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Le : 30/04/10
FRANCE : Un avis scientifique favorable à la culture du maïs Bt11
Sce :Lefigaro.fr
Le comité scientifique du Haut Conseil des biotechnologies (HCB) a rendu lundi un avis favorable à la culture du maïs Bt11 en France.
Le Haut Conseil des biotechnologies fait toutefois une série de recommandations.
C'est le troisième avis favorable à la culture du Bt11 en France: la Commission du génie biomoléculaire s'était en effet déjà exprimée dans ce sens en 1996 et en 2003.
Cette variété transgénique produite par la firme Syngenta est résistante à la pyrale et à la sésamie du maïs, deux grosses chenilles qui dévorent les feuilles et les tiges de la plante.
Elle est également tolérante aux herbicides à base de phosphinothricine, l'ingrédient actif du glufosinate d'ammonium. L' avis du HCB est toutefois assorti de trois recommandations, dont la première est habituelle pour toute culture OGM: vérifier le respect de zones refuges afin d'éviter que les insectes ravageurs ne développent de résistances à la protéine insecticide Bt qui est utilisée couramment en agriculture conventionnelle et biologique.

La seconde recommandation tient à l'actualité récente. Le HCB a en effet demandé à ce que les tests d'évaluation de toxicité des OGM sur les rats soient désormais effectués avec des effectifs plus importants afin qu'ils soient statistiquement significatifs. En attendant les résultats de ces tests, le HCB demande à ce que la surveillance soit renforcée sur «les effets inattendus sur la santé humaine ou animale et sur l'environnement».
Résistant à un herbicide

La troisième recommandation tient à la nature même du Bt11. Cet OGM offre en effet la particularité d'être résistant à un herbicide que les agriculteurs n'ont pas, pour l'instant, le droit d'utiliser pour la simple raison qu'il n'a pas encore été homologué. La firme Bayer, titulaire du brevet sur le glufosinate d'ammonium, a annoncé qu'elle n'entamerait pas cette démarche mais un doute subsiste : le HCB recommande de la vigilance.
«La situation est compliquée», reconnaît Jean-Christophe Pagès, président du comité scientifique du HCB. Il explique que la protéine herbicide présente dans le Bt11 sert de marqueur et permet de faire baisser les coûts de sélection.
Le comité économique, éthique et social met le doigt sur cette singularité et rappelle qu'il y a des alternatives aux OGM. En février 2009, le comité permanent des experts européens n'était pas parvenu à se mettre d'accord pour autoriser la culture du Bt11. Son sort devrait donc être scellé lors d'un prochain Conseil des ministres de l'Environnement de l'UE, dont la date n'est pas connue.
CHINE : Shanghai s'expose à l'univers
Sce :20minutes.fr/de correspondante à Shanghai, Hélène Duvigneau
CHINE - A partir du 1er mai et pour six mois s'ouvrira la plus grande Expo universelle de l'histoire.
Coup de projecteur sur ce «Paris de l'Orient»...

L'exposition a-t-elle changé Shanghai ou est-ce Shanghai qui a donné son fier visage à l'exposition? La réponse est entre les deux. La mégalopole chinoise, qui n'a cessé de s'urbaniser pour devenir aujourd'hui l'une des premières villes du pays, prend avec l'expo une revanche sur Pékin en tant que vitrine du pays. Avec un nombre record de 192 pays participants et un budget total évalué à 40 milliards d'euros, l'expo se place dans la droite lignée de Londres en 1851 et de Paris en 1889.

A quatre jours de l'ouverture, les habitants de Shanghai baignent dans une joyeuse effervescence entrecoupée de vastes opérations de police, dont la dernière a tout de même donné lieu à 6 000 interpellations. Pour le reste, force est de constater que la ville a revêtu ses plus beaux atours. «Après un an et demi passé dans la poussière et le bruit, la ville s'est vraiment embellie», constate Wang Lingli, chargée de projet pour le pavillon Rhône-Alpes.

Une vie plus facile
Le changement le plus visible concerne le métro, qui, avec ses 420 km de lignes, est devenu le premier réseau du pays. Jusqu'à récemment, les habitants de Shanghai privilégiaient la voiture, ou la bicyclette au métro, quasi inexistant. «En termes d'infrastructures, l'exposition a vraiment joué un rôle de catalyseur, même si le plan de développement de la ville est toujours centré sur la voiture», souligne Raefer K. Wallis, directeur du cabinet d'architectes A00. Il faut dire qu'avec 70 à 100 millions de visiteurs attendus, les autorités ont bien été obligées de planifier à l'échelle de la ville.

Parmi les autres grandes nouveautés: l'extension de 60% de la capacité d'accueil de l'aéroport Hongqiao, et la liaison de métro entre l'aéroport et le centre-ville. L'une des réussites les plus appréciées des Shanghaïens est la rénovation du célèbre Bund, symbole de de la ville, transformé en une sorte de Promenade des Anglais grâce à l'enterrement de 60% du trafic routier.

Dans l'ensemble, les habitants voient ces changements d'un bon œil. Chacun y met du sien, en évitant par exemple de se promener en pyjama ou d'étendre son linge dans la rue. Mais, Lan Gui Xiao, 59 ans, dont la petite maison de style shanghaïen a été démolie il y a peu, est mécontent. Il explique à qui veut l'entendre que son habitation a été détruite au moment où il négociait encore le prix de la compensation. Sauf qu'au train où vont les transformations, à moins d'être située dans un quartier protégé, elle aurait tôt ou tard été détruite, expo ou pas.
EUROPE : Bio Cohérence, un nouveau label bio, encore plus bio
Sce :Futra-sciences.com
En 2011, un nouveau logo arrivera sur les étalages et dans les rayonnages : un point vert estampillé Bio Cohérence. Ce nouvel écolabel se veut plus bio que bio

(cela ne vous rappelle pas Coluche et la lessive qui lave plus blanc que blanc ! )
En allant plus loin dans la logique de l’agriculture biologique que ne le propose le label bio européen. Ce nouveau label risque pourtant de perdre un peu plus les consommateurs dans la jungle des logos…

Au risque d’ajouter à la confusion des consommateurs, la filière de l’agriculture biologique a décidé de créer se nouveau label pour promouvoir des produits bio qui vont plus loin que les exigences du label bio actuel. En effet, par souci d’harmoniser la production agricole biologique et de faciliter le commerce de ses produits, l’Union européenne a refondu le cahier des charges du label bio et abandonné les réglementations nationales spécifiques.
Par ailleurs, elle s’est dotée d’un nouveau logo pour l’écolabel européen qui deviendra obligatoire au premier juillet 2010.

Désormais, le cahier des charges du label bio français (AB) et celui européen, de même que ceux des autres états membres sont identiques. Le regret de la filière biologique française est que ce cahier des charges est moins exigeant que celui de l’ancien label AB. Rassemblés au sein de l’association Alternative Bio 2009, les acteurs de cette filière ont donc décidé de créer un nouveau label, sous la forme d’une marque privée : Bio Cohérence.

Ce label, qui sera lancé en 2011, reprend le cahier des charges de l’écolabel européen comme base et le complète avec les mesures abandonnées du label AB en allant plus loin. Par exemple, il impose une absence totale d’OGM quand le label AB en tolérait 0,1% et celui de l’UE 0,9%. De même, les produits transformés estampillés Bio Cohérence devront contenir 100% de produits bio, contre 95% pour les cahiers des charges AB et européen. Au titre des autres exigences, on peut citer une réduction des produits vétérinaires ou encore l’obligation aux exploitations d’être 100% bio.

Trop de labels tuent le label ?

Plus encore, ce label intègre une démarche de cohérence et d’amélioration continue grâce à l’établissement d’une charte, qui reprend les grands principes de l’agriculture biologique, et de la pratique d’un autodiagnostic. Ce diagnostic permettra aux acteurs de la filière de faire le point sur leurs pratiques et favorisera l’amélioration écologique, sociale et économique du label et de la filière.

Pour garantir du sérieux de ce nouveau label, son obtention sera contrôlée par cinq organismes certificateurs accrédités (Qualité France, Ecocert, Certipaq…) et attribué par un comité interne de l'association Bio Cohérence (qui succédera à Alternative Bio 2009). Pourtant, si la démarche vers davantage d’exigences environnementales est louable, elle risque de participer encore plus à la confusion des consommateurs qui voient fleurir florilège de labels, d’allégations environnementales plus ou moins sérieuses et de mentions obligatoires.

Or 65% des Français considèrent déjà qu’il y a trop de labels pour les produits durables selon l’étude Institut Médiascopie / Ethicity 2010. Et voilà qu’un nouveau logo européen, un nouveau label bio et bientôt peut-être un étiquetage carbone débarquent sur les paquets d’emballages…
Tout ceci ne facilitera pas vraiment les achats des consommateurs dans un premier temps, ce qu’espérait pourtant la Commission européenne en harmonisant les logos bio.
Pire, cela pourrait profiter au greenwashing, cette pratique qui consiste à utiliser de faux arguments verts pour vendre des produits qui ne le sont pas.
Le : 28-29/04/10
FRANCE : Connaître la radioactivité de sa région sur Internet
Sce :Lefigaro.fr
Un clic de souris, les Français peuvent, depuis quelques semaines, connaître le taux de radioactivité dans l'eau, l'air ou encore l'alimentation. Le «réseau national de mesures de radioactivité dans l'environnement» vient d'être créé sous l'égide de l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).
Une «démarche de transparence», explique Jean-Christophe Niel, le directeur général de l'ASN. De fait, ce site est la conséquence indirecte de l'accident de Tchernobyl d'avril 1986. À l'époque, obtenir la moindre information sur le nucléaire relevait de la gageure. Et lorsque le responsable de l'époque a annoncé qu'il n'y avait aucun danger pour la France, sa crédibilité des acteurs du nucléaire a été très sérieusement contestée en l'absence de données précises et localisées.

200 000 données en ligne

Les mesures enregistrées seront fournies par les laboratoires des exploitants nucléaires (EDF, CEA, Areva, Andra, défense), mais pas seulement. Pour la première fois elles côtoieront celles délivrées par des associations pas nécessairement favorables à ce type d'activité industrielle.
Les laboratoires de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) et de l'Acro (Association pour le contrôle de la radioactivité de l'Ouest) ont été agréés. «Il nous a paru tout à fait normal de participer à ce laboratoire de surveillance environnemental» , explique Pierre Barbey, de l'Acro. «Ce qui ne nous empêche pas de rester très critique sur le nucléaire», ajoute-t-il.
Au total, une soixantaine de laboratoires a été sélectionnée pour alimenter le réseau : 42 dépendent des exploitants, deux des associations et une quinzaine d'autres sont des laboratoires privés ou rattachés à des universités. L'agrément est renouvelé tous les cinq ans et les laboratoires sont soumis pour cela à une comparaison organisée entre eux sous la tutelle de l'IRSN et ayant pour but d'éprouver leur compétence technique. Il s'agit notamment de comparer des résultats à partir d'échantillons identiques.

Près de 200 000 données sont en ligne issues de quelque 130 000 prélèvements. Et l'on trouve des résultats en matière de radioactivité qui seraient proches de ce que l'on avait il y a un demi-siècle.
«La question qui est toujours posée est celle de la confiance du public quand il est question de nucléaire», insiste Jacques Repussard, le directeur de l'IRSN. Avec ce site les autorités espèrent apporter un début de réponse. À ce détail près : même si les auteurs du site l'ont voulu extrêmement pédagogique et le plus accessible possible pour tout un chacun, les mesures restent relativement techniques et supposent un minimum de connaissance. Mais les internautes auront toujours la possibilité de poser des questions.
Seul petit hiatus, les mesures étant mises à jour tous les mois, ce site ne servira pas d'alerte en cas d'accident nucléaire. Il ne fera éventuellement qu'en observer les conséquences ultérieures.
AUSTRALIE : Le cycle de l'eau s'est accéléré, la preuve par le sel
Sce :Futura-sciences
Selon une étude australienne, le cycle de l’eau s’est accéléré. L’ont-ils vu dans le marc de café ? Non, dans le sel de mer, tout simplement.
Plus de cinquante ans de données sur la salinité des océans révèlent en effet une amplification des phénomènes d’évaporation et de précipitation, selon un schéma qui recoupe les simulations du Giec quant aux effets du changement climatique sur le régime des pluies.

Les chercheurs australiens du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) ont mis en évidence une amplification du cycle de l’eau à travers l’étude de la salinité des océans.

Le cycle de l’eau est actionné par l’évaporation de l’eau de mer qui précipite ensuite sous forme de pluie, de neige, de grêle, etc., soit directement au-dessus des océans, soit sur les terres. L’eau douce ruisselle alors pour retourner plus ou moins rapidement jusqu’aux océans. Par conséquent, le cycle d’eau provoque une hausse de la salinité dans les zones d’évaporation (concentration des sels) tandis que l’accroissement des apports en eau douce la réduit dans les zones de fortes précipitations. Ce phénomène est à l’origine des différences de salinité entre les différentes mers et océans.

Cependant, les travaux de Paul Durack et Susan Wijffels ont révélé que ces variations de salinité se sont amplifiées depuis 1950, conformément aux simulations établies par le Giec (Groupe intergouvernemental d'étude du climat) sur les conséquences du changement climatique. En d’autres termes, les régions sèches deviennent encore plus sèches, tandis que les régions humides reçoivent davantage de pluie, ce qui modifie la salinité des eaux au niveau des océans.
« Ces données sur l’océan mondial confirment que le cycle de l’eau de la Terre s’est accéléré » résume le doctorant Paul Durack.

Par ailleurs, dans leur étude publiée dans la revue American Journal of Climate, les chercheurs du CSIRO ont confirmé que l’élévation de la température des 50 dernières années (+ 0,4°C) affecte les couches profondes de l’océan et leurs salinités.

« Alors que de tels changements de salinité sont attendus à la surface des océans, où près de 80% des échanges se produisent, explique Paul Durack, les mesures de sub-surface indiquent que des changements plus larges, causés par le réchauffement, s’étendent dans l’océan profond. »

La salinité, témoin de la pluie et du beau temps… passé ou simulé

Pour aboutir à ces conclusions, l’équipe menée par Durack et Wijffels s’est appuyée sur les données du programme Argo et sur des données historiques collectées entre 1950 et 2008. Les scientifiques ont ainsi pu réaliser une tendance pluri-décennale des variations de température et de salinité des océans.

Auparavant, il existait peu d’informations sur l’évaporation et les précipitations en milieu océanique. Les mesures de précipitations sont en effet difficiles car peu de zones sont bien équipées et peu de navires océanographiques surveillent
les océans qui recouvrent 70% de la planète.

Les correspondances entre les travaux de Paul Durack et Susan Wijffels et les simulations du Giec sur les modifications du cycle de l’eau démontrent cependant que la salinité des océans peut servir d’indicateur fiable de l’évaporation et des précipitations.

La salinité des océans pourrait donc être un outil de validation des modèles sur le changement climatique et lever des incertitudes sur le cycle de l’eau, passé et futur.
ALLEMAGNE : VW rêve un taxi électrique dont les chauffeurs ne voudront pas ???
Sce :Lefigaro.fr
Avec les véhicules de livraison, les taxis sont, à priori, tout particulièrement destinés à la propulsion électrique.
Sauf en France ???
Comme toute flotte de véhicules dont l'activité quotidienne réside dans du cabotage local avec retour au port chaque soir, les taxis paraissent naturellement taillés pour la traction électrique. Ils le sont d'autant plus que, circulant majoritairement en ville, l'électricité limiterait leurs nuisances urbaines.

Volkswagen s'est donc en toute logique penché sur un problème qui l'occupe depuis une dizaine d'années. Cette fois, ses études débouchent, au Salon de Hanovre, sur un prototype réaliste qui, à la façon d'un taxi anglais, a été pensé pour un usage spécifique et le moteur électrique. La structure est ainsi conçue pour le transport temporaire de passagers avec une banquette arrière large et confortable et une porte coulissante pour y accéder.

Les chauffeurs n'aimant pas avoir un passager à l'avant, cet espace est entièrement dédié à une plateforme de chargement pour les bagages. Afin d'occuper les clients ou le conducteur en station, des écrans tactiles permettent de communiquer, surfer voire travailler à distance. Le Taxi Milano est propulsé par un moteur électrique d'une puissance maximum de 85 kW (113 ch). L'énergie est fournie par une batterie lithium-ion placée dans le soubassement du véhicule et autoriserait une autonomie de plus de 300 kilomètres.

Ce véhicule s'inscrit dans une brochette de plusieurs véhicules électriques que Volkswagen lancera sur le marché dès 2013. Klaus Bischoff, Chef du Service Design de la marque Volkswagen et Luca de Meo, brillant transfuge du groupe Fiat et devenu Directeur Marketing VW, ont présenté cette étude qui aura cependant beaucoup de difficultés à s'imposer en France.

On sait en effet que les taxis de l'Hexagone, qui ne sont déjà pas reconnaissables, comme à l'étranger, par une couleur particulière, refuseront une architecture spéciale et probablement encore plus d'échanger leur chers diesels contre de l'électrique. En jeu, la facilité à la revente de ces véhicules, d'autant plus aisée qu'ils conservent l'apparence d'une berline familiale standard.
Excepté les compagnies qui réclameront sans doute des aides pour s'équiper, on ne voit pas très bien quel artisan signera pour un tel véhicule, séduisant en théorie, mais bouleversant trop les habitudes des taxis pour s'imposer largement, au moins en France.
Le : 2704/10
FRANCE : La mise en oeuvre de l'éco taxe poids-lourds confirmée
Sce :MEDDEEM
Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie en charge des Technologies Vertes et Dominique Bussereau, Secrétaire d'État chargé des Transports, confirment la décision du Gouvernement de mettre en place l'éco-redevance kilométrique dont le principe a été voté dans la loi Grenelle 1 et les modalités décidées dans la loi de finances 2009.
Cette écotaxe devra être acquittée par les poids lourds pour l'utilisation du réseau routier national non concédé et des routes départementales susceptibles de subir un report de trafic.
Issue du Grenelle Environnement, cette éco-redevance a pour objectifs :

•une fiscalité plus écologique qui pèse sur les trafics réellement effectués plutôt sur le coût du travail et les biens des entreprises de transport routier,
•une fiscalité plus juste qui touche tous les poids-lourds quel que soit leur nationalité,
•un « signal-prix » qui favorise le report modal grâce à un mécanisme de répercussion de la taxe sur les chargeurs,
•de nouvelles ressources pour la construction des infrastructures de transport décidées lors du Grenelle Environnement.
La mise en place de l'éco-redevance se poursuit activement :
•une concertation avec les Conseils généraux est en cours afin de préciser les routes départementales sur lesquelles l'éco-redevance sera perçue. Il faut noter que la majorité des Conseils généraux souhaitent étendre le réseau taxable à leur profit ;
•le choix de l'entreprise qui mettra et œuvre le système de perception de la taxe est également en cours : les entreprises sélectionnées en août 2009 ont remis leur proposition initiale en janvier 2010. Le dialogue compétitif en cours permettra aux candidats de finaliser leur offre en septembre 2010 et au Gouvernement de signer un contrat de partenariat avec le lauréat avant la fin de l'année.

A ce stade, il ressort de l'analyse des offres initiales remises par les candidats que le déploiement du dispositif serait achevé sur l'ensemble du territoire en 2012 après une expérimentation de plusieurs mois en Alsace.
UKRAINE : L'Ukraine veut relancer sa production d'uranium
Sce :Src : RIAN/enerzine.com
Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a déclaré lors d'une conférence de presse jeudi, vouloir relancer la production nationale d'uranium et envisager même la création d'une usine de combustible nucléaire.
"Nous avons l'intention de rouvrir la production d'uranium sur nos gisements et nous envisageons de construire une usine de combustible nucléaire", a indiqué le chef de l'Etat ukrainien.
"La Russie contrôle aujourd'hui 100% du marché national du combustible nucléaire. Nous lui en reprendrons la moitié", a promis le président ukrainien.
Les négociations sur le crédit russe qui financera à 100% le chantier de deux réacteurs sur un site nucléaire ukrainien sont presque terminées, a ajouté V.Ianoukovitch.
U.S.A : Cellule solaire : du carbone à la place du silicium !
Sce :enerzine.com
Des chercheurs de l'Université de l'Indiana dirigés par le chimiste Liangshi Li, ont trouvé un moyen d'incorporer des feuilles de carbone dans les modules solaires, un procédé efficace pour fabriquer des panneaux solaires à bas coûts et également non toxiques.
Le carbone est en effet une matière abondante et bon marché, qui sous la forme de graphène serait en mesure d'absorber une large gamme de fréquences de lumière. En gros, le graphène est matérialisé par une simple feuille de carbone, d'un atome d'épaisseur. Sachez qu'un empilement de graphène constitue en réalité, le graphite, une matière bien connue des sportifs.
La taille de la feuille de graphène aurait son importance dans la constitution du panneau solaire. Cette dernière doit être assez grande pour pouvoir recueillir des photons, sans pour autant l'être en excès. En effet, l'utilisation de trop grandes feuilles de graphène fait qu'elles deviennent collantes et se soudent entre elles, bloquant au passage le flux d'électricité.
Pour résoudre ce problème, M. Li et ses collègues ont enfermé les atomes de la couche de graphène dans une cage hexagonale constituée de carbone et d'hydrogène, empêchant du coup les feuilles de se toucher.
Pour tester l'efficacité de leurs panneaux solaires à base de graphène, l'équipe de recherche a utilisé du dioxyde de titane, une substance où les électrons peuvent circuler et donc être transférés. Les résultats ont montré que les feuilles absorbent une quantité importante de lumière dans le visible jusqu'à proche de l'infrarouge, soit de 200 à 900 nanomètres, avec une absorption maximale à hauteur des 591 nanomètres.
Maintenant que les scientifiques ont réussi à collecter de l'énergie au moyen de panneaux solaires à base de carbone, ils vont tenter de reconstituer des feuilles de graphène dont les extrémités seront pourvues de dioxyde de titane. Cette combinaison qui améliorera l'efficacité des cellules solaires permettra par la suite de convertir l'énergie récoltée en électricité.

Cependant, cette deuxième étape n'a pas encore été validée et reste soumise à de nombreuses interrogations. "L'absorption de l'énergie du soleil est une étape préalable obligatoire", a déclaré M. Li. "La phase de conversion de l'énergie en électricité en est une autre. Nous pensons avoir un bon départ." a t'il ajouté.
Le : 26/04/10
FRANCE : Les loueurs de voiture veulent relever le défi d'Autolib'
Sce :Lefigaro.fr/Crédits photo : PHOTOPQR/LE PROGRES
En dépit des nombreuses inconnues, trois sociétés de location participent aux consortiums candidats.
C'est le sprint final pour Autolib'. En juin prochain, les quatre consortiums sélectionnés par le syndicat mixte Autolib' pour déployer dès 2011 un réseau parisien de location de voitures électriques en libre-service déposeront leur dossier définitif. L'élu pour la réalisation de cette première mondiale sera désigné cet automne. Le groupe Bolloré, le loueur ADA, VTLib' (Veolia Transport) et l'ensemble composé d'Avis, de la SNCF, de la RATP et de Vinci relèvent un vrai défi : trouver une solution économiquement viable.

Les inconnues sont multiples : le modèle d'automobile n'existe pas encore, personne ne sait ni résoudre le problème du vandalisme, ni celui du rapatriement des voitures vers les stations. Car comme pour le Vélib', le client devra pouvoir laisser la voiture - 3 000 en tout a priori - dans l'une des 1 400 stations prévues en Ile-de-France. Le vainqueur sera justement celui qui trouvera les meilleures réponses à ces questions. Seule certitude pour l'heure : la subvention de70 millions accordée pour la réalisation des stations et le rechargement des batteries.

L'autopartage comme point de repère

Pourtant ni ces inconnues, ni l'investissement - 250 millions selon Sylvain Marty, président du syndicat Autolib' - n'effraient les quatre concurrents. «Personne n'a de réponse sur l'ensemble des questions posées par Autolib', alors tout est ouvert», souligne Nicolas Rousselet, président d'Ada.
Les postulants n'ont qu'un point de repère : l'autopartage, la location à l'heure dont la rentabilisation s'avère très difficile. Directeur général de l'autopartage chez Hertz en Europe, Fabrice Genty assure que cette activité lancée en France par Hertz en décembre 2008 est comparable celle d'une start-up : «Il nous faut encore un peu de temps pour arriver à l'équilibre financier, précise-t-il, mais nous sommes dans les clous. Nous avons beaucoup appris des États-Unis

10 ans pour gagner de l'argent
Outre-Atlantique, il a d'ailleurs fallu une dizaine d'années au pionnier «Zipcar» créé en 1999 pour gagner ses premiers dollars. «Ils avaient besoin de temps pour avoir assez d'abonnés et de voitures», explique Vincent Dupray , spécialiste de ce domaine chez TNS Sofres.

En Europe, l'entreprise suisse Mobility (2 300 voitures, 90 800 clients) fondée en 1990 a réussi à gagner de l'argent en 2005. «Progressivement, grâce à la simplification des procédures, aux locations en gare, et surtout au développement du service aux entreprises», explique l'entreprise helvétique.

Aucune piste d'économie ne peut être écartée : ni la carte magnétique qui permet de prendre une voiture sans intermédiaire, ni l'Internet qui réduit les démarches, ni le GPS qui facilite la localisation des voitures.

Personne n'imagine perdre d'argent. Le consortium composé d'Avis France, de la SNCF, de la RATP et de Vinci mise sur la complémentarité des offres. «Autolib' sera compliqué à rentabiliser, mais pas impossible, sinon on ne s'y intéresserait même pas», assure Laurent Salanié, directeur marketing Avis France. «Pour rentabiliser l'autopartage, nous devons développer des offres nouvelles, tel Autolib', qui nous permettront d'atteindre la taille critique, et donc la rentabilité recherchée
CHINE : Promouvoir l'énergie bas carbone en Chine
Sce :bulletins-electroniques.com
La Chine adopte une politique environnementale résolument tournée vers l'énergie bas carbone, en ouvrant sur son territoire plusieurs centres dédiés à ce domaine et en promouvant le premier fonds privé d'investissement.
La Chine adopte une politique environnementale résolument tournée vers l'énergie bas carbone, en ouvrant sur son territoire plusieurs centres dédiés à ce domaine et en promouvant le premier fonds privé d'investissement. Le premier Centre de Coopération Internationale pour le développement d'une économie à bas carbone a été créé en Chine, dans la zone de développement économique de Tianjin (TEDA).
Ce nouveau centre, baptisé TEDA Eco Center, regroupe 18 conseillers et partenaires de haut niveau dont le bureau en Chine de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel, l'Institut de recherche du Japon (Japan Research Institute Ltd) et l'Association France Chine Environnement & Energie .
Un projet de symbiose industrielle financé par l'Union européenne à été lancé avec l'aide du TEDA Eco Center. Ce projet d'une durée de quatre ans et d'un coût de 1,85 million d'euros, va se pencher sur le recyclage des matières premières, l'augmentation de l'efficacité de la consommation d'énergie et la réduction des émissions grâce à la mise en commun des matières premières, de l'énergie, de la logistique et des ressources humaines des entreprises de divers secteurs.
La Chine a également souhaité créer son premier centre national de recherche et de promotion des technologies bas carbone, dans la région de Shanghai, au travers d'une coopération multiple . En effet, la Commission Nationale pour la Réforme et le Développement (NDRC), la société China Energy Conservation and Environmental Protection Group Company , le département des sciences environnementales de l'Université de Fudan et de nombreuses entreprises de renommée mondiale, telles que General Electric, ont respectivement signé des accords avec la société Shanghai International Energy Conservation and Environmental Development Company pour l'ouverture de ce premier parc.
Le nouveau centre sera symboliquement construit sur un ancien site d'une usine de ferro-alliages de Shanghai, très polluante par le passé, dans le Shanghai International Energy Conservation and Environment Park. Lors de sa construction, les technologies de pointe en matière de respect de l'environnement et d'économie d'énergie seront adoptées.
Implanté sur une superficie totale de 30 hectares, le centre est prévu pour accueillir entreprises, institutions ainsi qu'associations, engagées dans les technologies d'économie d'énergie et plus généralement dans la protection de l'environnement. Le centre apportera également des supports dans les services de marketing, de leasing (crédit-bail), de gestion du financement, ainsi que d'autres services commerciaux pour les locataires du centre.
Le développement de l'économie bas carbone sera également aidé dans le domaine privé par le premier fonds d'investissements, ZheShang Low Fund Carbon . Créé par ZheShang Venture Capital et vingt sept autres partenaires, ce fonds privé a récolté depuis le 25 janvier dernier environ 220 millions de yuans (soit environs 24 millions d'euros).
L'argent, selon les média locaux, sera utilisé pour des investissements auprès de sociétés à croissance rapide et novatrice dans la conservation de l'énergie, la protection de l'environnement et des énergies nouvelles. Une deuxième levée pour ce fonds sera effectuée en 2011.
ILE DE LA REUNION : Un centre pénitencier fait appel à l'énergie solaire
Sce :Akuo Energy
Mardi, au sein du Centre Pénitentiaire du Port de Rivière des Galets (île de la Réunion), a été donné le coup d'envoi officiel du projet « Bardzour » qui vise à associer sur un même site deux programmes de production et un plan de réinsertion au profit des détenus.
Il prévoit une centrale photovoltaïque d'une puissance globale de 10 MW, répartie en cinq zones permettant chacune de répondre à des besoins spécifiques : Panneaux au sol, ombrières de parking, hangars photovoltaïques, serres et toitures « Trio », associant photovoltaïque, isolation et chauffe-eau solaires.

Le Centre Pénitentiaire du Port deviendra ainsi la deuxième centrale de l'île, derrière celle de Sainte-Rose. Elle produira de quoi alimenter en énergie propre et renouvelable 4 000 foyers, soit un tiers de la population de la ville.
Il associe un triple espace cultivable comprenant du maraîchage bio sous serres destiné à alimenter la restauration collective du Centre Pénitentiaire, des géraniums bio sous serre vendu à la CAHEB pour pallier l'absence de jeunes plants et permettre une rémunération des détenus stagiaires du projet agricole, et des plantes de sécheresse (Ylang-ylang et Aloé Vera) dédiées à la parfumerie et aux laboratoires médicaux.

Au-delà des aspects énergétiques et environnementaux, le projet « Bardzour » offre des possibilités de réinsertion concrètes pour les détenus du Centre Pénitentiaire du Port. À court terme, plusieurs dizaines d'entre eux participeront à la pose des panneaux photovoltaïques au sol et à la construction des ombrières sur les parkings.
À moyen terme, plusieurs détenus contribueront à la mise en service et au suivi du volet agricole.

Ces créations d'emplois sont associées à des cycles de formations diplômantes (métiers du photovoltaïque, construction de chauffe-eau solaires, électricité du bâtiment et agriculture) initiées dès le début du chantier.
Outre les objectifs liés aux différentes productions et à la réinsertion, le projet « Bardzour » vise un triple but :
• Contribuer aux efforts de La Réunion pour subvenir à ses besoins énergétiques, en accord avec les missions énoncées par le Grenelle de l'environnement et le Conseil régional via le GERRI.
• Créer des emplois locaux liés à la construction et à l'entretien des infrastructures.
• Générer une redevance durable au double bénéfice du Ministère de la Justice (grâce à la mise à disposition du foncier du Centre Pénitentiaire) et de l'Association Départementale du Travail et de la Réinsertion Sociale (ADTRS).
Représentée à La Réunion par sa filiale Austral Energy, Akuo Energy voit dans ce projet l'opportunité de contribuer à une action majeure de réinsertion sociale
Le projet « Bardzour » emprunte son nom à un mot réunionnais qui signifie « aube naissante ». Ce terme chargé de sens et porteur de promesses a été choisi collégialement par les différents partenaires engagés dans ce projet.
Que cette « aube naissante » soit annonciatrice d'un soleil dont les bienfaisants rayons alimenteront quotidiennement la production d'énergie nouvelle. Qu'elle soit également pour les détenus du centre Pénitentiaire le symbole d'un nouveau « départ » vers une vie libre et responsable, fondée sur la maîtrise d'un métier d'avenir.
Le : 23/04/10
FRANCE : Sécurisation : RTE renforce l'axe Sud Avignon – Nice
Sce :RTE/[ Credit image : RTE ]
Le Réseau de Transport d'Electricité (RTE) s'est engagé lundi dans une nouvelle campagne de travaux sur le réseau, qui permettra de renforcer la sécurité d'alimentation électrique de la région PACA avant le début de l'hiver prochain.
Cette opération entre dans le cadre des « mesures d'urgence » qui représentent un investissement de 85 millions d'euros.
En complément des « mesures d'urgence » déjà opérationnelles et mises en service avant l'hiver dernier, cette campagne de travaux consiste à achever le renforcement de l'axe Sud - unique artère électrique qui dessert toutes les villes du littoral entre Avignon et Nice.
Objectif : passer la totalité des deux circuits de cet axe en 400.000 volts alors qu'ils sont actuellement exploités l'un en 225.000 volts, l'autre en 400.000 volts, entre Draguignan et Nice. Ce renforcement de l'axe Sud permettra d'augmenter de 30% sa capacité de transit vers le Var et les Alpes Maritimes.
Afin de mener à bien ces travaux indispensables, des interventions particulières sont nécessaires au sein des postes électriques de Trans-en-Provence, Biançon et Broc-Carros pour accueillir ce nouveau circuit à 400.000 volts.
Elles se dérouleront du 12 au 19 avril, du 14 au 21 juin, ainsi que sur une semaine à l'automne prochain. En conséquence, pendant ces périodes, le réseau de transport d'électricité régional sera fragilisé.
Trois grandes opérations ont déjà été réalisées dans le cadre des « mesures d'urgence » destinées à réduire les risques de coupures pendant les pics de consommation d'électricité ou en cas d'avaries sur le réseau. En 2008, quatre condensateurs ont été installés entre Toulon et Nice. En octobre 2009, l'un des deux circuits de l'axe Sud, entre Néoules (vers Toulon) et Trans-en-Provence (Draguignan), a été passé de 225.000 à 400.000 volts. En novembre 2009, un transformateur-déphaseur a été mis en service dans le poste électrique de Boutre.
Au delà de ces « mesures d'urgence », RTE travaille sur le projet de « filet de sécurité » composé de 3 lignes souterraines à 225.000 volts, entre Boutre et Trans-en-Provence, Biançon - Fréjus et Biançon - Cannes-la Bocca, dont les aires d'étude et les fuseaux de passage devraient être validés ces prochaines semaines. Elles permettront d'ici 2015 de porter la région PACA au même niveau de sécurité électrique que le reste de la France.
AMERIQUE LATINE : la chimie au secours des eaux
Sce :RDT info.
Sur la rivière Chili, au Pérou, des tests sont réalisés pour mesurer la teneur en mercure grâce à des détecteurs portables très particuliers.
Ceux-ci sont munis d'électrodes "dopées" aux calixarènes, donc "sensibles" à ce métal.
Sur la rivière Chili, au Pérou, des tests sont réalisés pour mesurer la teneur en mercure grâce à des détecteurs portables très particuliers. Ceux-ci sont munis d'électrodes "dopées" aux calixarènes, donc "sensibles" à ce métal.

La pollution par le mercure empoisonne de nombreux fleuves d'Amérique latine. Le projet Mercury s'attaque à ce problème spécifique avec, pour armes, des molécules aux propriétés littéralement "saisissantes". Il rassemble des chercheurs argentins, brésiliens, péruviens, britanniques, suédois et espagnols.

Sur la rivière Chili, au Pérou, des tests sont réalisés pour mesurer la teneur en mercure grâce à des détecteurs portables très particuliers. Ceux-ci sont munis d'électrodes "dopées" aux calixarènes, donc "sensibles" à ce métal.

"L'Amérique latine pourrait bien vivre une catastrophe semblable à celle de Minamata tant certaines régions et rivières sont polluées par le mercure", estime Angela Danil de Namor, chimiste à l'université du Surrey (UK), coordinatrice du projet Mercury.
Les célèbres garimperos, chercheurs d'or du bassin amazonien, ne sont pas seuls en cause. Incendies des forêts et surtout rejets urbains et industriels non traités participent grandement à la pollution des cours d'eau sud-américains par le mercure. Ce métal lourd, puissamment toxique, s'accumule dans la chair des poissons et finit par contaminer leurs prédateurs, homme compris, entraînant des troubles neurologiques et des retards de développement.
La pollution a atteint des niveaux alarmants dans le bassin de l'Amazone, au Brésil, mais aussi dans certaines rivières du Pérou et de l'Argentine.
Soutenu par l'Union, Mercury s'attaque au problème grâce à la chimie supra-moléculaire et au phénomène dit de chélation : certains composés sont capables de se fixer sélectivement à d'autres, voire de les “encapsuler“. C'est le cas des calixarènes, une famille de molécules cycliques découverte accidentellement – ce sont des sous-produits de la fabrication des bakélites – et qui fait l'objet d'une recherche intense dans le monde entier.
Le groupe de Danil de Namor a synthétisé des calixarènes particuliers se liant aux formes solubles de métaux comme le mercure, le cadmium, le plomb ou le cuivre. Intégrés à des matrices solides recyclables, ils pourraient donc être utilisés dans des dispositifs de dépollution.

Or, comme l'explique Angela Danil de Namor, "les méthodes actuelles de dépollution sont inefficaces par manque de sélectivité, et les techniques d'analyse de la teneur en mercure sont trop coûteuses pour ces pays et peu pratiques."

Piège à mercure
De 1997 à 2000, un premier projet européen Inco(2) a été consacré au développement des molécules et de leur support. Lancé en 2002, pour une durée de trois ans, Mercury représente l'étape suivante : la mise au point d'outils et leur confrontation avec la réalité du terrain. Sites choisis : la rivière Chili au Pérou, les effluents de l'industrie pétrochimique de Bahia Blanca (Argentine) et le Rio Negro (Argentine).

Des détecteurs portables, utilisant des électrodes dopées aux calixarènes, donc “sensibles“ au mercure, ont été mis au point. Mais la dépollution elle-même représente un changement d‘échelle. Un nouveau matériau, de la silice dopée aux calixarènes, développée et testée avec succès au Royaume-Uni, pourrait permettre de constituer des membranes extractrices filtrant les effluents industriels. Une première étude de marché a montré que les agriculteurs, les industriels et les agences de protection de l'environnement seraient intéressés par ces outils de mesure et de filtration.

En parallèle, le laboratoire de biologie végétale de l'université de Barcelone – l'Espagne est également touchée par la pollution au mercure –, teste la capacité de certaines plantes d'origine sud-américaine à fixer le mercure dans leurs tissus, ce qui pourrait permettre de les utiliser comme “dépollueurs“. Une crucifère de la famille du navet et du colza donne actuellement les meilleurs résultats.

Le troisième axe du projet, qui implique une équipe de pharmacologues péruviens, est une étude préliminaire pour un but plus lointain : utiliser les calixarènes comme agents thérapeutiques afin de purifier l'organisme des personnes contaminées.
TAIWAN : Taipei 101 veut devenir le plus haut bâtiment écologique au monde
Sce :bulletins-electroniques.com
Privée de son titre de plus haute tour au monde depuis peu, Taipei 101 veut aujourd'hui devenir un modèle de bâtiment écologique et vise à atteindre d'ici un an le niveau "Or" de la certification nord-américaine de standardisation de bâtiments à haute qualité environnementale LEED .
Pour cela, plus d'une centaine de modifications devront être effectuées sur le bâtiment, dont la mise en place de nouveaux systèmes de gestion énergétique, des eaux ménagères et de recyclage, l'installation de mur-rideaux en verre à faible émissivité, d'éclairage à base de DEL (Diodes électroluminescentes) , la vérification de la plomberie, etc.
Au-delà des aspects technologiques de l'initiative, Taipei 101 va également devoir par exemple convaincre ses restaurateurs de privilégier les produits locaux afin de d'aider à réduire l'empreinte écologique globale du bâtiment.
D'un point de vu financier, l'initiative représente un investissement de 60 millions de dollars taïwanais (soit environ 1,4 million d'euros) mais devrait permettre d'économiser ensuite chaque année 20 millions de dollars taiwanais (0,47 million d'euros) de facture énergétique, soit une réduction de 10%.
On note que même si il n'a pas été choisi par la tour Taipei 101, Taiwan possède depuis 1999, comme la France , son propre système de certification des bâtiments à haute qualité environnementale : le EEWH ("Ecology, Energy saving, Waste reduction and Health" ou "écologie, économie d'énergie, réduction des déchets et santé") .
Le : 22/04/10
FRANCE : Le Plan français des véhicules électriques et hybrides
Sce :MEEDDEM
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie et Christian Estrosi, ministre chargé de l'Industrie,avec les constructeurs automobiles PSA et Renault, s'engagent sur le déploiement, dès 2010, d'infrastructures de recharge des véhicules électriques et hybrides rechargeables accessibles au public.
Le développement des véhicules décarbonés devrait générer en France une activité économique de 15 milliards d'euros à horizon 2030 et contribuer au maintien de l'emploi dans la filière automobile.
En outre cela permettra une réduction des importations de pétrole d'environ 4 Mtep et une réduction des émissions de CO2 d'environ 17,5 Millions de tonnes à horizon 2020, ce qui représente une réduction de 3% de nos émissions de C02 par rapport à 2007 (soit le quart de l'engagement de la France en termes de réduction d'émissions de C02 par les secteurs non soumis aux quotas de CO2).
La création du bonus/malus automobile a eu un effet majeur sur les comportements d'achat de véhicules (+70% pour les véhicules bénéficiant du bonus en 18 mois, réduction d'1 gramme par mois des émissions moyennes des véhicules vendus, contre 1 gramme par an auparavant), mettant en lumière l'attente très forte des Français pour des véhicules écologiques.
Aujourd'hui les constructeurs nationaux, comme leurs concurrents étrangers, prévoient le lancement des premiers véhicules électriques fin 2010, et des premiers véhicules hybrides rechargeables à partir de fin 2012.

RENAULT a annoncé 4 modèles de véhicules électriques, dont deux produites en France : le véhicule utilitaire électrique Kangoo produit à Maubeuge à partir de 2011, puis la Zoe produite à Flins à partir de 2012. L'industrialisation de la Zoe a bénéficié d'un prêt vert de 100 millions d'euros par l'Etat en février 2010. La berline Fluence sera commercialisée au premier semestre 2011.
PSA commercialisera fin 2010 un petit véhicule électrique Peugeot-ION, développé avec le japonais Mitsubishi, puis un autre sous la marque Citroën, et un utilitaire léger développé en partenariat avec Venturi. Peugeot prévoit le lancement d'un véhicule hybride rechargeable produite en France dès 2012.
La commercialisation de la MIA, produite en France par HEULIEZ, est également prévue en 2010.
Enfin, le groupe BOLLORE a annoncé la commercialisation en 2010 de la « BLUE CAR », utilisant une technologie française de batteries au Lithium Métal Polymère et une production en France.
Des utilitaires et véhicules lourds sont également prévus, notamment chez PVI, RENAULT TRUCKS et GRUAU.
Dans le domaine des plus petits véhicules à deux, trois ou quatre roues, de nombreux autres véhicules sont en préparation, chez LIGIER, AIXAM, LUMENEO…
Le groupe DAIMLER annonce une smart électrique fin 2010 également produite en France, et le groupe BMW a choisi la France pour une nouvelle expérimentation de sa voiture Mini électrique
Au niveau mondial, les derniers salons automobiles confirment que tous les grands constructeurs vont commercialiser dans les prochaines années des véhicules électriques. En Europe, c'est plus de 35 modèles qui seraient disponibles en 2012.

Début avril 20 entités ont signé une convention de constitution d’un groupement de commandes pour une quantité estimée à 50 000 véhicules électriques : ADP, Air France, Areva, Bouygues, EDF, ERDF, Eiffage, France Telecom, GDF Suez, Suez Environnement, GRT Gaz, GrDF, La Poste, RATP, SAUR, SNCF, SPIE, UGAP, Vinci et Véolia.

La procédure d'appel d’offres sera lancée le 23 avril par un dialogue compétitif avec les constructeurs, pour faire émerger les meilleures propositions.
Le niveau de commandes pourrait s’élever à plus de 100 000 unités en tenant compte des demandes provenant d’autres acteurs de nombreux secteurs d’activités.
A cette occasion les ministres ont confirmé le super-bonus de 5000 euros pour l’achat de véhicules jusqu’en 2012. Le dispositif prévoit une aide de 5000 euros à toute personne qui fait l’acquisition d’un véhicule dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 60 g/km.
Pour les consommateurs, c’est la garantie que les véhicules électriques seront au même prix que les véhicules traditionnels.
A noter que les hybrides, dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 135 g/CO2/km peuvent bénéficier d’un bonus de 2000 euros, comme les véhicules au GPL ou au gaz naturel de ville.

La diffusion massive et rapide de véhicules décarbonés, qui arriveront sur le marché dans moins de 9 mois, nécessite le déploiement sur le terrain, d’infrastructures publiques de recharge. Le projet de loi Grenelle 2, qui sera examiné par l’Assemblée Nationale le 4 mai prochain, prévoit de confier cette compétence aux communes ainsi qu’à leurs groupements.
En attendant, la Charte signée le 13 avril permet d’anticiper ces évolutions :
L’État s’engage à formuler des recommandations opérationnelles pour le déploiement des infrastructures publiques de recharge, qui seront regroupées au sein d’un livre vert publié en octobre 2010. Il précisera également les modalités de financement prévues dans le cadre du Grand Emprunt pour aider les collectivités.
Les collectivités territoriales « pilotes » s'engagent à mettre en œuvre dès l’année 2010 le déploiement d'infrastructures de recharges publiques. Les collectivités sont : Bordeaux, Grenoble, Rennes, Nice, Angoulême, Pays d’Aix-en-Provence, Orléans, Paris, Rouen, Strasbourg, le Havre et le Grand Nancy.
Les constructeurs automobiles Renault et PSA s'engagent à être en mesure de commercialiser 60 000 véhicules électriques en France en 2011-2012, en ciblant notamment les agglomérations qui développent un réseau d’infrastructures de recharge suffisant.
(1) L'aide accordée ne peut pas excéder 20 % du coût d'acquisition toutes taxes comprises du véhicule augmenté du coût des batteries si celles-ci sont prises en location
U.S.A : Un purificateur d'eau qui s'inspire de la micropuce
Sce :MIT/Enerzine
L'une des réponses à la crise de l'eau impropre à la consommation qui sévit dans les pays en voie de développement pourrait venir d'un dispositif de la taille d'un timbre-poste ressemblant étrangement à une puce d'ordinateur.
Des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont en effet mis au point un purificateur d'eau fait de silicone qui sépare les contaminants en utilisant des champs magnétiques, et ce sans risque de s'encrasser.

En prime, le système permettrait aussi de détruire de nombreux virus et bactéries.
Le dispositif transparent intègre des microcanaux, dont l'objectif est de filtrer l'eau sale - avec une charge positive ou négative - en utilisant un puissant champ magnétique. Bien qu'un seul appareil ne peut traiter que de petites quantités d'eau, les chercheurs du MIT imaginent que plusieurs centaines d'unités (1 600 exactement) placés sur des plaquettes de 8 pouces de diamètre, pourraient filtrer 15 litres d'eau par heure.
Le système qui fonctionne à une échelle microscopique comprend des méthodes de fabrication semblable à celles des micropuces. Mais au lieu d'utiliser du silicium, les chercheurs ont mis au point des dispositifs microfluidiques en silicone (caoutchouc synthétique).
Jusqu'à présent, les chercheurs ont testé avec succès une seule unité, en utilisant de l'eau de mer. L'eau a été délibérément contaminée par des petites particules de plastique, de protéines et de sang humain.
L'unité a éliminé plus de 99 % du sel et d'autres contaminants. "Nous avons clairement démontré que nous pouvions le faire au niveau d'une seule unité", a indiqué Kim Sung Jae, chercheur au MIT.
Le système proposé devrait consommer autant d'électricité q'une ampoule classique.
JAPON : Honda dévoile son nouveau scooter électrique, l'EV-neo
Sce :sciencesetavenir
Honda a dévoilé jeudi dernier un nouveau scooter électrique baptisé EV-neo, commercialisable au Japon dans un premier temps, avant de débarquer en Chine, l'un des tout premiers marchés mondiaux du 2 roues.
L'EV-néo sera en mesure de rouler pendant environ 19 miles (soit seulement 30 kms ! ) en une seule charge. Les batteries de type lithium-ion du scooter pourront être rechargées à 80 % de leur capacité en seulement 20 minutes grâce notamment à l'utilisation d'un chargeur rapide.
Autrement, sur une prise de courant classique, l'opération prendra facilement plus de quatre heures.
Selon Honda, l'EV-neo sera disponible au Japon à compter de décembre 2010. Après ce premier lancement, le groupe nippon espère accroître ses ventes en Chine, où la demande annuelle explose, avec 17 millions de deux-roues.
Le niveau de tarification n'a pas encore été révélé, mais Honda a indiqué que son prix sera comparable à celui d'un scooter traditionnel à essence.
Le : 21/04/10
FRANCE : Câble supraconducteur MT : Nexans établit un record
Sce :Nexans
Nexans, le spécialiste français en supraconducteurs a finalisé avec succès le projet Endesa Supercable, en établissant un nouveau record mondial.
En décembre 2009, le câble moyenne tension monophasé (24 kV) a ainsi transporté un courant de 3 200 A dans des conditions de laboratoire, un ampérage près de 10% supérieur à celui de tout câble moyenne tension installé dans le monde.
Au cours de dix cycles de charge de 24 heures, ce courant a été appliqué pendant 8 heures par cycle tandis que le câble était soumis à deux fois la tension nominale en continu.
Les partenaires du projet, Nexans, le fournisseur d'énergie espagnol Endesa S.A. et l'Institut des Sciences des Matériaux de Barcelone ICMAB-CSIC (Institut de Ciència de Materials de Barcelona - Consejo Superior de Investigaciones Científicas) prévoient comme étape suivante une installation sur un réseau d'énergie. Le câble de démonstration, long de 30 mètres, comprenant les extrémités et l'enveloppe cryogénique associées, a fait la preuve de sa viabilité dans le laboratoire de Nexans à Hanovre. Le câble supraconducteur a résisté aux protocoles de test incorporant diverses charges, sous des tensions dépassant la valeur nominale.
Les matériaux supraconducteurs haute température (HTS) présentent une résistance électrique quasi nulle à leur température de fonctionnement, qui est d'environ -200°C. Ils peuvent transporter des courants plus élevés avec des sections considérablement réduites par rapport aux câbles classiques en aluminium ou en cuivre. Les câbles supraconducteurs sont donc bien placés pour former l'artère principale des réseaux de distribution urbains.
« Le projet Supercable d'Endesa démontre les possibilités qui s'ouvrent aux réseaux d'énergie du futur », commente Frank Schmidt, responsable de la division Systèmes HTS de Nexans à Hanovre. « Les sections de réseau haute puissance peuvent bénéficier de l'apport des câbles supraconducteurs, qui offrent une alternative aux technologies traditionnelles en transportant la même puissance à une tension inférieure. Cela permet de réduire aussi bien le nombre de postes transformateurs que les pertes totales sur le réseau, et les économies qui en résultent assureront la viabilité économique des supraconducteurs au cours des années à venir ».
Les câbles supraconducteurs présentent d'autres avantages. En dépit de leur gaine cryogénique externe d'isolation thermique, ils occupent moins d'espace que des câbles similaires en cuivre, tout en offrant la même capacité de transport d'énergie, sans émettre ni champs électromagnétiques ni dégagement de chaleur.
Cela permet de placer les différentes phases plus près les unes des autres, ce qui se traduit par un gain d'efficacité dans les conduites souterraines, une caractéristique particulièrement intéressante pour les centres villes avec une densité de population élevée.
U.S.A : La température des rivières : indicateur du changement climatique
Sce :Bulletins electronique
Selon les travaux menés par l'Université du Maryland, les fleuves et cours d'eau se réchaufferaient à des vitesses similaires à celles observables dans le cadre du réchauffement climatique .
Selon les travaux menés par l'Université du Maryland, les fleuves et cours d'eau se réchaufferaient à des vitesses similaires à celles observables dans le cadre du réchauffement climatique . Recueillant les données disponibles sur l'ensemble du pays, l'équipe du Docteur Kaushal, chercheur au Centre des Sciences Environnementales de l'Université du Maryland, apporte sa contribution dans le débat actuel portant sur l'existence du changement climatique . Cette étude représente ainsi le premier effort d'analyse à grande échelle de l'impact du changement climatique sur la température des cours d'eau aux Etats-Unis.
Analysant les données recueillies sur quarante rivières, dont plusieurs fleuves majeurs tels que le Colorado, le Potomac, le Delaware ou l'Hudson, les chercheurs mettent en évidence des augmentations annuelles de température variant de 0.01 à 0.08° C. Sur de longues périodes d'observation (variant de 50 à 90 ans), 20 cours d'eau présentent des augmentations de températures significatives contre seulement 2 rivières enregistrant des baisses de température. Par ailleurs, 13 rivières affichent une légère augmentation. Les cours d'eau enregistrant la plus forte hausse est la rivière Patuxent de l'Etat du Maryland. En effet, l'analyse des mesures met en évidence une augmentation de 3°C au cours de ces 60 dernières années. L'ensemble des données peut être consulté sur le site internet du journal scientifique "Frontiers in Ecology and the Environment".
Si les chercheurs soulignent l'importance de tenir compte de paramètres extérieurs tels que l'urbanisation (pourcentage de surface imperméabilisée) ou l'évolution du nombre d'habitants (consommation en eau) dans l'analyse des résultats, le changement climatique serait cependant principalement responsable de cette hausse des températures observée au sein des rivières.
es experts attirent ainsi l'attention sur les répercussions attendues en termes de gestion des écosystèmes aquatiques, lesquels pourraient subir une diminution de leur biodiversité.
Des risques importants de colonisation de ces habitats par des espèces invasives sont par ailleurs à prévoir.
Selon le Dr. Kaushal, ces résultats permettent de tirer la sonnette d'alarme et d'amorcer les discussions sur de potentielles stratégies d'adaptation ou d'atténuation. Si des solutions immédiates peuvent être proposées, telles que planter des arbres le long des rivières, ou augmenter la part d'eau usée recyclée afin de limiter les prélèvements d'eau à la surface, ces solutions ne se substituent pas à l'adoption de mesures d'atténuation, telles que l'adoption d'un traité de réduction des GES (Gaz à Effet de Serre) à l'échelle internationale.
EUROPE : Jean-Louis Etienne : «Mon voyage au bout du désert blanc»
Sce :Lefigaro.fr
Avec le survol du pôle Nord et la traversée de l'océan Arctique en ballon, Jean-Louis Etienne a réalisé une première, qui l'inscrit définitivement comme l'un des plus grands explorateurs aventuriers.
Amundsen, Nansen... Etienne. La rime semble facile. Elle est pourtant riche. Au pays des grands explorateurs polaires, où l'on étalonne à leur juste valeur les défis en terre extrême, il y a longtemps déjà que notre médecin aventurier figure au panthéon. Avec le premier survol en ballon du pôle Nord et la traversée inédite de l'océan Arctique, entre le Spitzberg et la Sibérie orientale, qu'il vient de réussir, Jean-Louis Etienne peut aussi revendiquer le titre de visiteur le plus éclectique du site : à ski et en solitaire en 1986, en bateau en 2002 et donc en rozière (montgolfière gonflée au gaz, ici de l'hélium), exploit millésimé 2010.

Sur le papier, l'expédition Generali Arctic Observer, lancée il y a tout juste deux ans, se déclinait clairement en trois volets : aventure, science, pédagogie. Soit le survol du pôle Nord en ballon avec traversée de l'océan Arctique dans la foulée (deux premières mondiales) ; trois mesures (CO2, champ magnétique et particules en suspension) destinées à être analysées par des laboratoires spécialisés ; et un travail avec des dizaines d'équipes pédagogiques réparties dans toute la France.

Routage idéal à Saint-Denis, réalité du terrain au Spitzberg
•Aux manettes, dans le PC établi au siège de Generali à Saint-Denis:Christophe Houver, directeur du vol, et le météorologue belge Luc Trullemans, routeur du Breitling Orbiter 3 de Piccard et Jones lors de leur tour du monde en ballon victorieux de 1999. Les deux hommes étant chargés de trouver la bonne veine de vent à même d'emmener le ballon de Jean-Louis vers le Pôle, dans un premier temps, puis l'Alaska - de préférence - ou la Sibérie, comme aire d'atterrissage, dans un deuxième temps.

Code rouge, code orange, code vert. Entre le samedi et le lundi de Pâques, tout se précipite. Une veine favorable est annoncée. Presque un miracle, la probabilité pour l'ensemble de la fenêtre de tir - le mois d'avril - étant de 1,5 chance sur 30 ! A saisir.

Lundi 5 avril, 2 h 30 du matin : dans une demi-pénombre débute l'opération gonflage (près de trois heures) de la rozière (chauffée par un mélange propane-éthane). Vers 5 heures, Jean-Louis, réveillé en sursaut, est amené sur l'aire de départ, à 2 kilomètres de la «capitale», Longyearbyen (1 857 habitants), sans même avoir terminé son café. Check-list de dizaines de consignes, vérification des instruments de bord. Au PC, on préconise un départ vers 8 heures.
Sur le terrain, l'équipe rapprochée a d'autres urgences : vers 5 h 45, le soleil pointe et un vent thermique se lève, de plus en plus fort. Ils sont huit, dix à essayer de stabiliser la nacelle, qui tire de plus en plus sur ses amarres accrochées à des véhicules 4 x 4. A 6 h 10, le terrain tranche le débat... et le dernier cordage qui relie encore l'ensemble au sol. Comme un bouchon de champagne, le ballon s'envole à la verticale à une vitesse vertigineuse, sous les yeux incrédules du parrain de l'opération, Zinédine Zidane, qui lâche un éloquent et définitif:«Oh p..., comment il monte, lui! C'est impressionnant..»

Mais, très rapidement, les belles théories vont devoir s'effacer devant les réalités, comme le raconte Jean-Louis:«L'idée était de prendre de l'altitude pour passer les premières montagnes. Mais les routeurs m'ont vite demandé de rester le plus bas possible. D'un côté, je leur faisais confiance, mais de l'autre, je voyais l'univers montagneux dans lequel j'évoluais, souvent dans les nuages, sans visibilité. De temps en temps, je montais au-dessus des nuages pour voir où étaient les sommets et je redescendais vite me mettre dans la veine de vent. Tout cela à la vitesse de 20 ou 25nœuds. Avancer à cette vitesse sans visibilité est très stressant

Mais le plus dur est à venir. Avant son passage au Pôle, Jean-Louis Etienne se trouve pris dans une énorme tempête polaire:«Plus de 15heures non-stop à la vitesse effarante de 40 à 50nœuds, toujours à moins de 300mètres d'altitude! Pas une seconde de répit. Il faut toujours garder l'œil rivé sur l'altimètre et le variomètre. C'est un véritable combat au milieu des turbulences ascendantes et descendantes. La nacelle tournait comme un manège. Je montais d'un seul coup de 150mètres et, arrivé là-haut, je redescendais à la même vitesse de 5mètres par seconde. Vertigineux! Les panneaux solaires se soulevaient et venaient cogner contre la nacelle. Quand tu es dans la lessiveuse, il n'y a rien d'autre à faire que de continuer. C'est là que j'ai compris la différence entre marcher sur terre, naviguer sur mer et voler dans les airs. Là, on ne peut ni mettre à la cape ni planter la tente en attendant que ça se passe. Il n'y a rien d'autre à faire que piloter, piloter, piloter. En se demandant combien de temps cela va durer. Et combien de temps on va pouvoir tenir...»

Au cœur de ce chaos, Jean-Louis connaît sa plus chaude alerte. Un joint, sans doute malmené par la tempête, laisse échapper des gouttes de propane qui tombent dans la nacelle... et s'enflamment. Et le voilà maniant l'extincteur d'une main et actionnant les brûleurs de l'autre, au cours d'une chute qui ne prend fin qu'à quelques mètres du sol !

Et ce n'est pas fini. A Saint-Denis, le directeur de vol et le routeur comptent toujours faire atterrir le Generali Arctic Observer en Alaska. Pour éviter les vents qui l'entraînent alors vers la Sibérie, ils lui demandent de grimper à 5 000 mètres d'altitude. «Après les 15heures de vigilance absolue imposée par ma très basse altitude, c'était un deuxième choc. J'avais l'impression que ma tête allait exploser. Heureusement, j'étais bien équipé. J'ai pu respirer de l'oxygène pur, ce qui m'a soulagé. J'ai également entamé aussitôt un traitement préventif contre le MAM (mal aigu des montagnes, ndlr)

Voilà déjà quatre jours que Jean-Louis Etienne a entamé son vol. Quatre jours entièrement consacrés au pilotage dans un stress quasi permanent, sans temps de récupération. «J'ai dormi comme les oiseaux migrateurs, une fois une heure, c'est le maximum. Mais vers la fin, je présentais tous les signes du manque de sommeil. Je suis médecin, j'ai pratiqué la haute montagne et je connais bien ces phénomènes. J'avais l'impression, par exemple, qu'il y avait quelqu'un assis à côté de moi dans la nacelle. J'entendais aussi des voix. Mais j'avais la lucidité de savoir que c'était des hallucinations dues au manque de sommeil. Donc, je gérais. Même si j'avais perdu la notion des jours, en changeant de fuseaux horaires à un rythme infernal, et parce qu'à la latitude où j'étais, il n'y avait plus de nuit mais le jour continu

Sa plus grande surprise:le vacarme de la banquise qui dérive

•La manœuvre des routeurs se révèle finalement vaine : le ballon file droit vers la Sibérie. Ils le « routent » alors vers la petite ville de Batagaï, en Yakoutie. Mais là encore, la réalité du terrain est la plus forte : «En fin de journée, je me suis trouvé face à un mur de brouillard, dans l'un des coins les plus froids du monde (-27°C alors). La nuit approchait et il y avait pas mal de relief. Dans l'état de fatigue où j'étais, j'ai décidé de me poser
Il est 17 h 40 (7 h 40 heure française) ce samedi 10 avril quand Jean-Louis atterrit sur un superbe dôme enneigé, à 250 kilomètres au nord de Batagaï, et signe un exploit d'autant plus incroyable que, six mois auparavant, il effectuait... le premier vol de sa vie en montgolfière ! Un soulagement. Une délivrance. Et une aventure de plus pour cet ancien équipier d'Alain Colas sur une traversée de l'Atlantique et d'Eric Tabarly lors d'un tour du monde sur Pen DuickVI. «Avec le recul, c'est une des expériences les plus fortes que j'aie connues», reconnaît-il.

Restent ces formidables images volées au grand désert blanc, pour lequel il continue de se battre : «Le ballon, c'est le plus beau balcon sur la nature. Je suis souvent sorti de mon habitacle pour admirer cette beauté. Le survol du Spitzberg était fantastique. Il n'y avait personne, juste un couple de rennes et ses deux petits. Tout cela pour moi seul, dans un silence total

C'est pourtant un bruit qui constitue la plus grande surprise de son aventure polaire : le vacarme de la dérive de la banquise et des blocs de glace qui s'entrechoquent entre eux ou contre la côte. Un son irréel... qui n'empêche pas un retour à la réalité écologique : «Quand deux plaques se rencontrent, cela forme un bourrelet : la crête de compression. En1986, elles faisaient 5,6 voire 8mètres de hauteur. Aujourd'hui, elles atteignent péniblement 4mètres. On est en train de perdre le frigo de la Terre. Au moins celui de l'hémisphère Nord. Et l'homme a une responsabilité évidente

Les laboratoires dépouillent aujourd'hui l'ensemble des données recueillies. Le volet pédagogique, lui, s'est révélé un grand succès. Quant à notre aventurier, ne croyez pas que l'heure de la retraite ait sonné pour lui. Après quelques journées de tracasseries administratives en Yakoutie, notre jeune homme de 63 ans s'est penché sur son nouveau grand projet : un bateau océanographique, véritable université flottante, dont la mise à l'eau est prévue pour 2013.
Amundsen, Nansen, Etienne. L'aventure continue !
Le : 20/04/10
FRANCE :Les camions électriques débarquent en île-de-France
Sce :Enerzine.com
Ecoloc'Car a présente en partenariat avec ElecTruckCity et pour la première fois, des camions 100% électrique spécialement adaptés aux besoins des entreprises et des collectivités.
Le secteur des transports est le premier émetteur de gaz carbonique, principale source des gaz à effet de serre. Optimiser la mobilité urbaine est le nouveau défi des collectivités et des entreprises pour contribuer au développement durable du territoire : diminution de la pollution urbaine, sonore et atmosphérique, due aux transports.
Avec une autonomie comprise entre 100 et 250 km, selon les modèles, une ergonomie et un design soignés, ces nouveaux citadins deviendront selon la société, notamment en Ile-de-France, "un mode de transport de marchandises incontournable". Ces véhicules homologués à la norme européenne - directive n° 2007/45/EC - devraient permettre aux professionnels et aux collectivités de mettre en œuvre une stratégie logistique répondant aux enjeux de la mobilité urbaine.
spécifique pour visualiser l'état de la flotte en temps réel, anticiper, maîtriser et consulter les rapports de flotte, analyser ses rapports poste km, communiquer avec ses clients, visualiser et remonter les données spécifiques de ses véhicules.
Les véhicules Modec distribués par ElecTruckCity
Dès son lancement, le réseau ElecTruckCity a choisi de distribuer un véhicule utilitaire 100 % électrique de 5,5 t de la marque Modec, premier constructeur britannique de véhicules utilitaires électriques.
Pourquoi ? Tout d’abord parce que les professionnels du réseau observent une vraie demande des clients, et ensuite parce que ce véhicule présente toutes les qualités requises pour le transport. Sa capacité permet de développer une stratégie logistique.

Il permet de transporter 2 tonnes de marchandises, une capacité de charge adaptée pour transporter des palettes (standard actuel en matière de livraison). Performant en terme de propulsion électrique, le véhicule bénéficie d’une autonomie réelle de 100 ou 150 km (selon le type de batterie) pour une vitesse de pointe de 80 km/h. Cette autonomie est largement suffisante pour effectuer des tournées optimisées depuis des plates-formes logistiques périurbaines.
Elle lui permet également de rouler sur tous les axes routiers, y compris les autoroutes.
Son rayon de braquage optimisé et ses dimensions spécifiques (2 m de large), lui permettent de circuler aisément en hyper-centre.
Doté de batteries de 52 kW en lithium-ion phosphate de fer (recharge en 7 heures et recyclables à 98 %), le Modec a été conçu dès son origine comme un véhicule 100 % électrique. Côté sécurité, l’accès au véhicule se fait par l’arrière de la cabine.
Expérimenté avec succès en Angleterre et à Amsterdam, ElecTruckCity propose 12 silhouettes de carrosseries différentes : fourgon messagerie, fourgon grand volume, fourgon frigorifique, plateau brasseur, plateau ridelle, benne-cage, bi-benne, benne à ordures ménagères…
MONDE : Focus sur le réacteur nucléaire de 4ème génération
Sce :CEA
Pour faire face aux besoins croissants en énergie, à l'épuisement progressif des ressources fossiles et à la logique de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de plus en plus de pays souhaitent se tourner vers l'énergie nucléaire.
Aujourd'hui, elle assure 16% de la production mondiale d'électricité, avec plus de 400 réacteurs en fonctionnement. A l'horizon 2030, l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA) prévoit une augmentation de 20 à 80% de la puissance nucléaire installée dans le monde.

45 réacteurs électronucléaires sont en construction dans le monde et de l'ordre de 130 autres sont prévus, principalement en Chine, en Inde, au Japon, aux Etats-Unis et dans la Fédération de Russie. En outre, certains pays qui ne comptent pas encore de réacteurs de puissance dans leur parc électrique ont décidé d'opter pour le nucléaire, notamment au Moyen Orient et en Asie.
"La population croît et s'enrichit. Nous aurons besoin de 40% d'énergie en plus d'ici 2030", rappelait le Président de la République dans son allocution d'ouverture de la conférence de l'OCDE sur le nucléaire civil du 8 mars.
Les prochaines décennies risquent d'être traversées par des crises énergétiques de plus en plus fréquentes. Toutes les sources d'énergie alternatives aux énergies fossiles devront être mises à contribution pour répondre à la situation et le nucléaire, aux côtés des énergies renouvelables, devrait jouer un rôle fondamental dans le « bouquet énergétique » de demain.
Conscients de ces atouts, de nombreux pays souhaitent investir dans le nucléaire. Cette "renaissance du nucléaire" devrait engendrer une pression plus forte sur le minerai d'uranium. Aussi cette renaissance doit-elle impérativement s'accompagner d'une politique de préservation des ressources. C'est l'un des grands enjeux de la quatrième génération, qui apparaît dès lors comme la clé de voute sur laquelle pourra s'édifier durablement le nucléaire de demain.
La France s'est engagée à construire à l'horizon 2020 un prototype de réacteur à neutrons rapides qui réponde aux critères de sûreté les plus exigeants. Après une première phase de R&D, le coup d'envoi de la phase technique du projet vient d'être donné, avec les 650 millions d'euros alloués au CEA, dans le cadre de l'Emprunt national, pour la réalisation d'un prototype de réacteur à neutrons rapides (RNR) refroidi au sodium baptisé Astrid.
A côté de ce démonstrateur, la France travaille également sur la filière des RNR refroidis au gaz dans le cadre d'une collaboration européenne qui doit déboucher sur la construction, dans un autre pays que la France, d'un réacteur expérimental de petite taille, Allegro.
Aujourd'hui, avec les technologies de réacteurs à eau pressurisée (REP actuels et de troisième génération de type EPR), la production d'1 GWe (Gigawatt électrique) sur une année suppose d'extraire de la mine 200 tonnes d'uranium naturel. Selon l'AIEA et l'AEN, les réserves mondiales d'uranium identifiées s'élèvent à 5,5 millions de tonnes. A ces ressources identifiées, peuvent être ajoutées 10,5 millions de tonnes d'uranium qui resteraient à découvrir et environ 22 millions de tonnes d'uranium non conventionnelles, qui seraient extraites de minerais de phosphates, pour un coût plus élevé. Dès 2050, les réacteurs devraient être amenés à utiliser des réserves d'uranium fortement spéculatives.
Les réacteurs à neutrons rapides : une utilisation optimale de la ressource
Les réacteurs de quatrième génération à neutrons rapides permettent d'élargir le spectre d'utilisation des combustibles potentiels : uranium naturel, uranium appauvri, uranium de retraitement, plutonium, mais aussi actinides mineurs pourront fissionner dans leur cœur pour produire de l'électricité.
Boucler complètement le cycle du plutonium (Pu)
L'irradiation du combustible à l'oxyde d'uranium, qui alimente les centrales actuelles, conduit à la formation de plutonium. En France, ce plutonium n'est pas considéré comme un déchet mais comme une matière à haut potentiel énergétique en raison de ses caractéristiques fissiles.
Actuellement, à la sortie du cœur du réacteur, le combustible usé est composé à 1% de plutonium. Plusieurs isotopes sont présents, le plus abondant étant de loin le Plutonium 239.
Aujourd'hui, une partie de ce plutonium est mélangée à de l'oxyde d'uranium afin d'être transformée en combustible Mox. Ce combustible est à son tour réinjecté dans certaines centrales du parc nucléaire en proportions variables, en fonction des caractéristiques du cœur du réacteur (sur le parc de centrales EDF existant, 22 tranches utilisent du combustible MOX à hauteur de 30%. Dans un réacteur EPR, cette proportion de MOX pourra monter à 100%).
Capables de boucler le cycle du plutonium, les réacteurs de quatrième génération permettront également d'utiliser la totalité du minerai d'uranium et non simplement l'infime partie composée d'uranium fissile en neutrons lents, comme c'est le cas dans les réacteurs à eau pressurisée actuels.
Dans les réacteurs de quatrième génération, sous l'action des neutrons rapides, c'est l'ensemble de l'uranium 238 qui pourra être transmuté en Pu239 et servir à la production d'électricité.
Par ce biais, il devient possible d'exploiter non plus 0,7% mais l'ensemble du minerai d'uranium à des fins électrogènes. La disponibilité mondiale en ressources fissiles primaires peut ainsi être multipliée par 100.
Avec la technologie des réacteurs à neutrons rapides, les seuls stocks français d'uranium issus de ces opérations d'enrichissement et de retraitement, qui s'élèvent aujourd'hui à 250 000 tonnes (Chiffre de fin 2007, issu de l'Inventaire National de l'Andra, édition 2009), sont a priori suffisants pour alimenter une production nucléaire au niveau actuel pendant 5000 ans.
Réduire la radiotoxicité intrinsèque des déchets ultimes
L'un des grands enjeux des réacteurs de quatrième génération est également de faciliter la gestion des déchets radioactifs en réduisant le volume et la radio-toxicité intrinsèque à long terme des déchets ultimes. Ces réacteurs pourraient en effet être en mesure de brûler une part déterminante des éléments radioactifs à vie longue qui composent les déchets, les actinides mineurs (américium, neptunium, curium…).
Les déchets ultimes se limiteraient alors aux produits de fission (soit actuellement 4% du combustible usé). Ces produits de fission, débarrassés des actinides mineurs, seraient plus aisément stockables et retrouveraient le niveau de radioactivité de l'uranium naturel non plus au bout d'une dizaine de milliers d'années, mais au bout de 300 ans environ.
La démonstration de la faisabilité de la transmutation des actinides mineurs a été faite dans le réacteur à neutrons rapides Phénix. Pour autant, la R&D dans ce domaine doit se poursuivre car la viabilité du procédé à l'échelle industrielle n'est pas encore acquise. La manipulation des actinides mineurs est complexe et peut s'avérer coûteuse et c'est l'un des grands enjeux des recherches à venir.
De plus, la transmutation suppose en amont une phase de séparation des actinides mineurs et modifie donc de manière importante le cycle du combustible.

Aujourd'hui, les décisions en la matière ne sont pas prises. Ces recherches ont été inscrites dans la loi de 2006 relative à la gestion des déchets (Loi de programme 2006-739 relative à la gestion durable des matières et des déchets radioactifs adoptée le 28 juin 2006). L'objectif fixé par la loi est de disposer, en 2012, d'une évaluation des perspectives industrielles de ces filières.
ISLANDE : Quatre questions sur le volcan islandais Eyjafjöll et son encombrant panache
Sce :Lefigaro.com
Météorologues, chimistes de l'atmosphère, climatologues, tous s'accordent pour dire qu'il est encore trop tôt pour estimer l'impact et les conséquences de l'éruption.
Les vulcanologues eux-mêmes ne sont pas en mesure de savoir comment va évoluer le volcan.
Peut-on prévoir la fin de l'éruption?
Non. «Cela peut durer aussi bien quelques semaines que quelques mois comme c'est souvent le cas avec ce type de volcan, explique Édouard Kaminsky, vulcanologue à l'Institut de physique du globe de Paris. En revanche, l'activité explosive devrait se calmer plus tôt, une fois que la glace située sur le cratère aura fondu.»
Le panache dégagé par le Eyjafjöll est dû en effet uniquement au choc thermique provoqué par le contact entre la lave et la glace. «En l'absence de cette dernière, cette éruption assez quelconque sur le plan géologique, avec un débit très faible d'environ 20 mètres cubes de magma par seconde, serait passée quasiment inaperçue: la lave se serait écoulée sans former de panache», poursuit le scientifique.

Que va devenir le nuage?
Vendredi après-midi, on voyait sur les cartes de la météo anglaise que le nuage de particules volcaniques était arrivé au-dessus de l'Ile-de-France. Samedi, il devrait être descendu à la latitude de la Loire. C'est en effet le Met Office, le service britannique de météorologie, qui est chargé de son suivi pour tout l'ouest de l'Europe. Il fournit des prévisions sur quatre jours toutes les six heures. Météo France qui est en relation avec son homologue anglais n'est pas en mesure de faire des prévisions totalement fiables au-delà de 24 heures pour le territoire français. Tant que l'anticyclone persiste, les particules devraient rester en altitude et le nuage stationner sur l'ouest de l'Europe. Dans les jours qui viennent, les particules vont peu à peu tomber au sol par gravité, assurant ainsi sa dilution, ou sous l'action d'éventuelles précipitations dues à une dépression.
Que charrie le nuage?
Vendredi, la qualité de l'air était bonne sur Paris. Les capteurs d'Airparif n'avaient pas enregistré la moindre trace de particules volcaniques. Rien d'étonnant, puisque vendredi le nuage voyageait encore entre 5000 et 8000 mètres d'altitude. «Tant que les particules se trouvent dans la haute atmosphère, il est impossible de connaître leur concentration», affirme Philippe Hubert, directeur des risques chroniques à l'Ineris. L'organisme ayant prévu des pics de pollution industrielle (rien à voir avec le volcan) sur le nord de la France ce week-end, des prélèvements vont être faits pour rechercher s'il y a aussi des traces de cendres volcaniques.
Quel impact sur le climat?
A priori aucun. Les cendres volcaniques font baisser la température globale, en faisant écran au soleil, lorsqu'elles atteignent la stratosphère, à environ 15 000 m d'altitude comme ce fut le cas en 1991, lors de l'éruption du Pinatubo (Philippines). Or, le nuage de l'Eyjafjöll plafonne à 8 000 m.
Le : 19/04/10
FRANCE : BIC recycle vos rasoirs en lave-linge !
Sce :BIC
Dès maintenantl, les utilisateurs de rasoirs BIC® peuvent participer au recyclage de leurs rasoirs usagés en les retournant "gratuitement" à BIC par voie postale !
Le principe est simple : le consommateur utilisant les rasoirs BIC®, commande sur un site dédié une enveloppe prépayée et envoie gratuitement à BIC les rasoirs usagés. Le groupe BIC les récupère afin qu'ils soient recyclés et transformés en pièces de lave-linge !
« BIC favorise depuis toujours longue durée d’utilisation de ses produits- environ 10 rasages par rasoir- et l'utilisation minimale de matières, tant dans le produit lui-même que dans son emballage. Avec cette opération de recyclage lancée en France métropolitaine, BIC va plus loin et confirme sa volonté d'engagement vers de solutions environnementales innovantes » a déclaré Marie Saglio, directeur de BIC France au sujet de cette opération.
Le groupe qui fabrique tous ses rasoirs dans ses propres usines dont une située en France, a mis en place en 2004 une politique de développement durable pour réduire ses impacts environnementaux et renforcer son engagement sociétal avec des objectifs quantifiés.
BIC a également lancé en 2009, BIC® Ecolutions 3-lames, le tout premier rasoir en bioplastique, matière renouvelable d'origine végétale.
Au-delà d'une réponse environnementale, cette innovation de recyclage proposée par BIC revêt un dimension économique et sociale en faisant travailler des établissements et services d'aides par le travail (ESAT) ainsi qu’une PME française spécialisée dans le recyclage.
La collecte et le recyclage des rasoirs seront mis en place en France dès le mois d’avril 2010. Le lancement de l’opération sera accompagné d’une communication en magasins et sur le site internet dédié www.bicrecycle.com pour sensibiliser à cette action de collecte et de recyclage.

Quelques conseils de BIC :
•L'enveloppe a été spécialement conçue pour le transport de vos rasoirs, n'utilisez pas d'autres enveloppes que celle-ci
•Cette enveloppe est indéchirable, mais pour encore plus de sécurité, nous vous conseillons de repositionner le cache du rasoir sur les lames. Cette petite pièce de plastique sera elle aussi recyclée.
•Pour optimiser le transport et réduire les impacts environnementaux, collectez 10 rasoirs avant de renvoyer l'enveloppe
•Cette enveloppe est prévue pour se glisser dans les boîtes aux lettres standard
•Attention, BIC ne recycle que les rasoirs en plastique dits "jetables"
U.S.A/EUROPE : Vénus est volcanique, ça se confirme!
Sce :Sciencesetavenir.fr
La planète Vénus serait un astre géologiquement actif: des astronomes publient les preuves d'un volcanisme récent. Il expliquerait le visage sans ride de cette planète brûlante.
C’est l’un des secrets de beauté de Vénus que les scientifiques espéraient bien percer en envoyant la sonde Vénus Express: avec seulement un millier de cratères, la surface de Vénus est trop lisse pour ne pas avoir été refaite il y a quelques millions ou dizaines de millions d’années.

Mais comment? Par un volcanisme cataclysmique qui aurait en une fois recouvert de lave la surface de cette brûlante planète? Ou graduellement par une série d’éruptions volcaniques?
Une éruption récente
D’après les observations obtenues avec le spectromètre VIRTIS de la sonde européenne Vénus Express, la seconde hypothèse serait plus crédible. C’est en effet un flot de lave récent que des chercheurs américains et européens pensent avoir repéré à la surface de Vénus. Cette coulée volcanique aurait moins de 2,5 millions d’années, elle pourrait même n’avoir que 250.000 ans, écrivent Sue Smrekar (JPL/Nasa) et ses collègues dans la revue Science (9 avril).
Au regard de l’histoire de la planète, vieille d’environ 4,5 milliards d’années, tout cela est très récent. Et signifie concrètement que Vénus est une planète géologiquement active.
Sur Terre, la lave réagit avec certains éléments chimiques de l’atmosphère, dont l’oxygène. Sur Vénus le processus est sans doute encore plus marqué, en raison de la très forte densité et de la température élevée de son atmosphère.
Grâce aux émissions détectées dans l’infrarouge par VIRTIS, les chercheurs peuvent distinguer des zones dont la composition est différente de leur environnement et qui semblent plus récentes.
Lancée en novembre 2005, Vénus Express, opérée par l’Agence spatiale européenne, (ESA) est en orbite depuis avril 2006 et va poursuivre sa mission jusqu’en décembre 2012.
FRANCE : «Le Giec n'est pas le garant de la vérité scientifique»
Sce :Enerzine.com
La petite ville de Presidio située dans l'ouest du Texas possède une vieille ligne à haute tension datant de 1948 et qui demeure reliée au réseau électrique central des États-Unis.
Aussi, pour pallier aux défaillances répétées de la ligne, la ville a décidé d'investir dans une gigantesque batterie au sodium.
La batterie géante d'une puissance de 4 mégawatts pourra fonctionner sans interruption pendant huit heures.

Le système de batterie qui se compose de 80 modules de 3,6 tonnes chacun a été construit par la firme japonaise NGK-Locke.
Le dispositif représente la première batterie Sodium-Soufre (NaS) au Texas et la plus importante du pays. Les habitants de Presidio l'ont déjà surnommé "BOB", une abréviation pour "Big Old Battery".
Bien que l'instance publique en charge du réseau de transport d'électricité au Texas** a participer au financement du projet de batterie à hauteur d'environ 25 millions de dollars, ce dernier a également accepté la création d'ici 2012, d'une seconde ligne de 100 km pour une enveloppe budgétaire de 44 millions dollars.
Cette batterie va aussi servir de banc d'essai pour les entreprises de services publics désireuses de stocker les énergies dîtes intermittentes telles que les énergies éoliennes et solaires. Cependant, les spécialistes pensent qu'il ne faudrait pas généraliser ce type de dispositif au détriment de la rénovation du réseau électrique dont les américains ont besoin.
Le : 16/04/10
FRANCE : FRANCE : «Le Giec n'est pas le garant de la vérité scientifique»
Sce :lefigaro.fr
Dans un courrier adressé jeudi à la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, 400 chercheurs spécialistes du climat se sont plaints des «accusations mensongères» portées contre eux par les climatosceptiques . L'un de leurs chefs de file, le professeur Vincent Courtillot, directeur de l'Institut de physique du globe à Paris, nommément mis en cause, a accepté de répondre en exclusivité aux questions du Figaro.
LE FIGARO. Comment réagissez-vous à cette pétition?

Vincent COURTILLOT. J'y suis attaqué de manière profondément fausse et choquante. Je partage cet honneur avec Claude Allègre. Celui-ci n'a pas besoin de moi pour défendre son point de vue. Certes, une partie de nos conclusions sur la question de l'origine du réchauffement climatique sont proches, mais il a ses arguments et ses méthodes et moi les miens. Je me bornerai donc à répondre aux accusations explicitement portées contre moi.
Comme celle de porter des «accusations mensongères» à l'encontre de la «communauté» des climatologues…
Il faudrait d'abord définir les contours de cette communauté dont il est permis de se demander si elle ne s'est pas autodécrétée comme telle. Si deux de ses principaux leaders, Jean Jouzel et Hervé Le Treut, sont respectivement spécialistes de géochimie et de modélisation numérique, mes collègues et moi-même avons une grande expertise du traitement des longues séries de mesures en observatoire. Toutes ces approches ont quelque chose à apporter à la climatologie, science jeune et faite surtout de l'addition de nombreuses disciplines très diverses. Les pétitionnaires confondent (volontairement?) leur communauté avec le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). C'est lui dont je critique le mécanisme. Je maintiens que même avec les scientifiques les plus nombreux, un système de ce type ne garantit en rien de dire, à un moment donné, la «vérité scientifique». Celle-ci ne peut pas être le résultat d'un vote démocratique… Un seul avis contraire peut se révéler in fine exact. Le XXe siècle en regorge d'exemples: ainsi, dans mon domaine, celui de la dérive des continents, un Giec n'aurait su dire la vérité qu'avec soixante ans de retard!

Les signataires vous reprochent de douter de leur «intégrité»…

C'est faux. Je critique simplement les interprétations de certains d'entre eux. Est-ce désormais interdit en sciences? En outre, c'est oublier le fait que les «carbocentristes», comme les «climatosceptiques» d'ailleurs, ne parlent et ne pensent heureusement pas tous d'une seule voix. On gomme trop souvent les divergences utiles qui les opposent.

Avez-vous publié les résultats de vos travaux dans des revues scientifiques?

Le texte de la pétition me reproche en effet de n'être pas «passé par le filtre standard des publications scientifiques». Mais c'est encore une fois absolument faux! Six articles ont été publiés en cinq ans dans des revues internationales de haut niveau: Earth and Planetary Science Letters (EPSL), Comptes rendus de l'Académie des sciences et la dernière dans Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics . Deux autres sont soumis à l'évaluation de nos pairs anonymes. Aucun n'a pour l'instant fait l'objet de critiques scientifiques, à l'exception d'un article dans EPSL il y a deux ans . Mais nous avons répondu, mes collègues et moi, point par point, dans la revue. J'ajoute que toutes nos études ultérieures n'ont fait que renforcer nos premières conclusions. C'est seulement après tout ce travail, effectué «dans l'ombre», que j'ai publié cet automne, dans le livre (1) visé par la pétition, le résumé de ces recherches.

Vous allez donc continuer...

Jusqu'à nouvel ordre, il n'y a pas de censure idéologique en sciences… La meilleure manière de critiquer nos résultats scientifiques n'est pas d'envoyer une pétition à des «tutelles» mais de soumettre par les mêmes voies des articles pour publication. Comme l'écrit mon collègue physicien Jean-Marc Lévy-Leblond, «que les signataires jugent nécessaire de faire appel aux pouvoirs politiques et administratifs pour étayer leurs positions revient à reconnaître le manque d'indépendance qui leur est reproché par leurs adversaires, et qui obère la fiabilité des travaux du Giec». Je n'oublie donc en rien «les principes de base de l'éthique scientifique», comme cela m'est reproché. Mes collègues et moi avons simplement contribué à ouvrir un débat qu'il était auparavant très difficile d'avoir.
U.S.A : Une sonde sous-marine propulsée par l'énergie marine
Sce :Enerzine.com
La sonde sous-marine SOLO-TREC** financée par la marine américaine se sert des échanges thermiques au large des côtes d'Hawaii pour produire beaucoup plus d'énergie qu'il n'en consomme, s'offrant ainsi une autonomie de navigation quasi-illimitée.
Le SOLO-TREC est doté d'une série de tubes remplis de matériaux à changement de phase. Quand la sonde rencontre des températures plus chaudes près de la surface de l'océan, les matériaux se dilatent ; à l'inverse, lorsque la sonde plonge, les eaux se refroidissent et les matériaux se contractent. Ces deux propriétés sont utilisées pour entraîner une turbine hydraulique, dont l'objectif est de produire de l'électricité afin de recharger les batteries d'une pompe. Cette pompe gére la flottabilité de la sonde et lui permet de se déplacer de haut en bas.
Le SOLO-TREC a déjà effectué 430 plongées à une profondeur d'environ 500 mètres et à chaque fois, il a produit 1,6 watt-heures, suffisamment d'énergie pour alimenter ses instruments scientifiques, la pompe de flottaison, le récepteur GPS et les appareils de communication. Vous pouvez même suivre son chemin dans l'océan à partir du WEB.

"Un des objectifs de la Marine est d'avoir une présence persistante dans les océans du monde. C'est ce type de technologie qui vous mène à cela." a déclaré Thomas Swean l'un des responsables du projet au Centre de recherche naval.
La future génération de sonde à échange thermique pourra abriter toutes sortes d'instruments de surveillance scientifique. La prochaine étape sera de mettre un de ces dispositifs à l'intérieur d'un drone des mers, à l'instar du "Scarlet Knight" qui a réalisé un voyage transatlantique, l'année dernière.

Matériau à Changement de Phase

On appelle Matériau à Changement de Phase - ou MCP - tout matériau capable de changer d'état physique dans une plage de température restreinte. Cette plage est grossièrement située entre 10 et 80 degrés. Dans cet intervalle de température, le changement de phase prépondérant reste la fusion/solidification.
Ces températures sont accessibles naturellement et sont omniprésentes dans notre vie quotidienne (température d'ambiance d'une maison, température d'un corps humain, de l'eau chaude sanitaire...)
** Sounding Oceanographic Lagrangian Observer -- Thermal RECharging
ITERNATIONAL : La capacité éolienne mondiale atteindra 409 GW en 2014
Sce :GWEC
Pas de ralentissement en perspective dans le secteur de l'éolien mondial ! En effet, le Global Wind Energy Council (GWEC) prévoit que la capacité éolienne installée totale atteindra 409 GW d'ici 2014, en hausse de 158,5 GW par rapport à la fin de l'année 2009.
Selon les prévisions annuelles de l'industrie éolienne présentées par le GWEC, lundi, le marché de l'éolien devrait continuer sa croissance, avec une capacité mondiale en augmentation de 160% au cours des cinq prochaines années.
Le GWEC prévoit que la capacité installée mondiale atteindra 409 GW d'ici 2014. Cela suppose un taux annuel moyen d'environ 21%, une estimation plus faible que les 29% cités par l'ensemble des industriels du secteur durant ces dix dernières années. Pour la seule année 2014, le marché annuel dépassera les 60 GW, soit une hausse de 38,3 GW par rapport à l'année 2009.
Le GWEC présentera son rapport annuel de l'éolien 2009 à l'occasion de la Conférence européenne de l'énergie éolienne qui se tiendra à Varsovie, le 21 avril 2010. Sera également abordée une prévision sur cinq ans du développement du marché de l'énergie éolienne au niveau mondial. Dans le passé, ces projections ont été régulièrement dépassées par les performances réelles de l'industrie et ont dû être ajustées à la hausse. Malgré les conséquences de la crise financière, 2009 n'a pas fait exception.
Il s'avère que même face à la récession mondiale, l'énergie éolienne continue d'être une technologie prisée dans de nombreux pays, à travers le monde. L'énergie éolienne est "propre, fiable et rapide à installer, elle demeure donc une solution intéressante pour sécuriser l'approvisionnement, réduire les émissions de CO2, et créer des milliers d'emplois", a déclaré Steve Sawyer, secrétaire général du GWEC. "Toutes ces qualités sont d'une importance capitale, d'autant plus en période d'incertitude économique."
Les deux principaux marchés mondiaux en expansion continueront d'être les États-Unis et la Chine, dont les marchés ont dépassé toutes les attentes ces dernières années.
En Chine, la croissance devrait se poursuivre à un rythme impressionnant. Déjà en 2009, la Chine a représenté un tiers du total des nouvelles capacités éoliennes installées (13,8 GW). Avec une capacité totale atteignant 25,9 GW, la Chine a rattrapé l'Allemagne.
La Chine restera l'un des principaux moteurs de la croissance mondiale dans les prochaines années, avec des capacités annuelles supplémentaires estimées à plus de 20 GW, d'ici 2014. Cette croissance reste soutenue par une politique très agressive de la part du gouvernement chinois qui tient à diversifier ses approvisionnements en électricité. Le gouvernement affiche un objectif "officieux" d'aboutir à 150 GW de capacité éolienne d'ici à 2020, et il semble plus que probable que cet objectif soit atteint bien avant !
Jusqu'en 2013, l'Europe continuera d'être le continent qui possède la plus grande capacité éolienne au monde. Cependant, le GWEC prévoit que d'ici la fin de 2014, la capacité installée en Europe sera de 136,5 GW, à comparer avec les 148,8 GW du continent asiatique. Toujours en 2014, le marché annuel européen atteindra 14,5 GW. Un total de 60 GW seront installés en Europe au cours des cinq prochaines années.
"Malgré l'absence d'un prix global sur le carbone, l'énergie éolienne va continuer à croître en raison de la politique énergétique nationale sur les principaux marchés et aussi parce que de nombreux gouvernements ont donné la priorité au développement des énergies renouvelables dans leurs plans de relance économique", a déclaré Arthouros Zervos, président du GWEC.
Le : 15/04/10
FRANCE : Agrocarburants: un bilan écologique à la fois positif et incertain
Sce :Sciencesetavenir.com
Le bilan carbone et le bilan énergétique de la filière française des agrocarburants seraient positifs, selon une analyse globale délivrée par l’Ademe. Cependant de nombreuses incertitudes pèsent encore sur ce bilan.
Pour savoir si les agrocarburants méritent vraiment leur étiquette ‘verte’, c’est le bilan énergétique et les émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’ensemble de la filière qui devaient être évalués.
C’est désormais chose faite : l’Ademe a remis hier son expertise, une «analyse du cycle de vie» des agrocarburants de première génération, ceux qui transforment le maïs, le blé, la betterave ou la canne à sucre en carburants

D’emblée, deux conclusions ressortent : 1/ les agrocarburants permettent de réduire les émissions de GES ; 2/ beaucoup de questions restent en suspens et l’expertise est loin d’être terminée.

Un bilan positif…

Globalement, les filières françaises du bioéthanol et du biodiésel ont de meilleurs bilans énergétiques et d’émissions de GES que la filière des carburants fossiles (essence et diésel), selon l’expertise.
Cependant toutes les filières ne sont pas aussi efficaces. L’analyse menée pour l’Ademe par un cabinet spécialisé distingue trois catégories:

- les biodiésels obtenus à partir d’huiles usagées et de graisses animales ont le meilleur bilan: réduction des GES de 90% et de 80% pour la consommation d’énergies non renouvelables.
- pour les éthanols de blé, de maïs ou de betterave; les biodiésels de colza, de tournesol, de soja ou encore les additifs (ETBE) de canne à sucre, le bilan est correct: 47 à 77% de GES en moins, 49 à 85% de consommation d’énergie en moins.
- le bilan est mitigé pour la filière qui fabrique des additifs (ETBE) de blé, de betterave et de maïs: la réduction des GES est inférieure à 50%, et inférieure à 25% pour l’énergie.

… avec un gros bémol

Tous ces chiffres sont obtenus sans tenir compte des effets de changements d’affectation des sols.
C’est un bémol important: changer une parcelle de forêt en champ de colza pour faire du biodiésel fait virer son bilan au rouge, surtout s’il s’agit d’une parcelle de forêt tropicale.
La déforestation est une source majeure d’émissions de CO2. Autre problème: si un champ de blé destiné à l’alimentation humaine passe à la production de carburant, où sera produit le blé alimentaire? Ces changements indirects sont encore plus difficiles à mesurer.

Faute de pouvoir intégrer l’impact des changements d’affectation des sols dans ses calculs, l’expertise de l’Ademe se contente d’explorer plusieurs scénarios et insiste sur la nécessité de poursuivre les recherches…
AFRIQUE : Le "galet solaire" aide l'Afrique à s'éclairer
Sce :Plus Minus Design
Le "Solar Pebble" est une lampe solaire innoffensive conçue par le designer industriel Adam Robinson et destinée à des populations situées principalement en milieu rural.
La plupart des régions les plus pauvres du globe ont souvent recours à des lanternes au kérosène pour s'éclairer et malheureusement, ces dernières provoquent la mort de plusieurs milliers de personnes chaque jour !
La LED du Solar Pebble est alimentée par des batteries qui se rechargent grâce à un petit panneau solaire assez performant. Il est également possible grâce à cette lampe de recharger des téléphones mobiles et autres appareils électriques !

Une poignée polyvalente permet au produit d'être transporter et d'être fixer dans une position debout ou suspendu selon un certain angle d'inclinaison. En excursion par exemple, il suffit de la sangler sur un sac à dos pour recharger les batteries en journée.
U.S.A : GE dévoile une ampoule LED omnidirectionnelle
Sce :Enerzine.com
General Electric (GE) a dévoilé une nouvelle version d'ampoule à LED omnidirectionnelle et de longue durée.
Actuellement, non seulement la plupart des ampoules LED projettent la lumière dans une seule direction mais d'un point de vue esthétique, elles restent assez "laides", même si d'un autre côté l'efficacité énergétique est au rendez-vous.
La nouvelle ampoule de GE, baptisée Smart® LED bulb, est capable d'émettre de la lumière dans toutes les directions, au lieu d'une seule.
L'ampoule consomme seulement 9 Watts, dure 17 ans (ou 25 000 heures), soit 25 fois plus longtemps qu'une ampoule à incandescence de 40 Watts et trois fois plus longtemps qu'une ampoule fluorescente compacte (LFC). Elle offre des économies d'énergie de 77 % pour à peu près la même quantité de lumière qu'une ampoule à incandescence classique (450 lumens).
Enfin, la technologie LED offre tout comme une ampoule à incandescence ou halogène, une luminosité instantanée.

Tous ces avantages ont bien évidemment un prix. Mais lequel me direz vous ? Et bien compter entre 40 et 50 dollars l'ampoule ! Elle devrait être disponible aux Etats-Unis dès le début de l'année 2011.
Le : 14/04/10
FRANCE :Un Boeing d'Air France économise plusieurs tonnes de carburant
Sce :Futura-sciences.com
Entre Paris et Miami, la seule optimisation des procédures de vol a réduit de près de trois tonnes la masse de carburant utilisé et diminué de 6 à 9 tonnes les émissions de CO2 d’un Boeing 747-400 ER.
En généralisant ce type de vol, la compagnie espère économiser 43.000 tonnes de carburant par an et éviter l’émission annuelle de 13.500 tonnes de CO2.

Ce vol commercial réel (avec 420 passagers), optimisé du roulage jusqu'à l'arrêt de l'appareil sur le tarmac de Miami, a permis d'améliorer l'efficacité énergétique de l'appareil et de réduire ainsi les émissions polluantes, dont le dioxyde de carbone, et la pollution sonore.
Les procédures spéciales de ce vol « vert », effectué par un Boeing 747-400 ER (pour Extended Range, grande autonomie) étaient coordonnées par plusieurs partenaires comme Aéroports de Paris (ADP) ou encore la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). Au total, elles ont abouti à une économie de 6 à 9 tonnes des émissions de CO2 et de 2 à 3 tonnes de carburant. Cette réduction de consommation représente une économie de 2 à 3% par rapport à un vol conventionnel. Par ailleurs, les émissions sonores ont chuté de 7 décibels en phase de décollage et d'atterrissage, ajoute Air France.

Pour parvenir à un tel résultat, Air France et ses partenaires ont mis en œuvre plusieurs mesures, testées jusqu’ici séparément, lors des différentes phases de ce vol de 9 heures et demie. Il s'est agi, par exemple, de diminuer les temps de roulage au sol à Paris-Charles de Gaulle et à l'aéroport de Miami pour économiser du carburant, d'assurer une montée continue de l'appareil vers son niveau de croisière et d'ajuster l'altitude et la vitesse de vol tout au long de la traversée.

Une nouvelle façon de voler, plus durable et plus économique

A terme, quand ces procédures seront appliquées à l'ensemble des vols Air France vers les Etats-Unis, la compagnie aérienne tricolore espère réduire ses émissions de CO2 de 13.500 tonnes par an en économisant 43.000 tonnes de carburant.

Ce premier vol vert transatlantique optimisé a été réalisé dans le cadre du programme AIRE (Atlantic Interoperability Initiative to Reduce Emissions), initiative commune entre la Commission européenne et la FAA (Aviation fédérale américaine) pour mettre en commun les technologies aéronautiques afin de réduire les émissions de CO2 lors des vols.

Avec l’amélioration des performances énergétiques et la recherche de sources d’énergie alternatives (biocarburant, gaz naturel, solaire…), l’optimisation des procédures de vol constitue une des solutions pour rendre l’aviation plus durable, responsable de 2% des émissions mondiales de CO2.
UNIVERSITE : Une voile solaire pour éviter de salir l'orbite terrestre
Sce :Futura-sciences.com
Cubsail, une voile solaire développée par le Centre spatial de l’Université de Surrey, pourrait à l’avenir être utilisée pour désorbiter les satellites en fin de vie, notamment ceux évoluant en orbite basse.
Financée par Astrium, cette initiative est une des solutions pour se débarrasser à peu de frais de ces reliques encombrantes.

Aujourd’hui, les débris orbitaux sont au centre des préoccupations des agences spatiales, qui espèrent un espace propre et sécurisé pour les générations futures. On les trouve en grand nombre jusqu’à 2.000 kilomètres au-dessus de la Terre mais ils se situent en majorité aux altitudes inférieures à 1.700 kilomètres avec deux pics vers 900 et 1.500 kilomètres.
A long terme, si les choses restent en l’état, on court le risque de voir des orbites partiellement inutilisables et certaines dangereuses pour l’activité humaine !

Ces débris ont de multiples provenance : les étages des lanceurs, le vieillissement des matériaux (protections thermiques, cellules électriques, Mylar…), les produits de propulsion comme l’alumine, les produits de fragmentation après une destruction par collision ou explosion (parfois volontaire) ou encore les débris opérationnels comme des sangles, des boulons, des capots. Aujourd’hui, on en recense plus de 19.000 dont la taille est supérieure à 10 centimètres.

Quant aux satellites en fin de vie, ils deviennent autant de débris. Ils encombrent peu à peu l’orbite qu’ils occupent et sont un danger pour les satellites encore opérationnels, voire les équipages de la Station spatiale internationale. Il est donc acquis que ces satellites doivent libérer leur orbite pour éviter les risques de collision avec des satellites opérationnels ou avec d'autres débris, tout autant que les effets du vieillissement.
Le risque de collision est bien réel comme on a pu le voir en février 2009 lorsque les satellites Iridium 33 et Cosmos 2251 se sont percutés, générant plus de mille nouveaux débris. A ce jour, les agences spatiales ont officiellement annoncé quatre collisions dans l’espace mais on sait que de nombreuses autres n’ont pas été rendues publiques.

Enfin, lorsque ces débris inertes se trouvent sur des orbites suffisamment basses, c’est la crainte de faire des victimes au sol lors d’une rentrée incontrôlée sur Terre qui fait question, même si on n’a jamais eu à déplorer un seul mort du fait des débris spatiaux.

En Europe, le Cnes prend ses responsabilités

Comme le souligne le Cnes, « il n’existe à ce jour aucune solution, mais limiter les débris reste possible ». Même si aucune obligation ni aucune loi n'encadre le sujet, des recommandations et un code de bonne conduite émergent.
Ce dernier semble recevoir un écho de plus en plus important auprès de tous les acteurs du spatial, qui réagissent chacun à leur façon et à leur niveau. L’agence spatiale française à récemment désorbité le satellite Spot 2, c'est-à-dire à lui faire quitter son orbite pour le placer sur une trajectoire de rentrée dans l'atmosphère.
Comme pour Spot 1 en 2003, le Cnes a décidé d’utiliser ses dernières réserves en hydrazine pour le déplacer vers une orbite plus basse. En effet, sans aucune intervention et compte tenu de l’altitude de son orbite opérationnelle, Spot 2 mettrait plus de 200 ans pour rentrer dans l’atmosphère et se désintégrer naturellement...
Cette manœuvre a été effectuée avec succès en juillet 2009. L'initiative montre la voie à suivre pour préserver un espace propre pour les générations futures.

On peut aussi parvenir au même résultat sans carburant. C'est ce que démontre Cubsail, le projet du Centre spatial de l’Université de Surrey, qui expérimente un nanosatellite équipé d’une voile solaire. Ce démonstrateur doit être lancé en 2011 à 700 kilomètres d’altitude où il déploiera une voile de 25 m².

Pendant la première partie de la mission, il démontrera l’utilité du principe de la propulsion solaire. En fin de mission, la voile sera utilisée non plus comme un accélérateur mais comme un frein, pour ralentir la vitesse et donc quitter rapidement l'orbite et tomber dans l’atmosphère. Si cette expérience se révèle concluante, elle pourrait être utilisée à plus grand échelle sur un satellite plus conséquent.
EUROPE : CryoSat 2 est en orbite
Sce :Sciencesetavenir.com
(Représentation du satellite CryoSat-2 en orbite au-dessus du Groenland.) (ESA – P. Carril)
Le satellite CryoSat 2 a été lancé avec succès par une fusée russe Dniepr le jeudi 8 avril peu avant16 heures.
Placé sur une orbite polaire, le satellite de l'Agence spatiale européenne va fournir des données très précises sur les glaces du Groenland et de l'Antarctique.

CryoSat est le troisième satellite d'exploration de la Terre de l'ESA à être placé en orbite : il fait suite à GOCE et SMOS (respectivement lancés en mars et novembre 2009). En 2005, la première version de CryoSat s’était écrasée en mer suite à un dysfonctionnement de la fusée porteuse.

Ce nouveau satellite, de 700 kg sera chargé de détecter les variations d'épaisseur des glaces de mer présentes dans les océans polaires ainsi que l'évolution des vastes calottes glaciaires qui recouvrent le Groenland et l'Antarctique.
Pour ce faire, il a été équipé du premier altimètre radar hyperfréquences tous-temps. Cet instrument a été optimisé pour la mesure des variations d'épaisseur des glaces flottantes, souvent hautes de plusieurs mètres, mais aussi des inlandsis polaires, qui peuvent atteindre cinq kilomètres d'épaisseur dans l’Antarctique.

Les records de recul des glaces enregistrés ces derniers étés dans l'Arctique montrent que des changements significatifs sont à l'œuvre dans les régions polaires. Des satellites comme Envisat cartographient maintenant depuis de nombreuses années le couvert glaciaire tel qu'on peut l'observer de l'espace.
Pour mieux appréhender comment le changement climatique affecte ces régions sensibles, il était urgent d'étudier également l'évolution de l'épaisseur des glaces.
Les données de CryoSat permettront de mieux comprendre la dynamique des masses glaciaires, de fournir aux scientifiques de précieuses indications sur cette variable et de contribuer à faire avancer la recherche sur le changement climatique.

CryoSat a été mis sur orbite par un lanceur russe Dniepr, exploité par la société spatiale Kosmotras, lancé depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.
Le : 13/04/10
FRANCE : Relais Vert : un bâtiment bio à "énergie positive"
Sce :Enerzine.com
Basé à Carpentras, le nouveau siège social de la société Relais Vert, pionnier de la distribution de produits biologiques depuis 1976, est un bâtiment à « énergie positive » : il produit plus de 840 000 kWh/an pour une consommation évaluée à 250 000 kWh/an.
La construction de ce nouvel établissement de bureaux (648 m²) et de stockage (7 000 m²) de produits frais, de produits secs et de fruits et légumes, s'inscrit en outre dans une démarche dite de Haute Qualité Environnementale, réalisée sous la double conduite de l'architecte Yves Guiter et de CCR, la Compagnie des contractants régionaux, filiale du groupe GSE.
Par la réalisation de ce bâtiment, Relais Vert entend donner un sens encore plus fort à son activité, prouvant que lorsque la cohérence, la logique et l'éthique se rejoignent, les projets se concrétisent. La société ouvre ainsi la voie aux entreprises et aux individus qui veulent « donner du sens » à leurs activités tout en contribuant à la sauvegarde de la planète.
LE BATIMENT
Pour donner vie à ce projet, Relais Vert a choisi d'en confier la conception et la réalisation à un contractant général régional reconnu (CCR) : en effet, les garanties du contrat et la maîtrise globale du projet qu'apporte le contractant général étaient seules capables d'assurer la réalisation du projet dans le strict respect du budget, des délais et de la qualité exigés, et de répondre ainsi à ses attentes.

•Une surface de 7 000 m² de stockage répartis en trois zones : un hall à température ambiante pour les produits secs, une chambre froide pour les produits frais et des bureaux.

•La partie « bureaux et locaux sociaux », bâtie en briques biomurs : briques alvéolaires isolantes à perforations verticales, de 37 cm d'épaisseur. Ce biomur est complété d'une isolation intérieure avec un doublage avec laine de roche permettant ainsi d'élever la résistance thermique R à 0.35 m².K/W et d'améliorer ainsi encore plus la performance thermique du bâtiment.

•La partie « ateliers, entrepôts », divisée elle-même en 2 halls réalisés sous charpente métallique avec bardage en façade :
oun hall sec, pour la préparation et le stockage de produits secs à « température ambiante ». Cette zone est isolée en façade par bardage double-peau à nervure trapézoïdale et laine de roche de 130mm d'épaisseur.
oun hall froid pour le stockage et la préparation de produits frais. ll s'agit d'une zone isolée et réfrigérée.

UN BATIMENT A ENERGIE POSITIVE
- Qu'est-ce qu'un bâtiment à Energie Positive ?
Un bâtiment à énergie positive est un bâtiment qui produit plus d'énergie qu'il n'en consomme.
- Comment y parvenir ?
D'une part, en optimisant les besoins énergétiques du bâtiment, en particulier par la qualité de son isolation, d'autre part, en l'équipant d'un chauffe-eau solaire pour la production d'eau chaude sanitaire, et, enfin, en le dotant d'une toiture solaire de 5 750 m² d'une puissance de 694 kilowatts crête (la plus grande installation de ce type dans le Vaucluse).
- Qu'est-ce que le biomur ?
Composé de briques alvéolaires isolantes à perforations verticales, de 37 cm d'épaisseur, le biomur, né de l'association de la terre et du feu, constitue un matériau naturel et écologique performant. La matière première pour sa fabrication est l'argile que l'on trouve dans le sol par couches. Ainsi, directement issu de la nature, le biomur contribue, par ses propriétés, au respect de l'environnement.
et pourvu d'installations éco-responsables
- Un chauffe-eau solaire, avec panneaux solaires thermiques, installé en toiture permettant d'alimenter le bâtiment en eau chaude sanitaire.
- Une ventilation double flux qui récupère l'énergie extraite pour le renouvellement de l'air des locaux. Un échangeur à plaque, en toiture, permet de récupérer l'énergie sur l'air extrait afin de diminuer la consommation électrique du système.
Conformément à la démarche d'éco-construction, proposée par CCR et Monsieur Yves Guiter, architecte du projet, tous les autres matériaux ont été sélectionnés en tenant compte de leur participation au bilan carbone de ce bâtiment.
Désireux de prolonger son engagement sociétal en faveur de l'environnement, Monsieur Ginart, le dirigeant de Relais Vert, a par ailleurs décidé de faire installer des bornes électriques sur le parking pour la recharge de véhicules électriques. Une initiative en avance sur son temps, qu'iI entend compléter en fournissant des vélos électriques à ses collaborateurs et fédérer ainsi davantage ses équipes autour de cet engagement.

LA TOITURE PHOTOVOLTAIQUE
La centrale photovoltaïque de 5 750 m² a été réalisée selon une technologie innovante d'intégration au bâti, créée et développée par Ciel & Terre : le système Arch'Helios.
Les 2 944 panneaux photovoltaïques « cristallins » installés produisent 840 000 kWh/an : l'équivalent de la consommation moyenne de 240 foyers Français. La centrale solaire évite ainsi le rejet de 420 Tonnes de CO2 chaque année, soit les émissions de 188 voitures durant une année (15 000 km/voiture/an).
La création de la toiture photovoltaïque répond à des critères d'irradiation solaire très favorables : une situation géographique propice, pas d'ombrage néfaste sur les surfaces solaires utiles et un raccordement au réseau EDF sans difficultés.

L'électricité produite par la centrale est injectée directement dans le réseau EDF au tarif d'achat d'intégration au bâti : 0,602 euros le kWh.
Ce projet représente un investissement de 3 millions d'euros.

L’ARCH’HELIOS
La centrale solaire de Carpentras, a été réalisée selon une technologie créée et développée par Ciel et Terre : le système Arch’Helios.
Arch’Helios est un concept breveté répondant aux exigences réglementaires favorisant l’intégration en toiture des systèmes photovoltaïques. Il permet de répondre simultanément à deux fonctions :
- l’étanchéité de la toiture, par le biais d’un bac en acier spécifique et la production d’électricité à partir de panneaux photovoltaïques de type « silicium cristallin ».
- Arch’Helios a été conçu pour répondre aux exigences techniques des toitures industrielles et est conforme aux critères d’intégration paysagère. Il apporte une réponse adaptée à la solarisation de toitures de grandes surfaces à faibles pentes, tout en garantissant un fort rendement des panneaux installés.
CHINE : 1er investisseur mondial dans les EnR en 2009
Sce :Pew Charitable Trust, BTM
En 2009 et pour la première fois, la Chine s'est placée au premier rang mondial des investisseurs dans les énergies renouvelables, largement devant les Etats-Unis avec 25,8 milliards d'euros, contre 13,9 milliards pour ce dernier.
Toujours en 2009, les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont atteint 121 milliards d'euros, en baisse de 6,6% par rapport à 2008. Toutefois, ce taux est à relativiser compte tenu du ralentissement économique et du fait que les investissements avaient très fortement augmenté au cours des deux derniers trimestres, comparativement à la même période de l'année 2008.
Plusieurs signes montrent qu'une croissance importante aura de nouveau lieu en 2010, avec un chiffre d'affaires prévisionnel de 150 milliards d'euros (soit +25%). Cette information est relayée dans un rapport intitulé "Qui sont les gagnants de la course aux énergies renouvelables ? Croissance, Compétition et Opportunités dans une économie mondialisée", et rédigée par l'association à but non lucratif "Pew Charitable Trust" en collaboration avec Bloomberg, New Energy Finance.
L'étude effectue une analyse approfondie des informations concernant différents pays. En 2009, les investissements italiens ont atteint 1,94 milliards d'euros, devant des pays comme l'Australie, la France, le Japon et l'Inde, mais derrière d'autres pays européens mieux placés : le Royaume-Unis (8,4 milliards d'euros), l'Espagne (7,8 milliards) et l'Allemagne (3,2 milliards). L'Italie a investi essentiellement dans l'énergie éolienne (61,6%) et l'énergie solaire (20,3%).
La Chine est quant à elle devenue un pays leader sur le marché de l'éolien en 2009, grâce non seulement aux 13,75 gigawatts (GW) de nouvelles capacités installées, mais aussi à 3 de ses fournisseurs** qui se classent parmi les 10 plus grands fabricants de turbines.
"Les nouvelles capacités de la Chine ont représenté plus du tiers de la capacité totale mondiale enénergie éolienne (soit 38 GW) l'année dernière, un record malgré la crise financière", a indiqué le cabinet de conseil danois BTM. "A 447 gigawatts (GW), la capacité d'énergie éolienne mondiale devrait presque tripler au cours des cinq prochaines années et pourrait s'élever à près de 1.000 GW d'ici 10 ans".
** Sinovel (classé n ° 3), devant Goldwind (classé n ° 5) et Dongfang (n ° 7).
AUSTRALIE : Risque de marée noire sur la Grande Barrière de corail
Sce :20minutes.fr/avec agence
Un navire s'est échoué et menace ce site classé...
Les autorités australiennes tentaient de stabiliser le navire chinois transportant 65.000 tonnes de charbon échoué près de la Grande Barrière de corail, où les autorités redoutent qu'il ne répande davantage de fioul dans un site classé au patrimoine mondial.
Le Shen Neng 1 a heurté un écueil samedi à 70 kilomètres au large de la côte de l'Etat du Queensland, provoquant la rupture d'un réservoir de carburant et la formation d'une nappe d'environ 3 kilomètres.

«L'un des éléments les plus préoccupants est que le bateau, sous l'effet de la mer, bouge toujours sur le récif corallien, ce qui accentue les dégâts», a expliqué Patrick Quirk, directeur général de l'autorité chargée de la sécurité maritime du Queensland. «Nous espérons que seule une petite quantité de carburant s'est échappée pendant la nuit», a-t-il ajouté. Un remorqueur déjà sur place tente de stabiliser le navire qui contient 975 tonnes de fioul dans ses flancs, alors que des avions surveillent la progression et l'étendue de la nappe.

«Opération très délicate»
L'accident s'est produit tard samedi dans la zone sud du parc marin de la Grande Barrière de corail alors que le bateau était à pleine allure. Selon les premiers éléments recueillis par des experts ayant pu se rendre à bord, le moteur principal a été endommagé par le choc, ainsi que le gouvernail.
Le Premier ministre du Queensland, Mme Anna Bligh, a indiqué que des équipes étaient sur place pour étudier la manière de renflouer le Shen Neng 1. «Cela s'annonce comme une opération très délicate», a-t-elle dit à la chaîne Nine Network.

«Si le navire se brise davantage, si une autre nappe de pétrole importante s'échappe, nous aurions non seulement des tonnes de pétrole dans la Grande Barrière de corail, mais il est alors probable que le carburant atteindrait aussi les plages de Shoalwater Bay, qui est un parc marin», a-t-elle ajouté.
Les propriétaires du navire chinois encourent une amende allant jusqu'à 920.000 dollars américains, a précisé Mme Blight. La Grande Barrière, site classé au patrimoine mondial, s'étend sur plus de 345.000 km2 au large de la côte nord-est de l'Australie.
Le : 12/04/10
FRANCE : La filière éolienne craint de disparaître
Sce :Lefigaro.fr
Aux yeux des entreprises, les travaux de la dernière mission parlementaire brisent tout élan.
Climat de tension dans l'éolien. Toute une filière monte aujourd'hui au créneau après l'adoption, la semaine dernière, par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale de plusieurs amendements à la loi Grenelle 2 susceptibles «de lui porter un coup fatal».
En l'occurrence, c'est la Française d'éoliennes, exploitante de plusieurs parcs dans l'Hexagone, qui s'exprime ainsi. Elle stigmatise les travaux de la mission parlementaire sur le sujet, qui entraînent notamment «l'alourdissement des contraintes administratives» et donc «l'abandon des objectifs chiffrés de développement de l'éolien».
À savoir 25 000 mégawatts en 2020, un chiffre directement lié au Grenelle de l'environnement qui fixe à 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie à cette échéance.

20 à 30 milliards d'investissements

Pour André Antolini, le président du Syndicat des énergies renouvelables, l'amendement imposant une taille minimale pour les parcs éoliens est tout simplement «éolicide». «Expliquer que l'on va sauver le paysage en ne faisant que des grands parcs, c'est absurde!», tempête-t-il. La tendance actuelle vise en effet à construire des parcs plus modestes, qui se fondent davantage dans l'environnement. D'une manière générale, les entreprises du secteur se rejoignent toutes pour expliquer que le retard pris par la France sur ses voisins européens va encore s'aggraver: guère plus de 7 000 personnes sont aujourd'hui employées par cette industrie, contre 40 000 environ en Allemagne, 23 000 au Danemark et 20 000 en Espagne.
En termes de capacité, le parc hexagonal affiche actuellement une puissance de 4 500 mégawatts (dont 1 000 installés en 2009) - pour 3 500 éoliennes, tandis que le Grenelle prévoit un maillage de 8 000 en tout.

Encore faut-il, pour tenir cet objectif ambitieux, que les industriels soient incités à miser sur le secteur. C'est le but recherché par la branche éolienne du Syndicat des énergies renouvelable et par l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), qui ont confié une étude à Capgemini Consulting.
Présenté la semaine dernière, ce rapport a permis de recenser 150 entreprises intéressées par la fabrication de l'un des onze grands composants de la fabrication d'une éolienne. «Ces entreprises sont issues de secteurs industriels très variés, avec une grande diversité de savoir-faire potentiellement transposable à l'éolien», précise le rapport .
Autre indication notable: l'ensemble du spectre des composants pourrait être couvert par les entreprises françaises dans un délai de 12 à 36 mois.
Le développement de l'énergie éolienne en France pèse entre 20 et 30 milliards d'euros d'investissements privés cumulés sur la période 2010-2020, rappellent encore les auteurs de l'étude.
En insistant bien sur le fait que «la mise en place d'une dynamique industrielle éolienne française permettrait de préserver des savoir-faire et des emplois dans un contexte de désindustrialisation sur le territoire national». Apparemment, tout le monde n'est pas convaincu.
SUISSE : Baptême de l'air réussi pour l'avion solaire
Sce :20minutes.fr/photo :Suisse/REUTERS
Prochaine étape pour Solar Impulse, d'ici trois ans: le tour du monde...
Il a pris son envol. Pas pour un saut de puce de 350 mètres comme en 2009, mais pour un vol complet de 87 minutes dans le ciel de Payerne, en Suisse.

Presque sans un bruit et après avoir seulement parcouru une centaine de mètres, le prototype imaginé par l'explorateur helvète Bertrand Piccard s'est très lentement élevé en l'air, disparaissant doucement dans le ciel bleu devant une foule de curieux et une cinquantaine de journalistes.

Propulsé par ses quatre moteurs électriques d'une puissance de 10 chevaux chacun, Solar Impulse a ensuite évolué pendant près d'une heure trente avec à ses commandes l'Allemand Markus Scherdel.

Comme seule source d'énergie, l'appareil a utilisé les quelque 12.000 cellules photo-voltaïques recouvrant ses ailes et qui alimentent en énergie les moteurs électriques. Elles permettent aussi de recharger ses batteries lithium-polymère de 400 kg, afin de lui permettre de voler la nuit.

Ce premier vol, qui avait été repoussé à plusieurs reprises en raison de conditions météorologiques défavorables, intervient après un premier «bond» de quelques mètres de hauteur en décembre 2009.

«Jamais un avion de ce type n'a volé dans le passé», a estimé Bertrand Piccard, qui avait été le premier a effectué un tour du monde en ballon sans escale en 1999.

Le faire décoller «était un immense point d'interrogation», a-t-il rappelé, ajoutant que ce premier vol «a donné la confiance nécessaire pour le prochain vol et les prochaines missions».
Pour André Borschberg, le co-fondateur du projet, «la première question était de savoir si nous avions suffisamment de puissance pour décoller et ensuite si nous pouvions faire atterrir cet avion».

Après ce premier vol, l'équipe de quelque 70 personnes qui a travaillé pendant sept ans sur le projet compte effectuer d'autres essais pour calibrer la machine et finalement construire un deuxième exemplaire qui fera le tour du monde en cinq étapes d'ici 2013, et non plus 2012 comme annoncé précédemment par les organisateurs.

En vol, le Solar Impulse atteint une vitesse de 70 km/h. Il lui faudrait donc près de 24 jours pour faire le tour de la Terre au niveau de l'équateur.
CANADA : Prolifération toxique de plancton due à l'activité des géo-ingénieurs spécialistes des océans
Sce :bulletins-electroniques.com
Une nouvelle étude menée à l'Université de Western Ontario met en garde contre le risque de dommage écologique causé par la fertilisation des eaux océaniques avec des traces de l'élément fer.
Cette méthode de fertilisation est proposée pour éliminer le dioxyde de carbone de l'atmosphère et le séquestrer dans les profondeurs océaniques.
L'ajout de fer dans des grandes régions océaniques, ayant des carences en fer mais riche en autre nutriments, produit une prolifération massive de phytoplanctons. Cet excès de phytoplanctons augmente ainsi l'absorption du dioxyde de carbone. Ensuite les cellules meurent, coulent, ou sont consommées par des zooplanctons et tombent ensuite sous forme de déjections fécales. La carbone en excès est de cette manière séquestré dans les eaux profondes sur du long terme.
Or, une étude américano-canadienne récente dirigée par un chercheur de l'Université de Western Ontario a démontré que l'enrichissement en fer augmente fortement les chances de développer des diatomées toxiques. Ces espèces phytoplanctoniques, appartenant à l'espèce de diatomées "pennées Pseudo-nitzschia", sont connues pour être responsables de la mort et la maladie de milliers de mammifères marins et d'oiseaux le long de la côte ouest de l'Amérique du Nord.
Grâce à des expériences dans le golfe de l'Alaska, les chercheurs ont constaté que dans les échantillons d'eau enrichie en fer, le niveau de toxines présentes dans chaque cellule de diatomée toxique a doublé. D'autre part, des conditions créées par cet ajout donnent à l'espèce toxique un avantage sur les espèces non toxiques. Tous ces facteurs augmentent ainsi les risques d'une catastrophe écologique due à l'enrichissement en fer de l'eau.
Cette étude collaborative publiée sous le nom "Iron enrichment stimulates toxic diatom production in High Nitrate Low Chlorophyll areas" a été imprimé dans le journal "Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS)".
Le : 9/04/10
FRANCE : Mise en service commerciale du terminal de Fos Cavaou
Sce :GDF Suez
GDF Suez a annoncé que le terminal de Fos Cavaou avait reçu le navire méthanier « Gaselys», marquant ainsi son entrée en service commerciale après plusieurs mois d'essais.
Ce nouveau terminal méthanier appartient à la Société du Terminal Méthanier de Fos Cavaou (STMFC), détenue par Elengy (70 %) et Total (30 %). Son exploitation et sa maintenance sont assurées par Elengy, une société de GDF Suez qui détient et opère également deux autres terminaux méthaniers en France : Montoir-de-Bretagne (sur la façade atlantique) et Fos Tonkin (sur la façade méditerranéenne).
Fos Cavaou bénéficie d'une situation nautique très favorable à l'entrée du port de Fos Ouest, a souligné GDF Suez.
Directement accessible par la mer 24h/24, le terminal peut accueillir des méthaniers jusqu'à 220 000 m3 de gaz naturel liquéfié (GNL). Avec une capacité de stockage de 330 000 m3 de GNL répartie sur 3 réservoirs, il disposera à terme d'une capacité d'émission de 8,25 milliards de m3 de gaz naturel par an, renforçant la sécurité d'approvisionnement de la France.
Onze méthaniers ont été reçus à Fos Cavaou pendant la période de tests du terminal, débutée en octobre dernier.
RUSSIE : La recherche de la vie dans le lac Vostok
Sce :bulletins-electroniques.com
Y a-t-il de la vie dans le lac Vostok, enfouie sous 4 kilomètres de glace, à l'Est de l'Antarctique?
Les spécialistes de l'Institut de Physique Nucléaire de Saint-Pétersbourg B.P. Konstantinov et leurs collègues français de la Station biologique du Centre National de la Recherche Scientifique, ainsi que le Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement du Centre National de Recherche Scientifique, supposent que le lac Vostok peut être densément peuplé par des bactéries.
Le lac Vostok est rempli d'eau dégelée. La glace y est tellement épaisse qu'elle fond sous sa propre pression, et l'eau et se répand comme un film mince. Dans les zones où la couverture de glace est de moindre épaisseur, l'eau gèle à nouveau.
Ainsi, une mer d'eau douce se répand sous la glace de l'Antarctique, cette zone représentant une taille presque égale au quart de l'Europe. Et il est très probable qu'elle abrite la vie.
Les chercheurs ont étudié des échantillons de glace du lac prélevés sous 3538 m de profondeur, ainsi que des échantillons de neige en surface. Ils ont pris toutes les précautions imaginables pour éviter de contaminer les échantillons par la microflore étrangers ou un ADN étranger.
Dans les échantillons de glace atmosphérique dégelés et la glace du lac prise à des profondeurs différentes, les chercheurs ont découvert des micro-organismes, dont la concentration ne dépasse pas 24 cellules par millilitre. D'après eux, c'est très peu.
Comme la glace de ce lac est très propre et ne contient pas réellement de bactéries, les chercheurs ont supposé que la surface de l'eau est également très pauvre en micro-organismes. Une enquête plus poussée suppose de nouveaux échantillons de la glace du lac et d'eau prélevés à différentes profondeurs dans le lac, et, plus important encore, des sédiments du fond.
Il est envisageable que ces sédiments contiennent bon nombre d'informations sur un passé lointain, ainsi que sur des communautés microbiennes encore inconnues.
La lumière n'atteint pas l'eau du lac Vostok, la pression y est très élevée (environ 400 atm.), il y fait froid, il n'y a presque pas de matière organique, mais il doit y avoir une grande quantité d'oxygène dissoute dans l'eau.
De l'avis des chercheurs, ces conditions de vie sous l'eau glacée sont proches des conditions sur Terre pendant l'ère du Protérozoïque tardif (il y a 750 à 543 millions d'années) quand notre planète subit plusieurs périodes de glaciation mondiale qui ont duré jusqu'à il y a environ 10 millions années.
De plus, l'enquête réalisée sur ce lac pourrait s'avérer être utile pour l'exploration d'Europa (un des satellites de Jupiter), ou Encelade (un des satellites de Saturne) ainsi qu'aux pôles de Mars, où la vie est possible.
U.S.A : La carpe asiatique à l'origine d'une bataille chicagoenne entre industries de la pêche et du tourisme
Sce :bulletins-electroniques.com
En raison d'une possible colonisation des eaux des Grands Lacs par la carpe asiatique qui constituerait un risque pour l'écologie et l'industrie de la pêche locale, la fermeture de Chicago River a été envisagée.
Cette décision pourrait entraîner des pertes financières importantes pour le secteur touristique de la ville de Chicago, notamment pour les organisateurs des circuits de visite architecturale de la ville par bateau et qui attendent chaque année plus d'un million de touristes.
De même, la colonisation des Grands Lacs par la carpe asiatique serait un scénario catastrophe pour les biologistes qui craignent que la carpe puisse endommager irrémédiablement le plus grand écosystème d'eau douce lacustre au monde.
La carpe asiatique peut peser jusqu'à 100 pounds (plus de 45 kg) et consommer chaque jour jusqu'à 40% de son poids en plancton, base de la chaîne alimentaire des poissons des Grands Lacs.
La carpe asiatique et plus particulièrement la carpe argentée et la carpe à grosse tête sont des espèces voraces et prolifiques qui ont détruit les populations de poissons natives et ont perturbé les écosystèmes durant les 15 ans de leur migration vers les lacs au nord depuis les rivières du Mississipi et de l'Illinois.
Les recherches d'ADN environnemental ou ADNe, menées par des scientifiques de la Nature Conservancy et de l'Université de Notre Dame, indiqueraient que cette espèce serait déjà présente dans les Grands Lacs.
Dans le but de protéger l'industrie de la pêche commerciale et de loisir de la région, secteur qui pèse plusieurs milliards de dollars, l'Etat du Michigan, entre autres, demande la fermeture des écluses et de la rivière Chicago, mesure cruciale, selon les autorités pour empêcher la carpe asiatique d'entrer dans les Grands Lacs.
L'enjeu est tel que six Etats des Grands Lacs, appuyés par de puissants groupes de soutien de l'environnement ont demandé aux législateurs fédéraux et à la Cour Suprême des Etats-Unis de faire pression afin que les autorités de l'Illinois ferment les écluses de la région de Chicago pour essayer de maintenir la carpe asiatique à l'écart du lac Michigan. Cette requête en injonction préliminaire a été rejetée pour la seconde fois par la Cour Suprême le lundi 21 mars de cette année.
Le Michigan entend poursuivre son combat en justice et envisage même de faire appel auprès du Président Obama pour qu'il ordonne la fermeture des écluses au moins de façon temporaire.
Bien que l'administration Obama ait déclaré que le problème de la colonisation des Grands Lacs par la carpe asiatique est une question prioritaire à résoudre, celle-ci soutient pour l'heure les autorités de l'Illinois dans leur position en faveur du maintien de l'ouverture des écluses, dans le but de préserver l'économie touristique locale, centrée sur la rivière.
Les autorités locales proposent l'alternative de la mise en place d'une nouvelle barrière électronique d'une valeur de 10,5 millions de dollars pour empêcher les carpes d'atteindre les lacs. L'EPA, dans le cadre de la Great Lake restoration initiative consacrera 78,5 millions de dollars qui serviront entre autres, aux activités de recherche pour combattre cette espèce, à l'extension des zones de surveillance et à l'accélération de l'optimisation des tests ADN mis en oeuvre par le US Fish and Wildlife Service.
Les autorités étatique et fédérale ont sollicité l'intervention d'ingénieurs de l'US Army afin d'évaluer les coûts financiers et environnementaux de la fermeture des écluses des voies navigables de Chicago et de l'impact de la fréquence de fermeture de Chicago River. L'expertise devrait être rendue prochainement et les recommandations devraient être mises en place dès le mois d'avril.
Plusieurs options sont envisagées, incluant même l'interdiction de naviguer sur la rivière lorsque les écluses sont fermées permettant ainsi aux biologistes spécialistes de la faune de traquer la carpe asiatique à l'aide de filets, de l'utilisation du courant électrique et même de toxines pour poissons.
La ville de Chicago ainsi que les propriétaires des sociétés de tourisme proposant des activités liées à la rivière ont beaucoup à perdre. Une fermeture, si ce n'est qu'à temps partiel, serait catastrophique pour l'économie touristique centrée sur la rivière et le lac.
La ville de Chicago a par ailleurs dépensé plusieurs millions durant la dernière décennie pour réaménager les bords de la rivière et en faire un point d'intérêt de la municipalité. Les professionnels du secteur estiment cette mesure trop drastique et remettent en cause la validité des recherches ADN ainsi que des mesures préventives visant à fermer les écluses. L'économie des transports fluviaux de la région connaitrait la plus grande crise économique de son histoire si la décision de fermer les écluses était prise.
L'équipe de chercheurs du programme "Great Lakes Project" de la Nature Conservancy propose plusieurs solutions pour faire face à l'invasion. Ils suggèrent l'utilisation de "Judas carp", qui sont des émetteurs permettant de localiser les poissons en vue de les extraire du milieu ou de les empoisonner.
En conclusion la ville de Chicago, avec le soutien du gouvernement fédéral et à la faveur des décisions de justice de la Cour Suprême est relativement confiante pour empêcher la fermeture de ses écluses et maintenir ainsi son économie touristique sur Chicago River.
Cependant, la préservation de l'écosystème des Grands Lacs reste une priorité pour le gouvernement fédéral, les Etats bordant les lacs ainsi que pour les biologistes et associations de protection de l'environnement. Selon le National Wildlife Federation's Great Lakes Center à Ann Arbor, dans le Michigan, cette victoire de la ville suite à la décision de la Cour en date du 21 mars n'est qu'une étape d'un long processus.
Il faudra nécessairement trouver des solutions à long terme pour une séparation permanente, qui selon eux, est le seul moyen d'assurer que la carpe asiatique ne colonise pas le Lac Michigan.
Le : 8/04/10
FRANCE : Shale gas : le "Permis de Montélimar" octroyé à Total
Sce :Total
Total annonce l'attribution du "Permis de Montélimar" en France par arrêté ministériel en date du 1er mars 2010, pour une période de cinq ans. Ce permis, dont Total est l'opérateur, s'étend sur une surface de 4 327 km2 allant du sud de Valence à la région de Montpellier.
Il a été attribué conjointement à Total et à une filiale du groupe américain Devon.
Ce dernier ayant décidé, à la fin de l'année 2009, de recentrer ses activités sur l'Amérique du Nord, Total annonce également le rachat de la filiale française de Devon. A la suite de cette transaction et après approbation ministérielle, Total détiendra la totalité des droits sur cette licence.
"Le programme de travail sur lequel Total s'est engagé a pour objectif de démontrer la présence de « shale gas » dans la région de Montélimar et la possibilité d'exploiter ces ressources de façon économique. Si les premiers travaux de géologie sont encourageants, il est envisagé de forer des puits d'exploration de façon à évaluer ce potentiel" a déclaré Yves-Louis Darricarrère, directeur général Exploration et Production du groupe Total.

Avec ce nouveau permis, et après l'acquisition fin 2009 d'une participation de 25% dans l'ensemble des permis de la société Chesapeake dans le bassin du Barnett Shale aux Etats-Unis, Total confirme sa volonté de développement dans le domaine des gaz non conventionnels.
Total Exploration et Production en France :

En France, Total exploite des gisements depuis 1939, notamment les champs de gaz de Lacq et Meillon situés dans le sud-ouest du pays et dont Total détient la totalité des droits. La production du Groupe en France a atteint 24 000 barils équivalents pétrole par jour en 2009.
La principale activité de production d'hydrocarbures concerne le gisement de Lacq, dont l'exploitation remonte à 1957. Sur ce site, un projet de pilote de captage, d'injection et stockage de CO2 a été inauguré en janvier 2010. Ce projet, qui s'inscrit dans la politique de développement durable du Groupe, permet d'explorer dans son ensemble l'une des voies envisageables en vue de réduire les rejets de CO2 dans l'atmosphère.

Les "Shales Gas" sont des gisements de type non conventionnel qui se présentent sous la forme d'accumulations continues de gaz naturel réparties sur de larges volumes rocheux s'étendant à une échelle régionale.
Le gaz exploité dans ce type de gisement est contenu dans une séquence de roche à grains fins qui est dominée par des Shales (variété de schistes). L'origine du gaz peut être biogénique (par l'action de bactéries) ou thermogénique. Le gaz naturel est stocké dans la couche de roche de deux façons : le gaz adsorbé et le gaz libre. Le gaz adsorbé est fixé à la surface des molécules de roche.
Le gaz libre est contenu dans la porosité de la matrice (couches de silt ou de grès insérées dans le schiste) et dans le réseau naturel de fractures
MONDE : Réchauffement et santé
Sce :Sciencesetavenir.fr
Le réchauffement climatique nuit à la santé des populations les plus défavorisées affirme l’OMS dans son dernier communiqué. Les experts estiment que dans les pays à faible revenu, près de 150 000 décès sont imputables chaque année principalement aux effets préjudiciables du changement climatique
Des éléments scientifiques de plus en plus nombreux suggèrent que le changement climatique a des effets considérables et divers sur la santé humaine relate le dernier Bulletin de l’Organisation mondiale pour la santé.Le réchauffement climatique nuit à la santé des populations les plus défavorisées affirme l’OMS dans son dernier communiqué.
Les experts estiment que dans les pays à faible revenu, près de 150 000 décès sont imputables chaque année principalement aux effets préjudiciables du changement climatique, essentiellement en raison des dégâts que subissent les cultures et de la malnutrition, des inondations, des maladies diarrhéiques et du paludisme.

Par exemple pour la région de l’Asie du Sud-Est qui enregistre chaque année 14 millions de décès dont 40% attribuables aux maladies transmissibles, une hausse des températures moyennes pourraient prolonger les périodes de pic de maladies à transmission vectorielle comme la dengue ou le paludisme. A cela s’ajoute un risque accru d’évènements catastrophiques tels les cyclones ou les inondations qui contribuent à la propagation de maladies infectieuses liées à l’eau.

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), certaines parties d’Asie devraient être gravement touchées par le changement climatique du fait que l’économie de la plupart des pays repose sur l’agriculture et les ressources naturelles.
Les populations géographiquement vulnérables des petits états insulaires, des zones de montagne élevées et arides et des zones côtières très densément peuplées telles que les grands centres urbains situés le long des deltas seront particulièrement touchées par le changement climatique, comme l’ont montré les inondations dévastatrices survenues dans l’état du Bihar, en Inde, en 2009.

La Banque asiatique de Développement prévoit que le niveau des océans pourrait s’élever jusqu’à 40 cm d’ici la fin du siècle et mettre en danger les populations habitant les zones côtières du continent.
Dans des pays comme l’Indonésie et la Thaïlande, le manque d’efforts concrets pour lutter contre les effets du changement climatique pourrait entraîner des pertes économiques allant jusqu’à 6,7% du produit intérieur brut combiné des deux pays d’ici 2100, alors que la perte des produits intérieurs bruts au niveau mondial pendant la même période ne serait que de 2,6%.
U.S.A : Des capteurs quantiques pour les téléphones portables
Sce :Futura-sciences.com
Une jeune société californienne, InVisage Technologies, prétend quadrupler la sensibilité à la lumière simplement en ajoutant une couche de « boîtes quantiques » sur un capteur CMos classique. L'innovation se destine notamment aux téléphones qui pourraient alors rivaliser en qualité d'images avec les appareils photo.
Fondée en 2006, InVisage Technologies, travaille depuis ses débuts sur les boîtes quantiques (quantum dots en anglais), ces structures cristallines microscopiques, dont la taille se mesurent en nanomètres – elles ne contiennent que quelques centaines à quelques milliers d'atomes – et qui se comportent comme des semi-conducteurs. Depuis des années, elles font l'objet d'expériences les plus diverses pour leur trouver des applications dans de multiples domaines.

On pense à elles par exemple pour des lasers ou pour des panneaux solaires, voire pour la téléportation. Une équipe américaine ayant réussi en 2007 à réaliser grâce à ces boîtes quantiques des cellules photovoltaïques d'un rendement remarquable, démontrant que ces boîtes quantiques peuvent faire d'excellents capteurs de lumière.

Il n'est donc pas si étonnant de les retrouver aujourd'hui dans le domaine de la photographie. InVisage Technologies vient en effet de présenter une innovation aboutie au salon Demo Spring 2010, qui se tient actuellement à Palm Desert, en Californie, et qui donne l'occasion à des jeunes sociétés de montrer leurs trouvailles.

InVisage Technologies affirme être parvenue à la mise au point d'un système commercialisable. Ce QuantumFilm, puisqu'il est baptisé ainsi, est une couche constituée de boîtes quantiques en suspension dans un milieu liquide. Il est appliqué sur un capteur CMos classique au moment de sa fabrication.
La suite des explications est sommaire car InVisage, qui protège son invention par 21 brevets, est avare de détails. Dans un capteur CMos classique, explique l'entreprise, la lumière doit traverser plusieurs couches avant de toucher la surface sensible. Au final, environ 25% seulement de la lumière est utilisée.
Une technique de fabrication classique
Le QuantumFilm recueille, lui, la lumière sur une couche de très faible épaisseur et transmet ensuite les charges aux étages inférieurs. La proportion de lumière effectivement utilisable, affirme InVisage, atteint 90 à 95%. Chaque élément du capteur (d'autant que cette couche recouvre intégralement la surface correspondant à un pixel) reçoit ainsi près de quatre fois de plus lumière, un paramètre essentiel pour la qualité de l'image.
Sur le plan technique, l'intérêt du procédé est qu'il vient seulement ajouter une étape à la fabrication habituelle d'un circuit CMos. La couche contenant les boîtes quantiques est appliquée vers la fin du processus, quand les circuits sont gravés sur le wafer (la galette).
Le capteur peut donc être fabriqué avec les techniques actuelles, sans modification importante du procédé. Les premiers circuits sont promis pour la fin de 2010.
L'entreprise ne destine pas son innovation aux véritables appareils photo déjà dotés de capteurs efficaces mais plutôt aux applications où l'on cherche une miniaturisation extrême. InVisage Technologies pense aux téléphones mobiles, aux webcams, aux caméras de surveillance, à l'automobile (comme la vision de nuit) ou à l'imagerie médicale.
Le : 7/04/10
FRANCE : Paris tente l'expérience des mini-éoliennes
Sce :Lefigaro.fr
Miser sur le vent pour produire de l'énergie propre en milieu urbain, c'est l'idée défendue par la capitale, où deux mini-éoliennes ont été inaugurées jeudi. Une initiative novatrice au moment où un rapport parlementaire épingle cette technologie.
Avec leur mètre soixante de haut et leur coque immaculée qui leur donne l'air de gros pots de yaourt, les mini-éoliennes qui trônent depuis une semaine sur un immeuble de Belleville dans le XXe arrondissement parisien ressemblent peu aux éoliennes traditionnelles. Leur technologie innovante est pourtant source d'espoir pour la Ville de Paris, désireuse de développer les énergies vertes.

Prêtés à la municipalité par la société Elena Energie qui les a conçus et construits, les deux appareils vont être testés pendant un an. Ils devraient produire l'équivalent des besoins en électricité de six foyers. «En une petite semaine, ces éoliennes ont déjà produit 275 kW/h, indique Yann Roye, responsable production et chantier chez Elena Energie. A titre de comparaison, une famille ne se chauffant pas à l'électricité consomme 4 000 kW/h par an». Installées sur la Maison de l'air, un lieu d'exposition dédié à l'air, les appareils en alimentent directement les locaux. Le surplus éventuel est revendu à EDF.

Totalement silencieuses

Une telle expérience ne peut être menée qu'avec un modèle adapté au milieu urbain, pas seulement en termes de taille. «La nouveauté de ces mini-éoliennes, ou 'aérogénérateurs', est qu'elles peuvent fonctionner même avec des vents faibles et perturbés, comme ceux que l'on trouve en ville», explique Yann Roye. «En outre, elles sont totalement silencieuses et ne risquent donc pas de gêner les riverains». Le modèle breveté Elena doit sa discrétion et son efficacité à l'installation d'un double retors (hélice) entouré d'un profond carénage (coque) qui lui donne cette silhouette inhabituelle.

Facile à installer une journée peut suffire mais réservée aux toits terrasse, la mini-éolienne peut en outre être aisément reliée au réseau électrique. «Nous avons négocié avec ERDF pour que les délais de raccordement ne dépassent pas quatre semaines», indique Denis Baupin, conseiller municipal chargé du développement durable pour la ville de Paris, précisant toutefois que le projet n'est encore qu'en phase de test. Il en coûterait environ 22.000 euros, crédit d'impôts non compris, aux particuliers ou aux organismes souhaitant se lancer. Les mini-éoliennes ont déjà été expérimentées à Laval et un chantier est en préparation à Saint-Priest, dans le Rhône.

Les hauteurs privilégiées

Ces appareils ne peuvent néanmoins pas être installés n'importe où. L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a ainsi listé les sites propices à Paris situés principalement sur des hauteurs : Belleville, Montmartre, les Buttes-Chaumont.
A ces contraintes techniques s'ajouteront, si le projet devait être étendu, le respect du paysage. «Il faudra alors contacter les Architectes des bâtiments de France», prévoit Denis Baupin.

L'introduction d'éoliennes sur les toits de la capitale s'inscrit dans une réflexion plus large menée à Paris sur le développement des énergies propres. «Nous souhaitons utiliser tous les potentiels énergétiques existants en ville pour réduire notre dépendance, et nous sommes ouverts à tout», explique Denis Baupin. Et le fait qu'un récent rapport parlementaire, conduit par le député UMP Patrick Ollier, dénonce le manque de rentabilité de l'éolien ne l'inquiète pas, au contraire. «C'est justement le bon moment pour prouver les bénéfices de l'éolien face aux partisans du nucléaire», assure-t-il.
INTERNATIONAL : Le Gulf Stream se porte bien !!!
Sce :Sciencesetavenir.fr
Le Gulf Stream, ce courant océanique qui fait remonter des eaux chaudes vers le nord de l'Atlantique, ne montre aucun signe de ralentissement, confirme une nouvelle étude.
Une étude menée par des océanographes de la Nasa montre que dans l’Atlantique les grands courants océaniques n’ont pas ralenti depuis au moins une décennie, repoussant une nouvelle fois le scénario catastrophe d’un ralentissement du Gulf Stream.
Tel un tapis roulant, de vastes courants font remonter des eaux chaudes des tropiques vers le nord de l’Atlantique. Arrivés dans les eaux froides du Groenland, ces courants chauds plongent dans les profondeurs et repartent dans l’autre sens, vers le sud.
Pour l’Europe, le Maghreb et l’Amérique du Nord, cette circulation garantit un climat tempéré. Sans le Gulf Stream, les températures chuteraient dans l’Atlantique Nord.
La densité de l’eau est une donnée importante de ce mécanisme océanique, or elle varie avec la salinité et la température de l’eau. En augmentant la quantité d’eau douce (plus légère) dans les océans, la fonte des glaciers liée au réchauffement climatique pourrait gripper le tapis roulant et ralentir les courants océaniques, notamment le Gulf Stream.
Aucun signe de ralentissement n’est observable depuis 15 ans, affirment Josh Willis (Jet Propulsion Laboratory, Nasa) et ses collègues dans un article publié par les Geophysical Research Letters (25 mars).
Ces chercheurs ont combiné des mesures altimétriques de l’océan Atlantique réalisées par des satellites de la Nasa avec les données enregistrées par des flotteurs du programme international Argo (1). Ils ont calculé qu’entre la latitude de New York et celle de Lisbonne, entre 2002 et 2009, la circulation océanique n’avait pas faibli.
En utilisant les données des altimètres remontant jusqu’à 1993, avant l’installation d’Argo, les chercheurs détectent une accélération du courant. Elle serait due à des variations cycliques de ces courants océaniques planétaires.
Ces résultats confirment de précédentes conclusions obtenues à partir de relevés effectués par bateau. Willis et ses collègues montrent que la combinaison des satellites et des flotteurs fournit

(1)Argo est un réseau de 3000 flotteurs autonomes, répartis sur tous les océans du globe, qui mesurent la température et la salinité, de la surface à 2.000 m de profondeur.
NTERNATIONAL : DECHETS ELECTRONIQUES ‘’URGENCE’’
Sce :Nouvelobs.com /Cécile DumasSciences et avenir.fr
Dans quelques années il y aura plus d’ordinateurs jetés à la poubelle dans les pays en développement que dans les pays riches, prédisent des chercheurs. Ce qui rend encore plus urgent l’amélioration du recyclage de ces déchets.
Il est urgent de trouver des méthodes de recyclage des déchets électroniques, en particulier des ordinateurs, qui respectent l’environnement et la santé des personnes. En effet, d’après des projections réalisées par des chercheurs américains, les pays en développement vont devoir faire face à une quantité croissante de déchets électroniques venant de leur propre marché.
A l’heure actuelle ces pays recyclent des déchets informatiques qui proviennent principalement des pays riches. Cependant Eric Williams et ses collègues ont calculé que la quantité d’ordinateurs jetés à la poubelle sera plus importante dans les pays en développement que dans les pays développés dans six à huit ans.
En 2030, il y aurait 400 à 700 millions de vieux PC à recycler dans les pays en développement contre 200 à 300 millions dans les pays riches, toujours d’après les projections des chercheurs, publiées dans la revue Environmental Science and Technology. Ils se sont appuyés sur les données de l’Union internationale des télécommunications (ONU) pour estimer l’évolution de l’usage des ordinateurs selon les pays.
Les ordinateurs usagés connaissent dans certains pays une seconde vie sur le marché de l’occasion. Cependant une bonne partie des déchets informatique est tout simplement exportée pour être recyclée –plus précisément pour que les matières premières de valeur comme le cuivre soient récupérées. Cette activité est plus rentable dans des pays où les salaires sont bas et les contraintes réglementaires légères ou inexistantes, comme en Afrique.
Problème: les méthodes utilisées sont mauvaises pour la santé et l’environnement. Les gaines plastiques sont brûlées, de l’acide nitrique et du cyanure sont utilisés pour récupérer les métaux. Des pratiques qui polluent l’air, l’eau et les sols, et mettent en danger la santé des travailleurs exposés.
Plusieurs pays ont pris des dispositions pour limiter les problèmes liés au recyclage des déchets électroniques. L’Europe a banni l’exportation de certains appareils contenant des produits dangereux ; des pays d’Asie ont banni l’importation de certains déchets. Aux Etats-Unis, l’interdiction d’exporter les déchets électroniques est discutée.
Eric Williams et ses collègues soulignent cependant que ces mesures ne suffisent pas, puisque la quantité de déchets produits par les pays en développement va augmenter très rapidement. La mise au point rapide de meilleures méthodes de recyclage, avec un coût raisonnable, est nécessaire.
Le : 6/04/10
FRANCE : Innoveox traite les déchets organiques sans concession
Sce :Enerzine.com/Innoveox
C'est une exclusivité mondiale. La société Innoveox propose une solution écologique novatrice dans le traitement de tous les déchets organiques, y compris toxiques et dangereux.
epuis près de 2 ans, la société Innoveox développe une offre globale de traitement des déchets dangereux à l'usage des industriels et des collectivités. Les solutions traditionnellement retenues pour contrer ce problème (procédés physico-chimiques, incinération, traitement biologique) sont insuffisamment efficaces et nécessitent toutes un traitement des résidus ou des fumées.
La technologie innovante mise en œuvre par Innoveox dite « Oxydation Hydrothermale Supercritique » est une alternative qui présente de nombreux avantages dont celui de la préservation de l'environnement (pas de transfert de pollution, pas de sous-produits toxiques,…).
Cette technologie consiste en la combustion « froide » de la matière organique qu'elle convertit exclusivement en eau avec un bilan carbone neutre et offre la possibilité de récupérer les métaux et les minéraux. Ce procédé est particulièrement adapté au traitement des déchets liquides (ou solides rendus liquides) qui sont soit trop concentrés pour être dégradés biologiquement, soit trop dilués pour être incinérés efficacement.
Les avantages de cette technologie sont :
•99,99% d'efficacité de traitement des déchets
•Eau rejetable dans l'environnement ou recyclable dans l'industrie
•Pas d'émissions gazeuses polluantes
•Bilan carbone neutre
•Récupération des métaux et minéraux
•Unités de traitement transportables et localisables sur site industriel (pas de coûts d'acheminement des déchets)
•Coûts de traitement compétitifs
•Une production d'énergie excédentaire (électricité ou chaleur)
L'« Oxydation Hydrothermale Supercritique » traite donc les déchets organiques industriels à 99,99%, notamment les déchets dangereux tels que les pesticides, pyralène, huiles et solvants usagés, les déchets pétroliers ou complexes, corrosifs, réfractaires, voire explosifs.

Selon la compagnie, "les brevets Innoveox rendent aujourd'hui ce procédé ultra-compétitif en termes opérationnel et d'investissement. Elle permet également de traiter très facilement les eaux de stations d'épuration. Son champ d'application se révèle très vaste puisqu'il peut même s'étendre au domaine nucléaire et militaire, notamment par la neutralisation des armes chimiques".
La communauté scientifique et les professionnels de l'environnement s'accordent à dire que cette nouvelle technologie d' « Oxydation Hydrothermale Supercritique » va progressivement s'imposer et remplacer les autres procédés existants dans ce domaine.
D'autres avantages sont à souligner comme la compacité du système et par conséquent, la possibilité de traiter directement sur les zones à risque en évitant ainsi un transport des déchets coûteux et dangereux.
Cette néotechnologie permet également une production d'énergie par annexion d'une turbine.
Ce procédé permet de nombreuses approches avec une efficacité de traitement des déchets à 99,99% en une minute : il s'agit en effet de soumettre les toxiques à une température comprise entre 350° et 550° sous une pression de 221 bars.
Misant sur les technologies de pointe, la société Innoveox a signé un partenariat mondial et exclusif avec le CNRS en juillet 2009 afin de développer sur tous les continents cette nouvelle technologie et ainsi la rendre accessible à l'industrie et aux collectivités.
Innoveox envisage très rapidement, un chiffre d'affaires minimum d'environ 150 millions d'euros, ciblant 0,1% du marché européen des déchets ; avec la possibilité d'occuper une place mondiale car les brevets sont déposés sur l'ensemble des continents. Les marchés ciblés seront, en priorité, "les industries de raffinerie, de pétrochimie, de la chimie et de la pharmacie".
Innoveox dont le siège est à Paris, dirigée par Jean-Christophe Lépine et Luc Hautemanière, a installé son centre de recherche en Aquitaine.
La 1ère unité est en cours de fabrication, elle sera opérationnelle pour novembre 2010.

** Cette technologie a été développée et brevetée par le CNRS
ESPAGNE: N°1 Europeen de la culture ''BIO ''
Sce :enerzine.com
En 2008 l'Espagne était le premier pays européen en terme de superficie destinée à l'agriculture écologique, dite aussi "bio" ou biologique, avec 1,3 million d'hectares, suivie par l'Italie, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France.
Le dernier rapport de l'Agence de Statistiques de l'Union Européenne Eurostat montre qu'entre 2005 et 2008 les superficies destinées à l'agriculture biologique dans les 27 pays de l'UE ont augmenté de 21%.
Elles représentaient 7,8 millions d'hectares en 2008, l'équivalent de 7% de plus qu'en 2007. Les cinq premiers états membres de ce classement sont l'Espagne (1,3 million d'hectares), l'Italie (un million d'hectares), l'Allemagne (0,9 million d'hectares), le Royaume- Uni (0,7 milllion d'hectares) et la France (0,6 million d'hectares).
ALLEMAGNE : Les OLED ultra plats s'invitent au Light + Building
Sce :Enerzine.com
ovaled AG, une société allemande pionnière en matière de technologies OLED, va lancer ses nouvelles diodes électro- luminescentes organiques à durée de vie prolongée pour l'éclairage et les produits d'affichage à l'occasion du Salon Light + Building 2010 de Francfort**.

** Salon Light + Building 2010 (11 au 16 avril) // stand J51 Novaled, Hall 4.1.
Ces nouvelles sources d'éclairage de surface non seulement offrent des possibilités de design mais permettent aussi des applications d'éclairage totalement novatrices car la source lumineuse émane d'une surface.

Les dispositifs OLED fabriqués sur des substrats en verre et en métal sont extrêmement fins et légers, et sont actifs sur des zones allant de 25 cm2 à 225 cm2. Suivant le matériau du substrat et la structure du dispositif choisis, les OLED peuvent être transparents, avoir un aspect diffus ou présenté un effet miroir si elles ne sont pas activées.
Les OLED émettent une lumière plus naturelle en raison du vaste spectre d'émission des matériaux organiques. Par ailleurs, "les OLED de Novaled offrent une lumière de très haute qualité avec un IRC allant jusqu'à 95". Une gamme d'éclairages OLED, permettant une lumière blanche chaude aussi bien qu'une lumière blanche froide translucide, sera présentée. Des couleurs telles que l'orange foncé, le rouge profond et le bleu intense seront exposées. Des OLED couleur accordables couvrant une vaste palette de couleurs, du bleu clair au blanc translucide, en passant par l'orange, seront aussi introduites.
« Nous sommes à l'avant-garde d'une révolution en matière d'éclairage », a déclaré Gildas Sorin, PDG de Novaled AG. « Cela revient à fournir aux compositeurs, par exemple, une nouvelle série de tonalités qui leur permettrait de créer un monde musical nouveau, à vous couper le souffle. Novaled envisage avec impatience les applications futures fascinantes de la lumière et encourage les professionnels de l'éclairage à non seulement utiliser mais aussi expérimenter plus à fond les OLED. »
Conjointement avec ses différents partenaires, la société présentera aussi plusieurs luminaires futuristes, sculptures lumineuses artistiques et écrans de signalisation OLED à son stand, pour bien mettre en relief l'immense potentiel de cette nouvelle source lumineuse de surface.
LES OLED ...
Les OLED (ou diodes électroluminescentes organiques) sont des semi-conducteurs composés de fines couches organiques de quelques nanomètres d'épaisseur seulement. Elles émettent de la lumière diffuse pour former une source lumineuse de surface. Cette technologie disruptive représente une méthode entièrement nouvelle pour les professionnels qui travaillent avec la lumière : architectes, designers, intégrateurs de systèmes, planificateurs et fabricants de luminaires.
L'éclairage OLED est de nature double ; il peut servir à la fois de lampe et de luminaire. Les OLED sont le futur pour une large variété d'applications d'éclairage totalement nouvelles. En combinant couleur et forme, les OLED créent une nouvelle voie pour décorer et personnaliser avec des lumières l'environnement des personnes. En outre, les LED organiques auront un impact positif important sur la durabilité en raison de leur efficacité énergétique, de leurs matériaux écologiques et des prescriptions d'emballage moins contraignantes.
Le : 2/04/10
FRANCE : Nanomatériaux: l'Afsset prête à aller jusqu'à l'interdiction
Sce :Sciencesetavenir.fr/ Teich/Caro Foto/Sipa
Dans son rapport d’expertise sur les risques liés aux nanomatériaux, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) privilégie le principe de précaution.
Information du consommateur, limitation voire interdiction de certains produits contenant des nanoparticules: l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) recommande d’utiliser une vaste panoplie de précautions face au développement des nanomatériaux.
Les principales recommandations issues de l’expertise de l’Afsset présentée le 24 mars s’articulent en trois points :
- Informer le consommateur pour qu’il puisse choisir de consommer ou non des nano-produits, en mettant notamment en place un étiquetage clair. Le processus est déjà en partie engagé, puisqu’au 1er janvier 2013 les nanomatériaux qui composent les produits cosmétiques devront obligatoirement être mentionnés sur les étiquettes.
- Limiter l’exposition aux nanomatériaux en allant entre autres jusqu’à interdire certains usages pour lesquels leur utilité est faible par rapport aux dangers potentiels. A ce titre, le directeur général de l’Afsset Martin Guespereau s’est prononcé, lors d’une conférence de presse le 24 mars, pour l’interdiction de chaussettes antibactériennes. Ces dernières, qui contiennent des nanoparticules d’argent susceptibles de rejeter quantité de biocides dans la nature, seraient trop inutiles pour prendre un tel risque de pollution de l’environnement.
- Faire progresser les connaissances sur la dangerosité des nanomatériaux, en lançant un programme de recherches spécifiques sur l’évaluation des risques potentiels comme Nanogenotox, un programme européen de détection du potentiel génotoxique (qui s’attaque au génome) des nanomatériaux, lancé par le Ministère français de la Santé.
L’Afsset se veut donc très prudente face à l’essor des nanomatériaux dans les produits de consommation. L’agence a identifié 246 produits en contenant sur le marché français, dont 28% sont des produits cosmétiques ou d’hygiène et 13% des textiles.
Demande de moratoire
L’Afsset déploie le principe de précaution sur la sphère de ces nouvelles technologies. Une prudence saluée par France Nature Environnement, dont la pilote du réseau santé environnement José Cambou déclare dans un communiqué que «l’actuel avis de l’Afsset et les recommandations qui y sont incluses ne font que conforter notre demande […] pour un moratoire partiel sur les nano-objets».
Une victoire pour les «anti-nano», qui se sont illustrés récemment lors du débat public sur les nanotechnologies? A moitié seulement: l’agence reste prudente car le risque ne peut pour l’instant pas être évalué faute de données suffisantes sur la nocivité des nanoparticules. Les nanomatériaux ne présentent toujours que des «risques potentiels».
C’est pour cette raison que le rapport pointe «l’urgence à faire progresser les connaissances sur les expositions et les dangers potentiels des nanomatériaux». En effet, comme l’Afsset le rappelle, «seules 2% des études publiées sur les nanomatériaux concernent leurs risques pour la santé et l’environnement».
Ainsi, pour une meilleure évaluation des risques, l’Afsset juge nécessaire la mise en réseau des organismes européens et internationaux habilités. Un regroupement qui a déjà commencé autour de l’OCDE dont dépendent les travaux du groupe de travail WPMN (Working Party on Manufactured Nanomaterials). Dans ce cadre, la France est chargée d’évaluer les risques liés au dioxyde de titane et à la silice, deux produits qui font partie des sept nanomatériaux les plus utilisés sur le marché aujourd’hui.
RUSSIE : Une réserve universelle de combustible nucléaire
Sce :AIEA, RIAN
La Russie et l'AIEA ont signé à Vienne, un accord sur la création de la première banque internationale de combustible nucléaire, située sur le site d'enrichissement de Rosatom à Angarsk.
Le principe est le suivant : si on refuse à un des membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) une livraison d'uranium, ce dernier pourra puiser dans la réserve universelle de combustible nucléaire, proposée par la Russie. Cependant, il est peu probable que ces livraisons soient nécessaires, puisque seuls les pays adhérents au TNP, tels que le Vietnam, l’Indonésie, l'Égypte, et les Émirats arabes unis, y auront accès.
L'Agence nucléaire russe prévoit de créer une réserve d’uranium faiblement enrichi, en quantité nécessaire pour le chargement d’un réacteur d'une capacité de 1000 MW. En gros, Rosatom fournira le combustible UF6 à ses clients puis le récupérera dans ses usines pour éviter qu'il ne soit retraité à des fins militaires.
L'uranium sera stocké à Angarsk, dans la région d’Irkoutsk, là où se trouve l'un des plus grands centres russes d'enrichissement d'uranium, sous l'égide de l'AIEA, qui en contrôlera le stock.
"Cette initiative, proposée par la Russie il y a quelques années, s’explique par le fait que notre pays dispose des plus grandes capacités pour l'enrichissement de l'uranium dans le monde", explique Andreï Frolov, expert au Centre d’analyse des stratégies et des technologies.
Le :1/04/10
FRANCE : La Semaine du Développement Durable : « changeons les comportements »
Sce :Futura-sciences.com
Du 1er au 7 avril 2010, la Semaine du Développement Durable remet le couvert pour la huitième fois. Cette année, le thème aborde les comportements et la façon de les modifier pour les verdir. « Passez au durable, ça marche » n’est pas une parole en l’air et les nombreuses manifestations tout au long de cette semaine s’efforceront de le prouver et de fournir recettes et astuces écologiques.
Troquer des habitudes contre de nouvelles, plus vertes, tel est l’objectif de cette Semaine du Développement Durable. Mais changer ses habitudes n’est pas facile parce que ce sont… des habitudes, justement, et que l’on ne sait pas toujours comment faire autrement.

Pourtant, des solutions existent. Certaines peuvent être complexes et nécessiter quelque investissement, tandis que d’autres sont du simple bon sens avec des économies à la clef !
Plus de 3.300 manifestations se chargent de présenter ces solutions, ainsi que la manière de les mettre en place, dans toute la France à travers des parcours pédagogiques, des visites, des projections de films, des ateliers ou encore des expositions.

« Passez au durable, ça marche »… et c’est facile !

Associations, collectivités territoriales, entreprises, établissements scolaires se mettront en quatre pour montrer et démontrer que les comportements peuvent être la clef de la préservation de l’environnement, de la lutte contre le changement climatique et du développement durable.

Achats responsables, éco-gestes et petites astuces peuvent en effet faire beaucoup, pour peu qu’on les adopte dans la routine quotidienne. Maintenant, il est possible de se faire aider par son iPhone pour réduire ses déchets ou pour découvrir les oiseaux et de se faire conseiller par Internet pour consommer du poisson durable.

Du côté de la mobilité, ça bouge aussi. On n'apprend plus seulement à conduire quand on passe son permis mais aussi à devenir un éco-conducteur pour économiser l’essence et émettre moins de CO2 et bientôt des voitures électriques seront en libre-service.

Il ne reste plus qu’à participer aux manifestations de la Semaine du Développement Durable pour découvrir et apprendre les actions éco-responsables, puis à les intégrer dans ses habitudes. Ce changement de comportement bénéficiera à tous en réalisant des économies d’argent et d’énergie, en diminuant la pollution et en créant un environnement plus sain et plus agréable pour l’homme, mais aussi pour la nature.
France : Précisions sur la hausse tarifaire du gaz au 1er avril
Sce :Enerzine.com
GDF Suez donne quelques précisions suite à la décision de la Commission de Régulation de l'Energie d'augmenter les tarifs réglementés de vente de gaz naturel à compter du 1er avril 2010.
Les nouveaux barèmes résultent ainsi de la stricte application de l'arrêté du 21 décembre 2009 et du Contrat de Service Public. L'Evolution de 1,60 €/MWh est due à la hausse des coûts d'approvisionnement calculée par la formule publiée dans l'arrêté (coûts matière), suivie d'une autre évolution de 2,43 €/MWh concernant les coûts d'infrastructure et de commercialisation fixée dans l'arrêté (coûts hors matière).
La hausse représentera 9,6 % TTC pour un client particulier qui se chauffe au gaz naturel (tarif B1).

Ainsi, il en coutera 10 euros HT supplémentaire par an sur la facture pour un usage de type "cuisine", de 21 euros HT si l'on y associe un usage "eau chaude" et de 70 euros en y ajoutant la fonction "chauffage".

GDF Suez indique que "la formule qui permet de calculer les variations des tarifs du gaz, est incluse dans le Contrat de Service Public signé avec l'Etat". Elle représente les coûts du gaz naturel importé en France par GDF Suez pour l'alimentation de ses clients, dans le cadre des contrats long terme constitutifs de son portefeuille d'approvisionnement.

Sachez que l'association "UFC-Que Choisir" demande une révision de la formule de calcul exclusivement indexée sur les prix pétroliers. Elle regrette également que "les demandes d'augmentation sont à la seule initiative de GDF-Suez", et que "le rôle de la Commission de régulation de l'énergie se limite à la seule vérification de la bonne application de la formule tarifaire".

Seul réconfort : "depuis plus de 10 ans, les tarifs réglementés du gaz naturel en France sont inférieurs à la moyenne des prix des principaux pays européens".
Le :31/03/10
FRANCE : Enerqos inaugure sa nouvelle ombrière photovoltaïque
Sce :Enerqos France
Enerqos France a inauguré mercredi dernier à Agen-d'Aveyron, la seconde version de son ombrière photovoltaïque : SUN4PARK.
Cette solution modulaire et sans fondation est une grande première en France. En effet, elle permet d'optimiser les espaces collectifs au service des énergies renouvelables, répondant ainsi aux exigences de rentabilité et de respect de l'environnement de ses clients.
Le SUN4PARK™ peut être une solution pour valoriser les espaces de stationnements publics ou privés. Il a l'avantage de s'adapter à tous types de parkings : particuliers, collectivités, entreprises, distributeurs… De plus, l'ombrière est personnalisable : les socles en béton, par exemple, peuvent être teints dans la masse, faire l'objet d'un traitement de surface ou encore accueillir les logos d'une société.
Intégré dans l'esthétique architecturale du lieu, le dispositif apporte un confort de stationnement aux usagers en leur évitant les intempéries et les fortes chaleurs estivales, tout en produisant une énergie photovoltaïque propre.
L'inclinaison de la toiture photovoltaïque a d'ailleurs été finement calculée pour maximiser la production électrique, sous la contrainte des coûts de la structure porteuse.

Grâce à la technologie photovoltaïque, il permet aux entrepreneurs de bénéficier d'incitations fiscales et de recevoir des revenus réguliers de la part d'EDF pendant 20 ans.
Conçu en partenariat avec l'agence d'architecture ART'UR, le bureau d'études BET3B, et BATUT SA, le SUN4PARK™ est un système ingénieux, modulaire et facile à monter.
Une simple déclaration de travaux suffit pour son installation. De plus, l'ombrière solaire ne nécessite pas de fondations : une fois le socle de béton moulé et pré-percé posé, les modules s'imbriquent entre eux à la manière d'un « lego ».
Pour Marc Vogeleisen, Directeur Général Business Operations, « Cette formule en kit prêt à poser permet une installation rapide et une gestion de chantier facile à gérer par étape, module par module, sans perturber l'activité de nos clients. »
Ce projet novateur a reçu le soutien d'OSEO Innovation – Ile de France et de Johnsons Controls France, leader global dans les domaines des équipements automobile, de l'efficacité énergétique des bâtiments et des solutions d'alimentation électrique.
Dans une démarche continue d'amélioration, Enerqos France réfléchit d'ores et déjà à des solutions pour intégrer à son SUN4PARK des bornes de recharge pour véhicules électriques.
INDES : 1000 rikshaws solaires pour transporter les athletes des Jeux ducommonwealth
Source : bulletins-electroniques.com
1000 rickshaw solaires vont etre mis en place pour transporter les 7.000
athlètes et leurs accompagnateurs durant les jeux du Commonwealth organisés
en octobre
.
1000 rickshaw solaires vont être mis en place pour transporter les 7.000 athlètes et leurs accompagnateurs durant les jeux du Commonwealth organisés en octobre. Un programme conjoint entre le gouvernement central et leCouncil of Scientific and Industrial Research (CSIR), tente de mettre en place ce programme d'emissions 0.

Selon Rajesh Kumar, scientifique confirmé du CSIR, cette experience est une première mondiale. Rajesh Kumar espère que cette tentative de réduire l'emprunte carbone de ces jeux aura un fort impact sur les athlètes et sur les médias.
Ces rickshaws sont les transports les plus écologiques que l'on puisse rencontrerà Delhi. Ils seront équipés de pédales et de panneaux solaires.

Ces véhicules sont développés par le Central Mechanical Engineering Research Institute base a Durgapur.
ARCTIQUE : Les animaux arctiques ne vont pas si mal
Source : Futura-sciences.com/© Drew Avery CC by
Globalement, les populations de vertébrés de l’Arctique, tel ce lièvre arctique (Lepus arcticus), se sont accrues de 16% depuis 35 ans.
Une équipe scientifique vient de doter l’Arctique de son propre indicateur des tendances des populations animales.
Basé sur 35 ans de données, cet outil révèle que sur cette période la faune des vertébrés a globalement prospéré, les effectifs augmentant de 16%. Les dernières données indiquent pourtant l’apparition récente d’une tendance au déclin…

Un nouvel indicateur des tendances d’évolution des populations animales vient d’être achevé. Cet indicateur, spécifique aux populations de vertébrés (mammifères, oiseaux, poissons…) de la zone arctique, couvre des données enregistrées depuis 1970.

Selon cet indicateur, l’Arctic Species Trend Index (ASTI), les populations de vertébrés se sont globalement accrues de 16% depuis 35 ans. Cette amélioration des effectifs semble due à l’interdiction de la chasse de plusieurs mammifères et à l’existence de phénomènes climatiques favorables.

Ainsi, le nombre de baleines boréales (Balaena mysticetus) a augmenté de 3% par pan pendant 30 ansdans les eaux arctiques, tandis que l’augmentation de la température du Détroit de Béring entre 1970 et 2003 a favorisé la croissance du phytoplancton et des populations de colins (Pollachius sp).

Cependant, cette tendance masque un déclin récent et inquiétant de plusieurs populations comme celle de colins et celle de bernaches cravants (Branta bernicla). Selon les auteurs de l’indicateur ASTI, cette tendance récente pourrait être liée au réchauffement climatique.
Un indicateur pragmatique venu du froid

L’ASTI est un indicateur des tendances des populations basé sur la variation des effectifs de population plutôt que du nombre d’espèces. L’avantage d’un indicateur comme celui-ci ou comme l’Indicateur Planète Vivante (LPI pour Living Planet Index), dont il est une déclinaison, est qu’il permet de mélanger plusieurs types de données (effectif de population, densité, biomasse, nombre de nids…) tant qu’elles constituent des séries temporelles homogènes.

C’est un outil pragmatique utilisable sur le court terme et qui peut être facilement divisé en sous-indicateurs pour étudier des tendances par taxons, biomes, régions, périodes de temps, etc.

Ce nouvel indicateur, basé sur 35% des espèces de vertébrés de l’Arctique, permet de dégager des tendances au sein des différentes populations animales. Le suivi de ces tendances pourra révéler les réponses de la faune polaire aux pressions grandissantes qui s’exercent dans cette région du globe, ce qui rendra possible l’établissement de projections sur l’évolution des écosystèmes arctiques.

Cet outil pourra donc servir à établir des alertes précoces sur l’évolution de la biodiversité dans cette région du monde.
Le : 30/03/10
FRANCE : L'IFP : une chaire dans le domaine des biocarburants
Source : IFP
L'organisme de formation de l'Institut Français du Pétrole - IFP School - vient de créer, avec le soutien de la Fondation Tuck, une nouvelle chaire intitulée "Thermodynamique pour les carburants issus de la biomasse".
Dans un secteur énergétique en pleine évolution, IFP School anticipe des besoins croissants en compétences dans le domaine des biocarburants et renforce son positionnement sur les enjeux environnementaux.
Le titulaire de cette chaire est Jean-Charles de Hemptinne, ingénieur de recherche à la direction Chimie et Physico-chimie appliquée de l'IFP, et Professeur à IFP School. Jean-Charles de Hemptinne sera chargé de développer de nouveaux enseignements et de mener, en parallèle, des travaux de recherche dans le domaine de la description des fluides en vue de la modélisation des propriétés physico-chimiques des carburants ex biomasse. Son action doit ainsi renforcer les liens entre la recherche de l'IFP et l'École.
Le but est aussi d'améliorer la visibilité de la recherche grâce en particulier à des publications, tout en assurant aux étudiants une formation à la hauteur des défis liés à la transition énergétique. Il s'agit de la troisième chaire créée à IFP School après celle en "sédimentologie et caractérisation des réservoirs" et celle en "véhicule hybride et contrôle de l'énergie".

A propos de l'IFP School :
Partie intégrante de l'IFP, IFP School prépare les spécialistes de demain à relever les défis associés à la transition énergétique.
Ouverte aux diplômés de l'enseignement supérieur, IFP School offre une gamme complète de formations francophones et anglophones aux métiers de l'énergie (pétrole, gaz, pétrochimie, motorisations, nouvelles technologies de l'énergie, marchés de l'énergie).
Bénéficiant de collaborations étroites avec les mondes de la recherche et de l'industrie, l'École a acquis une très large notoriété internationale comme en témoigne dans ses promotions la présence de 50 % d'élèves étrangers provenant d'une cinquantaine de pays et de plus de 80 % d'élèves bénéficiant de financements industriels pour leurs études.
U.S.A : Des amortisseurs de voiture récupérateurs d'énergie
Source :Enerzine.com
Des étudiants en génie mécanique de l'Université de New York ont développé un amortisseur qui récupère l'énergie vibratoire d'un véhicule avant de la transformer en électricité.
Les chercheurs ont construit un prototype à l'échelle 1:2 capable de générer entre 2 et 8 watts dans des conditions normales de conduite, à une vitesse d'environ 75 km/h. Ils estiment qu'un système à taille réelle installé sur chacune des quatre roues du véhicule pourra générer jusqu'à 256 watts au total.
"Dans des conditions normales de conduite, nous prévoyons la possibilité de produire environ 64 watts par roue, pour un total d'environ 256 watts," a indiqué le professeur Lei Zuo. "Ce chiffre augmente considérablement lorsque le système est utilisé sur des routes dont la surface est irrégulière."
L'amortisseur se compose de deux tubes, où le plus petit (magnétique) glisse dans le plus grand (bobine creuse). La bobine est constituée de fils de cuivre enroulés autour d'un axe en plastique delrin. Les aimants sont alignés les uns en face des autres afin de produire une émission radiale de flux magnétiques.
"Le freinage par récupération délivre de grandes quantités d'énergie dans un laps de temps très court, et d'une manière intermittente," précise Zuo. "Les amortisseurs eux peuvent générer de l'électricité d'une manière continue. Sur une route lisse, les amortisseurs générateurs de courant peuvent améliorer le rendement énergétique de 2%, et sur les routes bosselées on peut espérer atteindre jusqu'à 10% d'augmentation."
"La puissance régénératrice est proportionnelle au carré du flux magnétique émis à travers les bobines", précise le chercheur. "Par conséquent, si l'on augmente le flux par deux, la puissance de sortie maximale sera multipliée par quatre."
Dans le futur, les chercheurs envisagent d'élever la densité énergétique et l'efficacité du système en augmentant l'intensité du champ magnétique et en améliorant la récupération électrique du circuit.
ESPAGNE : Renault promeut la voiture électrique en Andalousie
Source : Renault
Renault España a signé la semaine dernière une lettre d'intention avec le Conseil Régional andalou visant à promouvoir le développement du véhicule électrique dans la région espagnole.
Les deux organisations indique vouloir travailler ensemble afin d'identifier les domaines de coopération et d'encourager l'utilisation de véhicules électriques dans le cadre du plan PASENER 2007-2013 (Plan andalou pour la durabilité énergétique) et de la stratégie zéro émission de l'Alliance Renault-Nissan.
Ainsi, le PTA (Parc Technologique d'Andalousie) accueillera un essai pilote du véhicule électrique qui consistera en une série de simulations permettant de définir les besoins en énergie, les points de recharge et l'autonomie pour le développement à grande échelle de cette nouvelle forme de mobilité.
En outre, la ville de Malaga sera la première Smartcity, un projet d'essais de conduite et d'utilisation du véhicule électrique qui compte sur le soutien du Conseil de la Science, de l'Innovation et de l'Entreprise, et maintenant sur celui de Renault, dans le cadre de l'Alliance Renault-Nissan.
Enfin, l'accord d'intention décrit un ensemble de projets déclinés sur plusieurs axes :
• La définition d'éventuelles entreprises et municipalités pouvant s'associer au plan, de par l'intérêt qu'elles portent aux flottes zéro émission et leur engagement vis-à-vis de l'environnement dans leur zone d'influence.
• L'information auprès des usagers, afin qu'ils se familiarisent et connaissent en détail cette nouvelle forme de mobilité.
• La mise en place d'ateliers de formation pour techniciens spécialistes en véhicules électriques.
• La diffusion des lignes d'incitation à l'achat disponibles auprès des institutions
andalouses.
Cet accord est le deuxième de l'Alliance Renault-Nissan concernant l'implantation du véhicule électrique en Espagne, après l'annonce faite par la Mairie de Barcelone de développer une flotte et près de 200 points de recharge dans la ville comtale.
Le : 29/03/10
FRANCE : Report de la taxe carbone "sine die"
Au surlendemain des élections régionales, le premier ministre François Fillon a annoncé le report "sine die" de l'une des réformes qui est devenue subitement un facteur de division dans le camp de la droite : la taxe carbone.
Cependant, "le gouvernement mettra en oeuvre la taxe carbone, qui constitue un engagement du Grenelle de l'environnement", et demandera à la Commission européenne "d'accélérer la mise au point d'une proposition en vue d'une harmonisation des dispositifs de fiscalité écologique dans l'Union européenne" a affirmé F. Fillon.
De leur côté,le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo et Chantal Jouano, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie ont pris acte de la décision du Premier ministre et confirment leur volonté que la directive européenne sur l'énergie, permettant la mise en place d'une contribution carbone européenne, soit présentée, "comme prévu", à la fin de cette année.
Pour Jean-Louis Borloo : "la fiscalité écologique reste une grande idée, absolument indispensable pour accélérer la mutation écologique et économique de notre pays. Je reste convaincu de sa nécessité. Cependant, la contribution carbone a été l'otage de débats qui ont dépassé largement le champ de l'écologie et qui ont conduit à une profonde incompréhension. Je suis, à titre personnel, déçu par toutes ces controverses et ces malentendus. Cette incompréhension ne doit pas altérer les avancées majeures obtenues dans le cadre du Grenelle Environnement et de la révolution écologique qui est en marche, notamment les 70 mesures de fiscalité écologique déjà adoptées. Aujourd'hui, Il faut se poser, remettre le travail sur le métier, dans la sérénité, et avec l'ensemble de nos partenaires. Je continuerai à me battre pour cette grande idée".
Le ministre du développement durable rappelle à cette occasion que ce sont les parlementaires de la majorité qui ont, "courageusement", voté en faveur de la création d'une contribution carbone, dans le cadre du PLF 2010. Il regrette que les socialistes et certains écologistes qui n'avaient pas voté la taxe carbone en son temps, s'émeuvent et critiquent aujourd'hui la décision de nous coordonner au niveau européen.
François Baroin, le nouveau ministre du budget, a déclaré hier sur France 2 que la taxe carbone, qui était un engagement de Nicolas Sarkozy, était une "bonne mesure" à "l'échelle européenne", assurant qu'elle "se fera".
Le Parti socialiste s'est réjoui de l'abandon d'une taxe qu'il jugeait injuste, tout en critiquant le recul du gouvernement par rapport aux engagements du Grenelle de l'environnement. Ségolène Royal a indiqué mardi soir sur TF1 que "cette taxe était parfaitement injuste et anti-sociale et c'est une bonne chose qu'elle soit retirée".
La secrétaire nationale des verts, Cécile Duflot s'est dite "estomaquée" par "l'abandon" de la taxe carbone par le gouvernement, estimant que "c'est du pipeau" de se réfugier derrière l'Union européenne.
Enfin pour finir, le patronat a aussi réagit à travers la présidente du Medef Laurence Parisot qui a déclaré être "soulagée" par l'abandon à l'échelle nationale de cette taxe, car selon elle, "l'industrie n'aurait pas supporté ce nouveau handicap de compétitivité".
FRANCE : Quand les réacteurs nucléaires élimineront les déchets
source :Times[ Credit image U. Texas IFS project ]
Selon le quotidien britannique Times dans son édition de lundi, les ingénieurs du Groupe français du nucléaire Areva sont en train de développer un nouveau type de réacteur capable d'éliminer les déchets nucléaires.
Anne Lauvergeon a ainsi expliqué dans les colonnes du Times qu'une nouvelle technologie était à l'étude et (elle) permettrait de détruire les actinides, des isotopes d'uranium hautement radioactifs. Les actinides (mineurs) constituent avec les produits de fission une grande partie des déchets radioactifs à haute activité et à vie longue (HAVL), c'est-à-dire les déchets de l'industrie électronucléaire les plus fortement radioactifs.
"Nous avons mis au point le plus haut niveau de sécurité avec [nos réacteurs existants]", a t'elle précisé. "En termes d'acceptation du public, la question des déchets demeure. A l'avenir, nous serons en mesure de détruire les actinides par les faisant disparaître dans un réacteur spécial. Nous pouvons déjà le faire en laboratoire. Avec l'aide la recherche et développement, nous allons nous attaquer à ce problème", a-t-elle ajouté.
Le projet d'Areva est similaire à un autre projet de recherche mené par l'Université du Texas à Austin (USA), où des scientifiques ont conçu un système qui utiliserait la fusion pour éliminer pratiquement tous les déchets produits par les réacteurs nucléaires civils.
Swadesh Mahajan, directeur de recherche à l'Institut d'Etudes Austin Fusion (IFS), estime que leur procédé pourrait réduire grandement la nécessité d'ouvrir des stockages géologiques de déchets. "Les déchets nucléaires ne pourront être éliminés à 100 %, mais le volume, la toxicité et les risques biologiques pourraient être réduits de 99 %."
Anna Lauvergeon a déclaré pour finir que le volume de déchets nucléaires hautement radioactifs produit par l'ensemble des 58 réacteurs en France au cours des 40 dernières années pourraient tenir dans une seule piscine de taille olympique.
CANADA : Les efforts des Canadiens pour économiser l'eau semblent faiblir
source :(RBC)
Alors que près de huit Canadiens sur 10 (78 %) pensent faire au moins des efforts raisonnables pour économiser l'eau, beaucoup admettent se livrer sciemment à des activités qui entraînent son gaspillage, comme laisser l'eau couler du robinet pendant qu'ils lavent et rincent la vaisselle (44 %) et arroser leur stationnement (19 %).
"Il y a clairement un fossé entre l'attitude des Canadiens en matière d'économie de l'eau et ce qu'ils font en réalité", estime Bob Sandford, président, Initiative canadienne de partenariat dans le cadre de la Décennie internationale d'action "L'eau, source de vie" de l'ONU.
Selon ce spécialiste de l'eau, "les Canadiens disent s'inquiéter beaucoup plus de la disponibilité et de la quantité d'eau potable que de toute autre ressource naturelle mais, en réalité, leurs efforts pour conserver l'eau reculent. Cela devrait être une préoccupation majeure vu que nous vivons dans une société qui dépend fortement de l'eau et que l'approvisionnement à long terme de cette ressource précieuse est déjà menacé dans de nombreuses régions du pays."
Les Canadiens sont plus concernés par les économies d'électricité
L'Étude sur les attitudes des Canadiens à l'égard de l'eau révèle également que les Canadiens se soucient plus d'économiser l'électricité que l'eau. Neuf sur dix (87 %) disent faire des efforts raisonnables pour économiser l'électricité dans leurs activités quotidiennes, ce qui est plus que ceux (78 %) qui disent faire la même chose pour l'eau. Par ailleurs, trois Canadiens sur dix (29 %) ne savent pas combien ils paient l'eau qu'ils consomment, soit trois fois plus que ceux qui ne connaissent pas le montant de leur facture d'électricité (10 %).
"Ces résultats indiquent que les Canadiens ne font pas le lien entre la conservation de l'eau et celle de l'énergie, a dit M. Sandford. Ils ne réalisent peut-être pas qu'il faut beaucoup d'eau pour produire de l'électricité, et que le transport de l'eau - pour en avoir là où nous voulons, quand nous en voulons - consomme à son tour beaucoup d'énergie. Tant que les gens n'auront pas établi le lien entre les deux, nous resterons très éloignés de la pérennité."
Si les Canadiens comprenaient la corrélation entre l'énergie et l'eau, ils se fixeraient peut-être de nouveaux objectifs de consommation et adopteraient de nouveaux comportements pour l'utiliser plus efficacement.
Points saillants de l'étude : Thèmes clés additionnels/tendances régionales
Les Canadiens sont plus nombreux à boire l'eau du robinet
- Plus de Canadiens (49 %) boivent l'eau du robinet cette année que l'année dernière (41 %).
- Plus de Canadiens (79 %) ont confiance dans la sécurité et la qualité de l'eau potable cette année, une légère hausse par rapport à l'an dernier (72 %).
- Les Québécois ont moins confiance (68 %) dans la sécurité et la qualité de leur eau que les habitants des autres régions.
- Les initiatives des autorités locales pour conserver l'eau sont peu connues (32 %), bien que la sensibilisation soit plus forte dans certaines régions comme la Colombie-Britannique (47 %) et la Saskatchewan et le Manitoba (38 %).
- Le quart des Canadiens (25 %) n'ont pas la moindre idée de la provenance de l'eau qui coule à leur robinet. Les Québécois sont les plus susceptibles d'admettre qu'ils ne le savent pas (32 %).
Les Canadiens ne craignent pas que le Canada manque d'eau douce un jour
- Les Canadiens s'inquiètent dans l'ensemble moins que l'an dernier de l'épuisement des ressources naturelles du Canada.
- Et pourtant, la moitié d'entre eux croient encore que l'eau douce est la ressource naturelle la plus importante du pays (49 %).
Les Canadiens s'inquiètent de plus en plus de la qualité de l'eau des lacs dans lesquels ils se baignent
- Huit Canadiens sur dix (83 %) s'inquiètent de la qualité de l'eau des lacs dans lesquels ils se baignent.
- Cette question est plus susceptible de préoccuper les Québécois et les Ontariens (87 % dans les deux provinces).
- La plupart des Canadiens (68 %) croient que la qualité des lacs se détériore
Le : 26/03/10
FRANCE : Du 20 au 30 mars, c'est la «semaine sans pesticides» en France. Mais au fait, c'est quoi un pesticide? C'est dangereux?...
source :20minutes.fr/Bérénice Dubuc
C’est quoi un pesticide?
Le terme «pesticide» est un terme générique regroupant les insecticides, les raticides, les fongicides, et les herbicides.
Les pesticides – on les appelle aussi «produits phytosanitaires» - sont des composés chimiques émis dans une culture pour lutter contre des organismes nuisibles (insectes, rongeurs, champignons, mauvaises herbes, vers parasites). Ils permettent d’obtenir des rendements réguliers, aussi bien en termes quantitatif que qualitatif.

On en utilise beaucoup en France?

La France utilise quelque 76.000 tonnes de pesticides par an, dont 90% concernent l'agriculture, selon l'Acap. Notre pays est au 1e rang des utilisateurs européens de ces produits chimiques.

Selon un rapport officiel de l'UE portant sur l’année 2006, 44% des fruits et légumes testés en France contiennent des pesticides, et 6% dépassent les limites légales (Limites Maximales en Résidus, LMR).

Quels effets ont-ils sur l’environnement?

En tant que molécules chimiques, les pesticides ont des effets négatifs sur l'environnement. Ils se dispersent dans l’atmosphère, dans l’eau (en surface comme dans les nappes phréatiques), et se propagent dans le sol, qu’ils peuvent polluer durablement et même stériliser.

Certains de ces produits chimiques se retrouvent également dans notre alimentation, pour finir par se concentrer dans notre organisme.
Selon l’étude de 2006, 23 pesticides ont été détectés à des niveaux suffisamment élevés pouvant présenter un risque aigu pour la santé publique. Et cinq des pesticides les plus fréquemment retrouvés dans les aliments vendus dans l'Union européenne sont classées comme cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction, ou perturbateurs pour le système hormonal.

Et sur notre santé?

Les pesticides auraient également des conséquences sanitaires pour l’homme, selon de multiples études. Ce risque peut se manifester sous la forme d’intoxications aiguës, souvent liées aux accidents d’épandage (100 à 200 cas par an imputés aux pesticides selon la Mutualité sociale agricole (MSA) et le laboratoire GRECAN), mais aussi d’intoxications chroniques (cancers, problèmes de reproduction, maladies neurologiques et neurodégénératives, perturbation du système hormonal).

On peut s’en passer?

Oui, selon le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures) MDRGF, qui soutient la «semaine sans pesticides» en France.
L’association met en avant une étude de l'Institut national de la Recherche agronomique (Inra) rendue publique en janvier, qui affirme qu’une réduction d’environ 30% du recours aux pesticides serait possible, sans bouleversement majeur des systèmes de production. Dans ce scénario, les marges pour les grandes cultures seraient «peu ou pas touchées» et la baisse de la production serait relativement modeste (-6%).
EUROPE : Papillons, libellules et scarabés sont menacés de disparition en Europe
source :Futura-sciences
La Liste rouge européenne commanditée par la Commission européenne à l’Union Internationale pour la conservation de la Nature (UICN), révèle que 9% des papillons, 11% des coléoptères saproxyliques et 14% des libellules sont menacés d’extinction en Europe.
A la demande de la Commission européenne, l’UICN a réalisé un état des lieux des lépidoptères (papillons), des odonates (libellules) et des coléoptères saproxyliques (scarabés qui dépendent du bois mort) en Europe.

Pourquoi s’intéresser à ces espèces ? Parce que ces organismes qui semblent communs à tout européen font aussi partie de la biodiversité et que leur caractère ordinaire ne doit pas les écarter des efforts de suivi et de préservation, bien au contraire.

C’est ce que rappelle Jane Smart, directrice du groupe pour la conservation de la biodiversité de l'UICN. « Lorsqu'on parle d'espèces menacées, les gens pensent plutôt à de grandes créatures plus charismatiques, telles que les pandas ou les tigres, mais nous ne devons pas oublier que les petites espèces de notre planète sont tout aussi importantes et ont également besoin d'être protégées par des actions de conservation. Les papillons, par exemple, jouent un rôle pivot en tant que pollinisateurs dans les écosystèmes où ils vivent. »

Or ces papillons vont mal… Sur les 435 espèces suivies par l’UICN, à travers ses Listes rouges notamment, 31% sont en déclin en Europe et 9% sont menacées d’extinction. En outre, sur le tiers des espèces endémiques à l’Europe, 15% (22 espèces) sont menacées.

L’état des populations de lépidoptères d’Europe est donc préoccupant, mais plus que l’état de ces populations, c’est celui de l’ensemble de l’environnement qui se révèle en détérioration. En effet, les papillons sont considérés comme des indicateurs de l’état des écosystèmes.
« L’avenir de la nature est notre avenir »

Parmi les papillons endémiques menacés d’extinction, on peut citer la piéride du chou de Madère (Pieris wollastoni), probablement déjà éteinte car sans observation depuis 20 ans, et l’ocellé de Gross (Pseudochazara cingovskii) de Macédoine, en danger critique.
Les libellules se portent un peu mieux, « seulement » 14% des 130 espèces étudiées sont menacées d’extinction et 11% proches de l’extinction en Europe, dont 5 espèces en danger d’extinction totale.

« L’avenir de la nature est notre avenir, et si elle nous fait défaut, nous défaillirons à notre tour » assène Janez Potocnik, Commissaire de l’UE pour l’environnement.

Les causes du déclin des lépidoptères et odonates sont liées à la disparition et à la dégradation de leurs habitats par le changement des pratiques agricoles et le changement climatique.
L’intensification de l’agriculture et l’augmentation des sécheresses ont en effet fortement réduit le nombre et la qualité des zones humides et des prairies fleuries ainsi que la diversité des paysages. C’est dans le sud de l’Europe que les dégradations les plus importantes ont lieu et c’est aussi dans cette région que l'on note le plus de papillons et de libellules menacées.

Dernier groupe étudié, et ce pour la première fois dans le cadre d'une Liste rouge de l’UICN, les coléoptères saproxyliques. Sur les 431 espèces de scarabés suivies, un tiers se révèlent endémiques, 13% (56 espèces) sont classées comme presque menacées sur la liste rouge, 11% (46 espèces) sont proches de l’extinction dont 7% (29 espèces) à l’échelon mondial.

Une fois de plus, c’est la perte de leurs habitats qui menace ces espèces. Les techniques modernes de gestion forestière ont en effet tendance à faire disparaître des forêts les vieux arbres, dont les cavités abritent nombres d’espèces spécialisées, et le bois mort au nom de la sécurité et de la productivité. Or ces deux éléments font partie du biotope des écosystèmes saproxyliques qui recyclent la matière organique du bois mort.

Pressentant ce constat et ayant échoué à atteindre son objectif d’arrêter l’érosion de la biodiversité en 2010, l’Union européenne a commandité l’établissement de cette Liste rouge européenne. Cet outil doit l’aider à élaborer sa position vis-à-vis d’un nouvel objectif mondial pour enrayer ce déclin. Cet objectif sera discuté à la conférence de la convention sur la diversité biologique d’octobre 2010.
ESPAGNE : Une technologie innovante dans l'énergie des vagues
source :En savoir+
L'Espagne développe une nouvelle technologie de récupération de l'énergie des vagues, qui, selon ses concepteurs, permettra d'accroître considérablement (d'environ 170%) la capacité par unité de surface et la production d'énergie, comparativement à d'autres engins existants.
Ce système, nommé WELCOME (acronyme de Wave Energy Lift Converter Multiples España), et proposé par la société Pipo systems sera développé par un consortium créé entre l'espagnol Anortec et deux instituts de recherche publics : "Plateforme Océanique des Canaries" et "L'Ecole industrielle de Barcelone (CEIB)". Le ministère des sciences et de l'innovation a récemment accordé à ce projet une subvention publique d'une valeur de 2,1 millions d'euros.
WELCOME est basé sur le système APC-PISYS conçu par Pipo Systems et composé de multiples bouées, placées en surface et à des profondeurs sous-marines variables et ajustables.

Les bouées se déplacent toujours en sens inverse, ce qui a pour effet d'augmenter simultanément leur puissance et la distance parcourue. Selon les promoteurs du projet, le système peut à la fois exploiter le potentiel cinétique de la houle et la pression des ondes marines, contrairement aux technologies traditionnelles qui utilisent séparément une seule de ces composantes.

Le projet est actuellement dans sa phase de démonstration : un prototype de 100-150 kW à l'échelle 1:5 est en cours de construction et sera déployé au large des îles Canaries.

Les premiers prototypes industriels installés en Galice (au nord-ouest de l'Espagne) seront composés de plusieurs unités de 8 ou 16 groupes. Ensemble, ils pourront atteindre une capacité de 10 à 20 MW, produire entre 30 et 60 millions de kWh par an, avec une capacité de dessalement comprise entre 10 et 20 HM3/an.
Le : 25/03/10
FRANCE: La pollution urbaine attaque le coeur
source :Sciences-et-Avenir.fr
Pourquoi la pollution atmosphérique est-elle nocive ?
Des chercheurs français épinglent le monoxyde de carbone, responsable de malformations cardiaques chez des rats qu’ils ont étudiés.
L’air de nos villes n’est pas sain. L’augmentation du taux de fréquentation des hôpitaux lors des pics de pollution dans les grandes villes tend à prouver la nocivité de nos centres urbains.
Pire, en 2002 une étude canadienne montrait que la mortalité dans les villes augmente de 1,7% quand le taux de monoxyde de carbone (CO) atmosphérique croît de 1,1 ppm, une faible augmentation puisque la concentration de CO dans les grandes villes varie entre 2 et 40 ppm avec des pics pouvant atteindre 200 ppm. Jusqu’ici, les scientifiques en savaient peu sur les mécanismes qui se mettent en place dans l’organisme en réponse à l’exposition d’une atmosphère polluée.
Des chercheurs de l’Université de Montpellier et de l’université d’Avignon ont démontré la nocivité du monoxyde de carbone sur la fonction cardiaque des rats.
Pour cela, ils ont exposé durant quatre semaine des rats sains à de l’air enrichi en CO, à un niveau similaire à celui d’une ville polluée. « Après quatre semaines, le cœur des rats est plus gros et il présente des signes de stress. En examinant les briques cellulaires du myocarde appelées cardiomyocytes, nous avons constaté que celles-ci ne se contractaient plus normalement. De ce fait, les rats présentent plus de troubles du rythme cardiaque, ce qui à long terme provoque des morts subites » explique Sylvain Richard, directeur de recherche à l’Inserm et co-auteur de cette étude. En plus de cela, les conséquences d’un infarctus chez ces rats exposés au monoxyde de carbone sont plus graves.
Les chercheurs envisagent maintenant d’extrapoler leurs résultats chez l’homme. « Sur des animaux, il est facile d’aller étudier directement les cellules, ce qui est impossible chez l’homme. Des techniques d’imagerie comme l’électrocardiographie permettent tout de même d’étudier la réaction d’un cœur humain à une exposition à la pollution. Notre équipe et d’autres laboratoires sommes en train de réaliser de telles études et à première vue, il semble que la pollution assujettirai le cœur au stress, ce qui peut être dangereux à long terme. Si ces observations sont confirmées, nous pourront mieux combattre les problèmes de santé liés à la pollution atmosphérique » prévoit Sylvain Richard.
JAPON : Une tour du vent pour produire de l'électricité
source :bulletins-electroniques.com
La compagnie japonaise Zena System a développé une nouvelle technologie pour produire de l'électricité en utilisant la force du vent. Le principe est très simple : une tour concentre le vent vers un générateur situé au sol. L'électricité ainsi produite est stockée dans des batteries à flux [1].
La tour a une base hexagonale. Sa diagonale est de 25 m, sa hauteur d'une cinquantaine de mètres. Sa surface est constituée de portes qui ne s'ouvrent que vers l'intérieur : quand le vent souffle, il s'engouffre dans la tour mais ne peut ressortir qu'à la base de l'édifice vers lequel il est canalisé. Il entraîne alors une ou des turbine(s) qui produisent l'électricité. La forme hexagonale de la tour permet d'utiliser tous les vents, quelle que soit leur direction, d'où le nom de Wind Tower 360°.

Les promoteurs de ce projet font valoir plusieurs arguments qui prouveraient l'avantage de leur invention sur les éoliennes. D'une part, la tour peut collecter les vents dans toutes les directions, mais aussi sur toute sa hauteur (les éoliennes ne tirent profit du vent qu'au niveau de leurs pales). Par ailleurs, la localisation au sol des générateurs en facilite l'entretien.
Ils sont également plus protégés de la foudre en cas d'orage. D'autre part, elle n'est pas dangereuse pour les oiseaux, alors que les éoliennes sont régulièrement critiquées par les sociétés protectrices des animaux pour les morts d'oiseau dont elles seraient responsables. Enfin, la tour peut servir de base à un restaurant panoramique, une plateforme d'observation ou à un héliport.
Aucune tour n'a pour le moment été construite. Des travaux devraient commencer prochainement sur un terrain de 13.000 m2 dans le département de Saga (île de Kyushu). La puissance de l'installation devrait être de 5 MW.
[1] Une batterie à flux est constituée de deux réservoirs à électrolyte liquide contenant deux couples d'oxydants-réducteurs du vanadium : (V3+ / V2+) et (V5+ / V4+).
La réaction générale est :
V4+ + V3+ <-> V5+ + V2+

Lors de la charge et de la décharge, des pompes mettent en circulation ces électrolytes qui s'échangent des protons via une membrane.
EUROPE : Au cours des cinq dernières années, l'industrie européenne de l'éolien a créé plus de 60.000 nouveaux emplois
source :EWEA
Les dernières estimations de l'Association Européenne de l'énergie éolienne (EWEA) révèlent que le secteur de l'énergie éolienne emploiera 182.000 personnes en 2010, en hausse par rapport au niveau actuel fixé à 155.000, avant d'atteindre 446.000 emplois d'ici 2020.
Ce gisement d'emplois devrait augmenter en dépit de la crise économique actuelle.

Les dernières estimations de l'Association Européenne de l'énergie éolienne (EWEA) révèlent que le secteur de l'énergie éolienne emploiera 182.000 personnes en 2010, en hausse par rapport au niveau actuel fixé à 155.000, avant d'atteindre 446.000 emplois d'ici 2020.
En 2008 et en 2009, la capacité d'énergie éolienne installée a augmenté plus que toute autre technologie de production d'électricité, notamment le charbon, le gaz et le nucléaire.
L'Allemagne fait la course en tête en terme de nombre d'emplois créés, liés au vent. En 2008, un total de 36.249 emplois étaient directement imputables à l'énergie éolienne, et quelques 48.051 emplois l'étaient indirectement.
L'Espagne - là où le vent couvre en moyenne 12% de la demande en électricité du pays - vient en seconde position dans le classement avec 20.781 emplois directs et un total de 37.730 emplois indirects (chiffres 2008 de l'Association espagnole de l'énergie éolienne). Le Danemark - où l'énergie éolienne répond à 21% de la demande totale d'électricité du pays - arrive en 3ème position avec 23.500 emplois directement attribués au secteur (chiffres de 2007).
Les facteurs externes comme les changements climatiques, les crises énergétiques comme économiques, suscitent un regain d'intérêt de la part des industriels du secteur éolien ; ce qui signifie que l'emploi continuera de croître à travers toute l'Europe.
En outre, les entreprises européennes - déjà dotées d'un savoir-faire en la matière - sont susceptibles d'étendre leurs activités à l'étranger dans un avenir très proche.
Le : 24/03/10
FRANCE: Bonus malus : le barème 2010 Ecopastille et émissions CO2
source :nouvelobs.com
L'année 2010 introduit de nouvelles règles dans le jeu du bonus-malus. La voiture de vos rêves est-elle toujours éligible ? Quels sont les nouveaux seuils d'émissions de CO2 ?
"Le principe fondé sur les émissions de CO2 par km parcouru est simple : il vise à récompenser, via un bonus, les acquéreurs de voitures neuves émettant le moins de CO2, et à pénaliser, via un malus, ceux qui optent pour les modèles les plus polluants, le bonus des uns étant financé par le malus des autres".
C'est en ces termes que le Ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables définit le système de bonus malus mis en place en janvier 2008. Si ses motivations sont louables, ces dispositions tendent à entretenir la confusion dans l'esprit du consommateur entre CO2 et gaz polluants

Rappelons en effet que le dioxyde de carbone (CO2) n'est pas à ranger parmi les polluants, au contraire des oxydes d'azote (NOx) ou bien des particules de suie.
Le ministère part du constat simple mais réducteur qu'un moteur sobre émet moins de CO2. Une logique qui favorise les petits Diesel mais néglige de prendre en compte l'absence de filtre à particules sur les mini citadines qu'ils animent. Le CO2 y gagne ce que la qualité de l'air y perd...
Pour l'année 2010, le gouvernement a décidé d'abaisser les seuils d'attribution de l'écopastille, à raison de 5 grammes de CO2 par catégorie. Le principe de financement du bonus reste le même et se voit financé — en théorie — par les malus attribués aux véhicules moins vertueux (voir notre illustration).

A noter que toutes les voitures soumises au malus de 2.600 € doivent en outre s'acquitter d'une taxe annuelle de 260 €. En quelque sorte, une remise au goût du jour de la vignette supprimée en 2000 par le gouvernement Jospin.

La prime à la casse en 2010

La fameuse prime à la casse a entraîné de nombreuses automobiles au trépas en 2009. L'année 2010 sera probablement moins meurtrière pour les vieilles voitures, puisque le montant de la prime est passé de 1.000 à 700 € (jusqu'au 30 septembre). Un montant qui chutera ensuite à 500 € (jusqu'au 31 mars 2011).
Pour rappel, ce "super bonus" concerne les véhicules âgés de plus de 10 ans. Il est versé à tout acheteur d'un véhicule neuf, dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 155 grammes.
Julien Marcos - lequotidienauto.com - 02/02/2010

HOLLANDE : Révolutionnaire : une plantation sans irrigation !
source :Natura-Sciences
A l'occasion du prochain sommet vert de Californie (Green California Summit) qui se tiendra à Sacramento à partir du 16 mars, un innovateur scientifique néerlandais M. Hoff, présentera ses expériences de plantation sans irrigation.
Composée de quatre projets prévus dans les déserts de Palm Springs en Californie, à des altitudes peu ou plus élevées, dans la Napa Valley aux côtés des vignobles de Robert Mondavi Winery et au sein de la première ville durable des États-Unis, Sonoma rejoindra vingt autres expériences mondiales dans sept pays répartis sur quatre continents.
M. Hoff a mis en place un test de plantation d'arbres sur quatre ans dans le désert du Maroc, dont le taux de survie s'élève à 88,2 %. Les résultats contrôlés des tests réalisés dans le monde entier prouveront que les humains peuvent désormais planter des arbres dans la brousse, sur les roches, les montagnes, dans le désert et autres lieux difficiles, sans irrigation. La Californie, tout comme le reste du monde, est impatiente de découvrir
Les résultats de ces expériences permettront de savoir si cette innovation est l'une des solutions pour contrer la déforestation, la pénurie alimentaire et la conservation de l'eau.
Comment fonctionne le dipositif ?
La "Waterboxx Groasis" est de la taille d'un pneu de moto, ouverte en son centre, et se positionne de façon à entourer un arbrisseau ou une graine planté(e)dans le sol.
Cet "incubateur d'eau intelligent" produit et capture l'eau qui se trouve dans l'air par la condensation et la pluie, sans avoir recours à aucune source d'énergie.
Par ailleurs, il empêche l'eau de s'évaporer du sol et protège les racines du soleil, du vent, des mauvaises herbes et des rongeurs. Au bout d'un an, l'arbre est assez fort pour pousser seul et la boîte peut facilement être retirée et réutilisée.M. Hoff, l'un des plus grands exportateurs de bulbes à fleur en Hollande, a vendu sa société il y a cinq ans en se fixant comme objectif de trouver une solution pour reboiser la planète et alimenter le monde.
Il espère reboiser avec la Waterboxx 2 milliards d'hectares du désert, érodé par les humains, d'ici les 40 prochaines années. Les molécules de CO2 peuvent être libérées par les arbres, ce qui permet de produire des fruits, des médicaments, des huiles, etc. tout en transplantant des atomes C à partir des combustibles fossiles dans le bois.
"Il est temps de générer des recettes à l'aide des arbres en libérant les molécules de CO2 au lieu de parler constamment du changement climatique", explique-t-il dans son livre "Le CO2, un cadeau du ciel".
Quelle est la motivation de M. Hoff ? "Je veux laisser un monde meilleur à nos enfants. Le lancement de la Waterboxx Groasis à l'occasion du plus grand sommet environnemental des États-Unis permet de concrétiser ce rêve" a t'il déclaré.
U.S.A : Le plastique biodégradable, bientôt une réalité ?
source :Enerzine.fr
Les chercheurs d'IBM conduisent actuellement des développements sur des catalyseurs organiques avec pour objectif de créer des nouveaux types de matériaux biodégradables, comme les plastiques polymères.
Les chercheurs d'IBM ont fait appel à des catalyseurs biologiques, dont la conception est semblable aux enzymes biologiques.

L'un des catalyseurs peut être utilisé pour recycler chimiquement le PET rapidement et à température basse (75 º C).

Cette découverte pourrait aussi amener les chercheurs à repenser des processus de recyclage qui ont le potentiel d'accroître considérablement la capacité à réutiliser et à recycler les matières plastiques dérivées du pétrole (PET) ou des plantes.

Plus de 13 milliards de bouteilles en plastique sont jetées chaque année aux Etats-Unis. Alors que les plastiques restent des matériaux recyclables, les sous-produits qui en résultent sont souvent limités à une réutilisation dite "secondaire". Une bouteille en plastique pourra être broyée et réutilisée pour concevoir un pull ou un tapis, mais elle ne pourra pas être transformée en une autre bouteille !
Les chercheurs ont conçu un nouveau procédé de recyclage qui inverse le processus de polymérisation afin de régénérer les monomères dans leur état d'origine. Selon eux, cela permettrait de réduire considérablement les déchets et donc la pollution d'une manière assez significative.

Les chercheurs d'IBM vont maintenant collaborer avec ceux du KACST "King Abdulaziz City for Science and Technology" en Arabie saoudite pour tester le recyclage chimique du PET sur une plus grande échelle.

Les résultats de ces recherches ont été publiés dans un article du Journal "American Chemical Society", Macromolécules, en date du 10 Mars.
Le23/03/10
FRANCE: La 1ère maison passive construite en Auvergne
source :Enerzine.com
La première maison passive d'Auvergne vient d'être construite à La Chapelle (Allier), sur les premiers contreforts de la montagne bourbonnaise.
Inaugurée le 9 janvier 2010 par le Ministre de l'Intérieur, cette maison individuelle est le fruit de l'engagement de M. de Grandpre de la société Vernet Bois (constructeur). Elle ne comporte ni radiateur, ni poêle, ni plancher chauffant, pour un besoin en chauffage de 8kWhep/m2/an. C'est la neuvième maison française à être certifiée « Passivhaus ».
L'ambition du constructeur était de réaliser une maison écologique pouvant être labellisée « Passivhaus » (accordée à partir d'un besoin de chauffage < à 15kWhep./m2/an).

Compte-tenu des exigences du label «Passivhaus» et du climat de la région, le choix s'est porté sur une ventilation double flux (Zehnder ComfoAir 350 Luxe) avec régulation électronique, un échangeur enthalpique (échangeur de chaleur avec récupération de l'humidité) et un puits canadien hydraulique (Zehnder ComfoFond L).

Pour compléter l'installation, une batterie eau chaude couplée à un ballon d'eau chaude solaire, a été installée sur le conduit d'air neuf afin d'assurer 2kW de chauffage en insufflation.
Quelques précisions sur le système de ventilation mécanique double fux Zehnder ComfoAir 350 Luxe :
• Utilisation
Développé pour des applications exigeantes, l'appareil de ventilation double fux ComfoAir 350 Luxe allie confort, commandes conviviales, haut rendement et intégration fexible. Il dispose de débits d'air de 40 à 400 m3/h à une pression externe de 100 Pa.
En résidentiel, l'air vicié est extrait de la cuisine, de la salle de bains, des toilettes et de tout autre pièce humide. De l'air neuf provenant de l'extérieur est introduit dans les pièces de vie. Un transfert de chaleur, avec récupération d'énergie, a lieu entre l'air extrait de l'habitation et l'air pulsé dans l'habitat provenant de l'extérieur.
L'échangeur de chaleur à contre-courant atteignant un rendement supérieur à 90%, le confort de l'utilisateur est amélioré : aucun courant d'air désagréable n'est perçu car l'air pulsé est tempéré même avec des températures extérieures avoisinant les 0°.
• Régulation
La ventilation mécanique double fux ComfoAir 350 Luxe est pilotée par un boîtier déporté électronique ComfoControl Ease (4 vitesses, programmateur hebdomadaire, indicateur d'encrassement des fltres/pannes/température intérieure, extérieure, piotage du puits canadien hydraulique Comfofond L, raccordement possible à des sondes CO2 et/ou hygrométriques).
• Installation
La ventilation mécanique double fux ComfoAir 350 Luxe se distingue par ses dimensions compactes. Tous les raccordements d'air sont situés sur la face supérieure. Les manchons de raccordement isolés et insonorisés peuvent être orientés dans n'importe quelles directions en fonction des besoins. Ils facilitent le montage des conduites de ventilation et permettent le découplage acoustique du réseau de distribution d'air.
• Récupération de l'humidité avec l'échangeur enthalpique de Zehnder

L'échangeur de chaleur enthalpique à contre courant offre une solution hygiénique quand l'air est trop sec en hiver. La chaleur est non seulement récupérée mais aussi l'humidité de l'air vicié lui est transférée jusqu'à 65% à l'air pulsé. Les fux d'air vicié et d'air neuf sont entièrement séparés sans aucune transmission d'odeurs ou de germes.
• Puits canadien hydraulique Comfofond L de Zehnder
Le puits canadien ComfoFond L utilise un circuit fermé hydraulique constitué d'un tube PE enterré rempli d'eau glycolée ; la prise d'air se faisant directement en façade du bâtiment. Utilisant les calories du sol, le puits canadien est utilisé en hiver comme source d'eau chaude ce qui procure un plus haut rendement et un plus grand confort.
En été, il est utilisé comme source d'eau froide et apporte ainsi de l'air plus frais dans l'habitat.
NTERNATIONAL : En bref : on continuera de pêcher le thon rouge
source :Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences
La conférence du Cites n'interdira pas le commerce du thon rouge comme l'avaient proposé plusieurs pays.
Le Japon et de nombreux pays en développement n'ont pas voulu d'une telle mesure.
A Doha, au Qatar, la Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées (Cites) discutait aujourd'hui de la proposition de Monaco d'interdire les exportations de thon rouge provenant d'Atlantique Est et de Méditerranée.
Soutenu par l'Union européenne, ce projet visait à inscrire ce grand poisson, Thunnus thynnus, que les scientifiques disent très menacé, dans l'Annexe I de la Cites, ce qui en aurait empêché le commerce international.

Le Japon s'est toujours déclaré opposé à cette proposition et de nombreux pays en développement sont du même avis.
Le résultat est un rejet du texte par 68 voix contre 20 et 30 abstentions. L'Europe avait, elle, proposé une variante, consistant à prévoir un délai avant l'inscription en Annexe I. Proposition rejetée également, par 72 voix contre 43 et 24 abstentions.
CANADA : Québec : les usines thermiques à biomasse en danger
source :enerzine.com
Au Québec, les usines thermiques à biomasse sont confrontées à une explosion des coûts d'approvisionnement en biomasse forestière alors que les revenus tributaires de la vente de l'électricité à Hydro-Québec, en comparaison, sont restés stables.
Cette situation critique met en péril à très court terme toutes les usines thermiques, pouvant générer du même coup des conséquences "catastrophiques" pour chacune des communautés d'accueil.
Ces usines ont vu le jour dans les années 90 afin de répondre à une demande du gouvernement du Québec visant à produire de l'électricité à partir de la biomasse forestière, plus précisément des écorces des usines de sciage. Ces écorces représentaient pour elles un important fardeau financier et écologique. La construction des usines thermiques à la biomasse permettait donc, en plus de produire de l'électricité, d'améliorer la rentabilité des usines de sciage ainsi que leurs performances environnementales.
A cette époque, les usines de sciage donnaient les résidus et parfois même payaient pour le transport, ce qui n'est généralement plus le cas aujourd'hui. De plus, la réduction des contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestie (C.A.A.F) par le gouvernement du Québec et l'arrivée sur le marché de nouveaux utilisateurs de la biomasse se sont traduites, pour les usines thermiques, par une réduction de la biomasse disponible et par l'augmentation fulgurante des coûts d'approvisionnement.
Les usines thermiques à la biomasse constituent ensemble un investissement de 300 millions de dollars et une capacité de production
Le 22/03/10
FRANCE: Cyclocargo, un éco-utilitaire 100% français
source :En savoir+
Pour répondre aux enjeux en matière de transport écologique de marchandises notamment dans les centres-villes, la société Cyclopolitain étoffe sa gamme de triporteurs à assistance électrique et lance le CycloCargo®.
Implantée dans 10 villes françaises, Cyclopolitain s'est fait connaître dès 2003 en développant le concept de compagnie de cyclotaxis. La société s'attaque maintenant au marché de l'utilitaire, avec un véhicule dont les caractéristiques deviendront peut être une référence sur ce segment de marché.
Sur la base d'un châssis ultra-rigide en aluminium, le CycloCargo® est doté d'équipements cycles de dernière génération et notamment d'une assistance électrique intelligente placée dans le pédalier. Elle évite au chauffeur tout effort et rend le CycloCargo® aussi facile à conduire qu'un simple vélo, même dans des cotes allant jusqu'à 8% de déclivité.
Alimenté par une batterie Ion-Lithium de seulement 3 kg, le CycloCargo® peut atteindre 25km/h et bénéficie d'une autonomie de 50 km (avec la possibilité d'aller jusqu'à 100 km en embarquant une deuxième batterie).
Le CycloCargo se distingue grâce à son coffre d'une capacité importante. Il permet d'embarquer une charge de 180 kg pour un volume d'1,5 m3, ce qui le positionne comme une alternative pertinente à des utilitaires automobiles. Le CycloCargo® se distingue également grâce à son design moderne avec une volonté de créer une rupture avec l'image du triporteur traditionnel.
Ce triporteur s'inspire clairement des codes automobiles, tant sur le design que sur les équipements ou la qualité de fabrication. Le CycloCargo® propose de nombreux espaces annexes directement intégrés à sa coque, comme une boîte à gant, des vides poches et même deux portes bouteilles ! « Nous avons voulu créer la référence du triporteur utilitaire, en gardant l'essence d'un utilitaire automobile, l'essence en moins » souligne en plaisantant Gérald Lévy, co-fondateur de Cyclopolitain.

Dans une démarche d'entreprise citoyenne et responsable, Cyclopolitain a fait le choix de concevoir, produire et assembler le Cyclocargo® intégralement en France. Entièrement « éco-conçu », avec un châssis en aluminium fabriqué dans le Rhône et une coque polyéthylène, produite dans le Doubs, le Cyclocargo® est assemblé en Alsace par Automobiles Dangel.
Sur le plan industriel, Cyclopolitain a fait le choix de s'associer à cette entreprise spécialisée dans la transformation de véhicules utilitaires en 4 roues motrices qui a entamé une démarche de diversification sur les fonctions de mobilité depuis 2008.
A la différence du marché du cyclotaxi où Cyclopolitain est à la fois fabricant et opérateur, c'est donc en tant que concepteur et distributeur, que la société intervient sur le marché des véhicules utilitaires nouvelle génération.
Le CycloCargo® est considéré par la réglementation française comme un vélo. De ce fait, il a accès à l'ensemble des rues mais également toutes les zones réservées aux vélos (pistes cyclables, voies de bus élargies, etc.). Il n'a pas besoin de se faire immatriculer, une simple assurance R.C suffit et il ne demande que très peu d'entretien.
Son prix de vente hors taxe est de 6 900 euros.
Dans un premier temps, l'entreprise Cyclopolitain prévoit de livrer une dizaine de CycloCargos® par mois. « Mais cela ne signifie pas que nos capacités se limitent là. En fait, nous adapterons notre rythme de production à la demande. Nous nous appuyons pour cela sur la structure d'Automobiles Dangel », indique Gérald Lévy, qui table sur une centaine de ventes en 2010 et environ 5 fois plus en 2011. L'entreprise s'attaque au marché hexagonal en priorité, mais compte également être présente à l'étranger dès cette année.
Le lancement et la rapide montée en puissance de CycloCargo® ont amené Sarah Dufour et Gérald Lévy, les deux créateurs de Cyclopolitain à se pencher sur leur modèle de financement.
« La conception, la fabrication et la distribution de ce nouveau produit engendrent des coûts et des investissements importants, de l'ordre de 300 000 euros », expliquent-ils. L'entreprise prépare ainsi un deuxième tour de table avec le Groupe Siparex (entré au capital en 2007) associé à un autre fond d'investissement.
« Avec CycloCargo® et nos nouveaux partenaires financiers, nous souhaitons franchir un nouveau palier », affirme Gérald Lévy. Ainsi, l'entreprise, qui emploie actuellement une dizaine de personnes et qui a réalisé 750 000 euros de chiffre d'affaires en 2009, vise 1,3 Millions d'euros dès cette année et table sur 3 Millions d'euros en 2011.
U.S.A : L'essor des energies renouvelables ne pourra se faire sans l'amélioration du réseau des lignes de transmissions
source :bulletins-electroniques.com
"Il est de notoriété publique que nous avons besoin de plus de lignes transmissions... Il n'y a aucun moyen de capter plus d'énergie renouvelable sans transmission, mais les gens ne veulent pas le voir... Les gens ont horreur des infrastructures énergétiques".
Il y a quelques jours à Berkeley s'est tenu le Berkeley Energy Symposium regroupant un large panel de représentants industriels, de chercheurs et lobbyistes impliqués dans les clean technologies. Parmi eux Philip Moeller, un des cinq représentants à la tête de la Federal Regulatory Energy Commission (FERC), a rappelé le fait que les USA ont besoin de mettre à jour le réseau des lignes de transmission.
Cependant la population proteste régulièrement contre tout nouveau projet de construction de nouvelles lignes ou de nouveaux pipelines. Comme il le dit lui même "Il est de notoriété publique que nous avons besoin de plus de lignes transmissions... Il n'y a aucun moyen de capter plus d'énergie renouvelable sans transmission, mais les gens ne veulent pas le voir... Les gens ont horreur des infrastructures énergétiques".
Situation actuelle et ce qui doit être amélioré
L'état de Californie a instauré une législation qui oblige les principaux producteurs d'électricité à fournir 20% de cet électricité à partir de sources d'énergies renouvelables d'ici la fin de l'année. Le gouvernement californien pense d'ailleurs porter cette part à 33% d'ici 2020. Un rapport [1] publié en août dernier, écrit par les régulateurs californiens et les producteurs d'électricité, prévoit un coût de $15.7 milliard dans le déploiement de lignes de transmission pour parvenir aux objectifs ambitieux de la Californie. Ceci prend notamment en compte le transport jusqu'aux grands centres de populations de grandes quantités d'énergie provenant de lieux de production éloignés comme des éoliennes dans le Midwest ou des centrales géothermiques dans le Southwest. Une carte proposant de nouvelles infrastructures de transmissions [2] ainsi qu'une carte recensant la situation actuelle [3] sont disponibles.
"Dans le futur nous pourrions voir le développement de larges centrales comme des fermes d'éoliennes capables de produire 5 à 10 GW, mais situées loin des centres urbains. Il deviendra alors nécessaire de transporter de larges quantités d'énergie sur des longues distances" affirme Arshad Mansoor, vice président du Power Delivery and Utilization de l'EPRI. Le gouvernement est conscient de cet enjeu et prévoit d'améliorer l'ensemble du système électrique d'ici 2030 grâce à un réseau de puissants câbles supraconducteurs. Cette décision est venue en réponse au nombre croissant de pannes de courant qui ont affectés les Etats-Unis ces dernières années.
Comment y parvenir?
Pour faire face aux problèmes relatifs à la transmission, la Renewable Energy Transmission Initiative (RETI) [4] a été créée. C'est une initiative californienne mise en place pour aider l'identification des projets de transmissions nécessaires pour atteindre les objectifs dictés par la politique énergétique de la Californie. La mission du RETI est de définir toutes les zones favorables aux énergies renouvelables, dites "competitive renewable energy zones (CREZ)", en Californie et dans les états voisins qui pourraient fournir des quantités significatives d'énergie à la population d'ici 2020. Une fois cette étape validée, il s'agit ensuite d'identifier quelles sont les zones avec le meilleur potentiel de développement, à savoir le meilleur rapport qualité/prix, tout en prenant aussi en compte les critères écologiques. L'étude se termine par des plans détaillés des transmissions nécessaires pour le développement.
Switch
Pour pouvoir initier et planifier le déploiement du réseau de transmission, les décideurs ont besoin de se fier à des simulations aussi détaillées que possible. Afin de fournir les meilleures prévisions possibles le Renewable and Appropriate Energy Laboratory (RAEL) [5], affilié à l'université de Berkeley (qui était aussi présent au Berkeley Energy Symposium) a développé son propre logiciel de simulations : Solar, Hydro and Conventional generators and Transmission (Switch) [6] peut explorer différents scénarios pour le futur réseau électrique des Etats-Unis. Le modèle suggère les décisions d'investissement à prendre en fonction du coût, pour répondre à la future demande en électricité.
Ceci en tenant compte du réseau actuel mais aussi des projections quant au prix des carburants, des développements technologiques, des potentiels d'énergie renouvelable et des politiques proposées. Les premiers résultats pour la Californie indiquent que le "Renewable Portfolio Standard (RPS)", soit la proportion visée d'énergies renouvelables pourrait être atteinte sans coût additionnel.
Promotion de nouvelles lignes grâce à des technologies plus efficaces
Transporter de grandes quantités d'énergie sur de longues distances pourrait être plus aisé dans les prochaines années si les producteurs d'électricité adoptaient un nouveau système de transmission utilisant du courant continu (DC) plutôt qu'alternatif (AC) et des câbles supraconducteurs selon l'EPRI. L'institut décrit un système à base de tels câbles permettant de transporter plusieurs gigawatts d'électricité dans un récent rapport. Deux autres rapports expliquent les problèmes principaux pour l'intégration sur de longues distances, la connexion des câbles supraconducteurs de type DC avec le réseau existant, les transmissions de type AC à de plus faibles tensions et les systèmes de distribution.
Comme défini dans le rapport principal, le nouveau système pourrait fournir une capacité de 10 GW avec un courant et une tension nominale de 100 kilo ampères et de 100 kilovolts. Le rapport met également en avant le potentiel d'amélioration de la sécurité, la fiabilité et l'efficacité sur le réseau AC existant.
De plus, le rapport indique que les constructeurs de telles transmissions pourraient se reposer sur des technologies déjà disponibles sur le marché et des méthodes de construction similaires à celles utilisées dans la construction des pipelines de gaz naturel. En se fondant sur les tendances notamment dans le domaine des améliorations dans le secteur des câbles supraconducteurs, l'EPRI a affirmé que les transmissions de type DC pourraient être à l'avenir plus efficaces que des lignes haute tension de type AC pour le transport de grandes quantités d'énergie sur de longues distances.
EUROPE : Enr : L'UE en voie de dépasser les 20% d'ici 2020
source :Commission Européenne
A partir des données fournies par chaque pays membre de l'Union Européenne, Bruxelles estime que la part totale des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie atteindra 20,3 %, d'ici 2020.
Selon le document de synthèse, 10 États membres sur 27 sont susceptibles de dépasser leur objectif en matière d'énergie renouvelable et 12 sont en mesure d'atteindre leur objectif avec des ressources nationales. Actuellement, il semble que cinq États membres seulement ne rempliront pas l'objectif qui leur est assigné avec leurs seules ressources domestiques.
"Les prévisions montrent que les États membres prennent cette question très au sérieux et sont réellement déterminés à développer leur production . C'est une étape importante vers la réalisation des objectifs fixés dans la stratégie Europe 2020, et c'est aussi de très bon augure pour l'environnement, en ce sens que cela contribuera à diminuer les émissions de CO 2 tout en renforçant notre sécurité énergétique.
Il s'agit en outre d'un message très positif pour notre économie et nos entreprises, qui incite à investir dans les technologies écologiques et la production d'énergie renouvelable. Il nous appartiendra d'aider les États membres à atteindre et même dépasser l'objectif de 20%" a déclaré Günther Oettinger, membre de la Commission européenne chargé de l'énergie.
En vertu de la directive sur les énergies renouvelables (2009/28/CE), les États membres qui estiment qu'ils ne peuvent atteindre leur objectif avec leurs seules ressources domestiques doivent solliciter des transferts d'énergie en provenance d'autres États membres ou de pays tiers.
D'après le document de synthèse, ce mécanisme de transfert ne jouera qu'un rôle mineur. Environ 2 Mio tep seulement du total prévu de l'énergie produite à partir de sources renouvelables seront échangés entre des États membres ou des pays tiers. Cela représente moins de 1 % en valeur relative.
Cependant, la priorité sera toujours d'aider l'ensemble des États membres à atteindre l'objectif fixé, voire à le dépasser pour ceux déjà proches de cet objectif.
Rappel :
La directive sur les énergies renouvelables fixe un objectif à chaque État membre en fonction de sa capacité à accroître la part de son énergie produite à partir de sources renouvelables. En vertu de cette directive, ils doivent élaborer un rapport dans lequel ils indiquent s'ils comptent atteindre l'objectif qui leur est assigné à partir de sources d'énergie renouvelables d'origine domestique, s'ils pensent dépasser leurs objectifs et dégager un «surplus» qu'ils mettront à la disposition d'autres États membres grâce aux mécanismes de coopération prévus par la directive, ou s'ils s'attendent à devoir importer de l'énergie renouvelable via les mécanismes de coopération pour atteindre leurs objectifs.
La directive fixe à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d'énergie de l'ensemble de l'UE d'ici 2020 et des objectifs nationaux contraignants. Les sources dites renouvelables sont notamment les biocarburants, la biomasse et les énergies éolienne, solaire et hydroélectrique. En 2009, la part des sources renouvelables était de 9 %, dont 63 % provenaient de la biomasse et des déchets biologiques.
Selon une étude de la Commission, l'objectif européen de 20 % d'énergies renouvelables pourrait permettre de créer 2,8 millions d'emplois.
Le 19/03/10
FRANCE: IMMUNOLOGIE :Retour des allergies
source :Nouvelobs.com/sciences-et-avenir.fr
Pour près de 30% de français souffrant d’allergies respiratoires, le printemps est la saison la plus difficile à traverser.
Gare à eux, la goutte au nez ne va pas tarder à poindre !
Attention, le début du printemps associé au redoux va provoquer une explosion des pollens d'arbres, en particulier les aulnes, les cyprès, les peupliers et les frênes selon le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Avec eux, un cortège de désagréments que certains connaissent trop bien : rhume des foins, conjonctivite, asthme… Pour tous les allergiques le cauchemar commence. Et particulièrement pour ceux qui vivent autour de la zone méditerranéenne où le risque allergique sera « très élevé ».
Quelles précautions peuvent-ils prendre ? Malheureusement, il est difficile d’échapper aux pollens. Il est tout de même utile de connaître les périodes de « largage » des pollens dans l’air et d’éviter de trop sortir ces jours-là. L´augmentation de ce type d´allergie, qui aurait doublé en 10 ans, justifie la surveillance du contrôle de la qualité de l´air.
Sur le site du RNSA, les internautes peuvent consulter les risques allergiques par ville ou par allergènes. En cas de crises, le recours aux antihistaminiques s’avère souvent indispensable, des nouveaux traitements, dont certains spécialement conçus pour le rhume des foins, sont maintenant disponibles. Ils contiennent une substance permettant de stopper les écoulements du nez. Associés, avec des anti-inflammatoires locaux (cortisone), ils ont une très bonne efficacité.
Si certains allergènes comme les pollens sont difficilement évitables d’autres peuvent être significativement réduits. Alors qu’un français passe plus de 80% de sa journée (en moyenne) en intérieur, il faut s’assurer d’avoir un air de qualité dans tous les lieux de vie : habitat, bureaux, écoles, maternités... De même, dans les villes la pollution de l’air constitue un facteur aggravant l’allergie, les polluants font exploser les pollens en particules plus fines, qui entrent plus profondément dans le système respiratoire. En période de crise mieux vaut donc éviter les zones de flux circulatoires intenses, si c’est possible…
L’allergie est une réponse disproportionnée de notre corps face à un agent extérieur habituellement inoffensif (pollens, poils de chats, fraise,…). Pour que la réaction allergique se produise il faut d’abord que l’organisme ait été une première fois en contact avec la substance incriminée, appelée allergène, par voie respiratoire, alimentaire ou cutanée. Suite à ce contact le corps fabrique des anticorps spécifiques dirigés contre l’allergène, c’est la phase de sensibilisation. Elle peut durer plusieurs années et l’on ne sait pas très bien pourquoi le corps fabrique des anticorps contre tel ou tel allergène.
U.S.A : Texas : record de production d'énergie éolienne
source :Enerzine.com
Le Texas a établi un nouveau record concernant la production d'énergie éolienne lorsque 19 % de l'électricité en provenance du réseau principal a été générée grâce au vent, soit une puissance instantanée de 6 272 MW.
Bien évidemment, la moyenne globale de la production d'énergie éolienne au Texas est beaucoup plus faible que ces pics. L'année dernière, le Texas a fourni environ 6,2 % de son électricité à partir de turbines éoliennes.
Cependant, plusieurs parcs éoliens installés au Texas tournent au ralenti ou sont dans l'obligation de fermer les jours de vent à cause d'une carence certaine dans les infrastructures réseaux qui servent à transporter le courant vers des villes plus éloignées.
L'Etat du Texas a décidé d'y remédier en y consacrant près de 5 milliards de dollars. Il a ainsi l'intention de construire un réseau de lignes à haute tension afin de décongestionner les principales villes situées à l'Ouest du Texas.
Le Texas est l'Etat américain le plus venteux et donc le plus prolixe en énergie éolienne. Voici les 10 Etats les plus venteux :
1. Texas
2. Kansas
3. Montana
4. Nebraska
5. Dakota du Sud
6. Dakota du Nord
7. Iowa
8. Wyoming
9. Oklahoma
10. Nouveau-Mexique
JAPON : Le vélo électrique à pile à combustible existe !
source :Futura-sciences/ © Nikkei Electronics
Ce vélo électrique d'environ trente kilogrammes tire son énergie de l'hydrogène emmagasiné dans une cartouche rechargeable et de l'oxygène de l'air.
Une entreprise japonaise propose un vélo électrique sans batterie, alimenté par une pile à combustible que l'on recharge avec une cartouche fournissant de quoi rouler 45 kilomètres. Très tendance mais prix non communiqué. D'ailleurs l'engin n'est pas à vendre...

La société japonaise Iwatani avait déjà présenté en octobre 2009 un prototype de vélo électrique chargé d'une pile à combustible à la place du porte-bagages arrière, d'une puissance de 60 watts. L'engin vient de se faire remarquer à l'exposition FC Expo 2010 à Tokyo, FC comme Fuel-Cell, pile à combustible en anglais.

L'idée n'est pas – encore – de le commercialiser mais de démontrer l'intérêt de cette solution technique. Avec une pile à combustible, plus de batterie (ou presque). L'électricité est produite par cette pile dans laquelle s'opère une réaction entre l'hydrogène puisé dans un réservoir et l'oxygène de l'air, avec de l'eau comme déchet.

Les piles à combustibles sont utilisées depuis longtemps mais on cherche actuellement à les employer un peu partout : dans les maisons, les voitures, les téléphones portables, voire les avions ou les nanotechnologies. Une fois l'hydrogène fabriqué (dans une centrale), il devient ainsi un bon vecteur d'énergie, qui élimine la pollution au niveau de l'utilisation, comme l'électricité mais avec l'avantage d'un stockage plus dense.
L'air est connu mais la mise en musique difficile. Depuis des décennies, de multiples solutions techniques ont été expérimentées pour réaliser des piles de toutes tailles. Les difficultés les plus grandes sont rencontrées avec les piles les plus petites, car l'hydrogène, ce gaz ultraléger, rechigne à se laisser enfermer dans un réservoir. D'où l'intérêt de montrer un dispositif capable de prendre place sur un vélo.
Une alternative intéressante à la batterie

La pile conçue par Iwatani (d'un poids de 1,1 kilogramme) utilise un électrolyte solide en polymère. Parmi les nombreuses familles de piles à combustible, celle-ci, bien connue, est baptisée PEMFC (ou PEFC, Proton-Exchange Membrane Fuel, soit pile à combustible à membrane échangeuse de protons). L'électricité produite (sous 30 à 35 volts) charge une petite batterie au lithium-ion (de 4 ampères-heures) et alimente le moteur en 26 volts.

L'hydrogène est stocké sous la forme d'un hydrure métallique, en l'occurrence un alliage de titane et de zirconium, contenu dans un boîtier en plastique. Au sein de ses 750 grammes, pour un volume d'un quart de litre, il contient 7 grammes d'hydrogène, soit autant qu'un volume de 80 litres d'hydrogène gazeux (à une pression de une atmosphère et à 0°C).

Ce petit réservoir prend la forme d'une cartouche aisément détachable, qu'il suffit donc de changer pour repartir d'un bon pied. Cette recharge, annonce Iwatani, permet de produire de l'électricité pendant trois heures. Ce vélo original, de 31 kg, peut ainsi rouler sans l'aide des mollets du cycliste durant 45 kilomètres.

Pour l'instant, l'utilisation reste quelque peu limitée. Les cartouches, introuvables dans le commerce, peuvent seulement être rechargées et ce en un seul endroit du monde : l'aéroport international de Kansai, dans la baie d'Osaka...
Le prototype n'est en effet qu'à l'état de démonstration. D'ailleurs, par rapport aux vélos électriques traditionnels, le prototype reste lourd et peu puissant. Iwatani veut surtout montrer que sa pile à combustible PEMFC fonctionne bien et qu'elle est suffisamment légère pour s'adapter à toutes sortes d'utilisation.
Le 18/03/10
FRANCE: 2009 : la facture énergétique de la France moins salée
source :Enerzine.com
Economie d'énergie : plusieurs facteurs ont contribués à une économie énergétique
Les derniers chiffres sur la conjoncture énergétique publiés par le Commissariat général du développement durable montre que la facture énergétique mensuelle de la France a diminué en décembre à 3,3 milliards d’euros, soit 14 % de moins qu'un an plus tôt, notamment du fait d'une baisse en valeur des importations de gaz.

Sur l’ensemble de l'année 2009, la facture a atteint 38,6 mds d'euros, soit un tiers de moins que celle de l'année précédente, principalement du fait de la baisse des prix, avec des importations à 50 mds d'euros et des exportations à 11,4 mds. Le prix des importations diminue de 34 à 38 % en moyenne annuelle.
Les importations de pétrole brut s'élèvent à 40 mds d'euros sur douze mois, en baisse de 43 % pour le brut, de 29 % pour les produits raffinés et celles de gaz de 23 % sur l’année 2009. Les exportations de produits pétroliers s'élèvent à 8,1 mds d'euros sur douze mois et celles d’électricité à 2,6 mds d'euros, en diminution respectivement de 42 % et 48 %.

Le solde des échanges extérieurs d’électricité reste légèrement excédentaire en décembre (22 millions d’euros) ; sur l'année, ce solde est réduit des deux tiers à 932 millions d'euros.
U.S.A : Des Led dans la ville, le meilleur choix pour l'éclairage urbain
source : Futura-sciences.com
Les Led sont-elles le meilleur choix d’éclairage urbain ? Oui ! C’est ce que démontre une analyse effectuée aux
Etats-Unis et commandée par la ville de Pittsburgh, qui s'apprête à renouveler intégralement son éclairage public.
Les diodes électroluminescentes sont à la fois plus économiques et plus écologiques que les autres solutions techniques. Un argument de poids à l’heure où plusieurs villes américaines remplacent leurs dizaines de milliers d’ampoules.

L’éclairage urbain a un coût économique (entretien, consommation énergétique) et environnemental (pollution lumineuse, pollution atmosphérique et gaz à effet de serre). A l’occasion du remplacement des ampoules de l’éclairage public, la question du choix technologique se pose. Aux Etats-Unis, les ampoules à sodium pressurisé (HPS, High Pressure Sodium) et les ampoules halogènes sont les plus communes dans l’éclairage urbain. Moins de 1% des éclairages publics ont été remplacés par des nouvelles technologies.

A la suite d’autres grandes villes des Etats-Unis, Pittsburgh a décidé de remplacer ses 40.000 ampoules. Elle a donc commandé aux ingénieurs de l’Université de Pittsburgh et du Swanson School's Department of Civil and Environmental Engineering une analyse comparative des cycles de vie (ACV) des ampoules conventionnelles ( HPS, halogènes), des ampoules à diodes électroluminescentes (Led, light-emitting diode) et des ampoules à induction.
Ces analyses du cycle de vie prennent en compte tous les impacts et coûts des ampoules, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à leur retraitement en fin de vie.

Si l’on ne présente plus les Led, les ampoules à induction sont moins connues. Leur principe est de générer un champ magnétique pour ioniser un gaz et produire des rayonnements qui sont convertis en lumière. Sans filament, leur durée de vie est très longue (plus de 60.000 heures) tandis que leur consommation est faible.

Selon l’analyse comparative de ces quatre technologies d’éclairage, les Led et les ampoules à induction ont le meilleur bilan environnemental et économique. Toutefois, les secondes semblent avoir atteint leur éveloppement optimal tandis que les premières ont encore une marge de progression conséquente. Les Led apparaissent donc comme le meilleur compromis entre économie, environnement et technologie.
Les Led et ampoules à induction, des marathoniennes

Lors de leur fabrication, cependant, ces deux types d’ampoules ont un impact environnemental trois fois supérieur aux ampoules halogènes et aux HPS. Mais leur durée de vie significativement plus longue et leur consommation énergétique réduite de moitié leur assurent au final un meilleur bilan environnemental.

Un peu plus coûteuses que les ampoules à induction, et nettement plus que des ampoules classiques, les Led se révèlent plus rentables économiquement sur la durée que ces dernières. Le remplacement des 40.000 ampoules de Pittsburgh par des Led, par exemple, coûterait 21 millions de dollars (15,4 millions d’euros) au lieu de 9 (6,6 millions d’euros) pour des HPS. Cependant, lorsque ces ampoules HPS seront en fin de vie et qu'il faudra les remplacer à nouveau, les Led auront déjà fait économiser 44 millions de dollars (32,4 millions d’euros) à la ville et seront toujours fonctionnelles.

Au final, le remplacement de l’éclairage urbain de Pittsburgh avec des Led se solderait par une économie annuelle d’un million de dollars pour l’énergie et de 700.000 dollars pour la maintenance, par une réduction des émissions de CO2 de 6.818 tonnes et par une réduction de la pollution atmosphérique due aux centrales à charbon.
GRANDE BRETAGNE : Du carburant vert dans les avions de British Airway
source :BA / enerzine.com
La compagnie aérienne britannique British Airways a annoncé lundi qu'elle prévoyait de construire une usine de production de bio-kérosène en Europe, en partenariat avec le groupe d'énergie américain Solena, et d'en utiliser pour sa flotte d'avions en 2014.

Le nouveau carburant sera fabriqué à partir de déchets biomasse provenant de diverses installations locales grâce à la gazéification au plasma, une solution d'élimination des déchets qui utilise la technologie plasma, et le procédé Fischer Tropsch, un moyen de convertir le gaz de synthèse en hydrocarbures liquides pour produire un substitut au pétrole synthétique.
La centrale susceptible d'être implantée à l'est de Londres, pourrait transformer 500.000 tonnes de déchets par an, en 60 millions de litres de carburant vert, émettant sur l'ensemble de son cycle de production et de consommation, 95% de gaz à effet de serre de moins que le kérosène classique.
Ce volume équivaut à deux fois le volume de carburant nécessaire pour rendre neutres en carbone tous les vols de British Airways au départ de l'aéroport de London City, précise la compagnie dans un communiqué. Par ailleurs, la compagnie aérienne s'est engagée à acheter la totalité du carburant produit par l'usine.
Le projet a aussi pour objectifs de réaliser d'autres économies majeures dans les émissions de gaz à effet de serre en réduisant le volume de déchets envoyés aux décharges, en évitant ainsi la production de méthane, un agent très puissant contribuant au réchauffement climatique et de générer également 20 MW d'électricité par an
Le 17/03/10
FRANCE :Europcar : une précommande de 500 VE avec Renault
source :Renault/[ Crédits image : Stéphane Foulon ]
C'est au tour d'Europcar de s'intéresser aux futurs véhicules électriques ZE de Renault, en signant un protocole d'accord qui porte sur une précommande de 500 unités pour une livraison dans les plus grandes villes d’Europe dès le 3ème trimestre 2011.
Europcar, principal partenaire européen en location courte durée de Renault, concrétise ainsi l'accord de partenariat signé lors du dernier Salon de Francfort avec Renault pour une mobilité zéro émission. A travers un déploiement ciblant ses stations dans les plus grandes villes d'Europe, Europcar proposera dès 2011 sur le marché européen de la location courte durée à sa clientèle la nouvelle gamme Renault Zéro Emission.
Les quatre modèles présentés au salon de Francfort, Twizy Z.E. Concept, Zoe Z.E. Concept, Fluence Z.E. Concept, et Kangoo Z.E. Concept, préfigurent la gamme de véhicules électriques (VE) dont la commercialisation débutera en 2011 avec trois modèles (une berline familiale, un petit véhicule urbain, un Kangoo en version utilitaire, destiné aux flottes et professionnels). Ils seront suivis en 2012 par une berline compacte d'environ 4 mètres et comptant cinq places. Au-delà de 2012, la gamme VE continuera de s'étendre sur tous les segments pour répondre à des besoins clients variés.
« Europcar franchit une nouvelle étape décisive dans la mise sur le marché de la location des véhicules électriques qui vont rejoindre la flotte
« éco-citoyenne » d'Europcar déjà visible sur nos sites internet » commente Rafael Girona, Directeur Général des Opérations d'Europcar Groupe.
« Renault est persuadé que le levier de la Location Courte Durée est un axe majeur d'appropriation du véhicule électrique par les clients particuliers en complément de son réseau de distribution. Dans notre vision du véhicule électrique pour tout le monde et pour tous les jours, nous sommes heureux de nous associer à Europcar qui est un opérateur de mobilité à l'échelle mondiale. Afin d'assurer au plus tôt à notre partenaire le lancement de son offre de Véhicules Electriques, nous lui réservons d'ores et déjà un contingent de 500 Véhicules Zéro Emission. » déclare Uwe Hochgeschurtz, Directeur de la Division Entreprises de Renault.
U.S.A : Kyocera démarre la production de modules solaires
source :Enerzine.com
Le groupe technologique japonais Kyocera va produire des modules solaires en Californie afin de répondre aux besoins croissants des Etats-Unis en énergie renouvelable, l'entreprise ayant pour objectif d'atteindre une capacité de production d’un gigawatt d'ici mars 2013.
La fabrication de modules solaires débutera au premier semestre 2010 au siège de l'entreprise, à San Diego.
"A l’heure actuelle, le passage à l’énergie solaire fait l’objet d’un véritable engouement aux Etats-Unis", déclare Mitsuru Imanaka, responsable des opérations européennes de Kyocera. "Le site de production de Kyocera à San Diego va fournir des modules solaires de grande qualité et offrant un rendement élevé pour répondre aux besoins de ce marché en plein essor. Kyocera maintenant à la hausse de la demande dans le monde entier en augmentant sa capacité de production mondiale."
En plus de la future usine de San Diego, Kyocera dispose de sites de production au Japon, en Chine, en République tchèque et au Mexique. Kyocera assure elle-même toutes les étapes de la production, de la préparation des matières premières à l'assemblage des modules.
RUSSIE : Le recul du permafrost
source :bulletins-electroniques
On constate partout, depuis les années 70, un accroissement de la température annuelle moyenne de la couche supérieure de la merzlota (sol éternellement gelé ou permafrost) de 1,2 à 2,8 ° sur le territoire européen de la Russie, et de 1 à 1,5 ° en Sibérie, relèvent les écologues.
Ces modifications sont dues à des processus climatiques globaux. En témoigne le fait que dans le Nord de l'Alaska et dans le Canada du Nord-Ouest, la température des sols gelés a, là aussi, augmenté de 2 à 4 ° au cours des deux dernières décennies.
Ces modifications climatiques, estiment les auteurs du rapport, favorisent le développement de processus géocryologiques défavorables, qui influent sur la stabilité de l'infrastructure de villes entières.
Il s'agit d'un sérieux problème, car environ 65% du territoire de la Russie se trouvent dans la zone de la merzlota. Il faut également tenir compte du fait que dans les limites de la cryolithozone du pays sont concentrées plus de 30% des réserves prospectées de pétrole, environ 60% de celles de gaz naturel, d'énormes gisements de houille et de tourbe, une grande partie des ressources hydrauliques, des réserves de métaux précieux, d'or, de diamants, de bois et d'eau douce.
Sur ces territoires se trouvent des villes, des voies ferrées, des gazoducs, des oléoducs, des routes. C'est tout cela qui est menacé d'être endommagé, voire détruit.
Le vice-recteur de l'Université de Tomsk, le docteur en biologie Sergueï Kirpotine, a noté, qu'au cours des dernières décennies, la fonte de la merzlota avait été à l'origine de la multiplication de plusieurs fois de l'érosion côtière sur le littoral arctique russe. Ce processus emporte chaque année environ 30 kilomètres carrés du territoire russe.
La menace provenant du méthane se fait de plus en plus précise - il s'agit, en l'occurrence, de la libération en grandes quantités d'un gaz de serre encore plus "puissant" que le CO2. Dans les lacs qui fondent, en Sibérie Occidentale, il y a des endroits de dégagement concentré de ce gaz, où ce dernier frappe en quelque sorte à la surface sous forme de bulles. Plus la fonte de la merzlota sera intense, et plus importante sera la quantité de méthane rejetée dans l'atmosphère.
Cependant, les informations sur le nombre d'accidents et les pertes entraînés par la dégradation de la merzlota sont présentées dans le rapport de manière assez imprécise. Il est indiqué qu'il se produit environ 1.900 accidents par an. Mais il est extrêmement difficile de déterminer dans quels cas concrets les conditions climatiques ont joué un rôle dans la destruction de tel ou tel ouvrage, relève Fedor Romanenko, un expert en géomorphologie et géocryologie.
Il souligne également que certaines photos illustrant des destructions consécutives à la fonte de la merzlota ne sont pas précises. Par exemple, un bâtiment détruit avait été construit au milieu du siècle dernier et était chancelant. Ou bien encore, une voie ferrée ayant été endommagée avait été édifiée dans un secteur difficile. Mais ce chercheur assure toutefois que le problème de la merzlota existe, incontestablement, et qu'il faut absolument continuer de l'étudier.
Le principal auteur de ce rapport, le docteur en géographie Oleg Anissimov, de l'Institut de l'hydrologie de Saint-Pétersbourg, estime qu'il est difficile de chiffrer exactement les dommages économiques causés par la fonte de la merzlota, car en Russie les estimations quantitatives manquent et les méthodes de calcul adéquates font défaut.
Les écologues assurent qu'il est dès à présent indispensable d'élaborer des mécanismes d'adaptation aux modifications climatiques. Pour savoir dans quels secteurs il faut conserver la merzlota, et dans quels autres il faut, au contraire, partiellement dégeler pour assurer la stabilité des bâtiments.
Des méthodes modernes de construction sont nécessaires pour édifier les nouveaux ouvrages et rénover en profondeur ceux existant déjà. Les écologues devaient remettre leur rapport, accompagné de cartes mentionnant les zones à risques, aux responsables des différentes entités de la Fédération et des grosses entreprises industrielles.
Le 16/03/10
FRANCE :La recherche sur les risques des OGM peut-elle être indépendante aujourd'hui?
source :20minutes.fr/Oriane Raffin
Après la polémique autour de la pomme de terre Amflora, la question est soulevée par plusieurs défenseurs de l'environnement...
Au niveau européen, c’est l’EFSA, l’agence européenne de sécurité alimentaire qui est chargée de rendre un avis sur les OGM notamment, avant validation par la Commission européenne et mise en vente. Depuis la polémique autour de la pomme de terre Amflora, de nombreuses voix s’élèvent pour critiquer cet organisme.
Arnaud Apotecker, responsable de la campagne OGM à Greenpeace, reproche à l’EFSA le «manque d’indépendance des experts». «Ils ne sont pas forcément liés financièrement à une entreprise de biotechnologie, mais ce sont tous des scientifiques en faveur des OGM et qui pensent qu’ils ne présentent pas de risques», déplore le militant.

A cela s’ajoute des critiques sur le travail de l’organisme. «Qu’a fait l’EFSA?», interroge Gilles-Eric Séralini, président du Conseil scientifique du CRIIGEN, comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique, «ils ont pris une analyse de Monsanto, avec des évaluations sur trois mois. Ce sont des expériences biaisées, on ne peut pas en conclure grand chose». Selon lui, ces études nécessitent d’aller plus loin, car certaines, sur le maïs, indiquent des conséquences sur le foie ou les reins observées chez les rats.

Mais alors, en dehors de l’ESFA, comment contrôler les OGM?

Les ONG et les associations de protection de l’environnement, avec des chercheurs-militants, sont-elles mieux placées? Pas pour Guy Riba, vice-président de l’INRA: «le fait qu’un chercheur militant, notoirement anti-OGM, soit refusé à l’EFSA me semble logique».

«Pourquoi un chercheur militant serait plus objectif?», poursuit-il, avant de souligner néanmoins que si des liens existent effectivement entre chercheurs de l’EFSA et industriels, «ça pose des questions».

Des instituts publics alors?

«On admet communément que les bons scientifiques sont ceux du sérail, ceux qui ont fait de la recherche sur les OGM. Mais les recherches sur les OGM se font dans les industries privées», note Arnaud Apotecker.

Autre problème, personne n’a accès aux semences OGM des grandes firmes comme Monsanto ou BASF, estime Arnaud Apotecker.
Gilles-Eric Séralini estime nécessaire aujourd’hui «d’organiser la transparence». Si les laboratoires doivent continuer à financer les études, le chercheur propose d’obliger «les industriels à donner cet argent aux états-membres, qui ensuite feront effectuer les recherches par des laboratoires publics».

Le contrôle des données

Valérie Pécresse, contactée par 20minutes.fr, estime de son côté qu’il est nécessaire «d’avoir une procédure de contrôle des données» fournies par les industriels. Par ailleurs, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, veut mettre en place une charte de la déontologie de l’expert, et a pour objectif de «valoriser les missions d’expertise, avec un vrai statut pour l’expert».

Dans le cas de la pomme de terre Amflora de BASF, l’Etat français a réagi. «La France et l'ensemble des pays européens, à l'unanimité, avaient demandé en décembre 2008 à la Commission de changer de procédure. Elle ne l'a pas fait. Sur le fond, on ne reconnaît pas cette expertise», a déclaré Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, interrogée en marge du Salon de l'Agriculture. Un deuxième avis sera donc pris.
Les ministères français de l'Agriculture et du Développement durable ont annoncé la saisie du Haut Conseil des biotechnologies (HCB), collège d'experts créé en 2008, précisant que «la France attendra l'avis du HCB pour arrêter sa position».
SUEDE : Un concept de plateforme éolienne flottante hexagonale
source :Enerzine.com
La société suèdoise Hexicon a dessiné une plate-forme conceptuelle flottante capable d'accueillir six ou sept turbines éoliennes géantes pouvant atteindre ensemble jusqu'à 40 MW d'énergie renouvelable.
La structure comportera une plate-forme centrale qui sera utilisée pour contrôler les turbines. Selon la société, le système peut produire de l'électricité au même coût (par MW) que les parcs éoliens offshore conventionnels qui sont actuellement en cours de construction dans la mer du Nord, à des profondeurs d'eau comprises entre 20 et 30 mètres.
Contrairement aux parcs éoliens offshore conventionnels qui restent difficiles à maintenir, le concept d'Hexicon pourrait lui fonctionner sans interruption (hors dommages exceptionnels) pendant 50 à 60 ans et nécessiterait un minimum d'entretien. Ainsi, le temps de réparation des turbines, des pâles, des boîtes de vitesses, etc. serait réduit considérablement parce que la plate-forme possèderait tous le matériel nécessaire à son bord.

Par ailleurs, les éoliennes déjà installées dans le "hub" pourraient être remplacées plus facilement par des modèles ultérieures plus efficaces.

En effet, la plate-forme est suffisamment grande pour contenir du matériel de levage ainsi qu'une équipe de maintenance en mesure d'exécuter les tâches d'entretien sans avoir à se soucier d'une logistique lourde.

Enfin, la plate-forme possède l'avantage de pouvoir être construite à terre avant d'être transportée, voire même assemblée sur site. Le coût d'une telle installation est estimée à environ 100 millions d'euros.
ESPAGNE : jusqu'à 7% d'électricité à partir de déchets
source :En savoir+
Des chercheurs de l'Université de Saragosse (UNIZAR) ont calculé l'énergie et le potentiel économique des déchets solides urbains (DSU), des boues des stations d'épuration et du lisier de bétail pour produire de l'électricité en Espagne.
Ces résidus constituent des sources alternatives d'énergies renouvelables qui présentent un bilan environnemental plus favorable et, dans le cas des déchets solides urbains, une rentabilité accrue.
L'utilisation des déchets pour produire de l'électricité possèdent aussi bien des avantages économiques qu'environnementaux. "Cela donne une valeur ajoutée aux déchets, car il peut être vu comme un type de carburant, avec un coût nul, voire même négatif si une contribution impôt intervient à cet effet", indique Norberto Fueyo, l'auteur principal de l'étude.
Selon le chercheur, la production d'électricité à partir des déchets permet d'éviter certains "impacts" pernicieux. Les déchets dans les décharges à ciel ouvert libèrent du méthane et autres gaz polluants. L'incinération des DSU permettra non seulement de réduire le volume de déchets des plus importants sites d'enfouissement, mais aussi de faire baisser les risques implicites d'émissions de méthane dans l'atmosphère.
L'étude, publiée dans le dernier numéro de la revue "Energies Renouvelables", a montré que les déchets en Espagne auraient la capacité de générer entre 8,13 et 20,95 TWh d'électricité.
"Cette production d'électricité représenterait 7,2% de la demande électrique du pays en 2008", affirme Fueyo. Les chercheurs soulignent que la quantité de méthane produite à partir de différents types de résidus est l'équivalent de 7,6% de la consommation de gaz en 2008.
En termes de coûts, les "déchets solides urbains possèdent un meilleur rapport coût-efficacité", parce que les autorités locales procèdent à la collecte des déchets et la population locale paie pour ce service. Étant donné que les déchets sont acheminés vers les sites d'enfouissement ou dans de grandes usines de traitement des déchets, l'installation de systèmes de production d'électricité "pourraient tirer avantage des économies d'échelle en raison de l'importance des volumes mis en cause".
Selon l'étude, l'incinération des déchets et le dégazage des sites d'enfouissement constituent les technologies de production d'électricité ayant le plus bas coût financier.
Produire de l'énergie électrique grâce à la digestion anaérobie (un processus biologique dans lequel la matière organique se décompose en biogaz en l'absence d'oxygène et, par l'action de bactéries spécifiques) semble beaucoup plus coûteux.
"Toutefois, sa rentabilité dépend de la capacité à extraire de la chaleur produite pendant le processus", explique Fueyo. "Cette technique n'est pas compétitive, mais se sert de la chaleur pour compenser les coûts de production". Les chercheurs soulignent également que "l'application directe de ces déchets sur les terres agricoles comme engrais peut contaminer les eaux souterraines par les nitrates".
Afin d'évaluer le potentiel et le coût de production d'électricité, les chercheurs ont appliqué leur méthode dans les zones municipales (dans le cas des déchets solides urbains et des boues de stations d'épuration) et dans les zones régionales (pour le lisier) dans toute l'Espagne.
Les travaux montrent que le centre et le sud de la péninsule Ibérique, les Baléares et les Canaries ont le plus «grand intérêt» à mettre en place une technologie utilisant les déchets solides urbains.
Le 15/03/10
FRANCE : Zéro CO2, le 1er bateau au monde alimenté par hydrogène
source :En savoir+
Faire un tour de la Méditerranée à bord d'un voilier dont le moteur auxiliaire, indispensable à toutes les manoeuvres de port, sera sans rejet direct de gaz carbonique, tel est le défi du projet "Zéro CO2".
Ce voilier de 12 mètres construit par le chantier naval RM de la Rochelle, sera équipé d'un moteur électrique alimenté par une pile à combustible, à hydrogène développée par le CEA Liten à Grenoble.
Le projet "Zéro CO2 autour de la Méditerranée à la voile" doit notamment permettre de démontrer l'efficacité du mix-énergétique du voilier RM 1200, capable d'utiliser un panel d'énergies propres le rendant autonome vis-à-vis du pétrole : une pile à combustible à hydrogène alimentant son moteur auxiliaire électrique, des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique) pour subvenir aux besoins du bord.
La pile à combustible, le stockage hydrogène et l'intégration sont réalisés par l'Institut Liten du CEA à Grenoble.
L'architecture électrique à bord du voilier exploite les trois vecteurs énergétiques suivants : le rayonnement solaire, le vent et l'hydrogène. Les panneaux photovoltaïques et l'éolienne d'une puissance respective crête de 200 W et 300 W assurent la charge des batteries dites de servitudes pour les appareils électriques à bord 12V tels que les instruments de navigation, les équipements de confort et le pilotage du système pile à combustible.

Le module de puissance à pile à combustible de 35 kW est dédié à la propulsion du voilier et aux batteries de secours 400V. Il assure également la conversion électrique basse tension pour les servitudes et le chauffage de l'eau sanitaire

Le bateau sera à Marseille pour des essais en mer à partir du printemps 2010 et devrait quitter Marseille en avril 2010 pour sa mission scientifique. Le projet zéro c02 est porté par quatre partenaires : le cea, l'université Joseph Fourier et la société de valorisation Floralis, et le constructeur RM.

L’énergie et le bateau :
Pour la première fois un voilier RM 1200 sera équipé d’une plateforme scientifique de recherche et développement de démonstration d’autonomie énergétique. Le bateau RM est construit à la Rochelle. La pile à combustible, le stockage hydrogène et l’intégration sont réalisés par l’Institut Liten du CEA à Grenoble.
Le bateau dans son environnement :

Le laboratoire d’analyses embarqué est constitué de deux technologies innovantes, Sara et Ecometrix, développées par l’Université Joseph Fourier et la Société Floralis. Elles permettront l’analyse des polluants atmosphériques issus des activités humaines, industrielles et urbaines, typiquement des gaz comme le monoxyde de carbone, l’ammoniac, le méthane mais également des polluants plus complexes tels que les composés organiques volatils (COVs) et leurs résidus dans l’eau et dans les sédiments des ports. Les technologies utilisées pour les mesures dans l’environnement proviennent d’innovations technologiques de laboratoires de l’Université Joseph Fourier (Laboratoire de Spectrométrie Physique et Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement), qui complètent celles portées par Sara et Ecometrix,
L’environnement et le littoral :

Le projet étudiera particulièrement : le processus de production énergétique autonome des territoires (production locale d’ « Hydrogène Vert » à partir de l’installation de panneaux solaires photovoltaïques et d’éoliennes sur les toits des bâtiments portuaires) de réduction des consommations d’énergie, de connaissance des pollutions et de lutte contre ces pollutions.

L’étude de préfiguration d’ « Hydrogène Vert » est conduite par l’Université Joseph Fourier et ses laboratoires en association avec le CEA.
Les financements :

Le financement est assuré majoritairement par le chantier naval RM (projet éligible au crédit d’impôt recherche) associé à un investissement des partenaires et des sponsors (toujours en cours de recherche). Le laboratoire embarqué et les campagnes de mesures associées feront l’objet de financements spécifiques dans le cadre de programmes de recherche nationaux et internationaux.
EUROPE : Le point sur la pomme de terre OGM Amflora
source :Futura-sciences.com/photo:© Shelley & Dave CC by-nc
La pomme de terre Amflora est le premier OGM autorisé par l'Union européenne depuis 12 ans. Mais les Etats membres ont le choix de l'accepter ou de la refuser
Après la décision de la Commission européenne d’autoriser la culture d’une pomme de terre transgénique, les réactions n’ont pas manqué. Principe de précaution, craintes des OGM, intérêt économique et recherche stratégique se mêlent, 12 ans après la dernière autorisation d’un OGM en Europe. BASF, son créateur assure qu’Amflora ne servira pas à l’alimentation humaine, mais la présence d’un gène de résistance aux antibiotiques attise les inquiétudes… Retour sur une pomme (de terre) de discorde.

Le 2 mars, la Commission européenne autorisait la culture de la pomme de terre transgénique Amflora à destination de l’industrie et de l’alimentation animale.
Elle laissait toutefois la décision d’accepter ou non cet OGM à chaque Etat membre.
Actuellement, trois Etats (Belgique, Italie et Autriche) ont fait part de leur opposition à cette culture. La France, quant à elle, réserve son jugement en attente de l’avis de son Haut Conseil des Biotechnologies. D’autres pays « sont d'ores et déjà prêts à l'utiliser » selon les dires de BASF : l’Allemagne, les Pays-Bas, la République Tchèque et la Suède.

Un peu d’histoire...
En 1996 la firme allemande BASF, spécialisée dans l’industrie chimique et connue pour ses cassettes VHS, concevait une pomme de terre améliorée génétiquement. En janvier 2003, une procédure d’autorisation est entamée à la demande de BASF pour étudier l’absence de risque sanitaire et environnemental de cette variété dans le cadre d’une utilisation industrielle.

En 2005, BASF dépose une seconde demande d’autorisation, cette fois pour l’utilisation des produits dérivés de l’amidon dans l’alimentation animale. En 2008, face à la lenteur du processus d’approbation, BASF engage une action en justice contre la Commission européenne.
Finalement, après trois études de l'Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (Efsa), les scientifiques de l’Efsa (40 sur 42) ont considéré que la pomme de terre Amflora à destination de l’industrie ne présentait pas de risque pour la santé humaine, la santé animale et l’environnement.

L’Efsa a notamment jugé que « lors de l’utilisation de plantes génétiquement modifiées (GM), il est peu probable que le transfert des deux gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques nptII et aadA à partir de plantes GM vers des bactéries engendre des effets indésirables sur la santé humaine et sur l’environnement. Les incertitudes dans cet avis scientifique sont dues aux limitations liées, entre autres, à l’échantillonnage et à la détection ainsi qu’aux défis posés par l’estimation des niveaux d’exposition et l’incapacité d’affecter les gènes de résistance transférables à une source définie ».

Les scientifiques ont en outre « conclu que les gènes de résistance aux antibiotiques nptII et aadA sont présents à des fréquences diverses dans différentes espèces ou souches de bactéries, et dans différents environnements ». En d’autres termes, inutile de crier au loup puisque celui-ci est déjà dans la bergerie...

La Commission européenne, se reposant sur l’avis de l’Efsa, a donc autorisé la culture de cette plante transgénique. Cependant, dans le souci d’accorder davantage de latitude aux Etats membres sur le sujet des OGM, elle leur a accordé la liberté d’accepter ou de refuser cette culture sur leur territoire.

La France, qui a marqué par le passé sa prudence vis-à-vis des OGM, a décidé de saisir son Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) avant d’arrêter sa position. Elle souhaite cependant « qu’il n’y ait plus d’autorisation d’OGM sans le renforcement de l’expertise scientifique communautaire, en application des conclusions adoptées à l’unanimité par les Etats membres lors du Conseil européen des ministres de l’Environnement du 4 décembre 2008 ».
Pourquoi une telle patate ?
L’amidon, sucre complexe servant de réserve énergétique aux végétaux, est non seulement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire, mais aussi dans d’autres industries. Cet amidon existe sous deux formes, l’amylopectine et l’amylose. La seconde constitue 6 à 28% de l’amidon suivant les espèces végétales mais elle doit être séparée de la première car seule l’amylopectine intéresse les industries du papier, du textile, des adhésifs et même du béton. Cet amidon rendrait le papier plus brillant, les textiles et le béton plus résistants aux outrages du temps.

L’intérêt d’Amflora est de produire presque exclusivement cette amylopectine, et ce en grande quantité. Son utilisation élimine donc l’étape de séparation des deux sortes d’amidon, une opération consommatrice d’eau, d’énergie et d’argent.
Le gène marqueur de résistance aux antibiotiques

La pomme de terre OGM de BASF contient un gène de résistance aux antibiotiques. L’une des craintes de ceux qui s’opposent à la culture de cette patate tient justement à ce gène, qui pourrait hypothétiquement passer dans un autre génome, une bactérie par exemple. Or, si cette bactérie est un pathogène pour le bétail ou l’homme, ce gène lui fournira une résistance malvenue aux traitements antibiotiques.

Mais pourquoi un tel gène est-il ajouté dans cette pomme de terre ? En fait, sa présence est seulement un reste du procédé de fabrication, un peu comme la trace du moule sur un objet en plastique. Créer un OGM, c'est insérer un gène étranger dans un génome. Pour s’assurer ensuite que l’insertion s’est bien déroulée et pour éliminer les organismes défectueux, on associe au gène ajouté un autre gène, dit marqueur, conférant une propriété qu'il sera facile de repérer.

Dans le cas d’Amflora, le gène utile, empêchant la production d’amylose, a été associé à un gène de résistance aux antibiotiques (nptII). Ainsi, il suffit d’exposer les plants obtenus à un antibiotique pour ne conserver que ceux qui possèdent le nouveau gène et qui sont donc devenus résistants.

Il existe des alternatives

Pour certains, cette méthode ne se justifie pas, notamment parce qu’il existe des alternatives pour produire de l’amylopectine à but industriel. Deux variétés de pomme de terre non OGM ont en effet été mises au point qui ne produisent que cette forme d’amidon. L’une a été conçue par l’allemand Europlant et l’autre par le danois Avebe. Dès lors, la question se pose : le risque est-il nécessaire ? Les avantages de la culture de l’Amflora dépassent-ils significativement les inconvénients réels ou potentiels par rapport aux autres alternatives ?

Pour Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, la « position est très claire et elle n'a pas changé depuis le Grenelle de l'environnement : oui à la recherche et à l'expertise, non aux OGM qui nous sont imposés ».
CANADA : Sables bitumineux : Quand le film Avatar s'en mêle !
source :Enerzine.com
Jeudi dernier, plusieurs groupes environnementaux ont fait paraître une publicité pleine page dans Variety, un magazine consacré à l'industrie du divertissement, afin de protester contre l'exploitation des sables bitumineux du Canada.
Ils ont tenter d'établir des parallèles entre le film de science-fiction à succès "AVATAR" du réalisateur - canadien - James Cameron, nominé neuf fois aux oscars, et l'industrie des sables bitumineux au Canada. Les méthodes d'éviction pour atteindre les ressources énergétiques telles que dépeinte sur la planète fictive de Pandora seraient similaires à celles utilisées dans le Nord de l'Alberta.

Le "peuple Navi" se substitue ainsi aux communautés autochtones vivantes près des sables bitumineux de l'Athabaska en Alberta, et le "peuple du ciel" représentent les compagnies pétrolières exploitant les mines.
La riposte ne s'est pas faîte attendre. "Le pétrole canadien est produit de façon responsable", a indiqué Janet Annesley, vice-présidente, communications, de l'Association canadienne des producteurs pétroliers (CAPP). "Malheureusement, les opposants à l'industrie pétrolière mélangent trop souvent la réalité et la fiction".
"Nous invitons ces militants à revenir sur Terre et à discuter de l'atteinte d'un juste équilibre entre la protection de l'environnement, la croissance économique et l'exploitation d'une source d'énergie sûre et fiable."
Les gisements de sables bitumineux, situés dans le Nord de l'Alberta, sont exploités au moyen de deux techniques : l'exploitation à ciel ouvert et l'extraction in situ. L'exploitation à ciel ouvert, technique utilisée pour la récupération de 20 % de la ressource, se fait à l'aide d'immenses pelles mécaniques et camions.
Selon la CAPP, en plus de 40 ans, l'exploitation des sables bitumineux a "perturbé" environ 530 km2 de terres, soit l'équivalent de 4,8 % de la superficie du comté de Los Angeles ou 0,02 % de celle de la forêt boréale du Canada. Le reste de la ressource, 80 % de celle-ci, est récupéré au moyen d'une technologie évoluée d'extraction in situ, semblable à celle employée pour la production du pétrole classique.
Pour se défendre, la CAPP précise que toutes les terres touchées par l'exploitation des gisements de sables bitumineux doivent être entièrement remises en état conformément aux lois fédérales et provinciales. L'état des terres, la qualité de l'air et les bassins d'eau situés à proximité des gisements font l'objet d'une surveillance étroite, et les sociétés exploitant la ressource doivent se conformer à l'un des régimes réglementaires gouvernementaux les plus stricts du monde.

"Les Autochtones entretiennent des liens avec l'industrie pétrolière et gazière en tant que voisins, employés, entrepreneurs et parties prenantes des projets", a ajouté Mme Annesley.

"Les sables bitumineux du Canada et l'infrastructure attenante qui se construit pour exporter le pétrole vers les États-Unis ralentissent notre transition vers une économie de l'énergie propre. C'est nous maintenir dans une dépendance au pétrole" a indiqué pour sa part Michael Marx, Chef du mouvement américain "Ethics International".

Le Canada reste actuellement le plus grand exportateur de pétrole à destination des États-Unis. Environ la moitié de l'approvisionnement en pétrole brut du pays est tirée de l'exploitation des sables bitumineux.
Le 12/03/10
FRANCE : Automobile : Citroën ‘Survolt,’ un coupé sport électrique de luxe
source :Citroen
A l'occasion de la 80e édition du Salon international de l'Automobile de Genève, Citroën dévoile la Survolt, un concept car futuriste sportif haut de gamme qui intégre une chaîne de traction électrique.
De par ses dimensions compactes (longueur de 3,85 m, largeur de 1,87 m et hauteur de 1,20 m), Survolt reprend les codes stylistiques de l'univers des coupés sportifs. Ses projecteurs horizontaux comportent une signature lumineuse composée de leds. A l'arrière, le concept car reprend la signature lumineuse de Revolte.
La présence de matériaux comme le chrome et l'aluminium rappelle non seulement l'univers du luxe, mais aussi celui de la compétition.
Survolt est en fait un mariage entre le monde de la haute couture et celui de la compétition sportive. Contrairement à ce qu'offre aujourd’hui une sportive, l'utilisation de grandes surfaces vitrées apporte de la luminosité et une sensation d'espace.

Concernant la motorisation électrique, la firme au chevron ne fournit aucun détail. Comme il s'agit d'un concept car, on peut très bien imaginer une déclinaison pour un modèle sportif plus abordable pour le commun des mortels !
SUEDE : La Suède va installer 2000 éoliennes d'ici 2020
source :Enerzine.com
Quelque 2.000 nouvelles éoliennes seront installées en Suède au cours des dix prochaines années, a déclaré mardi la ministre de l'entreprise, Maud Olofsson, dans le quotidien Dagens Nyheter.
Ces nouvelles éoliennes fourniraient au pays une production d'environ 10 terawattheure (TWh) par an. Cette initiative du gouvernement vise notamment à relancer massivement l'industrie de l'énergie éolienne en Suède et d'autre part à couvrir 50% de ses besoins énergétiques en énergie renouvelable d'ici 2020.
La Suède veut ainsi augmenter sa production totale d'énergie renouvelable de 25 TWh, en favorisant également les biocarburants et l'énergie solaire.
Le mois dernier, l'Agence suédoise de l'énergie a approuvé une subvention d''investissement de 14 millions d'euros pour la construction de la plus puissante éolienne offshore au monde.
L'année dernière, quelque 770 millions d'euros ont été investis dans 200 éoliennes d'une capacité cumulée d'environ 500 mégawatts. Les investissements dans l'énergie éolienne en 2009 ont plus que doublé et de l'expansion en Suède a été beaucoup plus rapide que dans d'autres pays européens.
Au cours du dernier sommet sur le climat à Copenhague (COP15), la Suède a signé un accord avec neuf autres pays européens pour développer un réseau d'éoliennes offshores en mer du Nord et en mer d'Irlande.
Les pays concernés doivent se concerter prochainement pour coordonner leurs efforts dans le développement des infrastructures offshore.
[ Credit image : Siemens - Transformateur ferme éolienne de Lillgrund ]
U.S.A : Le stockage énergétique : un enjeu bien compris par la Californie
source :bulletins-electroniques.com
La Californian Energy Storage Alliance [1] s'est empressé de relayer la nouvelle. La proposition de loi dont l'objectif est de promouvoir la Californie au statut de leader dans le stockage d'énergie a été introduite à l'assemblée.
En favorisant l'utilisation des énergies renouvelables et en réduisant le coûts des nouvelles centrales et des lignes de transmission, la nouvelle législation devrait aider les consommateurs à économiser significativement sur leurs factures en énergie.
Elle devrait également permettre la création de milliers d'emplois permanents et ainsi dynamiser un état où le taux de chômage a atteint un niveau très élevé (les prévisions le placent au-dessus de 12% cette année [2]).
Enfin sur le plan international, l'objectif est de réduire le fossé entre les Etats-Unis et les autres nations dans le déploiement et l'investissement des systèmes de stockage d'énergie
Concrètement, cette loi prévoit l'obligation d'incorporation d'une capacité de stockage d'énergie au moins équivalente à 2,25% du pic de consommation pendant la journée d'ici 2014 et 5% du pic en 2020, pour tous les producteurs d'électricité présents dans l'état. En reprenant les chiffres donnés par le Californian Iso [3], le pic de consommation est d'environ 29 GW, ce qui représenterait donc une capacité de stockage de 652 MW en 2014 et de 1.5 GW en 2020.
Plus qu'une ambition politique ou économique, le déploiement des systèmes de stockage d'énergie et plus généralement du réseau électrique intelligent est un enjeu capital pour la Californie, l'un des plus grands consommateurs en électricité des Etats-Unis.
Pour reprendre les mots de l'Attorney General Jerry Brown, initiateur du projet de loi : "Le stockage d'énergie est le futur. C'est une industrie parmi le secteur des technologies propres en croissante rapide qui réduira les dépenses de l'état ainsi que la pollution. Ce qui est encore mieux, c'est que cette technologie pourrait créer 8500 nouveaux emplois en Californie durant la prochaine décennie".
Cette annonce a également attiré l'attention d'un grand nombre d'investisseurs présents dans le domaine. Les projets récents annoncés représentent approximativement 1 Gigawatt de nouvelle capacité ce qui doublerait les capacités de stockage énergétique actuelles.
Cette loi fait également suite à un investissement massif dans le réseau intelligent (Smart Grid). En novembre dernier Obama avait annoncé un financement à hauteur de $620 millions [4] par le stimulus package, dont $435 millions seront attribués à des projets de démonstrations du réseau intelligent.
Le reste des financements est alloué à 16 projets de capacités de stockage expérimentales pour parvenir à terme à une meilleure efficacité et une meilleure fiabilité du réseau. Parmi ces projets, sont présents des systèmes basés sur des batteries de type Li-ion, des volants d'inertie (fly-wheel) [5], des systèmes à air comprimé.
Ces aménagements permettront l'intégration des ressources renouvelables énergétiques sur le réseau ainsi qu'une meilleure gestion des pics d'énergie. La liste des projets est téléchargeable sur internet [6].
A noter que parmi ces projets, 5 seront localisés en Californie.
La demande pour le stockage de l'énergie est conduite par plusieurs tendances, incluant la prolifération des sources d'énergies intermittentes comme le vent ou le solaire, la migration vers un réseau intelligent et l'arrivée des véhicules électriques pour n'en nommer que trois.
Alors qu'auparavant stocker de l'énergie était pratiquement impossible économiquement, un grand nombre de technologies émergeant sur le marché tendent à changer cette situation. Selon Pike Research, le marché du stockage devrait passer de $329 millions en 2008 à $4.1 milliards en 2018. Et la Californie compte bien y prendre part.
RUSSIE : Des collecteurs solaires à partir de matériaux polymères
source :bulletins-electroniques.com
Récemment, un groupe de chercheurs de Russie et d'Ukraine a conçu une nouvelle génération de collecteurs solaires, basés sur les matériaux polymères.
Le soleil est de plus en plus utilisé comme source de chaleur et d'électricité. Les accumulateurs solaires (aussi appelés collecteurs) ont trouvé leurs applications dans la vie courante. Ils sont utilisés pour chauffer l'eau qui servira à d'autres besoins.
Récemment, un groupe de chercheurs de Russie et d'Ukraine a conçu une nouvelle génération de collecteurs solaires, basés sur les matériaux polymères.
Les chercheurs ont suggéré que le polycarbone criblé soit utilisé lors de la conception. Il supporte les écarts de température, est léger, transparent, conforme aux exigences environnementales actuelles et résiste à différents types de produits chimiques.
Tout collecteur solaire repose sur le principe d'un capteur de radiation solaire, une couche claire et une couche d'isolant. L'énergie ainsi transformée est drainée dans un accumulateur et stockée. Ce principe se développe de plus en plus en raison de sa simplicité et de son coût minime. De plus, il n'y a pas besoin d'installer un dispositif compliqué pour s'orienter face au soleil. Si on ne connecte pas de consommateur de chaleur, de tels collecteurs peuvent chauffer de l'eau à environ 200°C.
Le collecteur est produit à partir d'un matériau à haute conductivité (acier, aluminium, cuivre). Pour les températures basses, du plastique et de la gomme peuvent être aussi utilisés. La couche claire est faite de verre, un matériau fragile et lourd. Mais l'utilisation de verre résistant augmente considérablement le prix de production des appareils.
Le polycarbone criblé semble apporter un avantage : il supporte des écarts de température de -40°C à +120°C et laisse passer 70-82% de l'énergie solaire. Il est résistant aux ultraviolets, aux acides, solutions salées et gras. L'installation globale permettrait une meilleure conversion énergétique que les capteurs classiques.
Selon les chercheurs, un collecteur solaire à base de polymère est moins néfaste pour l'environnement au cours de son cycle de vie complet, qu'un dispositif standard. De plus, l'utilisation de matériaux polymériques dans les collecteurs solaires est économiquement, environnementalement et structurellement avantageux par rapport à du verre et à des matériaux non ferreux.
On peut penser que ces avantages vont développer significativement l'utilisation de ces collecteurs dans l'industrie et la vie de tous les jours.
Le11/03/10
INTERNATIONAL : Cinq scientifiques proposent de réformer le Giec
source :Lefigaro.fr/Crédits photo : AFP
Dans son rapport de 2007, le Giec avait affirmé que les glaciers de l'Himalaya «pourraient disparaître d'ici à 2035» avant d'admettre une erreur en janvier dernier.
Après la série de scandales qui a éclaboussé l'institution, l'un de ces experts juge sa structure et ses procédures «périmées».

«Faut-il adorer le Giec, le réformer ou le supprimer ?» Sous ce titre provocateur, cinq scientifiques exposent, dans une tribune publiée la semaine dernière dans la revue Nature, plusieurs propositions de réforme de cette institution secouée depuis trois mois par une série de polémiques mettant en cause ses procédures, la pertinence de ses prévisions voire la probité intellectuelle de certains climatologues.

Créé il y a un peu plus de vingt ans sous l'égide de l'ONU, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), publie tous les six ou sept ans un rapport qui sert de référence dans les négociations internationales sur le changement climatique. En 2007, ses travaux ont même valu à cet organisme, présidé par l'Indien Rajendra Pachauri, de partager le prix Nobel de la Paix avec l'ancien vice-président américain Al Gore.

Mais depuis son étoile a sérieusement pâli. Fin novembre, peu avant le sommet mondial de Copenhague, l'affaire du «Climategate» sème le trouble. Des milliers de courriels émanant de climatologues de l'Université d'East Anglia (Royaume-Uni), l'un des centres qui produisent les données sur les températures mondiales, sont publiés sur Internet.
L'un des messages du directeur de ce centre, le professeur Phil Jones, évoque une «ruse» pour manipuler les relevés de température afin de «dissimuler une baisse». Ce scientifique a dû abandonner temporairement son poste le temps d'une enquête interne lancée par l'université.

Second faux pas : le Giec a dû admettre, le mois dernier, qu'il avait commis une «regrettable erreur» en affirmant, dans son dernier rapport de 2007, que les glaciers de l'Himalaya reculaient plus vite que les autres glaciers du monde et «pourraient disparaître d'ici à 2035» au lieu de… 2350.

Constatant que la structure et les procédures du Giec sont «périmées», Mike Hulme, chercheur à l'Université d'East Anglia, suggère, dans Nature, de le dissoudre après la publication du prochain rapport, en 2014, et de mettre en place trois entités distinctes respectivement chargées des connaissances scientifiques, des impacts régionaux et des réponses politiques possibles.

Pour Thomas Stocker, de l'université de Berne (Suisse), le Giec ne doit en aucun cas «céder à la pression» de publier toujours plus vite et doit revendiquer un rapport au temps différent de celui des ONG, institutions ou groupes de pression. Jeff Price, du WWF-États-Unis, plaide au contraire pour la publication de rapports annuels afin de réduire la période qu'il juge actuellement «trop longue» entre deux prévisions.
De son côté, Eduardo Zorita, du centre de recherche GKSS, près de Hambourg (Allemagne) suggère de transformer le Giec en une agence indépendante, citant en exemple l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Enfin, John Christy, de l'Université d'Alabama (États-Unis), estime que la seule façon de refléter «l'hétérogénéité des points de vue scientifiques», serait de créer une sorte de «Wikipedia-Giec». «Le résultat serait plus utile que de gros livres et offrirait une représentation plus honnête de ce que notre science naissante peut offrir», estime-t-il.

Interrogé par Le Figaro, l'un des vice-présidents du Giec, Jean-Pascal van Ypersele, de l'Université catholique de Louvain (Belgique) estime que l'«on peut toujours améliorer les procédures. Mais il faut surtout veiller à les faire appliquer.» Ce qui n'a manifestement pas été le cas dans l'affaire des glaciers de l'Himalaya. Il se dit en revanche réticent à l'idée de créer un Wikipedia-Giec : «Les 3 000 pages du rapport de 2007 ont fait l'objet de 90 000 commentaires qui ont tous été traités un par un. Comment être plus transparent
«Ouvert et chaotique»
Ingénieur à l'École nationale supérieur des mines de Paris et spécialiste du climat, Yves Lenoir juge au contraire cette idée intéressante : «On reviendrait aux bonnes pratiques du débat scientifique qui est par nature ouvert et chaotique. Or aujourd'hui ce débat est contraint, voire biaisé, par le fait que le Giec est un organisme gouvernemental. C'est ce lien avec les gouvernements qu'il faut supprimer.» La proposition de créer une agence indépendante sur le modèle de l'AIEA, laquelle est soumise à d'énormes pressions, lui paraît fantaisiste et dénote «la tentation des scientifiques de détenir le pouvoir absolu».

Même son de cloche de la part de Benjamin Dessus, chercheur retraité du CNRS et président de l'association Global Chance qui juge, pour sa part, déraisonnable de scinder le Giec en trois groupes alors que «l'institution souffre d'un déficit de dialogue entre spécialistes de différentes disciplines, notamment entre climatologues et économistes». Selon lui, «toutes ces réformettes font un peu gadget. Jusqu'à présent, le Giec a bien rempli son rôle d'alerte, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain
AUSTRALIE : Récifs coralliens et réchauffement : un espoir venu du passé
source :Futura-sciences.com
Les récifs coralliens subissent une multiplicité de menaces de la part des activités humaines. Pourtant, des coraux du passé apportent un message d’espoir. Des chercheurs australiens viennent en effet d’établir que ces écosystèmes avaient déjà résisté à un changement environnemental dramatique : une baisse du niveau marin de 120 mètres !
Les études des écosystèmes coralliens du passé ont montré qu’en période d’élévation du niveau de la mer, les coraux se portaient bien et voyaient leur croissance s’accélérer. Les scientifiques se sont interrogés sur l’impact du phénomène inverse, la baisse du niveau marin, sur les écosystèmes coralliens. Un tel changement environnemental est a priori plus défavorable aux coraux.

« Bien sûr, le niveau des mers d’alors s’est abaissé – et aujourd’hui il augmente, mais si nous voulons comprendre comment les coraux réagissent en conditions hostiles, alors nous devons étudier ce qu’il se passe dans toutes les circonstances, explique John Pandolfi. Quand le niveau des mers chute, il y a une réduction catastrophique des habitats du corail et une perte de connectivité entre les récifs. En fait, ces circonstances sont similaires sous certains aspects à ce que les coraux subissent aujourd’hui à cause des activités humaines – les parallèles sont donc utiles. »

Les chercheurs l’ARC (Centre of Excellence for Coral Reef Studies) de l’Université du Queensland se sont penchés sur les récifs coralliens de la dernière glaciation, lorsque le niveau de la mer s’est abaissé de 120 mètres. C’était au Pléistocène, il y a 20.000 ans.
120 mètre de moins ? Même pas peur !

A partir des données de huit récifs fossiles de Nouvelle-Guinée, les chercheurs ont reconstitué les écosystèmes de cette période particulière dans leurs travaux publiés dans la revue Ecology. Malgré ce changement dramatique, les écosystèmes ont bien résisté. Si la composition des espèces s’est modifiée, la diversité des coraux s’est maintenue, de même que celle des écosystèmes coralliens. Ces récifs coralliens étaient alors plus proches des fonds marins et leur croissance était plus lente.

Les coraux du Pléistocène apportent donc la preuve de la forte résilience des coraux à des stress environnementaux importants. Il ne faut cependant pas oublier que les changements environnementaux actuels, par leur multiplicité et leur amplitude, sont sans précédent.

Dégradation de la qualité des eaux, espèces invasives, blanchiment, acidification des océans, élévation du niveau des eaux et perte d’habitats… Autant de phénomènes à prévenir ou à compenser, selon John Pandolfi, pour s’assurer que les coraux puissent sortir par le haut des changements climatiques du XXIe siècle.
CHINE : l'acidité des sols menace les récoltes futures
source :nouvelobs.com
Trop de fertilisants tue les rendements: en Chine l'usage excessif d'engrais azotés provoque une dangereuse acidification des sols, préviennent des chercheurs.
Un usage excessif des engrais azotés pourrait mettre en péril les rendements agricoles en Chine, selon une étude publiée ce vendredi par la revue Science. D’après l’analyse de plusieurs milliers d’échantillons de sols prélevés dans plusieurs régions de Chine depuis une dizaine d’années, l’acidité des sols progresse de façon inquiétante.
L’apport d’ammoniac via les épandages ou les apports d’engrais azotés sont la principale cause d’acidification des sols agricoles. Or en Chine, le développement rapide de la production agricole depuis les années 80 s’est accompagné d’un usage abusif d’engrais, selon Fusuo Zhang et ses collègues. La production de céréales a atteint 502 millions de tonnes en 2007 en Chine, pour 32,6 millions de tonnes d’engrais répandus, soit une hausse respective de 54% pour la production et de 181% pour les fertilisants depuis 1981, rapportent les chercheurs.
Dans le même temps le pH des sols a diminué, signifiant qu’ils sont plus acides. Alors que les céréales aiment un sol neutre avec un pH de 6 ou 7, le pH a diminué en moyenne de 0,5, notent les chercheurs, atteignant 5,07 dans certaines régions. Une telle chute ne peut se produire naturellement sur une aussi courte période de temps, argumentent les chercheurs, qui incriminent les trop grandes quantités d’engrais versés par les agriculteurs chinois.
Les sols acides sont propices au développement de parasites des cultures comme les nématodes. Fusuo Zhang et ses collègues mettent en garde contre le risque de baisse des rendements et prônent une meilleure formation des agriculteurs à l’usage des engrais azotés.
Le10/03/10
FRANCE : La plus grande centrale solaire du monde bientôt construite en Lorraine
source :20minutes.fr
ENERGIE - La structure produira assez d'électricité pour une ville de 62.000 habitants...
La Lorraine se met au vert. Une centrale solaire qui sera «la plus grosse en France, voire dans le monde», doit être construite à Toul-Rosières (Meurthe-et-Moselle) pour une mise en service à partir de 2012, a annoncé EDF - Energies nouvelles (EDF-EN). «L’investissement sera d’environ 430 millions d’euros pour un parc de 415 hectares», a précisé à l’AFP Jean-Marc Dall’Aglio, chargé de mission auprès du président d’EDF-EN.

Le site, une ancienne base aérienne de l’OTAN désaffectée depuis 2004, deviendra un champ de panneaux voltaïques au terme d’un chantier qui devrait employer près de 150 personnes, a indiqué EDF-EN. La mise en service devrait être effective en deux temps, en 2012 puis 2013, sous réserve de l’obtention d’autorisations administratives, et notamment du permis de construire, a expliqué le porte-parole.

143 mégawatts

À terme, l’énergie produite qui sera de 143 mégawatts, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 62.000 habitants, sera revendue à EDF. A titre de comparaison, le réacteur EPR en construction à Flamanville sera 1.000 fois plus puissant (1.600 mégawatts) pour une facture comprise entre 4 et 5 milliards de d'euros.

A l'heure actuelle, la plus vaste centrale solaire se trouve en Espagne et produit 60 mégawatts. D'autres chantiers sont en cours en Australie et aux Etats-Unis et pourraient, selon le calendrier, détrôner la centrale française.

Le manque d'ensoleillement «pas un souci important»

Le choix de la Lorraine pour une centrale solaire peut surprendre. Mais «avec les nouveaux tarifs définis par le gouvernement, le manque d’ensoleillement en Meurthe-et-Moselle ne devrait pas poser de souci important, puisque le département bénéficie d’un bonus de 18% par rapport au département de base», a souligné le porte-parole de EDF-EN.

L’entreprise, qui qualifie le projet comme «l’un des plus importants, dans le solaire, depuis dix ans», observe que «les sites ne sont pas si nombreux que cela». EDF-EN louera le terrain à l’Etat, propriétaire, dans le cadre d’un bail emphytéotique de 22 ans, pour un loyer annuel d’environ un million d’euros. «Les retombées pour les collectivités locales doivent être d’environ 1,3 million d’euros par an», a affirmé le porte-parole.
P.B. avec agence
COREE : KIA révèle son concept-car hybride : RAY
source :enerzine.com
Kia Motors a dévoilé son concept-car hybride Ray au salon de l'automobile de Chicago 2010 qui dispose d'un toit panoramique solaire, des commandes (accélérateur, direction, freins,…) entièrement gérées par électronique, d'un tableau de bord à écran tactile, et d'une batterie en lithium-polymère.
Le concept Ray est construit sur une base de Forte, avec des matériaux légers et recyclés, toujours dans un soucis d'augmenter l'autonomie de route.
Les surfaces vitrées, sont composées de nano-films stratifiés et d'autres matériaux permettant de réfracter la chaleur du soleil.
Elles se teintent en noir lorsque le véhicule est à l’arrêt aidant ainsi à faire diminuer la température intérieure de l'habitacle. Les cellules solaires sur le toit ont pour objectifs de fournir de l'électricité aux modules internes comme la climatisation, l'éclairage ou encore l'allume cigare.
Kia affirme que son concept-car peut rouler pendant plus de 80 km rien qu'en mode électrique, à une vitesse maximale de 175 km/h. Associée au moteur thermique diesel tout aluminium à injection directe (1.4 l - 153 CV), l'autonomie totale passerait à 1 200 km.

Le moteur électrique délivre une puissance de 78 kW et en fonction du style de conduite, la puissance est transmise soit aux roues avant par le moteur thermique, et/ou par le moteur électrique.
ITALIE : Une pile à combustible qui s'auto-alimente en hydrogène
source :EPS/enerzine.com
A l'occasion de la tenue du Salon mondial du Mobile à Barcelone, la société italienne Electro Power Systems (EPS) annonce le lancement d'ElectroSelf, la première technologie de piles à combustible entièrement auto-alimenté en hydrogène.
Le dispositif est conçu pour fournir une alimentation de secours fiable aux réseaux mobiles en tout lieu, que ce soit hors réseau, dans les lieux à l'alimentation instable ou sous des climats extrêmes. Le système de piles à combustible à hydrogène autonome ne consomme que de l'eau, n'émet aucun gaz à effet de serre et peut être installé en appoint du secteur ou d'énergies renouvelables intermittentes.
D'après EPS, les avantages sont indéniables. Tout d'abord, Electroself évite aux opérateurs mobiles de devoir fournir une alimentation de secours par le biais de générateurs et de batteries. Il réduit ensuite les frais de fonctionnement et la maintenance, supprime les frais de réapprovisionnement en carburant ou de remplacement des batteries et offre une surveillance et une commande à distance de l'alimentation.
Enfin, l'investissement initial est compensé par un coût total de possession beaucoup plus bas et une durée de vie accrue.
L'ElectroSelf comprend 2 unités de 600 x 800 mm et fonctionne sans espace supplémentaire pour l'air conditionné ou le refroidissement. Il fonctionne entre –20 °C et 45 °C, permettant ainsi aux opérateurs d'étendre leurs activités hors réseau vers des climats plus extrêmes que n'en tolèrent les technologies d'alimentation de secours conventionnelles.

Ainsi, lors d'une coupure d'électricité de longue durée, le système se met automatiquement en route afin de produire de l'énergie en combinant l'hydrogène (H) et l'oxygène (O).
En revanche, lorsque l'électricité est disponible normalement, l'ElectroSelf génère son propre combustible (hydrogène) par électrolyse de l'eau déminéralisée provenant de la phase de production d'électricité. Par ce procédé, le réservoir d'hydrogène reste toujours plein.
Le 09/03/10
FRANCE : Les bandes enherbées filtrent aussi les antibiotiques vétérinaires
source :Futura-sciences.fr
Les zones tampons autour des champs protègent à la fois les sols, les eaux et les écosystèmes contre l’érosion, les engrais et les pesticides. Des chercheurs américains révèlent qu’à ces avantages s’ajoute désormais la filtration des antibiotiques vétérinaires.
Un argument de plus pour favoriser la généralisation de ces espaces dans le milieu agricole.
Pour soigner le bétail, les éleveurs ont recours à des médicaments et des antibiotiques. Malheureusement, les antibiotiques, aussi efficaces soient-ils, ont l’inconvénient d’initier une course à l’armement chez les bactéries. Ces microorganismes, à coup de mutations, deviennent alors résistants et désarment la médecine.
Or 30 à 80% des antibiotiques vétérinaires sont rejetés dans les excréments du bétail, excréments qui peuvent ensuite être utilisés comme fertilisants.
Les antibiotiques présents sont lessivés par les pluies. Si leurs concentrations sont trop faibles pour affecter la santé humaine, ils peuvent faire émerger des phénomènes de résistance chez des microorganismes qui contamineront par la suite la faune, le bétail voire l’homme. Par ailleurs, ces antibiotiques peuvent perturber les écosystèmes microbiens du sol essentiels aux cycles des nutriments et à la dégradation des polluants dans les zones tampons.
Un espace écologique à tout faire
Ces zones tampons végétales, plus connues sous la forme de bandes enherbées, sont des dispositifs agro-environnementaux utilisés pour protéger les sols et les ressources en eau. Recommandées et même obligatoires le long des cours d'eau permanents, ces bandes de végétation non cultivées protègent les sols de l’érosion, réduisent la pollution des eaux par les engrais et les pesticides et favorisent la biodiversité.
L’équipe de Keith Goyne du School of Natural Resources de l’Université du Missouri a voulu connaître l’impact de ces zones tampons sur les antibiotiques vétérinaires. Pour cela, les chercheurs ont réalisé des expérimentations en laboratoire et sur le terrain. Ils ont prélevé des échantillons de sols de cultures, de bandes enherbées et de zones tampons agroforestières (haie, ripisylve, etc.).
Ces échantillons ont alors été exposés à deux antibiotiques vétérinaires communs et leurs concentrations ont été mesurées. Il est apparu que les deux types de zones tampons réduisent efficacement les concentrations de ces antibiotiques. Les zones tampons filtrent et dégradent donc ces molécules.
« C’est la beauté de la chose, déclare Keith Goyne. Les zones tampons végétales sont déjà recommandées pour réduire le lessivage des sédiments, des nutriments et des herbicides par les eaux de surfaces. Nos recherches en montrent un nouvel avantage. » Ces résultats sont parus dans la revue Agroforestry Systems et l’équipe planche maintenant sur les mécanismes à l’œuvre dans les zones tampons.
« L’objectif principal est de déterminer quelles combinaisons d’espèces végétales et quels types de sol sont les plus efficaces pour filtrer et dégrader les antibiotiques. » conclut Keith Goyne.
U.S.A : Des cellules solaires flexibles hautement absorbantes
source :enerzine.com
Des chercheurs de l'Institut technologique de Californie annoncent avoir créé un nouveau type de cellule solaire flexible à la fois peu coûteuse et plus efficace que son homologue actuellement disponible sur le marché.
La nouvelle cellule a été conçue en utilisant un maillage de longs fils minces de silicium qui sont ensuite incorporés dans un substrat en polymère.
La nouvelle cellule promet une meilleure absorption de la lumière du soleil et une conversion plus efficace des photons en électrons. De plus, la cellule utilise seulement une portion de matériaux semi-conducteurs. Les chercheurs prétendent que le réseau de fils de silicium absorbe jusqu'à 96 % de la lumière avec un taux de conversion des photons en électrons compris entre 90 et 100 %.
Les fils de silicium mesurent entre 30 et 100 microns de long et possèdent un diamètre de 1 micron de diamètre.
"La lumière pénètre dans chaque fil, et une partie de celle-ci est absorbée et une autre partie s'en trouve dispersée. Les interactions collectives de diffusion entre les fils rend le maillage très absorbant" a indiqué Harry Atwater, professeur de physique appliquée en science des matériaux.
Cet effet se produit en dépit de la faible densité des fils contenus dans le maillage, ils couvrent seulement entre 2 et 10 % de la superficie de la cellule.
La nature composite de ces cellules solaires signifie qu'elles sont également flexibles. "Le fait que ces cellules soient souples restent un avantage ... parce que les cellules flexibles en couches minces peuvent être fabriquées dans un processus d'impression rotative, dont le coût est largement inférieur à celui de la fabrication des cellules solaires conventionnelles." a t'il ajouté.
Le prototype développé par les chercheurs mesure pour le moment seulement quelques centimètres carrés et ces derniers espèrent bien dépasser la centaine de centimètres carrés, soit la superficie d'une cellule solaire standard.
TROPIQUES : Sous les tropiques, les fermes familiales font du développement durable
source : Futura-sciences.com
Pour la plupart des écologistes, le passage à l’agriculture industrielle est le meilleur moyen de nourrir les populations et de préserver les forêts et leur biodiversité. Mais....
Deux chercheurs américains remettent en cause cette conception et affirment que les exploitations familiales sont plus efficaces pour préserver la biodiversité tout en luttant contre la faim dans le monde.

Selon le modèle de la transition forestière inspiré de la colonisation de l’Amérique du nord, l’agriculture intensive réduit la pression agricole sur les forêts et favorise la préservation de leur biodiversité et la reforestation.
Après l’arrivée des Européens en Amérique du nord, le développement de l’agriculture a entraîné une déforestation importante. L’intensification de l’agriculture a permis d’augmenter les productions par unité de surface et donc de nourrir davantage de personnes sur des surfaces plus réduites. Le développement économique a alors provoqué la concentration des populations dans les villes, libéré des surfaces naturelles et réduit les pressions sur les forêts. Une reforestation a pu alors s’engager.

Cependant, ce modèle suppose une intensification de l’agriculture et un renforcement de la protection des habitats forestiers épargnés, ce qui n’est pas écologiquement favorable, comme l’explique Ivette Perfecto, professeur à la School of Natural Resources and Environment et coauteur de l’étude parue dans les PNAS.

« La plupart des forêts tropicales qu’il reste sont fragmentées, et se présentent sous forme de poches de forêt encerclées par l’agriculture. Si vous voulez maintenir la biodiversité dans ces poches, la clef est de permettre aux organismes de migrer entre ces poches. Et les petites fermes familiales qui adoptent des pratiques agricoles durables sont plus à même de favoriser les migrations d’espèces qu’une énorme monoculture de soja, de canne à sucre ou d’autres cultures. »

En effet, pour la conservation, l’important n’est pas de protéger une population d’une espèce menacée en un lieu. Une telle population, si elle est isolée, est très fragile sauf si elle est véritablement conséquente, ce qui est rarement le cas. Seuls les échanges avec d’autres populations assurent le brassage génétique et les opportunités de recolonisation en cas de disparition accidentelle nécessaires à la résilience de cette population.

« Si vous voulez vraiment conserver les espèces, vous ne devez pas vous concentrer uniquement sur la préservation des fragments d’habitats naturels qu’il reste, même si c’est là que la plupart des espèces sont, résume John Vandermeer professeur d’écologie et de biologie évolutive à la School of Natural Resources and Environment et coauteur de l’étude. Vous devez aussi vous concentrer sur les zones entre ces fragments, car c’est là que les espèces traversent lors de leurs migrations. »

Les forêts ne sont pas des îles
Les petites fermes familiales sont en général diversifiées et ont recours à des pratiques agricoles durables. Elles utilisent la lutte biologique plutôt que des pesticides, le compost au lieu des engrais chimiques et pratiquent souvent l’agroforesterie, mêlant cultures et arbres (avocatiers, manguiers…).

Après avoir constaté que le modèle de transition forestière ne convenait pas aux régions tropicales, les deux chercheurs de l’Université du Michigan proposent un modèle alternatif basé sur la qualité de la matrice écopaysagère.

Si l’on imagine que les poches de forêt préservées sont des îles dans un océan de culture, cet océan constitue la matrice agricole du milieu. C’est la qualité de cette matrice dite écopaysagère qui permet la migration des espèces entre ces îles. Pour John Vandermeer, cette matrice constitue des fondations solides pour la planification de la conservation dans les régions tropicales.

Par ailleurs, les conclusions du rapport de 2009 de l’International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development (IAASTD) soulignent le fait que les petites exploitations familiales, avec des techniques d’agriculture durables, peuvent nourrir la population mondiale tout en promouvant le développement durable.

John Vandermeer soutient donc que pour préserver les habitats et la biodiversité des forêts tropicales, il faut démanteler l’agriculture industrielle en faveur du développement des exploitations familiales aux pratiques agricoles durables.
Le 08/03/10
FRANCE : Des précisions sur les tarifs photovoltaïques 2010
source :MEEDEM
Le Ministère de l'Énergie (MEEDEM) apporte quelques précisions sur les mesures prises par le gouvernement concernant la filière solaire et plus précisément sur la tarification photovoltaïque 2010-2012.
Le Gouvernement a décidé de prendre des mesures destinées à supprimer "les effets d’aubaine" et vise selon lui à "protéger le pouvoir d’achat des Français".
Il explique que l'engagement financier potentiel de cette bulle spéculative a atteint plus de 50 milliards d’euros sur 20 ans, et la prise en charge par la CSPE de cet engagement aurait nécessité un relèvement de plus de 10 % du prix de l’électricité.
Ainsi, le nouvel arrêté tarifaire du 12 janvier 2010 assure d'après le MEEDEM, "une plus juste rémunération aux projets dans l’énergie solaire", quel que soit le secteur (habitat, agriculture, commerce, bureaux, fermes au sol, …). Les projets peu avancés devront faire l'objet d'une nouvelle demande d’achat de l'électricité aux nouvelles conditions tarifaires.
Concernant les demandes reçues dans les deux derniers mois de l’année 2009, le MEEDEM précise qu'il y a lieu de traiter de manière différenciée les projets abusifs ou spéculatifs d’une part, et les projets de taille raisonnable menés de bonne foi, notamment dans le secteur agricole, d’autre part.
Ensuite, après avoir analysées des milliers de demandes reçues par EDF et ErDF, il apparaît que "quelques centaines de projets de grande puissance" (> 250 kW soit 2 500 m2 de panneaux), ont été considérés comme abusifs, et représentent la majorité de la puissance. A l'inverse, "environ 15 000 projets de petite taille" (<36 kW) représentent une très faible puissance.
Par conséquent, le ministère du Développement durable a tranché. Seuls pourront bénéficier des tarifs fixés en 2006 (anciens tarifs), ceux qui entrent dans les critères suivants :
1/ Les installations pour lesquelles une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 1er novembre 2009 ;
2/ Les installations de puissance inférieure à 36 kWc (soit 360 m2 de panneaux) pour lesquels une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier 2010 ;
3/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc (soit 2 500 m2 de panneaux) pour lesquelles une demande de contrat d’achat et une demande complète de raccordement ont été formulées avant le 11 janvier 2010 ;
4/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc pour lesquels une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier 2010 et qui remplissent toutes les conditions suivantes :
- l’installation est intégrée à un bâtiment agricole ;
- l’installation a fait l’objet d’une déclaration préalable ou d’une demande de permis de construire avant le 11 janvier 2010 ;
- le producteur dispose d’une attestation du préfet de département certifiant que, au 11 janvier 2010 :
•le producteur est l’exploitant agricole de la parcelle sur laquelle est située le bâtiment ;
•le producteur est propriétaire du bâtiment ou en dispose dans le cadre d'un bail rural ;
•le bâtiment est nécessaire au maintien et au développement de l’exploitation agricole.
Pour finir, le MEEDEM indique que "le bénéfice des tarifs d’intégration au bâti (58 ou 50 c€/kWh) sera désormais limité aux seules installations de puissance inférieure à 250 kWc".
Ce dispositif sera fixé par arrêté pour une publication du texte, ce mois ci
GRANDE BRETAGNE : La réponse des plantes à 50 ans d'agriculture intensive
source : Futura-sciences.com/Photo : © Richardmasoner CC by-sa
L’agriculture a façonné les paysages et la nature, son intensification laisse peu de place à cette dernière.
En 50 ans, cette intensification a appauvri et banalisé la diversité végétale.
Que s’est-il passé pour les plantes au cours des cinquante dernières années d’agriculture intensive ? Comment ont-elles réagi à la modification de leurs habitats et aux mesures de conservation ? Pour répondre à ces questions, des chercheurs britanniques sont revenus sur des zones dont la végétation avait été étudiée il y a un demi-siècle.

En réétudiant 107 stations enregistrées entre 1949 et 1951, les chercheurs anglais veulent déterminer les conséquences de cinquante ans d’agriculture intensive sur la végétation du milieu. Ils cherchent plus précisément à :
Evaluer la modification des habitats ;
Quantifier les tendances de dominance végétale ;
Analyser les tendances des caractéristiques végétales qui pourraient expliquer les changements floristiques ;
Evaluer l’efficacité des mesures de conservation.
Après l’étude des plantes de ces stations du Bedfordshire en Angleterre, dont les résultats viennent d'être publiés dans la revue Biodiversity and Conservation, l’équipe de Kevin Walker de la Botanical Society of the British Isles a noté une baisse globale de la diversité végétale. Les deux tiers des espèces enregistrées ont décliné tandis que seul un tiers d’entre elles ont vu leurs effectifs croître.

C’est sur les terres arables, les terres incultes et les prairies au sol neutre ou acide que les changements sont les plus importants. En revanche, la végétation des bois, prairies et marais calcaires est restée remarquablement stable.
Encore une victime des engrais
Les causes de ces changements sont l’intensification de l’agriculture et les changements dans la rotation des cultures, auxquelles s’ajoutent d’autres facteurs comme le développement d’espèces invasives, très localement.

En ce qui concerne les tendances des caractéristiques végétales, les évolutions touchent à la rareté et à la spécificité des habitats ainsi qu’à la disponibilité des nutriments. Les espèces eutrophes (exigeantes en éléments nutritifs) de grande taille se sont développées aux dépens des espèces spécialisées, ce qui est aussi observé à l’échelle nationale. L’explication avancée à est l’eutrophisation généralisée des écosystèmes causée par les engrais et, peut-être, l’abandon de la gestion des plaines et des forêts.

Enfin, les mesures de conservation se sont révélées peu efficaces pour empêcher la modification des habitats. La conservation des habitats dépend en fait fortement de la réduction des quantités d’engrais utilisées.

Globalement, la biodiversité végétale a donc diminué et s‘est accompagnée d’une banalisation des espèces aux dépens des espèces spécialisées, sans que les mesures de conservation puissent réellement protéger les habitats. L’eutrophisation des sols par les engrais, y compris dans les zones protégées, est pointée du doigt pour son rôle dans la modification des cortèges floristiques.
EUROPE : Nitrates : concentrations plus faibles mais encore trop élevées
source :Futura-sciences.com/photo : © SueC
Les taux de nitrates dans les eaux européennes sont évalués tous les quatre ans et font l'objet d'un rapport sur la mise en œuvre de la Directive Nitrates. Le 11 février 2010 est sorti le rapport couvrant la période 2004-2007.
Il apparaît que les teneurs en nitrates sont en baisse mais que localement elles restent trop élevées. C’est notamment le cas de la France.
Entre 2004 et 2007, les concentrations de nitrates dans les eaux de surface (y compris les rivières, les lacs et les canaux) sont restées stables ou ont diminué dans 70% des sites de surveillance répartis dans l'Union européenne.

Dans 66% des sites de surveillance, la qualité des eaux souterraines (en dessous de la surface du sol) est stable ou en voie d'amélioration, note Bruxelles dans son rapport sur l'application de la directive sur les nitrates, visant à contrôler la pollution et à améliorer la qualité de l'eau.

La qualité des eaux s’améliore mais ils restent des points noirs

Malgré ces résultats encourageants, la Commission européenne constate encore des taux trop élevés dans les eaux souterraines de certains Etats-membres, notamment dans plusieurs régions de France. L'Estonie, le sud-est des Pays-Bas, la Belgique (Flandres), l'Angleterre, l'Italie du Nord, le nord-est de l'Espagne, le sud-est de la Slovaquie, la Roumanie méridionale, Malte et Chypre sont également concernés.

La France est également touchée par les taux élevés de nitrates dans les eaux de surface, en particulier en Bretagne. Malte, l'Angleterre et la Belgique (Flandres) sont aussi pointés du doigt par Bruxelles.

« Environ 15% des stations de surveillance des eaux souterraines et 3 % des stations de surveillance des eaux de surface ont enregistré des concentrations de nitrates largement supérieures à la norme de qualité de l'eau fixée à 50 mg/l », souligne le rapport.

Selon Janez Potocnik, commissaire chargé de l’environnement, « préserver la qualité de l’eau est une priorité absolue pour la politique européenne en matière d’environnement. Les agriculteurs ont déployé des efforts considérables pour améliorer la gestion de la fertilisation, ce qui produit aujourd’hui de bons résultats et favorise une meilleure évolution de la qualité de l’eau. Toutefois, dans certaines régions, le respect des normes de qualité des eaux de l’UE reste un défi complexe et permanent ».

Selon le rapport, en sus des programmes de limitations et de bon usage des nitrates, les solutions technologiques se développent, depuis l’amont (nourritures qui réduisent l’excrétion de nitrates) jusqu’à l’aval (procédés de traitement des effluents agricoles).
Le 20/02/10
FRANCE : De la cueillette à l’assiette, vitamines et minéraux s’envolent !
source :futura-sciences.com
Tomates, courgettes, poireaux, navets… les légumes sont récoltés puis conservés, découpés et enfin cuisinés avant d’atterrir dans nos assiettes. Or ces étapes sont souvent fatales aux vitamines et aux minéraux dont ils regorgent lors de la cueillette...
Les micronutriments sont fragiles. L’air et la lumière par exemple, suffisent à détruire une partie des minéraux et des vitamines. Dans le cas de légumes frais, l’idéal est de les consommer dans les 72 heures suivant leur achat pour éviter l’oxydation, un idéal souvent hors d’atteinte lorsque les contraintes quotidiennes obligent à des emplettes hebdomadaires.

Pour limiter les dégâts, attendez la dernière minute pour découper concombres et tomates. Utilisez-les ensuite en une seule fois. Car dès qu’ils sont entaillés, l’oxygène entre dans les légumes, qui perdent alors toutes leurs vitamines en quelques heures. Lorsque vous les lavez, ne les laissez surtout pas tremper dans l’eau. Vous risquez de faire disparaître les vitamines hydrosolubles – les vitamines du groupe B et la vitamine C notamment.

Cuisson à la vapeur et micro-ondes conservent davantage de vitamines
Pour la même raison, la cuisson à l’eau n’est vraiment pas recommandée, car une bonne partie des vitamines et des minéraux est dissoute dans l’eau. Rien n'empêche bien sûr de consommer ce bouillon ou de s'en servir avantageusement pour cuisiner des sauces. Les vitamines liposolubles – A, D, E et K – résistent mieux à la chaleur. Ainsi les carottes ne perdent que 10% de leur béta-carotène (ou provitamine A) lorsqu’elles sont cuites à l’eau.
La cuisson à la vapeur préserve le mieux les vitamines et les minéraux. Quant à la cocotte-minute, cette cuisson sous pression à plus de 100°C accélère l’oxydation. Bien peu de vitamines résistent à une telle température. En revanche, le four à micro-ondes et la cuisson à la vapeur, eux, n’altèrent quasiment pas les minéraux.

Faute de légumes frais, les surgelés représentent une alternative intéressante.
Transformés rapidement après la récolte, les légumes ne perdent « que » 20% de leurs vitamines. Les légumes en conserve, en revanche, perdent entre 30% et 40% de leurs vitamines. Mais ils conservent toutes leurs fibres et leurs autres constituants nutritionnels.
CANADA : Canada : jusqu'à 50 voitures électriques MiEV testées
source : Hydro-Québec
A l'automne prochain le Canada va lancer le plus important projet pilote d'essai de voitures tout électriques, suite à un accord passé entre Hydro-Québec et Ventes de véhicules Mitsubishi du Canada (VVMC).
En collaboration avec la Ville de Boucherville, Hydro-Québec évaluera la performance de 50 voitures électriques Mitsubishi i-MiEV dans les différentes conditions climatiques que peut connaître le pays.

Le projet, dont le coût est évalué à 4,5 millions de dollars canadien (soit 3,15 millions d'euros), réunit un constructeur automobile, une entreprise de services publics, une municipalité et des entreprises locales qui intégreront les véhicules à leur parc automobile. Le projet a été conçu afin de pouvoir étudier la performance de recharge des véhicules ainsi que l'expérience de conduite et la satisfaction globale des conducteurs.
"Ce nouveau projet pilote s'inscrit dans notre plan d'action en matière d'électrification des transports", a affirmé Thierry Vandal, PDG d'Hydro-Québec. "Il nous permettra d'approfondir nos connaissances sur cette technologie et son intégration à un réseau, ce qui nous aidera à planifier l'infrastructure de recharge requise pour les résidences, les entreprises et les lieux publics."
La Ville de Boucherville a été invitée à accueillir le projet en raison de la proximité de l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ), de sa participation à l'essai d'une zone de réseau interactif et de la diversité des entreprises locales que mènera prochainement Hydro-Québec.
"Ce projet est vraiment très intéressant pour la Ville de Boucherville, et nous espérons qu'il aura des retombées positives pour notre parc industriel. Nous sommes heureux de collaborer avec les principales entreprises locales afin d'appuyer Hydro-Québec et Mitsubishi dans leur collecte de données", a dit le maire Jean Martel.
La i-MiEV (acronyme de Mitsubishi Innovative Electric Vehicle) est une voiture 100% électrique, adaptée à la conduite sur autoroute, se rechargeant au moyen d'une prise de courant ordinaire. La batterie, le moteur et les autres composants mécaniques de la i-MiEV se trouvent sous le plancher permet à l'habitacle de loger quatre adultes. La i-MiEV se caractérise aussi par une bonne accélération, un centre de gravité très bas, et un fonctionnement silencieux.
Tout récemment, la i-MiEV a remporté le prix Voiture japonaise de l'année dans la catégorie Technologie la plus perfectionnée au salon international de l'automobile de Tokyo (2009).
U.S.A : Obama relance officiellement la filière du nucléaire
source :DOE/enerzine.com
Le président américain Barack Obama, a annoncé hier, le lancement de la construction des premiers réacteurs nucléaires américains depuis près de 30 ans pour un budget de plusieurs milliards de dollars.
"Nous annonçons environ 8 milliards de dollars en garanties de prêts pour entamer la construction de la première centrale nucléaire dans notre pays depuis près de 30 ans", a déclaré M. Obama à Lanham (Maryland, est).
Les 8,33 milliards de dollars permettront de construire et d'exploiter deux nouveaux réacteurs dans l'installation existante de Burke, en Géorgie. Les deux nouveaux réacteurs nucléaires de 1.100 mégawatts seront de type "Westinghouse AP1000" et viendront compléter les deux unités déjà présentes dans la centrale. Selon les projections de l'industrie, le projet créera localement environ 3 500 emplois. Une fois que les réacteurs nucléaires deviendront opérationnelles, le projet créera 800 emplois permanents.
"C'est une mesure significative prise par l'administration Obama pour relancer notre industrie nucléaire nationale, en aidant à créer des emplois à long terme et de réduire nos émissions de gaz à effet de serre", a déclaré Steven Chu, secrétaire à l'Energie.
Les besoins en électricité de la Géorgie devraient augmenter d'environ 30 % au cours des 15 prochaines années. Lorsque les nouveaux réacteurs nucléaires seront mis en service, ils fourniront de l'électricité de base capable d'alimenter environ 550 000 résidences, soit 1,4 millions de personnes.
Par rapport à une centrale au charbon de taille similaire, les nouvelles unités de Vogtle permettront d'éviter d'importantes émissions de gaz à effet de serre chaque année : 16 millions de tonnes de dioxyde de carbone, 3.900 tonnes d'oxydes d'azote, et 5.500 tonnes de dioxyde de soufre.
Ce dispositif s'appuie sur une loi de 2005, promulguée par George W. Bush, qui autorise le département de l'Energie à garantir des prêts pour des projets privés réduisant les gaz à effet de serre. Le projet de loi budgétaire pour 2011 présenté début février par M. Obama au Congrès évoque un triplement du fonds de garantie pour construire des centrales, à plus de 54 milliards de dollars.
Les réacteurs américains ne fournissent plus aujourd'hui au pays que 20% de ses besoins en électricité. Les professionnels estiment qu'il faudra construire 35 nouveaux réacteurs pour maintenir cette part de 20% d'électricité d'origine nucléaire, ce qui représente un investissement de quelque 280 milliards de dollars.
Le 19/02/10
FRANCE : Projet de 26 éoliennes en région Champagne-Ardenne
source :REpower
Le fabriquant allemand d'éoliennes REpower Systems a signé un accord avec le français EOLE-RES SA, basée à Avignon, afin de procéder à la fourniture de 26 éoliennes.
Les turbines éoliennes REpower d'une puissance nominale de 2 mégawatts (MW) possèdent un diamètre de rotor de 88,5 mètres et sont destinés à la centrale éolienne de Langres située dans le département de la Haute-Marne en région Champagne-Ardenne.
À pleine puissance, le parc éolien atteindra une capacité de production totale de 52 MW.
L'installation des 26 turbines éoliennes devrait être finalisée courant Octobre 2010.
EOLE-RES SA est la filiale française de RES Méditerranée SAS, une sociétés dédiée au développement de parcs éoliens et de projets d'énergie solaire, en France. Dernièrement, REpower a aussi conclu son plus gros contrat à terre avec la compagnie RES Canada, pour un maximum de 954 MW.
"Comme toujours, la France reste l'un des marchés de l'énergie éolienne les plus importants en Europe. Jusqu'à présent, nous avons mis en place près de 400 éoliennes d'une capacité totale de production de quelque 750 MW dans diverses régions françaises et nous souhaitons renforcer notre position à l'avenir." a souligné Per Hornung Pedersen, le directeur de REpower Systems AG, dans un communiqué.
U.S.A : Invasion de la carpe asiatique aux Etats-Unis : des grands lacs à la Cour Suprême
source :bulletins-electroniques.com
La "carpe asiatique" soulève depuis quelques mois bien des polémiques aux Etats-Unis. Répertoriés par
l' "U.S. Fish and Wildlife Services" comme espèce invasive, ces poissons auraient récemment été détectés dans le lac Michigan, colonisant ainsi de nouveaux milieux.
Se reproduisant rapidement et s'adaptant facilement à de nouveaux écosystèmes, les carpes asiatiques menaceraient les pêcheries des grands lacs ainsi que la survie des espèces endémiques.
Si les espèces de carpes asiatiques, principalement au nombre de deux (Hypophthalmichthys harmandi et Hypophthalmichthys nobilis), ont été recensées pour la première fois sur le territoire américain dans les années 70, les gouvernements avaient jusqu'à présent tenté de confiner leur habitat au fleuve Mississipi.
Apportées à des fins d'élevage, elles ont été introduites dans le milieu naturel par d'importantes inondations au cours des années 90. Les carpes se sont alors propagées dans différents états, remontant le Mississipi. Elles peuvent maintenant être péchées de la Louisiane au Dakota du Sud.
Alertée quant à leur potentielle remontée jusqu'aux grands lacs et afin d'éviter un désastre écologique et économique (les pêcheries des grands lacs représentant une activité importante de la région), la ville de Chicago avait attirée l'attention sur la nécessité d'adopter une démarche préventive.
Faisant appel à l' "U.S. Army Corps of Engineers", les autorités avaient alors opté pour l'installation de deux barrières électriques le long du canal de Chicago, seul point de jonction entre le Mississipi et les grands lacs.". Cette solution technique, mise en place en 2004 et représentant un coût de 9 millions de dollars, permettait ainsi de conserver les transports fluviaux tout en assurant un contrôle des espèces remontant le Mississipi.
Les carpes asiatiques auront néanmoins eu raison des barrières électriques, des tests ADN effectués aux abords du lac ayant mis en évidence leur présence en amont et en aval du canal. Rendus publics fin 2009, ces résultats ont déclenché la panique au sein des pêcheries des grands lacs, qui représentent une industrie de 7 milliards de dollars. Par un lobbying auprès du gouvernement de l'Illinois, ces industries ont obtenu du Département des Ressources Naturelles le droit de déverser 8 mètres cubes de roténone dans le Canal.
La roténone, molécule chimique non toxique chez l'homme, est considérée comme mortelle pour certaines espèces animales dont les poissons. Suite à l'application de ce produit, 80 tonnes de poissons morts ont été ramassées aux alentours pour seulement une carpe retrouvée morte au niveau de la barrière. Le coût de l'opération a été estimé à 3 millions de dollars. Pendant ce temps, les ingénieurs de l' "Army Corps" ont annoncé leur intention de fermer une des deux barrières pour maintenance.
Loin d'être finie faute de mesures de confinement adoptées à grande échelle, l'invasion des carpes asiatiques a récemment fait l'objet d'une plainte déposée auprès de la Cour Suprême. Emise par le procureur républicain de l'état du Michigan Mike Cox qui fait actuellement campagne pour le poste de gouverneur, la plainte demandait la fermeture immédiate du canal de Chicago.
Cette procédure a déclenché de vives protestations de la part des états voisins, le canal représentant un point de passage incontournable pour le transport fluvial de la région des grands lacs. Le 19 janvier dernier, la Cour Suprême a tranché, rejetant la plainte de M. Cox. Il n'en reste pas moins qu'aucune stratégie de long terme n'a été adoptée pour lutter contre la prolifération des carpes dans le lac Michigan.
Conscient de cet état de fait, le "council on Environmental Quality" (CEQ) de la Maison Blanche, réuni le 8 février dernier, a élaboré un plan d'urgence comprenant 25 mesures et dont l'objectif est de limiter l'invasion de la carpe dans les grands lacs tout en conservant un transport fluvial minimum.
A cette occasion, le CEQ a par ailleurs annoncé la mise à disposition d'une enveloppe de 78,5 millions de dollars pour lutter contre cette invasion. Cette somme devrait en partie aider au financement de deux nouvelles barrières électriques au niveau du Canal de Chicago (construction d'une troisième barrière pour 10,5 millions) et entre le canal et la rivière Des Plaines (projet de 13,2 millions).
ALLEMAGNE : Turbine à gaz et lave-vaisselle font bon ménage
source : Siemens/enerzine.com
Dans le cadre de la première édition du Prix de l'innovation en matière de climat et d'environnement attribué par le Ministère fédéral de l'environnement allemand et la Fédération de l'industrie allemande (BDI), le Groupe Siemens s'est fait remarqué en terminant en tête dans 2 des 5 catégories.
Siemens Energy s'est classé premier de la catégorie « Produits et services verts » grâce à sa turbine à gaz, tandis que BSH Bosch und Siemens Hausgeräte GmbH a remporté le premier prix dans la catégorie « Innovation pour la protection du climat – produits et services » avec le premier lave-vaisselle à utiliser des minéraux permettant d'accélérer le processus de séchage.

Concernant la turbine à gaz, cette dernière mesure plus de 13 mètres de long et 5 mètres de haut, elle pèse 444 tonnes, soit davantage que le plus gros avion commercial au monde. A elle seule, la turbine à gaz produit 370 MW d'électricité. Une fois associée à une turbine à vapeur, la production atteint près de 570 MW, soit une puissance suffisante pour répondre aux besoins d'une ville de quelque 3,4 millions d'habitants – l'équivalent de la population de Berlin.
Selon Siemens, "la centrale établit ainsi un record mondial avec un rendement supérieur à 60 %, entraînant des effets bénéfiques à la fois pour l'environnement et pour le climat : toute nouvelle centrale de ce type émettra chaque année 700 000 tonnes de CO2 de moins que la moyenne des centrales électriques à travers le monde. Cela représente une réduction égale au total des émissions de 350 000 voitures parcourant 15 000 kms dans l'année".
Concernant le lave-vaisselle speedMatic, la nouvelle technologie à base de zéolite permet d'augmenter considérablement le rendement tout en consommant 20 % d'électricité de moins que les lave-vaisselle les plus économes du marché actuel », précise Kurt-Ludwig Gutberlet, patron de BSH Bosch und Siemens Hausgeräte.
La technologie du lave-vaisselle utilise la zéolite, minerai de la famille des aluminosilicates présentant une surface très importante, une structure poreuse, et la propriété d'absorber de l'eau tout en s'échauffant. Il en résulte un cycle de séchage beaucoup plus rapide et plus efficace.
Même l'eau qui s'accumule habituellement dans le rebord des récipients et des boîtes en plastique est séchée en quelques secondes par l'air chaud que dégagent les billes de zéolite. Lors du cycle de lavage suivant, tandis que le lave-vaisselle monte en température, le minerai se régénère en libérant l'eau qu'il a stockée.
Des projets sont aujourd'hui à l'étude afin d'utiliser cette technologie non seulement dans les lave-vaisselle haut de gamme, mais aussi dans les modèles de gamme moyenne.
Le 18/02/10
FRANCE : l'éco-innovation représente 37% des brevets français
source :Futura-sciences.com
Plus d’un tiers des brevets déposés en France en 2009 concernent l’éco-innovation. Dans la course aux éco-technologies, la dépollution, la production et les économies d’énergie sont les grands favoris. Mais ce sont les transports qui raflent la mise.
Selon le rapport de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), la part importante de ces innovations (37% des brevets) traduit les objectifs du Grenelle de l’Environnement de réduire l’empreinte écologique des activités humaines.

Les technologies brevetées concernent en effet la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la production d’énergie, renouvelable notamment et la réduction de l’intensité énergétique, c'est-à-dire de la quantité d’énergie utilisée par unité de produit intérieur brut (PIB). L’innovation en matière de dépollution est aussi en croissance en France, contrairement à la plupart des autres pays. La part des brevets liés à ces domaines a doublé depuis 2000, pour atteindre 15% en 2009.
Des brevets pour les transports de demain
Parmi les spécificités de cette moisson de brevets, on peut remarquer que les transports (automobile et aviation) sont concernés par 62% d’entre eux alors qu’ils ne représentent que 34% des émissions de CO2. Ceci peut s’expliquer par les efforts déjà réalisés dans l’industrie et la production d'énergie, mais qui restent à réaliser dans ce secteur.
Autre constatation, les technologies des pompes à chaleur (PAC) sont en régression tandis que celles de l’éolien et du solaire se développent. Cependant, peu de brevets sur les énergies alternatives sont effectivement utilisés.
Enfin, dans les technologies de la dépollution, qui semblent être une spécialité française, c’est le traitement de l’air qui tire son épingle du jeu, au contraire de la dépollution des sols.
U.S.A : IBM : une cellule solaire efficace et économique
source :IBM
Les chercheurs d'IBM ont accru l'efficacité d'un nouveau type de cellule solaire constitué à plus de 40 % de matériaux bon marché et non rares.
Selon un article publié cette semaine dans la revue "Advanced Materials", le nouveau taux d'efficacité est de 9,6 % en hausse par rapport au record précédent établit à 6,7 % pour ce type de cellule solaire, proche du niveau requis pour une commercialisation.
Les cellules solaires d'IBM ont également l'avantage d'être réalisables par un processus économique à base d'encre
Les nouvelles cellules solaires convertissent la lumière en électricité en utilisant un matériau semi-conducteur fait de cuivre, de zinc, d'étain et de soufre - des éléments abondants - (CZTS). La quasi-atteinte des niveaux d'efficacité commerciales constitue une "percée technologique", explique Matthew Beard, scientifique au Laboratoire national des énergies renouvelables.
Les cellules solaires d'IBM pourraient être une alternative à celles en "couche mince". Ces dernières utilisent des matériaux qui sont particulièrement efficaces pour absorber la lumière, mais elles comprennent également du tellure, un élément rare.
Alors que la demande totale d'électricité dans le monde atteindra probablement des dizaines de térawatts dans les prochaines décennies, les cellules solaires en couche mince seront probablement limitées à la production d'environ 0,3 terawatts, selon une étude publiée l'an dernier par l'Université de Californie.
Les chercheurs d'IBM se penchent également sur les moyens d'améliorer l'efficacité des nouvelles cellules solaires, avec l'objectif d'atteindre environ 12% en laboratoire, "un taux suffisamment élevé pour donner aux fabricants la garantie de produire en masse à des niveaux d'efficacité d'environ 10%", explique David Mitzi, chercheur chez IBM Research, qui a dirigé les travaux.
La prochaine étape consistera à remplacer complètement le sélénium dans les cellules solaires avec du soufre.
E.A.U : Un biocarburant pour avions produit par l’aquaculture
source : Futura-sciences/photo : © M. Buschmann CC by-sa
Un désert, de l’eau de mer et des crevettes… pour produire du biocarburant
Produire du biocarburant pour les avions sans consommer d’eau douce ni occuper des terres arables ? C’est possible grâce à l’aquaculture intégrée.
Un projet des Emirats Arabes Unis produira bientôt dans le désert du biocarburant à partir de la salicorne et avec l'aide de quelques crevettes.

Tout comme l’automobile, l’aviation est confrontée au double problème des réserves de pétrole et de l’émission de dioxyde de carbone. Cependant, certaines alternatives qui se mettent en place pour le secteur automobile ne sont pas transposables, pour des questions de quantité d'énergie par rapport à la masse.

Pour l'aviation, les biocarburants en revanche, comme le biogaz, seraient une solution. Mais leur production se heurte à trois problèmes du point de vue du développement durable :

Elle entre en compétition avec la production alimentaire pour les ressources en eau douce et en terres arables ;
Elle peut, comme toute agriculture intensive, être source de pollutions ;
Son bilan carbone peut être élevé à cause de l’utilisation d’énergie pour la production d’engrais ou le travail du sol.

L’aquaculture intégrée pourrait pourtant produire du biocarburant pour avion en résolvant une partie de ces problèmes. Le Masdar Institute, avec l’appui de l’Arabie Saoudite, de Boeing, d’Etihad Airways (compagnie aérienne émiratie) et d’UOP Honeywell, va développer à Abou Dhabi une ferme aquacole qui utilisera de l’eau de mer pour cultiver de la salicorne.

Selon John Perkins, Doyen du Masdar Institute, « ce projet démontrera pour la première fois la viabilité économique de l’utilisation de l’aquaculture intégrée pour fournir du biocarburant pour l’aviation, ce qui est conforme avec les objectifs d’Abou Dhabi d’atteindre 7% d’énergie renouvelable d’ici 2020 ».

La salicorne (Salicornia sp) est une plante halophyte, c'est-à-dire qu’elle se développe en milieu salin. Ses graines riches en huile peuvent être transformées, grâce à la technologie d’UOP Honeywell, en biocarburant.

Un désert, de l’eau de mer et des crevettes… pour produire du biocarburant

Le projet porte sur une ferme aquacole de démonstration de deux kilomètres carrés. Située dans le désert, donc en dehors des terres arables, elle sera alimentée en eau de mer par un canal. Cette eau se déversera d’abord dans des bassins aquacoles d’élevage de poissons ou de crevettes. A la sortie de ces bassins, l’eau est chargée en matières organiques (excréments) et pose, en général un problème de pollution.

Dans cette ferme, cette eau enrichie fertilise des champs de salicorne. En aval de ces champs, l’eau encore faiblement chargée en matières organiques et plus salée, mêlée d’eau du canal, alimente une mangrove qui termine de la dépolluer, capte le CO2 et produit, avec ses feuilles, une partie de l’alimentation des élevages aquacoles.

Les champs de salicorne sont exploités comme des champs de riz. Toutefois, la forte quantité de sel de cette plante pose un problème pour la mécanisation de son exploitation. Les graines sont pressées et converties en biocarburant pour avion et biocarburant conventionnel dont une partie peut alimenter une centrale électrique. Le rendement de cette aquaculture intégrée est équivalent à celui de la culture du soja mais ne représente qu’un huitième de celle du palmier à huile.

Cette intégration des productions (c'est cela l'aquaculture intégrée) fournit donc de la nourriture (poissons, crevettes) et du biocarburant, sans eau douce ni terre arable et avec peu d’intrants (fertilisants, nourriture) et d’extrants (pollutions). De ce fait, le bilan carbone de ce biocarburant, qui doit encore être évalué par le Masdar Institute, ainsi que son empreinte environnementale sont améliorés.

« Le paradigme de l’approvisionnement énergétique change. Pour satisfaire la demande mondiale d’énergie croissante, nous devons identifier des solutions régionales de production de biocarburant qui ne sont pas seulement durables, mais qui peuvent aussi régénérer les écosystèmes qui les produisent » affirme Jennifer Holmgren, vice présidente de Renewable Energy & Chemicals chez UOP Honeywell.

Dans la lignée de Masdar City, la cité zéro émission d’Abou Dhabi dont dépend le Masdar Institute, ce projet montre les investissements des puissances pétrolières et de l’aviation dans l’après-pétrole. Associé à d’autres projets comme les oasis artificielles et la désalinisation solaire, cette ferme aquacole pourrait être un outil de développement local (production d’eau douce, de nourriture, d’énergie), de lutte contre la désertification et de restauration des écosystèmes (mangrove, forêt).
Le 17/02/10
MONDE : Une société solaire chinoise sponsorise la Coupe du Monde 2010
source :Enerzine.com
Le fabricant chinois de panneaux solaires photovoltaïques, Yingli Green Energy, va devenir la première entreprise d'énergie renouvelable à sponsoriser la Coupe du Monde FIFA 2010, qui se déroulera en Afrique du Sud du 11 juin au 11 juillet prochains.
L'annonce a été faite au cours d'une cérémonie en l'honneur de la signature de l'accord et lors d'une conférence de presse tenue à Pékin, incluant notamment des message vidéos provenant du quartier général de la FIFA à Zurich.
Le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter, a félicité Yingli Green Energy depuis Zurich en indiquant que la FIFA avait choisi la société chinoise comme l'un de ses sponsors internationaux pour sa grande expertise dans le domaine de l'énergie renouvelable et son engagement considérable en faveur de l'environnement.
"La désignation de Yingli Green Energy en tant que première société chinoise à signer un contrat de sponsoring global avec la Coupe du Monde de la FIFA marque une étape historique", a déclaré Joseph Blatter. "De plus, je suis vraiment heureux que Yingli ait choisi de soutenir la campagne officielle de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 en fournissant les panneaux solaires des '20 centres pour 2010' et en adhérant à notre cause qu'est la sauvegarde de l'environnement, symbolisée par notre concept 'Green Goal'.
L'accord de sponsoring signé par Yingli Green Energy donne à la société chinoise les droits marketing mondiaux, y compris des droits publicitaires, médiatiques et de billetterie, mais également le droit de promouvoir ses produits dans les zones réservées aux fans au sein des stades accueillant la Coupe du Monde de la FIFA 2010.
De plus, l'accord autorise Yingli Green Energy à afficher son logo aux côtés de l'emblème officiel de la Coupe du Monde de la FIFA et à promouvoir librement ses produits et services.
ISRAEL : Quand les stations services deviendront "vertes" !
source :Enerzine.com
Avec l'augmentation inévitable du nombre de voitures électriques et hybrides dans les années à venir, les stations services ( d'autoroutes ? ) vont peut-être devoir s'adapter en produisant chacune de l'énergie verte grâce à des panneaux solaires photovoltaïques.
La société israëlienne de design "Geotectura" a dévoilé les vues d'une station baptisée "Green Gasoline". Conçue en association avec les architectes Malka, la station sera en mesure de produire de l'énergie renouvelable et de proposer des bornes de recharge pour la prochaine génération de véhicules électriques.
La station sera aussi dotée d'une aire de services et d'un café, tous deux situés en sous-sol, laissant en surface un horizon bien dégagé.
Les panneaux solaires et les éoliennes seront mises à contribution pour alimenter à la fois la station et les véhicules électriques.

Quelques caractéristiques :
• Point de repère
• Conception aérodynamique pour un accès fluide
• Protège l'usager contre les intempéries
• Offre une ventilation naturelle
• Énergies renouvelables sur site
• Toitures végétales
• Réduction de la pollution
• Maximisation de la lumière du jour
• Gestion et réutilisation des eaux pluviales
• Utilisation de matériaux locaux et recyclés
TAIWAN : Des réserves de glace inflammable au large de Taiwan
source :bulletins-electroniques.com
Le Centre d'expertise géologique (CGS) du ministère des Affaires économiques de Taiwan a annoncé que des réserves d'hydrates de méthane étaient en cours d'exploration au large de Taiwan.
Les hydrates de méthane [1] - communément appelée glace de méthane ou glace inflammable - sont une source d'énergie qui est plus propre que les combustibles fossiles ordinaires, selon le CGS.
Depuis 2004, des recherches exploratoires ont dévoilé d'importantes quantités de glace inflammable au large de Kaohsiung et de Pingtung, au sud de Taiwan. Selon les estimations, la quantité totale de méthane dans cette zone pourrait être supérieure à 500 milliards de mètres cubes, une réserve qui pourrait subvenir aux besoins énergétiques de Taiwan pendant plus de 50 ans.
Malgré la possession de telles richesses, Taiwan dépend de pays plus avancés technologiquement pour l'exploration et l'exploitation de ses réserves. L'Allemagne s'est engagée, selon le CGS à aider Taiwan à développer ces techniques.
Ceci pourrait permettre à Taiwan de faire un pas important dans sa course à l'indépendance énergétique. En parallèle, le CGS a engagé d'importantes ressources en recherche et développement sur la technologie de séquestration du dioxyde de carbone.
Il vise à synchroniser l'extraction des hydrates de méthane et le stockage de dioxyde de carbone dans les nappes vidées afin de profiter doublement de ces réserves.
Le 16/02/10
INTERNATIONAL : Boissons énergisantes : les dangers de la banalisation
source :lefigaro.fr
Avant de sortir en boîte, quelques canettes de boissons énergisantes, un peu d’alcool et c’est parti ! Jusqu’au petit matin... ou plus tôt. Car le risque est dans l’abus de ces boissons et leur association à l’alcool. Leurs fabricants, pour leur part, organisent des soirées où ils communiquent davantage sur les bienfaits supposés que les risques de ces cocktails détonants.
En novembre et décembre derniers, trois producteurs d’energy-drinks – Red Bull, Coca-Cola et Pepsico – ont lancé des versions condensées de leurs boissons phares. L'objectif annoncé est de simplifier le transport des canettes en réduisant la dose de 25 à 6 centilitres tout en conservant la même quantité de caféine. Ainsi cette dernière est-elle… quatre fois plus concentrée.

Une étude américaine de 2008 avait déjà montré les risques – intoxication et hypertension artérielle – liés à ces boissons. Aujourd’hui, les fabricants banalisent leur consommation en recourant à des slogans aguicheurs : « Se glisse partout », « Diluer avec le liquide de votre choix »… rien qui ne laisse entendre si ce liquide peut être alcoolisé ou non.

Perception réduite de l'intoxication alcoolique

Les soirées étudiantes se font également les partenaires de ces pratiques. Souvent parrainées par de grands groupes, elles sont l’occasion de mélanger alcool et boissons énergisantes.

Or selon l’Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments (Afssa), « les boissons énergisantes diminueraient la perception, mais pas la réalité, de l’intoxication alcoolique ».
La CLCV (association Consommation Logement et Cadre de Vie ) demande une information convenable des consommateurs. Elle vient d’interpeller le ministère de la Santé, le Syndicat national des boissons rafraîchissantes et les professionnels concernés.

La CLCV réclame des mentions d’étiquetage claires et précises, ainsi que l’instauration de teneurs maximales en caféine pour les boissons énergisantes et autres produits enrichis, comme les compléments alimentaires ou les chewing-gums.
EUROPE : En bref : un nouveau logo européen pour le bio
source :Futura-sciences.com
L’Eurofeuille créée par Dusan Milenkovic, un étudiant allemand, est le nouveau logo européen pour les produits bio. © Dusan Milenkovic, domaine public
Le nouveau logo européen pour les produits biologiques vient d'être officialisé. C’est l’Eurofeuille, une feuille dessinée par les étoiles de l'Union européenne sur fond vert, qui a séduit les internautes invités à voter pour désigner ce nouveau logo.
Du 7 décembre 2009 au 31 janvier 2010, les Européens ont été invités à choisir le design du nouveau logo européen pour les produits bio parmi trois modèles. Ces projets ont été sélectionnés par un jury de professionnels, dont Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio en France, parmi quelque 3.422 idées soumises par des étudiants en art et en design.

Un logo proposé et choisi par le peuple européen
Environ 130.000 personnes ont voté en ligne. Le logo Eurofeuille, imaginé par un étudiant allemand, a recueilli 63% des suffrages. Les deux autres projets ont été plébiscités par 27% et 10% des internautes Européens.

A compter du 1er juillet prochain, le logo biologique de l'Union européenne devra obligatoirement figurer sur tous les produits préemballés, fabriqués dans les Etats membres. Il est toutefois facultatif pour les produits importés.
FRANCE : Photovoltaïque : La France double sa capacité à 250 MW
source :PWC
Le cabinet de conseil PriceWaterhouseCoopers (PWC) publie le 2e baromètre sur l'état de la filière photovoltaïque en France où il apparaît que 2009 a été une année de forte croissance mais aussi de transition.
Après avoir entamé un cycle de croissance remarquable depuis 2007, le secteur photovoltaïque double sa capacité installée en 2009, avec une estimation par les acteurs du secteur de 250 MW en 2009 à comparer aux 105 MW installés en 2008. La France passe ainsi de la 12e à la 7e position derrière l'Italie et devant la Chine.
Les changements réglementaires de ce début d'année devraient se traduire par une croissance moindre mais plus saine en 2010, avec un rééquilibrage à attendre des projets de centrale au sol entre les régions plus ou moins ensoleillées mais un déséquilibre en faveur du sud de la France sur les toitures.
Du côté des installateurs et distributeurs, la consolidation risque de se polariser plus tôt que prévu autour de grands acteurs structurés et de petits acteurs locaux. En amont de la filière, les technologies continuent d'évoluer et des ruptures sont attendues, sur fond de prédominance du silicium.
L'avenir de ce secteur stratégique dépend aujourd'hui de sa capacité à poursuivre le développement d'un aval structuré et à convertir ce développement en opportunités industrielles pour la France.
Le marché devrait trouver en 2010 son rythme de croissance après un fort essor en 2009
La filière photovoltaïque est en passe de devenir un secteur stratégique dans le paysage énergétique français. Grâce notamment à la baisse de 30 % des prix des modules, la capacité de production installée est passée de 105 MW en 2008 à 250 MW en 2009.
En termes de taille de marché, l'accroissement de la capacité installée et l'augmentation des raccordements de centrales ont ainsi permis à la France de passer à la 7e place au niveau international en 2009 (12e en 2008).

« L'arrêté du 12 janvier 2010 devrait, selon notre rapport, améliorer l'attractivité de l'intégration au bâti sans laisser de marge à la spéculation. En 2010, le marché restera solide et ressortira probablement avec une croissance plus modérée, mais aussi plus saine. Sur les cinq prochaines années, nous anticipons une croissance à deux chiffres pour l'ensemble du secteur » commente Alain Calmé, Associé en charge du Conseil en Stratégie chez PricewaterhouseCoopers.

Secteur en plein essor, la filière photovoltaïque française devrait compter 15 000 emplois directs en 2012, générés principalement par l'aval de la chaîne de valeur.
La consolidation de la filière en aval
Dans son ensemble, l'aval risque de se concentrer autour des grands acteurs et des petits acteurs locaux. Pour de nombreux installateurs structurés du secteur, l'année 2010 devrait être celle de la consolidation. Cette consolidation sera impulsée d'une part par la forte croissance de 2009 qui provoque des difficultés de financement, et d'autre part par les ajustements tarifaires qui, couplés à leur rétroactivité à novembre 2009, vont tempérer le marché, limiter sa capacité d'accueil et impacter le chiffre d'affaires de nombreux acteurs.
« La physionomie du marché pourrait changer au cours de l'année 2010. De grands groupes regardent le secteur et on devrait ainsi voir arriver de nouveaux entrants soit en accès direct soit via des acquisitions et des partenariats » précise Benjamin Cros, Senior manager, en charge de l'énergie au sein du pôle Conseil en Stratégie de PricewaterhouseCoopers.
Le retard industriel : un enjeu stratégique pour la filière française
En matière de technologie, la compétition entre les constructeurs a commencé. Le défi majeur est d'atteindre le plus rapidement possible la parité réseau c'est-à-dire un coût de production du kWh photovoltaïque égal au coût d'achat de l'électricité au détail. La filière silicium et les transitions technologiques attendues devraient aller dans ce sens et soutenir la croissance du secteur amont et la baisse des coûts de production.
Dans ce contexte, l'amont français a commencé à se créer une capacité de production, mais accuse un véritable retard en matière de fabrication et d'innovation. « 2009 aura vu une tendance encourageante dans l'amont, avec de nombreux projets de fabrication de modules, qui devrait continuer en 2010 : mais les producteurs français sont toujours peu nombreux, non intégrés et fragiles. On compte un projet dans les couches minces en France contre une quinzaine chez nos voisins d'Outre-Rhin et aucun projet intégré opérationnellement avancé dans le silicium cristallin », constate Benjamin Cros.
Selon le 2e rapport de PricewaterhouseCoopers sur l'état de la filière photovoltaïque en France, l'avenir se joue actuellement et dépendra autant du développement de l'amont que des changements réglementaires.
Méthodologie
Le « Deuxième rapport de PricewaterhouseCoopers sur l'état de la filière en France » a été publié en février 2010. Il s'agit d'une étude qualitative, basée sur une série de 80 entretiens ciblés conduits auprès d'acteurs du secteur (installateurs, exploitants, organismes financiers, organismes d'audit et de contrôle, bureaux d'études, etc.).
L'intégralité du rapport peut être commandé auprès de PricewaterhouseCoopers sur le site www.pwc.fr
Le 15/02/10
FRANCE : Inauguration d'une maison rénovée « facteur 4 »
source :EDF, ADEME, ES
Fin janvier, a été inaugurée la seconde maison, du programme de rénovation de 50 chantiers pionniers, rénovée pour atteindre les critères de basse consommation en Alsace, à Roeschwoog.
L'enveloppe globale allouée à la rénovation thermique s'élève à 53 082 €, les consommations d'énergie sont passées de 344 kWhEP/m2.an à 101 kWhEP/m2.an et le budget annuel de 24 €/m2.an à 4 €/m2.an, soit une division proche de 4 des consommations et de la facture énergétiques et une division par 10 des émissions de gaz à effet de serre en passant de 54 kgeqCO2/m2 à 5,3 kgeqCO2/m2, grâce à une importante amélioration de l’isolation extérieure.
La rénovation initialement prévue ne réduisait les consommations d’énergie que d'un tiers.
Le pavillon ainsi rénové en va permettre de diviser par 6 ses consommations d'énergie finale et par 10 ses émissions de gaz à effet de serre.
Sur recommandations conjointes d'experts ES énergies et d'artisans, divers travaux de rénovation thermique ont été engagés :
• Murs : isolation extérieure polystyrène graphité KNAUF TH32 - 16 cm
• Plancher bas : polystyrène graphité sous dalle KNAUF TH32 - 10 cm
• Fenêtres : PVC triple vitrage 4-16-4-16-4 Argon peu émissif SCHUCO SI82+ UW 0,84
• VMC : Hygro B Aldès Microwatt Bahia
• Chauffage : pompe à chaleur eau-eau Stiebel Eltron WPF13 17 kW avec ballon tampon 700 l
• Eau chaude sanitaire : chauffe-eau solaire De Dietrich 300 l
A l'horizon fin 2010, l'Alsace disposera d'un parc unique en France de 50 maisons individuelles rénovées « basse consommation » et confortera ainsi son avance en matière d’efficacité énergétique, acquise grâce au programme Alsace énergivie.
Lancé en décembre 2008, l’appel à projets « 50 chantiers pionniers » a été initié par la Région Alsace, le groupe EDF (EDF et ÉS) et les organisations professionnelles du bâtiment, dans le cadre de la Convention de Coopération pour le développement durable de l’Alsace signée le 21 novembre dernier par Adrien Zeller et Pierre Gadonneix, PDG du groupe EDF.
Cette convention signée pour trois ans prévoit des investissements importants du groupe EDF pour développer la production d’électricité faiblement émettrice de CO2 (hydraulique, nucléaire, solaire), pour promouvoir la société alsacienne (formation, solidarité, culture) et pour protéger l'environnement en diminuant les émissions de gaz à effet de serre des bâtiments, dans le cadre du programme Alsace énergivie de la Région Alsace et de l’ADEME.
U.S.A. : Le plus petit capteur solaire au monde : 9 mm3
source :Université du Michigan/enerzine.com
Des chercheurs de l'Université du Michigan ont développé le plus petit capteur au monde alimenté à l'énergie solaire et capable de fonctionner quasiment sans interruption.
Les composants du système, tels que les cellules solaires, le processeur et la batterie sont toutes intégrées dans un minuscule bloc qui ne mesure que 8,75 millimètres cubes (2,5 x 3,5 x 1mm). Il serait ainsi 1 000 fois plus petit que son homologue commercial.
"Notre système peut fonctionner presque perpétuellement à condition d'être périodiquement exposé à un éclairage raisonnable, même d'intérieur", a déclaré David Blaauw, professeur de génie électrique et informatique. "Son seul facteur limitant demeure l'usure de la batterie, mais celle-ci est prévue pour durer de nombreuses années."
Le capteur se base sur le processeur "ARM Cortex-M3", une puce largement adoptée par l'industrie des microcontrôleurs grâce notamment à sa faible consommation d'énergie. En effet, elle possède des fonctions éconergétiques telles que le mode "sommeil prolongé" et le mode "réveil instantané".
"L'implémentation du processeur exploite au maximum l'ensemble de ses caractéristiques afin d'atteindre un fonctionnement consommant très peu d'énergie." a précisé Eric Schorn, vice-président, marketing, de la division processeurs, chez ARM.
Aussi, le capteur passe le plus clair de son temps en "mode sommeil", et ne se "réveille" que périodiquement afin de prendre des mesures. Sa consommation totale moyenne est inférieure à 1 nanoWatt. Un nanoWatt est l'équivalent d'un milliardième de watt.
Selon les chercheurs, le processeur n'aurait besoin que de la moitié d'1 volt pour fonctionner, alors que la batterie Cymbet - en couche mince délivre environ 4 volts. La tension a été réduite au maximum afin que le système fonctionne le plus efficacement possible. "Si nous avions utilisé les méthodes traditionnelles, le processus de conversion électrique aurait consommé beaucoup plus d'énergie que le processeur lui-même", a déclaré Dennis Sylvester, professeur agrégé en génie électrique et informatique.
L'autre moyen de rendre la conversion électrique plus efficace a été de ralentir l'horloge interne du processeur lorsque ce dernier avait une charge de travail relativement faible.
Ce système ultra-miniaturisé pourrait être utilisé en premier dans le domaine médical, car moins invasif. On le retrouverait dans la surveillance de patients souffrant d'un glaucome, touchés par un traumatisme crânien, ou encore atteints d'un cancer. Dans le corps, le capteur serait alors alimenté en énergie par les mouvements ou par la chaleur du corps.
TAIWAN : L'ITRI invente la fenêtre solaire à haute transparence
source :bulletins-electroniques.com
Afin de lutter contre le réchauffement climatique, l'Institut de recherche en technologies industrielles de Taiwan (ITRI) a travaillé sur le développement de techniques de conservation de l'énergie et de réduction des émissions de carbone.
Le chercheur Jui-Tang CHEN de l'ITRI explique que le réseau électrique de Taiwan fournit de l'électricité en courant alternatif (AC), alors que l'éclairage domestique et les appareils électroniques requièrent du courant continu (DC). Dans le processus de conversion, de 15 à 20% de l'énergie est perdue.
La fenêtre solaire fournit quant à elle du courant continu qui peut être directement utilisé, sans conversion et donc sans pertes. Installée sur l'ensemble d'un bâtiment, la fenêtre solaire pourrait réduire d'un maximum de 30% la consommation totale d'électricité du bâtiment, alors que le coût d'installation de ce type de fenêtre est estimé au double des fenêtres ordinaires.
Pour finir, les chercheurs ajoutent que la composition et la structure de cette fenêtre solaire la rendent entièrement pare-balle.
Le 12/02/10
FRANCE : Tarifs solaires 2010 : les centrales au sol favorisées
source :Enerzine.com
Les tarifs d'achat électro-solaire récemment publiés se divisent non plus en deux mais en trois catégories : les installations avec « Intégration au bâti », les installations au sol et la nouvelle catégorie, les installations avec « Intégration simplifiée au bâti ».
Voici le regard de Guy Vicente, Président de Schüco France et Directeur de Schüco International KG, sur les nouveaux tarifs de rachat d’électricité
« Si nous disposons désormais d’un cadre et d’une feuille de route jusqu’en 2012, la multiplication des tarifs d’intégration ne facilitent guère leur compréhension. L’évolution des tarifs à la baisse pour des installations sur les bâtiments de bureaux, industriels, commerciaux, agricoles choque beaucoup de professionnels.
Il est absolument incompréhensible de voir les tarifs intégrés écartés des bâtiments neufs. Que va t-on faire des bâtiments à énergie positive et des Bâtiments Basse Consommation (BBC) ainsi que des bâtiments à l’étude depuis 18 à 24 mois pour lesquels le calcul de rentabilité avait été déterminé selon un tarif de rachat à 60 centimes d’euros le kWh.
Ces mesures ne risquent t-elles pas de décourager les architectes qui s’intéressaient et/ou commençaient à intégrer ce type d’équipement ? Les investisseurs ne risquent-ils pas de se lasser ? Alors que l’on s’attendait à des mesures privilégiant l’intégration dans les bâtiments neufs à l’instar du Grenelle de l’environnement, ce décret privilégie au contraire la rénovation.
De la même façon et alors que la France s’était fait fort de privilégier les tarifs intégrés pour favoriser des projets architecturaux pérennes, on s’aperçoit que dans certaines régions, par le biais de la pondération des coefficients, on se retrouve finalement avec un écart de tarif mineur entre les centrales au sol (37 centimes d’euros le kWh) et les installations avec intégration simplifiée au bâti (42 centimes le kWh).
Ce décret risque d’avoir un effet contreproductif, en favorisant l’implantation de centrales au sol sur des terrains agricoles au dépens de l’intégration au bâti.
A la lumière de ces dispositions, nous avons décidé d’élargir l’offre actuelle dans les prochains mois en y incluant des systèmes solaires pour centrales au sol ».
Par ailleurs, Schüco a fait le choix de privilégier le développement de systèmes en intégration pour la réalisation de solutions architecturales et esthétiques tant pour les particuliers que pour des bâtiments à usage professionnel (immobiliers d’entreprise, bâtiments industriels, commerciaux, agricoles …).
Schüco achève actuellement l’intégration de 2,2 MWc en toiture sur un bâtiment commercial situé dans le Vaucluse. Ce projet s’inscrit dans le partenariat

commercial noué en 2009 avec la société Aérowatt, producteur indépendant et intégré d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque, qui prévoit la fourniture par Schüco de systèmes photovoltaïques représentant une capacité totale installée de 6,8MWc.
U.S.A : Créer du carburant directement à partir de la biomasse
source :Enerzine.com
Les chercheurs du Lawrence Berkeley National Laboratory (LBNL) en collaboration avec l'Institut BioEnergy du département américain de l'énergie (JBEI) ont développé une bactérie capable de produire du biocarburant directement à partir de la biomasse.
L' Escherichia coli (E. coli) est un micro-organisme bien connu qui a la capacité naturelle de synthétiser les acides gras. Il possède également une réceptivité exceptionnelle aux manipulations génétiques, ce qui en fait une cible idéale pour la recherche sur les biocarburants.

La combinaison de la bactérie avec des réactions biochimiques réalisées grâce à la biologie synthétique, a permis aux chercheurs du JBEI de concevoir une nouvelle souche d'E. coli, une bactérie en mesure de produire du biodiesel et d'autres composés chimiques dérivés des acides gras.
"Le fait que nos microbes peuvent produire un carburant diesel directement à partir de la biomasse sans modification chimique supplémentaire est excitant et important", a déclaré Jay Keasling, le responsable en chef du JBEI. "Étant donné que les dépenses de récupération du biodiesel sont proches de celles nécessaires pour distiller de l'éthanol, nous croyons que nos résultats peuvent contribuer de manière significative à l'objectif ultime de produire des biocarburants avançés rentables et des produits chimiques renouvelables."

"Nous espérons que ces développements vont déboucher sur de vrais produits d'ici un à deux ans", ajoute Jay Keasling dont l'équipe collabore avec la société LS9, basée à San Francisco.
Depuis plus d'un siècle, les carburants et autres produits dérivés sont produits à partir d'acides gras contenus dans les huiles végétales et animales. Ces huiles servent désormais de matières premières non seulement pour le biodiesel, mais aussi pour une large gamme de produits chimiques, notamment des agents tensioactifs, des solvants et des lubrifiants.

Des études scientifiques ont montré de façon constante que les combustibles liquides dérivés de la biomasse végétale sont l'une des meilleures alternatives si un moyen de production rentable peut être trouvé. Par conséquent, d'importants efforts de recherche sont basés sur les acides gras - des molécules riches en énergie se trouvant dans les cellules vivantes.
Actuellement, la transformation biochimique de la biomasse cellulosique nécessite des enzymes coûteuses afin de libérer le sucre. En donnant à l'E. coli la capacité de fermenter à la fois la cellulose et les hémicelluloses, sans ajouts d'enzymes, les scientifiques pensent réduire le coût des biocarburants cellulosiques.
Après avoir réussi à détourner le métabolisme des acides gras vers la production de carburants et autres dérivés à partir du glucose, les chercheurs du JBEI ont alimenté leur nouvelle souche E. coli pour produire des hémicellulases - des enzymes qui sont capables de fermenter les sucres complexes - principales constituants de la biomasse cellulosique. En effet, la paroi cellulaire des cellules végétales étant constituée de cellulose, la cellulose va décomposer la cellulose.
EUROPE : L'Europe se mobilise pour la voiture électrique
source :Le18heures.com
Selon Christian Estrosi, étant donné les ambitions de plusieurs pays membres, la voiture électrique pourrait représenter jusqu'à 10% du parc européen en 2020 si la Commission européenne agit vite.
La voiture électrique pourrait représenter 10% du parc européen en 2020 si la Commission européenne agit vite, compte tenu des ambitions affichées par plusieurs pays membres, a déclaré mardi le ministre français de l'Industrie, Christian Estrosi.

"Avec les ambitions de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, de l'Espagne, on peut envisager le chiffre de 10% du parc européen à l'horizon 2020 si la Commission arrête une décision le plus rapidement possible", a déclaré à l'AFP M. Estrosi en marge d'une réunion informelle des ministres européens de l'Industrie à Saint-Sébastien (nord).

La France vise un objectif de mise sur le marché de deux millions de véhicules électriques dans dix ans, et l'Allemagne d'un million.
Au cours de cette réunion organisée par la présidence espagnole de l'UE pour amorcer un premier pas vers une stratégie européenne commune pour le véhicule électrique, M. Estrosi a plaidé pour un accord rapide sur la standardisation.

"Il est urgent que nos constructeurs connaissent de la part de la Commission européenne et de nous-mêmes le standard sur lequel ils devront se mettre d'accord" en matière de batteries, systèmes de recharges et de sécurité, a-t-il affirmé.
"C'est le plus urgent", a-t-il dit, ajoutant qu'en face, "les Américains et les Chinois vont très vite".

L'objectif partagé par la France et l'Espagne est que la Commission puisse proposer fin mai aux Etats membres une stratégie commune.
Le ministre français et son homologue allemand ont créé en 2009 un groupe de travail commun destiné à avancer sur le thème de la standardisation.

"Nous sommes en train de créer cet effet d'entraînement qui devrait permettre à la Commission, sur la base de nos propositions, de créer très vite un modèle de standard", a-t-il déclaré, ajoutant que l'Italie et les Pays-Bas avaient demandé à rejoindre le groupe.

"Les équipements sont en train d'être implantés pour que nous ayons des opérations pilotes et de test sur l'axe Karlsruhe, Stuttgart (deux villes allemandes, et la ville française de) Strasbourg".
"Mon homologue néerlandais m'a demandé ce matin que nous puissions élargir le périmètre à la Belgique et au sud de la Hollande", a ajouté M. Estrosi.
Le 11/02/10
FRANCE : Encore trop peu d'agriculteurs bio
source :Lefigaro.fr
Pour la première fois en dix ans, le nombre d'agriculteurs passant au bio augmente de façon significative. Mais l'offre reste loin de répondre à la demande et les importations augmentent.
Bonne nouvelle : 3.600 agriculteurs ont choisi de convertir leur exploitation à la bio en 2009, c'est 20 % de plus que l'an passé. «C'est une augmentation historique au cours des dix dernières, souligne Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio, l'organisme chargé de la promotion du bio en France. La progression de 2009, correspond au total des sept années précédentes.»

Mieux vaut pourtant se garder de tout triomphalisme : le bio ne représente encore que 2,4 à 2,5 % de la surface agricole utile en France. Pour respecter les objectifs du Grenelle de l'environnement, il faudrait atteindre 6 % en 2012 et 20 % en 2020…

Un Français sur deux consomme du Bio
Le baromètre 2009 de l'Agence bio établit clairement que les produits biologiques sont complètement intégrés à la consommation courante. «Un Français sur deux consomme du bio au moins une fois par mois, explique Elisabeth Mercier. C'est une tendance structurelle, on ne peut vraiment plus parler de mode
Malgré la crise, tous les indicateurs sont au vert : 84 % des Français estiment que l'agriculture biologique doit continuer à se développer et 25 % des consommateurs de bio ont l'intention d'augmenter dans les six prochains mois leur consommation (contre 22 % en 2008) tandis qu'ils sont 71 % à vouloir la maintenir.
Les nouveaux acheteurs de bio progressent aussi avec 20 % des consommateurs qui s'y sont mis depuis moins de deux ans. Ils y viennent d'ailleurs souvent pour nourrir un nouveau-né dans la famille.

Rançon du succès, les importations de produits bio devraient encore augmenter en 2010. L'Agence bio les estime à 30 % en moyenne avec de fortes disparités selon les produits. Si l'offre locale de viande, d'œufs ou de vin permet de répondre à la demande, c'est nettement moins le cas pour le lait, les céréales et les produits de grande culture. Quant aux fruits et légumes et l'épicerie sèche, les secteurs sur lesquels la demande est la plus forte, l'importation représente jusqu'à 50% voire 60 %. Sachant qu'il faut trois ans à un agriculteur pour se reconvertir en bio, l'offre n'est pas près de rejoindre la demande.
CANADA : + 40% de puissance éolienne installée en 2009
source :Enerzine/GWEC
Le tiers de ces ajouts ont été effectués en Chine, qui affiche une croissance de plus de 100 % pour une autre année.
Parallèlement, le secteur canadien de l'énergie éolienne a connu une année record : de nouvelles installations éoliennes générant une puissance de 950 MW ont été implantées dans huit provinces, plaçant ainsi le Canada au 9e rang mondial en ce qui concerne la nouvelle puissance installée en 2009.
Les nouveaux développements du secteur de l'éolien représentent un investissement de plus de 2,2 G$, haussant la puissance installée totale du Canada à 3 319 MW.
"Le secteur de l'énergie éolienne connaît une croissance rapide et constante en dépit de la crise financière et du ralentissement économique, ce qui témoigne du fait qu'il s'agit d'une technologie fondamentalement attrayante par sa propreté, sa fiabilité et sa rapidité d'installation.
L'énergie éolienne devient la technologie de production énergétique de prédilection dans un nombre croissant de pays, partout dans le monde", a indiqué Steve Sawyer, secrétaire général du GWEC. "Aucun progrès n'a été réalisé à Copenhague en ce qui concerne la fixation du prix du carbone à l'échelle mondiale.
Or, l'énergie éolienne a poursuivi sa croissance en raison des politiques énergétiques nationales de nos principaux marchés, d'une part, et d'autre part parce que de nombreux gouvernements ont mis la priorité sur le développement de l'énergie renouvelable dans leurs plans de reprise économique", a-t-il ajouté.
Contre toute attente, près de 10 000 MW ont été installés sur le marché américain de l'énergie éolienne en 2009, augmentant ainsi la puissance installée du pays de 39 % et faisant passer sa puissance installée raccordée totale à 35 000 MW. Cette progression rapide résulte de la mise en application de la US Recovery Act et de ses nouvelles politiques qui visent à soutenir le développement de l'énergie éolienne d'ici la fin de 2012.
Le taux de croissance rapide du secteur de l'énergie éolienne au Canada risque toutefois de se stabiliser. L'année 2009 marque en effet l'arrêt prématuré du soutien consenti par le gouvernement fédéral pour la mise en valeur de l'énergie éolienne et de la production d'électricité à partir d'autres sources d'énergie propres et renouvelables par l'intermédiaire du Programme écoÉNERGIE pour l'électricité renouvelable.
"Bien que le Canada cherche à harmoniser ses politiques en matière de changement climatique avec celles des États-Unis, nous nous dirigeons rapidement dans des directions diamétralement opposées en ce qui a trait aux politiques de mise en valeur de l'énergie éolienne. En conséquence, les investisseurs délaissent de plus en plus le Canada au profit des États-Unis, pour y faire de nouveaux investissements et créer de l'emploi", a observé Robert Hornung, président de l'Association canadienne de l'énergie éolienne (CanWEA). "Nous espérons toujours que le prochain budget fédéral reconnaîtra l'importante action stimulante que l'énergie éolienne peut avoir en matière de nouveaux investissements, de création d'emploi et de renouveau économique en région rurale et qu'il comprendra un engagement renouvelé à l'égard de la mise en valeur de l'énergie éolienne."
L'énergie éolienne occupe une place importante sur les marchés de l'énergie mondiaux. En 2009, le marché mondial des turbines éoliennes s'établissait à quelque 45 G EUR. Selon le GWEC, près d'un demi-million de personnes dans le monde travaillent dans le secteur éolien. Les principaux marchés à l'origine de cette forte croissance demeurent l'Asie, l'Amérique du Nord et l'Europe, qui ont chacune installé plus de 10 GW de nouvelle puissance éolienne en 2009.
Bien que le Canada se soit classé au 9e rang en ce qui a trait à la nouvelle puissance installée, il arrive seulement en 11e place quant à la puissance éolienne installée totale et au 18e rang au chapitre de la contribution de l'énergie éolienne à la demande d'électricité.
"L'énergie éolienne contribue déjà considérablement à la réduction des émissions de CO2. La puissance éolienne mondiale de 158 GW en place à la fin de 2009 produira 340 TWh d'énergie propre et permettra d'éviter l'émission de 204 millions de tonnes de CO2 par année", a conclu M. Sawyer.
BRESIL : 1) Amazonie : un barrage hydroélectrique géant de 11 GW
Source : Enerzine.com/[ Photo : barrage d'Itaipu - Brésil ]
2 ) Barrage géant sur le Xingu: feu vert imminent et protestations en cours
source :Association pour le Contrat Mondial de l’Eau
1) Le Brésil vient d'accorder le permis pour la construction du très controversé barrage hydroélectrique qui sera situé au cœur de la forêt amazonienne, sur le fleuve Xingu (nord de l'Etat de Para).
2 ) S.O.S
Barrage géant sur le Xingu: feu vert imminent et protestations en cours
La campagne pour éviter le désastre social et environnemental que serait la construction du barrage de Belo Monte, sur la grande boucle du Xingu n'a pas encore suffi.
1 ) Le Brésil vient d'accorder le permis pour la construction du très controversé barrage hydroélectrique qui sera situé au cœur de la forêt amazonienne, sur le fleuve Xingu (nord de l'Etat de Para).

Bien que ce projet d'un montant de 17 milliards de dollars devrait aider le pays à faire face à la demande croissance en électricité, il a soulevé bien des préoccupations concernant à la fois son impact environnemental et sa population indigène.
Selon le Ministre de l'Environnement, Carlos Minc, 250 km2 carrés de terre seront inondés par le futur barrage de Belo Monte, ce qui représente seulement une partie des 5 000 km2 prévue initialement et qui impliquait quatre barrages hydroélectriques. Près de la moitié de la zone, (soit 125 km2) est déjà inondée naturellement pendant la saison des pluies.
"L'impact sur l'environnement existe, mais il a été pesé, calculé et réduit", a ajouté M. Minc. "Des mesures seront prises pour prévenir l'extinction de certaines espèces animales et protéger la subsistance de ceux qui gagnent leur vie grâce à la pêche".
Les 11.000 MW du barrage de Belo Monte fait partie d'un énorme plan de développement concerté. A son terme, il deviendra le deuxième plus grand barrage hydroélectrique du Brésil et le troisième plus grand au monde - la palme revenant à celui des 3 gorges en chine avec 18 200 MW.
Des barrages, des routes, des gazoducs et des réseaux électriques d'une valeur de 30 milliards de dollars sont actuellement en cours de construction dans la région afin de pouvoir acheminer dans les années à venir, l'énergie, les matières premières et les produits agricoles.
2 )L'une après l'autre, les institutions se plient à la volonté du gouvernement brésilien et l'appel d'offres pour la construction va être lancé ces jours ci.

Nous dirigeants indigènes,
Mebengokre(Kayapó),Xavante,Yudja,Kawaiwete,Kisedje,Kamayura,Kuikuro, Ikpeng, Panará, Nafuka, Tapayuna et autres dirigeants habitants du bassin du rio Xingu et des régions environnantes, réunis en assemblée au village de Piaraçu (TI Capoto Jarinã) depuis le 28/10/2009, n’acceptons pas la construction du barrage de Belo Monte ni d’un quelconque barrage dans le bassin du rio Xingu.

Nous récusons le rapport technique de la fondation nationale de l’Indien (FUNAI) mémoire n° 709/GAB/CGPIMA/09, se référant à la composante Indigène du Rapport d’Impact Environnemental (RIMA) de l'emprise appelée Approvisionnement Hydro-Electrique Belo Monte (AHE Belo Monte).
Au contraire de ce qui est constaté dans ce rapport, dans lequel La FUNAI “considère que l’emprise en question est viable “, Le rapport du panel de spécialistes qui ont analysé l’étude EIA-RIMA, rend évidente la non-viabilité économique, sociale et environnementale de cette emprise. Le mouvement en ours au village de Piaraçu est contre la construction du barrage de Belo Monte.
Lors de cette réunion, nous, jeunes dirigeants, n’acceptons pas que soit construit le barrage sur le rio Xingu, dans la commune d’Altamira-PA. Nous paralysons la traversée de la barge qui traverse le rio Xingu, nous ne savons pas quand la traversée va revenir à la normale, nous sollicitons les autorités pour quelles comprennent nos revendications et manifestations qui interviennent en ce moment même au village de que Piaraçu, nous dirigeants, avec les caciques sommes très indignés du discours du Ministre Edson Lobão, qui dit que « DES FORCES DEMONIAQUES EMPECHENT LA CONSTRUCTION », nous voulons que le ministre vienne ici dire cela devant les caciques et les dirigeants. Ainsi personnellement écrivant cette lettre j’espère que ma parole écrite sera diffusée.
Matudjo Metuktire, Chef de secteur des Affaires Indigènes, Municipalité de São José du Xingu
Le 10/02/10
FRANCE : Interdiction du thon : "la mort du métier"
source :(Nouvelobs.com avec AFP)
La décision de la France de soutenir l'interdiction du commerce international du thon rouge est jugée "catastrophique" par les professionnels.
Les professionnels de la pêche en Méditerranée se montraient inquiets pour la plupart, voire "catastrophés", mercredi 3 février après la décision de la France de soutenir l'interdiction du commerce international du thon rouge, avec un délai de mise en oeuvre de 18 mois.

"C'est une décision catastrophique", s'est ému Henri Gronzio, le président du Comité régional des pêches, à Sète, la première base française pour le thon rouge, où les thoniers senneurs, amarrés aux quais, ont revêtu leurs bâches d'hiver.
Dans la matinée, le gouvernement a annoncé que la France était favorable à l'interdiction du commerce international du thon rouge, avec un délai de mise en oeuvre de 18 mois, une position "lourde" mais "nécessaire", a commenté le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.

Une position équilibrée ?
Aussitôt, le président du Syndicat des thoniers méditerranéens, le Marseillais Mourad Kahoul, a déclaré depuis Paris qu'on allait "vers une grosse crise", réclamant "une réunion d'urgence" avec le président de la République.
Le ministre de la Pêche Bruno Le Maire a jugé mercredi que la position de la France était "équilibrée", garantissant à la fois la survie des thons tout en prenant en compte les intérêts des pêcheurs.
"On a pris une décision équilibrée, a insisté Bruno le Maire, interrogé sur France Info, qui permet de garantir le renouvellement de la ressource en thon rouge (...) tout en tenant compte des contraintes économiques et sociales des pêcheurs".

"La mort du métier"
Vingt-huit thoniers senneurs (qui pratiquent une pêche industrielle) sont répertoriés en France. Pour Henri Gronzio, l'interdiction de la vente du thon signifierait "la mort du métier" de pêcheur, avec des conséquences sociales sur le littoral méditerranéen.

Car entre 10 et 12 hommes embarquent pour la campagne de pêche (de plus en plus courte, un mois en 2010) et trois personnes travaillent à terre pour un homme embarqué.

Mercredi, André Fortassier, pêcheur basé à Agde, tentait toutefois de faire preuve d'optimisme, mais réclamait de la part du gouvernement des éclaircissements: "si le délai de 18 mois, c'est pour se référer à des études scientifiques (sur le niveau des ressources en thon en Méditerranée), alors ça me donne un peu d'espoir", a-t-il dit.

Un document de l'Ifremer
Car les pêcheurs en sont persuadés: la ressource est là. Pour preuve, ils se réfèrent à un document de l'Ifremer, l'Institut français de la recherche pour l'exploitation de la mer, qui a survolé l'an dernier le golfe du Lion afin d'observer les bancs de thons.

"Et les observations de l'Ifremer montrent bien qu'il y a du thon", dit Bertrand Wendling, le directeur général de la Sathoan, une organisation qui représente les intérêts de 11 thoniers sétois. La Sathoan a réaffirmé mercredi son opposition à l'inscription du thon rouge à l'annexe 1 de la Convention de l'ONU sur le trafic des espèces menacées, synonyme d'interdiction du commerce international.

Une décision sage
Cette abondance de thon qu'ils évoquent, les pêcheurs espèrent bien qu'elle sera confirmée par des études sur les niveaux de stock menées sous l'égide de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT).

Cette commission chargée de la gestion du thon rouge au niveau mondial doit se réunir en novembre à Paris, a expliquéle député-maire UMP d'Agde, Gilles d'Ettore, ancien rapporteur de la pêche à l'Assemblée nationale.

Le délai de 18 mois laisse donc aux scientifiques le temps de publier le résultat de leurs études, a noté le parlementaire, pour lequel la décision de la France est donc "sage".

Car aujourd'hui, déplore-t-il, "on est infoutu de dire aux pêcheurs" le niveau réel des réserves de thon.

Attendre l'avis des scientifiques
Le ministre de la pêche a rappelé que la position française était assortie de "garanties" et de "conditions" pour les pêcheurs.

Il s'agit d'attendre 18 mois et notamment "l'évaluation scientifique" du stock de thon rouge qui sera connue en octobre 2010, de pouvoir "maintenir la pêche côtière" (10% des quotas de pêche mais très pourvoyeuse d'emploi et d'activité), et d'obtenir un "accompagnement financier de la Commission européenne pour tous les pêcheurs-senneurs qui seraient obligés de renoncer à leur activité".

Si les scientifiques nous disent, en octobre 2010, "le thon rouge a une ressource suffisante, le stock de poisson s'est renouvelé, et nous n'avons pas d'inquiétudes sur la garantie de ressource en thon rouge", il faudra en tirer toutes les conséquences sur les décisions que nous aurons à prendre".

"Il n'y a pas de raison d'interdire la pêche si la ressource est disponible mais c'est aux scientifiques de nous le dire", a précisé Bruno Le Maire ajoutant que l'avis scientifique donnera une "légitimité à la décision".
U.S.A : Le premier circuit intégré photovoltaïque
source :Enerzine.com
Des scientifiques de l'Université de Pennsylvanie ont créé le premier circuit intégré capable de s'auto-alimenter à condition d'avoir été exposé aux rayons du soleil. Ce circuit photovoltaïque pourrait à terme alimenter une nouvelle gamme d'appareils électroniques grand public ou même modéliser le cerveau humain !
"Cette technologie a le potentiel de créer une nouvelle génération d'appareils optiques et électroniques", a déclaré Dawn Bonnell, un chercheur de l'Université de Pennsylvanie et co-auteur d'une récente étude sur les nanotechnologies : "l'écran tactile de votre ordinateur pourrait à la fois être le chargeur électrique et la puce électronique".
Pour le moment, le circuit ne peut délivrer que des quantités infimes de charge électrique, mais le chiffre pourrait progresser rapidement.
"Nous espérons obtenir 1 ampère (1 volt) avec un échantillon d'une longueur de 25 mm et d'un diamètre équivalent à celui d'un cheveu humain" a précisé D. Bonnell.
Ces circuits photovoltaïques pourraient dans le futur alimenter de minuscules composants robotiques ou exécuter sur des ordinateurs, des calculs à la vitesse de la lumière. Ces circuits pourraient même être utilisés afin de modéliser le cerveau, formant ainsi un réseau de neurones artificiels.
Les ordinateurs traitent les données grâce à un codage représenté par un "0" ou un "1". Ces circuits photovoltaïques pourraient stocker les données sur 1, 2, 3 ou 4 états en utilisant la lumière à la place des électrons. A chaque numéro correspondrait une certaine longueur d'onde de la lumière ou de couleur - rouge, vert, bleu et jaune - par exemple.
ANGLETERRE : Des scooters à pile à combustible testés à Londres ?
source :Enerzine.com
Intelligent Energy et Suzuki Motor ont dévoilé jeudi à l'hôtel de ville de Londres, le scooter Suzuki Burgman fonctionnant grâce à une pile à combustible.
Présenté pour la première fois au salon de l'automobile de Tokyo 2009, le scooter "Burgman Fuel Cell" spécialement adapté à la vie citadine, s'appui sur le succès du modèle précédent "Crosscage" également à pile à combustible et dévoilé en 2007.
Le nouveau scooter est équipé avec la toute dernière version des systèmes à pile à combustible refroidis par air et alimentés par un cylindre d'hydrogène qui peut être rechargé en quelques minutes, offrant une autonomie de 350 km, comparable à celle d'un scooter Burgman classique.
« Je suis très enthousiasmé par le scooter Burgman Fuel Cell. C'est un produit fantastique qui montre comment nous pouvons combattre le changement climatique sans devoir tous s’éclairer à la bougie. Ce scooter, qui ne produit rien d'autre que de l'eau, est un triomphe de l'ingéniosité humaine. J'espère que les londoniens abandonneront leur scooter du 20ème siècle et en achèteront un conçu pour le 21ème siècle » a déclaré le député-maire de Londres, Kit Malthouse.
"Nos deux sociétés communiqueront prochainement des détails sur les premiers essais sur route des scooters Burgman Fuel Cell, qui débuteront au Royaume-Uni en cours d’année" a déclaré Henri Winand, directeur général d'Intelligent Energy.

Les premiers essais sur route seront effectués normalement à Loughborough. Puis, ils seront étendus dans des zones urbaines comme Londres, où les véhicules "zéro émission" présentent un potentiel bien plus important.
Le 09/02/10
FRANCE : les pesticides, principaux obstacles à la biodiversité
source :Futura-sciences/photo : © Phil Champion CC by-sa
près dix ans de lutte contre les pesticides en Europe, ils restent le principal obstacle à la biodiversité des milieux agricoles. C’est la conclusion de neuf universités européennes sur l’impact de l’agriculture intensive sur les espèces sauvages.
50% des plantes sauvages et un tiers des oiseaux nicheurs et des carabes (des coléoptères prédateurs) ont disparu avec le doublement de la production agricole.

Le groupe d’écologie des plantes et de conservation de la nature de l’université néerlandaise de Wageningen, en association avec huit autres universités européennes, fait ce triste constat. Après l'analyse de l’impact de l’agriculture intensive sur la biodiversité des milieux agricoles de l’Union européenne et sur les potentialités de la lutte biologique, leur conclusion est sans appel.

Plus précisément, parmi tous les facteurs étudiés (uniformisation des paysages, disparition des milieux incultes…), ce sont les insecticides et les fongicides qui se révèlent être les principaux fautifs.

Autre conséquence de ces pesticides, les capacités de lutte biologique, qui permettraient de se passer en partie de ces produits phytosanitaires, sont amoindries. Si les insectes, les oiseaux, les reptiles sont impactés par ces substances, leur rôle d’auxiliaires des cultures est mécaniquement amoindri.

Malgré une meilleure situation en zone d’agriculture biologique, les effets positifs sont limités car les auxiliaires exploitent souvent un large territoire.

Si l’Europe souhaite restaurer la biodiversité de ses campagnes et utiliser la lutte biologique, elle devra réduire très fortement l’usage des pesticides sur de grandes zones à l’échelle du continent.
ALLEMAGNE : Salon CeBIT 2010 : économiser de l'énergie grâce aux "Smart Meter"
source :bulletins-electroniques
Des scientifiques de l'Institut Fraunhofer de logiciels d'expérimentations en ingénierie sont convaincus qu'une meilleure utilisation des technologies de l'information et de la communication permettrait d'économiser de l'énergie.
Pour cela, les consommateurs doivent être informés en temps réel sur leur consommation d'énergie et pouvoir agir en conséquence sur leurs appareils de chez eux, mais également à distance.
Un tel contrôle de sa consommation se fera grâce à de nouveaux compteurs d'électricité plus intelligents, appelés "Smart Meter" [1]. Le salon international des technologies de l'information CeBIT 2010 [2], qui aura lieu du 2 au 6 mars 2010 à Hanovre, sera l'occasion pour les professionnels de convaincre l'opinion publique de l'utilité des compteurs intelligents, de présenter leur fonctionnement pratique et leurs méthodes d'installation.
Les performances actuelles des batteries ne permettent pas de stocker l'énergie avec un rendement efficace. Ainsi un consommateur qui allume un appareil électrique à un instant donné entraîne instantanément l'augmentation de la production d'une centrale électrique quelque part en France ou à l'étranger. De plus, grâce à l'émergence des énergies renouvelables, le consommateur peut aujourd'hui équiper son foyer de véritables centrales énergétiques.
Il devient ainsi acteur du réseau. Dans ce cadre, les "Smart Meter" ont pour tâche de calculer en temps réel la différence entre l'énergie consommée et l'énergie produite. Le surplus d'énergie, s'il existe, peut être vendu et redistribué intelligemment sur le réseau. Le déficit en énergie doit ensuite être acheté sur le marché de l'électricité à court terme. Le logiciel interne aux "Smart Meter" propose un affichage en continu des prix de l'électricité et permet ainsi à l'utilisateur d'optimiser sa consommation, lisser la production des centrales et finalement réduire l'impact environnemental des centrales électriques.