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Le : 22/12/10 
 
Noël au congélo 
Scr: sciencesetavenir.fr
 
  
 Afin de préparer une expédition polaire, deux personnes vont passer les huit prochains jours
 dans une chambre froide à -25°C.
 
 
 
 
En mars et avril 2012, Alan le Tressoler et Julien Cabon vont vivre au pôle Nord sur l’axe de rotation de la terre, dans le cadre de l’expédition PÔLE NORD 2012.
 
Leur mission permettra de connaître la réelle dérive de la banquise et son épaisseur dans cette zone non mesurable par les satellites. Des mesures atmosphériques et une étude de la biodiversité marine seront également réalisées. Pour rester sur l’axe de rotation terrestre,  ils vont devoir lutter contre la dérive de la banquise et parcourir quotidiennement jusqu’à 25 km à pied, à ski et à la nage.
 
Afin de se préparer à affronter de telles conditions, les deux hommes vont donc s’enfermer dans une chambre froide située près de Brest. Ils sont entrés aujourd’hui et en ressortiront le 25 décembre. L’objectif est de se rapprocher au maximum des conditions de l’expédition. La chambre froide est un espace vide de 70 m2. Le campement et l’ensemble du matériel y sera installé comme sur la banquise.
 
Au-delà de la science, l’ambition de « PÔLE NORD 2012 » est de sensibiliser le plus large public aux grands enjeux environnementaux à travers cette aventure humaine authentique. Avec une attention toute particulière aux plus jeunes à l’aide d’un programme pédagogique ambitieux.
 
Une entreprise américaine va forer l'or noir enfoui dans le sous-sol d'Ile-de-France
Scr :    20minutes.fr
  Les forages vont démarrer en 2011...
  Des derricks qui pompent le pétrole grâce à des puits de plusieurs kilomètres de profondeurs.
  Non, la scène ne se déroule pas en Amérique du Nord ou dans le Golfe, mais en Ile-de-France.
 
 
 
 
Le Bassin parisien pourrait bien être percé de plusieurs centaines de puits dès 2012.
 
Une entreprise américaine, Toréador, espère en effet y trouver plusieurs centaines de millions de barils de pétrole. Elle fait même son entrée en bourse en Europe ce vendredi. Car dès l’année prochaine, elle va investir 56 millions de dollars pour creuser six puits d’exploration et exploiter du pétrole dit «non conventionnel». Contrairement au pétrole classique, que quelques puits exploitent déjà en France, le pétrole non conventionnel n’est pas contenu dans des réservoirs naturels.
 
Production complexe et coûteuse
 
Au contraire, il est emprisonné dans des roches non poreuses et non perméables. Ce qui complique sérieusement son exploitation. «Il faut d’abord construire un forage de 2,5 kilomètres de long. Ensuite, on injecte des milliers de mètres cube d’eau et de gélifiants pour créer des microfissures à la périphérie des puits», détaille Emmanuel Mousset, directeur général de Toréador France.
 
Coûteuse, la production serait rentable si le prix international du baril reste au-dessus de 60 dollars. Une perspective très probable compte tenu de la hausse de la demande et la diminution des ressources de pétrole conventionnel. Dans ce cas, et si les puits d’exploration confirment les prévisions de Toréador, l’entreprise pourrait construire plusieurs centaines de puits «dès la fin 2012».
 
Impacts très importants
 
Mais le coût à payer est aussi lourd pour la planète. «Tout d’abord on extrait du pétrole, ce qui aggrave le réchauffement climatique. Mais en plus, on consomme beaucoup d’énergie pour le faire», estime Jean-Marc Jancovici, ingénieur français spécialiste dans le domaine de l'énergie et du climat et auteur d’ouvrages de vulgarisation sur la question. L’ingénieur ajoute que cette technique est «très coûteuse en eau», et que cette eau, mélangée aux hydrocarbures, «est difficilement et plus ou moins bien retraitée» dans les forages déjà existants en Amérique du Nord.
 
Toréador assure de son côté que le pétrole extrait sera, dès que la production sera importante, transporté par pipeline et non pas par camion. De quoi réduire un peu l'énergie consommée. Et il assure que l’eau proviendra des forages - en avançant qu’un forage en Ile-de-France qui apporte 10.000 barils de pétrole permet d’extraire 200.000 barils d’eau – et sera totalement retraitée avant d’être réinjectée dans le sous-sol. Enfin, contrairement aux accidents qui ont eu lieu en Amérique du Nord, «les forages seront suffisamment profonds pour ne pas contaminer les nappes phréatiques», s'engage le directeur général.
 
L’entreprise s’engage à prendre les mesures nécessaires, donc. Reste toutefois à connaître la réaction des riverains qui verront, si les espoirs de Toréador sont fondés, s’installer des forages autour de leur commune. «Il est vrai que l’activité est source de nuisance, mais nous ne choisissons que des terrains agricoles ou éloignés de plus de 300 mètres des habitations», assure Emmanuel Mousset.
 
Un dispositif qui produit de l'électricité à partir de la chaleur ou de la lumière
Scr :   BE Japon 559
  Fujitsu Laboratories a développé un dispositif qui produit de l'électricité à partir de la chaleur ou de la lumière.
  Destiné à alimenter des capteurs autonomes, il devrait être commercialisé en 2015.
 
 
 
 
 
Avec le développement des technologies de l'information, l'utilisation de capteurs, chargés de collecter des informations sur l'état d'un système (voiture, avion, corps humain, etc) et de les envoyer vers une base de données centralisée, se répand de plus en plus.
 
Comme tout appareil électronique, ces capteurs ont besoin d'énergie pour fonctionner. Or, comme ils sont alimentés par des fils électriques, leur multiplication entraînera celle de ces derniers, ce qui peut poser des problèmes d'encombrement. Il est possible de supprimer ces câbles en ayant recours aux technologies de communication sans fil, l'alimentation électrique étant assurée par des batteries. Cependant, ces dernières ont une durée de vie limitée et doivent donc être régulièrement remplacées. Cette opération est coûteuse et n'est pas réalisable lorsque les capteurs sont localisés dans des endroits difficilement accessibles.
 
Pour résoudre ce problème, la recherche s'oriente vers le développement d'appareils totalement autonomes, qui fonctionnent en récupérant l'énergie ambiante (la chaleur, les vibrations, la lumière, etc.). Celle-ci n'est néanmoins pas toujours accessible en permanence sous une même forme, si bien qu'il est souvent nécessaire de combiner différents systèmes de récupération pour assurer une continuité dans l'alimentation. Ceci entraîne une augmentation du coût des dispositifs.
 
C'est pourquoi Fujitsu a développé une structure unique (voir figure ci-dessus) capable d'exploiter deux sources d'énergie. Elle est constituée de deux groupes de semi-conducteurs organiques, l'un donneur, l'autre accepteur. Ceux-ci sont reliés entre eux par deux circuits parallèles, l'un permettant de produire de l'électricité par conversion de l'énergie lumineuse, l'autre par l'exploitation d'un gradient thermique. Les deux circuits ne peuvent être sollicités simultanément.
 
Le : 21/12/10 
 
Le TGV est passé sous les Pyrénées dimanche
Scr :    lefigaro.fr
  Grâce à l'ouverture d'une nouvelle ligne reliant la France à l'Espagne, le temps de parcours entre
 Paris et Barcelone estraccourci d'une heure.
 
 
 
 
Avec l'ouverture dimanche d'une courte ligne nouvelle entre Perpignan et Figueras, en Espagne, les TGV vont désormais franchir les Pyrénées. Longue de 44,4 km, la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) transpyrénéenne était achevée depuis février 2009, mais elle ne voyait passer aucun train, faute de raccordement au réseau existant côté espagnol.
 
L'écartement des rails étant différent en Espagne, les trains venus de France ne peuvent pas dépasser Figueras. Plus loin, la construction de la LGV jusqu'à Barcelone - qui sera au gabarit français - a pris du retard. Les Espagnols ont donc dû construire une gare baptisée en catalan «Figueres Vilafant» dans la banlieue de la ville natale de Salvador Dali, où il faudra changer pour poursuivre sa route vers Gérone et Barcelone, dans des trains classiques espagnols.

De 8h40 aujourd'hui à 5h35 en 2012
Malgré ce changement qui fera perdre de 15 à 20 minutes, le temps de parcours entre Paris et Barcelone sera ramené de 8 heures 40 actuellement à 7 heures 25. Deux allers-retours seront proposés tous les jours. «L'intérêt, c'est de pouvoir réduire le temps de parcours jusqu'à Barcelone. Ça va préparer l'arrivée du 5 heures 35», commente Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages, la branche de la société française de chemins de fer qui chapeaute les TGV.
 
Ce Paris-Barcelone en 5 heures 35 devrait être possible en 2012 ou 2013, quand sera achevée la LGV jusqu'à la métropole catalane. Dans les années 2020, le parcours sera ramené à environ 4 heures 30, si la LGV est achevée comme prévu en France entre Nîmes et Perpignan.
 
La ligne nouvelle transfrontalière a été construite par un consortium privé, TP Ferro, qui associe les groupes de BTP français Eiffage et espagnol ACS Dragados. Elle a coûté 1,1 milliard d'euros, 300 millions étant allés dans un tunnel long de 8,2 km sous le col du Perthus. Pour les trains de voyageurs, la nouvelle liaison sera exploitée conjointement par la SNCF et la société des chemins de fer espagnols Renfe. Quant aux premiers trains de marchandises, eux aussi admis sur la ligne nouvelle, ils devraient circuler cette semaine.
 
La retraite à 80% de capacité pour les batteries ? Certainement pas !
Scr :  BE Etats-Unis 229 
  Le 15 décembre, le secteur des véhicules électriques (VE) fête la vente de la première Nissan Leaf à
 San Francisco    et la sortie de l'usine des premières Chevrolet Volt II.(photo)
 
 
 
 
 
Cependant, beaucoup d'incertitudes entourent encore la taille et la rapidité de la croissance du marché des VE pour les années à venir. D'après le cabinet de conseil J.D. Power and associates [3], les voitures électriques (modèles "tout électrique" et "hybrides" confondus) représentent 2,2% des 44,7 millions de voitures vendues cette année dans le monde et n'atteindront que 7,3% du marché en 2020 - soit 5,2 millions des 70,9 millions de voitures qui devraient être vendues. Ce sont 3 millions de moins que les 8 millions environ que recommande l'AIE dans son scénario de développement bas en carbone intitulé "450 ppm" [4] et quatre fois moins que l'objectif de 20 millions de voitures en 2020 que se sont fixés les promoteurs de la technologie [5].
Une étude récente [6] a montré que la capacité de stockage moyenne des voitures électriques était de 25 kWh actuellement. En prenant l'hypothèse conservatrice de 5 millions de voitures vendues, avec une capacité d'environ 15 kWh par véhicule (pour tenir compte de la plus grande part de marché des véhicules hybrides) ce ne sont pas moins que 75 GWh de batteries de traction automobiles qui seront donc installés dans nos voitures en 2020. Or, comme il est fort peu probable que les conducteurs acceptent de restreindre le nombre de kilomètres qu'ils peuvent parcourir à cause d'une dégradation de leur batterie, on considère généralement que les batteries de véhicules électriques devront être changées lorsqu'elles n'auront plus que 80% de leur capacité de stockage initiale, c'est-à-dire environ 8 ou 10 ans après leur mise en circulation.
Que se passera-t-il en 2030 lorsqu'un nombre important de batteries sortiront du capot?
=> Les applications possibles
Il y a fort à parier que dans 15 ou 20 ans, l'idée de jeter ou même recycler un objet qui sert encore à 80% semblera absurde et de nombreuses applications sont déjà envisagées pour la seconde vie des batteries des VE, parmi lesquelles:
1. Utilisation en petit nombre
Les batteries pourraient être installées chez des commerçants ou des particuliers équipés de panneaux solaires, pour assurer leur indépendance énergétique.
Ou alors, ces batteries qui auront déjà des qualités nécessaires au transport, comme par exemple un bon rapport puissance/énergie (de l'ordre de 3 pour les tout électrique et de 10 ou 20 pour les hybrides [7]), pourraient être réutilisées dans ce secteur. Certes, la papamobile ne permettra pas à elle seule d'écouler toutes les batteries, mais d'autres véhicules tels que les voitures de golf, les scooters ou les vélos à assistance électrique pourraient capter une partie du marché.
2. Utilisation en (très) grand nombre
Les batteries pourraient être assemblées pour fournir de nombreux services au réseau électrique. Citons par exemple le réglage instantané de la tension et de la fréquence (qui nécessite de fortes puissances), le lissage de la production d'énergies intermittentes ou l'atténuation du pic de consommation de la journée. Les batteries seraient alors chargées la nuit pour être déchargées à l'heure du pic de consommation.
Si des batteries participaient ainsi au bon fonctionnement du réseau, les lignes électriques seraient moins congestionnées et les capacités de production du parc électrique nécessaires seraient un peu réduites ; d'importants investissements pourraient ainsi être reportés voire évités.
=> Les freins à ces applications
Cependant, la mise en oeuvre de telles applications doit être étudiée en profondeur et si on recense quelques études déjà entreprises aux Etats-Unis par le Deparment of Energy (DoE) ou l'Electric Power Research Institute (EPRI), la recherche dans ce sujet est encore balbutiante, notamment car il existe peu de batteries Li-ion (technologie prédominante dans les véhicules électriques) ayant déja été utilisées et dont on pourrait étudier le comportement.
De ces études, quelques freins à la réutilisation des batteries des VE [8] ont toutefois été identifiés. Par exemple, les utilisateurs pourraient se détourner de ces objets de seconde main parce que leur fiabilité sera difficile à évaluer et parce que les systèmes concurrents (une batterie neuve) pourraient n'être pas beaucoup plus onéreux [9]. En effet, il est apparu que la main d'oeuvre nécessaire pour reconditionner les batteries pour leur nouvel usage est significative (presque de la moitié du prix de revente [10]). Enfin, les usages considérés ne sont pas tous viables économiquement et leur développement reste conditionné à l'instauration de mécanismes incitatifs. C'est le cas du stockage dans les maisons individuelles par exemple.
D'après Michaël Salomon [11], directeur de Clean Horizon Consulting en France, c'est en soutien quasi-instantané au réseau que les batteries des VE seraient les plus utiles, car leur dimensionnement initial ne convient pas vraiment aux applications qui nécessitent un service en énergie et il estime le rapport puissance/énergie nécessaire au maisons individuelles à 1/3 environ [7]. Bien que moins catégorique, Marc Duvall de l'EPRI pense également que les batteries Li-ion pourraient être d'un grand secours pour mieux gérer le réseau sur des intervalles de quelques minutes, mais qu'elles ne sont pas prêtes pour stocker l'énergie éolienne d'une nuit entière [12].
Les démonstrateurs
Des projets de démonstration permettront sans doute d'y voir plus clair et, aux Etats-Unis, les recherches se poursuivent. A travers l'université d'UC Davis, la California Energy Commission (CEC) a octroyé cette année presque un million de dollars au California Center for Sustainable Energy pour effectuer des recherches sur ce sujet et Berkeley a reçu presque $100k [13]. De son côté, l'EPRI travaille sur le Community Energy Storage, solution portée par AES [14] tandis que le projet du NREL compte trois étapes [8] :
1. Identifier, évaluer et vérifier la rentabilité des différentes applications secondaires des batteries des VE
2. Mettre en place des programmes d'essais à partir de batteries Li-ion produites en masse, de préférence avec des batteries usagées mais à défaut avec des batteries ayant subi des tests de vieillissement en laboratoire.
3. Diffuser les résultats, les outils développés et les données pour informer les acteurs du marché potentiel, proposer des standards aux batteries des VE qui faciliteraient leur ré-utilisation et des mécanismes régulatoires incitatifs.
Enfin, le Rochester Insitute of Technology travaille aussi sur la seconde vie des batteries Li-ion et a obtenu des fonds de NYSERDA, le consortium new-yorkais sur le stockage d'énergie [15].
Un facteur déterminant à l'achat du véhicule
En conclusion, le coût des batteries (il serait de $650/kg pour la Nissan Leaf [16]) explique en partie que les ventes de VE aient du mal à décoller : exploiter leur valeur résiduelle en les revendant apparaît alors comme un levier séduisant pour développer le marché. Et, comme pour abaisser le prix d'acquisition d'un VE de nombreux acteurs du secteur automobile envisagent un modèle d'affaire où les batteries ne seraient pas possédées mais louées par les automobilistes, il n'est pas étonnant d'entendre ces mêmes acteurs annoncer qu'ils cherchent eux aussi à valoriser au mieux la seconde vie des batteries. GM y travaille avec ABB [17], Nissan avec Sumitomo [18], Duke Energy (production d'électricité) avec Itochu [19] et BetterPlace - dont le modèle d'affaire repose sur l'utilisation optimale des batteries et donc leur seconde vie - le mentionne explicitement dans ses communications [20].
Pour le moment, aucun résultat concret n'a été annoncé et les constructeurs, prudents, n'incluent pas la valorisation résiduelle dans leurs modèles d'affaires. Affaire à suivre donc...
 
Et si le repas de Noël était bon pour la santé? 
Scr :   20minutes.fr/AFP
  NUTRITION - Huîtres, foie gras, saumon fumé, homard mayonnaise, chapon
  passés au crible des nutritionnistes...
 
 
 
 
 
 
Huîtres, foie gras, saumon fumé, homard mayonnaise, chapon : le festin de Noël, en dépit de ses sucres et de ses graisses, peut aussi être bon pour la santé, selon des nutritionnistes interrogés par l'AFP.
 
«Prendre du plaisir, c'est bon pour la santé»
Le soir de Noël, «pas question de penser vitamine et cholestérol», dit le Pr Patrick Tounian, responsable de l'unité de nutrition pédiatrique de l'hôpital Trousseau. Pour lui, «il faut se lâcher» parce que «prendre du plaisir, c'est bon pour la santé». Et d'ailleurs, ajoute-t-il, «pour la grande majorité des individus, il n'y a aucun risque».
 
Il cite ceux qui suivent des régimes amaigrissants, qui perdront - peut-être - rapidement les kilos gagnés, ceux qui souffrent d'hypercholestérolémie, qui «ne risquent pas l'infarctus» pour s'être fait plaisir. Avec, bien sûr, un gros bémol pour les diabétiques ou hypertendus en phase aiguë et les allergiques, à qui il reste impossible de «se lâcher».
 
Moins catégorique, Frédéric Courtois, diététicien-nutritionniste et docteur en nutrition, pense, lui, vitamine et oméga 3, et estime qu'«on peut à la fois se faire plaisir et faire du bien à son corps».
 
"Bon" et "mauvais" gras
Pour ceux qui veulent être rassurés avant de se laisser aller, quelques recommandations :
- L'apéritif : vive les petits légumes en trempettes avec des fromages frais ou en verrines, vive les noix, noisettes ou amandes (non salées) qui contiennent des acides gras polyinsaturés (AGPI) et notamment des omega 3 (noix).
- Les huîtres : riches en fer, magnésium (un oligo-élément qui nous manque), calcium, vitamines et protéines. Elles sont très peu grasses et pauvres en calories.
- Le saumon fumé : c'est un poisson gras mais pas trop (10%), avec beaucoup d'acides gras mono ou poly-insaturés (surtout des oméga 3) et plusieurs vitamines, dont la vitamine D qui fixe le calcium. Les blinis qui vont avec sont moins recommandables.
- Crabe, homard et autres : ils sont très peu gras, riches en protéines. Idem pour la coquille saint-Jacques. Et la mayonnaise qui les accompagne ? «Une occasion de manger du bon gras», si on la fait avec de l'huile de noix (oméga 3), de colza (oméga 3) ou d'olive (polyphénols, donc antioxydants), dit le Dr Courtois.
- Foie gras : Certes, il fournit 512 calories pour 100 grammes (mais on en mange rarement autant). Et dans ses 50% de lipides, il y a plus d'acides gras monoinsaturés (cardioprotecteurs) que de mauvaises graisses saturées (30% contre 20%). Il contient deux fois moins de sel que d'autres charcuteries, et de la vitamine D (deux fois plus que le foie ordinaire mais moins que le saumon, surtout frais).
- Gibier et volaille : peu gras, sauf l'oie (mauvaises graisses saturées). Le chapon (10-15% de graisse) est, comme la poule, juste un peu plus gras que le vulgaire poulet. Le problème, c'est la farce, mais si elle est faite par le boucher à partir de mélanges de viande (et non de saucisse), pas de problème.
- Châtaignes : assez riches en calories mais moins que les pommes de terre, elles contiennent des vitamines B et C, des sels minéraux, des fibres. Une mine de glucides complexes qui donnent une impression de satiété.
- Bûche de Noël au chocolat, bûches glacées : pas beaucoup d'intérêt nutritionnel, avec leurs graisses saturées et leur abondance de sucre. Les vertus dont a été paré le chocolat (effets anti-oxydants et sur la pression sanguine) sont même contestées. On peut compenser une partie des effets néfastes par une bonne salade de fruits.
- Le champagne : «aucun intérêt nutritionnel», tranche le Dr Courtois, pour qui les bienfaits des polyphénols, en quantité négligeable, ne font pas le poids face aux impacts négatifs de l'alcool (maladies cardio-vasculaires, cancers).
 
Mais c'est Noël ! Il transige : «A consommer avec modération».
 
Le : 20/12/10 
 
La station de recherche polaire Abisko fait désormais partie du secrétariat suédois de recherche polaire
Scr :   BE Suède 20 
  La station de recherche polaire Abisko (ANS), située au nord de la Suède, est désormais une  
  institution relevant du secrétariat suédois de recherche polaire (Polarforskningssekretariatet,
  SPRS).
  Depuis 1835, elle appartenait à l'Académie Royale des Sciences (KVA).
 
 
 
La signature du document de cession a été actée début novembre et le secrétariat polaire, dirigé par Björn Dahlbäck, a reçu un mandat du gouvernement qui l'enjoint à poursuivre et développer la recherche suédoise dans le paysage Arctique. Des liens forts et de nouvelles perspectives vont pouvoir se construire entre les activités internationalement reconnues de la station et les expéditions en Arctique et Antarctique du secrétariat. En effet, les données environnementales et climatiques relevées à Abisko depuis 1935 constituent une source unique d'information et les quelque 3.000 publications du site la rendent incontournable.
 
Pas de changement prévu pour 2011 mais un nouveau cadre de priorités va être mis en place en accord avec les chercheurs et les fondations de recherche dans le futur. Abisko restera un lieu de rencontre international pour la recherche et l'enseignement.
 
Récemment, la station s'est illustrée par la mise en place d'un réseau paneuropéen de bases arctiques, INTERACT - SCANNET, financé par le 7è PCRD. Depuis sa création, ce réseau a été piloté par le directeur de la station d'Abisko, Terry Callaghan.
 
Abisko avait aussi accueilli l'école d'été franco-suédoise sur la biodiversité et le changement climatique en milieu sub-Artique de juin 2010, avec le soutien des deux instituts polaires (IPEV et SPRS).
 

Peut-on encore sauver les ours polaires ? 
Scr :   sciences et avenir.Photo:Polar Bears International
 
 Une simulation indique qu’une importante réduction des émissions de gaz à effet de serre
  pourrait avoir des effets positifs pour les animaux.
 
 
 
L’ours polaire, Ursus maritimus, fait partie de la liste rouge des espèces menacées de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). L'habitat des ours blancs est naturellement limité par l'étendue de la banquise et des plaques de glace dérivantes dont ils se servent comme plate-forme pour la chasse au phoque.
 
La survie de l'ours polaire est donc menacée par le réchauffement climatique qui restreint leur habitat en faisant fondre la banquise. Certains scientifiques ont même prédit l’existence d’un point de basculement au-delà duquel la diminution de la banquise aurait des conséquences irréversibles pour la survie de l’ours.
 
Pourtant dans une étude parue dans la revue Nature, Steven Amstrup de l’US Geological Survey estime qu’il n’y a pas de point de bascule. Selon lui, la relation linéaire entre la température et la couverture des glaces de mer indique que la réduction des émissions de gaz à effet de serre pourrait contribuer à limiter la fonte de la glace. L’ours polaire pourrait alors reconquérir des zones qu’il a aujourd’hui abandonnées.
 
Dans la même revue, une autre étude avance que même si le réchauffement climatique demeure inchangé, ce qui semble se réaliser au moins sur le court terme, un mince oasis de glace devrait subsister pour les ours entre le Groenland et le Canada.
 
Les ours polaires sont considérés par beaucoup comme des sentinelles de l'écosystème de l'Arctique. Toute modification de leur milieu préfigure des changements environnementaux plus globaux.
 
Rétablir, par la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une partie de leur habitat serait donc un signal positif pour l’ensemble de la planète.
 
Les méduses prolifèrent aussi en hiver
Scr :   sciencesetavenir.fr
 
 Une étude compilant cinquante années de données confirme une augmentation
  de la taille et de l’intensité des proliférations de méduses, y compris en hiver.
 
 
 
 
 
 
Elles font généralement l’actualité en été quand elles viennent en masse troubler, et piquer, le vacancier qui s’est risqué dans l’eau. Les méduses sont pourtant bien présentes tout au long de l’année dans nos eaux côtières. Selon une étude du Centre d'océanographie des Baléares, elles seraient même de plus en plus nombreuses chaque hiver en méditerranée mais aussi dans les eaux habituellement plus froides.
 
«Depuis 2002, les méduses sont de plus en plus fréquentes en hiver dans le nord-est de l’Atlantique, elles ont tendance à apparaître plus tôt et à passer plus de temps de leur cycle annuel là-bas » relate María Luz Fernández de Puelles, une des auteures de l’étude publiée dans Biology letters.
 
L’article compile 50 ans d'analyse et montre que des hivers plus chauds créent des conditions idéales pour la méduse Pelagia noctiluca. Cette espèce prolifère le long des côtes espagnoles, où il y a plus de nourriture que dans les zones océaniques. L'équipe internationale a utilisé des méthodes moléculaires pour l'étude de l'augmentation de la fréquence de ce groupe de cnidaires dans la mer du Nord de 1958 à 2007. « Les dossiers sur la Méditerranée sont beaucoup plus récents mais ils renforcent l'étude », explique Fernández de Puelles.
 
Des Pelagia noctiluca adultes ont été observées dans diverses régions de la Méditerranée occidentale, y compris les îles Baléares. Leur abondance a particulièrement été frappante à l'automne et l'hiver 2007 et au printemps de 2010, ainsi que tous les étés depuis 2002.Selon les données existantes, ces proliférations ont une fréquence de 12 ans, avec une durée moyenne de quatre ans. « Toutefois, depuis 1998, ces périodes sont devenues plus courtes et plus fréquentes », explique la scientifique.
 
Selon l'expert, l'augmentation du nombre de méduses est principalement due à la surpêche, mais les effets hydroclimatiques tels que le changement climatique et le réchauffement actuel de la mer ont également un impact. Pelagia noctiluca est une méduse avec un cycle de vie long et complexe qui vit habituellement dans les habitats pélagiques mais aussi à une certaine profondeur, ce qui la rend difficile à étudier.
 
«Les méduses sont des prédateurs très voraces au sommet du réseau trophique. Ils se nourrissent directement des larves de ce qui signifie qu'ils modifieront radicalement la structure trophique des écosystèmes marins», conclut-elle.
 
Le : 17/12/10 
 
Le changement climatique augmente-t-il la hauteur des vagues ? 
Scr :   lemonde.fr/Photo : Flickr/mikebaird
   Ce sont ce que l’on appelle des vagues scélérates. Des phénomènes océaniques soudains, extrêmes et rares
   que l’on a longtemps associés à des légendes maritimes avant de découvrir qu’ils se produisent régulièrement
   au cours des grandes tempêtes.
 
 
 
En 2004, des satellites européens équipés de radar en détectent ainsi dix en moins de trois semaines. Des vagues capables d’engloutir des navires en quelques secondes, atteignant des hauteurs de crête à creux deux fois supérieures à l’état de mer et des pressions phénoménales - jusqu’à 100 tonnes/m2 contre 6 tonnes/m2 pour une vague normale de trois mètres de haut. Pour les marins comme pour les scientifiques, ces déferlantes se font plus fréquentes avec les années. Et la raison serait à chercher du côté de l’élévation du niveau des mers qui accompagne le changement climatique.
 
A partir de données récoltées par des bouées et de modèles basés sur la configuration des vents, les scientifiques estiment que la taille des vagues, au large des côtes américaines ainsi que dans l’Atlantique nord du côté de l’Angleterre, ne cesse de croître, menaçant les communautés côtières et les plages. Ainsi, depuis le milieu des années 1970, la hauteur des plus grosses vagues déferlant sur les côtes du nord-ouest des Etats-Unis a augmenté en moyenne de dix centimètres par an, soit environ trois mètres au total, selon Pierre Ruggiero, professeur en géosciences à l’université de l’Oregon et auteur d’une étude publiée récemment dans la revue Coastal Engineering, reprise par le Washington Post.
 
Le rapport se penche aussi sur la question de la “vague centenaire”, c’est-à-dire la plus haute censée se produire en un siècle. L’estimation de sa taille a augmenté de 40 % depuis les années 1970, passant de 10 à 14 mètres aujourd’hui. Certains calculs estiment même que cette vague pourrait atteindre 16 mètres, soit davantage qu’un immeuble de cinq étages. “Ces tendances devraient encore augmenter dans les années à venir”, estime le scientifique.
 
Si cet accroissement des vagues scélérates semble faire l’unanimité au sein de la communauté scientifique, la question de ses causes divise. Au rang des raisons possibles, on trouve les changements de trajectoires des tempêtes, les vents plus forts et les plus violentes tempêtes d’hiver, tous des signes du changement climatique planétaire.
 
Toutefois, des phénomènes météorologiques naturels comme El Niño pourraient ainsi affecter la hauteur des vagues. Reste donc à déterminer la part anthropique et celle naturelle de l’augmentation du niveau des vagues. “Si elle est très probablement due au changement climatique, il reste malgré tout des incertitudes pour savoir précisément si elle s’avère le produit d’un effet de serre d’origine humaine ou de variations liées à des cycles climatiques naturels et multi-décennaux”, avertit Pierre Ruggiero.
 
Foodtubes Project ou comment distribuer la nourriture par des tuyaux
Scr :   futura-sciences.com
   Un centre commercial est connecté à des pipelines transportant des conteneurs (en vert), de 2 mètres par 1
   mètre, propulsés par induction magnétique (les zones rouges). 45 de ces colis transportent autant qu'un
   camion de 44 tonnes et pèse un cinquantième de son poids.
 
 
 
 
 
S'il était déployé à l'échelle du Royaume-Uni, un tel réseau ferait économiser 5 milliards de litres de carburant par an. © Foodtubes Project

Transporter les produits alimentaires à l’aide d’un immense réseau souterrain de tubes, à l’image des « pneumatiques » d’antan, mais sans air comprimé : c’est l’idée très sérieusement développée par les tenants du Foodtubes Project. À gagner : d’énormes économies d’argent, de liberté de circulation et d’émissions de gaz à effet de serre.

Un cylindre creux, un tube, de l’air comprimé : c’est le principe du « tube pneumatique », longtemps utilisé pour expédier un message d’un étage à l’autre d’une entreprise ou même entre centres postaux à l’échelle d’une ville. Paris avait son réseau jusque dans les années 1980. Le journal Le Télégramme de Brest a conservé ce système jusqu’à cette époque. Par rapport au courrier électronique, l’avantage du « pneu », l’expression utilisée à l’époque, est la transmission d’un objet matériel, en principe un document en papier. Mais en entreprise, certains glissaient bien d’autres choses dans le cylindre, parfois un sandwich.

Alors pourquoi ne pas reprendre cette vieille idée (certains la font remonter à l’Antiquité) pour distribuer les produits alimentaires jusqu'au cœur des villes ? L’idée peut sembler saugrenue. Elle nécessiterait un réseau immense et tentaculaire de tubes tissé dans le sous-sol des villes. Devraient-ils s'étendre jusque dans les immeubles et les appartements ? Nous voilà dans le décor du film Brazil…

Mais à y regarder de plus près, les avantages sont énormes, nous expliquent les membres de l’équipe du Foodtubes Project qui a planché sur la question et qui se veut désormais militante. Ces avant-gardistes ne sont pas des hurluberlus, ni des designeurs, ni des auteurs de science-fiction. On y trouve, entre autres, un spécialiste de l’atmosphère (Fred Taylor, université d’Oxford), un spécialiste britannique des transports (Noel Hodson, responsable du projet) et un mathématicien de l’Imperial College of London (Jonathan Carter).
 
Le même service, mais sans camions
L’idée est qu’un tel réseau, géré par une noria d’ordinateurs, éliminerait une grande partie du transport par camions. « Le quart du trafic routier est dû au transport de denrées alimentaires, explique le projet. Et un camion dépense 92 % de son énergie pour se transporter lui-même. »
Le projet Foodtubes ne pousse pas ses tubes jusque dans les appartements. Ces réseaux relieraient les producteurs, les grossistes, les distributeurs et les usines de recyclage. À l’échelle d’un pays, on trouverait quatre types de réseau selon la densité de population : milieux urbain et « urbain dense », campagne et vastes régions très peu peuplées.
 
 En ville, le réseau typique compterait 150 kilomètres de tuyaux qui aboutiraient à environ 400 terminaux, répartis dans les magasins et les supermarchés, voire dans les écoles et les entreprises.
Plusieurs tailles de conteneurs (dénommées « capsules ») serviraient à différentes catégories de produits. Les plus grands mesureraient deux mètres de longueur pour un mètre de diamètre. Ils ne seraient pas poussés par de l’air comprimé, comme les antiques pneumatiques, mais progresseraient grâce un moteur à induction linéaire, un principe bien connu et utilisé de diverses manières. On le rencontre dans certains manèges de montagnes russes et, au Japon, dans le train Linimo. La vitesse des conteneurs varierait entre cinq et 100 km/h,
et « ne serait jamais réduite par des embouteillages ou une mauvaise météo ».

Le bénéfice direct serait double : moins de camions sur les routes et moins d’émissions de CO2. La réduction atteindrait un à quatre milliards de tonnes par an pour un pays comme le Royaume-Uni, estiment les auteurs du projet. Quant au coût, il ne serait pas excessif, assurent-ils. Un réseau urbain de 150 kilomètres coûterait 500 millions de dollars. De plus, sa maintenance serait bien plus simple que l’entretien des routes. (Les anglophones pourront consulter un argumentaire vidéo du projet Foodtubes, en anglais.)

Finalement, l’idée ne semble donc pas irréaliste. Mais elle est un tantinet révolutionnaire et aura sûrement du mal à convaincre tout le monde. Nous avons tellement pris l’habitude des camions…
 
«Un régime amaigrissant n'est pas une parenthèse» 
Scr :   sciences et avenir.fr
   Quand on a un poids normal, suivre un régime amaigrissant pour perdre rapidement quelques kilos risque de
   créer des déséquilibres là où il n’y en avait pas, explique le Pr Irène Margaritis, nutritionniste, qui a
   coordonné le récent  rapport sur les régimes alimentaires.
 
 
 
 
 
 
Le Pr Irène Margaritis, nutritionniste, a dirigé la coordination du rapport sur les dangers des régimes amaigrissants de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Elle s’explique sur l’objectif de ce travail et son message principal : pour ceux qui n’ont pas de réel surpoids, maigrir comporte des risques
 
Sciences et Avenir.fr : Comment avez-vous évalué les risques liés aux régimes amaigrissants ?
Irène Margaritis : Rappelons tout d’abord que nous avons été saisis par la Direction générale de la santé pour évaluer les risques liés aux régimes amaigrissants chez les personnes qui n’ont pas ou peu besoin de maigrir. L’objectif n’était pas d’évaluer l’efficacité des régimes pour les personnes en surpoids ou obèses [voir la définition par l'IMC, ndlr] mais d’évaluer les risques, de caractériser les dangers, quand il n’y a de bénéfices attendus.
Perdre du poids, on sait que cela passe par la restriction calorique afin d’aller puiser dans les réserves. Pour y arriver, plusieurs stratégies sont possibles et ce sont ces stratégies que nous avons étudiées, via les régimes les plus couramment pratiqués.
De quelles données disposiez-vous?
Nous avons listé tous les effets -biologiques, physiologiques, psychologiques, etc..- de la restriction calorique à partir d’une analyse exhaustive des publications scientifiques. D’un autre côté, nous avons calculé les apports en micro et macro nutriments pour tous les types de restriction calorique, qui correspondent aux différentes phases des régimes.
 
Bilan : tous comportent des déséquilibres, des excès ou des déficits en nutriments, qui peuvent avoir des dangers bien caractérisés : déficit en calcium et perte de densité osseuse, perte de masse musculaire, modification du métabolisme, aggravation des déséquilibres.
 
Quel est le principal message que vous souhaitez faire passer auprès du grand public avec cette étude ?
Ceux qui ne sont ni obèses ni en surpoids, ceux qui ont un poids de forme mais qui voudraient perdre quelques kilos, doivent savoir que faire un régime n’est pas anodin. Un régime ce n’est pas une parenthèse : les modifications physiologiques peuvent perturber l’organisme.
 
Les signaux de faim et de satiété, notamment, sont finement réglés et en les modifiant on peut durablement perturber le comportement alimentaire. De même, après un régime amaigrissant, il faut de nouvelles habitudes alimentaires pour maintenir le déficit énergétique. C’est d’autant plus difficile que toute perte de masse grasse s’accompagne d’une perte de masse musculaire, donc d’une baisse de la consommation énergétique par l’organisme ! On reprend d’abord du gras !
 
On ne peut pas nier la pression sociale qui pousse à être plus mince dans nos pays occidentaux. Comment prendre en compte ces besoins?
Dans tous les cas il faut aller voir un professionnel, en parler à son médecin, à un nutritionniste ou à un diététicien.
 
Pour les personnes obèses, il faut une prise en charge médicale. Pour les autres, il suffit souvent de rééquilibrer l’alimentation, de corriger quelques erreurs alimentaires pour éviter la prise du poids. Mais c’est forcément une démarche de long terme, une démarche personnelle qui consiste à aller vers un meilleur équilibre alimentaire, qui est lié à des facteurs psychologiques, sociaux, culturels.. C’est un tout !

On sait faire maigrir quelqu’un, quelle que soit la méthode. On connaît les mécanismes de la restriction calorique. Le problème c’est qu’un régime amaigrissant ce n’est pas que cela : ça touche le comportement alimentaire, et là c’est beaucoup plus compliqué. L’accompagnement par un spécialiste permet de prévenir les dangers des régimes.
 
Le : 16/12/10 
 
Capter l'énergie solaire dans l'espace et l'acheminer sur Terre
Scr :   20minutes.fr/ AFP
 
 L'énergie du Soleil captée par des satellites dans l'espace pourrait, nuit et jour, fournir de l'électricité à des
 installationsau sol, selon des projets comme celui de la firme Astrium, qui pourraient commencer à voir le jour
 à partir de 2020.
 
 
 
 
Il ne s'agirait pas, au moins dans un premier temps, d'alimenter des villes qui disposent déjà d'infrastructures, mais des régions isolées, d'accès difficiles où on a besoin d'électricité, explique Robert Lainé, directeur technique d'Astrium, filiale espace du groupe européen EADS.
Cela pourrait permettre de fournir ponctuellement de l'électricité à une zone de catastrophe, un hôpital de campagne, une installation de pompage, de purification ou de désalinisation d'eau, a-t-il précisé lors d'une récente conférence à Paris.
 
Alimenter des grandes villes, "ça ne se produira pas avant qu'il n'y ait plus de pétrole", a-t-il déclaré à l'AFP.
"On pense que le plus simple, c'est de commencer avec un satellite existant, puis de l'adapter", note M. Lainé. La première démonstration pourrait s'appuyer sur les capacités du futur satellite de télécommunication Alphasat, avec l'objectif d'acheminer au sol, grâce à un laser infrarouge, quelques kilowatts d'énergie produite dans l'espace.
 
"Si on trouvait un financement demain, six ou sept ans c'est tout à fait raisonnable" pour aboutir à une démonstration, précise cet expert, alors qu'au delà de partenariats européens, Astrium envisage de s'associer avec Russes et Japonais pour mettre en place cette nouvelle filière technologique.
 
Lors de l'étape suivante, au cours de la décennie 2020-2030, plusieurs satellites, capables de fournir jusqu'à 100 kW chacun, pourraient faire converger leurs faisceau Alors qu'aux Etats-Unis des projets de grande ampleur sont envisagés, Astrium, qui recherche des partenaires, table plutôt sur un développement progressif, avec une première démonstration d'ici 2020, voire dès 2016.
 
"En cas de situation d'urgence, de besoin d'électricité, on bascule le faisceau facilement, on peut le faire en une minute", assure M. Lainé.
Grâce à un miroir de 3,5 mètre de diamètre, comme celui du télescope scientifique Herschel, le satellite pointera vers la Terre un rayon laser infrarouge de 20 mètres de large en ciblant des panneaux solaires de 30 m sur 30 placés au sol, selon le projet d'Astrium. La puissance reçue sur chaque panneau pourrait atteindre 300 kW, de quoi alimenter des dizaines de foyers.
 
Des cellules photoélectriques adaptées par Astrium pour l'infrarouge permettraient de convertir jusqu'à 60% de l'énergie reçue en électricité, au lieu de 15% avec les panneaux solaires actuels captant la lumière blanche du soleil.
 
La longueur d'onde supérieure à 1,4 micron choisie pour le laser devrait permettre d'acheminer sans risque 1 kW par mètre carré sur le récepteur. Une personne regardant brièvement dans le faisceau "va avoir chaud à la figure, aux yeux, mais il n'y a pas de pénétration dans la peau" ni de risque de brûler la rétine, assure M. Lainé.
 
A ces fréquences-là, les valeurs limites d'exposition sont élevées parce que "le rayonnement infrarouge est très peu pénétrant", précise un expert de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS).
 
Et avec 1 kW par mètre carré, le laser ne se transformera pas en arme de guerre. Pointé sur une forêt, "le laser n'y mettrait jamais le feu", souligne M. Lainé, car le flux d'énergie serait voisin de ce qu'on reçoit du soleil au zénith.
 
Transmettre l'énergie via un faisceau micro-onde, comme l'envisagent d'autres projets pourraient susciter davantage de réticences, comme dans le cas des antennes de téléphonie mobile, et nécessiterait des récepteurs jusqu'à mille fois plus grands.
 
Les glaciers italiens devraient avoir complètement disparu d'ici 2030 
Scr :  notre-planete.info/Corriere della sera
 
  Le dernier rapport  du comité glaciologique italien,  est alarmant : les glaciers italiens, en perdant chaque
  année des millions de mètres cube de leur eau, sont menacés de disparition.
 
 
Leur volume total a déjà diminué de moitié lors de ces 80 dernières années, et risquent de disparaître totalement d'ici 2030. Pire, leur fusion va en s'accélérant.
 
Ce processus rapide n'affecte pas uniquement le panorama des Alpes et le patrimoine de l'humanité que sont les glaciers, mais aussi les industries qui nécessitent de l'eau minérale, et l'équilibre social et anthropologique des alpes.
 
On compte encore plus de 1300 glaciers en Italie mais tous voient leur superficie et leur épaisseur diminuer, et tous sont en danger. Carlo Baroni, président du comité glaciologique italien, déclare que "dans certains cas, comme le glacier Fellaria du groupe du Bernina, en Lombardie, il y a eu un détachement d'une partie de près de 350 mètres." Selon le professeur Baroni, le chiffre le plus alarmant et celui des millions de mètres cube d'eau qui partent chaque année, et qui ne sont pas remplacés par les précipitations. Le bilan a été négatif chaque année depuis 1980.
 
Un autre exemple est celui du glacier de la Sforzellina, dans la province de Sondrio en Lombardie. Il a perdu, selon le professeur Baroni, 26 mètres de hauteur en 25 ans. L'étude prouve que les glaciers perdront de nouveau la moitié de leur volume si les températures augmentent de 0,6 à 1 degré Celsius.
 
Enfin, le rapport dénonce un manque d'investissements : aujourd'hui seuls 200 glaciers sont suivis par les scientifiques, ce qui fait qu'il est compliqué de savoir exactement l'évolution de la structure des centaines d'autres glaciers.
 
Le : 15/12/10 
 
720 000 personnes menacées de famine à Madagascar
Scr :   lemonde.fr
  La sécheresse qui frappe l'extrême sud de Madagascar depuis deux ans menace 720 000 personnes
  de pénurie alimentaire voire de famine, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).
 
 
 
 
Cinquante-trois communes, situées dans les régions Atsimo Andrefana, Androy et Anosy, ont été classées "en difficulté alimentaire", contre 45 en 2009 et 31 en 2008, selon le PAM. "Des communes qui jusque-là étaient considérées comme des greniers productifs du Sud entrent maintenant dans cette catégorie", a expliqué à l'AFP Krystyna Bednarska, la représentante du PAM à Madagascar. En 2010, 80 % des récoltes de maïs ont été décimées dans les huit districts concernés.
 
"Pour la seconde année consécutive, la pluviométrie est tout à fait insuffisante. Les données disponibles depuis les années 1930 montrent qu'après deux années de manque de pluie, il y a eu des famines généralisées dans le Sud", s'est inquiétée la responsable de l'agence onusienne. "Il n'y a plus de semences pour la prochaine campagne agricole, les gens ont tout consommé", constate Eliane Rasoamananjara, responsable de projet pour le Conseil diocésain de développement (CDD), une association qui distribue des vivres dans le district de Betioky, dans le sud-ouest de l'île.
 
Le PAM et ses partenaires apportent une aide d'urgence à 80 000 personnes et espèrent prochainement atteindre 200 000 bénéficiaires grâce aux dons exceptionnels de bailleurs de fonds. Le sud de Madagascar est régulièrement en proie à l'insécurité alimentaire durant la période de soudure qui s'étend d'octobre à mars. Cette année, la première récolte pourrait être repoussée au mois d'avril si la pluie tarde à tomber.
 
Les forêts tropicales sous l'œil des satellites  
Scr :   lefigaro.fr
 
  Les grands pays du bassin du Congo vont bientôt pouvoir surveiller l'évolution de leurs forêts
  grâce à des photos satellites financées par l'Agence française de développement.
 
 
 
 
Le saut technologique est saisissant: hier, les grands pays du bassin du Congo disposaient le plus souvent de cartes un peu désuètes où une grande tache de couleur verte symbolisait la forêt. Demain, grâce à l'accord passé entre l'AFD (Agence française de développement) et Spot Image, filiale d'Astrium, ils auront à leur disposition des images satellites d'une extrême précision leur permettant de connaître enfin l'état exact de la totalité de leurs forêts.
 
Pour ces pays, l'enjeu est de taille. La destruction des grandes forêts et notamment des forêts tropicales est responsable de 15 à 20% des émissions de gaz à effet de serre sans compter la perte de biodiversité qui l'accompagne. Lutter contre la déforestation est donc devenu un enjeu majeur et c'est l'un des points clés de la négociation qui se déroule actuellement à Cancun au Mexique pour lutter contre le réchauffement climatique. Les pays développés sont prêts à apporter un soutien financier aux pays en voie de développement à condition que ces derniers s'engagent sur la protection de leurs arbres (projet REDD+).
 
C'est à ce titre que les images fournies par Spot 5 sont particulièrement intéressantes. «Elles vont nous garantir un suivi de nos forêts», explique Jacqueline Madozein, l'une des responsables du ministère de l'Environnement de la République centrafricaine, le premier pays à bénéficier de cet accord. Elles vont permettre de montrer que le pays respecte ses engagements. Non seulement l'entreprise fournira les photos satellites actuelles «mais également celles des années précédentes qui, bien que plus anciennes, seront comparables», précise Didier Rigal, responsable du développement durable chez Spot Image.
 
La République centrafricaine est relativement exemplaire dans le suivi et la protection de ses 5,3 millions d'hectares de forêt, même si elle est parfois confrontée à des destructions d'arbres au profit des cultures. Pour d'autres pays, en revanche, les coupes illégales de bois sont la cause majeure de la déforestation ou de la dégradation des forêts. «Les images satellites ont une résolution de 2,5 m, ce qui signifie que l'on peut voir un trou dans le couvert forestier de cette taille», souligne Didier Rigal. La surveillance va donc être grandement facilitée.

Crédits carbone
Dans les années 1970, la résolution était de 90 m, elle est passée à 30 m, puis 20 m en 1986. «Spot 6 (qui devrait être lancé en 2012, NDLR) permettra une résolution à 1,5 m», commente le représentant de l'entreprise, «mais à ce niveau c'est le rapport coût/efficacité qui entre en ligne de compte», ajoute-t-il. Les images satellites avec une résolution de 2,5 m coûtent de 0,20 €/ha à 0,30 €/ha, celle de 1,5 m reviennent à 1,5 €/ha.
 
À terme, le projet doit être gagnant-gagnant. Pour les pays forestiers, les Africains mais aussi le Brésil avec l'Amazonie ou encore l'Indonésie, la protection de la forêt doit leur permettre de vendre des crédits carbone sur un marché en train de se mettre en place malgré les résistances de certains dont les ONG environnementales. Pour Spot Image, des relations commerciales pourront s'établir à terme avec ces pays devenus solvables.
 
D'ici là, il reste toutefois un certain nombre d'obstacles à lever, à commencer par la formation de techniciens capables de lire et d'interpréter les cartes. Le simple accès à ces images peut également représenter une difficulté. «Si la République démocratique du Congo est en train de s'équiper avec du haut débit, la République centrafricaine va pour l'instant fonctionner avec des DVD», rappelle Denis Loyer, expert en matière climatique à l'AFD. Mais un autre projet devrait à terme faciliter cette évolution puisqu'une station de réception des images Spot, financée par la France et le gouvernement gabonais, doit voir le jour à Libreville.
 
Le cannabis stimule le développement du cancer et des infections
Scr :   notre-planete.info
  Avis aux fumeurs de cannabis : selon une nouvelle étude internationale, fumer de la marijuana diminue les
  fonctions immunes de l'organisme, augmentant les risques de développer un cancer ou une autre infection.
 
 
 
 
 
 
Cette recherche a récemment été présentée dans la revue European Journal of Immunology.
Des chercheurs ont étudié des cannabinoïdes, un groupe de composés présents dans le cannabis, au microscope. Les cannabinoïdes sont également présents dans le THC (delta-9 tétrahydrocannabinol), utilisé dans le domaine médical en tant qu'analgésique.
 
"Le cannabis est l'une des drogues les plus consommées au monde et nous savons déjà qu'il a la propriété d'éliminer les fonctions immunes, sensibilisant le fumeur aux infections et à certains types de cancer", explique le responsable de recherche, le Dr Prakash Nagarkatti de l'université de Caroline du Sud, aux États-Unis. "Nous pensons que la clé de cette inhibition est un type unique de cellules immunes, qui n'ont été découvertes que récemment par des immunologistes, appelées cellules suppressives dérivées de myéloïdes, les MDSC (myeloid-derived suppressor cell)."
 
La majorité des cellules immunes se liguent contre les tumeurs et les infections pour assurer la sécurité de l'hôte, mais, selon les chercheurs, les MDSC auraient une action contraire et inhiberaient le système immunitaire. Les experts reconnaissent que la présence de MDSC s'intensifie chez les patients atteints de cancer. Ils savent également que les MDSC seraient également responsables de l'inhibition du système immunitaire dans le traitement du cancer, favorisant la croissance de la tumeur.
 
Le Dr Nagarkatti et ses collègues ont démontré que les cannabinoïdes stimulent les MDSC en activant les récepteurs cannabinoïdes. Grâce à leurs résultats, l'équipe a déterminé que les cannabinoïdes de marijuana contrôlent le système immunitaire en activant les MDSC.
 
"Ces résultats soulèvent des questions intéressantes comme par exemple, si la sensibilité accrue à certains types de cancer ou d'infections causée par la consommation de marijuana résulterait en un déclenchement des MDSC", explique le Dr Nagarkatti. "Les MDSC semblent être des cellules importantes et uniques activées par une production inappropriée de certains facteurs de croissance par les cellules cancéreuses ou d'autres agents chimiques comme les cannabinoïdes, qui mèneraient à l'inhibition de la réaction du système immunitaire."
 
Dans une autre étude, le Dr Christian Vosshenrich de l'Institut Pasteur en France a démontré qu'une autre molécule appelée interleukine-1 bêta stimulerait également les MDSC. Les travaux de la recherche montrent que les MDSC générés au cours de la cancérogenèse suppriment également la capacité des cellules immunes à tuer les cellules cancéreuses.
 
"Les cannabinoïdes de marijuana jouent le rôle d'une épée à double tranchant", explique le Dr Nagarkatti. "D'une part, en raison de leur nature immunosuppressive, ils stimulent la susceptibilité au cancer et aux infections. Néanmoins, davantage de travaux sur ces composants offriraient l'occasion de traiter un nombre important de troubles cliniques dans lesquels l'inhibition de la réponse immunitaire est réellement bénéfique."
Note
Le cannabis est appelé Haschisch en Orient, Paka'Lolo ("herbe folle") en Polynésie Française et à Hawaii, yamba en Afrique, Ganja en Jamaïque et Marijuana en Amérique.
 
 
Le : 14/12/10 
 
Simplification du procédé de fabrication du bio-butanol 
Scr :  BE Japon 558 
 
 Une équipe de chercheurs de l'Institut National des Sciences et des Techniques Industrielles Avancées
  (AIST)   a développé une technique de raffinage du bio-butanol qui permet.....
 
 
 
d'obtenir une solution concentrée à 82% (pourcentage massique) et ainsi de réduire considérablement la quantité d'énergie totale consommée lors du processus de déshydratation du butanol.
 
Le bio-butanol (1-butanol - C4H10O) est un alcool qui pourrait devenir un des carburants liquides de prochaine génération, en remplacement des produits pétroliers actuellement utilisés. Il est fabriqué à partir de la fermentation des sucres présents en grande quantité dans la biomasse cellulosique (bois). Il possède en outre un pouvoir calorifique (34 MJ/kg) supérieur à celui de l'éthanol (C2H5OH - 27 MJ/kg), un autre biocarburant dont le développement des techniques de production sont plus avancées.
 
La fermentation sous l'action de bactéries produit une solution aqueuse de butanol faiblement concentrée (entre 0,5 et 1,5% de butanol). En effet, lorsque la concentration augmente, les bactéries "s'endorment" et la production s'arrête. Il est donc nécessaire de séparer le butanol de l'eau pour obtenir une solution de butanol concentré.
 
La distillation constitue une technique simple pour extraire le butanol. Cependant, l'énergie nécessaire pour obtenir une solution concentrée à 99,9% à partir d'une solution concentrée à 1% est de 37 MJ/kg de butanol, soit 3 MJ/kg de plus que le pouvoir calorifique du butanol. L'opération est donc inintéressante, puisqu'elle consomme plus d'énergie que ne pourra fournir la combustion du carburant ainsi produit.
 
La solution alternative actuellement à l'étude est la séparation par pervaporation [1] à travers une membrane en gomme de silicium incrustée ou non de poudre de silicalite. Cette méthode permet d'obtenir une solution concentrée à 37% (gomme non incrustée) ou 53% (gomme incrustée) à partir d'une solution à 1%.
 
La solution est de nouveau pervaporée jusqu'à obtention d'une solution fortement concentrée de butanol. Or, lorsque la concentration du butanol est inférieure à 80%, la solution se sépare naturellement en deux phases liquides superposées, l'une (inférieure) contenant 8% de butanol, l'autre (supérieure) 80% de butanol. Ces deux phases doivent donc être traitées différemment, ce qui complique le procédé.
 
Voraces baleines 
Scr : sciences et avenir.fr
 
 une seule plongée, une baleine peut ingurgiter près de 480 000 calories,
  ce qui lui permet d’écourter sa quête de nourriture quotidienne.....
 
 
 
 
 
 
Le plus gros animal vivant, la baleine bleue, Balaenoptera musculus, peut dépasser 30 mètres de longueur pour un poids de 170 tonnes environ. Pour nourrir un tel organisme, il faut une quantité impressionnante de nourriture.
 
Celle-ci provient presque exclusivement du  Krill, nom générique qui regroupe une centaine d’espèces différentes de minuscules crevettes et crustacés. La baleine se nourrit en se précipitant sur des bancs de krill, engloutissant les crustacés ainsi qu’une grande quantité d’eau pendant qu’elle plonge. Dans sa gueule, l’eau est ensuite filtrée à travers les fanons par une pression provenant de la poche ventrale et de la langue.
 
En moyenne les baleines restent sous l’eau entre trois et quinze minutes, elles peuvent descendre jusqu’à cinq cent mètres de profondeur et avancer à près de 3 m/s. Elles pourraient toutefois tenir beaucoup plus longtemps comme l’explique Bob Shadwick de l'Université de la Colombie-Britannique dans une publication en ligne sur le site de The Journal of Experimental Biology.
 
En effet, elles transportent dans leur sang et dans leurs muscles de colossales quantités d’oxygène pouvant autoriser des plongées de beaucoup plus longue durée.
 
Si elles ne passent pas le plus clair de leur temps sous l’eau en quête de nourriture c’est parce qu’elles ont optimisées au maximum chaque descente en profondeur. Selon le chercheur qui a calculé le coût et le bénéfice énergétique d’une baleine en quête de nourriture. Chaque animal use environ 63 000 kilojoules d’énergie à chaque plongée au cours de laquelle il peut engloutir jusqu’à 1260 kg de Krill qui fournissent en moyenne 100 fois plus d’énergie.
 
Ce rapport très positif explique que ces mammifères marins n’aient pas besoin de passer plus de temps sous l’eau. Il explique aussi selon l’auteur pourquoi ils ont atteint cette taille gigantesque : « parce qu'elles peuvent engloutir un tel volume (d'eau) avec tellement de nourriture dedans que cela est vraiment payant » explique Bob Shadwick.
 
Un ensemble d'appartements respecteux de l'environnement à Bondy 
Scr :   maxisciences
 
 Un nouvel ensemble d'appartements a été conçu pour la ville de Bondy, en Seine-Saint-Denis.
  Ces appartements, destinés à reloger des familles à revenus bas, ont été pensés pour avoir
  un impact moindre sur l'environnement.....
 
 
 
 
 
 
 
Le : 13/12/10 
 
Un accord international sur le climat adopté à Cancún 
Scr : nouvelobs.com avec AFP
  Les négociations sur le climat à Cancun ont débouché samedi sur un accord préliminaire
  malgré les réserves de la Bolivie.
 
 
 
L'accord obtenu est cependant a minima puisqu'il ne prévoit aucun engagement à prolonger au-delà de 2012 le protocole de Kyoto, qui fixe des objectifs contraignants aux seuls pays industrialisés, à l'exception des Etats-Unis.
 
Les pays riches et pauvres sont en désaccord sur l'avenir du protocole et renvoient à 2011 la résolution de leur conflit.
La décision doit être formalisée lors d'une nouvelle session un peu plus tard et requiert l'unanimité des 190 pays représentés dans la station balnéaire mexicaine.
 
L'accord sauvegarde néanmoins le principe des négociations sur le climat et offre quelques modestes avancées sur la protection de l'environnement.
 
Il prévoit la création d'un fonds pour le climat destiné à aider les pays pauvres à s'adapter au changement climatique qui provoque inondations, sécheresse et montée du niveau des eaux.
 
Cette proposition, soutenue par le Mexique, hôte de la conférence, doit également favoriser la protection des forêts tropicales et les partage des technologies propres comme le solaire ou l'éolien.
 
La déléguée zimbabwéenne, dirigeant la dernière session de pourparlers dans la nuit de vendredi à samedi, a été vivement applaudie au moment d'annoncer qu'un consensus avait été trouvé.
 
Les délégués ne semblent plus craindre que la Bolivie puisse à elle seule faire échouer la conférence de Cancun, organisée un an après celle de Copenhague où aucun accord n'avait été trouvé malgré une large mobilisation internationale.
 
"MEILLEUR RÉSULTAT POSSIBLE"
"L'accord est trouvé. Il y aura probablement une note de bas de page disant que la Bolivie l'a contesté", a dit Jake Schmidt, de l'ONG Conseil de défense des ressources naturelles (NRDC).
 
De nombreux pays en développement ainsi que l'Union européenne et les Etats-Unis se sont félicités du compromis négocié vendredi.
"Nous avons maintenant un texte qui n'est pas parfait mais qui constitue sans aucun doute une bonne base pour aller de l'avant", a commenté Todd Stern, chef de la délégation américaine.
 
"Il s'agit du meilleur résultat possible pour un exercice collectif", s'est réjouie quant à elle la ministre mexicaine des Affaires étrangères, qui a été ovationnée pendant deux minutes par les délégués.
 
Le Japon, la Russie et le Canada ont prévenu qu'ils ne prolongeraient pas le protocole de Kyoto et ont réclamé un nouveau traité incluant les autres pays émetteurs de gaz à effet de serre, à commencer par les Etats-Unis, la Chine et l'Inde.
 
Les pays émergents et en développement soutiennent que les pays riches, historiquement responsables de l'accumulation de gaz à effet de serre depuis la Révolution industrielle, doivent faire l'effort avant qu'eux-mêmes ne s'engagent dans une politique de réduction des émissions qui mettrait à mal leur développement.
 
Des maïs transgéniques pour les paysans africains
Src :   lefigaro.fr/crédits photo : C. G/A. PRESS
   
  Ces variétés de maïs tolérants à la sécheresse seront introduits grâce au programme international Wema.
 
 
 
 
Les gènes, cédés gratuitement par Monsanto et Pioneer, vont être introduits dans les variétés locales afin qu'elles résistent à la sécheresse.
 
Depuis le temps qu'on en parlait… Des maïs tolérants à la sécheresse vont enfin être mis à la disposition des agriculteurs confrontés au manque d'eau. Aux États-Unis d'abord, où deux variétés en cours d'homologation devraient être cultivées à partir du printemps 2012, notamment dans les États de l'ouest de la Corn Belt comme le Kansas ou le Nebraska. Puis en Afrique, entre 2013 et 2017, grâce au programme international Wema (Water Efficient Maize for Africa) qui vise à introduire gratuitement les gènes concernés dans les variétés de maïs utilisées par les paysans locaux pour se nourrir.
 
«Avec le changement climatique, la réduction de la consommation d'eau en agriculture devient un enjeu de plus en plus incontournable» explique Bernard Bachelier, le directeur de la Fondation pour l'agriculture et la ruralité dans le monde (Farm), créée en 2006 à l'initiative de Jacques Chirac, qui organise aujourd'hui et demain à Paris une conférence intitulée «Les agriculteurs du monde et la croissance verte».
 
Mises au point par les sociétés semencières américaines Monsanto et Pioneer, ces variétés ont été obtenues par transgénèse, pour l'une, et par sélection assistée par marqueurs génétiques, pour l'autre. Dans le premier cas le ou les gènes d'intérêt sont directement intégrés au génome, dans le second cas, l'identification de petits segments d'ADN (les marqueurs) liés au caractère recherché permet de faciliter le tri des plantes et donc d'accélérer considérablement le processus de sélection (3 à 4 générations au lieu de 7 à 8 avec les méthodes classiques).
 
«Le but n'est pas d'améliorer la productivité stricto sensu , explique Yann Fichet, l'un des responsables de Monsanto France. Il s'agit, en situation normale, d'obtenir le même rendement en utilisant moins d'eau ou de limiter les pertes lors de pics de chaleur. Ce qui revient à offrir à l'agriculteur une sorte d'assurance récolte
 
Par rapport aux variétés locales cultivées dans les cinq pays partenaires de Wema (Kenya, Mozambique, Ouganda, Tanzanie et Afrique du Sud), avec des rendements très faibles (de l'ordre de 1 à 1,5 tonne par hectare), ces maïs tolérants au stress hydrique devraient permettre d'améliorer la production de 20 à 35 % au cours des dix prochaines années, soit l'équivalent de 2 millions de tonnes de nourriture supplémentaires.
 
Outre les entreprises semencières concernées, ce projet ambitieux rassemble des organismes de recherche publics africains et internationaux, comme le Cymmit, Centre d'amélioration du blé et du maïs, ainsi que des fondations comme Farm et surtout la Fondation Bill et Melinda Gates. Cette dernière a investi 150 millions de dollars (113 millions d'euros) sur cinq ans pour former 48 jeunes thésards dans les universités africaines et créer des filières semencières, aujourd'hui existantes, destinées à approvisionner l'agriculture vivrière de ces pays.
 
«Les biotechnologies végétales sont, avec l'agroécologie, l'un des deux piliers du défi alimentaire de demain», poursuit Bernard Bachelier qui regrette «le désengagement de la France, autrefois très en pointe mais dont la recherche publique est actuellement tétanisée par la polémique sur les OGM
 
La ceinture verte européenne reçoit un prix international 
Src :     BE Allemagne 508 
 
 La ceinture verte européenne, initiative soutenue par l'UICN (Union internationale pour la conservation de la
  nature) et premier exemple concret d'un réseau écologique transfrontalier traversant l'Europe entière,
  a récemment reçu le Prix Binding pour la conservation de la nature et la protection de l'environnement.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
A l'occasion du 25ème anniversaire du Prix Binding, les lauréats originaires d'Allemagne, d'Autriche et de Slovénie se sont vus remettre un prix d'un montant de 50.000 Francs suisses, soit l'équivalent de 38 266 Euros. Pour l'Allemagne, le gagnant fut Uwe Riecken, chef du département de protection des biotopes et d'écologie du paysage à l'Office fédéral pour la protection de la nature (BfN). Depuis presque 20 ans, le BfN est impliqué dans le projet de la ceinture verte, ancien tracé du rideau de fer, qui aujourd'hui représente un important refuge pour les espèces menacées.
 
"La ceinture verte revêt pour l'Allemagne une importance écologique et historique toute particulière. Par conséquent, le gouvernement fédéral a décidé d'inclure au patrimoine naturel national les zones traversées par la ceinture verte européenne. 125.000 hectares font partie du patrimoine naturel et sont des zones de conservation et de protection de la nature, parmi elles 7.000 sont situées sur le tracé de la ceinture verte."
 
Depuis 2003, le BfN est représenté par Uwe Riecken au sein du groupe de travail international sur la ceinture verte européenne. Il est le représentant allemand de cette initiative et a également eu sous sa direction depuis 2005 un projet de développement et d'essai basé sur l'expérience de la ceinture verte.
 
Ce projet, réalisé en collaboration avec des partenaires locaux, a reçu le soutien scientifique du BUND, l'Organisation pour l'environnement et la protection de la nature en Allemagne, et s'est récemment achevé avec succès. L'objectif de ce projet était de montrer comment la conservation de la nature et le tourisme durable [1] pouvaient profiter l'un de l'autre. Ce projet a été soutenu et financé à hauteur de 2,4 millions d'euros par le Ministère fédéral de l'environnement (BMU).
 
Les autres gagnants du Prix Binding sont Kai Frabel de la Fédération bavaroise pour la protection de la nature, Alois Lang, responsable du parc national Neusiedlersee-Seewinkel (Autriche - Hongrie), Martin Schneider-Jacoby de Euronatur (Fondation pour la conservation de la nature) près de Radolfzell au sud du Bade-Wurtemberg et Borut Stumberger, ornithologue et vétérinaire de Slovénie.
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[1] L'expression tourisme durable décrit généralement toutes les formes de tourisme alternatif qui respectent, préservent et mettent durablement en valeur les ressources patrimoniales (naturelles, culturelles et sociales) d'un territoire à l'attention des touristes accueillis, de manière à minimiser les impacts négatifs qu'ils pourraient générer. (Source : Wikipédia)
 
 
Le : 10/12/10 
 
Le gobie, champion de la résistance 
Src :      20minutes.fr
  Il survit dans des environnements dépourvus d’oxygène et toxiques totalement inadaptés aux autres
  vertébrés.
  Des chercheurs africains et norvégiens ont percé son secret.
 
 
 
 
Ce petit poisson appelé gobie barbu ne se trouve que sur le plateau continental  au large de la Namibie et l'Afrique du Sud. Un coin où les eaux hypoxiques, pauvres en oxygène. Après la disparition de la sardine dans cette zone, en raison d’une surpêche massive, le gobie a pris possession des lieux et constitue maintenant la source la plus importante de nourriture pour les stocks de poissons de grande taille, les oiseaux marins, phoques et les pingouins.
 
Vive les méduses
Jusqu'à présent, les chercheurs pensaient qu’aucun poisson ne pouvait survivre dans un tel environnement grouillant de méduses où  la boue et les sédiments contiennent des concentrations toxiques de sulfure d'hydrogène, et où à 20 mètres de fond l’eau est à peu près dépourvue d'oxygène.
 
Mais le gobie s’est révélé particulièrement adaptable face à ce milieu pourtant très inhospitalier. « Le gobie nage dans les fonds hypoxique la journée où il retient son souffle tout en mangeant de la boue. La nuit, il nage vers la surface pour évacuer sa dette en oxygène et digérer sa nourriture » explique Anne Christine Utne Palm, la gestionnaire de projet et chercheur à l'Université de Bergen.
 
De plus « tandis que les prédateurs évitent les méduses, les gobies se reposent juste au-dessus d’elles et nagent librement entre leurs tentacules urticants. C’est comme cela qu’ils échappent à leurs prédateurs et prospèrent » complète Anne Gro Vea Salvanes, qui a dirigé la composante norvégienne du projet gobie. « Nos projets commencent souvent par la recherche axée sur la curiosité et nous nous retrouvons avec des applications pratiques » ajoute-t-elle. 
 
Les résultats du projet gobie sont maintenant utilisés pour développer la gestion écosystémique des pêches dans la région.
La Belgique contrainte d’importer massivement de l’électricité
Src :     lesoir.be (afp)
  La Belgique a dû importer massivement de l’électricité pour compenser l’arrêt d’un réacteur nucléaire à Doel
  suite à un incendie vendredi, rapporte mercredi L’Echo.
 
 
 
 
En cette période hivernale de forte consommation, la Belgique a importé de 2.000 à 3.000 MW, sur une consommation moyenne de 12.500 MW, ce qui représente 15 à 25 % de la consommation.
 
Toutes les capacités d’importation depuis les Pays-Bas sont mobilisées, fournissant près de 1.400 MW de capacité. Des réserves existent encore côté français, d’où la Belgique importe, selon les heures, quelque 1.000 à 1.500 MW de capacité.
 
« Heureusement » pour la Belgique « que la France (…) a vu sa consommation baisser ces derniers jours », note L’Echo, car elle craignait elle-même la pénurie en raison de l’arrêt de sept de ses 58 centrales nucléaires, notamment pour entretien.
 
Electrabel, filiale de GDF-Suez qui gère la majorité du parc nucléaire belge, a dû arrêter vendredi le réacteur de Doel 4, un incendie dans une salle des machines ayant endommagé l’alternateur de la centrale, dans la partie non nucléaire du site.
 
On ignore pour l’instant quand ce réacteur pourra être remis en service.
Doel 4 est un des plus importants des sept réacteurs nucléaires en service en Belgique, avec une puissance de 1.008 MW.
 
La vague de froid provoque actuellement un surcroît de consommation d’électricité, qui dépasse pour l’instant les 13.000 MW, lors du pic de 18HOO.
 
ALCOOLOGIQUE - Comment boire alcoolisé mais écolo (”Mother Jones”)
Src :     lemonde.fr
  Quand on prend sa voiture, on rejette du CO2. Quand on prend une douche, on rejette du CO2. Quand on
  mange de la viande, on rejette du CO2… Et quand on boit de l’alccol ? Il n’y a pas de raison qu’il en soit
  autrement, on doit bien rejetter du CO2 quelque part non ?...
 
 
 
Alors le magazine américain Mother Jones publie un guide de la boisson alcoolisée mais écolo.
 
Bien qu’américain, le site commence par le vin avec d’emblée une remarque qui ne fera pas plaisir aux puristes : il vaut mieux boire du vin en Tetra Pak® qu’en bouteille puisque l’emballage pèse beaucoup moins lourd et économise du carbone sur le transport. Le site publie même une carte, façon ligne de démarcation des eaux, qui marque la zone américaine dans laquelle il vaut mieux acheter des vins européens importés par bateaux que des vins de l’Ouest américain.
 
Pour la bière, le calcul est à peu près le même : il vaut mieux boire des boîtes de bière en aluminium plutôt que des bouteilles car elles pèsent beaucoup moins lourd. Et tant qu’à faire, autant passer directement au fût, encore plus économique et plus facilement recyclable.
 
Pour les spiritueux, les choses se compliquent. Oui on est alcoolisé “plus vite”, remarque Mother Jones, mais en réalité, ces alcools polluent plus que le vin (à cuite égale en somme), car ils produisent beaucoup de déchets. Gin et vodka sont les plus polluants, estime le magazine.
 
Le rhum n’est pas très reluisant non plus, un de ses principaux fabricants, Bacardi, a même été récemment poursuivi pour avoir rejeté ses déchets de canne à sucre dans des rivières. Mother Jones recommande plutôt de se tourner vers certains producteurs de whisky et bourbon éco-responsables.
 
Le : 09/12/10 
 
Visualisez la déforestation avec Google Earth Engine
Src :     20minutes.fr
  CLIMAT - Google se lance dans la modélisation des changements climatiques…
 
 
 
 
 
 
La branche «philanthropique» de Google, google.org, se met au service de la lutte contre le changement climatique. Lancée le 2 décembre à Cancun, où se tient le sommet des Nations unies sur le changement climatique,  l’application Google Earth Engine permet de visualiser la déforestation grâce à une collection d’images satellites et de données qui pourraient servir aux scientifiques pour suivre en temps réel la perte de couvert forestier ou la désertification.
 
Pour marquer le lancement de Google Earth Engine, une carte complète du Mexique présentant ses forêts et ses ressources en eau a été réalisée avec l’aide de la Commission nationale des forêts mexicaine. Rien que pour ce pays, plus de 1.000 ordinateurs ont tourné pendant 15.000 heures pour compiler et assembler près de 53.000 photos satellites.
 
Rapprocher les témoins de la déforestation et les scientifiques
La différence entre Google Earth et cette nouvelle fonctionnalité réside dans l’actualisation en permanence des données et les combinaisons possibles entre diverses informations. On peut par exemple visualiser la déforestation sur vingt ans en Amazonie en même temps que l’évolution des ressources en eau.
 
Une vision dynamique que Google espère enrichir grâce à la participation de tous: citoyens, gouvernements, associations, médias… Rebecca Moore, chef de projet chez Google, explique au quotidien mexicain El Universal que ce nouvel outil pourrait «colmater la brèche» entre les personnes présentes sur le terrain, qui sont témoins du déboisement au jour le jour, et les scientifiques qui ont souvent une vision a posteriori des événements.
 
Google espère ainsi que ce nouvel outil permettra aux scientifiques de construire des systèmes de MRV (Monitor, report and verify: surveillance, rapport et vérification).  L’entreprise souhaite surtout soutenir les pays tropicaux, premières victimes de la déforestation, qui n’ont souvent pas les moyens de mener des recherches scientifiques approfondies.
 
Google s’est engagé à mettre à leur disposition 10 millions d’heures de CPU (heures de calcul sur ses machines) pendant les deux prochaines années.
 
“Réduire l’intensité énergétique des villes chinoises est crucial”
Src :    lemonde/Photo AFP
 
  La Chine s'est engagée dans un processus de réduction de l' intensité carbone de son économie.
 
 
 
 
A peine trois jours après le démarrage de la conférence de Cancun sur le climat, la première fausse note a déjà résonné dans la station balnéaire climatique. Mercredi, le Japon a annoncé ne pas vouloir prolonger ses efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre au-delà de 2012 - date de la fin d’application du protocole de Kyoto - si les Etats-Unis et la Chine continuent de refuser de s’associer aux autres pays dans la lutte contre le changement climatique.
 
Car la Chine est désormais le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, avec un cinquième des rejets. Des émissions qui pourraient s’accroître considérablement dans les années à venir tant l’urbanisation du pays s’effectue à un rythme soutenu. “La question d’une croissance sobre en énergie et en carbone des villes chinoises s’avère cruciale et déterminera les émissions de gaz à effet de serre du pays durant des décennies”, explique Carine Barbier, chargée d’études à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) et spécialiste de l’énergie et du changement climatique dans les pays en développement.
 
Comment le développement des villes chinoises s’effectue-t-il ?
Carine Barbier : Le taux d’urbanisation est aujourd’hui de 50% en Chine. Mais la croissance des villes est extrêmement rapide. Les agglomérations chinoises compteront ainsi 280 millions d’urbains supplémentaires dans les vingt années à venir. D’ici 2025, on aura donc 15 milliards de m2 de bâti en zone urbaine, soit l’équivalent de la surface aujourd’hui construite en Europe. Or, la consommation d’énergie est importante dans les villes en raison des bâtiments et des transports. De plus, l’augmentation du niveau de vie des habitants entraîne des demandes en électricité très importantes.
 
La consommation énergétique des villes chinoises peut donc exploser dans les années à venir, de même que les émissions de gaz à effet de serre, dans la mesure où l’électricité est essentiellement produite à partir de centrales à charbon. La réduction de l’intensité énergétique des villes est devenue cruciale pour le pays. Elle passe par une amélioration de la qualité des infrastructures urbaines construites aujourd’hui.
 
Quelles mesures ont été prises pour réduire la consommation d’énergie des bâtiments ?
Carine Barbier : Des normes thermiques, qui s’appliquent à l’isolation comme aux systèmes de chauffage, sont devenues obligatoires pour les logements neufs. Elles ont d’abord été mises en place dans les provinces du Nord, où il fait plus froid, avant d’être généralisées à l’ensemble du pays. Mais le processus prend du temps et il reste difficile de savoir dans quelle mesure ces normes sont respectées, surtout dans les régions du centre.
 
Il reste aussi beaucoup de travail pour réhabiliter les bâtiments anciens, dont les normes ne sont plus à jour : de nombreux logements utilisent par exemple des systèmes de chauffage électriques réversibles, très gourmands en énergie. Enfin, l’architecture des nouvelles constructions devrait davantage tenir compte du climat, et notamment du rayonnement solaire. Au final, un bâtiment performant a un surcoût estimé à “seulement” 7%  par rapport à un bâtiment classique mais il demande une mobilisation de tous les acteurs de la filière, qui s’avère peu évidente.
 
Que fait le pays pour les infrastructures de transports ?
Carine Barbier : C’est aussi un enjeu primordial. A Pékin, le taux de déplacement automobile, de 45 %, s’avère élevé par rapport au reste de la Chine, qui se situe entre 5 et 10%. Les transports collectifs sont peu développés et ne font pas l’objet de financements étatiques. Si rien n’est fait dans ce sens, la ville va continuer à s’étaler, provoquant une augmentation du nombre et de la durée des déplacements en voiture. Mais malgré tout, les villes chinoises ne devraient pas pouvoir atteindre 80% de déplacements en voiture comme en Europe en raison du manque de place. Ainsi, la ville de Shanghai, très dense, a été active pour limiter la croissance du trafic automobile en mettant notamment aux enchères les plaques d’immatriculation.
 
La Chine a-t-elle intérêt à réduire ses émissions ?
Carine Barbier : La Chine a tout intérêt à adopter un développement soutenable. Elle est contrainte dans sa croissance en raison de ses ressources en matières premières limitées, de sa sécurité énergétique puisqu’il devient difficile de s’approvisionner en pétrole, de son importante pollution atmosphérique et de la désertification qui menace un territoire déjà limité en terres arables. La question des ressources en eau potable est un enjeu important. C’est pourquoi, en août, le ministère de la réforme et du développement a sélectionné treize villes et provinces comme territoires pilotes pour définir et mettre en œuvre des plans de lutte contre le changement climatique. Il s’agira pour ces villes de réduire leur intensité énergétique de 20% sur cinq ans.
 
Ces objectifs de limitation des émissions sont-ils suffisants ?
Carine Barbier : La Chine s’est engagée lors du sommet de Copenhague en 2009 à réduire l’intensité carbone de son économie de 40 à 45% entre 2005 et 2020. Son intensité énergétique est déjà à la baisse depuis quelques années, de l’ordre d’une diminution de 30% depuis 2005. Atteindre 45% constitue un effort. La consommation énergétique, et donc les émissions de gaz à effet de serre, continuent, eux, d’augmenter, mais moins vite que le PIB, qui croît de 8 à 9% par an.
 
Les goûters et petits déjeuners des enfants sont trop gras et trop sucrés 
Src :    lemonde.fr
  Les céréales du petit déjeuner et les biscuits du quatre-heures : des plaisirs coupables, mais également
 dangereux, à trop fortes doses, pour l'alimentation des enfants.
 
 
 
 
Dans une étude publiée mardi 7 décembre consacrée à l'obésité infantile, l'UFC-Que Choisir met en garde contre un repas du matin "majoritairement déséquilibré".
Le petit déjeuner traditionnel à base de pain "est devenu largement minoritaire" et "fait place à des céréales généralement trop sucrées, détaille le sondage de l'association de consommateurs, qui a étudié les habitudes alimentaires de 340 familles. Il en ressort que le petit déjeuner des jeunes Français serait composé à 55 % de produits sucrés ou gras en 2010, contre 47 % en 2006.
Le goûter serait lui encore plus mal dosé : "la part de produits trop riches progresse considérablement, passant de 51 % à 64 % [entre 2006 et 2010], notamment du fait de la forte progression des biscuits dans leurs versions les plus sucrées, des viennoiseries et des gâteaux", souligne l'UFC-Que Choisir.
LES PUBLICITÉS DE L'INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE MISES EN CAUSE

Pour l'institut, la raison de ces mauvaises habitudes alimentaires est simple : ces produits sont "les plus présents dans les publicités diffusées dans les créneaux enfants. (...) Quatre publicités alimentaires destinées aux enfants sur cinq portent sur des produits trop gras ou sucrés. Le résultat de ce torrent publicitaire est sans appel : l'alimentation déséquilibrée inonde, aujourd'hui plus qu'hier, les placards et les cartables."
 
L'UFC-Que Choisir explique cette situation par l'augmentation des budgets télévisés des industries alimentaires, qui "ont repris leur progression" en 2009 et 2010, après une baisse en 2008 du fait de la crise économique. "Sur l'ensemble des programmes destinés aux enfants, nous avons comptabilisé 80 % de spots pour des produits trop riches", indique l'association.
 
Elle accuse les professionnels de ne pas avoir tenu leur engagement d'améliorer la qualité nutritionnelle du modèle alimentaire que les publicités promeuvent auprès des enfants : "Ce constat criant de l'échec de l'autorégulation est d'autant plus alarmant que l'obésité et le diabète ont continué à augmenter en France, et que les annonces officielles successives de mesures strictes n'ont jamais été suivies d'effet. Alors que la loi de santé publique prévue pour 2009 se fait toujours attendre, l'UFC-Que Choisir demande aujourd'hui au nouveau ministre de la santé, Xavier Bertrand, de présenter au plus vite un projet de loi".

Mais l'institut évoque également les habitudes prises par les parents et les bambins, avec notamment l'omniprésence de produits "trop riches en sucre ou matières grasses" mis dans les cartables avant de partir à l'école. "Ces en-cas sans intérêt nutritionnel se composent principalement de confiseries (33 %), de viennoiseries et de gâteaux (24 %), ainsi que de biscuits gras ou sucrés (16 %) promus à la télévision", précise l'UFC-Que choisir.
 
Le : 08/12/10 
 
La mystérieuse augmentation des déformations chez les oiseaux d'Alaska
Src :    BE Etats-Unis
  Une équipe de scientifiques de l'Alaska Science Center de l'US Geological Survey (USGS) à Anchorage
  a observé un taux inhabituellement élevé de becs déformés chez certaines espèces d'oiseaux en Alaska.
 
 
 
 
 
Ce phénomène, trop important et localisé pour être dû à une anomalie statistique, pourrait témoigner d'un problème écologique majeur.
De nombreux cas recensés
 
Les résultats de deux études, récemment publiés dans The Auk, le journal de l'Union des Ornithologues Américains, se basent sur de nombreuses observations et signalements chez plusieurs espèces différentes d'oiseaux au cours de la dernière décennie. Les résultats concernent majoritairement les mésanges à tête noire (Poecile atricapillus) et les corneilles d'Alaska (Corvus caurinus), qui apparaissent ainsi comme les espèces les plus touchées. Dans une moindre mesure, 28 autres espèces d'oiseaux, aussi bien locales que migratrices, ont fait l'objet de signalements.

Au cours de la première étude, la présence de becs déformés a été observée chez plus de 2600 spécimens d'oiseaux de 30 espèces différentes au cours de la dernière décennie. Il a été évalué que ce phénomène concernerait environ 6.5% en moyenne par an de la population de mésanges à tête noire adultes du centre-sud de l'Alaska, une proportion qui a considérablement augmenté en une décennie.
 
 Dans la seconde étude, qui portait spécifiquement sur les corneilles d'Alaska, il a été montré qu'en moyenne 16.9% des spécimens étaient affectés, avec des maximums locaux pouvant aller jusqu'à 36% dans certaines régions, ce qui représente la plus grande proportion de déformations jamais enregistrée parmi une population d'oiseaux sauvages. D'après l'étude, " [...] l'apparition soudaine d'un ensemble géographique significatif d'anormalités morphologiques au sein d'une population [d'animaux sauvages] peut être un signe d'un problème écologique latent plus important".
 
D'après Coleen Handel, biologiste à l'Alaska Science Center et co-auteur des deux études, la proportion de becs déformés parmi les oiseaux d'Alaska est au minimum 10 fois plus importante que celle que l'on pourrait s'attendre à trouver parmi n'importe quelle population d'oiseau sauvage. De plus, au moins en ce qui concerne les corneilles d'Alaska, le phénomène semble s'étendre au sud et au sud-est de l'Alaska, et plusieurs dizaines de cas ont été observés en Colombie-Britannique et dans l'état de Washington, jusqu'à Puget Sound, au nord de Seattle.
 
Mortalité accrue pour les oiseaux atteints
Ces déformations ont souvent un impact important sur les oiseaux, car elles les gênent pour chasser et se nourrir correctement. La forme du bec d'un oiseau étant directement liée à son régime alimentaire, un bec déformé implique des changements de comportements dans la collecte de nourriture. Par exemple, il est courant qu'un oiseau déformé doive incliner la tête pour attraper la nourriture. Dans certains cas, ces oiseaux ne pouvant plus récolter la nourriture par eux-mêmes, ils deviennent alors dépendants des sources humaines (mangeoires, poubelles...). Dans tous les cas, ces modifications de comportement entraînent une dépense accrue d'énergie pour la collecte de la nourriture, et donc une plus grande vulnérabilité aux prédateurs et aux maladies.
 
Une déformation du bec peut également empêcher les oiseaux de lisser leurs plumes, action indispensable pour maintenir leur isolation thermique et survivre au froid. Pour toutes ces raisons, un bec déformé entraîne une mortalité accrue pour les oiseaux. Enfin, il apparaît que les déformations modifient aussi le comportement sexuel des oiseaux et impacte sur leur capacité à se reproduire et à élever leurs petits, peut-être autant à cause d'un dérèglement hormonal qu'une impossibilité physique.
 
Ce type de déformation est nommé "trouble de la kératine aviaire". La kératine est une protéine essentielle à la formation du bec, semblable à celle qui compose les ongles et cheveux humains. Ce trouble consiste en un surdéveloppement anormal de la couche de kératine du bec, ce qui a pour effet de rendre les becs trop long ou croisés - parfois les deux ensembles - chez les oiseaux uniquement à l'âge adulte. Occasionnellement, certains oiseaux ont été aperçus avec des pattes, des serres, ou des plumes anormales.
 
A l'heure actuelle, l'équipe de recherche n'a pas été capable de déterminer les causes de ce phénomène. De nombreux facteurs peuvent entrer en jeu, comme l'exposition à des produits toxiques, l'émergence de mutations génétiques, d'infections, de parasites ou même un changement de régime alimentaire. Cependant, la piste de l'exposition à des produits chimiques est privilégiée.
 
Des polluants responsables ?
Le fait que les oiseaux atteints soient regroupés en zone plutôt que d'être dispersés incite les scientifiques à penser que les causes sont à chercher du côté de l'environnement. D'après Matt Kirchhoff, directeur de la protection des oiseaux d'Audubon Alaska (association de protection des écosystèmes naturels), l'étude montre clairement que les causes de cette anomalie proviennent de l'environnement. " [Vu] la façon dont [le phénomène] se propage, ce n'est pas génétique mais déclenché par quelque chose dans l'environnement. Ne pas savoir ce que c'est est un gros problème."
 
Il existe des précédents en matière d'observation de cas de becs déformés parmi les oiseaux sauvages. Dans les années 1970, des taux élevés de becs croisés et d'autres malformations congénitales ont d'abord été signalés chez les oiseaux aquatiques près des Grands Lacs. A l'époque, l'exposition à des composés organochlorés comme le DDT ou le chlordane avait été mise en cause. Très utilisés à l'époque comme pesticides, ils étaient présents en grande quantité dans les lacs et rivières à cause du ruissellement des eaux et, s'agissant de polluants persistants, les oiseaux étaient exposés à de fortes doses qui s'étaient accumulées le long de la chaîne alimentaire. Dans les années 1980, le même phénomène était observé en Californie, et fut attribué à une exposition au sélénium, provenant du ruissellement des terres agricoles. Dans les deux cas, les polluants ont été interdits ou leur utilisation a été fortement restreinte, et le phénomène n'a plus été observé.
 
Néanmoins, en ce qui concerne l'étude, les tests sur les échantillons extraits d'oiseaux affectés n'ont pas permis d'établir que des composés chimiques tels que le sélénium étaient à l'origine des difformités. Quelques composés comme les PCB ont été trouvés dans des concentrations plus importantes chez les oiseaux déformés, mais pas à des niveaux suffisants pour affirmer qu'ils sont responsables des changements.
 
A présent, l'équipe de recherche se concentre sur les changements au niveau cellulaire. En particulier, l'objectif est de comprendre pourquoi la couche extérieure de kératine du bec des oiseaux se développe de façon anormalement rapide. "Quelque chose change la façon dont les cellules se développent ; nous ne sommes simplement pas sûrs de ce que c'est" déclare Handel.
 
" [L'augmentation des difformités] apparaît comme un problème émergent et sérieux qui a doit être pris en compte sans attendre" affirme Steve Zack, un scientifique de la Wildlife Conservation Society, qui a étudié la faune arctique depuis plus d'une décennie. "Nous n'avons aucune idée de ce que c'est, mais cela se développe à un tel rythme que cela concerne un nombre important des populations que nous avons étudiées. C'est clairement quelque chose qui vaut la peine de tirer la sonnette d'alarme."
L'Everest pollué par les usines asiatiques
Src :   20minutes.fr
  ENVIRONNEMENT - Des traces de métaux lourds ont été retrouvées
  dans les neiges de l'Everest
 
 
 
 
 
 
Le toit du monde n’est pas à l’abri des pollutions bien terrestres: des scientifiques ont trouvé des traces de cadmium et d’arsenic dans des échantillons de neige prélevés dans l’Everest, rapporte le New Scientist. Les deux métaux étaient présents en quantité supérieure à ce qui est considéré «acceptable» par l’agence de protection de l’environnement américaine.
 
Risque de contamination de l’eau potable
La pollution des neiges de l’Everest provient des usines asiatiques, dont les fumées transportent des polluants qui s’accumulent dans l’atmosphère et retombent mélangés à la neige. Le vent transporte également les poussières de métaux, comme le prouve la présence plus élevée d’arsenic et de cadmium aux plus hautes altitudes.
 
Dans l’Himalaya, les alpinistes comptent sur la fonte des neiges pour se réapprovisionner en eau. La présence de poison dans la neige pourrait être un danger pour eux, commente Samantha Langley-Turnbaugh, de l’université du Maine. Mais un risque à grande échelle se profile aussi pour les populations vivant au pied des montagnes: leur eau provient des rivières dont la source se trouve dans la montagne.
 
La plus grande centrale hydroélectrique en construction dans la région du Tibet
Src :    BE Chine 98 
   La fermeture du Fleuve Yarlung Zangbo, nom du célèbre fleuve Brahmapoutre dans sa partie chinoise,
   a marqué le début de la construction de la centrale hydroélectrique de Zangmu, dans la préfecture
   de Shannan dans la région du Tibet.
 
 
 
La centrale est située sur le cours supérieur du fleuve Yarlung Zangbo, fleuve majeur partagé par la Chine, l'Inde et le Bangladesh qui prend sa source au Tibet. Le fleuve a creusé au Tibet d'impressionnantes gorges, sur plus de 500km de long avec une profondeur moyenne de 2 220 mètres. La centrale se situe à Zangmu, dans une gorge où le fleuve plonge de 2 500 mètres.
 
L'ouvrage, d'un investissement de 7,9 milliards de yuans (soit environ 893 millions d'euro) sera la première centrale hydroélectrique géante sur le plateau tibétain avec six turbines de 85 MW chacune. La première turbine devrait produire de l'électricité d'ici 2014. A terme, la capacité installée sera de 51 GW, soit plus du double de celle du barrage des Trois Gorges.
 
Le projet, qui devra surpasser les contraintes technologiques liées au site, permettra d'alléger les pressions d'approvisionnement en électricité qui pèse sur la région centrale du Tibet. Le démarrage du projet a inévitablement suscité de vives réactions de la part des pays situés en aval, qui craignent les conséquences d'un tel projet sur les écosystèmes et leurs propres approvisionnements en eau.
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Le 21 août 1910, les travaux de la première centrale hydroélectrique chinoise débutaient à Kunming dans la province de Yunnan sur le barrage de Shilong. A l'époque, la ligne de distribution électrique la plus avancée avait une longueur de 34 km et une tension de 23 kV.
Pour satisfaire des besoins en rapide augmentation en électricité et en eau, la Chine s'est ainsi engagée dans un vaste programme de construction de barrages, localisés principalement dans la partie occidentale, plus montagneuse, du pays. Aujourd'hui, la Chine possède plus de 45.000 barrages d'envergure différente et une puissance installée totale dépassant les 200 GW, ce qui place le pays au rang n°1.
 
Elle possède le plus important potentiel hydraulique au monde, avec une puissance exploitable atteignant les 542 GW. Toutefois, le taux d'utilisation de l'énergie hydraulique en Chine représente actuellement environ 34%, soit un pourcentage nettement inférieur à celui des pays développés, qui est compris entre 60% et 70%.
 
Le Directeur de l'Administration nationale de l'énergie, Zhang Guobao, a annoncé que la capacité du système hydroélectrique pourrait atteindre 380 GW en 2020, contribuant à l'objectif des 15% d'énergie non fossile d'ici 2020. L'énergie hydraulique traditionnelle représenterait 330 GW et les centrales hydroélectriques à pompage-turbinage 50 GW. Cela contribuera à l'objectif des 15% d'énergie non fossile d'ici 2020.
 
Le : 07/12/10 
 
Contrôler les éoliennes pour sauver les chauves-souris
Src :    sciencesetavenir.fr
 
 
 Pour concilier développement de l’énergie éolienne et préservation des espèces de chauves-souris, la société
 Biotope a conçu une solution pour réduire la mortalité de ces mammifères dans les parcs éoliens. Cette
  initiative a été primée au salon Pollutec
 
 
 
 
 
 
 
Avec leur radar, les chauves-souris sont capables d’éviter les pales des éoliennes. Pourtant des centaines de chauves-souris sont retrouvées mortes chaque année en France au pied de ces grandes machines.
 
Pour que l’installation d’un parc éolien ne soit pas incompatible avec la protection des chiroptères, la société Biotope, installée à Mèze (34), a mis au point un système de contrôle des éoliennes à distance. Le principe de base est simple : arrêter les pales lorsque l’activité des chauves-souris est maximale.
 
Ce système baptisé Chirotech a été primé au salon Pollutec, dans le cadre du palmarès Entreprises et Environnement, dans la catégorie «Idée pour la biodiversité». Déjà testé dans le parc éolien de Bouin, en Vendée, depuis 2009, Chirotech a permis de réduire de 54 à 74% la mortalité des chiroptères, avec une perte d’exploitation de seulement 0,1%, précise Biotope.
 
Variations de pressions
Alors que les oiseaux peuvent être tués par une collision avec les pales d’une éolienne, les chauves-souris sont elles victimes de barotraumatismes. «La majorité des chauves souris retrouvées mortes au pied des éoliennes n’ont pas de fractures, explique Hubert Lagrange, directeur de recherche chez Biotope, à l’initiative de Chirotech. Ces petits mammifères de quelques grammes sont très sensibles aux variations de pressions : ils évitent l’éolienne mais leurs poumons explosent à cause de la zone de dépression créée par la pale».
 
A Saint-Martin de Crau, dans les Bouches-du-Rhône, la mortalité est particulièrement élevée : elle est estimée à 700 chiroptères tués par an pour 9 éoliennes. Même s’il est difficile d’évaluer l’impact de ces pertes sur l’évolution des populations de chauves-souris, elles sont suffisamment importantes pour que des installations d’éoliennes soient refusées dans certaines régions. Les 54 espèces de chiroptères de la métropole sont protégées.
Image: Une pipistrelle (Francois Gilson/Photononstop).
 
Stopper les pales
Sachant que les chauves-souris ne sortent que la nuit, qu’elles n’aiment ni les températures trop froides ni trop chaudes et qu’elles évitent les vents forts, arrêter les éoliennes à certains moments bien choisis peut réduire la mortalité des chiroptères. Pour obtenir un modèle précis, l’équipe d’Hubert Lagrange a étudié le comportement des chauves-souris sur 25 sites éoliens pendant un an, grâce à des détecteurs d’ultrasons. «Ils nous permettent de connaître les pics d’activité des chauves-souris ainsi que les espèces présentes, identifiables grâce à leur cri». précise Hubert Lagrange.
 
Ces études ont permis de voir que certaines espèces ne s’aventurent pas ou peu en altitude, comme le petit rhinolophe ou le minioptère de Schreibers. Les vitesses du vent décourageant la sortie des chiroptères ont été précisées en fonction des espèces. Ainsi pour les pipistrelles l’activité ralentit à partir de 4 à 6 mètres par seconde, et s’arrête au-delà de 8 m/s.
«Nous avons construit des modèles numériques incluant tous ces facteurs et grâce à un système informatique contrôlant les éoliennes à distance, il est possible d’arrêter une machine quand le seuil de risque est atteint» explique Hubert Lagrange.
 
Attirés par les éoliennes?
Mais les recherches continuent. «Nous avons un projet de suivi par vidéo pour mieux comprendre ce qui se passe autour des pales des éoliennes, identifier la zone la plus dangereuse pour les chauves-souris, savoir pourquoi certaines espèces sont plus sensibles que d’autres». On retrouve plus de pipistrelles que de noctules au pied des éoliennes. Les premières sont -il est vrai- les plus abondantes, mais elles sont aussi plus petites. «On se demande aussi si elles ne sont pas attirées par les poteaux, précise le directeur des recherches. On sait que les pipistrelles inspectent les troncs des arbres et les remontent pour trouver des insectes. Ne feraient-elles pas la même chose avec les éoliennes? ».
Autres hypothèses : la chaleur des machines attireraient les insectes et donc leurs prédateurs, idem pour les lumières qui éclairent certains parcs la nuit.
 
Plusieurs projets de parcs éoliens en attente d’une autorisation prévoient d’installer le système Chirotech. D’après la société Biotope le coût est d’environ 50.000 euros pour un parc de 10 machines, représentant un budget global de 20 à 30 millions d’euros. Les pertes d’exploitation sont estimées autour de 1%, voire moins.
Ce système peut être implanté n’importe où dans le monde, après étude des comportements des espèces locales de chiroptères
 
La Chine admet être le 1er émetteur mondial de gaz à effet de serre 
Src :    lemonde.fr
 
  "Nous occupons désormais la première place mondiale en volume d'émissions", a déclaré dans une conférence
  depresse à Pékin Xie Zhenhua, négociateur en chef chinois sur les questions climatiques
 
 
 

Jusqu'à maintenant, les responsables chinois ne reconnaissaient pas ouvertement cette vérité pourtant établie par la communauté scientifique et des organisations internationales telles que l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Pékin préférait insister sur la nécessité d'utiliser le mode de calcul du volume d'émissions par habitant, où la Chine, avec son 1,3 milliard d'habitants, arrive nettement après les pays développés.
Signe que le sujet demeure sensible, la phrase prononcée par Xie Zhenhua a été censurée dans la transcription officielle de sa conférence de presse. M. Xie a par ailleurs affirmé qu'il revenait aux pays développés et aux Etats-Unis en particulier de jouer un "rôle moteur" dans les négociations sur le réchauffement climatique qui s'ouvrent la semaine prochaine à Cancun, en refusant que la Chine endosse elle-même cette responsabilité.
 
 "En raison des niveaux historiques élevés d'émissions et des émissions importantes per capita dans les pays développés, ceux-ci doivent jouer un rôle moteur dans les actions d'atténuation (du réchauffement climatique), c'est pourquoi nous comptons sur le rôle moteur des pays développés", a-t-il déclaré, réitérant une position maintes fois exprimée par la Chine. "Nous espérons que les Etats-Unis vont jouer un rôle moteur et piloter le processus de négociations dans son ensemble", a par ailleurs déclaré M. Xie.
 
La Chine et les Etats-Unis, responsables de 50 % des émissions de GES dans le monde, sont considérés comme les acteurs-clés des prochaines négociations climatiques à Cancun, même si la Chine insiste à l'envi sur son statut de pays en développement.
 
Plus de 190 pays se rencontreront du 29 novembre au 10 décembre à Cancun (Mexique) pour tenter de parvenir à un accord de réduction des GES, un an après le sommet de Copenhague qui avait échoué à fixer une feuille de route précise pour l'après 2012, date d'expiration du protocole de Kyoto.
 
Toutefois, face aux très faibles avancées du processus de négociation onusien, les ambitions de Cancun ont été revues à la baisse. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a, lui, admis qu'aucun accord contraignant ne serait conclu au Mexique.
 
La brutalité du changement climatique 
Src :    BE Danemark 29 
  La peur d'un changement radical des températures moyennes mondiales qui causerait un changement
  climatique dramatique et aurait des conséquences désastreuses sur beaucoup de pays et de populations est
  répandue de par le monde.
 
 
 
 
 
 
 
Quelle est la cause d'un tel changement, et est-il possible de prévoir un changement climatique aussi rapide ? De nouvelles recherches de l'Institut Niels Bohr de l'Université de Copenhague montrent que ce changement pourrait être dû à l'accumulation de causes non liées les unes aux autres, ce qui pourrait être difficile à prévoir. Ces résultats ont été publiés dans la revue scientifique "Geophysical Research Letters".
 
Pendant des millions d'années, le climat terrestre a alterné entre des périodes glaciaires de 100.000 ans et des périodes inter-glaciaires de 10.000 à 15.000 ans, comme celle dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Le changement d'orbite de la Terre dans l'espace, donc l'inclinaison et la distance de la Terre au Soleil, est à l'origine de ces variations. D'autres changements climatiques sont cependant apparus, dont on ne connaît pas toujours la cause.
 
En analysant les carottes glaciaires retirées de couches de glace de plus de 3 kilomètres d'épaisseur au Groenland, les scientifiques obtiennent des informations sur les températures et le climat d'il y a 140.000 ans. Les changements climatiques les plus brutaux en dehors de la fin de l'ère glaciaire sont une série de changements climatiques durant lesquels la température a soudainement augmenté de 10 à 15 degrés en moins de 10 ans. Cet état dura environ 1000 ans, puis, soudainement, la température a de nouveau baissé et le climat a de nouveau changé. Cela s'est passé plusieurs fois pendant les périodes glaciaires et ces changements climatiques sont appelées des évènements Dansgaard-Oeschger en l'honneur des chercheurs qui les ont découverts et décrits.
 
Un changement aussi dramatique et soudain d'un état climatique à un autre est appelé un point de basculement. Cependant, les causes sous-tendant ces changements ne sont pas connues, et les chercheurs n'ont pas encore réussi à les reproduire dans les modèles climatiques modernes. "", explique Peter Ditlevsen, un climatologue chercheur à l'Institut Niels Bohr.
 
 Il explique que dans l'un des scénarii, le climat est tel une bascule qui a basculé d'un côté. S'il y a suffisamment de poids placé sur l'autre côté, la balance va basculer - le climat changera d'un côté à un autre. Il se pourrait que, par exemple, une augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 déclenche un changement climatique.
 
Dans le deuxième scénario, le climat est tel une balle dans un fossé, représentant un état climatique. Cette balle sera continuellement poussée par des fluctuations chaotiques-dynamiques telles que des tempêtes, des vagues de chaleur, des pluies abondantes et la fonte de calottes glaciaires affectant les courants océaniques. L'agitation présente dans le système climatique pourra finalement pousser la balle dans le fossé adjacent, représentant un autre état climatique.
 
Les recherches de Peter Ditlevsen montrent qu'il est possible de faire la distinction entre les deux scénarios et les changements climatiques survenus durant les périodes glaciaires ont été provoqués par des fluctuations chaotiques-dynamiques. Elles sont ainsi très difficiles à prévoir.
 
Quelle application pour le présent ? Comment cela peut-il impacter le climat futur ? "Aujourd'hui, nous avons une situation différente à celle de la période glaciaire. La Terre n'a pas eu une telle concentration atmosphérique de CO2 depuis plus de 15 millions d'années, quand le climat était très chaud et l'Angleterre était peuplée d'alligators. Ainsi, nous avons déjà commencé à faire basculer la balance, et en même temps la balle est peut-être plus chahutée et pourrait changer de fossé. Cela voudrait dire que le climat ne se réchaufferait pas simplement durant les 1000 prochaines années, mais des changements climatiques majeurs pourraient se faire en quelques décennies", estime Peter Ditlevsen, en insistant sur le fait que ces recherches ne portent que sur le climat passé, et qu'il ne s'agit pas là de prédictions pour le futur.
 
Le : 06/12/10 
 
Le tramway de Roosevelt Island reprend du service
Src :    france-amerique.com
   Le tramway aérien qui relie Roosevelt Island à l’île de Manhattan s’est remis à
   fonctionner mardi 30 novembre.
   Un grand moment d’émotion pour les habitants de ce petit bout de terre planté au milieu de l’East River,
   mais aussi pour l’entreprise française Poma, chargée du chantier.....
 
 
 
 
 
Neuf mois après le début des travaux, le tramway aérien de Roosevelt Island a redémarré ses allers-et-venues entre l’île et la Seconde Avenue de Manhattan. L’inauguration a lieu le 30 novembre dernier et a attiré de nombreux habitants du secteur qui attendaient avec impatience la remise en service du téléphérique.
 
C’est l’entreprise française Poma, située en Isère, qui est à l’origine de la rénovation de l'équipement. Les deux cabines rouges sont quant à elle signées Sigma, une autre société française partenaire sur ce contrat. « Le porteur installé en voie large, c'est-à-dire que les câbles sont écartés de plus de quatre mètres, permet aux cabines d'être plus stables, même en cas de vents violents. Elles sont également plus sécurisées et plus rapides », soulignait David Aubonnet, le directeur du projet pour Poma. Autre avantage du tramway aérien : il a une faible empreinte écologique comparée à d’autres moyens de transports terrestres.
 
Les cabines, qui peuvent accueillir près de 110 personnes chacune, roulent sur le câble à une vitesse maximum de 8m/s (presque 30km/h) et sont indépendantes l’une de l’autre. Pour Bob Kelley, le superviseur depuis la cabine de contrôle, le système est bien plus facile à manœuvrer et surtout permet une meilleure maintenance qu'avant les travaux. «  En cas de souci technique, l’écran indique le lieu exact du problème.» David Deyerle, lui est un des conducteurs de ce bus volant depuis 24 ans. A chaque trajet, il surplombe pendant trois minutes l’East River, sans jamais se lasser d’admirer la ligne d'horizon new-yorkaise. «  Avec ces nouvelles cabines plus modernes, le trajet est vraiment agréable, tout en douceur », explique-t-il en regardant le Queensboro Bridge parallèle aux câbles.
 
Si le tramway, moyen de transport alternatif,  n’a pas vocation à être une attraction touristique, Judith Berdy, la présidente de la Roosevelt Island Society espère bien que cette nouvelle installation attirera encore plus de visiteurs sur l’île. «  Les cabines sont très faciles d’accès, notamment pour les personnes en situation de handicap, les seniors ou les familles avec une poussette. Et puis c’est un moyen peu cher et rapide pour se déplacer. »

En effet, pour le prix d’un ticket de métro, les passagers pourront avoir une vue imprenable sur Manhattan tous les jours de 6 heures à 2 heures du matin. L’exploitation du tramway sera quant à elle assurée par la Roosevelt Island Operating Corporation (Rioc), une société d'intérêt public en charge de la gestion de l’île, qui a investi près de 10 millions de dollars en plus des 15 millions de l’Etat de New York.
 
Pour Poma, ce tramway aérien realisé grâce à de nombreuses innovations techniques, constitue désormais une vitrine du savoir-faire de la société. Mais son histoire avec les Etats-Unis ne s’arrête pas là.  « Chaque année, nous vendons aux Américains près de 15 cabines et câbles principalement pour la neige », souligne Jean Souchal, le PDG de l’entreprise qui travaille notamment avec des stations comme Haspin, dans le Colorado ou dans celles du Vermont.
 
Cancun : le Japon accusé de bloquer le processus de lutte contre le réchauffement climatique
Src :    maxisciences.fr
 
 
  les pays émergents ont accusé le Japon de revenir sur sa promesse de lutte
   contre le réchauffement climatique après 2012.....
 
 
 
 
 
 
 
 
Avec le protocole de Kyoto, 40 pays industrialisés avaient signé pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2012. Parmi ces 40 états, se trouve le Japon mais pas la Chine ni les Etats-Unis. Or, Tokyo vient d’annoncer que les efforts consentis ne se prolongeraient pas si ces deux pays et d’autres ne s’associaient pas au protocole.
 
"J'ai bien peur que sans concessions sur le protocole de Kyoto, un accord ne nous échappe à Cancun", a déclaré le Yéménite Abdoulla Alsaïdi. Il espère cependant voir l'Union européenne, principal soutien du protocole de Kyoto aux côtés du Japon, persuader Tokyo de changer de position. "Nous avons bon espoir que les Européens convaincront nos bons amis les Japonais d'envisager d'accepter une prolongation des réductions d'émissions de GES, faute de quoi Cancun ne sera pas un succès", conclut-il.

Le vice-ministre de l’environnement japonais a quant à lui répliqué que dans ces conditions, "il n’y avait pas de raison" pour prolonger Kyoto au-delà de 2012. Il indique qu’un accord mondial est nécessaire puisque les pays qui ont ratifié le protocole de Kyoto représentent seulement 27% des émissions de GES. Initialement, en 1997, le protocole tenait compte de 56% des émissions mondiales, y compris celles des Etats-Unis. Mais les USA n’a jamais ratifié Kyoto.
 
Luis Alfonso de Alba, ambassadeur du Mexique (qui accueille le sommet mondial) estime qu’il reste possible de faire progresser la négociation mondiale. "Le grand défi ne se limite pas à fixer dans un document des Nations unies des engagements et des actes pris par les pays développés et en développement, mais de trouver le moyen de les accentuer et de définir un mécanisme qui permette de poursuivre", explique-t-il. "Chacun est favorable à une continuité de Kyoto (...) Ce dont nous devons être conscients, c'est que nous disposons d'un temps limité pour prendre des décisions, mais cette période s'achève en 2012, pas à la fin de la conférence de Cancun", conclut-il.
 
En effet, 2012 sonnera la fin de la première phase du protocole de Kyoto qui engageait les pays industrialisés, exception faite des Etats-Unis, à réduire leurs émissions de GES. Pour le moment, les réductions consenties ne suffiront pas à maintenir le réchauffement climatique en dessous de la barre des 2°C.
 
La biodiversité, un rempart contre les épidémies? 
Src :  sciencesetavenir.fr/photo:J.Brunner
  La souris à patte blanche d’Amérique du Nord (Peromyscus leucopus) est vecteur de la bactérie responsable de la maladie de Lyme et héberge la tique (visible sur l’oreille) qui la transmet à l’homme.......
 
 
 
En 1999 un nouveau virus faisait son apparition à New York, aux États-Unis: le virus du Nil occidental –ou virus West Nile- provoquant chez l’homme des encéphalites potentiellement mortelles. Trois ans plus tard, en 2002, l’épidémie touchait déjà 44 Etats américains et tuait 284 personnes. Véhiculé par les oiseaux, ce virus s’est propagé plus facilement dans les régions où les espèces d’oiseaux étaient les moins diversifiées, souligne une étude publiée aujourd’hui dans la revue Nature. L’écologue Felicia Keesing (Bard College, NY, USA) et ses collègues constatent que la réduction de la biodiversité favorise la propagation d’agents pathogènes.
 
Préserver la diversité des écosystèmes, notamment la variété des espèces animales, permet de ralentir la propagation des virus ou des bactéries dangereuses pour la santé humaine, analysent des chercheurs
La souris à patte blanche d’Amérique du Nord (Peromyscus leucopus) est vecteur de la bactérie responsable de la maladie de Lyme et héberge la tique (visible sur l’oreille) qui la transmet à l’homme. (J. Brunner, 2008)

 En 1999 un nouveau virus faisait son apparition à New York, aux États-Unis: le virus du Nil occidental –ou virus West Nile- provoquant chez l’homme des encéphalites potentiellement mortelles. Trois ans plus tard, en 2002, l’épidémie touchait déjà 44 Etats américains et tuait 284 personnes. Véhiculé par les oiseaux, ce virus s’est propagé plus facilement dans les régions où les espèces d’oiseaux étaient les moins diversifiées, souligne une étude publiée aujourd’hui dans la revue Nature. L’écologue Felicia Keesing (Bard College, NY, USA) et ses collègues constatent que la réduction de la biodiversité favorise la propagation d’agents pathogènes.
 
D’un côté, qui dit richesse de la biodiversité dit aussi écosystème riche en microorganismes (virus, bactéries, champignons) qui peuvent être de dangereux agents pathogènes pour l’être humain. Pourtant, quelques cas particuliers, comme celui du West Nile aux États-Unis, suggèrent qu’un appauvrissement de la diversité des espèces dans une communauté facilite la transmission ou la propagation d’une maladie.
Pour y voir plus clair, Keesing et ses collègues ont passé en revue des études portant sur douze maladies en divers points du globe. Trois études associent la baisse du nombre de petits mammifères à une augmentation des cas d’infections par un hantavirus, transmis par la salive ou les déjections des rongeurs, et qui provoque des syndromes pulmonaires chez les humains. Des conclusions similaires sont obtenues pour la maladie de Lyme, y compris dans une étude menée en champ où la diversité des espèces de rongeurs était réduite expérimentalement.
 
Quand le nombre d’opossum diminue, au profit de la souris à patte blanche, le nombre de cas de Lyme augmente.
Les chercheurs supposent que les animaux qui disparaissent les premiers en cas de réduction de l’habitat naturel, par exemple, sont ceux qui transmettaient le moins rapidement les agents pathogènes. Peut-être parce qu’ils ont un mode de reproduction plus lent mais de meilleures défenses immunitaires.
 
Si la probabilité qu’un nouvel agent infectieux passe de l’animal à l’homme est de fait plus élevée dans les zones de fortes diversité, ce sont les actions de l’homme sur l’écosystème (exploitation de la forêt, chasse, etc..) qui explique finalement la transmission. Une fois la barrière des espèces franchie, la biodiversité a plutôt un effet protecteur, analysent les chercheurs.
 
Préserver la biodiversité est donc un enjeu de santé publique. C’est l’un des «services rendus» par les écosystèmes qui sont désormais chiffrés par l’Ipbes (la plate-forme intergouvernementale d’interface science-politique sur la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes), l’équivalent du Giec  pour les négociations internationales sur le climat.
 
Le : 03/12/10 
 
Les précautions à prendre en cas de grand froid
Src :    lefigaro.fr/Crédits photo : A.M./AFP
   Face aux importantes chutes de température, plusieurs réflexes sont bons à adopter pour protéger
   les personnes les plus fragiles de son entourage.
 
 
 
• Les risques :
Sont considérés comme particulièrement vulnérables au froid les sans-abri, les nourrissons, les personnes âgées et les malades souffrant de pathologies chroniques cardiovasculaires et respiratoires ou de diabète.
 
Le grand froid demande des efforts supplémentaires à l'organisme, notamment au coeur, qui bat plus vite pour éviter que le corps ne se refroidisse. Il est donc recommandé de limiter les efforts, surtout pour les personnes âgées et les malades chroniques.
 
Le froid favorise les crises d'asthme, les angines de poitrine et le développement d'infections broncho-pulmonaires.
 
Il peut aussi provoquer des hypothermies - quand la température corporelle descend en-dessous de 35°C - et des gelures : exposées au froid, les extrémitées du corps peuvent devenir d'abord rouges et douloureuses, puis grises et indolores. Dans les cas les plus extrêmes, cela peut conduire à l'amputation.
 
Les enfants et les personnes âgées ne signalant pas toujours quand elles ont froid, aussi faut-il redoubler de vigilance les concernant.
 
Conseils à l'extérieur :
- Limiter les sorties si vous faites partie des personnes à risque, notamment le soir où il fait encore plus froid.
- Si vous devez vous déplacer, habillez-vous chaudement, en couvrant bien les parties du corps qui perdent de la chaleur : la tête, le cou, les mains et les pieds. Mettez plusieurs couches de vêtements, et terminez par un manteau coupe-vent et imperméable.
- Choisissez des chaussures qui adhèrent bien au sol, pour éviter les chutes sur un sol glissant. Ne restez pas trop longtemps immobile.
- Nourrissez-vous convenablement. Limitez votre consommation d'alcool, qui ne réchauffe pas contrairement aux idées reçues.
- Eviter les longs trajets en voiture. Si c'est impossible, munissez-vous d'eau, de nourriture, de couvertures, d'un téléphone chargé et renseignez-vous sur la météo avant de partir.
- Si vous devez emmener un enfant, ne le placez pas dans un porte-bébé, portez le dans vos bras ou choisissez une poussette pour que le bébé puisse remuer ses membres et se réchauffer.
 
Conseils à la maison pour éviter les risques d'intoxication au monoxyde de carbone et d'incendie :
- S'assurer du bon fonctionnement et entretiens des ventilations et des appareils de chauffage.
- Ne pas faire surchauffer les poêles ou les chauffages d'appoint.
- N'obstruez pas les bouches d'aération et aérez quotidiennement votre domicile.
- Fermez les pièces inutilisées.
- Maintenez la température à environ 19°C.
- Installez les groupes électrogènes à l'extérieur des bâtiments.
 
Japon : les pêcheurs de baleine devront affronter "Godzilla"
Src :  maxisciences.fr-Crédit photo:Sea Shepherd
 
  Un groupe de militants qui oeuvrent pour protéger les animaux se lance dans sa campagne annuelle
   pour empêcher les pêcheurs japonais de tuer les baleines.
   La nouveauté cette année : ils ont obtenu l’aide de "Godzilla".
 
 
 
 
 
 
 
 
"Godzilla" ou encore "Gojira". Ce bateau de patrouille, ultra-rapide et à l’allure menaçante, porte ainsi le nom du monstre féroce du légendaire film japonais.

L’intercepteur de 35 mètres a été mis à l’eau par la Sea Shepherd Conservation Society lundi, à Fremantle en Australie, et a rejoint des bateaux plus imposants, Steve Irwin et Bob Barker, à Hobart en Tasmanie. Ensemble, ils ne devraient pas tarder à se diriger vers les eaux de l’Antarctique, où leurs équipages vont guetter l’arrivée des pêcheurs de baleine japonais.
Selon le Japan Times, des garde-côtes japonais armés seront présents à bord de ces bateaux de pêche pour aider à empêcher tout sabotage de la part des activistes. Car cette activité rapporte de l’argent.
Ces confrontations saisonnières dans les parties reculées de cet océan sont de plus en plus tendues. Il y aurait parfois des collisions, preuve de la dangerosité et de la nature controversée des méthodes employées par Sea Shepherd.
La saison dernière, elle a dû saborder son intercepteur, le Ady Gil, après avoir accusé les pêcheurs de baleine de l’avoir endommagé. Les autorités néo-zélandaises ont ensuite découvert que les deux équipages étaient en faute.
 
Chaque année, le Japon capture environ 900 baleines, parmi lesquelles se trouvent quelques espèces protégées. Généralement cette pêche dure trois mois et débute en décembre.
Le Japon a déjà eu des avertissements de la part de la Commission baleinière internationale, qui souhaite que le Japon diminue ses quotas d’environ 200 baleines sur une période de 10 ans.
Même si les scientifiques s’accordent également à dire qu’il faut empêcher cette pêche, la baleine est un met apprécié au Japon, commercialisé partout dans le pays.
Le "Godzilla", qui peut distancer sans problème les vaisseaux japonais plus imposants, sera utilisé pour localiser le bateau sur lequel les baleines sont tuées par les équipages qui possèdent des harpons. Ce serait le meilleur moyen d’empêcher la mort de ces animaux, selon Sea Shepherd.

Il s’agira de sa 7e campagne contre la pêche à la baleine japonaise dans l’Antarctique.
 
Tour de vis en 2011 pour le bonus écologique
Src :   lefigaro.fr
   Les véhicules commandés après le 31 décembre prochain bénéficieront d'un bonus moins avantageux
   et accordé à des conditions plus restrictives.
 
 
 
A annoncé le ministre de l'Industrie Eric Besson sur RTL.

Victime de son succès, le bonus écologique se fait plus sélectif. A compter du 31 décembre prochain, la prime accordée pour l'achat d'une voiture neuve «propre»deviendra en effet moins avantageuse, a annoncé ce mercredi sur RTL le ministre de l'Industrie Eric Besson.
 
Il faudra donc acheter une voiture «plus verte» pour bénéficier d'une prime qui sera moins élevée qu'aujourd'hui. Concession du gouvernement : ce sera la date de commande du véhicule qui servira de référence pour l'octroi du bonus, et non plus la date de livraison.
 
Commander sa voiture avant le 31 décembre permettra donc de bénéficier du bonus dans les conditions de 2010. Ce «coup de pouce» aux automobilistes coûterait «au moins 50 millions d'euros» à l'Etat, a précisé le ministre.

Un déficit de près de 500 millions d'euros
Mesure phare du Grenelle de l'environnement, le système de bonus-malus écologique lancé en 2008 représente un coût important, avec un déficit de près de 500 millions d'euros.
 
Le gouvernement espérait un dispositif neutre dans le budget de l'Etat mais les recettes liées aux malus écologiques sont largement insuffisantes pour compenser les bonus accordés aux achats croissants de voitures «propres».
 
Cette mesure permettra donc à l'Etat d'alléger ses dépenses mais elle risque de fragiliser le secteur automobile convalescent, qui doit déjà faire face à la réduction progressive des primes à la casse. En recul depuis six mois, les immatriculations de voitures neuves en France affichaient en octobre un recul de 18,7% sur un an.
 
Le : 02/12/10 
 
Une rame de métro recyclable à 98%, en Pologne 
Src :   enerzine.com
 
 La société de design et d'architecture "DesignworksUSA" qui a pour clients BMW et Siemens
  a dessiné de nouvelles rames de métro censées être plus respectueuses de l'environnement.
 
 
 
 
 
 
 
Un prototype sera d'ailleurs mis en service dans la capitale polonaise (Varsovie) en 2012.
 
Le système baptisé Inspiro, dispose de nouvelles voitures éco-compatibles recyclables à 97,5%, ainsi qu'un intérieur plux spacieux accessible par des entrées élargies facilitant ainsi le déplacement des flux de voyageurs.
 
Les habitacles intégrent également de grands écrans affichant le tracé du réseau, ainsi que des éclairages apaisants placés à intervalles réguliers. Pour un meilleur confort passager, les armoires électroniques et mécaniques ont été supprimées.
 
Symbole du vert et pourvue d'un éclairage doux, la structure de maintien passager (debout) de chaque voiture est en forme de branches d'arbre. Enfin, un châssis en aluminium a été privilégié dans l'objectif de réduire le poids du wagon et donc de diminuer la consommation d'énergie.
 
Brésil : un airbus A320 carbure au jatropha
Src :   TAM
 
 Le premier vol expérimental en Amérique latine à utiliser du biocarburant a été réalisé avec succès par TAM,
  la plus grande compagnie aérienne du Brésil
 
 
 
 
 
 
 
ans un communiqué on apprend que le vol d'une durée de 45 minutes a eu lieu lundi, au large de Rio de Janeiro, à bord d'un Airbus A320 alimenté par du biofuel, un mélange entre du biocarburant (jatropha) et du kérosène (fuel).
 
Plusieurs compagnies ont collaboré à cet essai expérimental dont TAM, Airbus, et le fabricant de moteurs CFM International, qui lui-même avait lié un partenariat entre General Electric et la société française Snecma.
 
Ce vol n'est pas le premier du genre, puisque 6 autres l'ont effectué depuis février 2008. Ainsi, Continental, Japan Airlines, Virgin Atlantic, Air New Zealand et KLM ont mené des expériences identiques mais avec parfois des biocarburants différentes : jatropha, huile de coco, algues et huile de cameline.
 
Le président de TAM, Libano Barroso espère créer à terme « une plateforme brésilienne pour le bio-kérosène d'aviation renouvelable ». Par ailleurs, il pense que la culture du jatropha ne menace pas la production alimentaire du fait qu'elle «peut être plantée le long des pâturages et des cultures vivrières».
 
Enfin, des  études ont montré que les biocarburants à base de jatropha produisaient de 65 à 80 % de gaz carbonique en moins que le kérosène classique.
Une plate-forme pour le bâtiment durable dans les Pays de la loire
Src : 20minutes.fr
  CONSTRUCTION - Elle doit aider les professionnels du BTP à aborder les défis posés, notamment,
  par le Grenelle de l’Environnement
 
 
 
 
Industriels, architectes, ingénieurs, artisans... Tous doivent s’adapter à des exigences environnementales de plus en plus complexes et une passion nouvelle des promoteurs pour le bâtiment durable... «Ils ont besoin d’une structure pour échanger», assure José Caire, directeur du Pôle génie civil écoconstruction des Pays de la Loire. Cela prendra la forme d’une plate-forme régionale, comme il en existe aussi en PACA, en Franche-Comté ou en Rhône-Alpes, dès le début 2011.
 
Cette structure servia aussi à informer, innover, se former... Une partie des 22 ha de l’Ecole du gaz, près de Nantes, devrait être achetée: «Tout le bâtiment doit être réhabilité, c’est un formidable chantier école», indique le directeur.
 
Des bâtiments démonstrateurs et équipements d’essais seront aussi proposés aux PME, comme des chambres climatiques pour tester l’étanchéité, en vue de l'entrée en vigueur de la norme BBC (bâtiment basse consommation) dès l'année prochaine. Une hotline va en outre très vite répondre à toutes les questions.
 
L’exemple américain
«Tous les pays pollueurs se posent finalement les mêmes questions», remarque Marika Frenette, directrice franco-canadienne d’un cabinet de conseil nantais. Elle s’en inspire, multiplie les partenariats, aux Etats-Unis, en Suisse ou dans d’autres pays francophones. Elle revient du Greenbuilt, le plus gros salon spécialisé dans la construction durable, organisée cette année à Chicago: «Le secteur a moins souffert de la crise que d’autres. Outre-Atlantique, le tertiaire a beaucoup profité du phénomène. Chez nous, il commence...»
 
Dans la capitale de l’Illinois se tisse aussi l’un des plus gros réseaux mondiaux de «Greenbuilding», qui fédère 16.000 professionnels. Avant même d’entrer dans sa phase concrète, la plate-forme des Pays-de-la-Loire, elle, compte déjà 120 adhérents. Elle pourrait trouver sa vitesse de croisière en trois ans. Sa mise en place coûterait entre 5 et 10 millions d’euros, son fonctionnement environ un million d’euros par an. La région en financera une grande partie. A terme, «si les professionnels admettent qu’ils ont besoin de services, ils seront d’accord pour payer des prestations», estime Marika Frenette.
 
Enfin, cette plate-forme sera «atlantique»: elle s’adresse aux professionnels de la région et tient compte de ses spécificités. La proximité du littoral influe sur la conception du bâtiment, sa construction et son usage. Physique de l’enveloppe, enjeux sanitaires... «On a plus de points communs avec l’ouest américain ou la région de Vancouver qu’avec l’est de la France», résume Marika Frenette. Cette adéquation avec le climat local, en France, est une première.
  
Le : 01/12/10 
 
Un rapport alerte sur la présence de pesticides dans nos assiettes
Src :  20minutes.com—C. R.
  EXCLUSIF - Le nutritionniste Laurent Chevallier étais à Parismardi pour rendre publique
  une enquête sur le sujet...
 
 
 
 
 
Une quarantaine de pesticides et polluants différents dans chacun de nos repas. Voilà ce qui est révélé par l’étude, rendue publique mardi 30 novembre, menée par Générations futures, qui travaille sur les dangers des pesticides.
 
Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’une campagne d’action sur les causes environnementales du cancer. Elle porte sur les repas types d’un enfant d’une dizaine d’années. «On a imaginé des menus en prenant en compte les recommandations sur les fruits et légumes, mais aussi les goûters, explique Nadine Lauverja, de Générations futures. Des analyses ont été réalisées par différents laboratoires pour rechercher des cancérigènes.» 
 
Crise sanitaire
Le résultat est édifiant: jusqu’à quinze pesticides différents dans le saumon ou encore, des pesticides hors réglementation européenne dans les haricots verts et d’autres produits importés d’Asie et d’Afrique.
 
D’où cette question, posée par Laurent Chevallier, le médecin nutritionniste montpelliérain responsable de l’alimentation au Réseau environnement santé qui participe à l’enquête: «Que fait la répression des fraudes? Il y a une carence évidente dans les contrôles.» Il s’inquiète de la dégradation sanitaire qu’il observe: «En 25 ans, les cancers ont doublé, avec une augmentation constante chez l’enfant.»
Et c’est sans compter la progression galopante du diabète, +40% en 10 ans, ou les allergies, multipliées par 5 en 20 ans. Autant de maladies chroniques qui peuvent trouver leur origine dans la modification du métabolisme.
 
«Il faut se préparer à une crise sanitaire. Les industriels profitent d’une législation mal adaptée, notamment en matière d’additifs.» Conservateurs et édulcorants seraient donc présents en quantité très importante dans les aliments.
 
Mauvaises interactions?
Mais ce que redoute le médecin, c’est le cocktail explosif que représentent, ensemble, tous les résidus de polluants, pesticides et additifs.
 «Il est surprenant qu’il n’y ait jamais eu d’analyses sur ça. On sait très bien qu’il ne faut pas mélanger certains médicaments, pourtant. Là, c’est pareil
 
Et d’enfoncer le clou. «Nos enfants seront inévitablement touchés par des perturbations endocriniennes, qui a des incidences identifiées sur la reproduction, le métabolisme et le surpoids
 
Un nouveau signal d’alerte pour Laurent Chevallier qui, en 2008, avait déjà brandi en premier la menace de la présence du bisphénol A dans certains biberons en plastique. Un produit dont l’Europe a interdit l’utilisation il y a une dizaine de jours.
 
Avec cette nouvelle découverte, Générations Futures et le Réseau environnement santé espèrent interpeller les pouvoirs publics sur «leurs lacunes» en termes de contrôles et d’étiquetage.
 
Argentine : création de nouvelles zones protégées face au risque de marées noires
Src :   maxisciences.com
 
 
 Les eaux australes argentines recèlent une grande quantité de pétrole. Redoutant une catastrophe écologique,
  l'Administration des parcs nationaux (APN) d'Argentine a annoncé la création de quatre nouvelles aires
  marines protégées. 
 
 
 
 
 
 

 "La marée noire du Golfe du Mexique a montré que les entreprises même les plus modernes avaient besoin de plusieurs mois pour colmater une fuite", explique Santiago Krapovickas, coordinateur du Forum pour la conservation de la mer patagonique et de ses zones d'influence, dont une interview a été relayée par Green et Vert. En comparant avec l'Argentine, il s'inquiète du pétrole que contiennent les mers de la Patagonie. En effet, les écosystèmes marins de cette région du globe abritent de nombreuses espèces de mammifères, d'oiseaux, de mollusques et de poissons. Sur une zone de trois millions de kilomètres carrés, seuls 0,5% sont protégés.

Le 27 octobre dernier, le sommet de la biodiversité qui a eu lieu au Japon a permis de déterminer quatre nouvelles aires marines protégées : le Parc marin côtier patagonique austral, les Parcs de l’île du Pingouin et de Makenke, dans la province de Santa Cruz, et le Parc national marin Banco Burwood, au sud des Malouines. Ces nouvelles aires devraient voir le jour dans les deux à cinq années à venir et comporteront 1.360.800 hectares de superficie protégée (1,5% du territoire marin argentin). C'est encore loin des 10% prévus pour 2020 par la Convention sur la biodiversité écologique.
Santiago Krapovickas rappelle que "raisonner en termes de surface ne rime à rien lorsqu'il s'agit d'océans puisqu'il s'agit d'un univers tridimensionnel où chaque mètre cube peut abriter des millions de vie".
 
La France va s'adapter aux changements climatiques 
Src : lefigaro.fr
  NathalieKosciusko-Morizet présentera en juin des mesures immédiatement applicables.
 
 
 
 
Après avoir fait de la réduction des émissions de gaz à effet de serre la priorité absolue, de nombreux pays dont la France reconnaissent désormais l'impérieuse nécessité de mettre sur pied des politiques d'adaptation au changement climatique. Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Écologie, présentera ainsi en juin prochain un plan de mesures immédiatement applicables.
 
Il n'est évidemment pas question de renoncer à la diminution des émissions de CO2. D'autant que, si la crise économique a permis une très légère diminution des émissions en 2009 (- 1,3 % par rapport à 2008, année record), la courbe devrait repartir à la hausse dès cette année. Une hausse de plus de 3 %, selon une étude effectuée par le Global Carbon Project, publiée dans Nature Geoscience.
 
Mais il s'agit parallèlement de mettre en place des stratégies d'ajustement sur la base de trois principes, rappellent les auteurs d'Anticiper pour s'adapter (1). Compte tenu de la rapidité des changements climatiques, «il ne peut s'agir d'un processus intégralement spontané», expliquent-ils, avant d'ajouter que l'adaptation «est motivée par l'irréversibilité des changements climatiques». Enfin les climats ne cessant d'évoluer, «elle doit être pensée comme un processus».
 
Le climatologue Jean Jouzel a pour mission d'analyser pour la France les résultats des modèles climatiques, sachant que des changements ont d'ores et déjà été observés. Le régime des précipitations a évolué au cours de la deuxième moitié du XXe siècle avec des étés plus secs, les glaciers des Alpes rétrécissent, la floraison de certains arbres fruitiers est avancée tout comme la maturité des vignes…

«Une opportunité» 
Ce plan d'adaptation s'appliquera au niveau national, mais également au niveau local, et «loin d'un certain catastrophisme, on peut le voir comme une opportunité», assure la ministre, citant les Pays-Bas : «Alors que la montée des eaux pourrait représenter une menace terrible pour ce pays, ils en ont profité pour mettre au point des techniques de lutte qu'ils vendent à l'export», rappelle-t-elle.
 
Le plan français, qui pourrait être révisable tous les cinq ans, ambitionne aussi de répondre aux inégalités sociales face au changement climatique. Reste à savoir quels moyens financiers pourront être mobilisés ? «On va aller chercher des moyens très variés», assure la ministre, quelque peu évasive alors que le projet de loi de finances actuellement en discussion prévoit de réduire un nombre important de niches fiscales vertes.
(1) Laurence Tubiana, François Gemenne, Alexandre Magnan, Édition Pearson.
 
Le :30/11/10 
 
Réchauffement climatique: Cancun, un sommet, faute de mieux
Src : 20minutes.fr
 
 
  CLIMAT - Après l'échec de Copenhague, 192 pays se sont  retrouves à Cancun à partir de lundi au Mexique...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un an après la déception de Copenhague, où les Etats avaient échoué à conclure un accord ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les 192 pays de la convention des Nations unies sur le climat se réunissent à partir d'aujourd'hui, à Cancun, au Mexique, pour faire avancer les négociations.
Rien de très concret
Ce sommet ne sera toutefois pas l'occasion de relever les objectifs de réduction des émissions, mais plutôt de valider le processus de négociations des Nations unies. «On devrait revenir sur les financements, l'avenir du protocole de Kyoto et la formalisation ou non des engagements contenus en annexe de l'accord de Copenhague», détaille Emmanuel Guérin, directeur du programme climat à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).
Rien de très concret, sauf pour un paquet de décisions qui pourraient permettre de cadrer les transferts de technologie et le financement de la déforestation évitée. La question de la vérification des émissions de gaz à effet de serre devrait également être abordée, tous les pays devant arriver à un système harmonisé de déclaration de leurs émissions.
>> Tout ce qu'il faut savoir sur la conférence de Cancun, c'est par là
La délégation européenne part à Cancun avec les objectifs déjà formulés pour Copenhague?: 20?% de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport au niveau de 1990, avec la possibilité de descendre à 30% si les autres pays s'engagent également à faire un effort.
Les députés européens ont affirmé jeudi qu'il était dans l'intérêt de l'Europe de passer à 30?%, notamment pour des raisons économiques comme l'explique l'eurodéputé Yannick Jadot. «Sur les cinquante premières entreprises vertes dans le monde, seulement trois sont européennes. Si on rate ce coche, l'économie européenne sera un musée à la fin du siècle.»
 
Cent ans sans énergie ? 
Src :    Nouvelobs.com avec AFP
Les énergies renouvelables ne seront pas suffisantes pour remplacer le pétrole lorsque les réserves d'hydrocarbures seront épuisées, entre 2041 et 2054.
 
 
 
Les réserves de pétrole de la planète vont s'épuiser dans une trentaine d'années mais il faudra 100 ans avant qu'il n'y ait suffisamment d'énergies renouvelables pour remplacer ces hydrocarbures, a-t-on appris mardi 16 novembre.
Dans une étude américaine, publiée sur le site Environmental Science and Technology, des chercheurs de l'Université de Californie à Davis (UC-Davis) estiment que les 1.332 milliers de milliards de barils de réserves de brut vont s'épuiser en 2041 à raison d'une consommation mondiale de 85,22 millions de barils par jour, augmentant de 1,3% par an.
Pour déterminer quand il y aura une offre suffisante d'énergies renouvelables pour remplacer les hydrocarbures, le professeur en ingéniérie Debbie Niemeier et la chercheuse Nataliya Malyshkina ont extrapolé les prix des actions des sociétés d'énergie renouvelables. Ils ont comparé les prix des titres de 25 compagnies pétrolières cotées sur les marchés boursiers américain, australien et européen avec ceux de 44 compagnies dans le secteur des énergies renouvelables.

Utilisation de l'automobile compromise
Il en ressort que la valorisation boursière des compagnies pétrolières dépasse de loin celle des compagnies d'énergie alternatives. Selon les chercheurs, cela signifie que les investisseurs croient que le pétrole va continuer à bien se porter dans un avenir proche et surpasser le secteur des énergies renouvelables.
Modélisant une évolution des titres boursiers, les chercheurs ont établi que ce ne serait pas avant 2141, soit 100 ans après l'épuisement du pétrole, qu'il y aura une offre suffisante d'énergies renouvelables, ce qui compliquera grandement l'utilisation d'automobiles pendant près d'un siècle.
Deux tiers du brut sont raffinés pour en faire de l'essence ou du gazole pour les véhicules.
Un scénario plus optimiste prévoit que les réserves de pétrole s'épuisent en 2054.
 
Le premier tram-train de France en avant-première au salon des maires
Src :    20minutes.fr/ M.B.
  TRANSPORTS - Il entrera en service le 11 décembre à Mulhouse, et a pour ambition d’attirer
  une partie des automobilistes de l'axe allant vers les Vosges…
 
 
 
 
 
Qu’est-ce qui est bleu, et qui roule aussi bien sur des rails de Réseau ferré de France (RFF) que sur ceux du réseau urbain de Mulhouse, Soléa? Un tram-train. Ce drôle d’engin, le tout premier du genre en France, reliera dès le 11 décembre la gare centrale de Mulhouse à la ville de Thann, à une vingtaine de kilomètres, sans changement de matériel ni de conducteur. «En ville, ce sera une sorte de tramway surgonflé, en dehors ce sera un petit train», a expliqué ce mercredi Jean-Marie Bockel, président de la communauté d'agglomération de Mulhouse, lors d’une présentation en avant-première au salon des maires, porte de Versailles à Paris.
 
Ce projet de 150 millions d’euros, financé à hauteur de 60 millions par le conseil régional d’Alsace, n’a pas nécessité de gigantesques travaux d’infrastructure. Le tram-train utilisera en effet les rails déjà existants du TER d’une part, et de la ligne 3 du tramway d’autre part. Pourtant le projet a eu toutes les peines du monde à sortir de terre, puisque comme l’a rappelé Jean-Marie Bockel, «j’ai découvert ce concept, qui existait en Allemagne, en 1995 et je l’ai trouvé tout de suite intéressant». La déclaration d’utilité publique ne sortira qu’en 2004, et il lui aura donc fallu encore six ans pour être inauguré.
De nombreuses difficultés
Mais les difficultés techniques ont été nombreuses, comme l’a souligné Joël Le Breton, PDG de Transdev, l’opérateur de transport mulhousien. «Il a fallu rendre compatible les deux réseaux, et trouver le matériel adéquat, car il était hors de question de faire entrer un train dans les rues de Mulhouse.» «Le plus difficile a été de marier la culture SNCF, et sa démarche un peu impérialiste, avec celle du tramway urbain», reconnaît Jean-Marie Bockel.
 
L’ambition du tram-train est d’atteindre les 10.000 passagers par jour, contre 5.000 pour le TER circulant actuellement sur la même ligne. Celui-ci verra sa fréquence ramenée à un train par heure, en soutien aux deux tram-trains par heure qui desserviront les huit gares hors centre-ville. Dans le centre les usagers bénéficieront d’un passage tous les quarts d’heure, entre celui du tram-train et de la ligne 3 du tramway, qui circuleront sur la même ligne.
 
La région voit deux intérêts à ce projet: le report d’une partie des automobilistes qui empruntent un axe en direction des Vosges surchargé. Et la mise en place d’une tarification unique par zones, permettant d’emprunter tous les modes de transport collectif, «que nous voyons comme une préfiguration de la Carte orange sur la région», a annoncé Antoine Herth, vice-président du conseil régional en charge des transports.
 
 
Le : 29/11/10 
 
Un hiver froid pourrait suivre le réchauffement climatique
Src :   BE Allemagne 506 
 
  Le réchauffement climatique, causé par les gaz à effet de serre, pourrait se traduire
   par des hivers froids en Europe.
 
 
 
 
 
 
 
Les glaces qui reposent sur les eaux de l'est arctique fondent, ce qui entraîne un réchauffement local des couches d'air inférieures qui pourrait provoquer de fortes interférences dans les courants atmosphériques. Un éventuel refroidissement des continents du nord pourrait voir le jour. Cette hypothèse est présentée dans la revue "Journal of Geophysical Research". "
 
Cette interférence pourrait tripler le risque d'un hiver très froid en Europe et en Asie du Nord" déclare l'auteur principal de cette étude, Vladimir Petoukhov de l'Institut de recherche climatique de Potsdam (PIK). Il explique que des hivers rudes, comme ceux connus ces dernières années, ne contredisent en rien un réchauffement planétaire, mais au contraire l'attestent.
 
Les chercheurs fondent leurs déclarations sur des simulations informatiques effectuées à l'aide d'un logiciel modélisant le climat et connu sous le nom de ECHAM5. Le logiciel, développé par l'Institut Max-Planck de météorologie de Hambourg, permet de réaliser des modèles de circulation atmosphérique.
 
Les scientifiques ont concentré leurs études sur la mer de Barents-Kara au nord de la Norvège et de la Russie, où il a été possible d'observer une importante réduction des glaces au cours de l'hiver 2005-2006, qui fut très froid en Europe. Lorsque la glace disparait de la surface des mers, ces dernières ont tendance à perdre beaucoup de chaleur dans l'atmosphère. Les chercheurs ont donc intégré des scénarios dans lesquels la couverture de glace de l'est arctique ne cesse de diminuer, allant de 100% à 1%.
 
"Nos simulations ont fourni une réponse non-linéaire de la température de l'air et du vent face aux variations que subit la glace au-dessus des mers", explique le physicien Petoukhov. "Nous passons d'un réchauffement à un refroidissement et de nouveau à un réchauffement". Un changement brutal entre les différents mécanismes de circulation atmosphérique, qui ont lieu dans les zones subpolaires, pourrait donc tout à fait être possible. Le réchauffement de l'air au-dessus de la mer de Barents-Kara semble être à l'origine de vents d'hiver froids en Europe.
 
Pour Vladimir Petoukhov, les autres approches du sujet "hiver froid et réchauffement climatique", qui font référence à l'activité du soleil ou à la circulation du Gulf Stream, ont tendance à exagérer leurs effets. En comparaison aux nouvelles découvertes faites dans la mer de Barents-Kara, la corrélation entre ces phénomènes et les hivers froids en Europe est relativement faible.
 
Il semblerait qu'au cours de l'hiver 2005-2006, aucune anomalie dans l'oscillation nord-Atlantique n'ait été enregistrée. Les variations de pression atmosphérique entre l'anticyclone des Açores et la dépression d'Islande sont généralement associées à des températures inhabituelles en Europe.
 
Pour Petoukhov, cette étude ne fournit pas de prévisions météorologiques pour l'hiver prochain, mais permet une évaluation des changements climatiques au long terme. Ainsi, "personne ne peut dire comment sera l'hiver cette année".
 
Thon rouge: les quotas de pêche restent pratiquement inchangés
Src :    20minutes.fr
 
 PECHE - C'est un nouveau camouflet pour les ONG...
 
 
 
 
La cinquantaine de pays pêcheurs de thon rouge ont décidé samedi à Paris une réduction minime des quotas de pêche pour 2011, qui passeront à 12.900 tonnes contre 13.500 tonnes en 2010, ont annoncé des participants à la réunion.
 
La réunion annuelle de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) s'est entendu sur «un quota de 12.900 tonnes pour le thon rouge pour 2011», a déclaré à l'AFP Rémi Parmentier, observateur à la réunion à Paris pour le groupe environnemental PEW.
 
Les ONG écologistes et certains des Etats avaient plaidé depuis le début pour une réduction du quota à 6.000 tonnes en 2011.
«Une fois de plus, on a refusé au thon rouge la protection dont il avait désespérément besoin», a déploré Sue Liebermann, responsable de la politique des pêche de l'ONG américaine PEW.
 
Les régimes amaigrissants ne sont pas sans risques
Src :    nouvelobs.com
  Une étude évalue les déséquilibres -importants- que les régimes entraînent en lipides, glucides, protéines,
  en vitamines et en minéraux.
 
 
 
Les régimes amaigrissants, qu'ils soient riches en protéines comme les régimes Dukan ou Fricker ou pauvres en glucides comme les régimes Atkins ou Cohen, sont très loin d'être sans risques, selon l'Agence de sécurité sanitaire alimentation, environnement et travail (Anses).

Sur la base d'expertises scientifiques, l'agence a passé au crible 15 régimes: Atkins, californien, citron détox, chrononutrition, Cohen, Dukan, Fricker, Mayo, Montignac, régime de la soupe au chou, Weight Watchers...
 
Dans un rapport publié jeudi 25 novembre, elle évalue les déséquilibres -importants- qu'ils entraînent en macronutriments (lipides, glucides, protéines), en vitamines et en minéraux. Ainsi, pour plus de 80% des régimes, les apports en protéines sont supérieurs aux apports nutritionnels conseillés (ANC), voire très supérieurs comme dans les régimes Dukan, qui en font leur marque de fabrique.
 
Plusieurs (Zone, Chrononut, Atkins...) proposent des apports lipidiques supérieurs à la fourchette haute des ANC. Les apports en fibres sont dans 3 régimes sur 4 inférieurs à l'ANC, voire parfois près de dix fois moindres, comme dans les deux premières phases des régimes Dukan.
 
Trop de sel, pas assez de vitamines
Pour les femmes, les ANC en fer sont très rarement atteints. Plusieurs régimes (Mayo, Montignac phase 2, Fricker 3...) ne couvrent pas les besoins en calcium, alors que dans deux des phases de Dukan les apports sont 2 fois supérieurs aux ANC. Le régime Dukan 1 fournit plus de 2 fois le maximum de sodium recommandé.

L'apport en vitamine C est souvent trop faible, notamment pour les régimes Dukan et Fricker, de même que l'apport en vitamine D, sauf pour les régimes Dukan 2 et 3, où il est quatre fois plus élevé que les recommandations.

L'agence a établi aussi les risques que ces régimes faisaient courir à la santé. Elle cite la diminution de la masse minérale osseuse et les risques de fracture, ainsi que la réduction en acides gras polyinsaturés "indispensables", le risque de calculs biliaires avec les régimes très hypocaloriques, et de cancer colorectal avec les régimes pauvres en glucides complexes et en fibres.
 
Sur le plan cardio-vasculaire
L'innocuité des régimes pauvres en glucides et riches en graisses et en protéines n'est pas établie sur le plan cardio-vasculaire.
Au total, "la recherche de la perte de poids sans indication médicale formelle comporte des risques, en particulier lorsqu'il est fait appel à des pratiques alimentaires déséquilibrées et peu diversifiées", estime l'Anses.

Pour elle, "rien ne peut remplacer en termes de santé une alimentation équilibrée, diversifiée". En cas d'obésité, il doit y avoir prise en charge par des spécialistes.
 
Le : 26/11/10 
 
La plus grande centrale solaire d'Europe a ouvert en Italie
Src :    20minutes.fr / AFP
   ENERGIE - Une centrale solaire d'une puissance de 70 mégawatts a été inaugurée mardi
  dans le nord-est de l'Italie...
 
 
 
 
 
 
La plus grande centrale solaire d'Europe, d'une puissance de 70 mégawatts a été inaugurée mardi par le groupe américain SunEdison. "Celle qui est à présent la plus grande centrale photovoltaïque en fonctionnement en Europe, a été achevée et raccordée au réseau dans un délai de neuf mois", s'est félicité SunEdison. Cette centrale, installée dans la province de Rovigo, en Vénétie (nord-est), dispose d'une puissance de 70 mégawatts, s'étend sur une superficie de 850.000 mètres carré et compte 280.000 panneaux solaires.
 
16.500 ménages seront alimentés par la centrale solaire

Au cours de sa première année complète de fonctionnement, elle permettra de couvrir les besoins en électricité de 16.500 ménages et d'éviter le rejet de plus de 40.000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère. Le fonds d'investissement First Reserve, spécialisé en énergie, a acquis la majorité de cette centrale tandis que SunEdison dispose d'une part minoritaire et reste chargé de l'exploitation et de la maintenance de la structure qui a nécessité un investissement d'environ 250 millions d'euros.
 
"Nous avons mis moins d’un an à faire sortir de terre ce projet, nous pensons qu’il marque un tournant dans l’évolution de notre secteur et qu’il deviendra une référence pour les futurs grands projets photovoltaïques", a déclaré Carlos Domenech, président de SunEdison, cité dans le communiqué. Mark Florian, directeur général de First Reserve Energy Infrastructure, s'est dit "fier d'ajouter ce projet phare à notre portefeuille d'infrastructures" et a souligné que l'"environnement législatif fort, un régime tarifaire stable et une exposition solaire fiable sont les atouts clés du marché solaire italien".
 
L'Italie et l'Allemagne, leaders européens du solaire

SunEdison, filiale du groupe américain MEMC Electronic Materials, est le numéro un de l'énergie solaire aux Etats-Unis et l'un des leaders dans le monde. Avec une puissance installée de plus d'un gigawatt, l'Italie est au deuxième rang en Europe en terme de production d'énergie solaire derrière l'Allemagne, selon des données du gouvernement italien.
 
Les plus grands lacs du globe se réchauffent
Src :  esoir.be/AFP photo:La mer Noire,AFP
  Les plus grands lacs du globe se réchauffent depuis 25 ans, surtout dans l’hémisphère nord, en réaction au
  réchauffement du climat, selon des prélèvements de températures effectués avec des satellites par des
  chercheursde la Nasa.
 
 
 
En moyenne, le mercure est monté de 1,23 degré Celsius par décennie à la surface de ces 167 lacs et de jusqu’à trois degrés pour ceux se trouvant aux plus hautes latitudes de l’hémisphère nord, selon ces scientifiques du « Jet Propulsion Laboratory » (JPL) de l’agence spatiale américaine à Pasadena (Californie).
 
«Notre analyse offre une nouvelle source indépendante de données évaluant l’impact du changement climatique » dans le monde, souligne Philip Schneider du JPL, principal auteur de cette communication parue dans la dernière édition du journal « Geophysical Research Letters ».
«Ces observations ne sont pas sans conséquence pour les écosystèmes des lacs qui peuvent être négativement affectés même par de très petits changements de la température de l’eau », ajoute-t-il.
 
C’est ainsi qu’un léger réchauffement peut être propice à une prolifération d’algues qui peuvent rendre le lac toxique pour les poissons ou favoriser l’introduction d’espèces non-autochtones pouvant bouleverser son écosystème naturel.
 
Le nord de l’Europe est la zone la plus étendue où le réchauffement a été le plus marqué et persistant, selon ces chercheurs.
Le réchauffement a été légèrement moins prononcé en Europe du sud autour de la mer Noire et de la mer Caspienne ainsi qu’au Kazakhstan.
 
Les températures ont montré une tendance à être plus élevées plus à l’est en Sibérie, Mongolie et dans le nord de la Chine.
En Amérique du Nord, la hausse des températures a été légèrement plus élevée au cours de ces 25 dernières années dans le sud-ouest des Etats-Unis que dans la région des Grands Lacs, ont aussi constaté ces chercheurs.
 
Les mesures de température prises avec les satellites sont tout à fait comparables avec celles prises par des instruments se trouvant sur des bouées flottant sur les Grands Lacs, le plus gros réservoir d’eau douce de la planète selon leur superficie totale et le volume d’eau.
Dans certaines régions comme les Grands Lacs et l’Europe du Nord, les étendues d’eau ont paru se réchauffer plus vite que l’air environnant.
 
Le réchauffement a été le plus modeste sous les tropiques et aux latitudes moyennes dans l’hémisphère sud, indique l’étude.
L’ensemble de ces observations vont dans le sens des changements attendus des températures liés au réchauffement planétaire.
 
Les scientifiques ont longtemps recouru à la mesure des températures de l’air près du sol pour évaluer les tendances du réchauffement.
Depuis récemment, cette technique est remplacée par des mesures effectuées par des satellites utilisant un système de rayonnement infrarouge thermique capable de balayer des zones plus vastes et de manière plus précise.
 
Les chercheurs ont utilisé des satellites de l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA) et de l’Agence Spatiale Européenne (ESA).
 
350 millions de dollars pour sauver les tigres
Src :   lemonde.fr
   Un accord visant à doubler d'ici 2022 le nombre de spécimens dans les treize pays où ces félins vivent encore
   à  l'état sauvage a été annoncé mardi 23 novembre par Vladimir Poutine, lors du sommet de
  Saint-Pétersbourg  consacré à la sauvegarde des tigres.
 
 
 
Il ne reste aujourd'hui que 3 200 tigres à l'état sauvage, contre 100 000 il y a un siècle. Les survivants, victimes des vertus médicinales ou aphrodisiaques prêtées, notamment en Chine, à certaines parties de leur anatomie, sont traqués par des braconniers. "Il est très important de sauver pour les générations futures le tigre, cette créature magnifique, impériale", a déclaré Vladimir Poutine lors de la conférence. Le dirigeant russe, qui aime cultiver une image sportive, s'est vu offrir un bébé tigre pour son cinquante-sixième anniversaire et s'est illustré en endormant un tigre de Sibérie à l'aide d'un fusil hypodermique.
 
DES TRAFICS MEURTRIERS POUR LE TIGRE
Le programme de sauvetage consacrera 350 millions de dollars au cours des cinq prochaines années, ont précisé des coordinateurs de la Banque mondiale et du WWF. Jim Leape, directeur général du WWF, a souligné que le tigre était au bord de l'extinction et que, sans mesures strictes destinées à mettre fin au braconnage et à la déforestation, il ne resterait plus en 2022 que quelques survivants disséminés.
 
Le nombre de tigres a diminué de 97 % au cours de la dernière décennie et quatre des neuf sous-espèces de tigres ont disparu. Des personnalités telles que Yannick Noah ou l'acteur américain Leonardo DiCaprio, qui a offert mardi un million de dollars, se sont engagées dans la campagne.
 
Pour John Sellar, responsable de la lutte contre la fraude à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), il est essentiel de se concentrer sur la lutte contre les trafics, faute de quoi, l'argent dépensé l'aura été en pure perte. L'Inde est une plaque tournante du trafic, suivie de la Chine, où pratiquement toutes les parties du tigre se négocient à prix d'or. Une peau peut y atteindre 35 000 dollars, selon Havoscope, qui recense les tarifs du marché noir.
 
Le : 25/11/10 
 
Produits chimiques : le constat alarmant de médecins américains
Src :   enviro2B
 
  Des médecins américains soupçonnent les produits chimiques omniprésents dans notre environnement
  quotidien, d'être à l'origine de troubles graves de santé tels que la puberté précoce ou l'infertilité.
  Ils demandent  d'urgence au gouvernementune modification de la législation sur ces produits.
 
 
 
 
 
 
 
 
 l'occasion d'une conférence de presse donnée la semaine dernière, le Dr Linda Giudice, directrice du département d'obstétrique, pédiatrie et techniques reproductives à l'université de Californie de San Francisco, UCSF,  annonçait qu'il "existe de plus en plus de preuves montrant que des polluants présents dans l'environnement jouent un rôle dans les troubles" rencontrés chez ces patients, exemples à l'appui. "J'ai traité des milliers de patients (..) dont des jeunes hommes ayant un taux de spermatozoïdes très en-dessous de la normale ou victimes d'un cancer des testicules, des jeunes filles de 17 ans déjà ménopausées ou de petites filles montrant des signes de puberté à 6 ou 8 ans" explique-t-elle.
 
Rejointe par des confrères, le Dr Giudice en appelle à la révision de la législation américaine sur les produits chimiques. L'actuelle législation remonte à 1976 avec le Toxic Substances Control Act, ne concerne que cinq produits chimiques et n'a jamais été modifiée depuis 34 ans. Or, la présence de substances chimiques dans l'environnement a été multiplié par 20 depuis 1945. "Aujourd'hui, l'exposition aux polluants est partout présente : l'air, l'eau, la nourriture, les boissons, les cosmétiques ou la parapharmacie, les pesticides, les herbicides et les produits ménagers courants" , ajoute-t-elle.
 
Des règles dès 7 ans
Tracey Woodruff, la directrice du programme santé reproductive et environnement de l'UCSF, évoque quant à elle les effets des produits retardants, utilisés notamment pour ignifuger les meubles. Elle s'appuie sur une étude publiée en août dernier, réalisée sur plusieurs jeunes filles, et qui constatait qu'une écrasante majorité d'entre elles commençait à développer une poitrine très jeune et avoir leurs premières règles parfois dès l'âge de 7 ans. Or, une part importante de ces jeunes filles présentait un niveau élevé de produits retardants et autres substances chimiques dans leur organisme.
 
La tache risque toutefois d'être ardue. Pour l'heure, toutes les propositions de lois déposées au Congrès cette année pour remettre au goût du jour la vieille loi TSCA sont demeurées sans suite.
 
 
Sommet sur le climat à Cancun : vers un échec programmé ?
Src :  nouvelobs.com / photo: Inondations en Argentine (AFP)
 Après le fiasco de la rencontre de Copenhague, les dirigeants de l'Onu attendent des résultats concrets.
  Mais Ban Ki Moon ne se fait guère d'illusions quant aux chances d'arriver à un accord global.
 
 
 
Les dirigeants des Nations unies vont demander "des résultats concrets" au sommet de Cancun car le changement climatique s'accélère et "le moment des décisions" est venu, a souligné lundi 22 novembre Robert Orr, l'organisateur en chef de l'Onu pour ce sommet.

Robert Orr, secrétaire général adjoint de l'Onu, a expliqué que le prochain rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) serait bien pire que le dernier.

Il a expliqué devant la presse que les négociateurs qui iront au sommet de Cancun à partir du 30 novembre "doivent avoir à l'esprit que, plus long on attend, plus le prix à payer en termes de vies et d'argent sera élevé".

Robert Orr a expliqué que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon expliquerait dans la station balnéaire mexicaine que "nous ne devons pas céder aux chants de sirène des climato-sceptiques".

"Les faits montrent exactement le contraire" et tous les scientifiques sont d'accord sur le fait que le changement climatique "se produit d'une manière accélérée".

La déforestation, les transferts de technologies et les financements sont trois domaines où des progrès sont attendus, a souligné Robert Orr.
 
Un financement modeste pour les pays pauvres
"Le moment est venu pour que des décisions soient prises et nous voulons des résultats concrets", a-t-il dit. "Les changements climatiques ne se sont pas produits en un jour et nous ne les règlerons pas non plus en un jour. Il faut donc que des progrès soient accomplis à Cancun, mais personne n'attend de réponse finale", a-t-il ajouté.

Sur le financement de l'aide aux pays pauvres pour les aider à résister à la montée de la température, il a indiqué qu'un accord avait été trouvé à Copenhague pour un financement modeste de 30 milliards de dollars au cours des trois prochaines années.

La discussion à Cancun portera sur des financements de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020.
Robert Orr a reconnu que le sommet de Copenhague avait été une grande déception. "Nous attendons des gouvernements qu'ils prennent leurs responsabilités et nous aurons une large palette de résultats" à Cancun, a-t-il dit, ajoutant que "le pragmatisme est à l'ordre du jour".
Un accord global et contraignant "improbable"
 
Robert Orr a encore insisté sur la nécessité de s'appuyer sur les données scientifiques. "La notion selon laquelle le changement climatique n'a pas lieu ou n'est pas causé par les hommes n'a aucune base scientifique et Ban Ki-moon a adopté une position plutôt ferme qui, depuis le début, s'appuie sur la science".
"Nous devons défendre la science. La science est un élément important pour faire en sorte que les gouvernements bougent. S'ils comprennent les périls auxquels les populations sont confrontées, il devient beaucoup plus facile de surmonter les obstacles politiques pour faire ce qu'on doit faire", a-t-il indiqué.
Quelque 194 Etats signataires de la Convention climat se retrouvent à Cancun du 29 novembre au 10 décembre pour leur conférence annuelle. Il s'agira de la première grande réunion sur le changement climatique depuis l'échec il y a un an du sommet de Copenhague, incapable de fixer une feuille de route précise pour l'après 2012 (date d'expiration du protocole de Kyoto).

Cette première grande réunion depuis Copenhague intervient dans un contexte d'absence de progrès dans les négociations, renforcé par les restrictions budgétaires de nombreux pays.
Ban Ki-moon avait jugé le mois dernier "improbable" qu'un accord global et contraignant puisse être signé à Cancun.
 
Comment le chocolat protège votre cœur
Src :   slate.fr/Pierre Barthelemy
  Dans la famille “Aliments bons pour la santé”, je voudrais le chocolat.
  On sait depuis longtemps que sa consommation régulière fait baisser le risque cardiovasculaire.
 
 
 
 

Restait à comprendre comment le fruit du cacaoyer agissait. Pour le savoir, une équipe de chercheurs suédois s’est livrée à plusieurs expériences, en partant du principe que certaines molécules du cacao (en particulier la catéchine, également présente dans le thé, et la procyanidine, que l’on retrouve aussi dans le vin) réduisaient la tension artérielle par deux voies complémentaires.
 
D’abord en inhibant partiellement l’activité de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA). Cette enzyme a la propriété de transformer l’angiotensine I, sans effet biologique, en angiotensine II, qui est un puissant vasoconstricteur : en clair, elle réduit le calibre des vaisseaux sanguins et fait donc grimper la tension artérielle. Le second effet supposé du chocolat serait d’augmenter la concentration dans le sang du monoxyde d’azote (NO) qui, lui, est un vasodilatateur : il augmente le diamètre des vaisseaux et réduit donc la tension.
 
Dans l’étude qu’ils publient dans le Journal of Cardiovascular Pharmacology, ces chercheurs emmenés par Ingrid Persson ont testé ces deux hypothèses, in vitro et in vivo. In vitro sur des cellules endothéliales, c’est-à-dire les cellules qui tapissent l’intérieur des vaisseaux sanguins : celles-ci ont donc été mises en contact avec des extraits de cacao à différentes concentrations et on a observé ce qui se produisait au fil des heures.
 
Pour l’expérience in vivo, on a demandé à 16 personnes (6 femmes et 10 hommes) en bonne santé, non fumeuses, de manger 75 grammes (quasiment une petite tablette) de chocolat noir à 72% de cacao. Est-il utile d’ajouter que je suis volontaire pour la prochaine expérimentation de ce genre ?
Précisons tout de même à d’éventuels candidats à la science gourmande que l’expérience nécessitait quatre prises de sang (une avant et trois pendant) et que les cobayes avaient dû se soumettre pendant les deux jours précédant le test à un régime un peu contraignant afin d’éviter les aliments contenant les fameuses molécules : pas de fruits rouges, d’aubergines, de café, d’oignons, de poires, de prunes, de radis, de raisin, de chou, de haricot noir, de pommes, de thé, de vin et, bien sûr, pas de chocolat.
 
Quels ont été les résultats ? Que ce soit dans les cellules endothéliales en culture ou chez les êtres faits de chair, d’os et de sang, l’activité de l’ECA a été en partie inhibée par le cacao. Pour ce qui concerne le monoxyde d’azote, les chercheurs n’ont pas repéré d’augmentation significative chez les cobayes même s’ils ont noté une petite hausse in vitro mais seulement aux concentrations les plus fortes. Quoi qu’il en soit, les chercheurs précisent que l’inhibition de l’ECA obtenue avec le chocolat est comparable à celle qu’engendrent les médicaments agissant sur cette enzyme.
 
De là à dire qu’il faut s’empiffrer de chocolat pour être en bonne santé, il y a un pas que ces scientifiques ne franchiront pas, tout comme on ne conseillera à personne d’écluser deux ou trois litres de vin par jour sous prétexte que le picrate recèle des molécules qui protègent le système cardio-vasculaire. Dans les deux cas, le remède serait pire que le mal, étant donné que le chocolat contient souvent une bonne dose de matière grasse et de sucre.
N’oublions pas que, dans Charlie et la chocolaterie, Augustus Gloop, grand croqueur de tablettes devant l’éternel, est un garçon obèse que son immodérée gloutonnerie fait tomber dans la rivière de chocolat de Willy Wonka, dont il ne sortira pas indemne…
 
Le : 24/11/10 
 
La Chine accueille une centrale géante qui transforme les bouses de vache en électricité
Src :   20minutes.com
  PLANETE : De quoi satisfaire les besoins de plusieurs milliers de foyers...
 
 
 
 
 
 
Le bétail est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre, selon un rapport de l'ONU de 2006. C'est plus que les émissions de tous les moyens de transport réunis. Des pays comme l'Irlande et le Danemark songent même à taxer les flatulences bovines. Mais que faire des tonnes de bouses produites? De l'électricité, pardi.
 
Selon la Technology Review du MIT, l'exploitation agricole Huishan Dairy, située dans le nord-est de la Chine, va accueillir la plus grande centrale électrique du monde alimentée par les excréments bovins. L'usine produira 5.6 mégawatts d'électricité, soit presque trois fois plus que le précédent record. De quoi produire assez d'énergie pour satisfaire les besoins de 3.500 foyers américains (20.000 foyers chinois)
 
Une pratique en plein boom
Une vache laitière produit en moyenne 50 kg de bouses par jour. Soit 18 tonnes par an. Pour un troupeau de 250.000 têtes, comme celui de Huishan Dairy, cela représente plus de 4 millions de tonnes.
 
Aux Etats-Unis, de plus en plus de petits fermiers investissent dans de telles installations. Il leur faut souvent plusieurs années avant un retour sur investissement positif. Mais avec sa taille, Huishan Dairy bénéficie d'un facteur d'échelle important.
 
Electricité (relativement) verte
Technology Review explique que le processus est bien plus vert que de ne rien faire. Les excréments sont chauffés, et, via des bactéries, libèrent un biogaz essentiellement composé de méthane (un gaz 20 fois plus polluant que le dioxyde de carbone). Ensuite, ce mélange alimente un générateur qui fonctionne sur le même principe qu'un moteur de voiture.
 
La combustion produit des émissions moins polluantes que le carburant classique. Les excréments, devenus presque inodores, sont ensuite séparés. La partie liquide peut toujours faire office d'engrais. La partie sèche remplace la sciure de bois dans l'étable.
 
En 2007, l'ONU avait tiré la sonnette d'alarme. Depuis les années 70, la consommation de viande dans les pays en voie de développement a triplé. Pareil pour celle de lait en Chine ou en Inde, en moins de 10 ans. Si rien n'est fait, les émissions du bétail pourraient encore doubler d'ici 2050. La vache, protagoniste du prochain film catastrophe de Roland Emmerich?
 
Cogenra teste un système de cogénération solaire
Src :   enerzine.com
  La start-up Cogenra Solar a développé un système de cogénération solaire capable à la fois de générer de
  l'électricité et de délivrer de l'eau chaude à partir d'un seul et même module.
 
 
 
 
 
 
 
 
Un prototype a d'ailleurs été installé dans un établissement vinicole situé dans le nord de la Californie. Concrètement, il combine des cellules solaires photovoltaïques classiques avec un système de récupération de la chaleur résiduelle. L'électricité générée alimente les équipements d'éclairage et d'embouteillage, tandis que l'eau chaude pourra être utilisée pour le lavage des cuves et des barriques.
 
Plusieurs miroirs paraboliques d'une longueur de 10 mètres et d'une largeur de trois mètres, bordés de miroirs, concentrent la lumière solaire sur deux bandes suspendues composées de cellules solaires en silicium monocristallin. Les miroirs paraboliques se trouvent au dessus de bras mécaniques qui se déplacent pour suivre l'astre solaire.
 
La chaleur ainsi dégagée va chauffer un mélange de glycol et d'eau qui circule à travers un tuyau d'aluminium. La solution de glycol est introduite dans un échangeur de chaleur, où il réchauffe l'eau. L'eau chaude est ensuite injectée dans un réservoir, alors que la solution de glycol est refroidie avant d'être renvoyée à nouveau vers les panneaux solaires.
 
La mise en place de systèmes hybrides solaires similaires a échoué dans le passé car les cellules solaires avaient la fâcheuse tendance à surchauffer. C'est pourquoi Cogenra Solar utilise des capteurs pour surveiller leur température et un système de contrôle automatisé se charge de faire circuler le fluide plus rapidement pour éviter cet inconvénient.
 
Ces panneaux solaires "hybrides" seront en mesure de produire 50 kilowatts d'électricité, et l'équivalent de 222 kilowatts d'énergie thermique. Gilad Almogy, le PDG de Cogenra a déclaré : "ceci permettra de réduire de 45 à 50% l'utilisation de gaz naturel pour le chauffage de l'eau, et de répondre à environ 10% des besoins en électricité".

Cogenra prévoit d'installer son système de panneau solaire "hybride" chez les gros consommateurs d'électricité et d'eau. Vinod Khosla, milliardaire et co-fondateur de Sun Microsystems qui a investi 10,5 millions de dollars dans le projet, affirme de son côté que la technologie est remarquablement rentable.
 
Toyota RAV4 électrique : vente prévue en 2012
Src :    toyota
  A l'occasion du Salon de l'automobile de Los Angeles, Toyota a dévoilé son nouveau RAV4 électrique,
  un véhicule de démonstration basé sur le modèle thermique.
 
 
 
 
 
 
 
 
Le RAV4 EV a ainsi subi quelques améliorations notables concernant à la fois la suspension et la direction. Des modifications au niveau de la motorisation ont évidemment eu lieu puisqu'il est maintenant équipé d'un groupe motopropulseur électrique et de batteries.
Doté d'une autonomie de 160 km, le RAV4 dispose de batteries lithium-ion (30 KWh), ajoutant environ un poids de 220 kilos au modèle V6 classique.
 
Tesla bien connu pour ses roadsters électriques aura la lourde charge de fournir les batteries ainsi que d'autres éléments connexes. Le groupe japonais a également prévu de tester une flotte de 35 véhicules dans des conditions de conduites réelles.

Bien qu'il n'y ait pas d'engagement ferme sur le volume de production, sur les prix et sur la gamme, Toyota espère produire en série la RAV4 EV, dès 2012.

Le premier constructeur mondial entend ainsi jouer un rôle majeur sur ce marché naissant en commercialisant le premier SUV à moteur électrique.
 
Le : 23/11/10 
 
RICHESSE BIOLOGIQUE EN PROFONDEUR 
Src :    Sciences et Avenir.fr
Dans la couche la plus profonde de la croûte océanique, il existe un grand nombre de bactéries dotées d’un large éventail de capacités.
 
 
 
 
«Il s'agit d'un nouvel écosystème que presque personne n'a jamais exploré», a déclaré Martin Fisk, professeur au Collège des sciences atmosphériques et océaniques de l’université d’Oregon. « Nous nous attendions à certaines formes de bactéries, mais la longue liste des fonctions biologiques qui existe dans les profondeurs de la Terre est surprenante
 
Tel est le résultat d’une étude, publiée dans la revue PLoS One, démontrant la présence de bactéries nombreuses et variées dans la croûte océanique. Cette croûte qui couvre environ 70% de la surface de la Terre a été étudiée d’un point de vue géologique mais sa biologie est pratiquement inconnue. Le fond de l'océan est généralement composé de trois niveaux, une mince couche de sédiments, une couche basaltique formée de magma solidifié et une couche plus profonde appelée « gabbro » qui constitue la majorité de la croûte océanique.
 
Pour étudier cette couche, les chercheurs se sont rendus à proximité d’une montagne sous-marine,  le massif Atlantis, en Atlantique aux environs de laquelle, la gabbro affleure. Cela a permis aux chercheurs d'étudier pour la première fois la microbiologie de ces roches. Ils ont foré à  plus de 1400 mètres dans cette formation pour atteindre une roche ancienne et profonde contenant une grande variété de microbes dotés d’un large éventail de capacités. Certains semblent capables de dégrader les hydrocarbures, d’autres de fixer l’azote et même le carbone. Une découverte intéressante car le rôle de la croute océanique dans le stockage du carbone était jusqu’alors peu connu.
 
Les chercheurs ont également noté que le méthane sur Mars pourrait être dérivé de sources géologiques, et ont  conclu que les sous-sols de la planète rouge, où le méthane est produit,  pourraient contenir des bactéries comme celles trouvées dans cette étude. «Ces résultats indiquent qu'il y a une véritable activité biologique de profondeur sous l’océan dont nous ne savons pas grand-chose, et que nous avons besoin d'étudier» explique Martin Fisk. «Les processus microbiens de ce milieu ont le potentiel d’influencer de manière significative la biogéochimie de l’océan et de l’atmosphère» conclut-il.
 
L'influence des orages sur l'atmosphère sous-estimée 
Src :   BE Russie 36 
 
  Des chercheurs russes ont établi que le dégagement d'oxyde d'azote lors des orages influe sur la composition et les propriétés de l'atmosphère, rapporte le site nauka.izvestia.ru.
 
 
 
 
 
Les modèles climatiques de l'atmosphère utilisés actuellement négligent l'influence des décharges des éclairs et doivent être complétés. Les dégagements d'oxyde d'azote doivent, notamment, mieux être pris en compte. Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus des chercheurs russes.
Les oxydes d'azote contenus dans l'atmosphère et dans l'enveloppe de gaz de la Terre exercent une sérieuse influence sur l'activité des organismes vivants. Dans la stratosphère (couche de l'atmosphère située à une altitude de 11 à 50 km de la Terre), ces gaz détruisent la couche d'ozone, qui protège la Terre du rayonnement ultraviolet.
 
Dans la troposphère (couche inférieure de l'atmosphère), ces gaz peuvent, au contraire, agir avec d'autres gaz sur la formation de l'ozone. C'est également un effet indésirable, car l'ozone est toxique pour les organismes vivants. Le contrôle du niveau des oxydes d'azote constitue une tâche très importante. On estime que la majeure partie de l'oxyde d'azote qui arrive dans l'atmosphère provient de la pollution industrielle, mais une nouvelle étude montre que le rôle des orages ordinaires a peut-être été sous-évalué.
 
Les chercheurs russes Sergueï Smychliaïev, Evgueni Mareïev et Vener Galine (Université hydrométéorologique russe d'Etat, Université de physique appliquée de l'Académie des sciences russe (ASR) et Institut de calcul mathématique de l'ASR) ont proposé d'étudier la modification des concentrations d'oxydes d'azote aux altitudes de la troposphère supérieure et de la stratosphère inférieure, où les processus de destruction et de production de l'ozone apparaissent très nettement.
 
Dans la revue "Nouvelles de l'ASR. Physique de l'atmosphère et de l'océan", ces chercheurs décrivent le modèle chimico-climatique de l'atmosphère basse et moyenne. Ces chercheurs ont montré qu'après un orage, la concentration des oxydes d'azote à ces altitudes peut varier dans une proportion de deux à trois fois, ce qui entraîne des modifications considérables de la composition en gaz de l'atmosphère et de son fond thermique. Les simulations ont également démontré la dépendance entre la teneur en ozone et en radicaux d'hydroxyde (-OH), d'une part, et le nombre de décharges d'oxydes d'azote s'étant formées durant ce laps de temps, de l'autre.
 
Les scientifiques pensent que pour obtenir des prévisions climatiques plus précises, il faudrait prendre en compte l'influence des particularités locales du processus des éclairs et des conséquences engendrées en retour, conclut le site informnauka.ru.
 
3 % des accidents de la route liés aux médicaments 
 Src :    sciencesetavenir
  Une étude française quantifie pour la première fois le nombre d’accidents liés à une prise médicamenteuse.
 
 
 
 
 
 
 
Il s'agit de la plus importante étude menée à ce jour avec plus de 70 000 conducteurs, impliqués dans un accident corporel sur une période de 3 ans (2005 à 2008). C'est aussi la première étude de ce type qui permette de comparer les consommations de médicaments chez les conducteurs responsables et non responsables d'accidents.
 
Les résultats montrent :
- que la prise de médicaments comportant un pictogramme de niveau 2 ou de niveau 3 est associée à une augmentation significative du risque d'être responsable d'un accident.
 
- que ce risque augmente avec le nombre de ces médicaments potentiellement dangereux consommés.
- que la proportion d'accidents de la route qui leur est attribuable est estimée à environ 3 %
 
Le : 22/11/10 
 
Alliance de recherche européenne pour la fabrication de cellules photovoltaïques organiques
 Src : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65124.htm
Un nouveau système laser doit permettre d'améliorer l'efficacité des cellules solaires photovoltaïques organiques (OPVC). Sous la direction du Centre de lasers d'Hanovre (LZH), un système de lasers infrarouges modulables doit voir le jour.
 
 
 
 
Destiné au traitement sélectif de couches organiques dans les éléments de construction optico-électroniques.Destiné au traitement sélectif de couches organiques dans les éléments de construction optico-électroniques.
 
Ce système de lasers infrarouges est l'objectif du projet coopératif démarré en septembre 2010 IMPROV, qui dispose d'environ 2,4 Mio. d'euros de la part de l'Union européenne d'ici 2013, provenant du 7ème programme cadre de recherche et développement. Le LZH coordonne le consortium européen avec 7 partenaires de la science et de l'industrie.
 
Les cellules OSC sont constituées de couches fines de divers films de polymères photoactifs. Afin d'obtenir des composants fonctionnels, ces couches doivent être structurées de façon sélective. Les lasers ultraviolets utilisés jusqu'à présent travaillent de façon peu précise et conduisent à une perte pouvant atteindre 20% de surface active. Avec le nouveau procédé laser - ablation résonante en infrarouge, RIA - cette phase de production pourrait être fortement améliorée.
 
 A cause des différentes bandes d'absorption de chaque film de polymère, le RIA permet d'effectuer une coupe sélective, une structuration ou une abrasion de matériel au sein du système global de couches. Cela nécessite l'utilisation d'un laser à impulsions courtes, réglable de façon exacte dans le domaine des longueurs d'onde infrarouges sur le maximum d'absorption respectif des couches à traiter.
 
C'est ici qu'intervient le projet européen IMPROV, "Integrated Mid-infrared high Power source for Resonant ablation of Organic based photovoltaic devices", qui développe un laser à impulsions courtes infrarouge réglable dans la gamme de longueurs d'onde de 3 à 10 micro-m. Ceci est possible grâce à la conversion de fréquence d'un système à 2° micro-m en un cristal non linéaire innovant (arséniure de gallium orienté - orientation-patterned gallium arsenide)
 
Le potentiel d'application du traitement micrométrique du plastique est considérable : ce système laser permettrait une grande simplification du processus de production avec une nette réduction des pertes de surface, en particulier pour la fabrication de cellules photovoltaïques organiques (OPVC), mais aussi de diodes électroluminescentes organiques (OLED,) et de transistors à couches minces (OTFT, ).
 
Dieter Wandt, chef du groupe de photonique ultrarapide  au LZH, est coordinateur d'IMPROV. Une partie de la recherche menée par son groupe concerne le développement d'un laser à fibres à impulsions ultra-courtes au thulium entièrement basé sur les fibres et sur le couplage de modes, avec un rayonnement de sortie réglable dans un domaine de longueur d'ondes de 2 micro-m. Par ailleurs, le taux de répétition habituel de 40 à 60 MHz doit être réduit à 1 MHz. Par la suite, les partenaires de Belgique, Danemark et France procéderont à l'amplification du rayonnement de sortie dans des fibres supplémentaires dotées de thulium, avant de convertir le rayonnement laser vers la zone spectrale infrarouge dans des générateurs / amplificateurs paramétriques optiques basés sur des cristaux d'arséniure de gallium (GaAs).
 
Dieter Wandt est conscient de la lourde tache attendant le LZH : "Très peu de recherche est effectuée actuellement sur les lasers à fibres à impulsions ultra-courtes basées sur le thulium à 2 micro-m, et les composants optiques commerciaux sont quasi-inexistants. Par ailleurs, à cause du domaine de longueur d'onde, il n'existe pas d'instruments de visualisation du laser". Cependant, le physicien est confiant, car le LZH possède déjà de l'expérience dans cette sorte d'oscillateurs et peut fabriquer sur place quelques uns des composants clés fibreux comme les coupleurs de lumière pompée, les découpleurs et les filtres eux-mêmes.
 
Aux côtés des entreprises allemandes BATOP et Heliatek (Dresde), les partenaires d'IMPROV sont le Centre interuniversitaire de microélectronique VZW (IMEC), Multitel ASBL, NKT Photonics et Thales. Ils complètent à eux seuls la chaîne de fabrication dans son ensemble, du développement à l'application industrielle.
 
L'expérimentation du système laser pour la fabrication d'OPVC est assurée avec l'aide de la société Heliatek. Des industriels spécialisés dans le traitement du plastique ont aussi laissé entendre leur intérêt pour le laser infrarouge compact à haute performance, domaine d'application prédominant du laser excimère jusqu'à présent.
 
 
PLANETE - L'UE adopte une position commune sur le thon rouge
Src :   20minutes.fr/ 2010 AFP
  Les Européens se sont entendus pour plaider en faveur d'un quota stable ou légèrement réduit...
 
 
 
 
 
 
Alors qu'une cinquantaine de pays ont commencé mercredi à Paris de délicates négociations sur les quotas de pêche au thon rouge, l'Union européenne s'est accordée sur un quota stable ou légèrement réduit, selon des diplomates. «Consciente de la situation précaire des stocks de thon rouge et de la nécessité d'une gestion durable» l'Union européenne a trouvé un compromis qui lui «assure une position ambitieuse et donne aux négociateurs assez de marge de manoeuvre pour prendre en compte les dynamiques sur place», a estimé la présidence belge de l'UE dans un communiqué.
 
27 Etats très divisés sur le thon rouge
Les 27 Etats européens, très divisés sur la question de la sauvegarde de ce poisson très lucratif mais trop longtemps surpêché, se sont mis d'accord pour négocier un quota situé «entre son niveau actuel de 13.500 tonnes et environ 11.500 tonnes», ont indiqué à l'AFP des sources diplomatiques. En effet, sans citer de tonnes ni parler explicitement de «réduction» ou de «maintien» du quota actuel, le mandat de négociation adopté propose de suivre strictement l'avis des scientifiques pour parvenir d'ici 2022 à un niveau de rendement maximal durable pour les stocks de thon rouge, «avec une probabilité située entre 60% et 77%», selon un diplomate.
 
Les scientifiques estiment qu'un quota stable de 13.500 tonnes permet d'y parvenir avec une probabilité de 60%. Pour obtenir une probabilité plus forte, il faut réduire ce quota, selon les scientifiques. «Une probabilité de 77% correspond à un quota autour de 11.500 tonnes», estime un autre diplomate européen.
 
Une décision qui va contre la Commision
Le mandat donné à la Commission européenne a été décidé contre l'avis de cette dernière, ce qu'a «profondément regretté» la présidence belge de l'UE. «La Commission n'était pas en mesure d'accepter ceci, risquant de réduire au silence l'UE et elle-même, en tant que négociateur européen, quand la question de la gestion du thon rouge serait discutée» à Paris, a souligné la présidence belge. La commissaire à la Pêche Maria Damanaki était engagée depuis plusieurs semaines dans un bras de fer avec les Etats concernés par la pêche au thon comme la France, l'Italie, l'Espagne et Malte, partisans d'un quota stable. Mme Damanaki prônait une «réduction substantielle» du quota et avait avancé à titre d'exemple 6.000 tonnes.
 
Pour contrer l'avis de la Commission, les 27 ont dû s'entendre à l'unanimité. Mme Damanaki a reconnu mercredi soir que la décision des 27 n'était «pas fondée sur la propositi
on de la Commission». «Néanmoins, la Commission va respecter ses obligations en tant que négociateur au nom de l'UE», a-t-elle précisé.
Le compromis négocié à Bruxelles autorise aussi «le renforcement des mesures de contrôle» de la pêche au thon, selon des diplomates, alors que les ONG ont récemment pointé du doigt des faiblesses dans le système en place.
 
La 17e réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) s'est ouverte à huis clos mercredi à Paris. Ses 48 membres ont dix jours pour trouver un compromis entre l'indispensable reconstitution des stocks de ce grand prédateur et migrateur marin et les intérêts des professionnels, armateurs et propriétaires de fermes d'engraissement, qui opèrent essentiellement en Méditerranée.
 
 
Des pélicans roses perturbés par le climat échouent en Sibérie
Src :   20minutes.fr / —© 2010 AFP
  PLANETE - Les oiseaux migrateurs ont dévié de leur route à cause du climat chaud...
 
 
 
 
 
 
Plusieurs pélicans roses ont atterri dans l'Altaï, une région du sud de la Sibérie, le temps anormalement chaud leur ayant fait perdre la route de l'Afrique où devait les mener comme chaque année leur migration, ont rapporté vendredi les médias russes. Six spécimens ont été recueillis par les habitants de Souslovo, un village de la région, peu habitué à ce type d'apparition. La chaîne publique Pervyi Kanal a montré ces oiseaux de bonne taille et au bec imposant, recueillis dans l'étable d'un paysan, côtoyant des canards.
 
Une anomalie climatique déroute les oiseaux
Les animaux étaient épuisés à leur arrivée. «Ils ne tenaient pas sur leurs pattes», a dit Sergueï Pissarev, le directeur du zoo de la ville voisine, Barnaoul, chargé de récupérer les pélicans. Nourris avec des poissons, ils ont manifestement repris des forces, selon les images de la télévision, mais la neige qui commençait à tomber leur aurait assuré une fin certaine dans cette région au climat rigoureux.
 
Selon Pervyi Kanal, les pélicans, des oiseaux migrateurs qui viennent à l'occasion en été jusque dans le delta de la Volga, sur la mer Caspienne, devaient rejoindre l'Afrique du nord à l'approche de l'hiver. Mais les anomalies climatiques, avec l'arrivée d'une masse d'air chaud venant d'Asie centrale, leur ont fait prendre la mauvaise direction.
 
100 millions de personnes exposées à des substances toxiques dans le monde
Src :    20minutes.frphoto:KHAN PALASH/SIPA
 
  PLANETE - Les six premières substances toxiques ont été répertoriées, ainsi que leurs effets
  sur la santé humaine...
 
 
 
 
 
Difficile de vivre en bonne santé dans un environnement pollué. L’ONG suisse Green Cross recense, dans un rapport publié début novembre, les substances toxiques qui menacent non seulement les milieux naturels mais également la santé humaine. L’ONG a réussi à chiffrer approximativement le nombre de personnes exposées aux six substances les plus fréquentes. Au total, près de 100 millions de personnes, majoritairement dans les pays du Sud, seraient victimes du mercure, du plomb, du chrome, de l’arsenic, des pesticides, ou des radionucléides (élements radioactifs).
 
Le mercure rend fou
Présent dans un grand nombre de produits et de procédés industriels, le plomb est la substance toxique la plus répandue dans le monde: de 18 à 22 millions de personnes y seraient exposées. Des carburants aux déchets de la métallurgie, du matériel de pêche à la fabrication de la céramique, le plomb est un polluant discret mais persistant qui peut infiltrer les nappes phréatiques ou être relâché par les fumées industrielles.
Le mercure, utilisé massivement pour l’extraction minière, notamment celle de l’or, toucherait aujourd’hui de 15 à 19 millions de personnes, et met en danger les écosystèmes des cours d’eaux dans lesquels il se déverse. Son impact sur le système neurologique humain est connu depuis des années et aurait même inspiré le personnage du Chapelier fou de Lewis Carroll: «L’expression mad hatter, fou à lier en anglais, a pour origine les dégâts neurologiques dont étaient victimes ceux qui nettoyaient les chapeaux de feutres avec du mercure», relate Annie Leonard, auteur de La planète bazar.
 
Des poisons lâchés dans la nature
Les autres substances toxiques identifiées par le rapport de Green Cross, grâce à l’étude de 600 sites pollués dans quarante pays, sont le chrome (13 à 17 millions de personnes exposées); l’arsenic, utilisé dans le processus d’extraction de l’or (5 à 9 millions de personnes); les pesticides (5 à 8 millions de personnes directement exposées, sans compter les résidus présents dans l’alimentation); et les radionucléides (5 à 8 millions de personnes exposées).
Toutes ces substances sont la cause d’affections mentales et physiques: dysfonctionnement d’organes, troubles neurologiques, cancers... Selon Green Cross, elles peuvent aussi aggraver des problèmes déjà existants en affaiblissant le système immunitaire.
 
Aider les pays en développement à dépolluer les sites
Le plus souvent, les personnes exposées aux substances toxiques l’ignorent. Des médecins qui se sont rendus dans l’état nigérian de Zamfara y ont découvert des villages où il n’y avait quasiment plus d’enfants. Dans toute la région, plus de 400 enfants étaient morts d’empoisonnement au plomb, tandis que les 2.500 survivants présentaient des concentrations de plomb dans le sang extrêmement élevées.
 
Dans ces villages, l’extraction artisanale de l’or a entraîné une pollution de l’air au plomb persistante: «C’est souvent l’artisanat local, les grandes industries d’Etat ou l’économie souterraine comme l’extraction de l’or et le recyclage des piles qui cause ces pollutions», explique Richard Fuller, président de Blacksmith Institute, une ONG américaine qui a travaillé avec Green Cross sur ce rapport. Cet institut a participé à la dépollution d’une vingtaine de sites dans des pays qui manquent d’information et de techniques pour cela. Richard Fuller appelle aujourd’hui la communauté internationale à constituer un fonds pour aider les pays en développement à lutter contre ces pollutions meurtrières.
 
Les boissons énergisantes prédisposent à l’alcoolisme
Src :   lesoir.be / AFP
 
  Les boissons énergisantes, censées aider à rester éveillé et alerte et fréquemment consommées 
  par les  adolescents et les étudiants, peuvent favoriser l’alcoolisme, selon une étude américaine.
 
 
 
L’étude, réalisée auprès de 1.000 étudiants, a montré que ceux qui consommaient souvent des boissons énergisantes (52 ou plus par an) avaient tendance à être saouls plus jeunes, à boire des quantités d’alcool plus importantes lors d’une soirée et à contracter, à l’âge adulte, une dépendance à l’alcool.
L’agence américaine de régulation des médicaments (FDA) se penche depuis un an sur ces boissons comme Red Bull, Monster et Rockstar qui contiennent de la caféine à haute densité. Elle devrait rendre sa décision rapidement sur l’opportunité de réglementer leur commercialisation.
« La recherche indique que ceux qui ont fréquemment recours aux boissons énergisantes présentent statistiquement un fort risque de devenir alcooliques et de boire beaucoup », affirme l’étude, dont les résultats seront publiés dans l’édition de février 2011 de la revue « Alcoholism : Clinical and experimental research ».
« Il devient aussi de plus en plus populaire de mélanger de l’alcool à ces boissons énergisantes. Ces breuvages étant hautement caféinés, cela peut conduire à d’autres problèmes en plus de la privation de sommeil », s’inquiètent les chercheurs de la School of Public Health de l’université du Maryland.
« Mélanger des boissons énergisantes à de l’alcool peut conduire à une ivresse éveillée, dans le sens ou la caféine masque l’état d’ébriété sans en fait diminuer les effets sur le physique et le comportement du buveur », affirment les chercheurs.
« L’individu se sent moins ivre qu’il ne l’est réellement, ce qui le porte à boire encore davantage et à adopter des comportements à risque comme conduire en état d’ivresse », ajoutent-ils.
 
TGV entre Perpignan et Figueras : le calendrier ne tient plus la route
Src :   l'independant / Philippe Rouah Myriam Galy
   Envie de visiter le musée Dali  vers la mi-décembre
   en vous déplaçant par le rail ? .............
 
 
 
 
Comptez dès lors 1 h 16 (au mieux) pour parcourir une cinquantaine de kilomètres si vous partez de Perpignan, et attendez-vous à voyager dans un banal train Corail sur une bonne vieille voie ferrée......
C'est tout ce que propose pour l'instant voyages-sncf.com pour la destination Figueras (bizarrement baptisé « Figuières » sur le site de réservation en ligne). Bref, pas de grande vitesse à l'horizon.
Toujours pas de réservations
Pourtant, depuis vendredi dernier, 12 novembre,
on aurait dû pouvoir réserver un TGV et s'offrir ainsi le luxe d'être l'un des premiers voyageurs à emprunter le tunnel du Perthus. Après un premier report d'un mois à la mi-octobre, la SNCF avait en effet annoncé l'ouverture des réservations à cette date. On parlait aussi d'un premier trajet commercial un mois plus tard, soit le 12 décembre, et d'un voyage inaugural la veille... Mais désormais, le calendrier ne semble plus tenir la route.

« On ne parle plus du 12 décembre pour la première circulation. Il n'y a toujours pas de date définitive. C'est le gros point d'interrogation. On espère au moins que cela se fera dans le courant du mois de décembre », reconnaissait hier Bruno Hillion, à la direction régionale de la SNCF. En fait, le 12 décembre correspond pour l'entreprise ferroviaire à un changement de service, avec le passage aux horaires d'hiver. La semaine dernière encore, elle annonçait le lancement de la ligne nouvelle Perpignan-Figueras comme l'une des principales innovations de la saison. Manifestement, elle est allée un peu vite... Depuis début novembre en fait, les hypothèses vont et viennent, et aucune date n'est plus calée.

« Il y a d'abord un aspect technique, puisqu'il reste encore deux exercices à effectuer . Il manque aussi les autorisations de circulation, qui, en France, doivent être délivrées par une autorité de régulation indépendante », indique Bruno Hillion pour expliquer cette marche arrière. Et d'ajouter, dans la série d'obstacles,
« les événements politiques » de part et d'autre de la frontière. Rappelons que, de ce côté-ci des Pyrénées, les Transports sont pilotés par une nouvelle ministre, à savoir Nathalie Kosciusko-Morizet. Et que côté catalan, les élections de la Generalitat auront lieu fin novembre. Alors, simple question d'agendas à synchroniser entre France et Espagne ? Si ce retard du premier TGV entre Perpignan et Figueras était confirmé, ce serait un raté supplémentaire dans un dossier qui a déjà beaucoup traîné en longueur. Rappelons que la ligne nouvelle entre les deux villes est prête depuis le mois de février 2009...
Myriam Galy
Le 4 novembre, un TGV dans le tunnel du Perthus... pour un exercice d'évacuation.
 
Le : 18/11/10 
 
Le bicarbonate augmente la production d'huile algale !
Src :    enerzine
 
 
 
  Les chercheurs de l'université de l'Etat du Montana (MSU) ont découvert que le bicarbonate de soude pouvait considérablement augmenter la production d'huile algale, un préalable à la fabrication de biocarburant.
 
 
 
"Le même ingrédient qui calme les maux d'estomac ou qui élimine les odeurs des réfrigérateurs est également celui qui va jouer le rôle de déclencheur chimique, une propriété restée jusque là insaisissable par les scientifiques", a déclaré Rob Gardner, diplômé en chimie et en biologie au MSU.
Ajouté à un moment précis dans le cycle de croissance des algues, le bicarbonate de soude a pour effet de plus que doubler la quantité d'huile produite, en moitié moins de temps, avec trois types d'algues différentes.
 
"Il aura fallu beaucoup de travail. J'ai été très heureux de voir que tout s'est bien passé," a indiqué R. Gardner, "je suis encore un peu sous le choc" a t'il ajouté au sujet de cette découverte.
 
"La recherche d'un déclencheur chimique pour stimuler la production d'huile algale a été un voyage long et parfois sinueux", ont estimé les trois scientifiques du MSU (K. Cooksey, B. Peyton, R. Gardner). Non seulement ils ont dû découvrir la substance chimique qui pouvait fonctionner, mais ils ont également dû trouver le meilleur moment pour l'ajouter aux algues.
 
Ainsi, le bicarbonate de soude fonctionne parfaitement car il fournit aux algues, le dioxyde de carbone supplémentaire qui est nécessaire à l'évolution de son métabolisme à un moment clé de son cycle. Si le bicarbonate de soude est ajouté trop tôt ou trop tard, les algues ne répondent pas. Mais lorsqu'il est ajouté au bon moment du cycle, les algues produisent en aval de deux à trois fois plus d'huile, en moitié moins de temps, que les modèles classiques. Les huiles, ou lipides, sont composés de triglycérides, des éléments clés à la production de biodiesel et de bio-kérosène.
 
"Réduire la quantité de temps nécessaire à la production d'huile est aussi une bonne chose, car les étangs des producteurs d'algues sont sujets à contaminations", a déclaré Cooksey. "Si les producteurs peuvent produire de l'huile plus vite, ils peuvent également réduire ce risque ".
 
Un quadricoptère inépuisable voit le jourSrc :     maxisciences
  Les quadricoptères sont de petits hélicoptèresqui possèdent quatre rotors. Ils sont utilisés dans le but d’observer des zones géographiques entières depuis les airs. Problème : leur autonomie. Le photovoltaïque est envisagé pour leur permettre de voler plus longtemps,voire indéfiniment.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les quadricoptères sont très usités de puis quelques années. Leur principal défaut est leur très faible autonomie. Avec seulement vingt minutes de vol possible pour les modèles les plus performants, les missions d’observations s’en trouvent considérablement handicapées.
 
Des chercheurs américains et allemands ont travaillé à la confection d’un quadricoptère équipé de cellules photovoltaïques. La véritable innovation est de produire un faisceau laser constamment orienté vers l’aéronef. Celui-ci dispose ainsi d’une énergie suffisante et constante pour faire fonctionner ces quatre rotors.
 
Le test qui a été réalisé  a maintenu l’engin en vol pendant douze heures. Cependant, cette démonstration a été réalisée sur un vol stationnaire, avec un rayon laser immobile.
 
Selon les concepteurs, le problème n’est pas du tout de suivre le quadricoptère, la technologie GPS embarquée étant suffisante.
 
Ce nouveau modèle prend le nom de Pelican et est équipé de ces cellules spéciales, capables de convertir l’énergie infrarouge du laser en énergie exprimée en watts. Sont ainsi fournis 200 watts à l’appareil, qui n’en consomme que 160. Le surplus recharge une batterie embarquée qui permet de poursuivre le vol hors de portée du faisceau laser.
 
ECONOMIE D'ENERGIE en cuisine
Src :    bricoleurdudimanche
 
  Souvent on voit sur la gazinière ou la plaque électrique une cocotte minute dont la soupape tourne "à toute vapeur".....
 
 
 
 
 
 
 
et heureusement qu'elle tourne sinon la cocotte exploserait. ça rend l'air très humide, ou alors on met en fonctionnement la hotte.
 
On peut faire l'expérience, lorsque la soupape tourne d'arrêter le gaz facilement 10 mn et puis de remettre le gaz jusqu'à ce que la soupape se remette à tourner et arrêter.
 
 Il suffit au total d'arriver à la durée nécessaire, et on s'appercevra que c'est tout aussi bien cuit, et on aura économisé plus de 50% de gaz.. ou d'électricité selon le cas.
 
Et aussi avant la fin de la cuisson, mieux vaut arrêter le gaz, et attendre un moment afin qu'il n'y ait presque plus de pression lorsqu'on enlève la soupape.
 
ON PEUT CONSIDERER QUE C'EST UNE FAçON SUPER ECOLO DE CUIRE.
 
On aura moins de vapeur, ce qui fait qu'on aura moins besoin de faire fonctionner la hotte et on sortira moins de chaleur de la maison.
 
Attention une atmosphère humide dégrade les logements et peut les rendre insalubres, même s'ils sont parfaitement sains.
 
Donc, il faut repenser l'utilisation de l'énergie, et ça c'est facile, non seulement ça ne coûte rien mais on économise beaucoup.
 
Le : 17/11/10 
Une nouvelle technologie dans l'éclairage : ESL Src :     en savoir+
  Les ingénieurs de VU1 Corporation ont mis au point une alternative non seulement aux ampoules incandescentes, mais aussi aux technologies les plus récentes (LED, FLC) grâce à l'ESL (Electron Stimulated Luminescence).
 
 
 
 
 
 
 
 
Cette dernière utilise l'accélération des électrons pour stimuler le phosphore et créer de la lumière homogène et chaude.
Selon la société, la technologie ESL créée la même qualité de lumière que les lampes à incandescence classique, s'allume instantanément, permet de consommer 70% d'énergie en moins, de durer jusqu'à 5 fois plus et donc de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, il n'y a pas d'utilisation de mercure (Hg) dans le processus d'éclairage, ce qui amène plus de sécurité et un meilleur recyclage.
 
La première ampoule électrique a reçu la certification UL en Octobre 2010. L'ampoule R30 ESL devient ainsi un substitut possible à l'ampoule à incandescence de 65W.
 
En plus de la R30, la société est en train de développer une variété d'ampoule à haute efficacité énergétique, sans mercure. En 2011 et 2012, VU1 prévoit d'introduire la lampe classique de type A pour les consommateurs américains et européens, la R40 étant destinée au marché américain et la R25 pour celui de l'Europe.
 
Enfin, la technologie ESL devrait rester abordable car son prix se rapprochera plutôt d'une lampe fluorescente compacte.
Catastrophe des boues rouges : évaluation des risques
  Peu après la catastrophe des "boues rouges", des chimistes, des écologistes, des biologistes et des experts environnementaux se sont rendus dans la région de Devecser afin d'étudier les conséquences de ce déversement de boues toxiques sur les écosystèmes.
 
 
 
 
Les scientifiques ont mené des études tout au long du mois d'octobre.
Les boues rouges constituent un produit secondaire dans le processus de production d'aluminium à partir de bauxite, roche composée d'aluminium, de minéraux et de différents oxydes de fer. A Ajka, la bauxite était traitée avec la technologie Bayer, c'est à dire que l'extraction des composés d'aluminium se déroulait dans un environnement fortement basique. Le produit principal de cette réaction, la terre d'alun, était ensuite transformé en aluminium par électrolyse. Le produit secondaire est une boue de couleur rouge dont le pH est compris entre 12 et 14.
 
D'après les études menées par l'Institut national de la santé environnementale et les experts de l'Académie des sciences, les boues ne contiennent pas de fortes concentrations en contaminants métalliques, la concentration en métaux toxiques n'est pas supérieure aux limites standards du sol. Les quantités en cadmium, chrome, mercure, nickel, plomb, arsenic et zinc contenues dans les boues sont inférieures aux valeurs autorisées. Les métaux les plus dangereux n'ont pénétré qu'à 10cm de profondeur dans le sol. Les couches profondes du sol et les eaux souterraines n'ont donc pas été contaminées. Cependant les boues sont extrêmement basiques, ce qui représente un réel danger pour la santé humaine, la survie des organismes vivants et l'environnement à proximité immédiate.
 
Les études de radioactivité ont révélé que les boues n'étaient pas radioactives. L'activité des échantillons analysés est équivalente à l'activité naturelle du sol. La radioactivité ne représente donc pas un danger pour la population locale. La quantité de poussières dans l'air n'a pas dépassé les niveaux autorisés depuis le 17 octobre 2010. Plus de 120 analyses de la qualité de l'eau potable dans la région sinistrée ont montré que l'eau pouvait être consommée en toute sécurité.
 
Cette catastrophe écologique a touché des zones bien définies, le risque de propagation de la pollution est maintenant nul. Les zones agricoles aux environs de Kolontár, Devecser et Somlóvásárhely n'ont pas été touchées. Les experts vont maintenant se concentrer sur l'évaluation à long terme des risques engendrés par cette catastrophe.
 
CO2 : les émissions des voitures neuves européennes diminuent 
Src :    maxisciences
  Une récente étude publiée par la Commission européenne note une sensible diminution des émissions de CO2 engendrées par les voitures neuves. Elles auraient en effet baissé de 5,1% en 2009 par rapport à 2008.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cette diminution annuelle est la plus importante qui ait été enregistrée depuis la mise en place en 2000 du programme de surveillance européen. Le rapport de la Commission précise que cette évolution doit être à la fois attribuée à l'impact de la crise économique, aux programmes de bonus à la casse menés par certains Etats membres, à l'accroissement de la demande de véhicules plus écologiques et enfin au au développement de nouvelles technologies dans ce domaine.

Le rapport note par ailleurs que l'objectif de l'UE visant à ramener, d'ici à 2012, les émissions moyennes des 65% de voitures particulières les moins polluantes à 130 g de CO2 par kilomètre, a été atteint en 2009. Au vu des améliorations réalisées au cours des sept dernières années quant à l'efficacité énergétique moyenne des véhicules particuliers, et si bien sûr la tendance actuelle se poursuit, plusieurs grands constructeurs automobiles devraient ainsi atteindre avec quelques années d'avance l'objectif fixé pour 2015. A cette date, toutes les voitures, et non plus seulement les 65% les moins polluantes, seront prises en compte aux fins du calcul de la moyenne.
"La réduction des émissions de C02 du transport routier reste une préoccupation majeure pour les années à venir. Il ressort cependant des données les plus récentes que l'industrie automobile est en bonne voie pour atteindre l'objectif défini pour 2015 et que, selon toute probabilité plusieurs grands constructeurs seront en mesure d'y parvenir bien avant l'échéance fixée", a souligné la Commissaire européenne à l'Action pour le Climat, Connie Hedegaard.
 
Et de se féliciter : "Lorsque les objectifs ont été fixés, l'industrie craignait qu'il soit impossible de les atteindre en temps voulu. Je me réjouis de constater que, en réalité, la législation de l'UE en matière de réduction des émissions de CO2 stimule efficacement l'innovation et permetà l'industrie européenne de rester hautement concurrentielle".
 
Le : 16/11/10 
RUSSIE : Vive les normes européennes ! Src :     lefigaro.fr/crédit photo: ITAR-TASS
  La modernisation de l’économie est ralentie par les normes russes et la paperasserie qu’elles imposent. L’adoption rapide des normes européennes permettrait de faire un bond en avant.
 
 
 
Pendant qu’on débat sur la modernisation, l’économie russe évolue graduellement. Non pas grâce aux programmes gouvernementaux, mais malgré eux. Ces dernières années, PSA Peugeot-Citroën, Mitsubishi et Volkswagen ont implanté en Russie des usines d’assemblage, Siemens a ouvert une usine de transformateurs et des investisseurs occidentaux ont créé de nombreuses entreprises agroalimentaires.
 
Les entreprises russes développent également leur activité. L’usine métallurgique de Magnitogorsk, par exemple, a installé une nouvelle ligne de traitement de tôle. Les investissements augmentent dans le raffinage du pétrolier et chimique.
 
Tous ces projets se sont faits sans aucune aide de l’État. Malgré les déclarations tapageuses sur l’engagement du gouvernement, de sérieux doutes existent quant à l’intention réelle des autorités de moderniser le pays.
 
Les entreprises en construction ou en phase de modernisation n’utilisent pas de matériel russe. L’équipement métallurgique a plus de chances de venir de la firme allemande SMS Siemag ; la compagnie finlandaise Konecranes fournit l’équipement de levage ; les fours à briques sont faits par Burton en Allemagne ou Ceratec en France ; les fraiseuses viennent de Krupp et les imprimantes de Heidelberg. Tout est importé car l’industrie russe ne produit pas de biens d’équipement.
 
La plus grosse difficulté réside dans l’obligation de certifier l’équipement et de l’adapter au normes techniques russes. Dans la plupart des cas, l’étude officielle de la documentation d’un projet prend des mois et dévore l’énergie des investisseurs. Il faut également traduire un grand nombre de documents, travailler avec des fournisseurs pour changer des mécanismes et assemblages spécifiques, afin d’obtenir la certification russe.
 
Même durant la période difficile de 2008-2009, la Russie a importé des équipements industriels pour une valeur de 159,9 milliards de dollars. Avec 52,2% du total des importations, c’est la principale catégorie de biens importés.
 
Dans ces biens importés, 62,2%, soit 99,4 milliards de dollars, viennent de l’Union européenne. Environ 17% viennent de Chine. Au total, 45% sont produits par des sociétés européennes ayant des entreprises en Chine et 35% de ces biens sont fabriqués par des firmes chinoises qui exportent en Europe. Donc, plus de 75% de l’équipement industriel russe est de facto conforme aux normes de l’Union européenne. La question qui crève les yeux, c’est donc : pourquoi ces biens doivent-ils sauter sans fin d’un bureau à l’autre, un processus de plus en plus difficile et onéreux, pour obtenir la certification et l’agrément russes ?
 
La solution pourrait être aussi simple qu’efficace : supprimer les exigences fort lourdes imposées aux biens fabriqués dans l’UE pour obtenir certificats et autorisations en Russie ou conformément aux normes de l’UE et pour les travaux de construction réalisés par des entreprises basées en Europe.
 
Cette décision permettrait de réduire drastiquement les coûts hors fabrication que rencontrent les entreprises qui optent pour la modernisation. La Russie devrait commencer par lever les barrières à l’importation de biens étrangers de haute qualité et glisser graduellement vers une plus grande harmonisation des normes et plus de coopération avec le monde des affaires européen.
 
 Moscou éliminerait par la même occasion les obstacles à la modernisation créés au nom de « l’ordre » et la « sécurité », des obstacles qui ne servent qu’à gonfler une bureaucratie grossissante et à garnir les poches d’officiels corrompus.
 
Vladislav Inozemtsev est professeur d’économie et directeur du Centre pour les études post-industrielles à Moscou. Il dirige la revue Svobodnaïa Mysl.
 
SALT : limiter le sel dans nos assiettes
Src :    sciencesetavenir/photo :D.V.SIPA
  Un groupe de médecins et de chercheurs s’associent pour lutter contre l’excès de sel dans notre alimentation
 
 
 
 
Des trois recommandations moins gras, moins sucré, moins salé, la troisième est probablement celle qui a le moins d’impact dans la population générale.  Pourtant la consommation excessive de sodium est un problème de santé publique bien réel qui peut impacter tout un tas d’organes et de systèmes de régulation.
 
Afin de mieux sensibiliser le public, des médecins et chercheurs ont créé le groupement SALT (pour Sodium alimentaire : limitons les taux). « Notre vacation est de travailler avec tous les acteurs de la filière alimentaire afin de diminuer le taux de sel dans les aliments » explique le Dr Pierre Rimbaud, un des membres fondateurs.
 
Trop de sel dans l’alimentation
En effet, l’un des problèmes lié au sel tient au fait que la consommation quotidienne de chlorure de sodium est en grande partie involontaire. Le recours à la salière ne représente que 10% des apports et l’essentiel du sel provient des aliments transformés : le pain (25%), les sandwiches et gâteaux (8%), les charcuteries (11%), les plats cuisinés (9%) à quoi il faut ajouter fromages, pizzas, soupes.
 
Tout cumulé, cela correspond à une prise quotidienne de près de 10 grammes de sel pour certaines personnes alors que les spécialistes conseillent de ne pas dépasser 6 g de sel par jour soit 2300 mg de sodium. Pourquoi tant de sel ? Parce qu’il agit en tant qu’exhausteur de goût et augmente la perception des saveurs. L’industrie agroalimentaire l’emploie à ce dessin dans pratiquement tous les produits transformés.
 
 Des conséquences sur la santé méconnues
Malheureusement, cette surconsommation n’est pas sans conséquence. « Le sel, c’est maintenant connu, provoque de l’hypertension et des maladies cardiovasculaires. Mais ces méfaits ne s’arrêtent pas là » souligne le Dr Pierre Rimbaud.
 
Lorsqu’il est absorbé en grande quantité, le sodium augmente l’élimination du calcium ce qui favorise l’ostéoporose et fragilise donc les os. Par ailleurs, du fait qu’elle provoque une élévation du calcium dans l'urine, la surconsommation de sel accroît le risque de calculs rénaux et plus tard d’insuffisance rénale.
 
De nouvelles études, qui demandent confirmation, lient également le sel à des pathologies comme le cancer de l’estomac, l’obésité et même le diabète.
 
Une charte de bonnes pratiques
Pour combattre cet état de fait, le groupe SALT entend mener une action d’information vis-à-vis du grand public ainsi qu’une action a destination de l’industrie alimentaire pour faire baisser la quantité de sel dans les recettes. « Nous ne sommes pas dans une optique d’affrontement mais de collaboration avec l’industrie. Diminuer le sel n’est pas aisé, cela implique de repenser certaines recettes » explique le Dr Pierre Rimbaud.
 
De 2008 à 2010, dix-neuf grandes entreprises ont signé avec le Ministère de la santé une « Charte d’engagement de progrès nutritionnels » visant à diminuer progressivement le sel mais ces effets ont été limités. La mission que s’assigne SALT est d’améliorer ces débuts de progrès
 
« The Met » Bangkok est le Gratte-Ciel 2010 ! 
Src :    maxisciences.com / The Met, Bangkok Architects - WOHA Designs
  Décerné tous les deux ans par la ville de Francfort et DekaBank, le prix international du Gratte-Ciel (+50 000 euros) revient cette année àune tour d’habitation de Bangkok en Thaïlande, baptisée «The Met».
 
 
 
 
 
Celle-ci est notamment récompensée pour son adaptation aux conditions climatiques du pays. Haute de 230 mètres, « The Met » est l’oeuvre du cabinet d’architectes de Singapour Woha, associé à la société thaïlandaise Tandem Archit.
 
 Elle abrite actuellement 370 appartements. Comprenant 6 configurations différentes, les logements vont de 90 m² à 545 m² pour les plus luxueux. Certains possèdent également des jardins privés de 40 m² !
Le jury, notamment présidé par Spencer de Grey, designer en chef du cabinet londonien Foster + Partners, vainqueur de l’édition 2008 pour la tour Hearst de New York, a tenu à distinguer ce projet ambitieux en matière de développement durable. La tour, inaugurée en 2009, s’adapte parfaitement aux conditions climatiques tropicales du pays, et n’a pas recours à la climatisation.
Notons que le Burj Khalifa Dubaï, l’Aqua Tower Chicago, le World Financial Center de Shanghai ainsi que la tour Mode Gakuen Cocoon Tower à Tokyo concouraient également cette année.
 
Le : 15/11/10 
Saint-Gobain et Hyundai vont construire une centrale solaireSrc :     http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65032.htm
 
 Saint-Gobain et Hyundai Heavy Industries ont annoncé mi-octobre la création d'une joint venture (Hyundai Avencis) afin de mener à bien un projet de construction d'une nouvelle centrale solaire en Corée du Sud.
 
 
 
 
C'est le troisième projet de ce type dans lequel s'associe le français Saint-Gobain.
La future centrale utilisera des cellules photovoltaïques dites à "couches fines" composées de Cuivre, Indium, Gallium et Selenide (CIGS).
 
 Saint-Gobain soutient fortement cette technologie, puisque contrairement aux autres méthodes, c'est du verre qui sert de support aux cellules. Les cellules CIGS sont moins chères, mais offrent également un rendement moins performant.
 
Cette usine aura une puissance de départ de 100 MW, mais Hyundai souhaite l'augmenter à 400 MW en 2015. La joint-venture supportera à parts égales l'investissement initial de 200 millions de dollars.
 
La construction devrait débuter en décembre et s'achever en 2012. L'usine sera capable d'alimenter l'équivalent d'une ville de 15.000 habitants.
 
Le CNRC se joint à de l'Université de la Colombie-Britannique pour accélérer le déploiement de solutions intégrées pour l'énergie propre 
L'Institut d'innovation en piles à combustible du Conseil National de Recherches du Canada (IIPC-CNRC) accroit son partenariat avec l'Université de la Colombie-Britannique (UCB) afin d'accélérer le développement, le déploiement et la commercialisation des technologies d'énergie propre.
 
 
 
Ce partenariat, formalisé dans une note de service signée fin septembre, mettra à profit une relation productive de huit ans entre la Faculté des sciences appliquées de l'université et l'institut du CNRC.
 
L'association UCB-CNRC est reconnue comme étant le plus important centre de collaboration sur les piles à combustible au Canada, attirant les meilleurs chercheurs et entreprises du monde entier et produisant des avancées technologiques importantes. " Notre collaboration avec l'UBC nous a aidé à faire connaître la grappe technologique des piles à combustible et de l'hydrogène de Vancouver à un nombre important d'entreprises, d'investisseurs et de centres de recherche du secteur de l'énergie dans la région " explique la directrice générale de l'IIPC-CNRC, Mme Maja Veljkovic.
 
Les deux organismes ont contribué à neuf inventions et cinq technologies en voie d'obtention de brevet.
 
M. John Hepburn, vice-président Recherche et International de l'UCB se réjouit du développement de cette collaboration entre l' IIPC-CNRC et des unités de l'UCB. La création d'un laboratoire vivant de durabilité fera progresser les possibilités de commercialisation des nouvelles technologies, tout en permettant à l'UCB d'atteindre son objectif de devenir un campus ne produisant aucun GES net d'ici 2050.
 
L'IIPC-CNRC sera l'un des premiers occupants du nouvel édifice intelligent de l'UBC-CIRS. Ce dernier servira de plate-forme pour analyser et augmenter le rendement, l'interaction et l'utilité de différentes technologies et systèmes d'énergie propre (lancement en automne 2011).
 
Le CIRS sera l'un des édifices les plus novateurs et performants en Amérique du Nord, un lieu de recherches de pointe, de concepts, de produits, de systèmes ainsi qu'un lieu privilégié pour la prise de décisions.
 
A Nantes, l'habitat de demain fait salon
Src :    20minutes.fr
  La nouvelle réglementation thermique est au cœur de toutes les discussions au salon de l’habitat durable, qui s’est ouvert à Nantes jeudi 11 novembre…
 
 
 
 
 
BBC, RT 2012, pont thermique, étanchéité à l’air… Voici les termes en vogue cette année au salon de l’habitat durable, qui a ouvert ses portes jeudi 11 novembre au Parc des expositions de Nantes.
 
Précurseur, puisque la première édition s’était tenue en 2004, ce salon est devenu l’un des plus importants rendez-vous de l’habitation écologique au niveau national, avec environ 150 exposants et 26.000 visiteurs.
 
BBC. Bâtiment basse consommation. Les constructeurs n’ont plus que ce mot à la bouche, et les visiteurs veulent tout savoir sur cette nouvelle réglementation qui devient obligatoire pour toute construction de bâtiment tertiaire dès 2012, et pour l’ensemble des logements dès 2013.
 
C’est une des pierres angulaires de la RT 2012 (réglementation thermique), qui vient succéder à la RT 2005. «C’est un grand pas que l’on nous demande de franchir» assure Alain Moreau, plombier à Rezé, et qui tient le stand des éco-artisans au salon.
 
Le défi est de faire passer la consommation énergétique des bâtiments de 150 KWh/m2/an, à 50 KW. «Pour y arriver il faudra réaliser des constructions très étanches, ce qui ne veut pas forcément dire installer de grosses épaisseurs d’isolant, mais surtout changer les mentalités dans la façon de construire.» Traduction : faire travailler tous les corps de métier de manière complémentaire, et ainsi éviter, par exemple, que l’électricien ne vienne percer l’isolation pour installer ses gaines, et ainsi créer un pont thermique (infiltration d’air). «Placez une bougie devant une prise électrique dans votre habitation, vous vous apercevrez qu’il y a de l’air qui passe, à moins que l’installation n’ait été très bien faite» assure Alain Moreau.
 
Les éco-artisans encore trop isolés
Mais attention aux arnaques. Une construction BBC devra en effet se plier au test de l’étanchéité à l’air pour être conforme. Ce test consiste à mesurer l’entrée de l’air dans l’habitation, une fois les travaux d’isolation achevés. «Il faut impérativement demander à son constructeur de certifier la BBC, ce qui veut dire qu’il s’engage à ce que la construction soit livrée aux normes» insiste Karl Poinson, commercial chez Maison Nature et Bois. «C’est à l’artisan d’effectuer le test d’étanchéité, et de modifier si nécessaire» indique Alain Moreau.
 
Pour s’y retrouver dans la jungle de l’éco-construction, les sites des éco-artisans ou d’Effinergie recensent les professionnels qui ont suivi l’éco-formation de la Capeb. Mais ceux-ci sont très minoritaires pour l’instant. A titre d’exemple, il y a à ce jour 75 éco-artisans en Loire-Atlantique, sur 6.000 professionnels.
 
Cyril Devorsine, chef de projet du salon habitat durable, reste néanmoins optimiste. «En six ans j’ai pu constater la rapidité avec laquelle les professionnels se sont adaptés aux nouvelles réglementations». Ce qui a permis de gommer les surcoûts. «Ils étaient de l’ordre de 20 à 30 % il y a quelques années, mais grâce au développement des compétences, et à la fabrication de matériaux en plus grande série, tout cela est en train de s’équilibrer aujourd’hui
 En clair ; il n’y a plus aucune raison de payer sa maison BBC plus chère qu’une maison traditionnelle
 
Le : 12/11/10 
Comment va-t-on rouler demain dans les villes...Src :     lefigaro.fr
  Un véhicule d'un mètre cinquante qui se gare, voire se conduit tout seul : un constructeur américain esquisse en Chine le futur de la mobilité urbaine.
 
 
 
 
 
 
Le futur a parfois l'image que l'on imagine. Philip K. Dick n'aurait pas désavoué l'EN-V que nous avons essayé il y a quelques jours en Chine, tellement ce microvéhicule urbain semble tout droit échappé de l'un de ses romans, Blade Runner, Minority Report ou peut-être, plus encore, Total Recall
 
Première surprise, l'EN-V ne possède que deux roues: sa stabilité est assurée par des gyroscopes, à la façon d'un Segway. Sa longueur ne dépasse pas 1,50 m, soit moins que sa hauteur (1,77 m). Deux personnes peuvent seulement embarquer à son bord.
 
Deuxième surprise, cette nouvelle arme antibouchon vient de là où on ne l'attendait pas: de Chine, et non d'un laboratoire de recherche occidental. Mais, autre étonnement, c'est un constructeur américain, GM, plutôt réputé pour ses grosses voitures, qui en est le maître d'œuvre.
 
 À bien y regarder, cela n'a rien d'étonnant. Car les chiffres parlent de manière identique de part et d'autre du Pacifique.
Dans trente ans, il y aura nettement plus de un milliard de voitures sur terre. Et dans seulement vingt ans, 60 % des hommes vivront dans des cités (50 % aujourd'hui).
 
 La population urbaine de la Chine aura cru de 1 milliard d'habitants. Quand on sait que la moitié des trajets à l'intérieur des villes est au maximum de 5 km, et que plus de 85 % des voitures n'ont qu'un seul occupant, il n'est pas infondé de s'interroger sur la mobilité personnelle intra-muros.
 
Esprit de synthèse
L'EN-V pourrait pointer ses rondeurs quand il faudra bien se résoudre à laisser sa voiture aux portes des agglomérations. Sa séduction repose finalement sur une synthèse du meilleur de deux mondes: il se rapproche d'un deux-roues par sa taille et sa maniabilité (il peut virer sur place) et aussi d'une automobile classique par sa protection.
 
Son coût serait de six fois inférieur à celui d'un véhicule conventionnel.
Électrique, il ne rejette aucune émission localement. Sa vitesse de 40 km/h lui permet d'envisager une conduite automatisée, assistée par le réseau GPS ou des contacts noyés dans la chaussée.
 
Une fois arrivé à bon port, on le remerciera sim­plement d'une petite tape sur le ­capot. Et il ira trouver tout seul une place de parking. De quoi se réconcilier, un jour, avec la circulation en ville.
 
Zoom sur le projet Futurol 
Src :    maxisciences
  Le projet FUTUROL vise à mettre sur le marché un procédé complet de production de bioéthanol de 2ème génération, à partir de plantes entières ou de biomasse lignocellulosique d’ici à 2015.
 
 
 
 
 
Le projet FUTUROL est porté par 11 partenaires, acteurs de référence de la recherche, de l’industrie et de la finance. Ce qui rend ce projet unique, c’est la volonté de développer un procédé durable intégrant une grande variété de matières premières et qui soit adaptable notamment en fonction de la zone géographique où il sera mis en œuvre (territoire, climat) mais également selon les saisons.
 
Le projet FUTUROL se déroulera sur une durée de 8 ans et comporte une phase pilote, suivie d’une phase prototype. L’installation pilote a été construite sur le site agro-industriel de Pomacle-Bazancourt (Marne) dès l’automne 2008.
 
L’objectif du projet est de mettre sur le marché un procédé, des technologies et des produits (enzymes et levures) permettant d’atteindre les résultats suivants :
• Produire du bioéthanol à un prix compétitif grâce à une matière première diversifiée (coproduits agricoles, biomasse forestière, cultures dédiées, …) ;
• Développer des technologies d’extraction de la cellulose, sélectionner des enzymes et des levures et mettre au point des procédés d’hydrolyse et de fermentation les mieux adaptés à chaque configuration de matières premières ;
• Obtenir les meilleurs bilans énergétiques et de gaz à effet de serre (GES) possibles sur l’ensemble de la chaîne de production ;
• S’inscrire dans une logique de développement durable sur le long terme et tout au long de la filière du champ à la roue.
 
La mise au point des biocarburants de 2ème génération issus de la biomasse lignocellulosique (résidus agricoles et forestiers, résidus verts urbains, plantes dédiées…) constitue un défi mondial majeur.
 
La possibilité de valoriser tous les composants de la plante facilite l’équilibre avec les cultures alimentaires. En s’engageant dans ce projet ambitieux, les partenaires, dont certains sont déjà impliqués dans la production de biocarburants depuis de nombreuses années, prennent part à un enjeu majeur pour le 21ème siècle, avec la perspective des premières réalisations industrielles aux alentours de 2015-2020.
 
Les travaux s’appuieront en particulier sur l’expérience acquise au travers de la production actuelle de bioéthanol (dite de première génération) que viendra compléter cette nouvelle génération en devenir.
 
Volvic invente la bouteille en canne à sucre
Src :    lefigaro.fr/Keren Lentschner
Pour se relancer, les marques d'eau tentent d'améliorer leur image écologique.
 
 
 
 
La guerre entre les deux géants mondiaux de l'eau en bouteille se joue désormais aussi sur le terrain de l'écologie. Danone (Evian, Volvic, Badoit, Salvetat), n° 2 des eaux minérales naturelles en France derrière Nestlé, a annoncé mardi le lancement de la première bouteille «d'origine végétale» dans l'Hexagone.
 
Le groupe a choisi Volvic, sa deuxième marque derrière Evian avec 10 % de parts de marché, pour incarner ce changement. «C'est lié au positionnement de la marque et à la sensibilité de ses consommateurs à l'égard de l'environnement», explique Véronique Penchienati, directrice générale de Danone Eaux France.
 
Dans un marché de l'eau plate en bouteille en très net recul depuis cinq ans (-2,3 % en 2009, -9 % en 2008), les grands groupes redoublent d'initiatives depuis pour redonner de l'appétit aux consommateurs, de plus en plus tentés par l'eau du robinet.
 
En période de crise, les bouteilles d'eau font les frais des arbitrages des consommateurs, soucieux de préserver leur pouvoir d'achat. Quasiment gratuite, l'eau du robinet est, par ailleurs, réputée plus écologiquement correct, n'entraînant ni déchet ni coût de transport. L'an passé, le distributeur Biocoop a même cessé de commercialiser des bouteilles d'eau.
 
Aucun des géants de l'eau ne néglige les préoccupations environnementales des consommateurs. Avec sa nouvelle bouteille composée de 20 % de plastique issu des résidus de canne à sucre à côté de celui dérivé du pétrole, Danone tente d'améliorer son image «verte». Difficile toutefois d'aller au-delà de 20 % sans risquer de compromettre la qualité et la durée de conservation de l'eau.
 
En dix ans, le groupe a déjà réduit de 20 % la quantité de plastique utilisé pour ses bouteilles. Depuis deux ans, Volvic est l'une des premières marques à introduire du PET (polyéthylène téréphtalate) recyclé jusqu'à 40 % dans sa fontaine de huit litres.
 
Ses bouteilles sont par ailleurs entièrement recyclables. Le groupe se rapproche de son objectif de réduire de 40 % l'empreinte carbone de ses bouteilles entre 2008 et 2011. Le dernier-né de Volvic, encore allégé de 2 grammes, aura une empreinte en CO2 de 35% à 40 % inférieure à celle d'une bouteille standard de la marque.

Surcoût de 15 à 20 % 
Facile à repérer dans les rayons des magasins, cette bouteille sera la seule à porter un bouchon vert. Danone a voulu faire simple. «C'est un sujet compliqué pour le consommateur qui ne fait pas encore la différence entre PET et PET recyclé…  », précise Véronique Penchienati. Les bouteilles de 50 cl seront les premières à franchir le pas le mois prochain, avant le reste de la gamme début 2011.
 
L'Allemagne, premier marché de Volvic avec un tiers des ventes, puis la Grande-Bretagne suivront l'Hexagone. Le prix de Volvic restera inchangé, malgré un surcoût de 15 à 20 % de ce nouveau plastique par rapport au PET classique.
 
Même si le marché reprend timidement depuis le début de l'année (+ 1 %), les minéraliers ne baissent pas la garde. Ils multiplient les promotions (23 % des ventes), communiquent sur les vertus santé de leurs eaux (amélioration du transit pour Hépar, élimination des toxines pour Contrex) et sur leur goût.
 
Chez Nestlé (Vittel, Contrex, Perrier), une étiquette «goût unique» sera bientôt apposée sur chaque bouteille. Par ailleurs, les groupes multiplient les innovations, lancent de nouveaux formats et testent de nouvelles marques. Nestlé teste en France, depuis plusieurs mois, l'un de ses block­busters mondiaux, Pure Life.
 
Le : 11/11/10 
Se nourrir génère deux tonnes de CO2 par personne et par anSrc :    sciencesetavenir
  Toute personne émet l'équivalent d'environ deux tonnes de dioxyde de carbone par an en se nourrissant, selon une étude espagnole qui analyse toute la chaine alimentaire de la production à l’excrétion.
 
 
La production génère la majeure partie du coût environnemental de l'alimentation. SINC

 Une équipe de chercheurs de l'Universidad de Almería (UAL) a estimé l'impact environnemental de l'alimentation espagnole et le rôle que les excréments humains jouent dans le cycle de vie des aliments. C'est la première fois qu'une étude scientifique de ce type s’intéresse à la partie finale du processus alimentaire humain et confirme que les excréments humains contribuent à la pollution de l'eau, surtout par l'azote et le phosphore.
 
 «L'alimentation en Espagne produit des émissions d'environ deux tonnes de dioxyde de carbone par personne et par an et consomme 20 gigajoules d'énergie primaire », explique Iván Muñoz, l'auteur principal de l'étude publiée dans The International Journal of Life Cycle Assessment.  Un chiffre obtenu sur la base d’une consommation moyenne de 881 kg.
 
Les calculs tiennent compte de la production agricole et animale, de la transformation industrielle des aliments, de  la vente et la distribution, de la préparation et de  la cuisson, du traitement des déchets solides (restes de nourriture et emballages), ainsi que des rejets humains.
 
Selon les auteurs, l’agriculture, l’élevage, la pêche et l'industrie alimentaire sont les principales sources d’émission de CO2. Une étude parue en 2007 au Japon avait déjà évalué l’impact environnemental de la consommation de viande.
 
L'excrétion de l'homme fournit des éléments nutritifs
«L'excrétion de l'homme contribue de manière significative à la pollution des eaux  en fournissant de la matière organique et des nutriments, tels que l'azote et le phosphore, qui favorisent la croissance des algues, une diminution du niveau d'oxygène dissous dans l'eau, des mauvaises odeurs et d'autres problèmes liés à l'eutrophisation »complète Iván Muñoz. « Même si ces effets sont minimisés par les procédés de purification effectués avant de rejeter les eaux usées les rivières ou à la mer. »
 
Le chercheur fait remarquer que le retour de ces eaux usées dans l'environnement n'est pas une mauvaise chose en soi, car elles contiennent des éléments nutritifs. « Le problème est que dans de nombreux cas nos rivières ont un niveau d'eau très faible et ont du mal à absorber les eaux usées, non seulement à partir des excréments, mais aussi d'autres sources telles que les pesticides et les engrais utilisés dans l'agriculture et les polluants de l'industrie».
 
En ce qui concerne les émissions de CO2 , « les excréments humains ont un effet net nul sur le réchauffement de la planète, car ils sont compensés par la fixation du carbone dans la photosynthèse. Par conséquent, ils ne contribuent pas à augmenter la concentration de CO2 dans l'atmosphère » conclut Iván Muñoz.
 
La Corée du sud veut installer 500 éoliennes en mer
Src :     enerzine.com
  Mardi 2 novembre, la Corée du Sud a annoncé qu'elle allait construire un parc éolien offshore de 500 turbines (2.500 MW) au large de la côte ouest du territoire d'ici 2019, afin de développer davantage les énergies renouvelables.
 
 
 
 
 
 
 
"Des entreprises comme Hyundai Heavy Industries ou encore Daewoo Shipbuilding and Marine Engineering sont parties prenantes pour intervenir dans le projet éolien d'une valeur de 5,8 milliards d'euros", a déclaré dans un communiqué le ministère de l'économie et de la connaissance.
 
"Compte tenu de la rareté des terrains dans notre pays, les parcs éoliens offshores causent moins de dommages à l'environnement et provoquent moins de plaintes de la part de nos concitoyens, tout en étant une source d'énergie beaucoup plus prometteuse que leurs homologues terrestres" a t'il ajouté.
 
Le gouvernement coréen injectera 29 milliards de wons dans ce projet, tandis que les investisseurs privés financeront le reste.
 
L'Asie est la quatrième économie au monde à importer ses besoins en énergie de l'étranger. Elle entend réduire sa dépendance vis à vis des combustibles fossiles en diversifiant ses sources d'énergies.
 
Climat : le coût exorbitant de l'échec de Copenhague
Src :    nouvelobs.com
  L'Agence internationale de l'énergie estime dans son dernier rapport que cela coûtera au monde
1.000 milliards de dollars en investissements supplémentaires à réaliser d'ici 2030
 
 
 
L'échec du sommet de Copenhague sur le climat coûtera au monde 1.000 milliards de dollars en investissements supplémentaires à réaliser d'ici 2030 pour infléchir les politiques énergétiques, soit 11.600 milliards en tout, selon le rapport annuel de l'AIE publié mardi 9 novembre.
"L'échec de Copenhague nous a coûté au moins 1.000 milliards de dollars", écrit l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans ce rapport sur les perspectives énergétiques mondiales.

Dans son rapport publié il y a un an juste avant le sommet sur le réchauffement climatique, l'agence, qui représente les intérêts des pays industrialisés, estimait que des investissements supplémentaires d'un montant de 10.500 milliards de dollars étaient nécessaires jusqu'en 2030 pour infléchir les politiques énergétiques et éviter des "dommages irréparables" pour le climat.
 
Une "transformation profonde"
Cette année, l'AIE affirme que les "dépenses supplémentaires" nécessaires s'élèvent à 11.600 milliards d'ici 2030, soit "environ 1.000 milliards de plus qu'estimé l'an dernier".

Selon l'agence, dont le siège est à Paris, réduire les émissions de CO2 de manière suffisante pour limiter la hausse de la température de la planète à 2 degrés, accord non contraignant conclu à Copenhague, "nécessiterait une transformation profonde du système énergétique mondial".

"Les engagements annoncés par les pays dans le cadre de l'accord de Copenhague pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ne sont pas, dans l'ensemble, à la hauteur de ce qui serait nécessaire" pour atteindre l'objectif des 2 degrés, déplorent les auteurs du rapport. Seule "une impulsion politique phénoménale" permettrait de respecter cet objectif, affirment-ils.
 
Le : 10/11/10 
Peut-on boir l'eau du robinet sans danger ?Src :     futura-sciences/photo : Crédits DR.
  L'eau du robinet est un produit alimentaire très surveillé. Elle est soumise à de multiples analyses, depuis son origine jusqu'au robinet, et à des contrôles quotidiens. Cette surveillance s'inscrit dans le cadre de la réglementation française et européenne.
 
 
 
 
 
 
Les résultats de ces mesures servent à suivre l'évolution des paramètres représentatifs de la qualité de l'eau. Ils permettent de garantir que l'eau du robinet produite est conforme aux normes sanitaires. Dans de très rares cas, donnant lieu à des informations locales officielles (pollution des nappes dans certains secteurs après de fortes pluies, par exemple), l’eau du robinet n’est plus propre à la consommation. Toutes les informations peuvent être obtenues auprès de la DDASS du département.

Odeur de chlore
L'odeur d'eau de Javel qui se dégage parfois de l'eau du robinet est due au chlore ajouté à l'eau. Le chlore est utilisé pour garantir la totale qualité bactériologique de l'eau durant son transport dans les canalisations jusqu'à votre robinet. Il contribue aussi à la sécurité de votre eau, car il réagit avec la plupart des polluants. Sa disparition à un stade du traitement ou du transport dans les canalisations donnerait ainsi l'alerte.

Voici quelques petites astuces pour faire disparaître l'éventuel goût de chlore :
avant de consommer l'eau, laisser-la couler quelques instants ;
remplissez la carafe d’eau un peu avant de passer à table ;
ayez en permanence une carafe ou une bouteille d’eau au réfrigérateur. Fraîche, et ayant perdu son goût de chlore, elle sera appréciée.

Attention : eau du robinet ou eau en bouteille, une fois ouverte, ne doivent pas être consommées après un ou deux jours, car elles sont progressivement contaminées par les bactéries présentes dans notre environnement quotidien. Ne buvez jamais l'eau retrouvée dans une bouteille entamée, par exemple dans votre voiture !

Présence de plomb
Il faut savoir que l'eau distribuée ne contient que très peu de plomb (5 microgrammes est un chiffre courant). Par contre, si l'eau a stagné dans les tuyaux (par exemple l'eau utilisée en début de journée), elle a pu se charger un peu en plomb si les canalisations (branchement d'immeuble, tuyauteries du bâtiment) sont encore en plomb. Un geste simple : s'il n'y a pas eu d'eau utilisée auparavant (douche, toilette, WC), laisser couler un peu l'eau au robinet avant de boire ou de remplir la carafe.

Aluminium et Alzheimer
Selon certains experts, il y aurait un lien entre les sulfates d’aluminium (alun) utilisés pour épurer l’eau du robinet et le développement de la maladie d’Alzheimer. Ce point de vue est contesté par les experts de l'Afssa. A l’heure actuelle, le débat ne semble cependant pas tranché et les avis divergent, certains scientifiques réclamant une nouvelle étude épidémiologique.
 
Un "serpent solaire" sur l'autoroute de Santa Monica
Src :   ensavoir+
  Vue d'en haut, cela ressemble aux fines écailles d'un serpent qui ondule à travers les palmiers, le long de l'autoroute de Santa Monica.
 
 
 
 
Mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'il s'agit d'une structure d'accueil à la fois destinée à capter les rayons du soleil et à ombrager les automobilistes.

Selon l'architecte suédois Mans Tham : "à cause d'une production d'énergie relativement faible en regard de la surface de panneaux solaires nécessaires, l'attribution de terres devient une question centrale pour ce type de projet".
 
Hormis l'installation d'une centrale solaire géante dans le désert du Mohave, le programme solaire de Los Angeles prévoit de se concentrer sur les toits des bâtiments publics et privés. Aussi, avec ses 800 kms de voies d'autoroutes, le comté de Los Angeles pourrait selon l'architecte être tenté de s'en servir pour édifier des portions solaires.
 
Un tronçon d'autoroute de Santa Monica sur une longueur de 24km pourrait par exemple produire 150 GWh d'énergie par an, soit suffisamment d'électricité pour alimenter les ménages de la ville de Venice, en Californie. Le calcul pour aboutir à ce résultat est le suivant : 24 km (longueur) x 40 mètres (largeur) = 960 000 m2 à couvrir = 600 000 panneaux solaires (1,6 m2). Soit environ 115 MW de puissance qui serait développés à son pic.
Il propose également de construire sur le bas côté des autoroutes des unités de capture de gaz d'échappement dans l'objectif de fabriquer du biocarburant à base d'algues.
 
Le projet a été présenté lors de la conférence intitulée "Vers la métropole" à l'Université de Berkeley, en juin 2010.
 
Du tissu pour se débarrasser des déchets toxiques
Src :    enerzine.com
  Développé dans les années 1980 pour protéger les soldats britanniques contre d'éventuelles attaques chimiques, le tissu en carbone actif pourrait avoir d'autres usages insoupçonnés.
 
 
 
 
 
 
 
En effet, des chercheurs de l'Université d'Abertay Dundee (UAD) ont découvert que ce tissu d'aspect ordinaire demeurait très efficace pour filtrer et éliminer des composés extrêmement nocifs présents dans l'air et dans les éléments aqueux, même en doses infimes.
Les recherches écossaises menées en association avec les filtres à charbon ont montré que le matériau pouvait être utilisé pour créer des réactions chimiques organiques, telles que des radicaux hydroxyles. Ces radicaux sont très instables et réagissent instantanément avec d'autres polluants, même à de très faibles concentrations, de l'ordre de quelques parties par million (1 ppm = 10-6).
Lorsqu'il est combiné avec un oxydant, tel que l'ozone (O3), le processus de filtration est encore plus efficace avec la fabrication de minuscules pores capables d'absorber des molécules organiques sur la toute surface et les transformer en molécules encore plus petites. L'équipe de recherche propose d'utiliser ce matériau peu coûteux dans les hôpitaux. L'objectif serait alors de filtrer à la sortie d'évacuation des eaux usées, les rejets d'antibiotiques et toutes sortes de médicaments.
A échelle industrielle, le procédé permettrait d'éliminer les produits chimiques résiduels difficilement détectables afin d'assainir davantage le système d'eau potable
 
Le : 09/11/10 
Islande: nouvelle menace d'éruption volcanique, six mois après l'EyjafjöllSrc :     20minutes avec AFP
Un nouveau volcan islandais émet des signes avant-coureurs d'une éruption prochaine, ravivant les craintes d'une perturbation du trafic aérien six mois après l'immense nuage de cendre de l'Eyjafjöll, ont annoncé lundi 02/11 des géologues en Islande.
 
 
 
 
Le niveau des eaux de la Gigja a triplé depuis la nuit dernière", a déclaré un scientifique du Bureau islandais de météorologie, Gunnar Sigurdsson, en référence à un cours d'eau descendant du glacier Vatnajökull sous lequel gronde le volcan Grimsvötn.
 
Selon les scientifiques, l'augmentation des eaux de la Gigja provient du lac obstruant le cratère du Grimsvötn.
Le Vatnajökull fond et de l'eau s'accumule dans le cratère jusqu'à ce que la pression entraîne la création d'un flux à l'intérieur du glacier qui, dans ce cas, se jette dans la Gigja.
 
En s'écoulant, l'eau réduit la pression sur le cratère et favorise une éventuelle éruption "à condition que le volume de magma soit suffisant", a précisé la géologue Thorunn Skaftadottir du Bureau de météorologie.
 
En 2004, un tel débordement du lac du Grimsvötn avait été suivi d'une éruption.
Une éventuelle éruption n'interviendra pas avant que la Gigja n'ait atteint un certain niveau. "Je ne sais pas quand ce niveau maximum sera atteint, mais je pense que ce sera dans quelques jours", a ajouté le météorologue, spécialisé dans la mesure des eaux.
 
Par ailleurs, le Bureau de météorologie a enregistré une forte activité sismique dans la région au cours des dernières 48 heures, avec notamment trois importantes secousses de magnitudes comprises entre 2,7 et 4,0 sur l'échelle de Richter.
 
Les autorités islandaises étaient cependant incapables lundi de prévoir d'éventuels risques pour le trafic aérien, alors que l'éruption de l'Eyjafjöll en avril avait provoqué le chaos dans l'espace aérien en Europe.
 
"D'abord, cela dépend s'il s'agit d'une éruption de lave ou de cendres comme dans le cas de l'Eyjafjöll", a expliqué une responsable de la communication de l'aéroport international de Reykjavik-Keflavik, Hjordis Gudmundsdottir.
 
En cas de panache de cendres, il faut encore que "le nuage s'élève haut dans l'atmosphère et que le vent s'en mêle", a-t-elle ajouté.
Selon Mme Skaftadottir, en cas d'éruption du Grimsvötn, il s'agira bien d'une projection de cendres, "mais en volume bien inférieur à celle de l'Eyjafjöll".
"Je ne pense pas qu'elle aura le même impact sur le trafic aérien que celle de l'Eyjafjöll", a assuré la scientifique.
 
Exemple de centrale solaire PV en toiture à Castries
Src :    enerzine.com
  La société Neoen - filiale du Groupe Direct Energie - a annoncé hier la réalisation d'une centrale solaire photovoltaïque en toiture sur un bâtiment de 1800 m2 à Castries (Hérault), pour un investissement d'1 million d'euros.
 
 
 
 
 
 
 
Confrontés au mauvais état de leur toiture en fibrociment, amiantée et présentant de réels problèmes d'étanchéité, les propriétaires d'un bâtiment industriel, a fait appel à neoen pour financer et entreprendre les travaux de rénovation.
 
La réalisation du chantier a été effectuée par Genesol, bureau d'étude spécialisé dans le solaire et filiale de neoen. Les travaux ont duré 4 mois et entre 2 et 10 personnes ont été mobilisées à temps plein pour mener à bien la construction, dans les corps d'états suivants : charpentiers métalliques, électriciens, couvreurs.
 
Pour réaliser cette toiture solaire, neoen a opté pour des panneaux en silicium polycristallin, car selon la société, cette technologie offre "un bon rapport qualité/prix, un impact environnemental réduit par l'absence de métaux lourds ainsi qu'une excellente longévité et une grande résistance aux intempéries".
 
L'intégration au bâti a été réalisée à l'aide du système SolarSit. Celui-ci permet une pose de qualité, rapide, efficace et esthétique, tout en garantissant dans le temps l'étanchéité totale de la toiture, notamment grâce à des bacs en acier spéciaux traités anticorrosion, munis d'absorbeur d'humidité et étudiés pour la ventilation des modules solaires.
 
D'une puissance de 221,8 kWc, l'installation de 944 panneaux solaires sur 1.800m2 de toiture, produira annuellement 252 MWh, soit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 180 ménages.
 
Pour Antonin Elio Bosco, propriétaire du bâtiment « L'installation de la centrale s'est faite dans les règles de l'art, avec une attention particulière au respect des activités pratiquées sous le bâtiment pendant la phase de construction. Le projet nous permet, bien sûr, de disposer d'une toiture neuve sans aucun investissement, mais également d'apporter une valeur ajoutée aux entreprises qui louent ce bâtiment ».
Durant 30 ans, Neoen en assurera l'exploitation tout en versant un loyer aux propriétaires.
 
Le :08/11/10 
Grenelle de l’environnement : un premier bilan plus que mitigéSrc :     maxisciences
 
 France – Trois ans après le Grenelle de l’environnement, les conclusions du premier bilan sont très variables en fonction des rédacteurs. Un comité d’experts se montre très enthousiaste alors que le Réseau Action Climat (RAC) se veut beaucoup moins positif.
 
 
 
 
 
 
 
 
n comité d'experts a remis au ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo un rapport selon lequel les trois quarts des dispositions prises lors du Grenelle de l'environnement  (en octobre 2007) sont réalisées ou en cours de réalisation.
De son côté, le Réseau Action Climat qui représente en France les ONG qui se sentent concernées par le changement climatique, est beaucoup moins optimiste. A la lecture de ce rapport, le président de Greenpeace France, Pascal Husting, déplore "une logique comptable mais pas qualitative". Selon lui, "la véritable question, on ne se la pose pas : est-ce que ces mesures-là vont vraiment permettre de préserver le climat et la biodiversité ?"
Exemples significatifs de la double interprétation possible du rapport avec les secteurs du bâtiment, des transports et des énergies renouvelables.
Le bâtiment
Le comité d'évaluation retient que "dans le résidentiel privé et social, 250.000 logements ont déjà été rénovés entre l'été 2009 et l'été 2010, grâce aux mesures incitatives du Grenelle" (il s’agit par exemple de l'éco-prêt à taux zéro et de l'éco-prêt logement social). Le RAC estime lui que les rénovations, souvent incomplètes, peuvent devenir contreproductives. L’absence de programme précis et le manque d'une forte mobilisation des professionnels du secteur posent problème.
Les transports
Le comité d'experts note la réduction des émissions de CO2 des véhicules neufs (de 149 à 130 grammes de CO2/km).
Le RAC note de son côté que les efforts promis n'ont pas été réellement consentis, citant le report de la taxe kilomètre à 2011 (dans le meilleur des cas) et l'absence d'une taxe sur le kérosène pour compenser l'impact du transport aérien.
Le comité rapporte que plus de 800 km de lignes à grande vitesse sur les 2.000 programmées d'ici 2020 sont déjà en cours de réalisation, quant le RAC dénonce lui la relance d'un développement de plus de 1.000 km de routes. Le RAC précise également que le vélo, utilisé à plus de 10% en Allemagne et en Europe du Nord, est utilisé par à peine 3% des Français.
Les énergies renouvelables
D'après le rapport du comité d'experts, le secteur des énergies renouvelables a connu un développement considérable (+600% entre 2007 et 2009 pour l’énergie solaire et +91% pour l'éolien).
Le Réseau Action Climat pointe surtout les dispositions du Grenelle 2, qui compliquent les normes d’implantation d'éoliennes, ce qui risque de ralentir grandement le développement de ce type d’énergie. Pourtant, la France souhaite porter la part des énergies renouvelables à 23% d'ici 2020.
Parmi les autres mesures prises au Grenelle en 2007, rappelons également l'incitation à la réduction et au tri des déchets ménagers, la mise en place du bonus-malus automobile, le doublement des tramways et des lignes de TGV,  le moratoire sur les OGM, la mise aux normes de 146 stations d’épuration et la mise en place d’aires marines protégées.
 
GB : lancement de la 1ère station de charge sans fil 
Src :    enerzine.com
 
 L'action se passe au Royaume-Uni. Une borne de recharge sans fil ( IPT - Induction Power Transfer) pour véhicules électriques a été lancée pour la première fois à Londres. Le système de charge est décrit par la société HaloIPT, comme étant "sûr, efficace et demeure un moyen pratique de transférer de l'électricité sans recourir à un quelconque câble."
 
 
 
 
 
Le système de transfert d'énergie par induction permettra à une voiture équipée d'un récepteur spécial d'être rechargée automatiquement lors d'un stationnement prolongé ou lors d'une conduite sur des routes dotées de blocs spéciaux insérés sous le bitume.
 
La société envisage ainsi d'équiper des tronçons routiers du périphérique britannique (l'autoroute M25) situé dans la région du Grand Londres, avec son système à induction magnétique, dans l'objectif d'alimenter les batteries et cela sans s'arrêter. D'une longueur de 188 km, le M25 voit défiler 200.000 véhicules par jour !
 
HaloIPT affirme que "l'électrification" de grands axes routiers permettra d'accroître considérablement l'autonomie et la démocratisation des véhicules électriques.
 
L'IPT a été conçu pour être compatible avec toutes sortes de véhicules électriques (du vélo au poids lourds). Le système peut fonctionner quelque soit les conditions météorologiques et même si le conducteur n'aligne pas correctement la voiture avec les patins intégrés sous l'asphalte.
Le dispositif a été testé par HaloIPT sur une Citroën C1, baptisée EV'ie, pour constater réellement la performance de charge de l'IPT. Dans les faits, il aura fallu 6 heures pour charger complètement l'EV'ie à 20% de ses capacités, avec de l'électricité provenant d'une prise de courant domestique. La société affirme également que son système pourra fonctionner, même à des distances éloignées allant jusqu'à 40 centimètres.
« Nous voulons utiliser l'IPT pour briser les barrières à l'adoption en masse des voitures électriques », a déclaré le PDG d'HaloIPT, Anthony Thomson. "Le maintien à bas coût du véhicule électrique reste pour nous une priorité" a t'il ajouté.
 
Le :05/11/10 
Nagoya, le sommet sur la biodiversité se termine sur une bonne noteSrc :     futura-sciences
Le sommet sur la biodiversité s’est clos à Nagoya sur des objectifs concrets : augmentation des surfaces de terres et d’océans à protéger, répartition plus équitable des ressources génétiques et création d’un organisme, l’IPBES, sorte de Giec de la biodiversité.
 
 
 
 
 
 
Il s’est passé quelque chose à Nagoya. La dixième conférence des parties à la convention sur la diversité biologique (COP 10) a accouché d’un accord réaliste pour enrayer la dégradation de la biodiversité, sous la forme d’un plan d’action pour la période 2010-2020. Ce sommet réunissait 193 pays signataires d’une convention née en 1992, dont ne font pas partie les États-Unis, qui étaient logiquement absents au Japon.
Les objectifs chiffrés concernent les aires de protection de la biodiversité. En milieu terrestre, elles devront passer en 2020 à 17 %, contre 13,5 aujourd’hui. Dans les océans, la surface protégée devra être multipliée par dix, passant de 1 à 10 %. Ces valeurs résultent de compromis. La France, par exemple, plaidait pour 25 % des terres et 15 % des mers.

Les participants devaient aussi parler des bénéfices des ressources génétiques. Les grands industriels de la chimie, de la pharmacie et de la cosmétique exploitent en effet les plantes et les animaux des milieux tropicaux, mais aussi les savoirs traditionnels, pour y dénicher des molécules intéressantes mais sans que les droits des pays concernés soient reconnus.
Sus aux biopirates

Le protocole APA , pour Accès et le partage des avantages (ou en anglais ABS, Access and benefit sharing), a été signé durant ce sommet, après huit années de négociations, et restera peut-être connu sous le nom de protocole de Nagoya. Il entrera en vigueur en 2012. Il imposera l’accord d’un pays pour l’exploitation de telles ressources (y compris ce que l’on appelle les savoirs traditionnels) et déterminera comment répartir les rétributions. Là aussi, il s’agit d’un compromis et des ONG ont exprimé leur regret que les termes soient trop flous pour lutter efficacement sur ce que beaucoup appellent la biopiraterie.

L’accord de Nagoya prévoit également de réduire le « rythme d’appauvrissement de tous les habitats naturels » et donne l’objectif d’en finir avec la surpêche. Dans le même état d’esprit, les signataires s’engagent à supprimer les subventions qui iraient à des méthodes nocives pour la biodiversité.

Enfin, l’ONU « est invitée » à créer un nouvel organisme, déjà baptisé IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem services) et qui constituerait une sorte d’équivalent du GIEC pour la biodiversité. Cette entité réunirait toutes les données scientifiques sur la biodiversité et produirait des documents d’informations destinés aux décideurs politiques.
 
La marine US s'essaie au biocarburant à base d'algues 
Src :     enerzine.com
  La marine américaine a testé vendredi dernier la propulsion d'une vedette rapide (canonnière) de 49ft (15 mètres) avec dans son réservoir du biocarburant à base d'algues et de diesel.
 
 
 
 
 
 
 
 
Les essais réalisés avec succès sur la base navale américaine de Norfolk, en Virginie, font partie d'un effort global de la Marine US visant à approvisionner d'ici à 2020 sa flotte pour moitié, en un mélange de carburants renouvelables et pour l'autre en combustibles nucléaires.
 
Actuellement, le nucléaire couvre une proportion moindre - environ 16% - dans le poste énergie, le solde étant fournit par des sources conventionnelles (pétrole, gaz).
 
La marine US prévoit par ailleurs de lancer en 2012 sa première force mobile verte, une unité composée d'environ 10 bâtiments navals (navires et sous-marins) et avions fonctionnant sur un mixte énergétique, en biocarburants et  en énergie nucléaire, pour un déploiement réel en 2016.
 
Record : un véhicule électrique roule 600 km non-stop 
 Src :   enervol/DBM
  Dans le cadre d'un projet de démonstration financé par le Ministère fédéral allemand de l'économie et de la technologie (BMWi), un véhicule électrique revisité par la société berlinoise DBM Energy a parcouru dans la nuit du 25 au 26 octobre la distance de 600 km sans recharge.
 
 
 
 
 
 
 
L'Audi A2 ainsi modifié a établi un nouveau record mondial en reliant Munich à Berlin, en 7 heures environ, sans arrêt, et par des températures proches de 0°C. Le véhicule était équipé d'une nouvelle batterie de forte puissance à base de Lithium-métal-polymère, conçue par DBM Energy, et d'un système intelligent de gestion de la batterie. Comparable à un véhicule classique, l'Audi A2 disposait de 4 places assises, d'un coffre, d'une climatisation, d'une radio / CD, etc.
 
Rainer Brüderle, Ministre fédéral de l'économie et de la technologie, s'est exprimé en ces termes : "Je tiens à féliciter la société technologique DBM Energy ! Notre soutien financier à ce projet est un succès. Le record de distance établi vient démontrer que parcourir 600 km avec un véhicule électrique ne constitue aucunement une utopie. Aucune voiture au monde n'avait à ce jour réalisé une performance similaire. La technologie de batterie développée en Allemagne a le potentiel de mener notre pays à une position de leader sur le marché de l'électro-mobilité. Il s'agit maintenant de faire converger cette technologie de batterie à haute efficacité vers une production de série en Allemagne, et de la rendre disponible pour un emploi à grande échelle dans des véhicules électriques."
 
Pour conclure, la technologie de batterie DBM est utilisée depuis un an dans le domaine de la logistique.
 
Le : 04/11/10 
Un spray pour transformer l'acier en panneaux solaires Src :     ensavoir+
 
  Tata Steel-Corus et l'Université de Swansea (Pays de Galles, Royaume-Uni) travaillent actuellement sur une nouvelle technologie qui permettrait de rendre des feuilles d'acier génératrices de courant à la manière des cellules solaires, grâce à un revêtement de colorants photo-sensibles.
 
 
 
 
 
 
 
Cette technologie qui implique des tôles en acier pourrait s'appliquer à grande échelle et serait même très efficace sous un soleil diffus. Par conséquent, les pays ayant des latitudes plus élevées ou des ressources limitées en énergie solaire pourraient générer de grandes quantités d'électro-solaire.
 
Tata a récemment investi dans une entreprise américaine, Sun Catalytix, qui a conçu un catalyseur à faible coût associant pile à combustible et énergie solaire afin de produire de l'énergie.
 
Dans l'hypothèse où des tôles d'acier recouvriraient les 4 milliards de m2 de toitures et de façades au Royaume-Uni, cela serait suffisant pour fournir un tiers de la demande du pays en énergie renouvelable, d'ici 2020.
 
Selon le consortium constitué, les gains technologiques semblent élevés car le processus d' «impression» de colorants sur tôles d'acier est déjà maîtrisé par Tata Steel Europe, filiale de Corus.
 
Selon eux, l'intégration à faible coût de produits à énergie solaire aux bâtiments existants serait économiquement rentable, car l'investissement est minimal sur l'infrastructure. En effet, les coûts d'acquisition de terrains, ou l'achat de milliers de panneaux solaires en les reliant au réseau principal est évité
Enerkem : feu vert pour sa bioraffinerie du Mississippi
Src :     enerzine.com
  La société québécoise Enerkem, spécialisée dans le développement et la fabrication de biocarburants a annoncé que le projet d'usine de production d'éthanol de sa filiale américaine, avait été déclaré conforme aux exigences environnementales fédérales américaines.
 
 
 
 
 
 
 
En effet, il y presque un an, Enerkem a obtenu un financement de 50 millions de dollars de la part du département américain de l'Énergie (Department of Energy (DOE)) pour sa bioraffinerie de Pontotoc, située dans le Mississippi.
 
Ce financement était conditionné à ce que le projet soit conforme aux exigences de la loi sur la politique environnementale nationale (National Environmental Policy Act (NEPA)). Ainsi, l'étude du DOE a conclu que le projet ne présentait aucun impact environnemental significatif. Cette décision donne le feu vert à Enerkem pour réaliser son projet sans que d'autres études environnementales fédérales soient nécessaires.
 
"La conclusion de l'étude environnementale fédérale pour l'usine de production d'éthanol à partir de déchets d'Enerkem au Mississippi nous permet de franchir une étape très importante. Nous sommes ravis d'avoir fait un pas de plus vers la réalisation de notre deuxième usine commerciale de biocarburants", a déclaré Vincent Chornet, son PDG.
 
Le processus d'évaluation environnementale du DOE comprenait une période de consultation publique qui a débuté par la diffusion d'un avis adressé aux agences fédérales, d'État et locales, aux administrations tribales, aux élus, aux entreprises, aux organismes et aux groupes d'intérêt particulier ainsi qu'à des membres du public. Ces intervenants disposaient de trente jours pour soumettre leurs commentaires sur le projet.
En août dernier, Enerkem a commencer à Edmonton, en Alberta, la construction de sa première usine commerciale de production de biocarburants, à grande échelle, en Amérique du Nord. La construction de l'usine d'Enerkem au Mississippi devrait débuter en 2011.
 
Le concept Twist Renault pour contrer la i-MiEV ?
Src :   renault Credit image : © David Cardoso
  Alors que Mitsubishi a créé un partenariat fort avec le groupe PSA Peugeot Citröen, pour lancer des variantes de son i-MiEV - iOn et C-Zero -, le designer automobile David Cardoso a dessiné un véhicule électrique dédié à la firme Renault.
 
 
 
 
 
 
 
Baptisé "Twist", son concept de véhicule électrique serait selon lui, le vrai rival de l'i-MiEV. Le futur modèle serait aussi destiné à combler le vide qui existe entre la Twingo et la Modus MPV.
 
 La Twist est considérée comme entrant dans la gamme des mini-citadines 100% électrique.
 
Pour offrir plus de visibilité au conducteur comme aux passagers, le concept car dispose d'un large pare-brise prolongé par un toit en verre. L'arrière ressemble étrangement à la précédente génération de la mégane.
 
Enfin, comme le véhicule est alimenté uniquement par des batteries, les pots d'échappements ont été remplacés par des feux.
Encore une fois, ce n'est qu'un concept dessiné, rien ne dit que Renault suivra cette voie.
 
 
Le :03/11/10 
Le Danube exposé à d'autres catastrophesSrc :    Lefigaro.fr
  Sur 3000 km, ses rives sont jalonnées de vieux dépôts datant de l'époque communiste où sont stockées des matières toxiques.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour les 850 habitants de Kolontar, le spectre d'une deuxième inondation de boues rouges s'éloigne: la construction d'une haute digue de protection était pratiquement achevée ce lundi soir. Mais pour le Danube, les dangers sont toujours bien réels: selon la Commission internationale pour la protection du Danube (ICPDR), 150 sites industriels plus ou moins vétustes jalonnent ses 3 019 kilomètres.

Autant de «bombes à retardement» que la catastrophe de lundi dernier dans l'usine d'aluminium d'Ajka (à l'ouest du pays), qui a fait huit morts, aura eu au moins le mérite de mettre en lumière. «L'industrie et l'exploitation minière, rappelle-t-on à l'ICPDR, représentent entre 31 et 42% du PIB des pays riverains, et entre 29 et 50% de leurs emplois.
 
Ces secteurs utilisent 5,7 milliards de mètres cubes d'eau du fleuve chaque année». De nombreuses usines ou mines datant de l'époque communiste ne sont plus en service. Mais des matières toxiques sont toujours conservées dans de vieux dépôts qui se fragilisent avec le temps…
Rien qu'en Hongrie, plusieurs autres bassins stockent une boue rouge tout aussi corrosive que celle d'Ajka, indique l'organisation WWF. Le plus important est situé à Almasfüzitö, sur les bords du Danube, à 80 km en amont de Budapest.
 
Quelque 12 millions de tonnes de boue sont réparties dans plusieurs réservoirs sur une surface de 40 hectares. Le tout sur une zone sismique… «Si le bassin cède, l'approvisionnement en eau potable d'une bonne partie de la Hongrie serait menacé», prévient Andreas Beckmann, expert de WWF.

Sous le contrôle de l'État
En Serbie, deux raffineries sont très proches du fleuve. À Pancevo, près de Belgrade, se trouvent notamment des unités de fabrication d'engrais et de chlorure de vinyle, très toxique. Le WWF juge le site de Tulcea, en Roumanie, où est également stockée de la boue rouge sur environ 20 hectares, comme l'un des plus dangereux. Des fuites se sont déjà produites, et un accident similaire à celui de lundi aurait «un effet dévastateur sur le delta du Danube».

En Hongrie, les autorités continuent d'évaluer les responsabilités dans la catastrophe. Le DG de l'entreprise MAL -propriétaire de l'usine d'où est partie la pollution-, Zoltan Bakonyi, a été placé en garde à vue. Le premier ministre, Viktor Orban, a déclaré ce lundi au Parlement que les victimes devaient être indemnisées, que les emplois à l'usine d'aluminium devaient être sauvés, que les responsables devaient rendre des comptes et qu'il fallait identifier les autres sites industriels à risques. «Jusqu'à ce que ces quatre tâches aient été réalisées dans leur ensemble , a-t-il insisté, il faut placer sous le contrôle de l'État l'entreprise responsable et ses avoirs sous séquestre

Alors que trois experts de l'UE viennent d'arriver pour conseiller les autorités, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a annoncé qu'il profiterait de sa visite, ce mardi à Budapest, pour proposer une meilleure réponse, à l'avenir, aux catastrophes industrielles.
 
 
Le trou dans la couche d'ozone a-t-il contribué à accroître l'extension de glace antarctique sur la mer ?
Scr :  bulletins-electroniques.com
  Alors que la fonte de la glace arctique s'est accélérée de manière assez spectaculaire depuis les années 1970, dans le même temps la glace antarctique a eu tendance à se développer dans les mers de l'extrême sud.
 
 
 
 
Face à cette constatation, certains scientifiques ont suggéré que l'augmentation pourrait être due au trou d'ozone situé au dessus de l'Antarctique. En effet, des simulations indiquaient que le trou d'ozone induisait un changement important dans la circulation atmosphérique en été austral.
 
Afin de vérifier ces hypothèses, un chercheur du Département de Physique de l'Université de Toronto, Michael Sigmond, et un chercheur du Centre Canadien de Modélisation et d'Analyse d'Environnement Canada, John Fyfe, ont utilisé un modèle climatique, tenant compte des changements mensuels observés de l'ozone stratosphérique de 1979 à 2005, afin de simuler les effets de l'appauvrissement de l'ozone stratosphérique sur la glace en mer antarctique.
 
Contrairement aux prédictions précédentes, le modèle de Sigmond et Fyle montre que la diminution de la couche d'ozone se traduit par une diminution tout au long de l'année de la glace en mer antarctique et non une augmentation telle qu'elle est actuellement observée. Ces résultats suggèrent que des processus autres que la couche d'ozone doivent être à l'origine du développement de la glace en mer antarctique.
 
Les auteurs indiquent qu'il est difficile à l'heure actuelle de comprendre pourquoi les évolutions du niveau de glace dans les mers de l'hémisphère Sud et de l'hémisphère Nord sont si différentes.
 
ECONOMIE DE CHAUFFAGE dans un petit logement.
Src:     bricoleurdudimanche
Vous avez un petit logement chauffé à l'électricité. Vous coupez le chauffage lorsque vous vous absentez pour réduire la note, vous n'avez pas tort.

Mais lorsque vous rentrez le soir, il ne fait pas chaud.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Procurez vous un petit radiateur soufflant céramique, il va vous permettre d'avoir un chauffage instantané dans la pièce principale, et vous le faites fonctionner environ 1/4 d'heure, et en même temps vous mettez en marche le radiateur de la pièce avec thermostat deux chiffres au dessus du déclic. Ensuite vous ajusterez la température en fonction d'un thermomètre placé dans la pièce.
 
Vous placez le radiateur soufflant judicieusement pour profiter au maximum de la chaleur. Il va remonter rapidement la température de la pièce et ensuite vous l'arrêtez.
 
COMBIEN çA COUTE ???? si on a un radiateur de 1500 watts, vu que la pièce est froide au départ, la résistance va fonctionner en continu pendant un quart d'heure. cela donne 1/4 x 1500 watts = o,375 KW
 
Le kw en heure pleine coûte environ 0,12 euros DONC cela fera :
0,12 x 0,375 = 0,045 euros soit 4,5 CENTIMES D'euro pour remonter la pièce en température. et encore on peut réduire cette dépense en mettant le radiateur sur demi puissance au bout d'un moment et là il consommera deux fois moins à partir du moment où la puissance est réduite.
 
Bien entendu, si on avait laissé le chauffage toute la journée, on aurait consommé infiniment plus.
PRIX DE L'APPAREIL : j'ai trouvé un radiateur soufflant céramique 750/1500 watts à BR..O M..ché en promo à 13,90 euros, il a un thermostat et deux puissances et fonctionne très bien.
Autrement dit, ça ne vaut pas le coup de se geler.
 
Bon, ces appareils sont valables pour un chauffage rapide et ponctuel, mais vous pouvez le prendre aussi dans votre salle de bain et le mettre loin de toute projection d'eau et l'utiliser le temps de la douche, ou bien préchauffer la salle de bain avant la douche et arrêter avant d'entrer. Cela évite de faire fonctionner le chauffage de la salle de bain 24 h/24 alors qu'on n'y passe que 20 mn par jour.

Là aussi on imagine l'économie réalisée, tout en conservant le confort.
Ceci est encore plus valable pour les étudiants qui sont souvent limités financièrement.
Qui plus est : économiser du chauffage, c'est bon pour le porte monnaie et aussi pour la planète...
 
 
Le : 02/11/10 
Acquis scientifiques sur le réchauffement climatiqueSrc : academie des sciences
  L'Académie des Sciences a remis un rapport à Valérie Pécresse, jeudi, montrant qu'il y a bien un phénomène de réchauffement climatique non provoqué par l'activité solaire, mais par l'augmentation de CO2, "incontestablement due à l'activité humaine".
 
 
 
 
 
 
Ce réchauffement climatique s'explique notamment par une concentration des gaz à effet de serre, et en premier lieu à la concentration du CO2 dans l'atmosphère depuis une trentaine d'années. Plusieurs indicateurs indépendants montrent en effet, une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003.
 
Cette augmentation de CO2 constitue pour l'Académie une menace pour le climat et, de surcroît, pour les océans en raison du processus d'acidification qu'elle provoque.
 
Cependant, un certain nombre d'incertitudes doivent encore être levées.
 
Tout d'abord, les mécanismes pouvant jouer un rôle dans la transmission et l'amplification, en particulier, de l'activité solaire ne sont pas encore bien compris. "L'activité solaire, qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975, ne peut être dominante dans le réchauffement observé sur cette période," note le rapport.
 
Ensuite, des incertitudes importantes demeurent sur la modélisation des nuages, l'évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan-atmosphère, l'évolution de la biosphère et la dynamique du cycle du carbone.
 
Enfin, les projections de l'évolution climatique sur 30 à 50 ans sont peu affectées par les incertitudes sur la modélisation des processus à évolution lente. "Ces projections sont particulièrement utiles pour répondre aux préoccupations sociétales actuelles, aggravées par l'accroissement prévisible des populations", conclut le rapport.
 
Le débat à huis clos mené par l'académie des sciences "était un mal nécessaire" explique la ministre de la Recherche Valérie Pécresse. Et d'ajouter "ce débat est d'ores et déjà un acquis institutionnel, il va falloir le prolonger, notamment sur les perspectives à 30 et 50 ans".
Le vent souffle moins fort dans l'hémisphère Nord Src :    enerzine.com
 Est ce une mauvaise nouvelle à venir pour l'éolien ?
 
 
 
Une première étude d'envergure de l'évolution des vents dans l'hémisphère Nord a été publiée par des chercheurs du LSCE (1) (CEA- CNRS- UVSQ) et du CEPMMT (2).

L'analyse poussée des enregistrements de plus de 800 stations de mesures du vent indique une baisse de la vitesse du vent de l'ordre de 10% en moyenne depuis trois décennies, dans plusieurs régions du globe : aux Etats Unis, en Chine, en Australie et dans quelques pays d'Europe.
 
Cette étude publiée en ligne par Nature Geoscience le 18 octobre 2010 a été menée au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, en collaboration avec le Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen terme (CEPMMT — ECMWF 3 en anglais) constitue une première de par l'ampleur de l'analyse. Jusqu'à présent la qualité souvent insuffisante et l'hétérogénéité des observations du vent effectuées à partir d'anémomètres 4 n'avaient pas permis une étude à l'échelle globale de son évolution à long terme.
 
Ici, les chercheurs ont mené une analyse statistique approfondie des enregistrements de plus de 800 stations de mesure du vent depuis 1979, à une altitude inférieure à 10 mètres au dessus du niveau du sol. L'analyse des tendances révèle un phénomène majeur : le vent a décliné sur la plupart des régions des latitudes tempérées des surfaces terrestres de l'hémisphère nord (voir la figure ci-dessous), une baisse de l'ordre de 10% en moyenne. L'étude révèle aussi que sur l'Asie, ce sont les vents modérés à forts qui ont décliné le plus rapidement.
 
L’étude tente également de comprendre la raison de ce déclin. En utilisant des simulations numériques effectuées au CEPMMT et au LSCE, des observations satellitaires et des radio-sondages 5, les auteurs montrent que cette baisse du vent peut s’expliquer par des changements dans la circulation générale de l’atmosphère depuis 30 ans, et surtout par l’augmentation de la végétation : les vagues de reforestation, par exemple en Sibérie, ont augmenté ce que les chercheurs appellent la « rugosité » du sol, c’est-à-dire la capacité des éléments de la surface du sol à freiner les vents.

Référence : Northern Hemisphere atmospheric stilling partly attributed to an increase in surface
roughness, Robert Vautard, Julien Cattiaux, Pascal Yiou, Jean-Noël Thépaut, Philippe Ciais, Nature Geoscience, 18 octobre 2010.
1 Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement
– LSCE/IPSL. http://www.lsce.ipsl.fr
2 Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen terme
3 ECMWF : European Centre for Medium-Range Weather Forecasts.
4 Anémomètre : appareil permettant de mesurer la vitesse ou la pression du vent.
5 Radio-sondage : mesures météorologiques de l’atmosphère faites par des ballons.
 
Le : 29/10/10 
Bruxelles alloue 146 ME dans les projets énergétiques
Src :     enerzine.com
 
  Mardi, le Parlement européen a donné son feu vert pour débloquer la somme de 146 millions d'euros qui vise à financer des projets d'économie d'énergie, d'efficacité énergétique et d'énergie renouvelable.
 
 
 
 
Ces fonds seront disponibles à partir du 1er janvier 2011 et devront être attribués en totalité avant le 31 mars 2014.
Destinés aux responsables locaux et régionaux ils seront consacrés principalement aux financements de projets qui devront être économiquement et financièrement viables, et cela dans le but d'obtenir un retour sur investissement en temps voulu.
 
Les contributions à ces fonds spéciaux pourront prendre la forme de prêts, de garanties, de fonds propres ou d'autres produits financiers. Jusqu'à 15% des fonds pourront être utilisés pour fournir une assistance technique aux autorités publiques afin de mettre en place de tels projets. La commisison de l'énergie indique que "l'équilibre géographique sera un critère important dans la sélection des projets".
 
L'amendement de loi concernant le plan de récupération de l'énergie (EERP) prévoit de canaliser les montants non dépensés dans un nouveau fonds, afin de financer des projets relatifs à :
•la rénovation de bâtiments publics et privés pour améliorer l'efficacité énergétique ou pour passer aux énergies renouvelables;
•la construction de systèmes de chaleur et d'électricité à base de renouvelable et leur intégration dans des réseaux de distribution / d'électricité;
•le développement de solutions urbaines "propres" dans les transports publics, notamment les véhicules électriques et à hydrogène;
•l'amélioration des infrastructures locales comme des éclairages publics plus efficaces, le développement du stockage de l'électricité, les compteurs et les réseaux intelligents.

Le plan de relance européen qui a été lancé en 2009, vise à stimuler la relance économique par le biais en autres, de financement de projets énergétiques comme les interconnexions gazières et d'électricité, les parcs éoliens offshores, et les projets de capture et de stockage du carbone (CSC). En 2010, un total de 3,98 milliards d'euros a été affecté à ce plan.
 
FRANCE : Augmentation des factures d'electricité / CSPE et solaire : Enerplan remet les pendules à l'heure
Src :      enerzine.com
  "Laisser entendre que le déficit de la Contribution au Service Public de l'Electricité (CSPE) - 1,6 milliard d'euros à fin 2010 - serait à mettre à la charge du coût d'achat de l'électricité solaire, ce qui justifierait l'augmentation du prix de l'électricité de 3 à 4% dès 2011, relève de l'injustice" s'est défendue mardi Enerplan, l'association professionnelle de l'énergie solaire.
 
 
 
 
 
 
La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) note dans son rapport d'activité 2009 à propos des charges prévisionnelles 2010 pour la CSPE, «une hausse significative des charges liées à l'obligation d'achat évaluées à près de 1 240 M€, dont 528 M€ au titre des énergies renouvelables. Les charges liées a la péréquation tarifaire sont également en augmentation et s'élèvent à 918 M€ »
 
D'après Enerplan, "les chiffres sont têtus et ne peuvent mettre en accusation la charge financière du photovoltaïque, pour justifier la prochaine augmentation de l'électricité".
 
L'assocation avance les arguments suivants  :
Le déficit de CSPE qui prospère depuis quelques années, n'est pas grevé par le développement de l'électricité solaire en France – marginal avant 2009 et encore non significatif en 2010/11 – mais est impacté entre autre par la subvention de la cogénération (828 M€ en 2008, 521 M€ en 2009, 668 M€ en 2010), ou encore par les charges prévisionnelles liées au TarTAM (retour à un tarif semi-réglementé pour les entreprises parties vers le marché libre et revenues s'abriter sous la solidarité nationale) estimées par la CRE de 361,7 M€ en 2010.
 
Le photovoltaïque, avec moins de 800 MW connectés d'ici fin 2010, ne devrait guère peser dans la CSPE que pour 120 M€ cette année, selon la CRE.
 
Cependant, elle reconnait que le financement du développement de l'électricité solaire d'ici l'atteinte de la parité réseau avant 2020, constitue "un véritable challenge qui appelle une démarche de démocratie énergétique".Et d'ajouter, "ce développement qui intègre la lutte contre l'inflation énergétique, aura un impact maîtrisé sur la facture d'électricité des Français. Nous devons avoir une approche transparente des enjeux financiers, de façon holistique pour prendre en compte l'ensemble des externalités, non liées au coût du développement de la production électrique d'origine renouvelable, qui alourdiront la facture électrique des Français".
 
La revendication d'Enerplan est la suivante : elle demande un effort de transparence pour éclairer les Français et ne pas les laisser croire, que le rattrapage de la CSPE en 2011 soit imputable à l'achat d'électricité solaire.
 
Pour terminer, elle rappelle que la part du photovoltaïque dans la CSPE coûtera en 2010 à un ménage moyen - qui consomme 3500 kWh/an - moins d'un euro par an, et guère beaucoup plus en 2011 "nous sommes très loin de la nécessité d'augmenter le prix de l'électricité de 3 à 4 % pour financer les kWh solaires"
 
La biodiversité marine à l'honneur à l'Ambassade de France
  Il n'y a pas qu'à Nagoya que l'on parle de biodiversité ....
Dans le cadre de l'Année Internationale de la Biodiversité, s'est tenu mardi 19 octobre à l'Ambassade de France aux Etats-Unis, le symposium "Ocean Exploration, Governance and Ten Years of Discovery".
 
 
 
 
 
 
 
Cet événement, centré sur la biodiversité marine, a couvert les innovations technologiques issues de la réalisation du film "Océans" de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud (2010), la gouvernance marine avec l'exemple de la coopération franco-américaine et la première présentation publique aux Etats-Unis des résultats du Census of Marine Life (CoML), conclu il y a quelques mois.
 
Le panel d'intervenants était composé de représentants d'organismes de recherche tels que le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) ou l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), le MNHM (Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris) et le Smithsonian, mais également de décisionnaires de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).
 
Filmer les espèces marines n'est pas une mince affaire
L'un des producteurs exécutifs du film Océans, M. Olli Barbe, a détaillé les défis technologiques que l'équipe de tournage a dû affronter durant les quatre années de tournage

Afin de concilier les contraintes du milieu marin et les exigences de tournage d'un film, plusieurs dispositifs ambitieux ont été conçus, notamment un mini-hélicoptère électrique et des caméras amphibies "torpilles" pour suivre les déplacements des animaux marins. L'équipe du film a travaillé en étroite collaboration avec celles du CoML, fournissant des images et une aide au recensement, tandis que ces dernières assuraient la pertinence scientifique du film. Cette présentation était suivie d'une projection de la version longue du film, inédite aux Etats-Unis, où c'est la version produite par Disney qui est diffusée.
 
Aires marines : une coopération France - Etats-Unis jeune mais fructueuse
 
La responsable des questions climatiques et internationales au sein du Office of National Marine Sanctuaries ("Bureau des Sanctuaires Marins Nationaux", NOAA), Elizabeth Moore, a présenté la coopération entre les Etats-Unis et la France en matière de gouvernance marine. En novembre 2009, l'Office of National Marine Sanctuaries (au sein de la NOAA) et l'Agence des aires marines protégées (crée en 2007, sous tutelle du Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de la Mer) ont signé un accord bilatéral pour 5 ans, principalement dans le but de travailler conjointement à l'étude des zones protégées et à l'organisation de rendez-vous internationaux.
 
Les aires marines protégées sont définies par l'Agence des aires marines protégées comme des espaces délimités en mer auxquels sont fixés un ou plusieurs objectifs de protection de la nature à long terme, comme par exemple la reconstitution des stocks halieutiques ou la protection de la biodiversité. Les Etats-Unis et la France, les deux pays possédant de loin les Zones Economiques Exclusives (ZEE) les plus étendues au monde, disposent d'outils similaires.
 
En France, plusieurs catégories d'aires marines protégées existent (Natura 2000, réserve naturelle...), la plus récente étant celle des "Parcs Naturels Marins". D'après les engagements du Grenelle de la Mer, les aires marines protégées devront représenter 20% de la ZEE de la France d'ici 2020. De leur côté, les américains disposent du National Marine Sanctuary System, un ensemble de 14 aires protégées dispersées sur tout le territoire maritime des Etats-Unis, dont le plus étendu est celui de Papaha-naumokua-kea, au large d'Hawaii, avec une surface plus importante que celle de tous les parcs nationaux (terrestres) réunis.
 
Malgré des difficultés inhérentes à la gestion des zones protégées - les menaces et les animaux marins sont mobiles et ne se limitent pas à la zone protégée - et la jeunesse de l'accord, l'aspect bénéfique à la conservation des espèces et la coopération - surtout dans la zone Pacifique Sud, entre la Polynésie et Hawaii - a été mise en avant.
 
Les découvertes du Census of Marine Life
Le symposium a donné l'occasion à Jesse Ausubel, son géniteur, de présenter le Census of Marine Life (CoML) pour la première fois aux Etats-Unis. Le Census of Marine Life est le plus grand recensement de biodiversité marine jamais opéré. Mené depuis 10 ans grâce à la collaboration de 2700 scientifiques de toutes disciplines, ce projet a été soutenu à hauteur de $650 millions par plus de 80 pays, dont la France, par l'intermédiaire de son gouvernement (Ministère des Affaires Etrangères et Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche) et de ses organismes ou instituts scientifiques (Ifremer, Muséum d'Histoire Naturelle...). Plus de 540 expéditions ont donné lieu à quelques 2600 publications scientifiques et à la mise en ligne d'une immense base de données (cf. En Savoir Plus), faisant état de découvertes primordiales.
 
Le CoML s'est attaché à établir la vision la plus claire possible de la diversité existante : au moins 6000 nouvelles espèces ont été découvertes lors de ce "recensement" ; de nouvelles techniques telles que le genetic barcoding (affectation d'un "code barre" unique sur la base du séquençage génétique) ont permis d'identifier plus facilement les nouvelles espèces et d'établir le premier classement complet des espèces marines connues.
 
Le CoML a également analysé la distribution de la biodiversité. Il a permis de cartographier les habitats et les déplacements des différentes espèces. Enfin, ce vaste recensement a mis l'accent sur l'abondance des espèces. Cette quantification a, quant à elle, permis de révéler des faits surprenants : il apparaît par exemple, que les microbes représentent près de 90% de la biomasse marine, soit l'équivalent de 35 éléphants pour chaque être humain sur Terre !
 
Si la le volet diversité a montré que le nombre d'espèces à découvrir reste encore élevé, le volet abondance donne lieu a des conclusions bien moins optimistes. A titre d'illustration, la quantité globale de phytoplancton semble décliner inexorablement dans les océans. Le phytoplancton est non seulement responsable d'environ la moitié de la production de matière organique terrestre - donc de nourriture dans les océans, mais également de la moitié de l'oxygène terrestre provenant des plantes. Cet oxygène est produit par absorption de dioxyde de carbone, d'où la place primordiale du phytoplancton dans la régulation climatique.
 
Une autre étude parue récemment confirme ce déclin et l'évalue à environ 1% par an en moyenne (Boyle et al., 2010). Cette chute est attribuée à l'augmentation de température des eaux superficielles, là où est présent le phytoplancton. "Le changement climatique va redéfinir la biodiversité marine", a martelé Jesse Ausubel, directeur du Programme pour l'Environnement Humain à l'université de Rockefeller (New York) et Vice-président de la Fondation Alfred P. Sloan.
 
Malgré ces avancées considérables dans la connaissance de la biodiversité marine, grâce à des millions d'échantillons analysés au cours des dernières décennies, il reste plus de 20% du volume des océans pour lesquels il n'existe aucun prélèvement. Comme le souligne Jesse Ausubel, "l'âge des découvertes n'est pas terminé"...
 
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