|
Le 31/03/09
SEB souhaite donner du goût à la cuisson vapeur
source :ADIT/bulletin-electronique.com
Face au developpement au sein des populations des pays occidentaux de
pathologies associees a une mauvaise nutrition comme l'obesite ou les
maladies cardiovasculaires, il est necessaire, voire imperatif, d'ameliorer
les pratiques alimentaires.
Cette demarche passe evidemment par une alimentation plus équilibrée mais aussi par un mode de cuisson permettant de limiter l'apport énergetique et de conserver les teneurs en vitamines et oligo-élements que renferment les aliments.
Dans ces conditions, la cuisson vapeur est une solution qui présente de nombreux atouts. En effet, elle ne nécessite pas d'ajout de matiéres grasses et permet une meilleure conservation des nutriments et micronutriments et une absence de composés toxiques neoformes.
Cela dit, son taux de pénétration du marché reste relativement faible aujourd’hui
|
PetroAlgae croit fermement au marché des algocarburants
source :enerzine/petroalgae
PetroAlgae s'efforce ainsi de démontrer la viabilité commerciale à court terme des biocarburants à base d'algues, car contrairement au maïs et au soja, les algues ne rivalisent pas avec l'approvisionnement alimentaire. La firme utilise pour cela des souches de micro-algues choisies de façon naturelle afin de produire une croissance rapide et un rendement supérieur en huile.
Ces végétaux consomment le CO2 (2,2 fois leur propre poids) et ne laissent aucun déchet toxique lors du processus de récolte. Essentiellement neutres en carbone, les algues sont également de 25 à 100 fois plus productives que toute autre matière première utilisée pour les cultures.
"Chez PetroAlgae, nous sommes fiers de dire qu'il est possible de satisfaire à la demande mondiale en diesel de manière rentable et en n'utilisant qu'une portion relativement restreinte de terres, et ce, grâce à un carburant de rechange neutre en carbone." a indiqué le Dr John Scott, président de PetroAlgae.
"Même si le verdict final n'a toujours pas été rendu au sujet des perspectives à long terme du marché des algocarburants, nous avons atteint presque tous les objectifs que nous nous étions fixés", affirme John Scott. "Nous n'avons jamais été aussi confiants en notre modèle d'entreprise et notre capacité à rivaliser avec les autres matières premières à base de biodiesel. D'ailleurs, nous nous attendons à ce que nos installations pilotes à l'échelle commerciale soient complètement opérationnelles d'ici les prochains mois."
|
Le 30/03/09
Le vin rosé français aura son appellation d'origine véritable
source : lexpansion.com
Le lobbying des viticulteurs français contre une directive de Bruxelles visant à autoriser le coupage de rouge et de blanc pour la fabrication de vins rosés a porté ses fruits : le rosé français va pouvoir bénéficier d'un étiquetage spécifique de « vin traditionnel ».
Le vin rosé français va pouvoir bénéficier d'un étiquetage spécifique de « vin traditionnel » pour le distinguer des produits issus de simples mélanges de rouge et de blanc, a annoncé mardi la Commission européenne, qui espère ainsi clore une polémique sur le sujet.
Des experts des 27 pays de l'Union européenne ont adopté une décision en ce sens lors d'une réunion mardi 24 mars concernant une réforme plus large de l'étiquetage et des appellations des vins dans l'Union européenne, a souligné un porte-parole de l'exécutif européen. Il s'agit à ce stade d'un vote préliminaire, qui devra encore être confirmé fin avril.
Les producteurs de vin rosé français, ceux de Provence (sud) surtout, protestaient contre un projet européen prévoyant d'autoriser dans l'UE la fabrication de vin de table rosé simplement en mélangeant du vin rouge et du vin blanc, pratique déjà utilisée par les principaux concurrents de l'Europe dans le monde, en Australie ou en Afrique du Sud. Selon la France, le rosé « authentique » est produit selon une méthode plus coûteuse, à partir de raisins rouges dont la pulpe et la peau sont macérées durant une durée relativement courte.
Pour tenter de régler le problème, les représentants des pays de l'UE ont décidé que les producteurs français pourraient utiliser l'étiquetage « rosé traditionnel » sur leur bouteille pour les mettre en valeur par rapport aux rosé par coupage. La France pourra rendre par ailleurs obligatoire l'inscription de la mention « rosé par coupage » pour les vins issus de mélange, mais seulement pour les produits fabriqués en France.
L'UE défend son projet d'autoriser le coupage pour le rosé de table
Autre concession : les experts européens ont laissé ouverte la possibilité de « remplacer l'expression rosé traditionnel par une autre mention valorisante ». Concrètement, l'une des pistes envisagées côté français serait de pouvoir in fine autoriser une étiquette du type « rosé véritable ». Pour parvenir à ses fins, Paris devrait toutefois obtenir l'autorisation de la Commission européenne qui entend veiller à ce qu'il n'y ait pas dérive protectionniste ou de discrimination.
Selon une source française proche des négociations, les discussions vont se poursuivre avec les professionnels concernés sur la mise en valeur de leurs produits.
« Je souhaite qu'on dise la vérité aux consommateurs. Et la vérité est qu'un vrai vin traditionnel rosé n'est pas la même chose qu'un vin rosé issu d'un coupage, tels que ceux faits par nos concurrents hors d'Europe », a estimé lundi 23 mars le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier, en marge d'une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles. « Je n'accepterai pas qu'on décourage le travail de qualité ».
La commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel a défendu de son côté le projet d'autoriser le coupage pour le rosé de table. « Je ne vois pas pourquoi nos producteurs européens ne bénéficieraient pas des mêmes possibilités que leurs concurrents étrangers », a-t-elle dit.
|
Les vautours rendus malades par les antibiotiques
source : nouvelobs.com
La santé des vautours espagnols est menacée par leur consommation involontaire d’antibiotiques, avertissent deux chercheurs madrilènes.
Ces oiseaux se nourrissent en partie sur des carcasses d’animaux issus de l’élevage qui sont traités avec des antibiotiques pour éviter des maladies comme les quinolones, qui ont la particularité d’être persistants dans l’organisme. Plusieurs études ont montré qu’un mauvais dosage ou qu’une surconsommation de quinolones pouvaient avoir des effets néfastes sur le système immunitaire.
L’Espagne abrite une importante population de vautours, avec plusieurs espèces comme le vautour fauve (Gyps fulvus), le vautour moine (Aegypius monachus) ou le vautour percnoptère (Neophron percnopterus). Traditionnellement, les éleveurs espagnols déposent des carcasses sur des sites dédiés aux vautours pour qu’ils se nourrissent. Cette pratique, interdite après la crise de la vache folle, a été rétabli en 2005 dans certaines régions.
Dans le centre du pays, les vautours dépendent beaucoup de ces charognes issues de l’élevage intensif, alors que dans le sud et l’ouest ils se nourrissent davantage de proies sauvages. Pour mesurer l’impact d’une contamination par les antibiotiques sur les vautours, Jesüs Lemus et Guillermo Blanco, du muséum national d’histoire naturelle de Madrid, ont réalisé des prélèvements sur les oisillons dans les nids de vautours.
Les chercheurs ont constaté que le système immunitaire des oiseaux du centre de l’Espagne était plus faible que chez ceux du sud et de l’ouest. Des travaux en laboratoires seront nécessaires pour établir le lien entre les quinolones et cette faiblesse immunitaire. Cependant ce n’est pas la première fois qu’une substance utilisée en médecine vétérinaire affecte les vautours : en Inde et au Pakistan, où ces grands rapaces mourraient de façon inquiétante, c’est un anti-inflammatoire, le diclofénac, qui a été mis en cause. |
Le 27/03/09
Toyota et EDF testeront leurs voitures hybrides nouvelle génération fin 2009
source : lexpansion.com
EDF et Toyota vont mettre 100 voitures hybrides nouvelle génération et rechargeable avec une prise électrique, à la disposition d'entreprises et de partenaires institutionnels de la région de Strasbourg.
"A compter de la fin 2009, et pour une durée de trois ans, une centaine de véhicules hybrides rechargeables (VHR) nouvelle génération (...) seront proposés en location à des entreprises et des partenaires institutionnels de la région de Strasbourg", détaille le communiqué.
"Le VHR utilise la technologie hybride (électricité et carburant classique, NDLR) de Toyota avec un avantage additionnel: sa batterie peut être rechargée via une prise électrique", est-il précisé.
"Les véhicules utiliseront un système novateur de charge qui permet d'assurer la sécurité d'alimentation, la communication entre la prise et le véhicule, l'identification du véhicule et la facturation de l'énergie" est-il indiqué.
EDF, via sa filiale Electricité de Strasbourg, installera "plusieurs centaines de points de charge aussi bien au domicile des utilisateurs et dans les locaux des entreprises partenaires que dans les parkings et sur la voie publique", ajoutent les deux groupes.
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo s'est "réjoui", dans un communiqué distinct, que cette expérimentation se fasse en France, une localisation, selon lui "en grande partie liée à l'engagement des pouvoirs publics français".
Toyota et EDF précisent dans leur communiqué que "ce projet a reçu le soutien des pouvoirs publics français" par l'intermédiaire de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
_______________________________________________________________________________________________________________________________
La Chine veut stocker l’eau des glaciers
source : terra-eco.fr/ ReutersGuardian

Au Tibet comme dans l’ouest de la Chine, les glaciers fondent à vive allure.
En réponse, Pékin émet des plans de protection de l’environnement "kolossaux".
Comme les glaciers andins, ou la Mer de Glace du Mont-Blanc, les glaciers tibétains transpirent fort.
En dix ans, ils ont fondu de 170 mètres sous l’effet du réchauffement climatique : +0,32 degré Celsius par décennie entre 1961 et 2007.
Une moyenne supérieure à celle de la planète, selon le quotidien China Daily. Face à cela, les autorités chinoises prennent les choses au sérieux. Surtout en période politiquement sensible. Après avoir bouclé la région aux étrangers, en prévision du 50ème anniversaire du soulèvement antichinois, Pékin fait assaut de bonne volonté pour montrer que son intérêt pour le "Toit du monde" n’est pas seulement économique et stratégique.
A plus de 5.000 mètres d’altitude, les glaciers du Tibet sont, rappelons-le, la source d’affluents du Gange, mais aussi du Yangtze, du Fleuve jaune et du Mékong.
Politique du plan
Le 6 mars, quatre jours avant la date anniversaire de l’exil du dalaï-lama, la Chine a donc annoncé un plan de 2,19 milliards de $ sur 20 ans.
Au total, 10 programmes environnementaux sont prévus, dont un plan de protection des prairies contre la désertification entrainée par la fonte des glaces et une barrière pour bloquer les vents violents. Hasard ou non ? Au Xinjiang, région de l’ouest de la Chine peuplée de Ouighours musulmans et où des attentats avaient eu lieu lors les Jeux Olympiques, se joue un autre combat environnemental. Cette fois, il s’agit de créer en 10 ans 59 réservoirs pour collecter et stocker l’eau de la fonte des glaciers.
Si l’objectif ajuster les niveaux de précipitations saisonnières aux besoins de la population et faciliter l’irrigation est louable, les experts sont divisés sur l’efficacité de la mesure. Quid, en effet, de l’évaporation en période estivale, et des risques pour la population dans les zones sismiques ? Il y a fort à parier que le slogan de Mao, "L’homme doit conquérir la nature", résonne toujours dans l’esprit des dirigeants chinois. |
Le 26/03/09
VANCOUVER jeux vert
source : lemonde.fr
Ils seront les premiers Jeux "verts" de l'histoire de l'olympisme.
Vancouver, la métropole de la côte pacifique du Canada, l'a promis. Dès le dépôt de sa candidature, le Comité organisateur des Jeux olympiques de l'hiver 2010 (Covan) s'était même engagé à ce que l'événement soit "neutre en émissions de carbone". A-t-il sous-estimé ce que cette promesse impliquait concrètement ?
De gros efforts ont pourtant été consentis, en particulier pour les nouvelles installations. Ainsi, le toit du complexe où se dérouleront les compétitions de patinage de vitesse est doté d'une charpente en pin "récupéré" : les 305 kilomètres de planches utilisées avaient été contaminées par un insecte qui bleuit le bois, condamnant sa commercialisation sans toutefois nuire à ses propriétés. Ce coléoptère, qui prolifère à la faveur du réchauffement climatique, a déjà détruit plus de 13 millions d'hectares de forêt dans la province de la Colombie-Britannique.
Sur le toit de cet anneau de patinage inauguré en décembre 2008, les eaux de pluie sont recueillies pour alimenter les sanitaires. Là comme au centre de curling de Vancouver ou à celui des sports de glisse de la station de ski de Whistler (l'autre site de ces JO, à 120 km au nord de Vancouver), la chaleur produite par les installations de réfrigération servira à chauffer les locaux. Les deux villages olympiques sont dotés des procédés les plus économes en énergie et celui de Whistler sera chauffé par la chaleur résiduelle de l'usine locale de traitement des eaux usées.
AUTOBUS À HYDROGÈNE
Aucun parking n'étant mis à la disposition des visiteurs à Whistler pendant les Jeux, on viendra de Vancouver en transports collectifs. Ceux-ci compteront une vingtaine d'autobus à hydrogène, équipés d'un procédé inventé dès les années 1980 à Vancouver par l'ingénieur Geoffrey Ballard. Une ligne de chemin de fer pour le trafic marchandises relie bien Vancouver à Whistler mais "il eût été trop cher de l'aménager pour les voyageurs", regrette Maureen Douglas, porte-parole du Covan.
Le maire de Whistler, Ren Melamed, converti aux vertus du développement durable (sa commune adhère à une démarche suédoise, The Natural Step, depuis 2002, qui consiste à mettre en oeuvre concrètement une stratégie conciliant cohésion sociale et développement économique), a limité l'extension de sa station - la première en Amérique du Nord, avec plus de 2 millions de visiteurs par an. Jeux olympiques ou pas, le nombre des résidents à Whistler ne dépassera pas 14 000 en 2020, contre à peine 10 000 aujourd'hui : exit les projets immobiliers pharaoniques. Par ailleurs, le Covan, respectueux des volontés du conseil municipal, a accepté de limiter le nombre de spectateurs au bord des pistes, à 8 000 pour les épreuves de saut à ski, par exemple.
Le même Covan a demandé à la fondation David Suzuki (qui est au Canada ce que celle de Nicolas Hulot est à la France, en plus important) d'évaluer les émissions de gaz à effet de serre susceptibles d'être produites durant les JO. Le verdict est tombé l'an passé : 328 000 tonnes, soit l'équivalent des émissions de 65 600 automobiles pendant un an...
"Pour atteindre la carboneutralité, indique la Fondation, il faut réduire davantage les émissions prévisibles, puis acheter des crédits compensatoires pour le reste" : une dépense évaluée à 5 millions de dollars canadiens (3,1 millions d'euros), soit 0,3 % du budget des Jeux.
Entre-temps, la crise financière mondiale a sévi, obligeant la ville de Vancouver à pallier les déficiences d'un fonds spéculatif pour les travaux de son village olympique. Résultat : le Covan continue de parler de Jeux respectueux de l'environnement, mais n'évoque plus un bilan neutre en matière de gaz à effet de serre.
_______________________________________________________________________________________________________________________________
La gestion de l'eau à l'épreuve du changement climatique
source : lemonde.fr
Une foule de participants en quête de solutions, venus de toutes les régions du globe, se pressait, mardi 17 mars, aux sessions du 5e Forum mondial de l'eau consacrées aux moyens de s'adapter au changement climatique.
"L'eau est le principal biais par lequel celui-ci se fera sentir sur les populations, les écosystèmes et les économies, rappelle Roberto Lenton, du réseau international Partenariat global pour l'eau. Jusqu'à présent, la lutte contre le réchauffement à travers la réduction des émissions de gaz à effet de serre s'est taillé la part du lion dans les politiques nationales et internationales. Mais il nous faut aussi, dès maintenant, nous adapter à ses effets." L'enjeu est de "garantir la sécurité hydrique" de tous.
Concrètement, comment faire ? "Lutter contre le réchauffement, c'est assez simple, il suffit de réduire les émissions, relève Marloes Bakker, du Programme coopératif sur l'eau et le climat. S'adapter à un climat changeant, c'est beaucoup plus compliqué."
Les modèles climatiques dessinent de grandes tendances : augmentation des événements extrêmes, modification des régimes hydrologiques... Mais ils ne donnent aucune indication détaillée, pour l'instant, à l'échelle d'un pays. "L'incertitude est réelle, mais elle ne doit pas être une excuse pour ne rien faire, affirme Mme Bakker. Certains pays ont commencé. Les Pays-Bas planifient leurs infrastructures en tenant compte des différents scénarios climatiques."
Certaines pistes font l'unanimité, comme l'urgence d'améliorer la connaissance scientifique des régimes hydrologiques, insuffisante dans de nombreux pays. D'autres sont très débattues, en particulier la multiplication de nouvelles retenues d'eau. Celles-ci présentent, selon leurs promoteurs, l'avantage de remplir de multiples usages : production hydroélectrique, stockage d'eau pour l'irrigation et l'approvisionnement en eau potable, prévention des inondations...
"En Afrique du Sud, nous ne connaissons pas de pénurie, grâce à nos barrages et nos interconnexions entre les fleuves", plaide Mike Muller, professeur à l'université de Johannesburg et ancien responsable de la gestion de l'eau en Afrique du Sud. Au contraire, les opposants aux retenues d'eau contestent leur coût écologique et économique élevé, pour une efficacité incertaine. "Les barrages australiens sont vides, faute de pluie", rappelle Jamie Pittock, du Fonds mondial pour la nature (WWF).
Mais l'adaptation ne se résume pas aux grandes infrastructures, baptisées "solutions dures" par les spécialistes. Il existe aussi des "solutions douces". "On peut construire des retenues à petite échelle, des tanks, comme cela se fait en Inde", affirme Roberto Lenton. A Madras, les nouvelles maisons doivent obligatoirement être équipées d'un système de capture et de stockage des pluies. La recharge des nappes souterraines peut être artificiellement accélérée par l'homme. Elle peut aussi être facilitée par des plantations d'arbres et de végétaux, qui freinent le ruissellement de l'eau sur les sols.
La piste du "stockage virtuel" par le biais d'assurances sur le climat permettant de couvrir les pertes économiques des années sèches, est également explorée. Parmi les "solutions douces" figurent également les économies d'eau, dans tous les secteurs d'activité et la remise en cause des habitudes. "L'eau souterraine, de bonne qualité, devrait être réservée à l'alimentation humaine, alors qu'elle est aujourd'hui utilisée pour l'irrigation", affirme Luis da Cunha, professeur à l'université de Lisbonne.
Selon la plupart des experts, aucune solution unique ne s'impose. Les pays devront jouer sur tous les leviers possibles.
|
Le 25/03/09
Quand les citadins américains élèvent des poules
source : lefigaro-international.com
Banlieue de NEW YORK
A la faveur de la crise, les poulaillers réapparaissent dans les jardinets de banlieue. Il n'y a pas de petites économies.
Pecky, Hattie et Lena sont bruyantes et ne sentent pas la rose, mais pour Greg Anderson, résident à Brooklyn, ce sont des compagnes irremplaçables.
Elles pondent des œufs tous les jours et, en ces temps de crise, il n'y a pas de petites économies. Greg a rejoint il y a un an le club fermé des éleveurs de gallinacés en ville.
Les poules sont illégales dans beaucoup de métropoles américaines, mais pas à New York, au contraire des coqs. Trop bruyants de bon matin, ils seraient responsables de surpopulation volaillère et de risques sanitaires.
«En Alabama, où je vivais quand j'étais petit, ma grand-mère avait des poules. Alors, avec la crise, on s'est dit avec ma femme : pourquoi pas un poulailler ? Surtout qu'on fait déjà pousser des légumes.» Les Anderson partagent un jardin communautaire avec dix autres personnes, qui n'ont pas été difficiles à convaincre, malgré des préjugés initiaux. «On leur donne des œufs régulièrement, ça aide», précise Greg.
Le New-Yorkais ne regrette pas son choix, même si ses «ladys», comme il les appelle, lui demandent du temps. Sa facture au supermarché est allégée. Bien sûr, il faut manger des œufs tous les jours, mais une fois qu'on a essayé un «vrai», on ne goûte plus aux autres, assure-t-il. Greg a reçu son poulailler gratuitement d'une association de «promotion de l'autosuffisance et de lutte pour la légalisation des poules en ville». Ses huit volatiles lui ont été offerts par un autre éleveur. «Mes poules ne sont pas très chères à entretenir», ajoute-t-il, le regard attendri.
Des bons bouillons
Comme Greg, les Américains sont de plus en plus nombreux à choisir la voie de l'autosuffisance. Owen Taylor, en charge du City Chicken Projet chez JustFood, auteur d'un guide intitulé Les Poules à New York City, se réjouit de l'engouement croissant pour l'animal. «L'an dernier, on a eu sept commandes de poulaillers à New York. Les gens réalisent que c'est avantageux non seulement d'un point de vue économique, mais aussi écologique. En plus, la poule, c'est très drôle, comme bête», dit-il.
Protection animale oblige, beaucoup d'éleveurs sont contre la consommation des volailles, mais, pour Maria McKan, l'intérêt d'avoir vingt poules dans son jardin à New York est précisément de pouvoir en faire de bons bouillons lorsqu'elles pondent moins. Cette année, la mère de famille va acheter des poules «à rôtir». «C'est bien meilleur que les poules pondeuses», dit-elle en découpant une salade verte pour leur déjeuner.
________________________________________________________________________________________________________________
LA MAIRIE DE PARIS OFFRE 400 E PAR SCOOTER ELECTRIQUE
source : enerzine.com/mairie de Paris
DES LA FIN MARS, LA VILLE DE PARIS SUBVENTIONNERA JUSQU’A 400 € L’ACHAT DE TOUT CYCLOMOTEUR ELECTRIQUE NEUF (JUSQU’A 25 % DU PRIX D’ACHAT TTC).
L’OBJECTIF POURSUIVI PAR LA MAIRIE EST D’INCITER LES USAGERS DE DEUX-ROUES A S’EQUIPER DE VEHICULES SILENCIEUX ET NON POLLUANTS.
A CE JOUR, 40 BORNES PERMETTENT DE RECHARGER GRATUITEMENT LES VEHICULES DANS LA CAPITALE. UNE VINGTAINE DE NOUVELLES BORNES DOIVENT ETRE INSTALLEES PROCHAINEMENT. LES BATTERIES SE RECHARGENT COMPLETEMENT EN 4 A 6 HEURES.
JUSQU’A 400 € DE SUBVENTION SERONT ACCORDES A PARTIR DE LA FIN DU MOIS POUR L’ACHAT D’UN SCOOTER ELECTRIQUE, DANS LA LIMITE DE 25% DU PRIX D'ACHAT TTC. LES SCOOTERS NE DOIVENT PAS DEPASSER LES 50 KM/H (L'EQUIVALENT D'UNE CYLINDREE DE 50 CM3).
LA SUBVENTION MUNICIPALE NE CONCERNE PAS DES ENGINS PLUS PUISSANTS.
ACTUELLEMENT, UNE VINGTAINE DE MODELES DE SCOOTERS ELECTRIQUES SONT DISPONIBLES SUR LE MARCHE FRANÇAIS, ET UNE VINGTAINE DE VENDEURS SONT INSTALLES EN ILE-DE-FRANCE.
|
Le 24/03/09
La ruée vers l'or noir dans l'enfer arctique
source : lefigaro.frcrédit photo:AP
La fonte de la calotte polaire s'accélère inexorablement et, avec elle,
la compétition pour le contrôle des fabuleuses richesses du pôle Nord.
Val Gamburtseva. Si les conséquences de l'exploitation des gisements s'annoncent inquiétantes sur les écosystèmes, la fonte des glaces offre en revanche des perspectives économiques considérables, susceptibles d'exacerber les tensions politiques et d'amplifier les risques de pollution.
Depuis Moscou, il faut plus de deux heures de vol pour atteindre Usinsk. De toute évidence, le Tupolev 134 qui y mène n'a jamais été rénové depuis son entrée en fonction dans les années 1970. Mais le pilote est un virtuose à en juger l'atterrissage sur un tarmac tapissé d'une épaisse couche de neige qui aurait semé la panique à Roissy pendant au moins 48 heures.
Usinsk, cité-dortoir de 44 000 habitants agrémentée de deux églises orthodoxes, d'une mosquée, d'un hôpital et d'un casino, est un fief de la compagnie Loukoil. Créée au début des années 1970, la ville ne vit que par, et pour le pétrole. L'alcoolisme y fait des ravages. Les antennes paraboliques qui pointent bizarrement vers le sol indiquent au visiteur qu'il se trouve sur le toit du monde. Ou presque.
À 80 km au nord d'Usinsk, un globe hissé sur un piédestal en béton marque l'emplacement du cercle polaire, et le début d'une zone hostile où seuls les pétroliers osent s'aventurer. Truffée de nids de poule et de joints érodés, la route verglacée qui conduit d'Usinsk au champ de Khariaga (170 km) est un danger public. Malgré la limitation de vitesse et un millier d'alcootests chaque mois, les camions-citernes y foncent à toute allure et les accidents y sont monnaie courante.
Passé le cercle arctique, la toundra se substitue subitement à la taïga. Couronnés de forêts de pins et de bouleaux rachitiques, les vallons traversés par la rivière Kolva cèdent la place à un grand désert blanc sillonné par un dédale de pipelines que surmontent ça et là de gigantesques torches actives 24 heures sur 24.
Khariaga se situe sur le territoire autonome des Nénets (40 000 habitants pour une superficie équivalente à trois fois la France), à 90 km au nord du cercle polaire. Un champ de pétrole de 320 km² que se partagent Loukoïl et Total. Les difficultés logistiques ne constituent que l'un des nombreux défis affrontés par Michel Pick, responsable des « objets » 2 et 3 exploités par le groupe français, deux joyaux situés respectivement à 1 800 et 2 800 mètres de profondeur. D'abord, la forte proportion de paraffine contenue dans l'huile de Khariaga. « En dessous de 29 °C, elle se fige et ressemble à du cirage ». Il faut donc la chauffer en permanence. Sur des centaines de kilomètres, des câbles électriques sont enroulés autour des oléoducs pour maintenir l'or noir à l'état liquide.
Un véritable casse-tête
Il y a aussi le H2S, l'hydrogène sulfuré contenu dans le gaz associé au pétrole. La moindre fuite de ce poison sèmerait la mort en quelques minutes. Des travaux sont en cours pour arrêter le «torchage» des 200 000 mètres cube de gaz éliminés chaque jour. Un gaspillage d'énergie, mais aussi une menace pour l'environnement. Car une fois brûlé, le H2S se transforme en SO2, du dioxyde de soufre qui contribue à alimenter l'effet de serre. Moins scrupuleuses ou moins pragmatiques, les compagnies russes éludent pour l'instant ce casse-tête.
La nature du terrain est une autre gageure. Le pergélisol, un mélange de roches, de sable et de glace d'environ 300 mètres d'épaisseur, devient spongieux lorsqu'il se réchauffe. Pour éviter que les installations ne s'enlisent, tout doit être construit sur pilotis. Et puis bien sûr, il y a le froid, le plus féroce ennemi, pour les hommes comme pour les équipements. Il n'est pas rare ainsi qu'une des puissantes piles en acier enfoncées à une dizaine de mètres de profondeur se fracasse contre le sol gelé. La moindre tête de puits est isolée par un conteneur équipé d'une soufflante qui apporte un peu de chaleur.
Perchés au sommet d'un derrick, sur un monkeyboard, à 28 mètres de hauteur, les «accrocheurs» doivent régulièrement se relayer pour résister à des rafales de vent impitoyables. «Au bout de deux heures, les mâchoires se collent, raconte Éric Verbrugge, un jeune Lyonnais, chef du site. Et à partir de - 40 °C, il est impossible de tenir plus de dix minutes dehors.»
Les aurores boréales, les arcs-en-ciel verticaux dessinés par les torches, les visites fugitives de renards blancs ou les passages inopinés de nomades transhumants à la tête de leurs troupeaux de rennes ne suffisent pas à adoucir une vie quotidienne qui peut vite basculer de la contemplation à la folie. Ici, au milieu de nulle part, les hommes, soumis à un régime spartiate, sont mis à rude épreuve, reconnaît Éric. «Deux heures de jour en plein hiver, pas de nuit en été, des températures qui oscillent de - 56 °C à parfois + 30 °C, un sol qui, dès juin, se transforme en cloaque peuplé de moustiques énormes et voraces qui vous harcèlent sans répit pendant trois mois…»
N'en déplaise aux âmes romantiques, l'Arctique est un enfer. Les ennemis de la révolution bolchevique y étaient déportés dès le début des années 1930 pour y développer l'exploration minière. C'est ainsi que naquit, à 200 km au nord-est d'Usinsk, le goulag de Vorkouta où séjourna Soljenitsyne.
Depuis longtemps, on sait que ce Grand Nord recèle de fabuleuses richesses. Le réchauffement climatique et de nouvelles technologies les rendent désormais plus accessibles. La fonte de la calotte polaire s'accélère inexorablement et, avec elle, la compétition pour le contrôle de l'Arctique. Selon les experts du programme Damoclès de l'Union européenne, la banquise pourrait complètement disparaître en été dès 2015. Si les conséquences sur les écosystèmes s'annoncent inquiétantes voire tragiques pour la faune locale, la fonte des glaces offre en revanche des perspectives économiques considérables, mais aussi susceptibles d'exacerber les tensions politiques et d'amplifier les risques de pollution.
Un raccourci entre l'Europe et l'Orient
Selon une étude de l'US Geological Survey, le pôle Nord contiendrait 20 % des ressources énergétiques de la planète non encore découvertes. Et parmi les cinq États qui bordent l'océan Glacial Arctique, la Russie, qui détient plus de la moitié de ce littoral, se taille la part du lion. Près de 80 % des réserves de pétrole et 90 % des réserves de gaz et de charbon russes seraient situées dans la zone arctique.
Dans la mer de Barents, le champ offshore de Shtokman, qui devrait entrer en production en 2013, renferme à lui seul 3 800 milliards de mètres cubes de gaz, soit la consommation de la France pendant quatre-vingts ans.
Ce nouvel eldorado a aiguisé les appétits du club des cinq (Russie, États-Unis, Canada, Norvège et Danemark) et donné lieu à des revendications territoriales inédites dans la région. Depuis 2001, la Russie réclame ainsi auprès de la commission ad hoc de l'ONU l'extension de son plateau continental via la dorsale Lomonossov, qui lui permettrait de contrôler près de la moitié de la haute mer polaire.
Pour faire valoir ses revendications, contestées par le Danemark et le Canada, Moscou a cru utile de les accompagner d'incursions de bombardiers stratégiques aux confins des zones de défense de l'Otan. De quoi interpeller le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jaap de Hoop Scheffer, qui s'est dit «sûr», il y a un mois, que « le Grand Nord va retenir encore plus l'attention de l'Otan dans les années à venir».
Les enjeux sont considérables. Selon Serge Ségura, expert en droit maritime, l'ouverture de nouvelles routes maritimes permettra «une économie de distance de 40 % entre l'Europe et l'Extrême-Orient». En octobre dernier, pour la première fois, un bateau de recherche scientifique, le Polarstern, a pu emprunter les passages du Nord-Ouest (le long de l'Amérique) et celui du Nord-Est (le long de la Russie) sans avoir à briser de glace. Mais la fonte de la banquise nécessitera aussi de gros investissements en matière de sécurité en raison d'une augmentation des glaces dérivantes.
De même, l'exploitation offshore des hydrocarbures induira une logistique aussi importante que coûteuse en matière de transport. La pêche, elle aussi, pourrait soulever une nouvelle foire d'empoigne, avec la migration attendue de certaines espèces (morue et hareng notamment) vers les eaux réchauffées de l'Arctique.
La bataille qui vient de s'engager a focalisé l'intérêt de la communauté internationale sur cette terra incognita. En août 2007, lorsque les Russes ont planté, à grand renfort de publicité, un drapeau en titane à 4 261 mètres de profondeur, il n'existait aucune cellule en charge de l'Arctique au sein du ministère français des Affaires étrangères. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
L'Union européenne s'est elle aussi mobilisée. En octobre dernier, sous la houlette de Michel Rocard, le parlement européen a plaidé pour l'adoption d'un traité international destiné à protéger l'Arctique, à l'instar du traité de Washington (1959) qui a fait de l'Antarctique une zone sans souverainetés nationales. Les experts ne se font pas d'illusion. Selon Serge Ségura, «les recettes appliquées pour l'Antarctique, un continent entouré d'océans, sont difficilement applicables à l'Arctique, un océan entouré de terres».
L'UE en a déjà pris acte. Si elle vient de préconiser une meilleure gouvernance multilatérale, elle a entériné aussi «la promotion de l'exploitation durable des ressources » du pôle Nord.
_______________________________________________________________________________________________________________
Antarctique: un océan trop chaud déstabiliserait la calotte glaciaire
source :nouvelobs.com/sciences-et-avenir.com
La calotte glaciaire de la partie ouest de l’Antarctique, séparée de la partie orientale par une chaîne de montagnes transcontinentale, trouve appui sur la roche mère bien en-dessous du niveau de la mère. Cette calotte est entourée de plates-formes de glace de milliers de kilomètres carrés qui flottent sur la mer et qui contribueraient à sa stabilité. Ces extensions flottantes en contact avec l’océan sont de fait très sensibles aux variations de la température.
La calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest risquerait d’être déstabilisée si la température de l’océan austral gagnait 5°C, selon une nouvelle étude. Elle s'est déjà effondrée à plusieurs reprises il y a plusieurs millions d'années.
S’appuyant sur une meilleure connaissance de l’histoire climatique et géologique de la partie ouest de l’Antarctique, des chercheurs ont estimé qu’une augmentation de la température de l’océan de 5°C suffirait à déstabiliser la calotte glaciaire de l’inlandsis occidental du grand continent blanc, provoquant une montée du niveau de la mer de plusieurs mètres. Ces résultats, publiés aujourd’hui dans la revue Nature, associent l’étude d’une carotte sédimentaire et la modélisation des données obtenues.
Pour connaître le comportement de cet inlandsis occidental au cours d’une période comparable à ce qui nous attend si les concentrations de gaz à effet de serre continuent à augmenter, les scientifiques de la mission ANDRILL ont foré les sédiments sous la plate-forme de Ross. Ils ont ainsi pu étudier la période datant de -2 à -5 millions d’années, au Pliocène, où la concentration de CO2 dans l’atmosphère était de 400 ppm (par comparaison : 379 ppm en 2005).
L’équipe de Tim Naish (Victoria University, Nouvelle-Zélande) a ainsi constaté que dans ces conditions les glaces flottantes pouvaient rétrécir, voire fondre complètement, suivant un cycle de 40.000 années. Ce cycle est corrélé aux changements d’orientation de l’axe de la Terre par rapport au Soleil.
L’évolution des calottes polaires sous l’effet du réchauffement climatique est l’une des incertitudes majeures des prévisions actuelles. La péninsule antarctique, qui s’étend vers le continent sud-américain, aurait commencé à subir ces changements. En cas de fonte des glaces flottantes, la ligne où la calotte repose sur la roche est exposée et l’inlandsis devient plus vulnérable. Le modèle développé par l’équipe de David Pollard (Pennsylvania State University, USA) montre qu’en cas d’effondrement de la calotte glaciaire occidentale une partie de la calotte orientale fond à son tour. Le tout provoquant une montée des eaux de 7 mètres.
Il est à l’heure actuelle impossible de prédire si un tel scénario peut se réaliser dans 100 ans ou dans 1.000 ans, soulignent les chercheurs.
Cependant il ressort des données géologiques et des modélisations que la température de l’océan joue un rôle majeur dans la fonte des plates-formes de glace.
|
Le 23/03/09
Tuiles et production d'énergie !!!
source : bulletins-electrtoniques.com
Les vieilles tuiles d'argile, pétries dans les tuileries par les mains des artisans, ne seront plus seulement pittoresques mais transformeront le soleil en énergie électrique.
Les toits resteront beaux, les bourgs intacts, le patrimoine artistique sauvé, lepaysage authentique. L'idée vient d'une entreprise d'Anagni, la Zone des Industries Céramiques, qui a breveté son projet au niveau international.
Les tuiles sont travaillées dans un magasin de Rovigo, avec des matériaux naturels et purs sans additifs, la forme est celle que nous connaissons, l'aspect celui de toujours. C'est l'intérieur qui est différent : y sont englobés des modules de panneaux photovoltaïques.
Des toits qui chauffent, et qui pourraient révolutionner le concept de construction et intervention urbaniste dans les zones historiques.
Les multinationales de l'énergie italiennes et étrangères sont intéressées. La tuile est une solution simple qui ferait sauter de nombreux obstacles normatifs : plus de corps étrangers dans le paysage, mais des objets intégrés au panorama.
Les commandes sont déjà parties (France, Grèce, Suisse). Un marché en évolution, mais déjà bien avancé en Italie : les entreprises impliquées font parties de celles qui font des bénéfices malgré la période de crise.
Selon une étude Mc Kinsey, l'Italie et la Californie sont les zones les plus proches de la "grid parity", la parité de coût pour l'utilisateur entre énergie produite par des sources traditionnelles et celle produite par le photovoltaïque.
Entre 2012 et 2015, il est prévu que l'énergie solaire pourrait y coûter autant que l'énergie traditionnelle sans aucune aide de l'état. En 2008, le volume d'affaires de l'industrie photovoltaïque italienne a été d'environ 800 millions d'euros avec une augmentation de 500% et pour 2009, il est prévu l'installation de 250 mégawatts, avec un chiffre d'affaires de 1,250 milliards euros.
L'Italie, avec une croissance estimée de 119% à l'année, est considérée comme un pays à fort potentiel malgré certaines difficultés de raccordement au réseau et de procédures administratives, parmi lesquels les liens de la surintendance artistique. Et c'est là que vient la tuile : elle ne gâche pas le panorama, respecte le contexte environnemental, récupère les compétences artisanales en les renouvelant de l'intérieur.
Chaque morceau réduit d'environ 6,5 kilogrammes les émissions d'anhydride carbonique : un toit de dimension moyenne pour la consommation d'une famille (environ 3000 KWh à l'année), coûte 25.000 euros, installation comprise. Dépense compensée par le double résultat : outre la source énergétique, on y gagne aussi un toit.
Maintenance facile, il est possible de remplacer les morceaux abîmés, ou bien passer d'une typologie à une autre (par exemple d'un panneau de 8 Wp à un de 12 Wp), et une fois le modèle dépassé, les substituer avec des modèles plus avancés.
|
Le 20/03/09
Le bio, meilleur pour la santé ?
source : linternaute/santé
Les produits bio ont le vent en poupe, c'est le moins que l'on puisse dire. Thé, café, chocolat, fruits et légumes évidemment mais aussi liquide vaisselle et cosmétiques viennent grossir les rayons bio des magasins spécialisés, mais aussi ceux des grandes surfaces.
Effet de mode ou nouveau mode de consommation ?
Quelles sont les motivations des consommateurs de produits bio ?
Cherchent-ils simplement à manger et boire de bons produits, avec plus de goût et meilleurs pour la santé que les versions traditionnelles ?
Selon le baromètre annuel de l'Agence bio[1] réalisé en octobre 2008, 44 % des Français ont consommé au moins un produit bio au moins une fois par mois en 2008 (contre 42% en 2007) et 39 % en ont acheté dans les 4 semaines précédant l'enquête.
Quand on leur demande pourquoi ils consomment bio, les Français répondent :
"Pour préserver ma santé " à 96%
"Pour la qualité et le goût des produits " à 92 %
"Pour être certain que les produits soient sains" à 89 %.
Ainsi, ce sont avant tout des préoccupations d'ordre sanitaire et moins écologique ou environnemental, qui poussent les consommateurs à acheter bio. Le bon sens pousse effectivement à croire que ces produits naturels et sains sont meilleurs pour notre organisme que ceux issus de l'agriculture et de l'élevage traditionnels.
Par ailleurs, il est intéressant de se demander si les consommateurs de bio sont en meilleur santé que les autres.
Même si cela est le cas, difficile de savoir si c'est uniquement grâce aux produits bio ou si c'est le résultat d'un mode de vie plus sain (repas mieux équilibrés avec moins de graisses et de viandes, davantage de pain complet, de légumes et de fruits frais). Il faut garder à l'esprit que les habitudes alimentaires sont très importantes pour être en bonne santé.
[1]Enquête quantitative menée par CSA en face à face à domicile du 27 octobre au 31 octobre 2008 auprès d'un échantillon de 1050 personnes représentatif de la population française (en terme de sexe, âge -15 ans et plus -, catégorie socio-professionnelle, région et taille d'agglomération).
L'Agence BIO, groupement d'intérêt public, rassemble des représentants des Pouvoirs publics ? ministère de l'agriculture et de la pêche (MAP), ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire (MEEDDAT) ? et des professionnels (FNAB, APCA, Synabio et Coop de France) au sein de son Conseil d'administration.
Le bio est-il réellement vierge de tout pesticide ?
C'est bien connu, il faut laver le citron avant de l'utiliser car sa peau est infestée de pesticides. Pour les citrons du supermarché lambda, d'accord, mais du coup, pas besoin de le faire avec un citron bio a priori ?
S'il est pratiquement impossible de vérifier la teneur en pesticides des aliments de la grande distribution, il est possible, en revanche, de veiller à acheter des aliments sains. La réponse : l'agriculture bio. Le label bio ne peut être obtenu que si certaines conditions sont respectées. Et parmi elles, figure l'absence de pesticides.
Malgré tout, pour vérifier a posteriori, chaque année, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) réalise des plans de surveillance et de contrôle pour vérifier le respect de la réglementation relative aux résidus de pesticides dans les produits d'origine végétale.
Sur l'année 2006, "les contrôles de la production biologique (de fruits et légumes) ont porté sur 282 échantillons". 1,42 % de ces échantillons n'étaient pas réglementaires.
A noter qu'aucune non conformité n'a été décelée sur les 49 échantillons de thés, d'infusions, d'épices et de plantes à sucre.
En 2007, les produits "bio" contrôlés par les services de la DGCCRF, 256 échantillons au total, portaient sur des fruits et légumes, des céréales et des produits transformés. Sur les 53 échantillons déclarés "positifs", 30 concernaient les fruits et légumes, 14 les céréales et 9 les produits transformés.
La DGCCRF note que "le règlement portant sur le mode de production biologique n'admet l'usage des pesticides qu'en cas de danger pour la culture ou les produits. (...) Dans tous les cas, des investigations complémentaires sont effectuées afin de déterminer s'il s'agit d'une pratique frauduleuse ou d'une contamination environnementale."
Ainsi, il est possible, bien que très rare, que les produits bio contiennent des pesticides.
Comment s'y retrouver parmi les labels
Label rouge, AB, commerce équitable... On peut facilement perdre les pédales face à tous ces labels qui pullulent sur l'emballage des aliments et qui nous garantissent tous, à leur manière, que ce que nous achetons est bon pour nous. Difficile de savoir à quel saint se vouer n'est-ce pas ?
De manière générale, les labels bio sont là pour certifier qu'au moins 95 % des ingrédients d'un produit transformé doivent être issus de l'agriculture biologique.
Le label Agriculture Biologique (ou label AB) est un label de qualité français, créé en 1985 et défini par le ministère français de l'Agriculture. Ce label garantit notamment que l'aliment est composé d'au moins 95 % d'ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d'élevage respectueuses des équilibres naturels, de l'environnement et du bien-être animal. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments reconnaît d'ailleurs que "le mode de production biologique, en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à ces produits, pour la santé humaine."
Agriculture Biologique. C'est ce qu'on peut lire sur le label européen pour l'agriculture bio. Celui-ci est complété par d'autres informations : l'indication du lieu de provenance des matières premières (UE, non UE, autres pays), le numéro de code de l'organisme certificateur sont obligatoires. Les Etats complètent l'étiquetage et aident les consommateurs à repérer les aliments et boissons biologiques.
Comme pour AB, ce label offre la certitude qu'au moins 95% des ingrédients du produit sont issus de la production biologique.
Le label rouge. Il ne concerne pas l'agriculture biologique en particulier mais nécessite de la part des producteurs le respect d'un cahier des charges drastiques qui assure au consommateur d'acheter des produits de qualité.
Bio Équitable : ce label a été lancé en 2002 par l'association du même nom réunissant des petites et moyennes entreprises du secteur agrobiologique. Tout au long de la chaîne, le respect de ces critères est contrôlé par ECOCERT (organisme de contrôle et de certification, dont l'activité est à ce titre encadrée par les Pouvoirs Publics et la législation).
Parmi les autres labels bio et écolo, on retrouve notamment biogarantie, EKO, le label Demeter, Main dans la Main, MSC, Marine Stewardship Council et Nature et progrès.
Dans tous les cas, si vous voulez être sûr d'acheter bio, veillez à ce que le produit comporte la mention "issu de l'agriculture biologique" ainsi que le nom de l'organisme certificateur (Ecocert par exemple).
|
Le 19/03/09
Canne à sucre : le Sénat valorise le prix du kWh
source : enerzine/senat
Jeudi, les sénateurs ont soutenu à l'unanimité un amendement qui valorise le prix du kWh
produit à partir de bagasse de canne à sucre.
Une mesure destinée aux DOM, et plus particulièrement à la Réunion.
Cet amendement, proposé par le sénateur M. Virapoullé, stipule que le kWh sera fixé "à un prix incitant à la valorisation et au développement de cette source d'énergie renouvelable au détriment des ressources fossiles. Ce prix tient compte des coûts évités par rapport à l'utilisation d'énergies fossiles."
"L'île de la Réunion fait office de pionnier dans la valorisation de la bagasse," a fait valoir le sénateur, indiquant que "sur les quelques 1 800 000 tonnes de cannes récoltées par les 4 000 planteurs et réparties sur plus de 26 000 hectares, plus de 500 000 tonnes de bagasse sont consacrées à la production de 275 Gwh d'électricité."
"Cette production électrique, alliant la culture traditionnelle à la modernité, permet de satisfaire près de 12 % de la consommation d'électricité à la Réunion" a-t-il ajouté. Elle permettrait d'éviter le rejet de 300 000 tonnes par an, tout en valorisant entièrement la canne à sucre.
Or, "force est de constater que le prix du Kwh produit à partir de la bagasse est 2 fois moins valorisé que le charbon, plus de 6 fois moins que le Kwh produit à partir d'autre biomasse et de 13 fois moins que celui produit à partir de l'énergie photovoltaïque", pointe le sénateur.
La loi n° 2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l'électricité fixe en effet une puissance maximale de 12 megawatts pour les centrales bénéficiant du tarif de rachat.
Une puissance que dépassent les centrales réunionnaises.
|
Le 19/03/09
La pollution atmosphériquea réduit la luminosité du ciel
source : lefigaro-sciences
La pollution atmosphériquea réduit la luminosité du ciel
Au cours des trente dernières années,les rejets d'aérosols et de sulfate dans l'air se sont considérablement accrus en Asie du Sud et en Amérique du Sud.
L'augmentation de la pollution atmosphérique a obscurci le ciel sur la majeure partie de la planète durant ces trente dernières années
C'est en Asie du Sud et en Amérique du Sud que la perte de luminosité du ciel est la plus importante, mais l'Asie de l'Est, l'Australie et l'Afrique sont aussi touchées. L'Europe, où l'effondrement du régime communiste a entraîné la fermeture de nombreuses usines polluantes à partir des années 1990, est épargnée. En Amérique du Nord, la pollution est restée stable.
L'étude a été menée par une équipe de l'Université de Maryland (États-Unis) à partir des données collectées de 1973 à 2007 par 3 250 stations météo réparties sur l'ensemble du globe. « C'est la première fois que nous avons des informations globales sur le long terme concernant les aérosols sur terre pour compléter les informations déjà disponibles sur les relevés d'aérosols au-dessus des océans », souligne Kaicun Wang qui a piloté l'étude.
L'origine de la pollution est multiple mais, en Asie du Sud, elle provient pour une large part de la combustion du charbon et de la biomasse. Ces deux sources d'énergie émettent des aérosols et de l'oxyde sulfureux (SO2) à l'origine des pluies acides. En 2002, un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) avait révélé toutefois que le nuage de suie de trois kilomètres d'épaisseur qui recouvre le sous-continent indien une bonne partie de l'année est dû en majeure partie à la combustion domestique de charbon de bois et de bouses pour faire la cuisine.
«Perturber le régime des moussons»
Les aérosols et les composés soufrés, qui favorisent la formation de gouttelettes dans l'atmosphère, ont une incidence sur le climat. Ils font baisser les températures en interceptant une petite partie de la radiation du soleil.
Tous ceux qui rêveraient néanmoins d'utiliser la pollution comme moyen de limiter le réchauffement climatique doivent savoir « qu'elle pourrait perturber le régime des moussons et des précipitations », souligne Pascal Yiou. Par ailleurs, son impact sanitaire est loin d'être négligeable. En effet, une étude récente annonçait qu'en Asie du Sud la pollution causait chaque année la mort prématurée de près de 100 000 personnes
|
Le 18/03/09
La Terre et nous !
source : cite-sciences.fr/linternaute.com
La Cité des Sciences et de l'industrie à Paris propose depuis le 16 décembre 2008 et jusqu’au 30 Août 2009,
une exposition de sensibilisation sur le développement durable.
A travers un parcours sonore et visuel, les visiteurs sont plongés au cœur même des problématiques de notre civilisation.
L'Homme va-t-il pouvoir vivre en harmonie avec la planète ?
D'ici 2050, près de 9 milliards d'individus peupleront la Terre dont 75% rassemblés uniquement dans les villes.
Une prévision qui risque d'être fatale à l'avenir de la planète bleue si nos modes de vie et de consommation n'évoluent pas suivant les ressources naturelles.
Comment répondre à nos besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs exigences ? Cette exposition aborde la question cruciale de l’épuisement des ressources au regard de l’explosion démographique et de la concentration croissante des hommes dans les villes.
La scénographie originale de l’exposition propose au visiteur deux niveaux de lecture de la problématique : l’un, macroscopique, permet d’appréhender d’un regard l’état de la planète, à partir d’un observatoire situé à huit mètres du sol. Ce recul donne l’ampleur du sujet et dresse un état des lieux inédit. L’autre niveau offre une vision rapprochée des ressources et de l’urbanisation. En effet, l’étude des mégapoles détermine les menaces et les géosciences permettent de comprendre, d’évaluer et d’anticiper les risques naturels et les ressources en eau, en énergie.
Prendre un peu de hauteur
Jucher sur une passerelle à huit mètres de haut permet de prendre du recul face aux flots d'informations distillées au cours de cette manifestation.
Lors de cette pérégrination aérienne, les visiteurs peuvent lire des phrases qui résument les problématiques auxquelles nous, humains, sommes confrontées et auxquelles nous devons répondre :
La Terre héberge une population dont la moitié vit dans les villes.
La Terre n'offre pas d'eau potable à tous les humains.
La Terre devra nourrir 6.5 milliards d'êtres humains en 2009 et 9 milliards en 2050.
.
Une démographie en pleine explosion
La croissance de la population est le premier fléau de la Terre. Et ce problème démographique va s'accentuer et s'aggraver dans les années à venir. Dans 40 ans, nous serons 9 milliards à cohabiter provoquant une pression environnementale colossale : la nourriture, les réserves énergétiques, l'extension des villes pour loger la population au détriment des écosystèmes, la gestion des déchets....
Pour prendre conscience de cette menace, les visiteurs pourront entendre au détour d'un couloir du bruit, caractéristique de l'évolution démographique. Sur les murs, 20 noms de mégalopoles sont inscrits : Los Angeles, Mexico, Moscou, Bombay, etc.
Etat des lieux des ressources terrestres
Depuis quelques années maintenant, le spectre de la pénurie d'hydrocarbures fait trembler tous les dirigeants de ce monde mais aussi les entreprises. Les réserves sont-elles vraiment sèches ? Quand les stocks seront vides ? Existent-ils d'autres gisements encore inexploités ?
Cette consommation effrénée au pétrole, gaz, charbon et autres minerais entame sévèrement des réserves fossiles et minérales qui ont mis des milliards d'années à se faire.
Les géologues et les géophysiciens étudient de près ces sources qui risquent un jour de se tarir si l'homme ne change pas sa manière de consommer.
De nombreux outils scientifiques à disposition
Les scientifiques spécialistes des sols et sous-sols terrestres sont dotés de nombreux outils pour déceler et répertorier les sources de matières premières. De puissants satellites permettent de repérer les éventuels stocks, avant de vérifier sur place au travers de carottage. Rest ensuite à établir, sur des cartes topographiques, les sites trouvés et de les surveiller.
Mais les géologues et les géophysiciens ne se bornent pas, uniquement, à mettre au jour d'éventuelles réserves énergétiques. Ils étudient et anticipent les répercussions naturelles sur les populations et inversement comme le réchauffement climatique.
L'eau, une priorité
L'exposition met l'accent sur un problème majeur des populations : l'eau potable. Même si la Terre représente 72% d'eau, 97% de celle-ci est salée. L'accès à l'eau potable est inégalement réparti à l'échelle du globe. Près d'un milliard de personnes n'y ont pas accès et 2,5 millions ne possèdent pas d'évacuation des eaux usées.
Les puissances économiques sont les mieux servies et surtout les plus grandes consommatrices. Elles utilisent 70% de l'eau uniquement dans des activités destinées à la production alimentaire. Pour produire 1 kilo de blé, il faut 1 300 litres d'eau virtuelle [volume d'eau nécessaire à la fabrication d'une denrée alimentaire ou une marchandise NDLR], pour un kilo de bœuf, il faut 15 000 litres.
Des mégalopoles friandes en pétrole
La population mondiale se concentre majoritairement dans les milieux urbains. Cette explosion démographique dans les grandes villes provoque un besoin énergétique important pour le développement des sociétés humaines : transport, éclairage, chauffage, communications...
Cette boulimie énergétique est satisfaite à 80% par les réserves de combustibles fossiles. Face à la baisse inexorable de ces stocks et à la forte pollution produite, de plus en plus d'énergies alternatives sont développées : solaire, éolien, hydraulique, géothermie...
Une solution pour un développement durable : l'écoquartier
Difficile d'enrayer une démographie en évolution, seul moyen de préserver au mieux la Terre est de mettre fin à une société de consommation débridée. Les industriels et les chercheurs œuvrent au développement du recyclage et surtout à sa valorisation. Autre point, faire en sorte que les activités humaines limitent au maximum son impact sur l'environnement.
L'édification d'écoquartiers permet de répondre aux défis actuels de notre civilisation. Au travers de différentes maquettes exposées, le public pourra se familiariser avec un mode de vie nouveau.
Stockholm, Londres, Hanovre mais aussi certaines villes françaises comme Saint-Etienne, Lille, Douai et bientôt Paris en ont déjà développés.
|
Le 18/03/09
Lancement d'une consultation sur l'éolien en mer
source : enrezine.com/meddat
Le ministère de l'Ecologie lance une concertation sur chaque façade maritime française,
afin d'accélérer le développement de l'éolien en mer.
Les préfets des régions Bretagne, Pays de la Loire, Haute Normandie, Aquitaine et Provence-Alpes Côte d'Azur, ont ainsi été sollicités pour planifier et accélérer le développement de l'éolien en mer.
Ils devront, d'ici le 15 septembre, fournir un document de planification de développement de l'éolien.
Pour chaque façade maritime, une instance de concertation et de planification rassemblera l'ensemble des parties prenantes, qui devront déterminer des zones propices au développement de l'éolien en mer, en fonction des diverses contraintes : usage de la mer, radars, réseau électrique...
Cette procédure s'intègre dans l'objectif fixé par le Grenelle, qui prévoit 23% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie d'ici 2020, dont une production d'éolien en mer de 5 à 6000 MW.
Pour y parvenir, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo mise sur la simplification des procédures qui supprimera les zones de développement éolien (ZDE) et les procédures d'urbanisme.
|
Le 17/03/09
LE POTENTIEL DU BARRAGE DES TROIS GORGES MIS A MAL
source : enerzine/bulletins-electroniques.com
Longtemps cité comme un projet s'inscrivant dans une perspective de développement durable, le barrage des Trois Gorges suggère l'inquiétude.
Situé dans la province de Hubei, près de la ville de Yichang, le barrage des Trois Gorges est le plus important du monde pour le contrôle des eaux et la productivité hydroélectrique.
Née d'une déviation du fleuve Chang Jiang (le Yangste), l'ouvrage est structuré autour d'un réservoir d'une superficie de 1.084 km2.
Surclassant le barrage d'Itaïpu au Brésil, la centrale hydroélectrique comprend deux sections séparées par un déversoir : à gauche longue de 644 mètres avec 14 turboalternateurs, à droite s'étirant sur 59,5 mètres comptant 12 turboalternateurs. L'ensemble offre une puissance de 18.720 MW. Selon les experts, le barrage devrait fournir 10% de la consommation chinoise en électricité.
Outre les problèmes liés à l'engloutissement de plusieurs villes, à la pollution, aux atteintes à l'écosystème, le barrage bouscule et modifie le cycle et la distribution des sédiments.
En amont du fleuve, le Chang Jiang traverse le plateau du Tibet, il se gonfle alors de vase. En raison d'une déforestation et désertification intense, les sols sont friables. Très affaiblies, les berges du cours d'eau sont sujettes à des glissements de terrain. Liée à la surexploitation des terres, la charge sédimentaire diminue la vitesse d'écoulement de l'eau. Chaque année, 500 millions de tonnes de vase se déposent dans les gorges du fleuve, notamment, dans le lac de rétention. Avec l'achèvement de l'ouvrage en 2009, la pression sédimentaire devrait s'exercer sur le réservoir et affecter son potentiel hydroélectrique à hauteur de 50%. En outre, si l'envasement est trop rapide, le barrage ne pourra pas contenir les risques d'inondation.
De surcroît, l'accumulation des sédiments exerce une forte pression sur la structure de béton de l'ouvrage et augmente la probabilité de fissuration. Comme la plaque eurasienne, associée à celle du Yangtse, est particulièrement instable, les risques de séisme existent. Ces dernières années, des séismes de faible magnitude ont favorisé des glissements de terrain. En cas d'événement de grande ampleur, l'hypothèse d'une cassure terrestre n'est pas invraisemblable.
En aval, les sédiments jouaient un rôle d'engrais naturel. En raison de leur diminution, le recours à l'agrochimie devrait s'intensifier, aggravant la pollution de l'eau du fleuve. Déjà les niveaux de phosphore et d'azote relevés sont vingt fois supérieurs aux normes. En outre, la réduction de l'apport sédimentaire risque de faire reculer le delta du fleuve. De surcroît, en hiver, la faiblesse du débit accélère la remontée les nappes salées à l'intérieur du delta.
Afin de remédier à cette situation, la solution consisterait à déplacer les sédiments ailleurs. Compte tenu de leur volume et des apports continuels de vase provenant du lit du fleuve, la réponse exige des moyens considérables moyens.
Deux hypothèses s'offrent,
-soit les sédiments sont acheminés en aval du fleuve, ce qui représente une opération titanesque,
-soit ils sont valorisés à proximité du barrage.
Seulement voilà, ils sont fortement contaminés.
L'aménagement du barrage a conduit à l'engloutissement de 1.300 mines de charbon, 178 décharges d'ordures, 1.500 abattoirs, etc.
De fait, les sédiments offrent une variété inégalée de produits nocifs, de métaux lourds, de micro-organismes toxiques, etc. Leur éventuelle valorisation en matériaux de construction suggère des traitements chimiques ardus allant de l'encapsulation des métaux lourds à des formulations inédites. Certes des procédés d'épuration existent comme ceux élaborés par l'entreprise franco-chinoise Paneurochina, mais eu égard à la masse des sédiments des Trois Gorges, l'opération s'avère colossale, voire irréalisable.
Sauf à envisager que la capacité hydroélectrique de la centrale soit affectée, la pérennité du barrage des Trois Gorges dépend des solutions apportées au traitement des sédiments. Longtemps sous-estimée, cette crainte est désormais prise en compte par les autorités chinoises, lesquelles ont acté un budget d'1,5 milliard de dollars destiné à stabiliser géologiquement la région.
* François de la Chevalerie, entrepreneur (Paneurochina), Daniel Levacher, docteur es sciences (université de Caen)
|
Le 16/03/09
Les oiseaux, baromètre du réchauffement en Europe
source : lemonde.fr
Le changement climatique affecte de façon déjà visible la vie des oiseaux européens, selon les résultats d'une étude menée par l'université de Durham (Royaume-Uni) et publiée, mercredi 4 mars, dans la revue PLoS ONE.
Cette conclusion s'appuie sur les données fournies par un nouvel indicateur mesurant la sensibilité des oiseaux aux variations des températures.
Sur les 122 espèces d'oiseaux communs étudiées parmi les 526 que compte l'Europe, 75 % présentent des effectifs en déclin du fait du réchauffement climatique, qui réduit leurs aires potentielles de répartition.
Dans un premier temps, les oiseaux peuvent répondre à cette transformation de leur environnement en cherchant à s'installer plus au nord ou à des altitudes plus élevées dans les régions montagneuses, mais ces migrations ne sont pas sans limites. Pour les 25 % d'espèces restantes, les chercheurs observent un impact positif de l'élévation des températures.
"Ce nouvel indicateur est une sorte de "Footsie" de la biodiversité, mais alors que l'indicateur de la Bourse britannique mesure la bonne ou la mauvaise fortune des titres financiers, le nôtre résume l'évolution de la biodiversité sous l'effet du changement climatique. Nos premiers résultats montrent un impact grandissant", explique Stephen Willis, un des auteurs de l'étude.
Bécasses, divers passereaux, pinsons, mésanges boréales ou encore rossignols progné font partie des espèces dont l'avenir sur le territoire européen serait le moins assuré. "Tout le monde pressentait que quelque chose était en train de se passer, mais personne ne pensait que le réchauffement avait déjà de telles conséquences", commente Philippe Dubois, de la Ligue ROC pour la protection de la faune sauvage.
ENGAGEMENT DE L'UE
L'Agence européenne de l'environnement, qui a en partie financé l'étude, a décidé d'intégrer ce nouvel indicateur à la batterie des 26 indices qu'elle utilise pour mesurer l'érosion de la biodiversité sur le continent. L'Union européenne (UE) s'est engagée à stopper ce phénomène d'ici à 2010, allant au-delà des promesses plus prudentes faites par la communauté internationale au Sommet de la Terre de 2002.
Les oiseaux sont considérés comme un bon marqueur de la biodiversité, mais ce choix tient aussi au fait qu'ils font partie des espèces les plus étudiées, pour lesquelles les données sont suffisamment nombreuses pour construire des indicateurs solides.
"C'est un bon point de départ pour mesurer la vulnérabilité au changement climatique, mais nous travaillons sur des projets complémentaires, sur les plantes et les papillons notamment, afin de pouvoir l'enrichir", explique Sophie Condé, du Centre thématique européen sur la biodiversité.
|
Le 16/03/09
Cantine : le bio ne fait pas école
source : Terra-economica.info
Des jeunes récalcitrants, des budgets compressés, des produits rares…
Faire servir le bio dans les assiettes des élèves est une galère.
Prêt à ramer ?
« Elles sont pas belles vos pommes ! Et le pain, il est pas comme à la maison ! »
Le gestionnaire de cantine qui veut passer au bio doit savoir encaisser les remarques des élèves. Ce parcours du combattant, peu d’entre eux l’ont aujourd’hui entrepris : en 2007, sur 1,15 milliard de repas scolaires servis, seuls 5,7 millions comptaient au moins un ingrédient bio.
Et pour mener à bien sa course d’obstacles, le gestionnaire ne dispose pas de recette miracle : en matière de bio, chaque cantoche fait sa tambouille.
Convaincre l’élu. Nombreux sont les décideurs qui s’en lavent les mains. Pourtant, c’est bien à eux qu’il revient de choisir le bio. Car la gestion des cantines en primaire dépend des mairies, en collège, des conseils généraux, et en lycée, des conseils régionaux.
Les parents partisans du bio savent ainsi à quelle porte frapper (lire ci-contre).
Trouver les produits. « L’approvisionnement, c’est l’enfer ! », s’exclame Martine Bonnet, gestionnaire au lycée Émilie-de-Breteuil à Montigny-le-Bretonneux, (Yvelines). Cette militante du bien manger sert 700 plateaux par jour. Des crudités et du yaourt bio à chaque déjeuner. Mais le pain issu de l’agriculture biologique n’est disponible que deux fois par semaine, faute d’être livré quotidiennement à l’heure adéquate.
C’est qu’avec à peine 2 de surface bio cultivée dans l’Hexagone, les produits ne sont pas légion. L’objectif des 20 d’aliments biologiques dans la restauration collective en 2012 fixé par le gouvernement risque fort de passer d’abord par des importations massives.
A Brest, la cuisine centrale, qui officie pour toutes les écoles primaires de la ville finistérienne, sert près d’un million de repas par an. En 2007, la mairie a inscrit 11 aliments bio dans le cahier des charges de son prestataire, la Sodexo.
Faute de fournisseurs proches, les 17 tonnes de carottes annuelles sont donc venues d’Italie, les pommes de terre d’Espagne et des Pays-Bas. « Un comble dans un département maraîcher ! », relève Thierry Velly, responsable du service périscolaire de Brest.
Cependant, l’an passé, deux producteurs du Nord-Finistère ont sauté le pas. Résultat : l’un cultive désormais 8 00 m2 de carottes bio et l’autre fournit les pommes de terre.
Rester dans ses frais. Tenir le budget alloué tient parfois du miracle.
La traque au gaspillage ne suffit pas. « Dès qu’on essaye de convertir un repas conventionnel en bio, on double la facture », explique Eric Grunewald, responsable de la restauration collective à la Fédération nationale d’agriculture biologique. La solution : équilibrer différemment le menu en remplaçant, par exemple, une partie des protéines animales par des légumineuses. Un nouveau régime pas facile à avaler pour les parents.
Convertir son public.
A Montigny-le-Bretonneux, Martine Bonnet parle « environnement » aux ados qui se fichent pas mal de leur santé. Chez les plus jeunes, c’est le goût qui reste déterminant. A Brest, les carottes bio ont finalement convaincu et la consommation de salade de ce type a doublé. En revanche, pas question de renoncer aux tomates conventionnelles, qui ont l’avantage d’atterrir sur les tables en toutes saisons. « Il y a ce qu’on sait être bon pour les gamins et ce qu’ils sont prêts à accepter ! », observe Thierry Velly. Bref, « ça va prendre du temps, prédit-il. Le goût, ça ne fonctionne pas par décret ! » Un chemin de croix, on vous dit. |
Le 14/03/09
LE NIVEAU DES MERS POURRAIT MONTER D'UN METRE D'ICI 2100
source : lefigaro/AFP
Les prévisions des scientifiques, qui s'aggravent d'année en année, démontrent aujourd'hui que nombre d'Etats insulaires et régions côtières pourraient disparaître avant la fin du siècle, y compris en France.
Les prévisions des climatologues et des océanographes sont des plus en plus inquiétantes.
Alors que le dernier rapport du Groupe des experts mondiaux du climat (Giec) tablait en 2007 sur une élévation du niveau des mers de 18 à 59 cm d'ici à 2100, cette hausse pourrait finalement dépasser un mètre. C'est la conclusion alarmante qu'ont tiré plusieurs dizaines de scientifiques réunis mardi à Copenhague, soulignant l'absolue nécessité d'aboutir à un accord international sur le climat dans neuf mois. «Le monde a très très peu de temps», affirme même l'Indien Rajendra Pachauri, président du Giec, organisation qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2007.
«Quand nous appliquons les différents scénarios d'évolution de température du Giec, nous arrivons à une fourchette de hausse du niveau de la mer en 2100 qui va de 75 cm à 190 cm, explique Stefan Rahmstorg, un scientifique de l'Institut de recherche de Potsdam (Allemagne), présentant les résultats de sa dernière étude. Nous sommes en train d'enclencher des processus qui entraîneront une hausse des océans pour les siècles à venir.»
Plusieurs dizaines de communes côtières menacées en France
Le réchauffement climatique demeure évidemment au premier rang des responsables, mais dissimule notamment les quantités croissantes de CO2 émises dans les pays industralisés. Et si ces derniers, ne donnent pas encore l'impression d'avoir pris conscience du problème, le sujet est pourtant crucial.
Ue telle élévation du niveau des mers pourrait rayer de la carte nombre d'Etats insulaires et contraindre des dizaines de millions de personnes à l'exil, affirment les scientifiques.
En Europe, les côtes de la Manche et de la mer du Nord pourraient être submergées par la montée des eaux. En France, plusieurs dizaines de communes côtières - du Pas-de-Calais à la Camargue en passant par la Seine-Maritime, la Manche, la Loire-Atlantique, la Vendée ou la Charente-Maritime - seraient également menacées.
«La vision traditionnelle était que les calottes glaciaires évoluent de manière très très lente sur des centaines ou des milliers d'années, or les choses qu'on voit en ce moment sont beaucoup plus rapides, s'inquiète Eric Rignot, professeur à l'UC Irvine, en Californie. Si cette tendance se poursuit, nous assisterons probablement à une hausse du niveau de la mer d'un mètre ou plus d'ici à 2100.»
En décembre, la communauté internationale se réunira à Copenhague pour tenter de donner une suite au protocole de Kyoto et trouver un accord mondial sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre au-delà de 2012.
A moyen terme, l'objectif affiché est d'aboutir à une diminution d'au moins 50% des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici à 2050, soit une réduction d'au moins 80% de la part des pays riches.
_______________________________________________________________________________________________________________
Le 14/03/09
Les organismes à coquille menacés par l'acidité marine
source : enerzine.com/Université de Tasmanie
La quantité de CO2 absorbée par les océans augmente,
et ce sont de minuscules organismes marins qui en font les frais.
En raison de l'acidité légèrement croissante des océans, les foraminifères ont de plus en plus de mal à former leur carapace, ont observé des chercheurs de l'Université de Tasmanie.
Or, ces protozoaires jouent une rôle important dans l'absorption du CO2 par les océans. En effet, lorsqu'ils meurent, ils emportent aux fonds la quantité de carbone qu'ils ont absorbée. Celle-ci se retrouve alors piégée dans les profondeurs marines.
Selon les chercheurs William Howard et Andrew Moy, de l'Université de Tasmanie, cette fragilité nouvelle du protozoaire pourrait directement entretenir les changeents climatiques, et porter atteinte à l'écosystème.
Cette découverte représente la première preuve de l'impact de l'acidification sur les organismes marins.
Le phénomène pourrait bien représenter un danger pour d'autres espèces qui forment une coquille, comme l'huitre, la moule ou l'escargot de mer.
|
Le 13/03/09
l’éclosion d’une cuisine sauvage
source :lefigaro.fr
Baies,herbes, tous ces ingrédients que l'on peut prélever dans la nature s'invitent de plus en plus
dans nos cuisines.
Inquiétude liées au contenu de nos assiettes ou retour aux joies simples de la cueuillette en famille
DECRYPTAGE.
Il y a une quinzaine d’années, quand des chefs comme Marc Veyrat, Michel Bras ou Régis Marcon partaient cueillir un supplément d’ingrédients autour de leurs restaurants, le grand public, sceptique, les qualifiait au mieux de doux rêveurs… Depuis, l’idée a fait son chemin.
Après les ingrédients issus du potager des chefs, ce sont donc les produits glanés dans l’environnement proche du restaurant qui ont le vent en poupe. Une tendance qui ne concerne pas seulement les grandes tables mais gagne aussi, lentement, les cuisiniers en herbe.
Un retour progressif à la terre. Depuis quelques années en effet, un loisir familial ne cesse de se développer : passer ses dimanches après-midi dans les fermes cueillettes. Le citadin en mal de verdure y récolte lui-même ses produits (fraises, salades, framboises…) avant de passer à la caisse.
Dans la foulée, l’engouement pour la cuisine des fleurs a incité les gourmets à se servir directement dans la nature et à la redécouvrir. « J’ai constaté que de nombreuses plantes considérées comme des mauvaises herbes étaient en réalité comestibles », explique Martine Camillieri, coauteur de l’ouvrage Petits bouquets de cuisine (1), qui recense ses plus délicieuses trouvailles. Au fil des pages, les apprentis cueilleurs y découvrent que l’achillée millefeuille – jolie fleur blanche à ramasser dans les prairies – se marie parfaitement avec les œufs brouillés et que la mauve parfume joliment un chèvre frais.
Si, à elle seule, une fleur ne nourrit pas son homme, d’autres aliments à portée de main et de panier viennent enrichir le repas : fruits, baies, légumes, plantes aromatiques… En témoigne Cueillettes et recettes (2), le livre de cuisine à paraître à la fin du mois aux Éditions Hachette. Pas moins de trente ingrédients, de la menthe au fenouil sauvage en passant par les girolles et les myrtilles, y sont décrits et déclinés en plats simples pour encourager et épauler le cueilleur débutant. « Sur les marchés, je vois des gens acheter du pissenlit, de la roquette, de l’oseille, remarque, amusé, l’un des auteurs, Stéphane Thommeret. Moi, en me baladant, je ramasse tout ça ! »
UNE ASSIETTE BRUTE MAIS CIVILISEE
Le besoin de comprendre ce que l’on mange. La mode locavore (s’alimenter avec des produits cultivés à moins de 160 km de sa fourchette) expliquerait-elle ce « retour à la terre » ? En partie peut-être. Il y a dix ans, Anne a ainsi lâché sa vie de cadre parisienne pour s’installer dans le Gard et « être plus proche de la nature ». Cynorhodons en hiver ou asperges au printemps, aujourd’hui, elle « agrémente régulièrement » son ordinaire de ses cueillettes. Si la plupart des cueilleurs ne vont pas jusque-là, le besoin de connaître l’origine de ce qu’ils cuisinent est primordial. Et pour cause : « Les produits frais comme la viande, les fruits et les légumes ne représentent que 20 % de notre budget alimentaire ! Tout le reste est acheté déjà transformé », rappelle Élisabeth Laville, fondatrice du site :
mescoursespourlaplanete.com.
La cueillette reste donc la meilleure façon de maîtriser le contenu de son assiette. Si l’on en croit cette spécialiste du développement durable, le contexte économique joue également un rôle : « Avec la récession, on est en train de changer notre façon de consommer : on privilégie les circuits courts en choisissant des produits locaux. » Naturellement, le plus simple et le plus rapide consiste à prélever soi-même ce dont on a besoin.
PASSAGE A L'ACTE
Avec le printemps, la nature se réveille. C’est donc le moment de se lancer… Avec les conseils d’Annie Bertin, agricultrice spécialisée en cueillette et fournisseur attitré de nombreux chefs. Quoi ramasser pour quel plat.
- Le long des côtes ouest et sud de la France : du fenouil sauvage. Rien à voir avec son cousin acheté au marché : ce sont les feuilles que l’on prélève. Idéal pour parfumer un poisson au grill.
- Dans les marais ou près des rivières : soyez attentifs aux fleurs blanches en grappe. La reine-des-prés est un délice dans un gâteau ou un flan.
- Sur les sentiers du sud de la France, les petites asperges sauvages. Fines et vertes, elles se mangent en omelette.
- Partout : pensez à la star du printemps, l’ortie ! Elle se ramasse avec précautions mais une fois ébouillantée, elle devient inoffensive et se déguste en soupe.
Avant de partir. Prévoir un couteau, un panier ouvert pour ne pas abîmer vos cueillettes, des gants, un appareil photo pour immortaliser les plantes inconnues et ensuite effectuer des recherches.
Pendant la cueillette. Ramasser loin des bords de routes ou des champs traités. Éviter également les baies situées à moins de 30 cm du sol afin d’éviter les urines d’animaux. Pour éviter les sites protégés : www.ecologie.gouv.fr
De retour à la maison : demandez conseil à un herboriste avant d’avaler n’importe quoi.
Pour aller plus loin :
consultez le livre Déguster les plantes sauvages (Sang de la Terre, 2008) de François Couplan, ou suivez ce passionné le temps d’un stage de « gastronomie sauvage » (www.couplan.com). Pour passer à l’étape gastronomique, préférez un cours de deux jours chez les chefs Régis et Jacques Marcon (www.regismarcon.fr).
___________________________________________________________________________________________________
Les lézards tropicaux menacés par le réchauffement climatique
source : nouvelobs.com
Les lézards qui vivent dans les forêts tropicales d’Amérique centrale et des Caraïbes sont plus menacés par le réchauffement climatique que leurs congénères vivant dans des zones plus tempérées.
Des iguanes en passant par les geckos ou les dragons de Komodo, les lézards sont les reptiles les plus répandus sur Terre.
On les trouve sur tous les continents à l’exception de l’Antarctique. Ils sont apparemment capables de s’adapter à une grande variété de conditions même s’ils privilégient les tropiques où ils sont les plus nombreux.
Toutefois, une nouvelle étude, qui s'appuie sur des données recueillies durant plus de trois décennies, publiée dans les Proceedings of the Royal Society B démontre que les lézards qui vivent dans les forêts tropicales en Amérique centrale et du Sud et dans les Caraïbes pourraient être gravement menacés par le réchauffement climatique.
En fait, ces lézards de forêts semblent tolérer une gamme beaucoup plus étroite de température pour leur survie que leurs parents vivant à des latitudes plus élevées, ils sont en fait moins tolérants à l'égard des températures élevées. « Les lézards supportant le moins bien la chaleur se trouvent Lau niveau des plus basses latitudes, dans les forêts tropicales. Je trouve cela incroyable », a déclaré Raymond Huey, professeur de biologie à l’université de Washington et auteur principal de l’article.
Il a souvent été supposé que les organismes tropicaux sont beaucoup plus aptes à faire face aux températures élevées que ceux vivant dans les climats froids. Mais cette hypothèse n'est vraie que jusqu'à un certain point. En effet les habitants des tropiques sont peut-être au chaud toute l’année mais ils ne sont pas habitués à subir de fortes variations de température et ils ne connaissent pratiquement jamais de températures extrêmes.
Ainsi un lézard à Washington peut subir un écart de température d’une quarantaine de degrés entre l’été et l’hiver tandis que la fourchette de variations est de l’ordre de 20 à 25°c dans les tropiques.
En observant durant trente ans l’évolution des zones d’habitats des lézards tropicaux, Raymond Huey a constaté que le réchauffement climatique avait déjà perturbé la répartition de plusieurs espèces. Selon lui, une augmentation des températures un peu plus importante pourrait avoir des conséquences sévères sur la survie des lézards tropicaux.
Il précise également que ce raisonnement pourrait être valable pour d’autres espèces ectothermes comme les serpents, les insectes ou les araignées.
|
|
Le 12/03/09
L'Airbus A 380 est l'arme anticrise d'Air France
source :lefigaro.fr
L'arrivée du gros-porteur permettra de remplacer deux vols Paris-New York par un seul et de réaliser 15 % d'économie.
Un plus grand nombre de passagers en cabine et moins de place en soute pour les marchandises. Le nouvel Airbus A 380 est pour Air France la meilleure réponse à la crise.
La compagnie, qui recevra son premier exemplaire du gros-porteur en octobre, pourra remplacer deux avions par un Airbus. Dès 2010, le Paris-New York de 16 h 50 en Boeing 777-200 et le Paris New York en Airbus A 340 de 17 h 55 seront ainsi remplacés par un seul vol en
A 380. « Le pont supérieur du gros-porteur a la capacité de l'A 340 et son pont inférieur celle du 777, précise-t-on chez Air France.
Cette solution fait diminuer nos coûts par passager de 15 %. » La compagnie a annoncé un report de commandes de huit Boeing 777 qui devrait lui faire économiser 2,8 milliards d'euros sur trois ans. Par contre, elle n'a retardé l'arrivée que de deux des douze premiers gros-porteurs commandés à Airbus.
3 % de salariés en moins
L'arrivée de l'A 380 répond parfaitement au trou d'air que traverse actuellement la compagnie. Le trafic cargo d'Air France-KLM a baissé de 18,5 % en février après une chute de 23 % en janvier. « L'activité devrait reprendre dans quelques mois quand les entreprises auront fini de déstocker », explique-t-on chez Air France-KLM.
Le transport de passagers est bel et bien entré dans la crise aujourd'hui mais il résiste mieux. Il a tout de même baissé de 6 % le mois dernier. Sur la plupart de ses vols, la classe économique est pleine tandis que la classe business est désertée.
Pour faire face à cette période difficile, qu'elle voit se poursuivre jusqu'en 2010, la compagnie a pris des mesures de circonstance. Elle a ainsi bloqué toutes les embauches depuis mai et a diminué son effectif de 2 à 3 %. « Nous réduisons les effectifs des fonctions supports : contrôle de gestion, contrôle de la qualité, explique le groupe. Beaucoup de départs en retraite ne sont pas remplacés. »
En novembre, la compagnie a également réduit ses couvertures de carburant pour profiter de la baisse des cours du pétrole. Ces achats à terme étaient en effet intéressants jusqu'à la mi-2008 lorsqu'ils permettaient de payer le pétrole à 70 dollars le baril au lieu de 150, mais ces couvertures sont devenues un gouffre financier lorsque l'or noir est passé à 55 dollars. Air France-KLM, qui était couvert sur 80 % de ses achats de carburant début 2008, ne l'est plus aujourd'hui qu'à hauteur de 43 %.
_______________________________________________________________________________________________________________
Direct Energie : 800 MW de capacités de production
source : enerzine.com
Xavier Caitucoli, le PDG de Direct Energie a annoncé vouloir construire une centrale à cycle combiné à gaz sur le site Europole II de Sarreguemines - non loin de l’usine de montage de la Smart.
D'une capacité de production de 800 MW, le montant de l'investissement s'élève à 550 millions d'euros pour une mise en service de la centrale prévue fin 2012.
Environ 7 millions d'euros seront consacrés à la mise au norme de l'unité de production qui sera considérée comme une "installation classée protection de l’environnement" (ICPE).
Le groupe alternatif d'électricité espère obtenir toutes les autorisations nécessaires vers la fin de cette année afin de pouvoir commencer les travaux au début de 2010. Le Républicain Lorrain rapporte que "Direct Energie devrait apporter à la communauté d’agglomération une manne supérieure à celle versée par Smart (8 M€)".
Direct Energie exploite en France 4 centrales hydroélectriques et 2 fermes éoliennes. Disposant d'un portefeuille de 400 000 clients, la société a réalisé un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros l'an passé.
|
Le 11/03/09
10ème édition du salon Bois-Energie, du 2 au 5 avril
source : Enerzine.com
à Lons le Saunier
Avec plus de 150 exposants présents et 18 000 visiteurs attendus, dont 7 000 professionnels, le salon Bois Énergie est depuis plus de dix ans le seul salon dédié à la filière complète du bois énergie.
Il présente sur une surface d’exposition de 7 500 m2, le chauffage au bois, les combustibles bois énergie et l’exploitation forestière aux industriels et collectivités locales (cogénération), aux professionnels et au grand public.
La prochaine édition aura lieu du 2 au 5 avril 2009 à Lons-le-Saunier.
Aujourd’hui personne n’ignore les enjeux énergétiques qui secouent le monde et le bois énergie est une des sources énergétiques qui mérite, de par ses atouts, un intérêt tout particulier. La filière qui produit, transforme, distribue et utilise ce combustible est riche de nombreux intervenants. Les solutions techniques proposées sont aussi variées que les situations des usagers. Faire un choix nécessite pour chacun une réflexion rigoureuse, à la hauteur des enjeux et des investissements.
Le salon Bois Énergie est l’endroit où chacun peut avancer d’un grand pas dans sa réflexion. En un même lieu se trouvent regroupés les différents maillons de la filière et une offre complète pour chaque domaine. On peut y voir fonctionner en réel les matériels déjà repérés en catalogue et poser aux intervenants les plus qualifiés les questions décisives pour le choix de sa solution.
Quoi de neuf en 2009 ?
Les visiteurs du salon Bois Énergie se partagent entre professionnels le jeudi et vendredi et grand public le samedi et dimanche.
Le concours de l’innovation : La filière bois énergie met aujourd’hui les toutes dernières technologies à son service pour amener à ses usagers le confort, la propreté, l’autonomie et la simplicité qu’ils sont en droit d’attendre. Le chauffage au bois a réellement changé de millénaire !
Pour le faire savoir et stimuler la recherche d’innovations techniques, nous remettons chaque année un prix reconnu aux matériels les plus innovants de l’année. La remise des prix aura lieu le samedi. Découvrez les tendances de demain !
Les conférences : des conférences seront organisés à l’intention des professionnels le jeudi et vendredi et pour le grand public le samedi. Événements incontournables pour un professionnel qui souhaite garder une longueur d’avance ou un particulier qui veut être sûr de comprendre les tenants et aboutissant d’une problématique complexe, les conférences seront l’occasion d’échanger et de confronter des expériences.
La participation aux conférences est libre après l’entrée au Salon.Des invitations gratuites sont offertes sur simple inscription en ligne via le site www.boisenergie.com
|
Le 11/03/09
Le poisson, c'est bon pour le moral
source : lemonde.fr
Manger du poisson, les médecins le répètent, c'est bon pour la santé. Mais ce que l'on sait moins, et que l'on devrait rappeler en période de sinistrose généralisée, c'est que c'est également bon... pour le moral.
Où se nichent les pilules du bonheur dans le poisson ? Dans les acides gras oméga 3 dits à longue chaîne, répondent les experts. "Ils ont des effets sur le cerveau, la mémoire, l'humeur, et diminueraient le risque de baby-blues chez les jeunes mères", énumère Jacques Fricker, médecin nutritionniste. "Ils ont des effets sur la dépression et jouent un rôle positif tant sur la mère que sur le foetus pendant la grossesse", confirme son confrère Arnaud Cocaul. Pour le spécialiste, "la société française a longtemps été orientée vers l'agriculture et tout ce qui est carné, avec beaucoup d'idées préconçues qui restent ancrées dans nos habitudes alimentaires comme "être fort comme un boeuf"".
Les nombreuses vertus du poisson sont saluées par la très sérieuse Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), qui lui consacre une exposition ("Mangez du poisson, pourquoi, comment ?") au Salon de l'agriculture, à Paris, jusqu'au 1er mars. A travers un parcours pédagogique, le public est invité à explorer les types de poisson qu'il faut manger et à découvrir leurs bienfaits.
Source de protéines au même titre que la viande, le poisson est riche en acides aminés essentiels, en minéraux comme le zinc, le cuivre, l'iode ou le sélénium, et en vitamines A, B 12 et D. Il est également riche en phosphore. Moins calorique que la viande, avec de 75 à 125 calories pour 100 grammes, il ne fait donc pas grossir.
Surtout, les fameux acides gras oméga 3 à longue chaîne ont un effet protecteur sur le système cardio-vasculaire. "Le corps humain n'est pas capable de fabriquer beaucoup d'oméga 3 à longue chaîne. Or, ce sont les acides gras les plus utiles pour la santé, et il y a un déficit de leur apport", explique Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste à l'Institut Pasteur de Lille. Ceux qui en contiennent le plus sont les poissons gras : le saumon, le thon, le maquereau, le hareng, la sardine ou l'anchois. A titre de comparaison, la truite compte 24 % d'oméga 3, contre seulement 2 % pour le boeuf, selon l'Institut national de recherche agronomique (INRA).
Les vertus des oméga 3 sont donc nombreuses : ils diminuent le taux de triglycérides dans le sang, ont un rôle bénéfique sur la fluidité du sang, abaissent la pression artérielle, préservent la présence de bon cholestérol et retardent le vieillissement cellulaire.
De nombreuses études montrent que plus on consomme de poisson, moins on a de risque de mourir d'un accident cardiaque. La mortalité coronarienne diminuerait de 15 % dès lors qu'on en mangerait au moins une fois par semaine.
Mais quels types de poisson manger, et dans quelle proportion ? "Il est recommandé de manger du poisson au moins deux fois par semaine, en diversifiant les espèces", souligne Pascale Briand, directrice générale de l'Afssa. "Jusqu'à une fois par jour", recommande même le docteur Fricker.
Il convient en revanche, pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 3 ans, d'éviter de consommer espadon, marlin, requin ou brochet et de bannir coquillages et poissons crus ou fumés. Le thon rouge, lui, est à bannir de toutes les assiettes en raison de sa raréfaction.
Pour les poissons d'élevage, il est conseillé de préférer ceux qui viennent de France, plus contrôlés, ou dotés de labels. Quant au poisson servi cru, "il est susceptible de contenir des parasites (comme le ver Anisakis) que la cuisson permet de tuer", indique l'Afssa. Congeler le poisson pendant au moins sept jours permet de tuer ces parasites - qui ne sont présents que très rarement. En revanche, passé plusieurs mois, la congélation altère les effets des oméga 3.
Reste un risque : certains poissons peuvent être contaminés par le méthylmercure ou des dioxines, deux substances particulièrement dangereuses pour les femmes enceintes et les enfants. "L'exposition ponctuelle à un aliment contaminé a très peu d'impact sur la santé", nuance l'Afssa. Et, comme le rappelle M. Cocaul, "les bénéfices l'emportent largement sur les risques".
|
Le 10/03/09
Le transport maritime explore des pistes pour réduire ses émissions de CO2
source : lemonde.fr
Le transport maritime international qui assure plus de 80 % du commerce mondial en volume,
va bientôt devoir rendre des comptes en matière de réchauffement climatique.
L'activité, qui présente un bilan CO2 plutôt satisfaisant par rapport au tonnage de marchandises transporté - entre 3,1 et 4,1 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone-, est encore exclue des mécanismes du protocole de Kyoto, qui fixe un calendrier de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Or, même s'il est fortement ébranlé par la crise économique, le secteur est appelé à croître, et avec lui, ses émissions de CO2, de 10 à 30 % d'ici à 2020 et de 140 à 200 % d'ici à 2050.
Lors de la signature du protocole de Kyoto en 1997, les négociateurs avaient renoncé à s'attaquer au monde de la mer. A qui imputer, en effet, les émissions de GES, dans le cas d'un porte-conteneurs suisse, affrété par le Danemark, battant pavillon du Liberia et se rendant en Chine ? La "patate chaude" a été transmise à l'Organisation maritime internationale (OMI), une agence des Nations unies mandatée pour faire des propositions. Mais dans la perspective de la grande conférence de l'ONU sur le climat qui se tiendra en décembre à Copenhague, la pression s'accentue. L'OMI dit vouloir adopter, dès cette année, une réglementation contraignante sur les émissions de GES, qui s'appliquerait à tous les Etats, y compris les pays en voie de développement (PVD). Ces derniers ont déjà fait savoir qu'un régime général serait incompatible avec le principe des "responsabilités communes mais différenciées", reconnu dans la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui fait porter l'essentiel des efforts sur les pays industrialisés.
En attendant, le secteur est en ébullition. A Genève, du 16 au 18 février, des représentants d'Etats du Sud et du Nord, des organisations non gouvernementales et des responsables maritimes et portuaires ont participé à une réunion d'experts organisée par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), afin d'étudier les pistes possibles de réduction des GES.
Andre Stochniol, de l'institut londonien Imers, a défendu un projet de taxe sur les carburants, censé rallier les Etats les plus pauvres. Les navires qui transportent des marchandises vers des pays développés paieraient à 100 % cette redevance ; ceux à destination des PVD en seraient exemptés. Un pourcentage particulier serait calculé pour les destinations mixtes. L'argent récolté, environ 6 milliards de dollars par an, serait affecté à un compte dédié à la réduction des émissions et à l'adaptation du transport maritime aux changements climatiques (montée du niveau des eaux pour les ports, etc.).
Bien d'autres dispositifs ont été mis en avant par l'OMI : création d'un indice de restriction des émissions de CO2 pour les nouveaux navires ; limitation obligatoire des infrastructures portuaires ; mécanisme d'échange de droits d'émission. Tout reste à négocier.
Mais selon Hassiba Benamara, spécialiste des transports au sein de la Cnuced, "seules des mesures techniques et opérationnelles pourraient être rapidement imposées à tous". Comme la réduction de la vitesse des navires - rendue obligatoire en 2004 par la Californie à l'approche de ses ports - ou encore l'alimentation électrique à quai des bateaux, déjà pratiquée à Los Angeles. En 2008, NYK, la compagnie maritime nippone, a imposé à sa flotte une baisse de vitesse de 10 % qui a permis une chute de 25 % sa consommation de combustible.
Les initiatives en matière d'innovation technique des moteurs ou du design se multiplient également. Basé à Marseille, l'armateur CMA-CGM, propriétaire de 377 porte-conteneurs - l'une des catégories les plus polluantes avec les navires-citernes - équipe ses nouveaux bateaux de moteurs à injection électronique, permettant de réduire la consommation de carburant de 3 % et celle d'huile de 25 %. Des efforts sont faits sur les safrans et les hélices pour améliorer l'hydrodynamique de ses navires.
Selon la Cnuced, ces mesures techniques prises par l'ensemble des armateurs devraient permettre de réduire jusqu'à 20 % les émissions de CO2 sur les anciens navires et jusqu'à 30 % sur les nouveaux.
_______________________________________________________________________________________________________________
Le 10/03/09
Et l’Amérique vira au vert
source :planete-terra/New-York Times/Washington Post/Boston Globe
Les Etats-Unis semblent vouloir sortir du pétrole : à l’heure où le Congrès vient d’affecter 80 milliards de dollars à l’environnement, retour sur une transition majeure via les sites de journaux américains.
On a dépassé le stade de la bonne volonté : dix pour cent des titanesques 767 milliards de dollars du plan de relance américain, voté le 16 février, seront débloqués pour l’environnement, soit 80 milliards de dollars. De quoi faire pâlir le Grenelle français. Détails :
25 milliards pour l’amélioration de l’efficacité énergétique des logements
20 milliards pour le secteur des énergies renouvelables
17 milliards pour la modernisation du réseau électrique
18 milliards pour les infrastructures de transport public
« C’est l’un des efforts les plus coûteux et complexe de l’histoire des Etats-Unis, évalue Jim Tankersley dans le Chicago Tribune, à propos du volet énergies renouvelables. La réussite de ce plan repose sur la capacité d’Obama à pousser les sources alternatives d’énergie jusqu’au seuil où elles ne coûteront pas plus cher que le fossile, un effort dont beaucoup d’experts pensent qu’il requiert une bonne dose de réflexion, de cash et de manipulation des marchés (..) Mais s’il échoue, cela entraînera la faillite de nombreuses industries et les Américains seront étranglés par un prix de l’énergie plus élevé. »
« Un changement miraculeux d’état d’esprit »
Les autoroutes, par exemple, étaient jusqu’alors les chouchoutes du budget transport. L’administration Bush leur réservait 4 fois plus d’argent qu’aux transports en commun. Le chèque de 18 milliards de dollars (développement des transports urbains et du rail grande vitesse) relève de 70% le niveau de dépenses.
« Comparé aux huit dernières années d’administration Bush, c’est un changement miraculeux d’état d’esprit », juge Derrick Z. Jackson dans le Boston Globe.
Le même interpelle Obama dans une tribune du 21 février :
« Dans la course à l’efficacité énergétique, le Japon a déjà envoyé un homme imaginaire sur la lune. Pendant que nous ricanons du haut de nos 4x4 , les Européens et les Japonais passent d’une ville à l’autre en TGV à 200 km/h »
L’éditorial du New York Times du 18 février titre « 80 milliards de dollars : un bon début », mais avertit aussitôt :
« Aussi ambitieuses que puissent apparaître ces mesures, elles ne doivent pas être confondues avec une législation sur le réchauffement climatique. Gérer le changement climatique demandera une stratégie de plus grande ampleur. »
« Une tâche écrasante pour la nouvelle administration »
Car si Obama a fait preuve de volontarisme -il veut ramener les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis à leur niveau de 1990 d’ici à 2020-, aucun engagement formel n’a encore été pris.
Pour le Washington Post, le 20 février, le défi politique est de taille :
« Le choix d’Hillary Clinton (ndlr : secrétaire d’Etat américaine) de faire son premier déplacement à l’étranger en Chine montre bien la tâche écrasante à laquelle est confrontée la nouvelle administration. Elle doit tenter de persuader les pays émergents, jusqu’alors réticents, de faire chuter leurs émissions de gaz à effet de serre et en même temps amadouer le Congrès pour que des limites soient posées aux Etats-Unis, du jamais vu. »
|
Le 09/03/09
Les hydroliennes de Paimpol mises en services en 2012
source : enerzine.com /ouest France/le telegramme
Les hydroliennes de Paimpol mises en services en 2012
Le premier parc hydrolien de France, implanté au large de l'île de Bréhat (Côtes d'Armor), sera mis en service en 2012. Des précisions ont été apportées la semaine dernière par EDF et les élus concernés.
Le site d'implantation du futur parc hydrolien a été choisi : il s'agit du site de la Horaine, à 8 km au nord de l'île de Bréhat. 3 hectares seront consacrés au projet.
A cet endroit, des courants de 3 mètres par seconde en moyenne ont été mesurés, parmi les plus puissants d'Europe.
Les hydroliennes seront fournies par le constructeur irlandais OpenHydro. D'une puissance unitaire de 500 kW, les 4 turbines de 16 m de diamètre seront fixées sur des tripodes métalliques par 35 mètres de fond.
Pour EDF, l'objectif de ce projet pilote est avant tout de mesurer les impacts sur l'environnement, et notamment sur l'importante population de homards.
Le projet représente un investissement de 24 millions d'euros. Le permis de construire sera déposé dans le courant du mois de mars. Il faudra encore attendre deux ans de procédures, dont 8 mois d'enquête publique, avant de voir la première machine tourner, au printemps 2011.
Les trois autres devraient la rejoindre un an plus tard.
_______________________________________________________________________________________________________________
Le 09/03/09
A Los Angeles, l'éclairage public s'apprête à faire sa révolution verte
source : lemonde.fr
A Los Angeles, l'éclairage public s'apprête à faire sa révolution verte
Le maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, et l'ancien président Bill Clinton ont annoncé,
lundi 16 février, le lancement d'un programme de modernisation de l'éclairage de la ville
le premier du genre aux Etats-Unis -, avec le remplacement de 140 000 ampoules des lampadaires et feux de signalisation par des diodes électroluminescentes. "Ce programme de rénovation est le plus ambitieux au monde jamais entrepris par une municipalité, a affirmé le maire. Il devrait réduire nos émissions de gaz carboniques d'environ 40 500 tonnes par an, ce qui équivaut à retirer 6 000 voitures de la circulation", ont-ils assuré.
Antonio Villaraigosa, qui veut faire de la mégalopole de 4 millions d'habitants "la ville la plus propre et la plus verte des Etats-Unis", a fixé comme objectif à Los Angeles d'atteindre une part de 20 % d'énergies renouvelables dans sa consommation d'ici à 2010, et de 35 % en 2020.
"C'est l'endroit idéal aux Etats-Unis pour lancer un tel programme novateur", a renchéri Bill Clinton. La Clinton Climate Initiative - une branche très active de sa fondation créée en 2006 pour lutter contre le réchauffement climatique - apporte son expertise financière et technologique au projet. Parmi les mesures qu'elle préconise, le Outdoor Lighting Program (programme pour l'éclairage extérieur) vise à réduire la consommation en énergie et l'empreinte carbone des zones urbaines.
FIN DE VIE PROGRESSIVE
Dès le mois de juin, les services municipaux de Los Angeles vont donc entreprendre le remplacement des 140 000 ampoules traditionnelles, grosses consommatrices d'énergie, par des diodes électroluminescentes (LED pour Light Emitting Diodes), beaucoup plus économes.
Au rythme de 20 000 ampoules changées la première année, puis 30 0000 les années suivantes, tous les lampadaires et feux de signalisation devraient être équipés dans les cinq ans.
Avec son tissu urbain particulièrement distendu et ses kilomètres de rues à éclairer, le célèbre damier illuminé de la mégalopole sera alors sans doute le plus "vert" des Etats-Unis, voire de la planète.
Parmi les principaux avantages des ampoules LED : une consommation électrique neuf fois inférieure aux ampoules à incandescence, et une durée de vie de 20 à 40 fois plus longue, selon les chiffres de l'Association française de l'éclairage. De plus, en fin de vie, au lieu de s'éteindre brutalement comme les ampoules traditionnelles, les diodes électroluminescentes baissent progressivement de rendement, permettant aux services municipaux de planifier leur remplacement.
RABAIS CONSENTI
Avec une consommation énergétique réduite de 65 millions de kWh, ce passage à des ampoules moins voraces devrait faire baisser la facture de l'éclairage public de la ville d'au moins 40 %. Sur les sept premières années, la municipalité de Los Angeles attend une économie totale de 48 millions de dollars (38 millions d'euros).
Une fois le prêt de départ remboursé (l'investissement initial est estimé à 57 millions de dollars) et toutes les vieilles ampoules remplacées, l'économie devrait être à 10 millions de dollars par an (8 millions d'euros). Le programme de remplacement sera également financé par un rabais consenti par la compagnie municipale d'eau et d'électricité, le Department of Water and Power.
"Si chaque ville américaine en faisait autant, nous pourrions éliminer deux centrales à charbon et demie, a insisté Bill Clinton. Vous voyez à quel point la question de l'éclairage public de nos villes est importante !"
Pour M. Villaraigosa, qui remet son mandat de maire en jeu, mardi 3 mars, l'annonce de cette mesure, faite au côté d'un homme politique aussi populaire que Bill Clinton, est intervenue à point. Et ce même si sa réélection semble assurée.
|
Le 07/03/09
Orange : 100 stations alimentés à l'énergie solaire
source : Ericsson
Orange Guinée Conakry et Ericsson mettent en place plus de 100 stations de base alimentées à l'énergie solaire, permettant de faire accéder aux télé- communications mobiles, des endroits reculés en Afrique rurale.
Ericsson propose une station hybride mariant énergie solaire et groupe électrogène diesel, tandis qu'Orange étend son réseau mobile dans les zones rurales et urbaines.
"Nous réduisons nos factures d'électricité. Ces stations de base sont également plus facile à installer et nécessite moins d'entretien qu'un site traditionnel. Elles sont aussi plus fiables et par conséquent améliorent la qualité de notre service." a déclaré Alassane Diene, PDG de Orange-Guinée Conakry.
La solution d'énergie hybride d'Ericsson créée à partir des groupes électrogènes diesel remplace un des générateurs diesel du site par une banque de batteries spécialement conçue pour les groupes électrogènes qui peut supporter de nombreuses recharges et décharges.
Cette solution d'énergie autonome peut être réglée pour trouver les niveaux optimaux de recharge et décharge des batteries, afin que la batterie et le générateur puissent durer plus longtemps et réduire les coûts liés à l'énergie par deux.
La station de base radio BTS 2111 d'Ericsson est une solution isolée qui ne requiert la présence d'aucun élément rotatif comme un ventilateur par exemple. La consommation d'énergie est alors divisée par deux, permettant au site d'être complètement alimenté par l'énergie solaire, avec un banc de batteries opérationnel 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.
Le groupe Orange souhaite implanter plus de 1000 stations de base totalement alimentées par l'énergie solaire pour ses opérations africaines d'ici fin 2009.
____________________________________________________________________________________________________________
Le 07/03/09
L'opossum, ennemi public n°1 en Nouvelle-Zélande, redevient une fourrure à la mode
source :lemonde.fr
Les Néo-Zélandais aiment l'opossum... en fourrure. Le petit marsupial appelé "possum" pour le différencier de son cousin américain, est de plus en plus visé par des campagnes appelant à sa destruction.
"Achetez du possum et sauvez une forêt !", défend ainsi Possum New Zealand, une entreprise de création de vêtements. Une initiative encouragée par des associations locales de défense des animaux. Même la société de protection des forêts et oiseaux associe sa voix à ce concert, récompensant chaque année les volontaires ayant tué le plus grand nombre de ces mammifères. 1,75 million d'opossums - sur une population évaluée, sans grande certitude scientifique, à 70 millions - auraient été abattus pour leur fourrure en 2008.
Si ce mammifère aux vagues airs de chat, coiffé d'oreilles en pointe, soulève autant d'animosité, c'est parce qu'il se révèle être un véritable désastre écologique. Importé d'Australie au cours du XIXe siècle - pour sa fourrure déjà -, il s'est rapidement fait à son nouvel habitat. Alors qu'il a des prédateurs naturels en Australie, où il est protégé, ce n'est pas le cas de l'autre côté de la mer de Tasman. Or l'opossum s'attaque à la végétation et aux arbres du pays. Pis, il n'hésite pas à agresser les espèces animales indigènes.
TUBERCULOSE BOVINE
"En Nouvelle-Zélande, exception faite des chauves-souris, la faune endémique ne compte pas de mammifères. Les animaux n'ont donc pas développé de défenses particulières pour les repousser. Or beaucoup d'oiseaux font leur nid dans le creux des arbres ou sur le sol, des endroits où les opossums les chassent sans aucun problème", explique Herb Christophers, porte-parole du département de la conservation. Ainsi les oiseaux icônes du pays, le kiwi et le kokako, voient leur population diminuer, car les opossums détruisent leurs oeufs. Comme si cela ne suffisait pas, l'animal peut être porteur de la tuberculose bovine, maladie chronique qui affecte les troupeaux.
Depuis les années 1990, les autorités mènent de grandes opérations d'éradication. Le département de la conservation utilise des pièges, mais aussi des appâts au poison, une méthode très contestée. De son côté, s'il a longtemps négligé le marsupial, le monde de la mode s'est à nouveau rendu compte de son intérêt. Aujourd'hui, de nombreuses marques utilisent sa fourrure, souvent combinée avec de la laine mérinos. L'opossum se décline en gants, bonnet, manteau, et même en couverture de lit ou abat-jour.
"Sa fibre est creuse, et donc très légère, avec de très bonnes qualités d'isolation thermique", affirme Steve Boot, fondateur de la compagnie Basically Bush, qui produit des fourrures d'opossum. L'engouement se développe petit à petit, les marques n'hésitant pas à jouer sur le caractère "écolo-amical" de la fourrure.
|
Le 06/03/09
Hambourg et Stockholm capitales européennes 'vertes'
source : Enerzine/CP-Europa
Les villes de Stockholm et de Hambourg ont été désignées lundi comme les
premières lauréates du nouveau prix de la Capitale verte de l'Europe.
Stockholm sera la capitale verte de l'Europe en 2010 suivie par Hambourg en 2011.
Ce nouveau prix lancé par la Commission européenne vise à encourager les villes à améliorer la qualité de la vie urbaine en tenant systématiquement compte de l'environnement dans l’aménagement urbain.
«Aujourd'hui quatre Européens sur cinq vivent en milieu urbain, là où les défis environnementaux auxquels sont confrontées nos sociétés sont les plus flagrants, a déclaré le commissaire Stavros Dimas. Grâce aux mesures prises pour lutter contre la pollution atmosphérique et résoudre les problèmes de circulation et de congestion, d'émissions de gaz à effet de serre et de gestion des eaux usées et des déchets, Stockholm et Hambourg peuvent servir de modèles pour le reste de l'Europe.»
Stockholm – lauréate 2010
Stockholm est une ville de 800 000 habitants en pleine expansion qui s'est fixé l'objectif de ne plus recourir à l'énergie fossile d'ici 2050. La ville a mis en place un système de gestion intégrée qui garantit la prise en compte des aspects environnementaux dans le budget de la ville, la planification opérationnelle, les rapports et le suivi de ses activités.
Environ 95 % de la population habite à moins de 300 mètres d'espaces verts qui améliorent la qualité de la vie locale tout en facilitant la purification de l'eau et la réduction du bruit et en favorisant la diversité biologique et l'écologie. La ville a été primée pour son programme de grande ampleur visant à améliorer encore l'aménagement de ces zones, notamment par la création de plages supplémentaires destinées à la baignade.
Un système innovant de gestion intégrée des déchets utilisant des systèmes souterrains à vide permet des taux de recyclage élevés, notamment des déchets organiques. Un système de péage urbain a permis de réduire le trafic routier, d’augmenter la fréquentation des transports publics et de diminuer la pollution atmosphérique, et la ville peut se prévaloir d'une baisse de 25 % des émissions de CO2 par habitant depuis 1990, qui a ramené ces dernières à la moitié de la moyenne nationale suédoise.
Hambourg – lauréate 2011
Hambourg est une ville de 1,8 million d'habitants qui honore ses engagements en matière de politique environnementale grâce à des financements appropriés, indique Bruxelles. La qualité de l'air y est très bonne, il existe de nombreux programmes de sensibilisation et la ville s'est fixé des objectifs extrêmement ambitieux en matière de protection climatique, tels que la réduction de ses émissions de CO2 de 40 % d'ici 2020 et de 80 % d'ici 2050.
Les mesures introduites comprennent une évaluation des performances en matière d'économies d'énergie dans les bâtiments publics et des programmes de remplacement de l'éclairage, des chaudières et des réfrigérateurs.
Plus de 200 000 lampes classiques ont été remplacées, dans plus de 400 bâtiments publics et, ces dernières années, 18 millions € ont été investis pour remplacer plus de 600 systèmes de chaudières par des chaudières modernes à condensation. Les émissions de CO2 par habitant ont été réduites d'environ 15% par rapport à 1990, ce qui représente une économie d'énergie annuelle d'environ 46 000 MWh.
Quasiment 100% des habitants de Hambourg disposent d'un moyen de transport public à moins de 300 mètres. Il existe également un réseau d'espaces verts facilement accessibles à tous les habitants.
La ville de Hambourg a également été primée pour sa stratégie de communication et sa proposition visant à lancer un «train d'idées» dans lequel d'autres villes «posséderaient» un wagon pour promouvoir leurs idées vertes, leurs réussites et leurs projets d'avenir dans ce domaine.
Le prix de la Capitale verte de l'Europe
Ce prix annuel est une initiative nouvelle visant à récompenser les villes montrant l'exemple en matière de mode de vie urbain respectueux de l'environnement.
Le jury utilise dix critères environnementaux pour évaluer la capacité des villes candidates à se conformer à des normes environnementales élevées, leur engagement permanent en faveur d'objectifs ambitieux pour améliorer l'environnement et favoriser le développement durable ainsi que le potentiel développé pour servir de modèle aux autres villes et promouvoir les meilleures pratiques dans d'autres villes européennes.
Sur les 35 villes candidates pour les prix de 2010 et 2011, huit ont été sélectionnées pour la finale: Amsterdam, Bristol, Copenhague, Fribourg-en-Brisgau, Hambourg, Münster, Oslo et Stockholm. Les villes pourront soumettre à nouveau leur candidature.
Le jury qui désigne les lauréats est composé de représentants de la Commission européenne, de l'Agence européenne pour l'environnement, de l'ICLEI (regroupant des acteurs locaux œuvrant en faveur du développement durable), de la Fédération européenne pour le transport et l'environnement (T&E), de l'Union des capitales de l'Union européenne et du Comité des régions.
|
Le 05/03/09
COOPERATION SPACIALE
source :nouvelobs.com./Sciences-et-Avenir.com
L'Agence spatiale européenne (ESA) et la Nasa, l’agence américaine, ont décidé de mettre en commun leurs moyens en vue d’une mission d’exploration de Jupiter et de ses satellites.
L’Europe et les Etats-Unis partiront donc ensemble à la conquête de Jupiter.
L’Esa et la Nasa ont en effet décidé de mettre en commun certaines de leurs ressources en vue d’une mission d’exploration de Jupiter et de ses principales lunes.
Initialement, les deux agences avaient conçu leurs missions quasiment en même temps, mais séparément. Après une rencontre entre responsables à la mi-février, les deux puissances spatiales ont décidé de fusionner leurs projets. De nombreux autres rendez-vous sont prévus pour finaliser cet accord, mais il ne fait plus de doute que c’est une mission commune qui fera route vers Jupiter.
Pour cette mission, l'ESA et la NASA construiront chacune une sonde, dont le lancement est prévu courant 2020. Au terme d’un voyage de six ans, elles se consacreront à l’étude du système jovien. La sonde européenne se consacrera à Ganymède, la plus grande lune de Jupiter et le seul satellite naturel connu à posséder son propre champ magnétique. L'engin de la Nasa s'occupera d'Europe, le second et le plus petit des quatre satellites galiléens de Jupiter. Europe intéresse particulièrement les exobiologistes, en raison de l’existence supposée d’un océan souterrain.
La contribution de l'Europe à la mission Jupiter sera supervisée par la direction Science et Exploration robotique de l'ESA; la participation de la NASA sera, quant à elle, gérée par la direction de la mission scientifique de la NASA au Jet Propulsion Laboratory. Outre Jupiter, les responsables des deux agences évoquent aussi une mission commune vers Saturne et son satellite Titan.
|
Le 04/03/09
Le premier mur végétalisé équipé de panneaux solaires
source : enerzine/tenesol
Tenesol et la société Canevaflor, leader français des murs végétalisés dépolluants ont imaginé un mur végétal, équipé de panneaux solaires photovoltaïques, capable de produire une électricité qui sera convertie et réinjectée sur le réseau électrique.
Le mur végétal dépolluant imaginé par Canevaflor proposait déjà trois atouts environnementaux :
l’isolation thermique, l’isolation phonique et le traitement de l’air. Valeurs ajoutées auxquelles il faut maintenant ajouter l’intégration des panneaux solaires Tenesol, et tous les avantages induits par le solaire photovoltaïque.
« Nous sommes très heureux d’associer Tenesol à Canevaflor, et d’avoir créé ensemble le « Garden and Sun », qui combine des qualités esthétiques et technologiques hors du commun », commente Benoît Rolland, Directeur Général de Tenesol.
Tenesol a développé une expertise dans le domaine de l’énergie solaire sur les 5 continents, à travers environ 14 000 réalisations. Depuis sa création, Tenesol a installé plus d’un million de mètres carrés de panneaux solaires !
Le 04/03/09
Avion solaire : tournée européenne du Sunseeker II
source : enerzine/solar flight
Le Sunseeker II demeure à ce jour le seul avion solaire au monde pleinement opérationnel. Son prédécesseur, le Sunseeker I avait réussi à traverser les États-Unis en 21 vols successifs.
La société Suisse Solar Flight présentera le Sunseeker II dans une tournée européenne couvrant de nombreux pays parmi lesquels on trouve la France, l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, la Hongrie, l'Italie, et L'Espagne.
Le Sunseeker II a été élaboré en se basant sur des améliorations techniques du modèle précédent. Un nouveau moteur deux fois plus puissant que la génération précédente a été développé dès 2006. La conception d'une nouvelle aile a été rendue nécessaire ainsi que l'augmentation du rendement des panneaux photovoltaïques ou encore la fabrication d'une batterie lithium-polymère plus performante.
Les cellules solaires font maintenant parties intégrantes de la structure de l'aile et le nouvel appareil est muni de quatre packs de batteries lithium-polymère, logés dans les ailes de l'avion. L'appareil dispose également d'une seule hélice de queue, ce qui réduit considérablement les vibrations.
En Europe, un autre projet d'avion solaire - Suisse également - du nom de SolarImpulse est en cours d'élaboration. La construction finale de l'avion de 80 m d'envergure avec cabine pressurisée est attendue pour 2009-2010, tandis que le premier vol - un tour du monde avec 5 escales - devrait avoir lieu en mai 2011.
|
Le 03/03/09
100 000 véhicules électriques commandés d'ici 2012
source : enerzine/MEEDAT
L'Etat et les grands comptes privés et publics ont décidé de commander
100 000 véhicules électriques d'ici fin 2012.
Comme annoncé derniérement, les ministères de l'Industrie et de l'Ecologie ont installé un groupe de travail visant à élaborer une stratégie nationale de développement des infrastructures de recharge nécessaires à l’essor des véhicules électriques et hybrides rechargeables.
Ce groupe réunit les constructeurs automobiles, les distributeurs d’énergie, les collectivités locales, les professionnels du bâtiment et les gestionnaires d’espaces publics.
L'objectif de cette initiative est d’élaborer un plan de développement des infrastructures de recharges domestiques, sur le lieu de travail, sur la voie publique ou de bornes de recharge rapide, ainsi que des stations d’échange de batterie afin de garantir au consommateur un usage du véhicule similaire à celui des véhicules actuels.
Ces travaux seront conduits sous la coordination de Jean-Louis Legrand, coordinateur interministériel pour les « véhicules décarbonés » placé auprès de Jean-Louis Borloo et Luc Chatel.
4 thématiques seront développées :
• Un groupe « Modèles économiques », animé par la Caisse des Dépôts et Consignations
• Un groupe « Expérimentations », animé par La Poste
• Un groupe « Standardisation et normalisation », animé par EDF
• Un groupe « Législation et réglementation », animé par la Fédération Nationale des Collectivités concédantes et des Régies
Luc Chatel et Chantal Jouanno ont par ailleurs annoncé une démarche coordonnée d’achats de véhicules électriques entre l’Etat et les grands comptes (publics et privés) visant 100 000 véhicules. Cette démarche se traduit par une lettre d’intention signée par l’Etat et les principales entreprises intéressées par les véhicules électriques (La Poste, EDF, GDF-Suez, Veolia, France Télécom-Orange, Vinci,...). Cette démarche sera étendue afin d’atteindre l’objectif de 100 000 véhicules électriques d’ici fin 2012.
Elle se traduira par la définition d’un cahier des charges commun d’ici la fin du premier semestre 2009, afin de permettre de lancer les premiers appels d’offres à l’automne 2009.
A l’occasion de cette réunion, les Ministres ont mis l'accent sur l'opportunité industrielle que représente le véhicule électrique en contexte de crise, s'appuyant sur "une énergie électrique abondante et peu carbonée" issue du nucléaire et des énergies renouvelables.
Le ministère de l'Ecologie a rappelé à cette occasion que la Poste a lancé, en 2007, un appel d’offre international pour la fourniture de 500 véhicules électriques.
Deux constructeurs avec deux technologies différentes ont été pré-sélectionnés : Micro-Vett/Newteon et Venturi Automobiles associés respectivement associés à deux grands groupes automobiles : FIAT Professional pour le premier et PSA Peugeot Citroën pour le second.
Les 2 constructeurs ont livré, durant l’été 2008, une pré-série qui a été testée et examinée par des experts de la Direction technique de La Poste. Dans les mois qui viennent, les véhicules vont être testés dans les conditions réelles d’utilisations .
Après cette phase de d’expérimentation, La Poste devra choisir son ou ses partenaires et passer ainsi à une phase de commande de 500 véhicules. La Poste a pour objectif de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre dus à son activité de transport de 15% d’ici à la fin 2012.
|
Le 02/03/09
Le recyclage des skis en Savoie, un sport de combat
source : lemonde.fr
Celles et ceux qui les chaussent et déchaussent à Noël ou aux vacances de février,périodes propices aux sports d'hiver, sont, pour la plupart, dans l'ignorance totale de leur sort après usage. Et pourtant. Bien que fartés avec application, les skis vieillissent vite, très vite même. Trois ans : c'est le temps de vie maximum d'une paire de "planches" chez un loueur en ces temps du marketing et de l'innovation triomphants. Après, c'est la casse. Ou plutôt c'était, avant que Tri-Vallées, une petite entreprise savoyarde spécialisée dans la gestion des déchets, n'organise leur recyclage.
Avec une estimation de 1 500 tonnes par an pour le seul Hexagone, le gisement des skis "en fin de vie", selon le terme en usage chez les professionnels, n'est pas énorme. "Dans le monde des déchets, les skis sont une niche", assure Gauthier Mestrallet, chargé du développement chez Tri-Vallées. Une part minime aussi de l'activité de la société, puisqu'elle représente moins de 1 % de son chiffre d'affaires. Tri-Vallées, qui a recyclé l'équivalent de 140 tonnes de skis environ en 2008, espère cependant passer à la vitesse supérieure à la prochaine intersaison, d'avril à novembre.
COMPOSITES ET PLASTIQUES
Le broyage du ski est un sport de combat. "Le premier broyeur à marteaux que nous avons utilisé aboutissait tout juste à les plier", se souvient Gauthier Mestrallet. Le procédé finalement mis au point nécessite pas moins de sept broyeurs pour réduire en bouillie les matériaux compressés qui permettent la bonne glisse... Après avoir récupéré la ferraille grâce à un gros aimant, puis les matériaux non ferreux par aspiration, reste 75 % de composites et divers plastiques finement broyés, qui sont vendus aux cimenteries autour de Grenoble. "Trois tonnes de ces matériaux égalent une tonne de pétrole", avance M. Mestrallet, qui vante le "pouvoir calorifique énorme" de ces déchets.
Premières concernées, les collectivités de haute montagne veulent jouer le jeu de la récupération. A l'image de la communauté de communes du canton d'Aime - où se situe la station La Plagne -, qui a joué les pionnières, elles mettent à disposition des contenants spécifiques dans les déchetteries et prennent en charge le coût du transport. Il faut aussi compter sur les loueurs. En 2008, Tri-Vallées a signé une convention avec Skiset, principal réseau de location de skis en Europe (via plus de 650 magasins adhérents) avec 40 % du marché français.
Les skis se louant plus qu'ils ne s'achètent, il n'est donc pas étonnant que le principe qui s'applique soit celui du "distributeur-payeur". A chaque magasin d'adopter ou non le système, moyennant un coût de 2 euros le recyclage d'une paire de skis. "C'est un surcoût raisonnable. Auparavant nous faisions appel à un huissier qui nous fournissait un certificat de destruction, afin d'éviter les reventes de matériel. Puis, on jetait les skis dans une benne de décharge au début de l'été", explique Pascal Valentin, propriétaire de magasins à La Plagne.
Après la Savoie (Val-d'Isère, Courchevel et Méribel), la Haute-Savoie, avec Les Gets et Flaine, et quelques autres stations, dont Chamrousse, en Isère, ont adopté le recyclage des vieux skis, qui intéresse aussi les Hautes-Alpes. Les Pyrénées devront attendre, elles, faute de site de production proche.
| |
|
|