments humains jouent dans le cycle de vie des
aliments. C'est la première fois qu'une étude scientifique de ce type s’intéresse
à la partie finale du processus alimentaire humain et confirme que les
excréments humains contribuent à la pollution de l'eau, surtout par
l'azote et le phosphore.
«L'alimentation en Espagne produit des émissions
d'environ deux tonnes de dioxyde de carbone par personne et par an et
consomme 20 gigajoules d'énergie primaire », explique
Iván Muñoz, l'auteur principal de l'étude publiée dans The International
Journal of Life Cycle Assessment. Un chiffre obtenu sur la base d’une
consommation moyenne de 881 kg.
Les
calculs tiennent compte de la production agricole et animale, de la
transformation industrielle des aliments, de la vente et la
distribution, de la préparation et de la cuisson, du traitement des
déchets solides (restes de nourriture et emballages), ainsi que des
rejets humains.
Selon
les auteurs, l’agriculture, l’élevage, la pêche et l'industrie
alimentaire sont les principales sources d’émission de CO2. Une étude
parue en 2007 au Japon avait déjà évalué l’impact environnemental de la
consommation de viande.
L'excrétion
de l'homme fournit des éléments nutritifs
«L'excrétion de l'homme contribue de manière
significative à la pollution des eaux en fournissant de la matière
organique et des nutriments, tels que l'azote et le phosphore, qui
favorisent la croissance des algues, une diminution du niveau d'oxygène
dissous dans l'eau, des mauvaises odeurs et d'autres problèmes liés à
l'eutrophisation »complète Iván Muñoz. « Même
si ces effets sont minimisés par les procédés de purification effectués
avant de rejeter les eaux usées les rivières ou à la mer.
»
Le
chercheur fait remarquer que le retour de ces eaux usées dans
l'environnement n'est pas une mauvaise chose en soi, car elles
contiennent des éléments nutritifs. « Le problème est
que dans de nombreux cas nos rivières ont un niveau d'eau très faible et
ont du mal à absorber les eaux usées, non seulement à partir des
excréments, mais aussi d'autres sources telles que les pesticides et les
engrais utilisés dans l'agriculture et les polluants de l'industrie».
En
ce qui concerne les émissions de CO2 , « les
excréments humains ont un effet net nul sur le réchauffement de la
planète, car ils sont compensés par la fixation du carbone dans la
photosynthèse. Par conséquent, ils ne contribuent pas à augmenter la
concentration de CO2 dans l'atmosphère » conclut Iván
Muñoz.
La Corée du sud veut
installer 500 éoliennes en mer
Src : enerzine.com
Mardi
2 novembre, la Corée du Sud
a annoncé qu'elle allait construire un parc
éolien offshore de 500 turbines (2.500 MW) au large
de la côte ouest du territoire d'ici 2019, afin de développer davantage
les énergies renouvelables.
"Des
entreprises comme Hyundai Heavy Industries ou encore Daewoo
Shipbuilding and Marine Engineering sont parties prenantes pour
intervenir dans le projet éolien d'une valeur de 5,8 milliards d'euros",
a déclaré dans un communiqué le ministère de l'économie et de la
connaissance.
"Compte
tenu de la rareté des terrains dans notre pays, les parcs éoliens
offshores causent moins de dommages à l'environnement et provoquent
moins de plaintes de la part de nos concitoyens, tout en étant une
source d'énergie beaucoup plus prometteuse que leurs homologues
terrestres" a t'il ajouté.
Le
gouvernement coréen injectera 29 milliards de wons dans ce projet,
tandis que les investisseurs privés financeront le reste.
L'Asie
est la quatrième économie au monde à importer ses besoins en énergie de
l'étranger. Elle entend réduire sa dépendance vis à vis des
combustibles fossiles en diversifiant ses sources d'énergies.
Climat : le coût
exorbitant de l'échec de Copenhague
Src : nouvelobs.com
L'Agence internationale de l'énergie
estime dans son dernier rapport que cela
coûtera au monde
1.000 milliards de dollars
en investissements supplémentaires à réaliser d'ici 2030
L'échec
du sommet de Copenhague sur le climat coûtera au monde 1.000 milliards
de dollars en investissements supplémentaires à réaliser d'ici 2030 pour
infléchir les politiques énergétiques, soit 11.600 milliards en tout,
selon le rapport annuel de l'AIE publié mardi 9 novembre.
"L'échec
de Copenhague nous a coûté au moins 1.000 milliards de dollars", écrit
l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans ce rapport sur les
perspectives énergétiques mondiales.
Dans son rapport publié il y a un an juste avant le sommet
sur le réchauffement climatique, l'agence, qui représente les intérêts
des pays industrialisés, estimait que des investissements
supplémentaires d'un montant de 10.500 milliards de dollars étaient
nécessaires jusqu'en 2030 pour infléchir les politiques énergétiques et
éviter des "dommages irréparables" pour le climat.
Une
"transformation profonde"
Cette année, l'AIE
affirme que les "dépenses supplémentaires" nécessaires s'élèvent à
11.600 milliards d'ici 2030, soit "environ 1.000 milliards de plus
qu'estimé l'an dernier".
Selon l'agence, dont le siège est à Paris, réduire les
émissions de CO2 de manière suffisante pour limiter la hausse de la
température de la planète à 2 degrés, accord non contraignant conclu à
Copenhague, "nécessiterait une transformation profonde du système
énergétique mondial".
"Les engagements annoncés par les pays
dans le cadre de l'accord de Copenhague pour réduire leurs émissions de
gaz à effet de serre ne sont pas, dans l'ensemble, à la hauteur de ce
qui serait nécessaire" pour atteindre l'objectif des 2
degrés, déplorent les auteurs du rapport. Seule "une
impulsion politique phénoménale" permettrait de
respecter cet objectif, affirment-ils.
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Le : 10/11/10
Peut-on
boir l'eau du robinet sans danger ?Src : futura-sciences/photo
: Crédits DR.
L'eau du robinet est
un produit alimentaire très
surveillé. Elle est soumise à de multiples
analyses, depuis son origine jusqu'au robinet, et à
des contrôles quotidiens.
Cette surveillance s'inscrit dans le cadre de la réglementation
française et européenne.
Les
résultats de ces mesures servent à suivre l'évolution des paramètres
représentatifs de la qualité de l'eau. Ils permettent de garantir que
l'eau du robinet produite est conforme aux normes sanitaires. Dans de
très rares cas, donnant lieu à des informations locales officielles
(pollution des nappes dans certains secteurs après de fortes pluies, par
exemple), l’eau du robinet n’est plus propre à la consommation. Toutes
les informations peuvent être obtenues auprès de la DDASS du
département.
Odeur
de chlore
L'odeur d'eau de Javel qui se dégage
parfois de l'eau du robinet est due au chlore ajouté à l'eau. Le chlore
est utilisé pour garantir la totale qualité bactériologique de l'eau
durant son transport dans les canalisations jusqu'à votre robinet. Il
contribue aussi à la sécurité de votre eau, car il réagit avec la
plupart des polluants. Sa disparition à un stade du traitement ou du
transport dans les canalisations donnerait ainsi l'alerte.
Voici quelques petites astuces pour faire disparaître
l'éventuel goût de chlore :
avant de consommer
l'eau, laisser-la couler quelques instants ;
remplissez
la carafe d’eau un peu avant de passer à table ;
ayez
en permanence une carafe ou une bouteille d’eau au réfrigérateur.
Fraîche, et ayant perdu son goût de chlore, elle sera appréciée.
Attention : eau du robinet ou eau en bouteille, une fois
ouverte, ne doivent pas être consommées après un ou deux jours, car
elles sont progressivement contaminées par les bactéries présentes dans
notre environnement quotidien. Ne buvez jamais l'eau retrouvée dans une
bouteille entamée, par exemple dans votre voiture !
Présence de plomb
Il faut savoir
que l'eau distribuée ne contient que très peu de plomb (5 microgrammes
est un chiffre courant). Par contre, si l'eau a stagné dans les tuyaux
(par exemple l'eau utilisée en début de journée), elle a pu se charger
un peu en plomb si les canalisations (branchement d'immeuble,
tuyauteries du bâtiment) sont encore en plomb. Un geste simple : s'il
n'y a pas eu d'eau utilisée auparavant (douche, toilette, WC), laisser
couler un peu l'eau au robinet avant de boire ou de remplir la carafe.
Aluminium et Alzheimer
Selon
certains experts, il y aurait un lien entre les sulfates d’aluminium
(alun) utilisés pour épurer l’eau du robinet et le développement de la
maladie d’Alzheimer. Ce point de vue est contesté par les experts de
l'Afssa. A l’heure actuelle, le débat ne semble cependant pas tranché et
les avis divergent, certains scientifiques réclamant une nouvelle étude
épidémiologique.
Un
"serpent solaire" sur l'autoroute de Santa Monica
Src : ensavoir+
Vue d'en haut, cela ressemble aux fines
écailles d'un serpent qui ondule à travers les
palmiers, le long de l'autoroute
de Santa Monica.
Mais
en y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'il s'agit d'une structure
d'accueil à la fois destinée à capter les rayons du soleil et à
ombrager les automobilistes.
Selon l'architecte suédois Mans Tham : "à
cause d'une production d'énergie relativement faible en regard de la
surface de panneaux solaires nécessaires, l'attribution de terres
devient une question centrale pour ce type de projet".
Hormis
l'installation d'une centrale solaire géante dans le désert du Mohave,
le programme solaire de Los Angeles prévoit de se concentrer sur les
toits des bâtiments publics et privés. Aussi, avec ses 800 kms de voies
d'autoroutes, le comté de Los Angeles pourrait selon l'architecte être
tenté de s'en servir pour édifier des portions solaires.
Un
tronçon d'autoroute de Santa Monica sur une longueur de 24km pourrait
par exemple produire 150 GWh d'énergie par an, soit suffisamment
d'électricité pour alimenter les ménages de la ville de Venice, en
Californie. Le calcul pour aboutir à ce résultat est le suivant : 24 km
(longueur) x 40 mètres (largeur) = 960 000 m2 à couvrir = 600 000
panneaux solaires (1,6 m2). Soit environ 115 MW de puissance qui serait
développés à son pic.
Il propose
également de construire sur le bas côté des autoroutes des unités de
capture de gaz d'échappement dans l'objectif de fabriquer du
biocarburant à base d'algues.
Le
projet a été présenté lors de la conférence intitulée "Vers la
métropole" à l'Université de Berkeley, en juin 2010.
Du tissu pour se
débarrasser des déchets toxiques
Src : enerzine.com
Développé dans les années
1980 pour protéger
les soldats britanniques contre d'éventuelles attaques
chimiques, le
tissu en carbone actif pourrait avoir d'autres usages insoupçonnés.
En effet, des chercheurs de l'Université
d'Abertay Dundee (UAD) ont découvert que ce tissu d'aspect ordinaire
demeurait très efficace pour filtrer et éliminer des composés
extrêmement nocifs présents dans l'air et dans les éléments aqueux, même
en doses infimes.
Les recherches écossaises menées en association
avec les filtres à charbon ont montré que le matériau pouvait être
utilisé pour créer des réactions chimiques organiques, telles que des
radicaux hydroxyles. Ces radicaux sont très instables et réagissent
instantanément avec d'autres polluants, même à de très faibles
concentrations, de l'ordre de quelques parties par million (1 ppm =
10-6).
Lorsqu'il est combiné avec un oxydant, tel que
l'ozone (O3), le processus de filtration est encore plus efficace avec
la fabrication de minuscules pores capables d'absorber des molécules
organiques sur la toute surface et les transformer en molécules encore
plus petites. L'équipe de recherche propose d'utiliser ce matériau peu
coûteux dans les hôpitaux. L'objectif serait alors de filtrer à la
sortie d'évacuation des eaux usées, les rejets d'antibiotiques et toutes
sortes de médicaments.
A échelle industrielle, le procédé permettrait
d'éliminer les produits chimiques résiduels difficilement détectables
afin d'assainir davantage le système d'eau potable
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Le : 09/11/10
Islande:
nouvelle menace d'éruption volcanique, six mois après l'EyjafjöllSrc : 20minutes avec AFP
Un
nouveau volcan islandais émet des signes avant-coureurs d'une éruption
prochaine, ravivant les craintes d'une perturbation du trafic aérien six
mois après l'immense nuage de cendre de l'Eyjafjöll, ont annoncé lundi
02/11 des géologues en Islande.
Le
niveau des eaux de la Gigja a triplé depuis la nuit dernière", a
déclaré un scientifique du Bureau islandais de météorologie, Gunnar
Sigurdsson, en référence à un cours d'eau descendant du glacier
Vatnajökull sous lequel gronde le volcan Grimsvötn.
Selon
les scientifiques, l'augmentation des eaux de la Gigja provient du lac
obstruant le cratère du Grimsvötn.
Le
Vatnajökull fond et de l'eau s'accumule dans le cratère jusqu'à ce que
la pression entraîne la création d'un flux à l'intérieur du
glacier qui, dans ce cas, se jette dans la Gigja.
En
s'écoulant, l'eau réduit la pression sur le cratère et favorise une
éventuelle éruption "à condition que le volume de magma soit suffisant",
a précisé la géologue Thorunn Skaftadottir du Bureau de météorologie.
En
2004, un tel débordement du lac du Grimsvötn avait été suivi d'une
éruption.
Une éventuelle
éruption n'interviendra pas avant que la Gigja n'ait atteint un certain
niveau. "Je ne sais pas quand ce niveau maximum sera atteint, mais je
pense que ce sera dans quelques jours", a ajouté le météorologue,
spécialisé dans la mesure des eaux.
Par
ailleurs, le Bureau de météorologie a enregistré une forte activité
sismique dans la région au cours des dernières 48 heures, avec notamment
trois importantes secousses de magnitudes comprises entre 2,7 et 4,0
sur l'échelle de Richter.
Les
autorités islandaises étaient cependant incapables lundi de prévoir
d'éventuels risques pour le trafic aérien, alors que l'éruption de
l'Eyjafjöll en avril avait provoqué le chaos dans l'espace aérien en
Europe.
"D'abord,
cela dépend s'il s'agit d'une éruption de lave ou de cendres comme dans
le cas de l'Eyjafjöll", a expliqué une responsable de
la communication de l'aéroport international de Reykjavik-Keflavik,
Hjordis Gudmundsdottir.
En
cas de panache de cendres, il faut encore que "le
nuage s'élève haut dans l'atmosphère et que le vent s'en mêle",
a-t-elle ajouté.
Selon Mme
Skaftadottir, en cas d'éruption du Grimsvötn, il s'agira bien d'une
projection de cendres, "mais en volume bien inférieur à
celle de l'Eyjafjöll".
"Je
ne pense pas qu'elle aura le même impact sur le trafic aérien que celle
de l'Eyjafjöll", a assuré la scientifique.
Exemple
de centrale solaire PV en toiture à Castries
Src : enerzine.com
La
société Neoen
- filiale du Groupe Direct
Energie - a annoncé hier la réalisation d'une centrale solaire photovoltaïque en
toiture sur un bâtiment de
1800 m2 à Castries
(Hérault),
pour un investissement d'1 million d'euros.
Confrontés
au mauvais état de leur toiture en fibrociment, amiantée et présentant
de réels problèmes d'étanchéité, les propriétaires d'un bâtiment
industriel, a fait appel à neoen pour financer et entreprendre les
travaux de rénovation.
La
réalisation du chantier a été effectuée par Genesol, bureau d'étude
spécialisé dans le solaire et filiale de neoen. Les travaux ont duré 4
mois et entre 2 et 10 personnes ont été mobilisées à temps plein pour
mener à bien la construction, dans les corps d'états suivants :
charpentiers métalliques, électriciens, couvreurs.
Pour
réaliser cette toiture solaire, neoen a opté pour des panneaux en
silicium polycristallin, car selon la société, cette technologie offre "un
bon rapport qualité/prix, un impact environnemental réduit par
l'absence de métaux lourds ainsi qu'une excellente longévité et une
grande résistance aux intempéries".
L'intégration
au bâti a été réalisée à l'aide du système SolarSit. Celui-ci permet
une pose de qualité, rapide, efficace et esthétique, tout en
garantissant dans le temps l'étanchéité totale de la toiture, notamment
grâce à des bacs en acier spéciaux traités anticorrosion, munis
d'absorbeur d'humidité et étudiés pour la ventilation des modules
solaires.
D'une
puissance de 221,8 kWc, l'installation de 944 panneaux solaires sur
1.800m2 de toiture, produira annuellement 252 MWh, soit l'équivalent de
la consommation électrique annuelle de 180 ménages.
Pour
Antonin Elio Bosco, propriétaire du bâtiment « L'installation de la
centrale s'est faite dans les règles de l'art, avec une attention
particulière au respect des activités pratiquées sous le bâtiment
pendant la phase de construction. Le projet nous permet, bien sûr, de
disposer d'une toiture neuve sans aucun investissement, mais également
d'apporter une valeur ajoutée aux entreprises qui louent ce bâtiment ».
Durant
30 ans, Neoen en assurera l'exploitation tout en versant un loyer aux
propriétaires.
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Le :08/11/10
Grenelle
de l’environnement : un premier bilan plus que mitigéSrc : maxisciences
France
– Trois ans après le Grenelle de l’environnement, les conclusions du
premier bilan sont très variables en fonction des rédacteurs. Un comité d’experts se montre très
enthousiaste alors que le Réseau
Action Climat (RAC)
se veut beaucoup moins
positif.
n
comité d'experts a remis au ministre de l'Environnement Jean-Louis
Borloo un rapport selon lequel les trois quarts des dispositions prises
lors du Grenelle de l'environnement (en octobre 2007) sont réalisées ou
en cours de réalisation.
De son
côté, le Réseau Action Climat qui représente en France les ONG qui se
sentent concernées par le changement climatique, est beaucoup moins
optimiste. A la lecture de ce rapport, le président de Greenpeace
France, Pascal Husting, déplore "une logique comptable mais pas
qualitative". Selon lui, "la véritable question, on ne se la pose pas :
est-ce que ces mesures-là vont vraiment permettre de préserver le climat
et la biodiversité ?"
Exemples significatifs de
la double interprétation possible du rapport avec les secteurs du
bâtiment, des transports et des énergies renouvelables.
Le
bâtiment
Le comité d'évaluation
retient que "dans le résidentiel privé et social, 250.000 logements ont
déjà été rénovés entre l'été 2009 et l'été 2010, grâce aux mesures
incitatives du Grenelle" (il s’agit par exemple de l'éco-prêt à taux
zéro et de l'éco-prêt logement social). Le RAC estime lui que les
rénovations, souvent incomplètes, peuvent devenir contreproductives.
L’absence de programme précis et le manque d'une forte mobilisation des
professionnels du secteur posent problème.
Les
transports
Le comité d'experts
note la réduction des émissions de CO2 des véhicules neufs (de 149 à 130
grammes de CO2/km).
Le RAC note de son côté que
les efforts promis n'ont pas été réellement consentis, citant le report
de la taxe kilomètre à 2011 (dans le meilleur des cas) et l'absence
d'une taxe sur le kérosène pour compenser l'impact du transport aérien.
Le comité rapporte que plus de 800 km de lignes à grande
vitesse sur les 2.000 programmées d'ici 2020 sont déjà en cours de
réalisation, quant le RAC dénonce lui la relance d'un développement de
plus de 1.000 km de routes. Le RAC précise également que le vélo,
utilisé à plus de 10% en Allemagne et en Europe du Nord, est utilisé par
à peine 3% des Français.
Les
énergies renouvelables
D'après
le rapport du comité d'experts, le secteur des énergies renouvelables a
connu un développement considérable (+600% entre 2007 et 2009 pour
l’énergie solaire et +91% pour l'éolien).
Le
Réseau Action Climat pointe surtout les dispositions du Grenelle 2, qui
compliquent les normes d’implantation d'éoliennes, ce qui risque de
ralentir grandement le développement de ce type d’énergie. Pourtant, la
France souhaite porter la part des énergies renouvelables à 23% d'ici
2020.
Parmi les autres mesures prises au Grenelle
en 2007, rappelons également l'incitation à la réduction et au tri des
déchets ménagers, la mise en place du bonus-malus automobile, le
doublement des tramways et des lignes de TGV, le moratoire sur les OGM,
la mise aux normes de 146 stations d’épuration et la mise en place
d’aires marines protégées.
GB
: lancement de la 1ère station de charge sans fil
Src : enerzine.com
L'action se passe au Royaume-Uni.
Une borne de recharge sans
fil ( IPT - Induction Power Transfer) pour véhicules électriques
a été lancée pour la première fois à Londres.
Le système de charge est décrit par la société
HaloIPT, comme étant "sûr, efficace et demeure un
moyen pratique de transférer de l'électricité sans recourir à un
quelconque câble."
Le
système de transfert d'énergie par induction permettra à une voiture
équipée d'un récepteur spécial d'être rechargée automatiquement lors
d'un stationnement prolongé ou lors d'une conduite sur des routes dotées
de blocs spéciaux insérés sous le bitume.
La
société envisage ainsi d'équiper des tronçons routiers du périphérique
britannique (l'autoroute M25) situé dans la région du Grand Londres,
avec son système à induction magnétique, dans l'objectif d'alimenter les
batteries et cela sans s'arrêter. D'une longueur de 188 km, le M25 voit
défiler 200.000 véhicules par jour !
HaloIPT
affirme que "l'électrification" de grands axes routiers permettra
d'accroître considérablement l'autonomie et la démocratisation des
véhicules électriques.
L'IPT
a été conçu pour être compatible avec toutes sortes de véhicules
électriques (du vélo au poids lourds). Le système peut fonctionner
quelque soit les conditions météorologiques et même si le conducteur
n'aligne pas correctement la voiture avec les patins intégrés
sous l'asphalte.
Le dispositif a
été testé par HaloIPT sur une Citroën C1, baptisée EV'ie, pour
constater réellement la performance de charge de l'IPT. Dans les faits,
il aura fallu 6 heures pour charger complètement l'EV'ie à 20% de ses
capacités, avec de l'électricité provenant d'une prise de courant
domestique. La société affirme également que son système pourra
fonctionner, même à des distances éloignées allant jusqu'à 40
centimètres.
« Nous voulons
utiliser l'IPT pour briser les barrières à l'adoption en masse des
voitures électriques », a déclaré le PDG d'HaloIPT, Anthony Thomson. "Le
maintien à bas coût du véhicule électrique reste pour nous une
priorité" a t'il ajouté.
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Le :05/11/10
Nagoya,
le sommet sur la biodiversité se termine sur une bonne noteSrc : futura-sciences
Le
sommet sur la biodiversité s’est clos à Nagoya
sur des objectifs concrets
: augmentation des surfaces de terres et d’océans à protéger,
répartition plus équitable des ressources génétiques et création d’un
organisme, l’IPBES,
sorte de Giec de la
biodiversité.
Il
s’est passé quelque chose à Nagoya. La dixième conférence des parties à
la convention sur la diversité biologique (COP 10) a accouché d’un
accord réaliste pour enrayer la dégradation de la biodiversité, sous la
forme d’un plan d’action pour la période 2010-2020. Ce sommet réunissait
193 pays signataires d’une convention née en 1992, dont ne font pas
partie les États-Unis, qui étaient logiquement absents au Japon.
Les
objectifs chiffrés concernent les aires de protection de la
biodiversité. En milieu terrestre, elles devront passer en 2020 à 17 %,
contre 13,5 aujourd’hui. Dans les océans, la surface protégée devra être
multipliée par dix, passant de 1 à 10 %. Ces valeurs résultent de
compromis. La France, par exemple, plaidait pour 25 % des terres et 15 %
des mers.
Les
participants devaient aussi parler des bénéfices des ressources
génétiques. Les grands industriels de la chimie, de la pharmacie et de
la cosmétique exploitent en effet les plantes et les animaux des milieux
tropicaux, mais aussi les savoirs traditionnels, pour y dénicher des
molécules intéressantes mais sans que les droits des pays
concernés soient reconnus.
Sus
aux biopirates
Le
protocole APA , pour Accès et le partage des avantages (ou en anglais
ABS, Access and benefit sharing), a été signé durant ce sommet, après
huit années de négociations, et restera peut-être connu sous le nom de
protocole de Nagoya. Il entrera en vigueur en 2012. Il imposera l’accord
d’un pays pour l’exploitation de telles ressources (y compris ce que
l’on appelle les savoirs traditionnels) et déterminera comment répartir
les rétributions. Là aussi, il s’agit d’un compromis et des ONG ont
exprimé leur regret que les termes soient trop flous pour lutter
efficacement sur ce que beaucoup appellent la biopiraterie.
L’accord de Nagoya prévoit également de réduire le «
rythme d’appauvrissement de tous les habitats naturels » et donne
l’objectif d’en finir avec la surpêche. Dans le même état d’esprit, les
signataires s’engagent à supprimer les subventions qui iraient à des
méthodes nocives pour la biodiversité.
Enfin, l’ONU « est invitée » à créer un nouvel organisme,
déjà baptisé IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on
Biodiversity and Ecosystem services) et qui constituerait une sorte
d’équivalent du GIEC pour la biodiversité. Cette entité réunirait toutes
les données scientifiques sur la biodiversité et produirait des
documents d’informations destinés aux décideurs politiques.
La marine US s'essaie au biocarburant à
base d'algues
Src : enerzine.com
La marine américaine a
testé vendredi dernier la
propulsion d'une vedette rapide (canonnière) de 49ft
(15 mètres) avec dans son réservoir du biocarburant
à base d'algues et de diesel.
Les
essais réalisés avec succès sur la base navale américaine de Norfolk,
en Virginie, font partie d'un effort global de la Marine US visant à
approvisionner d'ici à 2020 sa flotte pour moitié, en un mélange de
carburants renouvelables et pour l'autre en combustibles nucléaires.
Actuellement,
le nucléaire couvre une proportion moindre - environ 16% - dans le
poste énergie, le solde étant fournit par des sources conventionnelles
(pétrole, gaz).
La
marine US prévoit par ailleurs de lancer en 2012 sa première force
mobile verte, une unité composée d'environ 10 bâtiments navals (navires
et sous-marins) et avions fonctionnant sur un mixte énergétique, en
biocarburants et en énergie nucléaire, pour un déploiement réel en
2016.
Record
: un véhicule électrique roule 600 km non-stop
Src
: enervol/DBM
Dans
le cadre d'un projet de démonstration financé par le Ministère fédéral
allemand de l'économie et de la technologie (BMWi), un
véhicule électrique revisité par la société
berlinoise DBM Energy
a parcouru dans la nuit du 25 au 26 octobre la distance de 600 km sans recharge.
L'Audi
A2 ainsi modifié a établi un nouveau record mondial en reliant Munich à
Berlin, en 7 heures environ, sans arrêt, et par des températures
proches de 0°C. Le véhicule était équipé d'une nouvelle batterie de
forte puissance à base de Lithium-métal-polymère, conçue par DBM Energy,
et d'un système intelligent de gestion de la batterie. Comparable à un
véhicule classique, l'Audi A2 disposait de 4 places assises, d'un
coffre, d'une climatisation, d'une radio / CD, etc.
Rainer
Brüderle, Ministre fédéral de l'économie et de la technologie, s'est
exprimé en ces termes : "Je tiens à féliciter la
société technologique DBM Energy ! Notre soutien financier à ce projet
est un succès. Le record de distance établi vient démontrer que
parcourir 600 km avec un véhicule électrique ne constitue aucunement une
utopie. Aucune voiture au monde n'avait à ce jour réalisé une
performance similaire. La technologie de batterie développée en
Allemagne a le potentiel de mener notre pays à une position de leader
sur le marché de l'électro-mobilité. Il s'agit maintenant de faire
converger cette technologie de batterie à haute efficacité vers une
production de série en Allemagne, et de la rendre disponible pour un
emploi à grande échelle dans des véhicules électriques."
Pour
conclure, la technologie de batterie DBM est utilisée depuis un an dans
le domaine de la logistique.
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Le : 04/11/10
Un
spray pour transformer l'acier en panneaux solaires Src : ensavoir+
Tata Steel-Corus et l'Université de
Swansea (Pays de Galles,
Royaume-Uni) travaillent actuellement sur une
nouvelle technologie qui permettrait de rendre
des feuilles d'acier génératrices de courant à la
manière des cellules solaires, grâce
à un revêtement de colorants photo-sensibles.
Cette
technologie qui implique des tôles en acier pourrait s'appliquer à
grande échelle et serait même très efficace sous un soleil diffus. Par
conséquent, les pays ayant des latitudes plus élevées ou des ressources
limitées en énergie solaire pourraient générer de grandes quantités
d'électro-solaire.
Tata
a récemment investi dans une entreprise américaine, Sun Catalytix, qui a
conçu un catalyseur à faible coût associant pile à combustible et
énergie solaire afin de produire de l'énergie.
Dans
l'hypothèse où des tôles d'acier recouvriraient les 4 milliards de m2
de toitures et de façades au Royaume-Uni, cela serait suffisant pour
fournir un tiers de la demande du pays en énergie renouvelable, d'ici
2020.
Selon
le consortium constitué, les gains technologiques semblent élevés car
le processus d' «impression» de colorants sur tôles d'acier est déjà
maîtrisé par Tata Steel Europe, filiale de Corus.
Selon
eux, l'intégration à faible coût de produits à énergie solaire
aux bâtiments existants serait économiquement rentable, car
l'investissement est minimal sur l'infrastructure. En effet, les coûts
d'acquisition de terrains, ou l'achat de milliers de panneaux solaires
en les reliant au réseau principal est évité
Enerkem
: feu vert pour sa bioraffinerie du Mississippi
Src : enerzine.com
La
société québécoise Enerkem,
spécialisée dans le développement et la
fabrication de biocarburants a annoncé que le projet d'usine de production d'éthanol
de sa filiale américaine, avait été déclaré conforme
aux exigences environnementales fédérales américaines.
En
effet, il y presque un an, Enerkem a obtenu un financement de 50
millions de dollars de la part du département américain de l'Énergie
(Department of Energy (DOE)) pour sa bioraffinerie de Pontotoc, située
dans le Mississippi.
Ce
financement était conditionné à ce que le projet soit conforme aux
exigences de la loi sur la politique environnementale nationale
(National Environmental Policy Act (NEPA)). Ainsi, l'étude du DOE a
conclu que le projet ne présentait aucun impact environnemental
significatif. Cette décision donne le feu vert à Enerkem pour réaliser
son projet sans que d'autres études environnementales fédérales soient
nécessaires.
"La
conclusion de l'étude environnementale fédérale pour l'usine de
production d'éthanol à partir de déchets d'Enerkem au Mississippi nous
permet de franchir une étape très importante. Nous sommes ravis d'avoir
fait un pas de plus vers la réalisation de notre deuxième usine
commerciale de biocarburants", a déclaré Vincent Chornet, son PDG.
Le
processus d'évaluation environnementale du DOE comprenait une période
de consultation publique qui a débuté par la diffusion d'un avis adressé
aux agences fédérales, d'État et locales, aux administrations tribales,
aux élus, aux entreprises, aux organismes et aux groupes d'intérêt
particulier ainsi qu'à des membres du public. Ces intervenants
disposaient de trente jours pour soumettre leurs commentaires sur le
projet.
En août dernier, Enerkem
a commencer à Edmonton, en Alberta, la construction de sa première
usine commerciale de production de biocarburants, à grande échelle, en
Amérique du Nord. La construction de l'usine d'Enerkem au Mississippi
devrait débuter en 2011.
Le
concept Twist Renault pour contrer la i-MiEV ?
Src : renault Credit image
: © David Cardoso

Alors
que Mitsubishi
a créé un partenariat fort avec le
groupe PSA Peugeot Citröen, pour lancer des
variantes de son i-MiEV - iOn
et C-Zero -, le designer automobile David Cardoso a
dessiné un véhicule électrique
dédié à la firme Renault.
Baptisé
"Twist", son concept de véhicule électrique serait selon lui, le vrai
rival de l'i-MiEV. Le futur modèle serait aussi destiné à combler le
vide qui existe entre la Twingo et la Modus MPV.
La
Twist est considérée comme entrant dans la gamme des mini-citadines
100% électrique.
Pour
offrir plus de visibilité au conducteur comme aux passagers, le concept
car dispose d'un large pare-brise prolongé par un toit en verre.
L'arrière ressemble étrangement à la précédente génération de la mégane.
Enfin,
comme le véhicule est alimenté uniquement par des batteries, les pots
d'échappements ont été remplacés par des feux.
Encore
une fois, ce n'est qu'un concept dessiné, rien ne dit que Renault
suivra cette voie.
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Le :03/11/10
Le
Danube exposé à d'autres catastrophesSrc : Lefigaro.fr
Sur 3000 km, ses
rives sont jalonnées de vieux
dépôts datant de l'époque communiste où sont stockées des matières toxiques.
Pour
les 850 habitants de Kolontar, le spectre d'une deuxième inondation de
boues rouges s'éloigne: la construction d'une haute digue de protection
était pratiquement achevée ce lundi soir. Mais pour le Danube, les
dangers sont toujours bien réels: selon la Commission internationale
pour la protection du Danube (ICPDR), 150 sites industriels plus ou
moins vétustes jalonnent ses 3 019 kilomètres.
Autant de «bombes à retardement» que la catastrophe de
lundi dernier dans l'usine d'aluminium d'Ajka (à l'ouest du pays), qui a
fait huit morts, aura eu au moins le mérite de mettre en lumière.
«L'industrie et l'exploitation minière, rappelle-t-on à l'ICPDR,
représentent entre 31 et 42% du PIB des pays riverains, et entre 29 et
50% de leurs emplois.
Ces
secteurs utilisent 5,7 milliards de mètres cubes d'eau du fleuve chaque
année». De nombreuses usines ou mines datant de l'époque communiste ne
sont plus en service. Mais des matières toxiques sont toujours
conservées dans de vieux dépôts qui se fragilisent avec le temps…
Rien qu'en Hongrie, plusieurs autres bassins stockent une
boue rouge tout aussi corrosive que celle d'Ajka, indique l'organisation
WWF. Le plus important est situé à Almasfüzitö, sur les bords du
Danube, à 80 km en amont de Budapest.
Quelque
12 millions de tonnes de boue sont réparties dans plusieurs réservoirs
sur une surface de 40 hectares. Le tout sur une zone sismique… «Si
le bassin cède, l'approvisionnement en eau potable d'une bonne partie
de la Hongrie serait menacé», prévient Andreas
Beckmann, expert de WWF.
Sous le contrôle de l'État
En
Serbie, deux raffineries sont très proches du fleuve. À Pancevo, près de
Belgrade, se trouvent notamment des unités de fabrication d'engrais et
de chlorure de vinyle, très toxique. Le WWF juge le site de Tulcea, en
Roumanie, où est également stockée de la boue rouge sur environ 20
hectares, comme l'un des plus dangereux. Des fuites se sont déjà
produites, et un accident similaire à celui de lundi aurait «un
effet dévastateur sur le delta du Danube».
En Hongrie, les autorités continuent d'évaluer les
responsabilités dans la catastrophe. Le DG de l'entreprise MAL
-propriétaire de l'usine d'où est partie la pollution-, Zoltan Bakonyi, a
été placé en garde à vue. Le premier ministre, Viktor Orban, a déclaré
ce lundi au Parlement que les victimes devaient être indemnisées, que
les emplois à l'usine d'aluminium devaient être sauvés, que les
responsables devaient rendre des comptes et qu'il fallait identifier les
autres sites industriels à risques. «Jusqu'à ce que
ces quatre tâches aient été réalisées dans leur ensemble , a-t-il
insisté, il faut placer sous le contrôle de l'État l'entreprise
responsable et ses avoirs sous séquestre.»
Alors que trois experts de l'UE viennent d'arriver pour
conseiller les autorités, le président de la Commission européenne, José
Manuel Barroso, a annoncé qu'il profiterait de sa visite, ce mardi à
Budapest, pour proposer une meilleure réponse, à l'avenir, aux
catastrophes industrielles.
Le
trou dans la couche d'ozone a-t-il contribué à accroître l'extension de
glace antarctique sur la mer ?
Scr
: bulletins-electroniques.com
Alors
que la fonte de la glace
arctique s'est accélérée de manière assez
spectaculaire depuis les années 1970, dans le même temps la glace antarctique a eu tendance à se
développer dans les mers de l'extrême sud.
Face
à cette constatation, certains scientifiques ont suggéré que
l'augmentation pourrait être due au trou d'ozone situé au dessus de
l'Antarctique. En effet, des simulations indiquaient que le trou d'ozone
induisait un changement important dans la circulation atmosphérique en
été austral.
Afin
de vérifier ces hypothèses, un chercheur du Département de Physique de
l'Université de Toronto, Michael Sigmond, et un chercheur du Centre
Canadien de Modélisation et d'Analyse d'Environnement Canada, John Fyfe,
ont utilisé un modèle climatique, tenant compte des changements
mensuels observés de l'ozone stratosphérique de 1979 à 2005, afin de
simuler les effets de l'appauvrissement de l'ozone stratosphérique sur
la glace en mer antarctique.
Contrairement
aux prédictions précédentes, le modèle de Sigmond et Fyle montre que la
diminution de la couche d'ozone se traduit par une diminution tout au
long de l'année de la glace en mer antarctique et non une augmentation
telle qu'elle est actuellement observée. Ces résultats suggèrent que des
processus autres que la couche d'ozone doivent être à l'origine du
développement de la glace en mer antarctique.
Les
auteurs indiquent qu'il est difficile à l'heure actuelle de comprendre
pourquoi les évolutions du niveau de glace dans les mers de l'hémisphère
Sud et de l'hémisphère Nord sont si différentes.
ECONOMIE
DE CHAUFFAGE dans un petit logement.
Src:
bricoleurdudimanche
Vous avez un petit
logement chauffé à
l'électricité. Vous coupez
le chauffage lorsque vous vous absentez
pour réduire la note,
vous n'avez pas tort.
Mais
lorsque vous rentrez le soir, il ne fait pas chaud.
Procurez vous un petit radiateur soufflant
céramique, il va vous permettre d'avoir un chauffage instantané dans la
pièce principale, et vous le faites fonctionner environ 1/4 d'heure, et
en même temps vous mettez en marche le radiateur de la pièce avec
thermostat deux chiffres au dessus du déclic. Ensuite vous ajusterez la
température en fonction d'un thermomètre placé dans la pièce.
Vous placez le radiateur soufflant
judicieusement pour profiter au maximum de la chaleur. Il va remonter
rapidement la température de la pièce et ensuite vous l'arrêtez.
COMBIEN çA COUTE ???? si on a un radiateur de
1500 watts, vu que la pièce est froide au départ, la résistance va
fonctionner en continu pendant un quart d'heure. cela donne 1/4 x 1500
watts = o,375 KW
Le kw en heure pleine coûte environ 0,12 euros
DONC cela fera :
0,12 x 0,375 = 0,045 euros soit 4,5 CENTIMES
D'euro pour remonter la pièce en température. et encore on peut réduire
cette dépense en mettant le radiateur sur demi puissance au bout d'un
moment et là il consommera deux fois moins à partir du moment où la
puissance est réduite.
Bien entendu, si on avait laissé le chauffage
toute la journée, on aurait consommé infiniment plus.
PRIX DE L'APPAREIL : j'ai trouvé un radiateur
soufflant céramique 750/1500 watts à BR..O M..ché en promo à 13,90
euros, il a un thermostat et deux puissances et fonctionne très bien.
Autrement dit, ça ne vaut pas le coup de se
geler.
Bon, ces appareils sont valables pour un
chauffage rapide et ponctuel, mais vous pouvez le prendre aussi dans
votre salle de bain et le mettre loin de toute projection d'eau et
l'utiliser le temps de la douche, ou bien préchauffer la salle de bain
avant la douche et arrêter avant d'entrer. Cela évite de faire
fonctionner le chauffage de la salle de bain 24 h/24 alors qu'on n'y
passe que 20 mn par jour.
Là aussi on imagine
l'économie réalisée, tout en conservant le confort.
Ceci est encore plus valable pour les étudiants
qui sont souvent limités financièrement.
Qui plus est : économiser du chauffage, c'est
bon pour le porte monnaie et aussi pour la planète...
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Le : 02/11/10
Acquis
scientifiques sur le réchauffement climatiqueSrc
: academie des sciences

L'Académie des Sciences
a remis un rapport
à Valérie Pécresse,
jeudi, montrant qu'il y a bien un phénomène
de réchauffement climatique non provoqué par
l'activité solaire, mais par l'augmentation de CO2, "incontestablement due à l'activité humaine".
Ce réchauffement climatique s'explique notamment
par une concentration des gaz à effet de serre, et en premier lieu à la
concentration du CO2 dans l'atmosphère depuis une trentaine d'années.
Plusieurs indicateurs indépendants montrent en effet, une augmentation
du réchauffement climatique de 1975 à 2003.
Cette augmentation de CO2 constitue pour
l'Académie une menace pour le climat et, de surcroît, pour les océans en
raison du processus d'acidification qu'elle provoque.
Cependant, un certain nombre d'incertitudes
doivent encore être levées.
Tout d'abord, les mécanismes pouvant jouer un
rôle dans la transmission et l'amplification, en particulier, de
l'activité solaire ne sont pas encore bien compris. "L'activité solaire,
qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975, ne peut être dominante
dans le réchauffement observé sur cette période," note le rapport.
Ensuite, des incertitudes importantes demeurent
sur la modélisation des nuages, l'évolution des glaces marines et des
calottes polaires, le couplage océan-atmosphère, l'évolution de la
biosphère et la dynamique du cycle du carbone.
Enfin, les projections de l'évolution climatique
sur 30 à 50 ans sont peu affectées par les incertitudes sur la
modélisation des processus à évolution lente. "Ces projections sont
particulièrement utiles pour répondre aux préoccupations sociétales
actuelles, aggravées par l'accroissement prévisible des populations",
conclut le rapport.
Le débat à huis clos mené par l'académie des
sciences "était un mal nécessaire" explique la ministre de la Recherche
Valérie Pécresse. Et d'ajouter "ce débat est d'ores et déjà un acquis
institutionnel, il va falloir le prolonger, notamment sur les
perspectives à 30 et 50 ans".
Le vent
souffle moins fort dans l'hémisphère Nord Src
: enerzine.com
Est
ce une mauvaise nouvelle à venir pour l'éolien ?
Une
première étude d'envergure de l'évolution des vents dans l'hémisphère
Nord a été publiée par des chercheurs du LSCE (1) (CEA- CNRS- UVSQ) et
du CEPMMT (2).
L'analyse
poussée des enregistrements de plus de 800 stations de mesures du vent
indique une baisse de la vitesse du vent de l'ordre de 10% en moyenne
depuis trois décennies, dans plusieurs régions du globe : aux Etats
Unis, en Chine, en Australie et dans quelques pays d'Europe.
Cette
étude publiée en ligne par Nature Geoscience le 18 octobre 2010 a été
menée au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, en
collaboration avec le Centre Européen de Prévision Météorologique à
Moyen terme (CEPMMT — ECMWF 3 en anglais) constitue une première de par
l'ampleur de l'analyse. Jusqu'à présent la qualité souvent insuffisante
et l'hétérogénéité des observations du vent effectuées à partir
d'anémomètres 4 n'avaient pas permis une étude à l'échelle globale de
son évolution à long terme.
Ici,
les chercheurs ont mené une analyse statistique approfondie des
enregistrements de plus de 800 stations de mesure du vent depuis 1979, à
une altitude inférieure à 10 mètres au dessus du niveau du sol.
L'analyse des tendances révèle un phénomène majeur : le vent a décliné
sur la plupart des régions des latitudes tempérées des surfaces
terrestres de l'hémisphère nord (voir la figure ci-dessous), une baisse
de l'ordre de 10% en moyenne. L'étude révèle aussi que sur l'Asie, ce
sont les vents modérés à forts qui ont décliné le plus rapidement.
L’étude
tente également de comprendre la raison de ce déclin. En utilisant des
simulations numériques effectuées au CEPMMT et au LSCE, des observations
satellitaires et des radio-sondages 5, les auteurs montrent que cette
baisse du vent peut s’expliquer par des changements dans la circulation
générale de l’atmosphère depuis 30 ans, et surtout par l’augmentation de
la végétation : les vagues de reforestation, par exemple en Sibérie,
ont augmenté ce que les chercheurs appellent la « rugosité » du sol,
c’est-à-dire la capacité des éléments de la surface du sol à freiner les
vents.
Référence
: Northern Hemisphere atmospheric stilling partly attributed to an
increase in surface
roughness, Robert Vautard,
Julien Cattiaux, Pascal Yiou, Jean-Noël Thépaut, Philippe Ciais, Nature
Geoscience, 18 octobre 2010.
1
Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement
–
LSCE/IPSL. http://www.lsce.ipsl.fr
2 Centre Européen de Prévision Météorologique à
Moyen terme
3 ECMWF : European Centre for
Medium-Range Weather Forecasts.
4 Anémomètre :
appareil permettant de mesurer la vitesse ou la pression du vent.
5 Radio-sondage : mesures météorologiques de l’atmosphère
faites par des ballons.
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Le : 29/10/10
Bruxelles alloue 146 ME
dans les projets énergétiques
Src : enerzine.com
Mardi, le
Parlement européen a donné son feu vert pour débloquer la somme de 146 millions
d'euros qui vise à financer
des projets d'économie d'énergie, d'efficacité énergétique et d'énergie
renouvelable.
Ces fonds seront disponibles à partir du 1er
janvier 2011 et devront être attribués en totalité avant le 31 mars
2014.
Destinés aux responsables locaux et régionaux
ils seront consacrés principalement aux financements de projets qui
devront être économiquement et financièrement viables, et cela dans le
but d'obtenir un retour sur investissement en temps voulu.
Les contributions à ces fonds spéciaux pourront
prendre la forme de prêts, de garanties, de fonds propres ou d'autres
produits financiers. Jusqu'à 15% des fonds pourront être utilisés pour
fournir une assistance technique aux autorités publiques afin de mettre
en place de tels projets. La commisison de l'énergie indique que
"l'équilibre géographique sera un critère important dans la sélection
des projets".
L'amendement de loi concernant le plan de
récupération de l'énergie (EERP) prévoit de canaliser les montants non
dépensés dans un nouveau fonds, afin de financer des projets relatifs à :
•la rénovation de bâtiments publics et privés
pour améliorer l'efficacité énergétique ou pour passer aux énergies
renouvelables;
•la construction de systèmes de
chaleur et d'électricité à base de renouvelable et leur intégration
dans des réseaux de distribution / d'électricité;
•le
développement de solutions urbaines "propres" dans les transports
publics, notamment les véhicules électriques et à hydrogène;
•l'amélioration des infrastructures locales comme des
éclairages publics plus efficaces, le développement du stockage de
l'électricité, les compteurs et les réseaux intelligents.
Le plan de relance
européen qui a été lancé en 2009, vise à stimuler la relance économique
par le biais en autres, de financement de projets énergétiques comme les
interconnexions gazières et d'électricité, les parcs éoliens offshores,
et les projets de capture et de stockage du carbone (CSC). En 2010, un
total de 3,98 milliards d'euros a été affecté à ce plan.
FRANCE : Augmentation des
factures d'electricité / CSPE et solaire : Enerplan remet les pendules à
l'heure
Src : enerzine.com

"Laisser entendre que le déficit de la
Contribution au Service Public de l'Electricité (CSPE)
- 1,6 milliard d'euros à fin 2010 - serait à mettre à la charge du coût
d'achat de l'électricité solaire, ce qui justifierait l'augmentation du
prix de l'électricité de 3 à 4% dès 2011, relève
de l'injustice" s'est
défendue mardi Enerplan,
l'association professionnelle de l'énergie solaire.
La
Commission de Régulation de l'Energie (CRE) note dans son rapport
d'activité 2009 à propos des charges prévisionnelles 2010 pour la CSPE, «une hausse significative des charges liées à
l'obligation d'achat évaluées à près de 1 240 M€, dont 528 M€ au titre
des énergies renouvelables. Les charges liées a la péréquation tarifaire
sont également en augmentation et s'élèvent à 918 M€ »
D'après
Enerplan, "les chiffres sont têtus et ne peuvent
mettre en accusation la charge financière du photovoltaïque, pour
justifier la prochaine augmentation de l'électricité".
L'assocation
avance les arguments suivants :
Le
déficit de CSPE qui prospère depuis quelques années, n'est pas grevé
par le développement de l'électricité solaire en France – marginal avant
2009 et encore non significatif en 2010/11 – mais est impacté entre
autre par la subvention de la cogénération (828 M€ en 2008, 521 M€ en
2009, 668 M€ en 2010), ou encore par les charges prévisionnelles liées
au TarTAM (retour à un tarif semi-réglementé pour les entreprises
parties vers le marché libre et revenues s'abriter sous la solidarité
nationale) estimées par la CRE de 361,7 M€ en 2010.
Le
photovoltaïque, avec moins de 800 MW connectés d'ici fin 2010, ne
devrait guère peser dans la CSPE que pour 120 M€ cette année, selon la
CRE.
Cependant,
elle reconnait que le financement du développement de l'électricité
solaire d'ici l'atteinte de la parité réseau avant 2020, constitue "un
véritable challenge qui appelle une démarche de démocratie énergétique".Et
d'ajouter, "ce développement qui intègre la
lutte contre l'inflation énergétique, aura un impact maîtrisé sur la
facture d'électricité des Français. Nous devons avoir une approche
transparente des enjeux financiers, de façon holistique pour prendre en
compte l'ensemble des externalités, non liées au coût du développement
de la production électrique d'origine renouvelable, qui alourdiront la
facture électrique des Français".
La
revendication d'Enerplan est la suivante : elle demande un effort de
transparence pour éclairer les Français et ne pas les laisser croire,
que le rattrapage de la CSPE en 2011 soit imputable à l'achat
d'électricité solaire.
Pour
terminer, elle rappelle que la part du photovoltaïque dans la CSPE
coûtera en 2010 à un ménage moyen - qui consomme 3500 kWh/an - moins
d'un euro par an, et guère beaucoup plus en 2011 "nous
sommes très loin de la nécessité d'augmenter le prix de l'électricité de
3 à 4 % pour financer les kWh solaires"
La biodiversité marine à
l'honneur à l'Ambassade de France
Il
n'y a pas qu'à Nagoya que l'on parle de biodiversité ....
Dans le cadre de l'Année Internationale de la Biodiversité,
s'est tenu mardi 19 octobre à l'Ambassade
de France aux Etats-Unis, le symposium "Ocean Exploration, Governance and Ten
Years of Discovery".
Cet
événement, centré sur la biodiversité marine, a couvert les innovations
technologiques issues de la réalisation du film "Océans" de Jacques
Perrin et Jacques Cluzaud (2010), la gouvernance marine avec l'exemple
de la coopération franco-américaine et la première présentation publique
aux Etats-Unis des résultats du Census of Marine Life (CoML), conclu il
y a quelques mois.
Le
panel d'intervenants était composé de représentants d'organismes de
recherche tels que le CNRS (Centre National de la Recherche
Scientifique) ou l'Ifremer (Institut français de recherche pour
l'exploitation de la mer), le MNHM (Muséum National d'Histoire Naturelle
de Paris) et le Smithsonian, mais également de décisionnaires de la
NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).
Filmer
les espèces marines n'est pas une mince affaire
L'un
des producteurs exécutifs du film Océans, M. Olli Barbe, a détaillé les
défis technologiques que l'équipe de tournage a dû affronter durant les
quatre années de tournage
Afin de concilier les contraintes du milieu marin et les
exigences de tournage d'un film, plusieurs dispositifs ambitieux ont été
conçus, notamment un mini-hélicoptère électrique et des caméras
amphibies "torpilles" pour suivre les déplacements des animaux marins.
L'équipe du film a travaillé en étroite collaboration avec celles du
CoML, fournissant des images et une aide au recensement, tandis que ces
dernières assuraient la pertinence scientifique du film. Cette
présentation était suivie d'une projection de la version longue du film,
inédite aux Etats-Unis, où c'est la version produite par Disney qui est
diffusée.
Aires
marines : une coopération France - Etats-Unis jeune mais fructueuse
La
responsable des questions climatiques et internationales au sein du
Office of National Marine Sanctuaries ("Bureau des Sanctuaires Marins
Nationaux", NOAA), Elizabeth Moore, a présenté la coopération entre les
Etats-Unis et la France en matière de gouvernance marine. En novembre
2009, l'Office of National Marine Sanctuaries (au sein de la NOAA) et
l'Agence des aires marines protégées (crée en 2007, sous tutelle du
Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de la Mer) ont
signé un accord bilatéral pour 5 ans, principalement dans le but de
travailler conjointement à l'étude des zones protégées et à
l'organisation de rendez-vous internationaux.
Les
aires marines protégées sont définies par l'Agence des aires marines
protégées comme des espaces délimités en mer auxquels sont fixés un ou
plusieurs objectifs de protection de la nature à long terme, comme par
exemple la reconstitution des stocks halieutiques ou la protection de la
biodiversité. Les Etats-Unis et la France, les deux pays possédant de
loin les Zones Economiques Exclusives (ZEE) les plus étendues au monde,
disposent d'outils similaires.
En
France, plusieurs catégories d'aires marines protégées existent (Natura
2000, réserve naturelle...), la plus récente étant celle des "Parcs
Naturels Marins". D'après les engagements du Grenelle de la Mer, les
aires marines protégées devront représenter 20% de la ZEE de la France
d'ici 2020. De leur côté, les américains disposent du National Marine
Sanctuary System, un ensemble de 14 aires protégées dispersées sur tout
le territoire maritime des Etats-Unis, dont le plus étendu est celui de
Papaha-naumokua-kea, au large d'Hawaii, avec une surface plus importante
que celle de tous les parcs nationaux (terrestres) réunis.
Malgré
des difficultés inhérentes à la gestion des zones protégées - les
menaces et les animaux marins sont mobiles et ne se limitent pas à la
zone protégée - et la jeunesse de l'accord, l'aspect bénéfique à la
conservation des espèces et la coopération - surtout dans la zone
Pacifique Sud, entre la Polynésie et Hawaii - a été mise en avant.
Les
découvertes du Census of Marine Life
Le
symposium a donné l'occasion à Jesse Ausubel, son géniteur, de
présenter le Census of Marine Life (CoML) pour la première fois aux
Etats-Unis. Le Census of Marine Life est le plus grand recensement de
biodiversité marine jamais opéré. Mené depuis 10 ans grâce à la
collaboration de 2700 scientifiques de toutes disciplines, ce projet a
été soutenu à hauteur de $650 millions par plus de 80 pays, dont la
France, par l'intermédiaire de son gouvernement (Ministère des Affaires
Etrangères et Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche)
et de ses organismes ou instituts scientifiques (Ifremer, Muséum
d'Histoire Naturelle...). Plus de 540 expéditions ont donné lieu à
quelques 2600 publications scientifiques et à la mise en ligne d'une
immense base de données (cf. En Savoir Plus), faisant état de
découvertes primordiales.
Le
CoML s'est attaché à établir la vision la plus claire possible de la
diversité existante : au moins 6000 nouvelles espèces ont été
découvertes lors de ce "recensement" ; de nouvelles techniques telles
que le genetic barcoding (affectation d'un "code barre" unique sur la
base du séquençage génétique) ont permis d'identifier plus facilement
les nouvelles espèces et d'établir le premier classement complet des
espèces marines connues.
Le
CoML a également analysé la distribution de la biodiversité. Il a
permis de cartographier les habitats et les déplacements des différentes
espèces. Enfin, ce vaste recensement a mis l'accent sur l'abondance des
espèces. Cette quantification a, quant à elle, permis de révéler des
faits surprenants : il apparaît par exemple, que les microbes
représentent près de 90% de la biomasse marine, soit l'équivalent de 35
éléphants pour chaque être humain sur Terre !
Si
la le volet diversité a montré que le nombre d'espèces à découvrir
reste encore élevé, le volet abondance donne lieu a des conclusions bien
moins optimistes. A titre d'illustration, la quantité globale de
phytoplancton semble décliner inexorablement dans les océans. Le
phytoplancton est non seulement responsable d'environ la moitié de la
production de matière organique terrestre - donc de nourriture dans les
océans, mais également de la moitié de l'oxygène terrestre provenant des
plantes. Cet oxygène est produit par absorption de dioxyde de carbone,
d'où la place primordiale du phytoplancton dans la régulation
climatique.
Une
autre étude parue récemment confirme ce déclin et l'évalue à environ 1%
par an en moyenne (Boyle et al., 2010). Cette chute est attribuée à
l'augmentation de température des eaux superficielles, là où est présent
le phytoplancton. "Le changement climatique va redéfinir la
biodiversité marine", a martelé Jesse Ausubel, directeur du Programme
pour l'Environnement Humain à l'université de Rockefeller (New York) et
Vice-président de la Fondation Alfred P. Sloan.
Malgré
ces avancées considérables dans la connaissance de la biodiversité
marine, grâce à des millions d'échantillons analysés au cours des
dernières décennies, il reste plus de 20% du volume des océans pour
lesquels il n'existe aucun prélèvement. Comme le souligne Jesse Ausubel,
"l'âge des découvertes n'est pas terminé"...
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