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Le : 30/06/10
Eco-matériaux et développement durable : l'ESITC de Caen propose un nouveau Mastère
Src :bulletins-electroniques.com
Grande école d'ingénieurs, l'Ecole Supérieure d'Ingénieurs des Travaux de la Construction de Caen (ESITC Caen) dispense un enseignement qui est à la pointe dans les domaines des éco-matériaux et du développement durable. Un nouveau Mastère Spécialisé en Eco-Matériaux et Développement Durable y sera dispensé à la rentrée prochaine de septembre 2010 afin de répondre aux besoins croissants des entreprises du secteur.
Cette formation s'appuira notamment sur les travaux du Laboratoire de recherche sur les matériaux et la construction de cette école, laboratoire réputé qui vient d'être retenu dans le cadre de SETARMS, un projet de recherche européen franco-britannique, et de BTONLIN, le projet collaboratif de valorisation du lin dans les matériaux de construction, récemment labellisé par le Pôle Génie Civil et Ecoconstruction (PGCE), basé à Nantes. Précisons que ce laboratoire met aussi son expertise au service des grandes entreprises du BTP comme des PME régionales.
A l'issue de cette formation bac+6, les diplômés pourront se positionner comme des référents au niveau national et international pour mettre en oeuvre la démarche du développement durable pour la constuction dans tous les secteurs du bâtiment et des travaux publics. Ils seront également capables de participer à la conception de nouveaux bâtiments économes en énergie et à faible impact environnemental, ainsi qu'à l'élaboration de matériaux de construction alternatifs et innovants.
Véhicules électriques : ouverture d'un Mastère Spécialisé au sein de ParisTech
Src :bulletins-electroniques.com
Quatre écoles d'ingénieurs de ParisTech (Arts et Métiers ParisTech, ENSTA ParisTech, Mines ParisTech, Ecole des Ponts ParisTech) ont décidé de créer un Mastère Spécialisé "Ingénierie des Véhicules
Faisant écho à une volonté générale des industriels et des pouvoirs publics de promouvoir des mobilités plus soucieuse de l'environnement et moins énergivores, quatre écoles d'ingénieurs de ParisTech (Arts et Métiers ParisTech, ENSTA ParisTech, Mines ParisTech, Ecole des Ponts ParisTech) ont décidé de créer un Mastère Spécialisé "Ingénierie des Véhicules Electriques", en partenariat avec Renaut et avec le soutien du groupe EDF et de groupements professionnels de l'automobile. Il s'agit là d'une "première" en France.
Ce Mastère propose l'acquisition de compétences professionnelles étendues, allant de la connaissance des marchés associés à la mutation vers une électrification des véhicules autonomes, à la réalisation d'essais techniques, en passant par le recueil de données scientifiques, la sélection des informations techniques nécessaire à la définition d'un nouveau produit, la réalisation d'études de conception, mais également de production et/ou de construction.
D'octobre à fin décembre, un troc commun sera dispensé à Paris, au sein des quatre établissements de ParisTech. Deux options seront alors proposées de janvier à fin mars :
- Maîtrise de l'énergie des véhicules électriques : du réseau de distribution à la roue (option suivie aux Arts et Métiers ParisTech, centre Lille)
- Architecture et conception des véhicules électriques (option suivie à l'ENSTA ParisTech)
Global EcoPower : 1ère serre photovoltaïque en Provence
Src :Global EcoPower
Global EcoPower a obtenu sa première autorisation devenue définitive pour la construction de deux serres agricoles avec toiture photovoltaïque, d'une capacité totale installée de 1,89 MWc, située sur la commune de Salon-de-Provence en France.
Ce projet consiste en la rénovation de serres existantes représentant une surface de 15 000 m² sur un site possédant une excellente irradiation solaire pour une production annuelle de 2 450 MWh , ce chiffre intégrant la totalité des pertes engendrées sur la centrale, soit un ratio performance d'environ 80% (hors perte d'orientation).
Les toitures des serres seront partiellement équipées de plus de 6 000 modules de type bi-verre en silicium cristallin. Le choix technique consiste à ne pas couvrir l'intégralité de la toiture afin de laisser passer la lumière et ainsi permettre une exploitation pérenne du sol par l'agriculteur.
Global EcoPower prévoit le démarrage de cette construction au quatrième trimestre 2010 et la mise en service pour début 2011. Un pilote de 112 m², préalablement fabriqué en Hollande, est en cours d'installation sur le site. Il servira de vitrine aux autres réalisations du groupe.
Les différentes phases de développement du projet, couvrant tous les aspects juridiques, techniques et environnementaux, ont été entièrement réalisées par le groupe Global EcoPower. Ce premier projet, qui bénéficiera d'un tarif de rachat de 42c€/kWh, est destiné à la vente, Global EcoPower conservant l'exploitation de la centrale pendant les 20 années du contrat de rachat de l'électricité par EDF.
Cette centrale fournira de l'électricité pour 1077 habitants et permettra d'économiser 245 tonnes de CO² par an.
Le : 29/06/10
Britannia : un monstre de turbine éolienne de 10 MW
Src :Enerzine.fr
Surnommée Britannia, une turbine éolienne offshore de 10 MW, d'une hauteur de plus de 150 mètres et d'un diamètre de 145 mètres est en cours de construction à Blyth, une ville située dans le comté de Northumberland, au nord de l'Angleterre.
Le Britannia qui comprend 3 pales de plus de 30 tonnes chacune devrait faire son apparition dans les eaux britanniques au cours des deux prochaines années.
Pour Mr Grainger, le responsable du projet chez Clipper Windpower Marine, cette machine de 10 mégawatts marque le début d'une tendance croissante dans l'industrie éolienne. "Il n'y a pas de contrainte technique à dépasser des limites de taille. Vous devez simplement apporter certaines modifications. Pour obtenir des pâles plus robustes, par exemple, vous devez intégrer plus de carbone, mais nous sommes encore loin du 100% carbone."
Cependant, l'usure du métal causée par le stress imposé par la rotation des pales demeure l'un des plus grands problèmes d'ingénierie que devra résoudre l'équipe du Britannia.
Clipper Windpower marine va engloutir 44 millions de livres pour pouvoir fabriquer cette turbine, en y intégrant également le coût de l'usine de Newcastle en charge de concevoir les pales géantes. Le projet va recevoir également un financement de 5 millions de livres de l'agence régionale de développement.
Un autre projet d'éolienne offshore d'envergure (10 MW) a été initié par la Norvège en février dernier. Il s'agit là d'un concept d'éolienne flottante développé par la société Sway.
Les variations du Soleil sous l'oeil de Picard
Src : Sciencesetavenit.fr / photo : CNES
Un petit satellite du Cnes consacré à l’étude du Soleil a été lancé la semaine dernière.
La mission Picard doit en particulier permettre de mieux connaître le lien entre les variations de l'activité solaire et le climat terrestre.
C’est à un astronome français du XVIIème siècle, Jean Picard, que la mission d’étude du Soleil du Centre national d’études spatiales (Cnes) doit son nom. Et pour cause: Jean Picard fut un des premiers à prendre des mesures précises du diamètre du Soleil, observant dès 1645 un changement important. Le Soleil entre alors dans une phase de faible activité, connue désormais sous le nom de minimum de Maunder (qui dura de 1645 à 1715).

Pendant cette période, la Terre connait une phase de refroidissement baptisée le petit âge glaciaire. Depuis, le lien entre le diamètre du Soleil, son activité soumise à des cycles, et les variations du climat terrestre est l’objet de nombreuses hypothèses.
La mission Picard doit contribuer à mieux comprendre ce lien. Le petit satellite conçu au Cnes a été lancé ce mardi 15 juin à 16h42 (heure de Paris) par un lanceur russo-ukrainien Dnepr depuis le cosmodrome de Yasny, au sud de la Russie.
Très grande stabilité
Le satellite, qui ne pèse que 150 kg, va se positionner en orbite héliosynchrone à 725 km d’altitude. Il est conçu pour mesurer plusieurs paramètres du Soleil: son diamètre, sa vitesse de rotation, le nombre de taches en surface, sa forme… afin de pouvoir établir des relations entre ces différents éléments

Picard emporte trois instruments : le radiomètre SOVAP (SOlar VAriability PICARD) qui doit mesurer l’irradiance totale de l’étoile ; trois photomètres groupés (PREMOS) qui doivent notamment étudier les oscillations du Soleil ; et enfin SODISM (SOlar Diameter Imager and Surface Mapper) chargé de mesurer le diamètre solaire.

Pour obtenir des mesures très précises, le satellite bénéficie d’une très grande stabilité de pointage, expliquent le responsable de la mission et le chef de projet au Cnes, Jean-Yves Prado et François Buisson. L’instrument doit toujours être pointé au centre et rester stable pendant le temps de pause qui est de plusieurs secondes, afin que les images puissent ensuite être superposées pixel par pixel pour la comparaison.

Lent redémarrage solaire
La mission Picard doit durer deux ans mais le Cnes espère qu’elle se prolongera au moins trois ans. Elle devait initialement démarrer entre 2003 et 2005, afin de profiter du début d’un nouveau cycle solaire. Mais elle a été repoussée pour des raisons budgétaires. Par chance, le Soleil a lui aussi pris du retard et Picard se trouve donc quand même dans une phase de redémarrage de l’activité solaire.
La mission Prisma-FFIORD
Une autre mission était lancée en même temps que Picard. La mission suédoise Prisma est associée à FFIORD conçue par le Cnes. Prisma contient deux satellites, Mango et Tango, qui serviront à tester le vol en formation et les manœuvres de rendez-vous orbital. Des techniques qui pourraient être appliquées aux satellites d’observations pour coupler leurs fonctions. L’expérience FFIORD, embarquée sur Prisma, va tester des technologies de contrôle et de navigation spatiale de haute précision
L'hydroélectricité promet d'être durable
Src :Futura-sciences.com
Comment concilier la multiplication des barrages, première énergie renouvelable en France et appelée à croître encore, avec la protection de l'environnement, souvent mise à mal par l'exploitation des cours d'eau ?
Après deux ans de négociations, parfois âpres, une convention vient d'être signée par tous les acteurs, des élus aux pêcheurs en passant par les fournisseurs d'électricité et les associations.

Le ministre d'Etat à l'Ecologie, à l'Energie, au Développement Durable et à la Mer, Jean-Louis Borloo, a signé mercredi 23 juin une convention d'engagements pour le développement d'une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques. Le document a été conclu avec les élus locaux, les producteurs d'hydroélectricité, les pêcheurs et les associations de protection de l'environnement.

La convention matérialise les engagements pris par les différents acteurs du Grenelle de l'Environnement autour de la nécessité de développer une hydroélectricité dite à haute qualité environnementale. Elle est le fruit d'une concertation entre les producteurs de ce mode d'énergie renouvelable, les ONG de protection des milieux aquatiques et les usagers que sont les pêcheurs. Rappelons que l'hydroélectricité est une énergie électrique obtenue par conversion de l'énergie hydraulique produite par les différents flux d'eau.
Energies renouvelables : une part prévue de 23% en 2020
Désormais signé, le document crée un socle commun pour aider à concilier au mieux les ambitions, parfois contradictoires, fixées par le Gouvernement en matière écologique. Ce dernier souhaite qu'à l'horizon 2020 les énergies renouvelables, dont l'hydroélectricité, représentent 23% de la production nationale mais aussi que les masses d'eau soient à 66% en bon état écologique en 2015. Il a également instauré une réglementation afin de favoriser la circulation des espèces animales et végétales aquatiques.
Pour tenter de résoudre l'équation, la convention prévoit, entre autres, la mise en place d'un plan d'effacement des ouvrages hydrauliques en déshérence et le renforcement de la recherche relative à la connaissance des espèces et aux impacts de ces ouvrages sur la qualité de l'eau et de son milieu. Elle annonce également un effort de mise aux normes des installations existantes.
Un comité de suivi sera constitué en septembre prochain afin de coordonner l'action des différents acteurs et de développer une culture commune
Le : 28/06/10
Le trou d'ozone préserve la couche de glace de l'Antarctique
Src :bulletins-electroniques.com
La situation est paradoxale : dans le contexte d'un réchauffement climatique global, la quantité de glace sur les rives de l'Antarctique augmente.
Cela s'explique par l'influence du trou d'ozone situé à proximité du Pôle Sud, a indiqué Alexandre Klepikov, de l'Institut de recherche arctique et antarctique, lors de la conférence "Etudes marines des régions polaires terrestres durant l'Année polaire internationale".
"En 30 ans d'observations, ce qui ressort des données satellitaires, c'est une augmentation des glaces de plus de 4% dans l'Océan austral qui entoure l'Antarctique, a noté Alexandre Klepikov. Dans le même temps, la quantité de glace dérivante n'a cessé de baisser au Pôle Nord: en 2007-2008 a été fixé le minimum historique de glace arctique de toute l'histoire des observations. Alors même que l'on enregistrait au Pôle Sud des processus contraires.
Selon ce chercheur, l'augmentation de la quantité de glace n'a pas été la même dans toutes les régions du littoral antarctique, la progression la plus importante de la surface de glace ayant été observée dans la mer de Ross, dans la partie occidentale du secteur Pacifique de l'Antarctique. Dans le même temps, on a observé dans la région de la mer de Bellingshausen une tendance opposée: une baisse de la surface de la couverture glaciaire.
Ce scientifique russe a cité une étude menée par des chercheurs britanniques qui, à l'aide de simulations mathématiques et d'une analyse des données météorologiques, ont montré qu'une tendance à l'augmentation de la glace pouvait être liée à ce que l'on appelle l'anomalie ozonale dans la région du Pôle Sud. La baisse de la concentration d'ozone au-dessus du Pôle Sud conduit à un refroidissement des couches supérieures de l'atmosphère et, au final, à un renforcement du tourbillon circumpolaire - les vents soufflant le long du littoral de l'Antarctique. Ces vents protègent l'Antarctique de l'action de l'air environnant, plus chaud.
C'est ce mécanisme, selon Alexandre Klepikov, qui explique en partie la destruction anormalement rapide du glacier Larsen, sur le plateau continental: les vents, qui se sont renforcés, ont pu franchir les sommets de la péninsule antarctique et apporter au final, de l'air chaud à ce glacier.
Aérowatt accélère sont développement dans le solaire
Src :Aerowatt
Aérowatt, a annoncé une accélération de son plan de développement dans le photovoltaïque visant à faire passer la puissance totale installée de 6,5 MWc à près de 23 MWc au cours des 18 prochains mois.
Après l'inauguration récente de la centrale d'Orange (Vaucluse), d'une puissance de 2,2 MWc, Aérowatt poursuit son programme d'installation de centrales photovoltaïques, en privilégiant l'intégration au bâti. Toutes ces centrales ont vocation à être détenues majoritairement par Aérowatt.

En France Métropolitaine, les centrales installées sur des quais de messagerie à Andrézieux-Bouthéon (Loire), Bourges (Cher) et Chaponnay (Rhône), d'une puissance cumulée de 2,2 MWc, viennent d'être mises en service conformément au calendrier prévu.
Plusieurs autres projets d'envergure sont en conception très avancée pour des constructions programmées à partir du second semestre 2010 et des mises en service en 2011. La puissance cumulée de ces centrales, principalement situées autour du bassin méditerranéen (Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse), atteindra 5,6 MWc.
En Outre-Mer, où Aérowatt dispose déjà de 5,8 MWc en exploitation, le parc installé devrait plus que doubler au cours des prochains mois. Outre 3,3 MWc en construction dans le cadre du programme Solar Energies (principalement en Guyane, Guadeloupe et à La Réunion), Aérowatt prépare actuellement l'installation d'une centrale photovoltaïque au sol de 3 MWc au sein de son parc éolien de La Perrière (La Réunion).

Une nouvelle centrale solaire au sol de 12 MWc en 2012. Par ailleurs, Aérowatt a remporté un très important appel à candidature pour la construction d'une centrale au sol d'environ 12 MWc sur la commune de Dio et Valquières (Hérault). Aérowatt a été retenu au terme d'une sélection qui a duré plusieurs mois et réunie les principaux acteurs de la filière.
Le réalisateur de «Titanic» vole au secours de BP
Src :Lefigaro.fr
James Cameron a remis un rapport contenant des mesures susceptibles d'améliorer le pompage du puits de pétrole à l'origine de la marée noire.
Un metteur en scène mondialement connu et 28 experts internationaux. Le casting a fait sourire aux États-Unis où les détracteurs de James Cameron ont annoncé que Leonardo DiCaprio allait sauver BP. Pourtant, c'est bien le réalisateur du film Titanic qui a remis la semaine dernière à l'Administration américaine et au président Obama un rapport d'analyse des solutions mises en place par le groupe BP pour pomper le pétrole à l'origine de la gigantesque marée noire qui touche le golfe du Mexique depuis l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon le 20 avril dernier.

Les opérations de pompage mises en place par le groupe britannique depuis le début du mois de juin ne permettent pas de récolter la totalité du pétrole qui s'échappe du puits. Le rapport, dont Le Figaro s'est procuré une copie, indique pourtant que «BP a mis en place des moyens suffisants pour faire face au problème», que «les décisions prises heure après heure après l'incident sont bonnes pour la plupart» mais que «davantage doit encore être fait».
Le groupe d'experts, composé de militaires, de membres de l'Administration américaine, de cadres de l'industrie pétrolières, de météorologues ainsi que de garde-côtes, s'inquiète notamment des capacités de pompage des installations mises en place ainsi que de leur capacité d'adaptation aux cyclones qui ne vont pas manquer de se développer sur la zone dans les prochaines semaines.

Relancer l'opération «Top Kill»
Le rapport préconise ainsi «trois solutions de moyen terme». Il est proposé d'ajouter 8 colonnes de pompage du gisement de pétrole aux trois qui ont été mises en place par le groupe pétrolier. Il s'agirait d'exploiter des trous déjà percés dans le cadre de l'opération «Top Kill» de bouchage du puits qui s'était soldée fin mai par un échec. «Il serait possible de récupérer bien davantage de pétrole que ce qui est pompé actuellement», souligne le rapport. Les experts indiquent que les 11 trous augmenteraient sensiblement les capacités de pompage et limiteraient l'écoulement du pétrole dans l'océan.

Le navire sur place depuis le début du mois permet en effet de récupérer 15.000 barils par jour et un deuxième navire branché la semaine dernière sur la tête de puits endommagée devrait permettre à terme de pomper 20.000 à 28.000 barils par jour. Insuffisant, alors que 60.000 barils s'écoulent quotidiennement dans l'océan.

La deuxième recommandation est de substituer le système actuel de pompage doté de valves placées en profondeur par un système doté de valves en surface. Cet équipement permettrait de stopper plus rapidement le pompage en cas d'arrivée d'un cyclone.
Les experts recommandent également que l'adhésion du chapeau de récupération branché sur la tête de puits soit renforcée. Selon eux, il faudrait envoyer de «l'époxy», des «crochets» et du «ciment» dans le chapeau, les phénomènes de pression et d'aspiration à cette profondeur (1500 mètres) se chargeant alors de faire prendre cette sorte de pâte.

La troisième recommandation est de relancer l'opération «Top Kill» de renflouement du puits pour le boucher. Les experts proposent qu'un second tuyau soit introduit dans le puits, au côté de celui qui pompe le pétrole, et que ce deuxième «pipe» envoie une boue très lourde pour faire bouchon.
Selon eux, l'envoi de la boue associée à la pression du pompage pourrait, cette fois-ci, être couronné de succès.

Le rapport annonce enfin qu'il fera des propositions pour que «de telles menaces sur l'environnement soient traitées avec davantage d'efficacité à l'avenir».
Selon nos informations, l'utilisation d'explosifs susceptibles d'entraîner un éboulement et de boucher le puits a été étudiée et pourrait être proposée comme protocole d'action en cas de «nouveau 11 Septembre écologique».
Le : 25/06/10
Wärtsilä installe une pile à combustible sur un cargo
Src :Enerzine.fr
Wärtsilä Corporation a installé une unité de pile à combustible (FC20) à bord d'un cargo transporteur de voitures le « Undine » appartenant à la compagnie suédoise Wallenius Lines et géré par Wallenius Marine.
Ce générateur d'énergie qui développe une puissance de 20 kW est le premier du genre au monde à équiper un navire de cet acabit, et à alimenter un moteur auxiliaire. La pile à combustible de type oxyde solide (ou SOFC selon l'acronyme anglais de Solid oxide fuel cells) peut être alimentée soit avec du méthanol, soit à partir du gaz naturel ou de matières premières renouvelables comme la biomasse gazéifiée.
La mise en place de cette unité de pile à combustible WFC20 à bord est le résultat d'un projet commun entrepris par le consortium METHAPU international.
L'objectif principal du projet METHAPU a été de valider et de démontrer la faisabilité de cette nouvelle technologie associée au transport maritime mondial et ceci afin de réduire leur impact sur l'environnement. Par ailleurs, un autre objectif majeur était d'établir les règles internationales nécessaires pour l'utilisation de méthanol comme combustible marin à bord des navires commerciaux.
Le « Undine », équipé de l'unité WFC20, est parti du port allemand de Bremerhaven en mai. De là, il s'est dirigé vers les États-Unis, via la Suède et le Royaume-Uni. Le processus de validation effectué en mer fournira des informations précieuses pour le développement futur de cette technologie appliquée au milieu maritime.
Le projet est financé à hauteur de 1 million d'euros par l'Union européenne et fait partie du 6ème Programme Cadre de Recherche et Développement FP6 – 6ième PCRD (2000-2006).
Du photovoltaïque dans des tuiles traditionnelles !
Src :ensavoir+
La société italienne Tegolasolare a développé des carreaux d'argile rouge qui ressemblent à des tuiles en terre cuite traditionnelle, mais à cela près qu'ils y ont incorporé des modules photovoltaïques.
Les récents progrès dans les technologies du photovoltaïque restent encourageants pour les fabricants, distributeurs et installateurs qui trouvent là de nouveaux moyens de mieux intégrer des panneaux solaires sur les toits. Tegolasolare pense ainsi qu'installer des panneaux solaires dans les tuiles traditionnelles pourraient bien résoudre le problème d'insertions d'éléments modernes dans l'architecture traditionnelle.
En éliminant les structures extérieures visuellement gênantes, le résultat garanti est une intégration parfaite de l’installation photovoltaïque à la toiture du bâtiment. Une solution simple et innovante, à adopter pour tout type de toit, même pour ceux qui doivent être conformes aux normes et aux réglementations sur les bâtiments des centres villes historiques.
Le principe de base avec lequel on réalise une « Tegolasolare » est celui d'une tuile, aussi bien dans la forme que dans le matériau. Un panneau photovoltaïque formé de quatre cellules est inséré sur la tuile en pâte céramique. En raccordant chaque panneau au suivant, on crée un vrai centrale photovoltaïque qui peut couvrir toute la dimension du toit et atteindre l’extension maximum désirée.
Selon la société, la « Tegolasolare » est montée comme une tuile ordinaire, garantissant une couverture très stable. Elle estime qu'un toit de 40 m² recouvert de ces tuiles sera en mesure de produire environ 3 Kw de puissance. Le toit revêtu de ce type de tuile permet le remplacement d'un ou de plusieurs panneaux endommagés, l'adaptation dans le temps avec des panneaux technologiquement plus avancés, une bonne modularité et un faible impact visuel.
Lors de la construction ou de la rénovation du toit, il faudra prévoir par contre une canalisation appropriée pour faire passer les câbles de connexion entre panneaux et de panneaux à onduleur ou tableau d’interface.
Voici les principales caractéristiques techniques de Tegolasolare :
• Format de la tuile : 46x46 cm ;
• Format du panneau photovoltaïque (silicium monocristallin) : 29x29 cm ;
• 7 tuiles par m2 ;
• Puissance de 11 Wp par Tegolasolare ;
• Poids 6 kg

Principales caractéristiques techniques du panneau photovoltaïque :
• Puissance photovoltaïque 11 watts
• Poids environ 1000 g
• Données électriques : 1 volt-10 amp
Des bouses de vache pour alimenter des datacenters ?
Src :Maxisciences.fr
HP Labs, la division de recherche du géant HP, estime que les exploitations agricoles peuvent permettre de réduire le coût énergétique des datacenters, très gourmands en électricité.
Partant du constat qu’une ferme et ses vaches peuvent produire de grandes quantités de méthane, les chercheurs se sont interrogés sur les possibilités de capturer et stocker cette production colatérale des exploitations agricoles…pour alimenter des générateurs électriques.

Le potentiel de production de méthane que présentent les bouses de vaches n’a donc pas échappé aux chercheurs du Sustainable IT Lab de HP. Parce que le méthane est l’un des éléments clés pour produire du biogaz, biogaz qui lui même peut être utilisé pour chauffer, refroidir, ou produire de l’électricité, ils exposent dans une étude l’intérêt que pourraient avoir les datacenters à se rapprocher de ressources rurales aux qualités encore insoupçonnées.
Pour preuve, selon l’étude, ce processus permettrait d’alimenter sans problèmes un datacenter d’1 MW qui a besoin annuellement de 9.6 GWh. Reste à HP Labs à passer à la seconde phase du projet, celle de la faisabilité économique et financière, qui devrait être interrogée dans un futur proche.
L’intégralité de l’étude est disponible en PDF à cette adresse : http://www.hpl.hp.com/
Le :24/06/10
AES Solaire inaugure la centrale solaire de Sault
Src :Enerzine.fr
AES Solaire France vient d'inaugurer sa centrale solaire photovoltaïque au sol d'une puissance de 1,2 MWc à Sault (Vaucluse), bâtie sur un ancien site militaire..........
Destiné, à partir du milieu des années 1960 et jusqu'à son démantèlement à la fin des années 1990, au lancement de missiles nucléaires.
La centrale solaire photovoltaïque a débuté son exploitation commerciale en décembre 2009 et produit aujourd'hui l'équivalent des besoins en électricité d'environ 600 foyers. L'électricité est vendue à Electricité de France (EDF) dans le cadre d'un contrat de vente sur vingt ans.
« nous sommes heureux que cet ancien site militaire ait été reconverti en un projet de production d'énergies renouvelables ». a déclaré le Maire de Sault, M. André Faraud.
La centrale solaire a été financée par le Crédit Coopératif et construite par le biais d'un contrat « clés en main » par GES Global Energy Services.
« Il s'agit de notre première centrale solaire photovoltaïque en exploitation en France, qui représente un marché important pour AES Solar. Nous souhaitons également développer et exploiter d'autres projets en France » a indiqué pour sa part Kristen Panerali, Directeur Général de AES Solaire France.

Dans les années 1960, le gouvernement de Charles de Gaulle choisit la région autour de Sault (Plateau d'Albion) pour en faire un complexe militaire de lancement de missiles nucléaires destiné à renforcer la force de défense de l'Armée française.
Le dispositif est composé de :
- 18 Zones de Lancement (ZL),
- 2 Postes de Conduite de Tir (PCT),
- 1 base militaire de supervision (base aérienne 200 Apt - St Christol).
La centrale de Sault est située sur l'ancienne ZL 2-2.
La zone de lancement de Sault disposait d'importantes installations enterrées, dont principalement un silo cylindrique en acier et béton d'environ 30 mètres de profondeur, destiné à stocker le missile nucléaire et recouverte d'une dalle de 9 mètres d'épaisseur. En 1996, le Président Jacques Chirac a décidé d'arrêter toute activité militaire sur le Plateau d'Albion. Les travaux de démantèlement ont duré 2 ans, de 1997 à 1999. Ces anciens sites militaires ont ensuite été vendus et reconvertis pour d'autres usages.
Lors du démantèlement, l'ensemble des installations militaires ont été retirées du site de Sault et le silo enterré a été comblé de graviers.
Le bâtiment extérieur original a été conservé et adapté aux besoins liés à l'exploitation de la centrale solaire photovoltaïque actuellement en place. La clôture d'origine a également été conservée.

INFORMATIONS CLÉS
•Localisation : Sault, Vaucluse (84)
•Puissance : 1,2 MWc
•Surface du terrain : 5,5 hectares
•Surface occupée par la centrale solaire : 3 hectares
•Début des travaux : août 2009
•Début de production d'électricité : décembre 2009
•Production équivalente aux besoins en électricité de 600 foyers soit près de 3 000 kWh par an et par foyer (source ADEME)
•Emission de CO2 évitée sur la durée de vie de la centrale : 11 000 tonnes (source ADEME)
•Nombre de panneaux installés : 16 400
•Type de panneaux : First Solar (technologie couche mince)
•Kilomètres de câbles utilisés : 32 km
Marée noire : BP est une nouvelle fois mis en cause
Src :Nouvelobs.fr / AFPcredit photo: SIPA
Quelques jours avant l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, une fuite sur une pièce de sécurité a été volontairement ignorée, affirme un ancien employé.
Un témoignage évoque à présent une fuite sur la plate-forme Deepwater Horizon quelques jours avant son explosion, tandis que BP essaie de soulever d'autres responsabilités possibles dans la marée noire qui lui a jusqu'ici coûté 2 milliards de dollars a-t-on appris ce lundi 21 juin.
Un employé de la plate-forme, dont l'explosion fin avril a causé la mort de 11 personnes et causé la marée noire, a affirmé à la BBC, dans l'émission Panorama diffusée lundi, avoir été témoin d'une fuite sur une importante pièce de sécurité, et assuré que celle-ci n'avait pas été réparée, les opérateurs préférant se reposer sur une pièce de secours.

Poursuivi pour négligence
"Nous avons vu une fuite sur le bloc d'obturation, nous en avons informé la compagnie, ils ont une salle de contrôle depuis laquelle ils peuvent fermer ce bloc et en activer un autre de telle sorte qu'ils n'ont pas besoin d'arrêter la production", a rapporté Tyrone Benton, qui a décidé selon la BBC de poursuivre à la fois BP et le propriétaire de la plate-forme Transocean, pour négligence dans cette affaire.

La BBC cite dans ce reportage un expert en pétrole, le professeur Tad Patzek, qui estime qu'une telle situation est "inacceptable". "Si vous avez la moindre preuve que ce bloc d'obturation ne fonctionne pas correctement, il faut le réparer par tous les moyens possibles", assure-t-il.

BP a répondu au média que Transocean était responsable à la fois de la maintenance et du fonctionnement de cette pièce, mais n'était pas joignable lundi pour commenter cette affaire.

Tony Heyward fait scandale
Le groupe, qui a prévu de monter sur trois ans et demi un fonds de 20 milliards de dollars pour payer les frais de la marée noire, a indiqué lundi dans un communiqué que celle-ci lui avait déjà coûté 2 milliards de dollars en frais techniques et dédommagements divers.

Le Financial Times a également annoncé le même jour que le directeur général du groupe Tony Hayward irait cette semaine rencontrer et rassurer le président russe Dmitri Medvedev, qui s'est publiquement inquiété de la santé financière de BP la semaine dernière.

La compagnie ne l'a pas confirmé, se faisant très discrète sur les déplacements de son patron depuis que celui-ci a fait scandale samedi en assistant à une régate de voiliers de luxe à l'île de Wight, au sud de l'Angleterre.

Tout en maintenant le profil bas du coupable décidé à payer ce qu'il doit, BP commence à désigner les autres sociétés potentiellement impliquées dans la catastrophe, comme pour Transocean et le bloc d'obturation, ou pour Halliburton et la cimentation de la plate-forme.

Attaques entre associés
Une polémique l'oppose à présent à son associé à 25% dans Deepwater Horizon, l'américain Anadarko. Le PDG de celui-ci Jim Hackett, a estimé vendredi que "la tragédie (...) est le résultat direct des décisions et des actions imprudentes de BP", qui devrait ainsi assurer les dédommagements.

BP s'est dit "en fort désaccord" avec Anadarko, arguant pour sa part d'un accord selon lequel "les parties prenantes partageraient les coûts des opérations, y compris les coûts du nettoyage de toute fuite" du puits. "D'autres parties, autre que BP, pourraient être responsables pour les coûts, et nous nous attendons à ce qu'elles honorent leurs obligations" a menacé BP.

L'analyste Peter Hutton, de NCB, ne s'est pas étonné de la déclaration d'Anadarko : "avec 8 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2009, soit 3% de celui de BP, on pouvait s'attendre à ce qu'ils se défendent agressivement et leur communiqué est d'une sévérité typique" en la matière, a-t-il noté.
Solar Impulse : l'avion solaire prêt pour un vol de nuit !
Src :Futura-sciences.com
Profitant du beau temps qui s'annonce et surtout des nuits les plus courtes, l'équipe Solar Impulse prépare une grande première : un vol de plus de 24 heures au cours duquel les cellules solaires chargeront les batteries qui assureront l'alimentation électrique après le coucher du soleil.
Il ne manque plus qu'une bonne météo pour franchir une étape décisive dans la préparation du tour du monde en avion solaire électrique, objectif ultime du projet Solar Impulse de Bertrand Piccard, André Borschberg et toute l'équipe rassemblée autour d'eux.

L'immense et frêle HB-SIA (63,40 mètres d'envergure pour 1,6 tonne) a décollé pour la première fois le 3 décembre 2009, effectuant un saut de puce de 350 mètres de longueur au-dessus de la piste de l'aérodrome suisse de Dübendorf (près de Zürich). En avril 2010 (le 7 et le 22), aux mains du même pilote d'essai Markus Scherdel, l'engin a réalisé deux longs vols à partir de l'aérodrome de Payerne. Le 24 mai, un autre homme grimpait dans le cockpit, André Borschberg en personne, diplômé en management mais également pilote professionnel.

Jusque-là, le HB-SIA avait volé sur ses batteries chargées avant le décollage. Il reste un test à effectuer : faire voler l'avion grâce à l'énergie emmagasinée dans les batteries durant un long vol de jour par les 11.628 cellules photovoltaïques, recouvrant 200 mètres carrés sur l'extrados (la partie supérieure) des longues ailes.
L'avion devrait alors être capable d'aller jusqu'au bout de la nuit, quitte à perdre de l'altitude, pour reprendre ensuite la charge des batteries et s'éloigner de nouveau du sol au cours de la journée suivante. L'équipe a prévu un vol de 36 heures pour valider ce principe et réaliser ce qu'elle appelle un cycle complet : l'avion décolle le matin et atterrit le lendemain soir avec des batteries aussi chargées qu'au départ.
Un vol en direct sur Internet
Avant cela, il faudra réussir un premier vol d'environ 25 heures. Son programme est déjà établi. Après un décollage à 8 h 00 locale de l'aérodrome vaudois de Payerne, le HB-SIA devra grimper à 8.500 mètres d'altitude, ce qui lui prendra une dizaine d'heures (rappelons que les quatre moteurs électriques développent 10 chevaux chacun...). Il volera alors à seulement 40 km/h environ, en perdant régulièrement de l'altitude, le but est que l'avion se trouve encore à 1.500 mètres d'altitude à 9 h 00, le lendemain matin.
Effectué à la seule énergie solaire, ce premier vol nocturne serait une première dans l'histoire de l'aviation. « Il est possible que nous n'y arrivions pas du premier coup » a averti Bertrand Piccard. Le vol sera surveillé en permanence par l'équipe au sol, à commencer par l'astronaute suisse Claude Nicollier, responsable des essais, qui pourra choisir d'interrompre le vol si la charge des batteries paraît insuffisante pour atteindre l'aube.

La décision de ce vol sera prise en fonction des conditions météorologiques, donc peu de temps avant le départ. Le site Web de Solar Impulse ainsi, bien sûr, que Futura-Sciences rendront compte de l'événement qui pourra aussi être suivi sur Twitter et Facebook.
Le :23/06/10
Chasse baleinière: la difficile recherche d'un compromis
Src :Sciencesetavenir.fr / photo: Australian Customs Service/Sipa)
Pour sortir de l'affrontement entre pro et anti-chasse, un compromis sera discuté cette semaine par
la Commission baleinière internationale. Les négociations s'annoncent difficiles
Une semaine de dures négociations s’ouvre aujourd’hui à Agadir au Maroc, où se tient la réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI). Pour tenter de sortir de l’impasse, la CBI propose cette année un compromis, négocié depuis de longs mois, qui doit permettre à la commission de reprendre la main sur le contrôle de la chasse à la baleine.
Le moratoire de 1986 interdisant la chasse à la baleine est remis en cause par trois Etats, le Japon, la Norvège et plus récemment l’Islande, qui continuent la chasse baleinière. Ils ont demandé à plusieurs reprises la levée du moratoire. Le Japon est régulièrement accusé d’acheter les votes de petits Etats insulaires ou de pays en développement via des promesses d’aides.
Captures en hausse
Les trois pays baleiniers profitent de clauses dérogatoires dans le moratoire de 1986 qui leurs permettent de fixer eux-mêmes des quotas annuels de pêche qui ne sont pas soumis à l’approbation de la CBI. Résultat : le nombre de baleines tuées augmente depuis vingt ans. Il était d’environ 300 en 1990 contre 1.700 l’année dernière. Le Japon capture plus de 600 baleines par an depuis 1997. Utilisant une disposition dérogatoire au motif de recherches scientifiques, le Japon peut même légalement tuer des baleines dans le sanctuaire de l’océan Austral –une pratique dénoncée par l’Australie.
Le président Cristian Maquieira reconnait lui-même que la CBI ne peut plus correctement faire son travail de gestion de la chasse et de protection des baleines. D’où la volonté d’adopter un compromis pour les dix prochaines années qui permettrait de conserver le moratoire tout en autorisant une chasse sous le contrôle de la Commission.
Registres ADN
D’après ce compromis, les quotas seraient fixés par la commission, qui mandaterait également des observateurs sur les navires baleiniers et pratiqueraient des prélèvements d’ADN afin de constituer un registre des baleines tuées. Par ailleurs aucun autre pays ne serait autorisé à reprendre la chasse commerciale. D’après la CBI, cela permettrait de réduire de plus de 3.000 le nombre de baleines tuées dans les 10 prochaines années.
La pêche de subsistance autorisée pour quelques communautés (comme les Inuits) serait toujours autorisée.
Dans le clan des opposants à la chasse à la baleine, certains voient ce texte comme une chance d’avancer et de sortir la CBI de l’ornière. D’autres dénoncent une reconnaissance de la chasse commerciale et craignent que d’autres pays en profitent pour reprendre cette activité.

Affaire politique
En clair, le compromis est loin d’être atteint. Le Japon semble faire de la chasse baleinière une question de souveraineté, alors même que sa demande intérieure pour la viande de baleine stagne ou diminue et que l’activité ne serait pas rentable. L’affaire est très politique, comme en témoigne le procès de deux Japonais membres de Greenpeace qui ont dénoncé, preuves à l’appui, un trafic de viande de baleine.
De l’autre côté, les farouches opposants comme l’Australie -qui a déposé plainte le 31 mai contre le Japon devant la cour de justice internationale de La Haye- préfèreraient une interdiction totale de la chasse et attendent au minimum que les sanctuaires, en Arctique et en Antarctique soient enfin respectés
Areva inaugure le creuset froid
Src :Areva
Anne Lauvergeon, présidente du Directoire d'Areva, a inauguré jeudi sur le site d'Areva-La Hague le creuset froid, une première mondiale pour la vitrification (1) des déchets radioactifs de haute activité.
En présence d’élus de la région et de représentants du CEA, Anne Lauvergeon a salué « la prouesse industrielle et technologique que constitue le creuset froid, rendue possible grâce aux savoir-faire et à la compétence des équipes d’Areva ».
La technologie du creuset froid (2) permet d’atteindre de plus hautes températures, supérieures à 1 200° C, de vitrifier ainsi une gamme plus étendue de déchets radioactifs et d’accroître les cadences de production. Le refroidissement des parois conduit par ailleurs à allonger la durée de vie du matériel. La mise en exploitation du creuset froid est l’aboutissement d’une étroite collaboration entre le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) et Areva depuis plus de 25 ans.
Anne Lauvergeon a souligné que « le creuset froid illustre la volonté d’Areva de poursuivre et renforcer sa politique de recherche et développement pour continuer à mettre l’innovation au service de ses clients ».
(1) La vitrification permet un conditionnement sur et stable sur le long terme pour les déchets radioactifs de haute activité.
(2) Le principe du creuset froid est d’induire directement des courants électriques au sein du verre pour élever sa température sans chauffer le creuset.
[ Credit image : Areva ]
Tianjin désalinise l'eau de mer pour sa consommation courante
Src :bulletins-electroniques.com
Afin d'alléger la pénurie d'eau qui pèse sur la ville, la Municipalité de Tianjin, dans le nord de la Chine, a annoncé le 3 juin dernier l'utilisation dès ce mois, pour les usages domestiques, d'eau produite par dessalement de l'eau de mer - l'eau traitée sera propre à la consommation -. Cette initiative est un projet majeur, d'envergure nationale.
Qigang GUO, directeur général de Tianjin Beijing Power Plant en charge du projet, a déclaré que le premier stade du projet de dessalement d'eau de mer était atteint, avec une production journalière de 100.000 tonnes d'eau. L'eau produite a été soumise à divers contrôles de qualité. La deuxième étape du projet devrait être achevée d'ici décembre 2011. Lors d'un séminaire sur l'utilisation de l'eau de mer, Qigang GUO a déclaré que le volume total de dessalement passerait alors à 200.000 tonnes d'eau par jour, soit le quart de la consommation journalière d'eau de la ville.
Plus de 400 des 600 villes chinoises manquent d'eau. Tianjin est l'une des villes qui souffre le plus de la pénurie d'eau. Le quota en eau par habitant y est seulement de 370 mètres cubes par an, bien en dessous du seuil d'avertissement internationalement reconnu, qui est de 1.000 mètres cubes. Plusieurs projets ont été lancés dans la ville, visant à détourner l'eau du fleuve Jaune et du Luan He pour des usages domestiques.
Avec un investissement total de 26 milliards de yuans (soit environ 3 milliards d'euros), Tianjin Beijiang Power Plant participe activement au projet pilote chinois sur l'économie des recyclages, qui vise la production d'électricité, le dessalement d'eau de mer, la production de sel de mer et la réutilisation des ressources des déchets.
Le : 22/06/10
Des taxis électriques à batterie échangeable à Tokyo
Src :enerzine.fr / BetterPlace
Better Place a inauguré fin avril la première station d'échange de batterie pour taxis électriques, en partenariat avec le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie japonais et Nihon Kotsu (ECINK), la principale compagnie de taxis de Tokyo.
Ce premier test grandeur nature de l'ensemble des éléments de l'infrastructure de charge pour véhicules électriques en Israël durera 90 jours. Better Place avait convaincu l'ECINK de lui confier le projet de Tokyo suite à la démonstration technologique conduite à Yokohama l'année dernière.
Dans le cadre du projet de taxis électriques à Tokyo, Better Place et Nihon Kotsu, plus importante compagnie de taxis à Tokyo, mettront à la disposition du public trois taxis électriques à batterie échangeable. Les clients les trouveront à la borne de taxis réservée aux véhicules écologiques, située au premier étage du complexe Roppongi Hills. Par ailleurs, Better Place a coopéré sur la conception, la technologie et à la conversion de crossover Nissan Dualis en taxis électriques à batterie échangeable. Les batteries quant à elles seront fournies par 123 Systems.
"On dénombre davantage de taxis à Tokyo qu'à Londres, Paris et New-York réunis, soit environ 60 000 véhicules. Ils parcourent des milliers de kilomètres, ce qui en fait un segment très visible pouvant servir de catalyseur pour diffuser cette technologie auprès du grand public", a déclaré Kiyotaka Fujii, président de Better Place Japon. "Depuis la première annonce de ce projet, plusieurs villes du monde ont manifesté leur intérêt de renouveler leur flotte de taxis. Pour ces villes, il s'agit d'un moyen concret de réduire leurs émissions de CO2 ainsi que la pollution urbaine. Les taxis électriques constituent une étape pragmatique pour les gouvernements. Ils représentent également un segment lucratif de l'électrification des transports."
La station d'échange de batterie déployée à Tokyo représente une avancée significative par rapport au système d'échange présenté l'année dernière à Yokohama : elle intègre un espace de stockage et de chargement des batteries offrant des capacités de gestion thermique optimales ; de plus, elle est capable de procéder à l'échange de batterie des trois véhicules de manière quasi-continue tout en optimisant leur durée de vie et leurs performances, lesquelles peuvent être suivies en temps réel sur internet.
La batterie est un élément majeur du véhicule électrique, et sa gestion ainsi que la manière dont elle est rechargée sont essentielles à l'optimisation des modèles économiques du VE. Pour les véhicules à utilisation intensive, comme les taxis, le besoin de recharges répétées et rapides (en 5 minutes) réduit la durée de vie et altère les performances de la batterie.
Pour des raisons de simplicité d'utilisation et d'efficacité, la solution d'échange de batterie demeure selon Better Place la seule qui puisse être déployée à court terme. En effet, l'échange de batterie permet une « recharge instantanée » : la batterie est rechargée en moins de temps qu'il n'en faut pour faire un plein d'essence. Par ailleurs, cette solution est bien plus rapide que les autres méthodes de recharge de batterie qui nécessitent 20 à 30 minutes.
Enfin, la durée, la durabilité et la robustesse du processus d'échange de batterie, ainsi que la résistance de la batterie à la détérioration seront testées dans des conditions d'exploitation réelles avec des véhicules utilisés presque en permanence, soit beaucoup plus que des véhicules particuliers classiques.
D'ici la fin de l'année, Better Place testera tous les éléments de sa solution en Israël. L'entreprise prévoit toujours le lancement commercial de son projet en Israël et au Danemark fin 2011. La solution Better Place complète comprend des points de recharge, des logiciels embarqués, des centres d'opération réseau, des véhicules et des batteries ainsi que des stations d'échange, gérés à la manière d'un réseau intelligent unique.
LG Electronics dévoile un climatiseur hybride solaire
Src :LG Electronics
LG Electronics a annoncé mercredi en Corée, le lancement du premier climatiseur Hybride solaire capable de s'alimenter en électricité via un module solaire posé sur l'unité et situé à l'extérieur.
En combinant la puissance générée par le module solaire attaché au sommet de l'unité extérieure, le climatiseur permanent de 28000 BTU* peut produire jusqu'à 70 watts de puissance par heure, soit suffisamment d'énergie pour faire fonctionner l'unité de purification de l'air.
Non seulement le modèle F-Q232LASS permettrait de réaliser de "grosses économies" sur la facture d'électricité, mais il pourrait également réduire les émissions dioxyde de carbone d'environ 212 kg sur plus de 10 ans, ce qui équivaut à planter 780 arbres de pin sur cette même période.
"Le nouveau climatiseur hybride solaire combine les technologies LG mises au point au fil des ans grâce à notre expertise en matière d'efficacité énergétique et de notre savoir-faire dans la climatisation." indique Hwan-yong Nho, responsable du département air conditionné chez LG Electronics. "Avec ce nouveau développement, LG prend une longueur d'avance en tant que premier fournisseur mondial de solution d'énergie écologique.”
* L'unité standard 28.000 BTU nécessite 50 watts d'électricité pour faire fonctionner le système de climatisation d'air pendant une heure.
Le British Thermal Unit (abrégé en Btu ou BTU) est une unité d'énergie anglo-saxonne qui est définie par la quantité de chaleur nécessaire pour élever la température d'une livre anglaise d'eau d'un degré °F à la pression constante d'une atmosphère. Il est souvent utilisé pour décrire la quantité de chaleur pouvant être dégagée par une unité chauffante (barbecue) ou réfrigérante (climatisation), ou dans le dégagement de chaleur de serveurs informatique.
Après les coléoptères et la carpe asiatiques, les arbres chinois envahissent le territoire américain
Src :bulletins-electroniques.com
La thématique des espèces invasives prend de plus en plus d'ampleur aux Etats-Unis. En effet, un an après les auditions tenues au Congrès sur la prolifération de coléoptères asiatiques responsables de l'abattement de plusieurs milliers d'arbres ...............
La thématique des espèces invasives prend de plus en plus d'ampleur aux Etats-Unis. En effet, un an après les auditions tenues au Congrès sur la prolifération de coléoptères asiatiques responsables de l'abattement de plusieurs milliers d'arbres [1] et six mois après le débat politique sur la présence de carpes asiatiques dans les grands lacs et les répercussions économiques attendues sur la région [2], une nouvelle espèce vient rejoindre le débat médiatique, à savoir le Triadica sebifera, communément appelé l'arbre à suif chinois.
Introduit en Caroline du Sud au 18ème siècle, l'arbre a depuis colonisé neuf états du sud. Afin d'alerter les politiques sur le potentiel invasif de cette espèce, l'USDA (United States Department of Agriculture) vient de publier ces derniers résultats soulignant l'urgence d'agir dans les états de Louisiane, du Texas et du Mississipi lesquels enregistrent un taux de croissance de l'espèce de 370% au cours des 16 dernières années.
Bien que préférant les zones humides, les arbres à suifs chinois coloniseraient tout milieu, allant jusqu'à changer les caractéristiques locales du sol. En effet, la sève et les feuilles présentant une certaine toxicité, la décomposition de ces dernières modifierait les propriétés chimiques du milieu lesquelles fragiliseraient la survie des espèces endémiques et par conséquent l'équilibre des écosystèmes.
Analysant les données récoltées au cours de ces dernières décennies, Sonja Oswalt [3], chercheur en sylviculture dans le cadre du programme FIA (Forest Inventory an Analysis) de l'USDA, a mis en évidence une croissance importante de l'espèce depuis les années 1990. A titre d'exemple, le nombre d'arbre recensé entre les années 1990 et 2000 auraient augmenté de 500% dans l'état de Louisiane et du Mississipi, multipliant par un facteur six le nombre de jeunes arbres pendant cette période.
L'ensemble des données peut être consulté dans un rapport publié récemment par l'USDA [4]. Ces travaux présentent par ailleurs les potentielles conséquences du changement climatique sur les vecteurs de migration de l'espèce invasive. James Miller [5], écologiste et expert sur la question des espèces invasives de flore dans le sud des Etats-Unis souligne en effet la possibilité d'une colonisation des états plus au nord, résultant du réchauffement climatique de ces régions.
Si cette étude dresse un état des lieux alarmant, peu de moyens sont actuellement proposés afin de limiter l'expansion de l'espèce. Selon les dires des chercheurs, l'arbre à suif serait potentiellement contrôlable par l'utilisation d'un herbicide. Cependant, nuls ne connait à ce jour les possibles répercussions sur les espèces endémiques.
Afin de coordonner les efforts dans le but de limiter l'expansion de l'espèce et de sauvegarder la biodiversité des états du sud, les chercheurs de l'USDA militent actuellement pour la création d'un programme propre à la gestion de cette espèce. Un tel programme permettrait selon les experts, de limiter les répercussions économiques attendues, notamment sur la productivité des écosystèmes forestiers.
Le : 21/06/10
Les oiseaux côtiers en partie responsables de la présence de métaux toxiques à l'intérieur des terres
Src :bulletins-electroniques.com
Un groupe interuniversitaire de chercheurs, dont le leader est un biologiste de l'Université Queen's, a trouvé que les métaux lourds, comme le mercure et le plomb, ingérés par les oiseaux marins de l'Arctique s'alimentant dans l'océan, se retrouvent dans les sédiments des étangs polaires.
Le Haut-Arctique est un excellent "laboratoire naturel" pour entreprendre de telles études, en raison de l'absence d'industries locales.
Les chercheurs ont recueilli des carottes de sédiments provenant de deux étangs sur une petite île dans l'Arctique Canadien qui abrite les nids de deux sortes d'oiseaux de mer : les sternes arctiques, qui se nourrissent principalement de poissons, et les canards communs eiders à duvet qui consomment essentiellement des mollusques. Les chercheurs ont analysé les sédiments des bassins afin de rechercher des traces de métaux et d'autres indicateurs de l'activité des oiseaux.
Ils ont trouvé des différences significatives entre les échantillons selon le régime alimentaire des oiseaux. Il y avait des concentrations plus élevées en métaux tels que le mercure et le cadmium dans les sites habités par les sternes. Tandis que le site des eiders, bien que localisé à proximité, présentait de plus fortes quantités de plomb, de manganèse et d'aluminium. Les métaux trouvés dans les carottes de sédiments correspondent à ceux présents dans les tissus des différentes espèces d'oiseaux.
Ainsi, Les oiseaux, ayant des régimes alimentaires différents selon les espèces, amènent différents "cocktails" de contaminants métalliques de l'océan dans l'écosystème terrestre où ils vivent. Ce cocktail de contaminants peut alors affecter les autres organismes vivants. Les oiseaux sont ainsi devenus des vecteurs involontaires de métaux toxiques dans un monde industriel polluant fortement l'environnement côtier. La présence d'oiseaux de mer sur tous les continents suggère des processus similaires sont en activité le long des côtes du monde entier. Le souci est que ces régions se trouvent exactement où l'activité biologique est la plus forte.
L'étude a été publiée dans l'édition en ligne de la semaine du 24 mai du journal Proceedings of the National Academy of Sciences USA.
La RATP expérimente l'éclairage à LED dans le métro
Src :RATP
La RATP expérimente actuellement à la station Censier Daubenton sur la ligne 7 du métro une solution d'éclairage très basse consommation consommant jusqu'à trois fois moins d'énergie.
La totalité des sources lumineuses de la station est désormais équipée d'éclairage à LED*: salle des billets, salle d'échange, couloirs, escaliers et quais. Au total, 100 000 LED sont aujourd'hui présentes dans les 600 points lumineux de la station.
Avec 300 stations de métro et près de 70 gares RER, la consommation d'énergie électrique des espaces de transport représente environ 10% de la facture énergétique globale de la RATP. Dans les stations et les gares, une des principales sources d'économie d'énergie repose donc sur la gestion de l'éclairage ; d'où l'importance de cette expérimentation d'éclairage, moins consommatrice d'énergie.
L'utilisation de cette technologie aux diodes électroluminescentes permet un éclairage très basse consommation : plus économe en énergie et d'une longévité exceptionnelle. Autre avantage, les LED sont recyclées comme un composant électronique et n'émettent que très peu de chaleur. Sur le plan pratique, les LED sont insensibles aux chocs et aux vibrations, s'allument immédiatement et ne brûlent pas les doigts. Enfin un système innovant a permis de conserver les équipements RATP déjà en place pour leur permettre de fonctionner avec des tubes à LED standard.
Cette solution d'éclairage devrait réduire de 2/3 la consommation d'énergie électrique, tout en continuant d'assurer autant voire parfois davantage de luminosité. La RATP a décidé de mener cette expérimentation grandeur nature afin de constater à moyen terme les économies d'énergie réellement engendrées. Le gain d'énergie pour l'éclairage global de la station est estimé à plus de 65%.
La durée de vie des LED étant en outre largement supérieure à celle des luminaires actuels, cette technologie permet d'espacer les opérations de maintenance courante et de remplacement, entraînant une réduction importante de déchets. Son impact sur l'environnement est donc moindre.
Si les bénéfices de cette nouvelle technologie se révèlent aussi concluants que prévus, la RATP pourra alors songer à un déploiement progressif sur son réseau.
Pendant toute la durée de l'expérimentation, la station Censier Daubenton devient la « Station éco éclairage ». Afin d'informer et de sensibiliser au mieux les voyageurs sur cette nouvelle solution d'éclairage, la station propose un parcours pédagogique sur divers thèmes comme : « Y voir clair sur les LED » ou encore « S'éclairer sans assombrir la planète ».
Cette expérimentation s'inscrit dans la politique de développement durable de la RATP, qui vise notamment à économiser l'énergie et à lutter contre le réchauffement climatique. La RATP poursuit un objectif ambitieux de réduction de 40% de sa consommation énergétique d'ici 2018.
* Light-Emitting Diode
Solarezo lance une filière biomasse dans les Landes
Src :Solarezo
Solarezo, un spécialiste en énergies renouvelables, producteur en France de panneaux photovoltaïques et concepteur/réalisateur d’installations solaires clefs en main, vient de démarrer sa nouvelle activité liée à la biomasse et au bois énergie
Le principe est de garantir la mise à disposition, sur longues périodes, de biocombustibles de qualité pour les industriels et les collectivités, favorisant ainsi la prise de décision d’investissement par ces derniers et permettant la constitution d’une véritable filière. C'est à Ygos-Saint-Saturnin dans les Landes (40) que Solarezo va démarrer cette activité.
Solarezo a aménagé une aire de stockage moderne de 40 hectares prévue pour accueillir 250 000 tonnes de bois. La société indique également qu'elle va "installer rapidement les équipements permettant la transformation de la matière première forestière et agricole en biocombustibles". Cette nouvelle plateforme, située au coeur du premier massif forestier européen et des grandes zones agricoles du Sud Ouest, a été conçue pour garantir une qualité optimale et constante aux produits transformés.
La concrétisation de cette initiative a été facilitée par le soutien actif de la sociéte DRT (Dérivés Résiniques et Terpéniques) et à la réactivité des collectivités locales, territoriales et des services de l’Etat au stockage post tempête Klaus.
Le : 18/06/10
Obama arrache 20 milliards d’euros à BP pour les indemnisations
Src :20minutes.fr
Après son discour plutot mal jugé par les observateurs le président américain recevait mercredi les dirigeants du groupe BP et obtenait 20 milliards d'euros pour indemniser les victimes de la marée noire du golfe du Mexique
Les dirigeants du groupe étaient reçus par le président américain mercredi...

Alors que son grand discours sur la marée noire est plutôt mal jugé par les observateurs, Barack Obama a réussi mercredi à arracher 20 milliards d’euros à BP pour indemniser les victimes de la marée noire au large du Golfe du Mexique. Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP que BP allait placer ces 20 milliards sur un compte bloqué, une perspective à laquelle le groupe britannique avait paru résister au cours des derniers jours. L’annonce intervient alors que le président américain recevait pour la première fois le président de BP, Carl-Henric Svanberg, son directeur général Tony Hayward et le patron de BP Amérique, Lamar McKay.

La veille au soir, dans un discours solennel retransmis en direct à la télévision, le président américain s'en est pris à «l'inconscience» de BP, accusé aux Etats-Unis d'avoir pris des risques avec la plateforme Deepwater Horizon, qui a explosé le 20 avril à 80 km des côtes. «Nous ferons payer BP pour les dégâts que cette entreprise a provoqués», a-t-il promis.
Les 20 milliards d’euros seront supervisés par l'influent avocat Kenneth Feinberg, qui avait été chargé des indemnisations des victimes du 11-Septembre, selon la source proche du dossier. Le compte sera géré de manière indépendante sur plusieurs années afin de répondre aux demandes d'indemnisations d'individus et d'entreprises touchés par la catastrophe. BP a indiqué lundi avoir déjà dépensé 1,6 milliard de dollars pour répondre à la catastrophe, mais des experts estiment qu'elle pourrait au final lui coûter entre 30 et 100 milliards.

Le coût de la marée noire inquiète Londres. David Cameron, le Premier ministre britannique, a tiré la sonnette d'alarme à propos des risques financiers pesant sur le groupe, estimant que BP avait «besoin de certitudes» sur ce qu'on attend de lui aux Etats-Unis. «Le souci de BP, c'est d'avoir une certaine assurance qu'il n'y aura pas de plaintes déposées qui soient très indirectement liées à la marée noire», a averti David Cameron. «L'important est que cela ne devienne pas un problème entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Le président Obama ne le veut pas, et je ne le veux pas», a-t-il ajouté.
Découverte d'importants gisements de minerais dans le sous-sol afghan
Src :Nouvelobs.com / photo : AFP
Le sous-sol afghan regorgerait de lithium, de cuivre, d'or... Une découverte évaluée à plusieurs milliards de dollars.
Des géologues américains ont découvert en Afghanistan de gigantesques réserves de minerais, dont du cuivre et du lithium, évaluées à plusieurs milliards de dollars, révèle lundi 14 juin le New York Times.

Fer, cuivre, cobalt, or et même lithium ont ainsi été découverts... Selon les hauts fonctionnaires américains la découverte de ces gisements inexploités, bien plus importants que les réserves déjà connues, pourraient modifier fondamentalement l'économie afghane et peut-être la guerre en Afghanistan.

En effet, le lithium par exemple est l'un des composants essentiels dans la fabrication de batteries pour ordinateurs portables et Blackberry. L'Afghanistan pourrait ainsi devenir l'un des centres miniers les plus importants dans le monde. C'est en tout cas ce que croient les fonctionnaires américains : une note interne émanant du Pentagone indique que l'Afghanistan pourrait devenir "l'Arabie saoudite du lithium".

"Un potentiel extrêmement important"
Cette découverte est si importante, que les fonctionnaires et les industriels pensent pouvoir attirer de nombreux et importants capitaux, avant même que la filière ne devienne rentable et malgré le fait qu'il faudrait probablement plusieurs années pour développer l'industrie minière.
"Il y a beaucoup de si, bien sûr, mais je pense que le potentiel est extrêmement important ", a expliqué le général David H. Petraeus, commandant du Commandement central américain, cité par le NYT.

Ce nouveau secteur permettrait également de créer des emplois, dans une région minée par le chômage, une bonne solution pour détourner les populations locales du terrorisme et des guérillas selon le journal américain.

La valeur des dépôts de minerais nouvellement découverts dépasserait ainsi la taille de l'économie afghane actuelle, minée par l'économie parallèle provenant de la production d'opium et le trafic de narcotiques, et basée aujourd'hui essentiellement sur l'aide des États-Unis et des autres pays industrialisés. Le produit intérieur brut de l'Afghanistan serait ainsi de seulement 12 milliards de dollars environ.
"Cela va devenir l'épine dorsale de l'économie afghane", a confirmé Jalil Jumriany, un conseiller du ministre afghan des mines.

Epine dorsale à double tranchant
Une découverte essentielle selon les responsables américains, à un moment où la guerre en Afghanistan s'enlise, et où le gouvernement de Karzaï remet de plus en plus en cause la gestion américaine du conflit. Cependant, ils reconnaissent qu'elle peut être à "double-tranchant" .
La convoitise des mines pourrait en effet motiver les Talibans à reprendre le contrôle du pays, et la paix espérée laisserait place à des combats redoublant d'intensité.

La corruption qui gangrène déjà le gouvernement pourrait aussi être amplifiée par l'appât du gain, fragilisant encore un peu plus le pays, et éloignant encore l'idée de paix. L'année dernière déjà le ministre afghan des mines avait été accusé par les autorités américaines d'avoir accepté un pot de vin de 30 millions de dollars de la Chine, qui voulait développer sa mine de cuivre. Le ministre a d'ailleurs depuis été remplacé.
De nombreuses tensions pourraient également éclater entre le gouvernement et les chefs tribaux des régions concernées, note également le journal.

Des cartes cachées
Selon le New York Times, le gisement aurait été découvert par une petite équipe de responsables du Pentagone et de géologues américains, en s'appuyant sur les cartes et les données collectées par les experts miniers soviétiques, durant l'occupation par l'URSS de ce pays durant les années 1980.
Les géologues afghans avaient en effet caché chez eux les documents pour les mettre à l'abri après le retrait de l'URSS, avant de les ressortir en 2001 après la chute des talibans.
"On avait les cartes, mais il n'y pas eu de suite, parce qu'on a eu 30 à 35 ans de guerre", a déclaré Ahmad Hujabre, un ingénieur afghan qui travaillait au ministère des Mines dans les années 1970.
Selon le journal, le président Hamid Karzai a été récemment informé de ces découvertes par un responsable américain.
MotoCzysz E1pc : une moto électrique surpuissante
Src :Enerzine.com / credit photo : Amadeus Photography
MotoCzysz vient de remporter l'édition 2010 du «Isle of Man TT Zero» grâce à sa moto électrique, la E1pc, qui a roulé à une vitesse moyenne de 96,820 mph, soit 155 km/h, sur un circuit de 60 kilomètres.
La E1pc de MotoCzysz est une moto de course électrique qui intégre des batteries 10 fois plus puissantes que celles d'une Prius, développe 2,5 fois plus de couple qu'une Ducati 1198, et demeure capable d'atteindre une vitesse de pointe de plus de 225 km/h.
L'engin qui dispose d'un dispositif à refroidissement liquide et d'un moteur électrique à aimant interne permanent, possède également l'un des couples moteur/densité des plus élevés jamais rencontrés dans l'industrie (340 Nm / 35 kg). Le moteur est ainsi en mesure de délivrer 75kW en continu (100 ch) et 93% d'efficacité lors d'une forte demande de puissance (140C).
Autre particularité, le pack batteries en lithium-polymère peut être échangé en quelques secondes.
Chaque Batterie D1g1tal pèse moins de 8 kg et s'enclenche sans effort dans le rack d'alimentation situé dans le chassis. Les 8 batteries sont capables de développer un total de 10 kWh.
Le : 17/06/10
La lampe "Latro" fonctionne aux algues
Src :Enerzine.com
Le designer industriel Mike Thompson a conçu une lampe du nom de "Latro" (du latin voleur) qui intègre à la fois le potentiel de récupération de l'énergie des algues et la fonctionnalité d'une lampe suspendue.
Des récentes recherches menées par des scientifiques de l'Université de Yonsei et l'Université de Stanford ont permis de montrer qu'il était possible de générer un faible courant électrique à partir d'électrodes en or - de 30 nanomètres - implantées dans le chloroplaste présent dans les cellules des algues.

Les chloroplastes sont sensibles aux expositions des différentes ondes du spectre lumineux. Ils jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement d'une cellule végétale car ils permettent de capter la lumière à l'origine de la photosynthèse.
L'ouverture dans la poignée de la lampe fournit aux algues tout le CO2 nécessaire, tandis que le bec verseur situé sur le côté permet d'ajouter de l'eau et de libérer l'oxygène. En plaçant la lampe à l'extérieur, à la lumière du jour, les algues vont utiliser la lumière du soleil pour réaliser le processus de photosynthèse.
L'énergie récupérée est stockée dans une batterie prête à l'emploi. Enfin, un capteur de luminosité permet de contrôler le flux d'électrons émis par la lampe.
La biodiversité aura son Giec
Src :Sciences et Avenir.fr / photo Le papillon Lycaena virgaureae, appelé le cuivré de la verge-d'or. (c) Afp
Réunis en Corée du sud, 90 Etats se sont enfin mis d'accord sur la création d'un groupe international d'experts sur la biodiversité, une plateforme comparable au Giec pour le climat.
C’était l’un des événements attendus de cette année 2010 de la biodiversité : la création d’un groupement international d’étude de la biodiversité, sur le modèle du Giec pour le climat, afin de fournir aux décideurs politiques un état des connaissances dans ce domaine.
Après deux années de négociations, 90 États réunis à Busan (ou Pusan) en Corée du Sud se sont mis d’accord sur la création d’un tel organisme.
L’accord de Busan, adopté le 11 juin, devra être officiellement voté lors de l’assemblée générale des Nations-Unis en septembre prochain. En Corée les derniers points de blocage ont été levés, permettant de concrétiser la création de ce qui s’appelle pour l’instant l’IPBES (Intergovernmental Science Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services).
En français : la plate-forme intergouvernementale d’interface science-politique sur la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes. On peut espérer qu’un nom de baptême plus facile à porter sera trouvé lors de l’installation officielle de l’organisme.
La création du groupement intergouvernemental d’études sur le climat (Giec/IPCC) a poussé les chercheurs en sciences du climat à développer de nouveaux modèles, de nouveaux outils pour collaborer au niveau international et fournir les expertises régulières. Pour répondre aux besoins des gouvernements, l’IPBES devra également fournir des rapports sur l’état de la biodiversité de la planète, ainsi que des modélisations et des prévisions pour le futur.
Ces dernières années plusieurs rapports ont alerté les Etats sur les taux alarmants de disparition des espèces, de dégradation des écosystèmes et le coût que cela entraîne pour les sociétés humaines (lire La nature a désormais un prix). La mise en place d’une expertise internationale devrait faciliter son inscription dans l’agenda politique.
Une tourbe hyper absorbante pour nettoyer les marées noires
Src :bulletins-electroniques.com
La Norvège, important pays pétrolier d'Europe, est sensiblement exposée à des risques de marées noires. Face à cette menace, ce pays se veut prêt à réagir efficacement en cas d'accident et c'est dans ce contexte que la création d'une toute petite entreprise comptant en tout et pour tous 3 salariés prend toute son importance.
Kallak Torvstrøfabrikk a en effet développé un mélange de tourbes hyper absorbant qui peut être utilisé à des fins de nettoyage de pollutions aux hydrocarbures tels que les marées noires ou des fuites de substances hydrocarbonées issues d'accidents industriels.
Le parcours de la conception de ce produit est assez original, puisque cette entreprise vendait principalement des tourbes traitées comme milieu de culture ou comme engrais naturels destinés à la culture des plantes à fleurs. Alors que cette entreprise commence à réfléchir à d'autres utilisations potentielles de la tourbe, elle note ses capacités absorbantes étonnantes.
La rencontre qui sera décisive pour le développement du produit sera celle de Leif Estensen, que l'on peut qualifier de "courtier de recherche" de l'organisme de Recherche et Développement norvégien SINTEF.
En effet, M. Estensen se charge de mettre en relation les chercheurs de SINTEF avec des entreprises ne possédant que peu ou pas de compétences en Recherche et Développement. C'est lui qui mettra SINTEF et Kallak Torvstrøfabrikk en contact. Un projet d'expertise est alors créé au département "Marine Environmental Technology" de SINTEF dans le but de procéder aux tests de différentes tourbes et de documenter leurs propriétés.
Les conclusions qui sont publiées suite à cette étude sont très claires: ces tourbes ont un excellent potentiel, leur capacité d'absorption égalant voir devançant largement celles d'autres produits disponibles sur le marché. Par la suite, cette tourbe a pu être utilisée dans des conditions réelles lors du naufrage du Cargo "Full City" en Norvège (Eté 2009). La tourbe a alors été mélangée à des pierres et des graviers d'une zone protégée hautement contaminée et nécessitant des soins particuliers.
La petite entreprise a par la suite décliné sa tourbe absorbante en différent produits, sous forme de cylindres de 3 mètres de long ou en seaux, destinés aux pompiers et aux opérateurs de machines industrielles de tailles importantes afin de traiter des fuites d'huiles, de carburant, ou de tout autre polluant organique liquide répandu accidentellement.
Aujourd'hui, la petite entreprise essaie de trouver de nouveaux marchés au-delà des frontières norvégiennes en Europe.
Le : 16/06/10
Environnement : la France se classe au 5e rang européen
Src :Lefigaro.fr
Notre pays progresse encore par rapport à l'an dernier et arrive en 7e position du classement mondial.
Bonne nouvelle pour la France : selon un classement établi conjointement par les universités américaines de Yale et de Columbia, notre pays est placé au 7e rang sur 163 en termes de performance environnementale (il se situe après l'Islande, la Suisse, le Costa Rica, la Suède, la Norvège et l'île Maurice). Dans l'Hexagone, ce résultat traduit une progression par rapport au précédent classement effectué en 2008. La France occupait alors la 10e place.

«Un beau coup de chapeau à la politique menée par la France», estime Chantal Jouanno, la secrétaire d'État à l'Écologie. «(Cela) montre surtout que l'on peut parfaitement concilier croissance économique et performance environnementale», ajoute-t-elle. «Ce classement montre que le niveau des revenus des pays est un déterminant majeur dans la réussite environnementale d'un pays», renchérit le communiqué de Yale.
Si ce raisonnement ne tient pas pour les États-Unis, qui n'occupent que la 61e place, et encore moins pour la Chine, à la 121e place, il s'applique en revanche à l'Europe, dont une vingtaine de membres se trouvent parmi les cinquante premiers. Ce constat transparaît également dans le classement de bon nombre de pays africains dont six d'entre eux ferment la marche (Niger, Togo, Angola, Mauritanie, République centrafricaine et Sierra Leone).
Dix grands indicateurs
Toutefois, «certains pays obtiennent des résultats meilleurs que ceux espérés, ce qui montre que les choix politiques influent également sur les performances», insiste Yale. C'est le cas du Chili, qui a fait d'importants investissements dans la protection de l'environnement et se place ainsi en 16e position, alors que son voisin argentin, «qui a beaucoup moins investi dans le contrôle de la pollution et dans la gestion de ses ressources naturelles», arbore le dossard numéro 70.

Pour effectuer ce palmarès, les scientifiques se sont appuyés sur dix grands indicateurs, dont l'impact de l'environnement sur la santé humaine, la qualité de l'air, la gestion de la ressource en eau, la gestion de la pêche ou de la forêt, les émissions de gaz à effet de serre, l'état de la biodiversité…
La France affiche son meilleur score dans le domaine de la santé environnementale, notamment sur la gestion de ses déchets. En revanche, elle ne brille pas sur la sauvegarde de la biodiversité (56,4 sur 100), même si ce résultat la place au-dessus de la moyenne européenne. Cette question de la protection de la biodiversité est un point noir pour la plupart des 163 pays, précise encore l'étude, tout comme la pollution de l'air et ce qui a trait au changement climatique.

Des sources fragiles
Reste que l'ensemble de ces résultats repose parfois sur des sources fragiles. Certes, les universitaires se sont avant tout appuyés sur les statistiques fournies par la Banque mondiale ou par les grandes agences des Nations unies telles que la FAO (organisation pour l'alimentation et l'agriculture), ou l'UNFCCC (convention climat). «Mais beaucoup de données sont fournies par les gouvernements et ne sont donc soumises à aucune vérification», préviennent-ils . Tout en s'engageant à tout faire pour améliorer les données, Jay Emerson, professeur de statistiques à Yale, insiste : «Les résultats dégagés ne peuvent pas être plus pertinents que les statistiques qui les fondent. »
1 Iceland 93.5 / 100
2 Switzerland 89.1
3 Costa Rica 86.4
4 Sweden 86.0
5 Norway 81.1
6 Mauritius 80.6
7 France 78.2
8 Austria 78.1
9 Cuba 78.1
10 Colombia 76.8
De la prospection pétrolière dans le Bassin parisien
Src : Ensavoir+
Hess Corporation, une compagnie pétrolière américaine confirme son intérêt pour la prospection de pétrole non conventionnel dans le secteur amont situé dans le Bassin parisien en France.
Selon un accord définitif qui doit encore être approuvé par le gouvernement français, Hess Oil France (HOF), une filiale de Hess détenue à 100%, investira jusqu'à 120 millions de dollars pour devenir co-titulaire (jusqu'à 50% d'intérêts) de plusieurs permis d'exploration et de demandes de permis accordés à, ou initiés par Toreador Resources Corporation, compagnie d'exploration et de production cotée au Nasdaq.

Ces différents permis recouvrent une surface d'environ 420 000 hectares (dont 275 000 hectares couverts par les permis attribués et 145 000 hectares par des permis en cours d’attribution).

Selon les termes de cet accord, Hess versera immédiatement 15 millions de dollars et investir jusqu'à 120 millions de dollars dans un programme en deux phases.
La première phase concernera l’évaluation de la superficie à prospecter et le forage de six puits, dont le premier est prévu d’ici à la fin de l'année. En fonction des résultats de la phase 1, la seconde phase devrait consister à évaluer les réserves et à développer la production. A la suite de la Phase 2, si les obligations contractuelles ont été respectées, Hess détiendra 50 % des intérêts économiques directs de Toreador dans les permis concernés.

Ce partenariat permet de réaliser une synergie entre le portefeuille de permis de Toreador couvrant les gisements de pétrole non-conventionnel des roches mères du Bassin Parisien à la manne financière et aux capacités techniques de Hess, l'un des principaux producteurs de pétrole non-conventionnel aux Etats-Unis.
« Nous sommes enthousiastes de lier un tel partenariat avec Hess pour l’exploration du Bassin Parisien. Cet accord représente une étape majeure dans la stratégie de croissance de Toreador et une source de valeur considérable pour nos actionnaires. » a déclaré Craig McKenzie, Directeur Général de Toreador.
« Nous sommes heureux de nous allier à Toreador en France. Les technologies que nous utilisons pour la production de pétrole aux États-Unis dans le non-conventionnel trouveront une application directe dans le Bassin Parisien. Nous considérons ce partenariat comme une opportunité de croissance pour Hess, pour notre partenaire et pour l'industrie pétrolière française. » a indiqué pour sa part Greg Hill, Président de la division Worldwide Exploration and Production de Hess.
Les ressources contenues dans le sous-sol du Bassin parisien ont été estimées à environ 65 milliards de barils de pétrole, s'agissant, pour la plupart, de pétrole non conventionnel qui était jusqu'à maintenant inaccessible (un grand nombre d'autres pays membres de l'Union Européenne, notamment la Pologne, l'Allemagne, la Suède et l'Autriche, possèdent d'importants dépôts de pétrole non conventionnel qui ont des caractéristiques similaires à ceux du Bassin parisien).
Cette transaction revêt une forte dimension stratégique puisque l'Union Européenne souhaite réduire sa dépendance aux sources d'énergie ne provenant pas de l'Union Européenne (qui satisfont actuellement 50% de ses besoins en énergie).
Le climat affectera les châteaux d'eau asiatiques
Src :Enerzine.com
Les montagnes sont les châteaux d'eau de la planète et des chercheurs annoncent que le changement climatique va altérer très nettement mais de diverses manières les quantités d'eau et de nourriture dans les principaux bassins des fleuves de l'Asie du Sud- Est.
Sachant que plus de 1,4 milliard de personnes dépendent de l'eau de l'Indus, du Gange, du Brahmapoutre, du Yangtsé et du fleuve Jaune, Walter Immerzeel et ses collègues ont entrepris d'étudier comment le réchauffement climatique affectera à l'avenir les réserves de neiges et de glaces qui alimentent ces bassins en eau douce.

Les chercheurs ont découvert que les eaux de fonte sont très importantes pour les bassins de l'Indus et du Brahmapoutre mais pas autant pour ceux du Gange, du Yangtsé et du fleuve Jaune. Ils indiquent aussi que les bassins de l'Indus et du Brahmapoutre sont plus susceptibles de subir une réduction du débit des eaux de fonte, ce qui pourrait menacer la sécurité alimentaire d'environ 60 millions de personnes.
Bien qu'ils prédisent des changements considérables dans la cryosphère, la part de la surface terrestre où l'eau est sous forme de glace, les auteurs disent aussi que l'impact du changement climatique sur ces bassins des fleuves asiatiques sera probablement moindre que ce qui a été prédit. Immerzeel et ses collègues estiment cependant que la sécurité alimentaire de 4,5 % de toute la population de l'Asie sera menacée par la réduction de l'apport en eau et ils soulignent que le besoin de développer la productivité en eau n'a jamais été aussi important.
« Climate Change Will Affect the Asian Water Towers » par W.W. Immerzeel de FutureWater à Wageningen, Pays-Bas ; W.W. Immerzeel, L.P.H. van Beek et M.F.P. Bierkens de l'Université d'Utrecht à Utrecht, Pays-Bas ; M.F.P. Bierkens de Deltares à Utrecht, Pays-Bas.
Le :15/06/10
L'Europe veut se doter d'un marché unique de l'énergie
Src :U.E
L'UE devrait accélérer l'application des règles communes en matière de politique énergétique, une politique qui doit viser à améliorer la compétitivité, la sécurité de l'approvisionnement et la durabilité, telle a été la conclusion d'une réunion conjointe de plus de 250 députés européens et députés des États membres de l'UE, à Bruxelles, mardi dernier.
Les rapports de trois panels relatifs, respectivement, à la sécurité énergétique, à un marché unique de l'énergie ainsi qu'aux énergies nouvelles et renouvelables, ont été présentés :
Sécurité énergétique
Résumant les conclusions du panel sur la sécurité énergétique, le député européen Jacek Saryusz-Wolski (PPE, PL) a souligné que les Etats membres devraient imprimer un plus grand élan politique en vue d'accélérer l'application des règles communes en matière de politique énergétique. En outre, un mécanisme de compensation financière devrait être mis en place au niveau de l'UE pour faciliter les investissements en infrastructures énergétiques. Un marché unique de l'énergie ne peut fonctionner efficacement sans sécurité énergétique, a-t-il ajouté.
Marché unique de l'énergie
Des réseaux énergétiques entièrement interconnectés sont une condition préalable à un marché unique, a déclaré le sénateur espagnol Félix Lavilla Martínez, soulignant qu'ils permettraient de réduire les prix de l'énergie et ainsi de bénéficier aux consommateurs. Une plus grande efficacité énergétique permettrait d'améliorer la compétitivité du secteur et les fournisseurs d'énergie pourraient réorienter les investissements vers des sources plus propres, a-t-il ajouté.
Le député espagnol Jesús López Alique a appelé à une plus grande efficacité énergétique et à une plus grande coopération entre États membres afin de développer des technologies plus propres. Un soutien fiscal et financier permettrait de stimuler la production et de réduire les coûts à long terme, a-t-il estimé, ajoutant que le passage aux voitures électriques permettrait d'économiser de l'énergie et de réduire les émissions de CO2.
Sources renouvelables
Le Président du PE, Jerzy Buzek, a déclaré que les sources d'énergies renouvelables devraient être la priorité absolue de la politique énergétique de l'UE à venir, mais avec un regard sur le maintien de la compétitivité des entreprises énergétiques européennes. Il a convenu qu'une coopération renforcée entre États membres pourrait représenter la meilleure base juridique pour l'avenir de la Communauté européenne de l'énergie mais a fait observer que cette discussion particulière ne faisait que commencer.
Conseil et Commission
Selon le Secrétaire d'Etat espagnol à l'énergie, Pedro Luis Marín Uribe, la communauté de l'énergie pourrait créer un changement fondamental dans l'économie de l'UE, mais elle doit être fondée sur les "trois piliers de la compétitivité, de la sécurité d'approvisionnement et de la durabilité". Toutefois, il reste à savoir si l'Union européenne, ou une communauté spécifique de l'énergie, pourra atteindre ces objectifs, a-t-il ajouté.
Le Vice-président Commission européenne, Joaquin Almunia, a soutenu le projet de "trois piliers" et a également rappelé aux participants que l'énergie doit être accessible à tous, à des prix abordables, tant pour les consommateurs que pour l'industrie. Un marché unique de l'énergie ne pouvant se construire du jour au lendemain, l'accent devrait être mis sur la coopération régionale et les zones spécifiques à l'intérieur de l'Union, a-t-il suggéré. Le dialogue parlementaire national et international doit "devenir la règle et non l'exception, et ce dialogue fait partie de la solution", a-t-il conclu.
Quel avenir pour l'Arctique dans le contexte de la mondialisation ?
Src :bulletins-electroniques.com
La Fondation pour la recherche stratégique environnementale (MISTRA) et le Secrétariat suédois à la recherche polaire (Polarforskningssekretariatet) présentent un nouveau programme de recherche.
La Fondation pour la recherche stratégique environnementale (MISTRA) et le Secrétariat suédois à la recherche polaire (Polarforskningssekretariatet) présentent un nouveau programme de recherche.
A l'issue de la semaine polaire annuelle organisé par le Polarforskningssekretariatet, l'autorité en charge de la recherche et des expéditions polaires, la Fondation MISTRA a présenté son nouveau programme de recherche intitulé "Arctic futures in a Global Context". L'objectif de cette initiative est de contribuer au développement durable dans l'Arctique en fournissant des informations scientifiques essentielles aux institutions, aux décideurs et aux populations arctiques.
Cette action ouvre la possibilité pour les chercheurs suédois de soumettre des propositions pour des projets de recherche autour de l'Arctique dans le contexte des changements globaux. Les projets doivent comporter une composante géopolitique et économique et se placer dans une perspective environnementale.
L'Arctique est un espace géographique qui suscite un intérêt croissant dans l'arène politique mondiale. La Suède considère qu'elle a un rôle important à jouer dans sa gouvernance politique et scientifique, ce qui confère à ce nouveau programme une dimension stratégique. Dans sa présentation, MISTRA a souhaité rappeler que l'Arctique est une région en pleine mutation devant relever des défis importants. Si elle estime que l'équilibre géopolitique actuel peut permettre la résolution d'une partie des grands problèmes environnementaux qui se posent, plusieurs grandes évolutions pourront s'avérer limitantes. Toutes laissent envisager une augmentation de l'activité humaine dans l'Arctique.
Parmi celles-ci, MISTRA a souhaité mettre l'accent sur :
- la disparition de la glace de mer (en été) résultant du changement climatique ;
- les progrès technologiques accomplis dans le domaine de l'extraction des ressources naturelles ;
- l'amélioration des moyens de communications et des transports ;
- la pénurie mondiale de ressources naturelles aggravée par l'augmentation de la demande des pays émergents ;
- l'évolution du droit international et de la situation géopolitique.
La Fondation MISTRA fonde sa réflexion sur le plan d'action scientifique proposé en mars 2009 par ISAC, International Study of Arctic Change, groupe de réflexion scientifique créé en 2003 par le Comité scientifique international pour l'Arctique (IASC) et le Conseil arctique pour la recherche océanographique (AOSB). ISAC est actuellement conjointement hébergé par l'Académie royale des sciences de Suède (KVA) et le Secrétariat pour la recherche polaire.
Arctic Futures portera majoritairement sur le développement socio-économique et politique de l'Arctique, en lien avec la mondialisation. Il n'est pas destiné à des projets uniquement scientifiques à proprement parler, mais l'aspect pluridisciplinaire devra être pris en considération. L'un des objectifs poursuivis est de mettre en évidence et de stimuler la recherche en sciences sociales, qui, traditionnellement, a attiré moins d'attention que la recherche polaire dans le domaine des sciences de la nature. MISTRA compte y investir jusqu'à 30 millions de SEK (environ 3 millions d'euros) dans trois à cinq projets sur une durée de trois ans. L'appel à propositions en cours est ouvert jusqu'au 9 août 2010.
Le Secrétariat suédois pour la recherche polaire hébergera et coordonnera ce programme de recherche
Marée noire: Obama et Cameron tentent d'apaiser leurs tensions
Src :nouvelobs.com
Les deux hommes sont tombés d'accord pour affirmer que BP "devait faire tout son possible pour répondre de façon efficace à la situation", alors que la pression s'accentue sur le groupe britannique.
Le président américain Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron ont tenté d'apaiser leurs tensions samedi 12 juin, alors que la pression s'accentuait sur le britannique BP, sommé par les Etats-Unis de revoir ses plans contre la marée noire du Golfe du Mexique.
Au cours d'une conversation téléphonique, Barack Obama a assuré à David Cameron que les critiques qu'il a formulées contre BP ne visaient pas Londres, a indiqué Downing Street dans un communiqué. Ces critiques "n'ont rien à voir avec la nationalité" de la compagnie, a-t-il dit selon cette source. Par ailleurs, les deux hommes se sont mis d'accord pour affirmer que le groupe "BP devait faire tout son possible pour répondre de façon efficace à la situation", a précisé de son coté la Maison Blanche dans un communiqué.
Dans un communiqué rendu public à Londres après cet entretien, le groupe pétrolier BP a quant à lui déclaré qu'il appréciait "l'engagement constructif" de Londres et de Washington dans le contentieux lié à la marée noire. "Nous apprécions les qualités de dirigeants et l'engagement constructif des gouvernements américain et britannique", a déclaré le groupe.
Obama déterminé à "botter les fesses"
Cette conversation intervient alors que les tensions entre les deux alliés ont augmenté ces derniers jours, après de vives critiques venues de Washington sur le groupe pétrolier britannique BP et sa gestion de la marée noire. Barack Obama avait notamment affirmé qu'il était déterminé à "botter les fesses" des responsables de la marée noire, après s'être engagé le mois dernier à "maintenir sa botte" sur la gorge du groupe britannique.
Samedi, la pression américaine a continué de monter. "BP doit identifier dans les prochaines 48 heures de nouveaux moyens qui pourraient être utilisés pour contenir la fuite", écrit l'amiral des gardes-côtes américains James Watson dans une lettre publiée par l'administration, alors que les estimations sur le flot de pétrole qui s'échappe du puits endommagé ont été revues à la hausse cette semaine.
D'autre part, de nombreux responsables américains ont demandé au groupe britannique de ne pas payer les dividendes cette année et de garder ces fonds pour les indemnisations liées à la pollution. BP avait payé 10,4 milliards de dollars à ses actionnaires en 2009, selon son rapport annuel.
Suspension du versement des dividendes
Un porte-parole de BP à Londres a indiqué que la suspension du versement des dividendes était l'une des options envisagées, après avoir ajouté qu'"Aucune décision n'a été prise à ce sujet, nous cherchons des solutions. Il y a une réunion du conseil d'administration lundi, mais ils ne vont pas nécessairement prendre une décision à ce moment là". Plusieurs journaux estiment que BP va au moins différer le paiement du deuxième trimestre, peut-être en plaçant l'argent sur un compte séquestre, selon le Times de Londres.
Cette nouvelle a effrayé les investisseurs et fait chuter fortement l'action du groupe cette semaine sur les marchés boursiers. L'action BP a chuté de plus de 40% depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon à l'origine de la marée noire.
Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé vendredi que Barack Obama rencontrerait mercredi le président du groupe britannique BP, Carl-Henric Svanberg, convoqué à une réunion sur la marée noire.
40.000 barils déversés chaque jour
Parallèlement, le coût potentiel du nettoyage des côtes souillées continue d'augmenter chaque jour à un rythme effréné. En effet, l'entonnoir posé la semaine dernière sur la tête du puits endommagé ne permet pas de contenir toute la fuite.
Jusqu'à 40.000 barils de pétrole (environ 5.260 tonnes) se déversent chaque jour dans le golfe du Mexique, selon l'estimation haute fournie jeudi par des experts mandatés par l'administration américaine pour évaluer l'ampleur de la fuite. L'estimation basse tourne autour de 20.000 barils.
La précédente estimation faisait état d'un écoulement qui allait de 12.000 à 19.000 barils par jour.
Le : 14/06/10
Accord entre Bruxelles et Paris sur le quota de pêche au thon rouge
Src :Nouvelobs.fr avec AFP
Après trois jours de discussions, la Commission européenne a décidé d'allouer 171 tonnes supplémentaires à la pêche artisanale et côtière, au détriment des thoniers senneurs.
Bruxelles et Paris ont finalement trouvé, vendredi 11 juin, un compromis sur les quotas de pêche au thon rouge pour cette année. Ainsi, la Commission européenne alloue 171 tonnes supplémentaires à la pêche artisanale et côtière. Les pêcheurs industriels manifestent leur mécontentement.
Mercredi dernier, la Commission européenne avait en effet avancé que les quotas étaient déjà épuisés et avait décidé de fermer, six jours avant la fin officielle, la pêche industrielle pratiquée par les thoniers senneurs en Méditerranée. Cette décision avait provoqué la colère des pêcheurs français, qui contestaient avoir atteint les quotas. Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, avait alors demandé à Bruxelles de lui fournir des preuves, réclamant à défaut deux jours de pêche supplémentaires.

Au terme de trois jours de bras de fer, la Commission a reconnu que la France n'avait pas utilisé la totalité de son quota. Selon le ministère de l'Agriculture et du Comité des pêches maritimes, il lui reste 171 tonnes, un chiffre confirmé par Bruxelles.

Des quotas au profit de la pêche artisanale
Pour autant, les senneurs, dont sept bateaux attendaient encore à Malte une levée de l'interdiction, ne sont pas autorisés à reprendre leur activité. Pour eux, la décision d'arrêter la pêche est "irréversible", a prévenu la Commission.

La pêche artisanale hérite donc du reste de ce quota, s'ajoutant aux droits qui lui sont déjà alloués pour le thon rouge, une espère menacée selon les scientifiques et les écologistes. Le porte parole de la Commission en charge de la pêche a expliqué que "l'essentiel étant que les méthodes (de pêche) utilisées soient des méthodes durables".

Si les senneurs avaient été autorisés à pêcher ce reliquat, ils auraient probablement dépassé ce quota compte tenu des quantités de poissons qu'ils peuvent prendre en une seule fois. Cette décision n'a pas été du tout du goût des senneurs.

Malgré l'erreur de la Commission, "le poisson ne sera pas pêché par les senneurs mais par d'autres", regrette Bertrand Wendling de la Sathoan, organisation de thoniers-senneurs basée à Sète (Hérault). Sa décision est "inacceptable car la perte pour nos armements est importante".

Vers la fin de la pêche industrielle ?
"Cela ne règle rien", renchérit Serge Perez, thonier à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) et vice-président du Syndicat des thoniers de Méditerranée (STM). "Tant mieux pour la pêche artisanale, mais c'est honteux de prendre aux uns pour faire plaisir aux autres".

De même, Pierre-Georges Dachicourt, président du comité national des pêches, "regrette vivement" que la Commission n'ait pas rouvert la pêche aux senneurs. Le reliquat "sera pêché par les entreprises lésées, selon des méthodes de la pêche artisanale et par les petits métiers, décimés ces dernières années par le lobbying intensif des ONG contre la pratique, pourtant ancestrale, de la thonaille", affirme-t-il.

Pour Greenpeace, "en réallouant les quotas à la pêche artisanale, la Commission a adressé un message aux senneurs: est-on en train d'assister à la fin de la pêche industrielle (du thon rouge)?" s'est demandé François Chartier, chargé des Pêches à Greenpeace.

Les thons rouges peuvent être capturés à la senne, de grandes nasses permettant de les prendre vivants pour les transférer vers des "fermes" et les engraisser en haute mer, ou bien avec des lignes d'hameçons et à la canne.

Ces dernières années, les quotas de capture de thon rouge, très prisé à l'exportation sur le marché japonais où il finit souvent en sushi, ont été nettement réduits. Mais les stocks ne se renouvellent pas suffisamment aux yeux des scientifiques.
Les emplois verts, une réalité pour 61% des français
Src :20minutes.fr
A peine un mois après l'adoption du projet de loi Grenelle 2, l'opération « Objectif Plein Emploi en France » a débute au Palais des Congrès de Paris, sous le double parrainage de Laurent Wauquiez, Secrétaire d'Etat chargé de l'emploi et de Valérie Létard, Secrétaire d'Etat au développement durable.
A cette occasion, Monster, a présenté les résultats de son dernier sondage sur la croissance verte.
Selon les résultats de cette enquête, plus de trois Français interrogés sur cinq (61%) estiment bien réel le potentiel généré en termes d'emploi par le secteur de l'environnement, certains pensant qu'il y a dans l'immédiat de véritables opportunités à saisir et d'autres qu'il faut cependant accompagner ce mouvement par un important travail d'information, les métiers de l'économie verte étant encore relativement méconnus.
La croissance verte : une pépinière d'emplois
Plus de 3 Français interrogés sur 5 (61%) croient au potentiel généré par les métiers de la croissance verte. Parmi eux :
• 29% estiment que de nombreuses opportunités existent ;
• Et quasiment 1 Français sur 3 (32%) pense qu'il faut mettre en place un travail d'information plus important, les métiers dans ce secteur étant encore relativement méconnus.
En effet, de nombreuses études confirment le potentiel d'emplois porté par la croissance liée au développement durable : avec 600 000 emplois en France à l'horizon 2020 selon le Boston Consulting Group, les secteurs impactés par la croissance verte touchent plus de 11 millions d'actifs, soit un actif sur deux en France. Cependant, ce potentiel ne se concrétisera pas tout seul. Il faut que les acteurs impliqués dans le secteur de l'emploi comme de l'environnement poursuivent leur travail d'information et mettent en place des politiques publiques de préservation de l'environnement.
C'est l'engagement du gouvernement, concrétisé récemment par l'adoption du projet de loi Grenelle 2, destiné à encadrer l'application d'une série de mesures écologiques et environnementales.

Une minorité d' « éco-emploi sceptiques »
Pourtant, malgré cette réalité, 1 Français interrogé sur 4 estime que seuls quelques métiers seront demain voués à être « durables » et « responsables » et pour quelques autres (14%), c'est une « mode » qui n'a pas vocation à durer. Cette méconnaissance relative à la diversité des métiers existant dans le secteur et cet a priori expliquent en partie l'inadéquation constatée aujourd'hui sur le marché du travail entre l'offre et la demande d'emplois, ralentissant le mouvement d'ensemble. Des milliers d'offres d'emplois « verts » ou « verdissant » ne trouvent en effet pas preneur.
L'avis d'expert : les entreprises recrutent dans le vert
« Sur un marché de l'emploi particulièrement tendu, aucun secteur ne doit être mis de côté pour trouver un job. C'est tout le sens de la nouvelle édition « Objectif Plein Emploi en France » placée sous le signe de la croissance verte, dont l'objectif est d'informer et de mettre en lumière la diversité des métiers proposés dans ce secteur encore trop méconnu. En mettant en place, au centre du salon, un « village vert » réunissant tous les acteurs concernés, les entreprises vont pouvoir créer un environnement propice à la rencontre des candidats et accélérer le processus de recrutement dans ce domaine » constate Bruno Brémond, Directeur Général de Monster France et Europe du Sud.
« Par ailleurs, nous sommes très heureux d'obtenir le soutien de Laurent Wauquiez et de Valérie Létard dans le cadre de notre initiative. En effet, la cohésion de tous les acteurs publics comme privés est devenue indispensable pour soutenir l'effort de relance et préparer l'avenir de l'emploi en France. Un des moteurs auxquels nous croyons aujourd'hui est indéniablement celui de la croissance verte » ajoute Bruno Brémond.
« Les métiers de la croissance verte sont une chance à saisir sans tarder : il y a des emplois diversifiés qui touchent tous les secteurs de l'économie bâtiment, automobile, agriculture, énergies renouvelables, etc. et surtout tous les niveaux de diplôme : 75% de ces emplois sont dédiés aux titulaires d'un bac professionnel ou d'un CAP ou d'un BEP. » conclut Valérie Létard, Secrétaire d'Etat au développement durable.
Marée noire: estimations à la hausse, incertitudes grandissantes
Src :Sciencesetavenir.com
Du gaz et du pétrole s'échappant du dôme de confinement placé par BP sur le puits.
La présence de nappes sous-marines de pétrole a été confirmée dans le Golfe du Mexique, tandis que les estimations des flots d’hydrocarbures qui s’échappent du puits sont revues à la hausse.
Ce n’est plus 12.000 à 19.000 barils de brut par jour qui s’échapperaient du puits endommagé de l’ancienne plateforme de forage Deepwater Horizon depuis le 20 avril, comme indiqué il y a deux semaines, mais au moins 25.000 à 30.000 barils quotidiens. La fourchette haute de la nouvelle estimation publiée par le groupe technique américain va même jusqu’à 40.000 barils par jour.
Analyse des vidéos

Ce sont les chiffres donnés par l’une des équipes du groupe technique qui se base sur l’analyse des vidéos du puits sous-marin fournies par BP. Une seconde équipe, qui utilise les images satellites pour calculer les quantités de pétrole visibles en surface, aboutit à une estimation de 12.600 à 21.500 barils quotidiens. Deux autres équipes du groupe technique (Flow Rate Technical Group, FRTG) poursuivent leur modélisation et fourniront bientôt leurs résultats.

En s’en tenant à l’estimation prudente de 25.000 à 30.000 barils quotidiens (3.300 à 4.000 tonnes), on aboutit à une quantité globale de 140.000 à 168.000 tonnes de brut larguées dans le Golfe du Mexique entre le 20 avril et le 3 juin (à cette date BP a installé un entonnoir sur le puits et a commencé à récupérer du pétrole) (1). Si l’on retient la fourchette haute, on atteint déjà les 228.000 tonnes. Sans compter ce qui continue à s’échapper du puits même depuis que l’entonnoir a été installé. Certains experts ont même craint que le flux augmente. Le FRTG va réaliser une autre estimation à compter du 3 juin.

Incertitudes en profondeur
Au quotidien, la gravité de cette marée noire est donc comparable à celle de 1979, provoquée par l’explosion de la plateforme IXTOC-1 au large du Mexique, avec une fuite estimée entre 10.000 et 30.000 barils par jour. En espérant que le puits de BP soit colmaté plus rapidement: la marée noire de l’IXTOC a duré du 3 juin 1979 au 23 mars 1980.

La particularité de l’accident de Deepwater Horizon est cependant sa profondeur: le puits est situé à 1.500 mètres sous le niveau de la mer. Le pétrole, plus léger que l’eau, remonte et reste en surface lorsque la source est peu profonde. En grande profondeur, où la température est plus faible et la pression plus forte, le scénario est différent : des études avaient montré qu’une partie du brut pouvait rester sous l’eau

Mobilisation scientifique
En l’occurrence, la présence de nappes sous-marines dans le Golfe du Mexique a été confirmée par des équipes scientifiques embarquées à bord de navire de recherches. Deux nappes d’hydrocarbures ont été repérées à 78 km du puits, l’une à 400 mètres de profondeur, l’autre entre 1.000 et 1.400 mètres. Dans les deux cas, la concentration d’hydrocarbures est faible, inférieure à 0,5 mg par litre selon les analyses de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).

Une nappe a été repérée depuis un autre navire, au sud-ouest du puits, entre 1.100 et 1.300 mètres. Les effets de ces nappes diluées sur l’écosystème sous-marin sont encore inconnus, de même que l’usage de produits dispersants sous l’eau au début de la marée noire. Aux États-Unis les équipes scientifiques déploient leurs moyens très rapidement pour évaluer toutes les conséquences de cette marée noire, la pire que ce pays ait connu.
Le : 11/06/10
Les emplois verts, mythe ou réalité?
Src :20minutes.fr / Audrey Chauvet / photo : GileMichel/SIPA

Les prévisions d'emploi dans les secteurs du développement durable confrontées à la réalité...
Chacun y va de son estimation: le Boston Consulting Group parie sur 600.000 emplois d’ici à 2020, le Ministère de l’Ecologie s’aligne sur ce chiffre, le WWF annonce 684.000 postes... Les emplois verts se présentent comme une manne qui permettrait de conjuguer développement durable, croissance économique et emploi. Mais la réalité est quelque peu différente.

Prendre en compte les emplois détruits
Dans un avis rendu par le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) en janvier 2010, la prévision de 600.000 créations d’emploi ne prendrait pas en compte les emplois détruits dans les secteurs de l’automobile ou de la sidérurgie par exemple. Selon la CFDT, le solde net de création d’emplois pour 2020 serait plus proche de 60.000 que de 600.000.

La conjoncture économique a aussi son mot à dire: alors que l’Ademe annonçait une croissance de 3% des emplois dans les éco-activités en 2009, le bâtiment, pourtant concerné par les mesures de rénovation, d’isolation thermique et de mise aux normes environnementales, perdait 36.600 emplois au premier semestre 2009.

Reste l’apparition de certaines activités, comme les énergies renouvelables ou la mesure de la performance énergétique des bâtiments, qui seront potentiellement créatrices d’emplois nets, à condition que les formations pour y accéder existent. Par exemple, le métier de conseiller en énergie renouvelable ou celui d’ingénieur en efficacité énergétique devraient se développer.

Quels emplois «verts»?
Autre biais dans les calculs: qu’appelle-t-on un emploi «vert»? En consultant les offres de Pôle emploi, on constate que beaucoup de métiers ont simplement été labellisés «verts»: agent d’entretien des espaces verts, ingénieur des eaux et forêts, agent de déchetterie... Rien de nouveau, sauf le classement de ces emplois.

La question du périmètre des emplois verts est difficile à résoudre: un cheminot a-t-il un emploi «vert»? Le train est pourtant le moyen de transport motorisé le moins polluant...

De plus, le développement durable devient une compétence supplémentaire qu’il faut posséder pour accéder à certains postes, notamment dans l’agriculture ou le BTP, rendant encore plus difficile l’accès à ces postes aux personnes peu qualifiées.

Faut-il y croire?
Le COE reste optimiste:«La croissance verte peut être significativement créatrice d’emplois dans les nouvelles activités». Mais ce n’est pas pour tout de suite et avec une ampleur «incertaine à moyen et long terme» selon le COE.

Selon une étude réalisée par le cabinet de recrutement Michael Page fin 2009, les profils les plus recherchés à l’heure actuelle sont les chefs de projet et les commerciaux énergies renouvelables, les ingénieurs efficacité énergétique des bâtiments, les juristes droit de l’environnement, les chefs de projet en site et sols pollués, les experts Bilan Carbone, et d’autres postes de management ou de gestion de projet.
Les mesures de réduction des émissions de CO2 prévues dans le Grenelle de l’environnement vont obliger les entreprises à s’adapter. Mais pour que les emplois verts deviennent une réalité et pas un moyen de faire passer la pilule de l’écologie, il faudrait une reconversion du paysage industriel français accompagnée par des offres de formation ou de reconversion des salariés.
Les océans nous rendent service
Src :20minutes.fr / Photo : WESTMORLA/SUPERSTOCK/SIPA
Les océans jouent un rôle important dans la régulation du climat...
Disparition des poissons, mort des coraux, acidification,... La Journée mondiale des océans est l’occasion de rappeler les dangers qui pèsent sur l’océan. Mais au fait, pourquoi est-il si important de préserver les océans?
Le radiateur de la planète
Les ouragans, tsunamis, et la hausse prévue du niveau des eaux prouvent que la réponse des océans aux pressions qu’ils subissent peut être violente. Et qu’il faut s’en préoccuper sérieusement. Influencés par le climat et l’influençant en retour, les océans sont indissociables de la lutte contre le réchauffement climatique.

Les océans jouent un rôle de régulateur du climat qui pourrait être altéré s’ils se réchauffaient. «L’océan transporte du chaud de l’Equateur vers les hautes latitudes. Si on augmente la température de l’eau, on augmente sa densité et donc on modifie les courants, explique Fabienne Gaillard, responsable du Laboratoire de physique de l’océan interrogée par 20minutes.fr. C’est l’image catastrophique du Gulf Stream qui s’arrête.» Le climat tempéré d’Europe pourrait alors se refroidir considérablement.

Le plus grand puits de carbone
Pour l’instant, l’océan a surtout contribué à ralentir le réchauffement climatique. Fabienne Gaillard décrit ce phénomène:«L’océan réagit lentement et peut accumuler beaucoup de chaleur, contrairement à l’atmosphère qui réagit très vite. Il retarde ainsi les effets du réchauffement et cache une partie du problème, puisqu’une grande partie du CO2 émis se dissout dans les océans».

Mais si l’océan venait à trop se réchauffer, il pourrait relâcher son CO2, par un phénomène physique simple (un soda chaud perd ses bulles). «Le système du réchauffement peut alors s’accélérer et la machine s’emballer» avertit Fabienne Gaillard.

Autre risque: le méthane, véritable bombe à réchauffement, stocké dans les hydrates de gaz, pourrait se libérer si ces glaces fondaient sous l’effet d’une hausse de la température des océans. Le méthane a une capacité de réchauffement vingt fois supérieur à celle du CO2 et sa libération en grande quantité a provoqué il y a 55 millions d’années un gros coup de chaud qui a mis 200.000 ans à s’estomper.

Un équilibre biologique utile à l’Homme
Pollution et surpêche sont les principales menaces qui pèsent sur les espèces marines. La surexploitation des ressources naturelles ou leur destruction par des marées noires ou des rejets polluants détruisent la biodiversité, garante de l’équilibre des océans.

Mais l’océan est aussi victime de son rôle de puits naturel de carbone: la quantité croissante de CO2 qu’il absorbe provoque une acidification qui rend plus difficile la constitution de coquilles solides pour les mollusques et pourrait être une cause du blanchissement et de la mort des coraux. Selon Fabienne Gaillard, «C’est une question d’équilibre. S’il est rompu, il y a une espèce qui va se mettre à dominer et ce ne sera peut-être pas celle qu’on préfère. Par exemple, la prolifération de méduses en mer Méditerranée n’est pas toujours agréable...».

Source de la vie, les océans sont donc le garant d’un équilibre dans lequel l’Homme peut vivre. Si cet équilibre se brisait, nous pourrions le payer très cher.
Londres : des taxis hybrides à pile à combustible
Src :Enerzine.com
Un consortium composé d'Intelligent Energy, Lotus Engineering, LTI Vehicles et TRW Conekt a inauguré lundi, un taxi londonien (Black Cab) hybride à pile à combustible.
Tout en ayant l'apparence emblématique et la conduite de n'importe quel taxi noir londonien, ce "Black Cab" (cf photo) fonctionne grâce à un système de pile à combustible à hydrogène couplée avec des batteries au lithium-polymère, ce qui lui permet de rouler toute une journée sans être rechargé.
Capable d'atteindre une vitesse de pointe dépassant les 125km/h, ce véhicule possède une autonomie de route de plus de 400 kms pour chaque plein d'hydrogène engagé. Il est en mesure de se recharger en 5 minutes environ et ne produit en définitive aucune émission autre que de la vapeur d'eau.
"Le 'black cab' est une figure emblématique particulièrement appréciée à Londres, mais c'est également une source de pollution considérable, notamment dans le centre-ville.
Ce prototype à pile combustible, dont le pot d'échappement n'émet que de l'eau, nous permet d'illustrer, de manière tout à fait passionnante, la façon dont la technologie à hydrogène pourrait rapidement jouer un rôle essentiel dans l'amélioration de la qualité de l'air respiré par les citadins" a déclaré Kit Malthouse, maire-adjoint londonien.
Avant la fin de cette année, la régie centrale des transports londoniens doit mettre en service cinq bus à pile combustible à hydrogène, et Boris Johnson, le maire de Londres, s'est engagé à collaborer avec les fabricants afin que tous les taxis londoniens soient équipés de la technologie zéro émission d'ici à 2020.

Lotus Engineering a conçu l'intégralité du système de propulsion du 'black cab' à pile combustible inauguré au City Hall, dont le moteur à pile combustible, ainsi que des systèmes de contrôle visant à optimiser la performance des piles à combustible et des systèmes de commandes électriques. TRW Conekt a pris en charge le programme d'analyse de la sécurité, dont les systèmes de freinage et de direction, et LTI a fourni les véhicules sur lesquels ont été réalisées les modifications structurelles du châssis des taxis.

Les premiers permis de taxi datent de 1662 et concernaient des équipages à chevaux fonctionnant en location. Le 'black cab', symbole de Londres, correspondait au modèle Austin FX4, mis en service en 1959. Ce modèle, qui a subi de nombreuses modifications au cours des ans, a continué à être produit jusqu'en 1997, ce qui en fait l'un des véhicules ayant été produits le plus longtemps de toute l'histoire.
Le système de piles à combustible Intelligent Energy a été intégré au désign LTI TX4 le plus récent, et s'adapte au véhicule sans entraver son espace interne ni son coffre à bagages.
"Le 'black cab' à pile combustible est un simple taxi adapté au 21e siècle et ses centres-ville toujours plus étendus, dans lesquels nous nous sentons tous particulièrement concernés par les revendications portant sur la qualité de l'air. Le LTI TX4 constitue un symbole emblématique de Londres, et le fait de l'inclure dans son désign un 'moteur' hybride électrique à pile combustible entièrement nouveau, en un délai aussi court, tout en continuant à garantir sa performance, sa vitesse et sa gamme de rechargement, constitue un accomplissement fantastique pour toutes les entreprises impliquées," a expliqué le Dr. Henri Winand, PDG d'Intelligent Energy. "Nous envisageons désormais la mise en service de la première flotte de véhicules à Londres dès 2012. Le lancement d'aujourd'hui au City Hall montre que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre notre objectif."
Le : 11/06/10
En bref : une plante hybride pour limiter le réchauffement climatique ?
Src :Futura-sciences.fr / Université du Minnesota
Des plants de Miscanthus x giganteus cultivés par des chercheurs pour étudier son potentiel comme biocarburant et puits de carbone.
La culture massive de biocarburants pose de multiples problèmes, dont bien sûr son impact sur le réchauffement climatique. Selon des simulations faisant intervenir des cultures énergétiques basées sur le Miscanthus x giganteus, sa dette en carbone du fait du remplacement des autres végétaux serait remboursée en quelques dizaines d’années au lieu des centaines parfois évoquées pour, par exemple, l’éthanol tiré du maïs.

Le monde est de plus en plus confronté à la nécessité de disposer de nouvelles sources d’énergie, durables, et à celle de réduire les émissions de CO2. L’une des voies étudiées est celles des biocarburants, en particulier la production de bioéthanol à partir du blé ou du maïs (des algues comme l'ulve sont aussi envisagées). Mais cette voie est étroite.
Lorsque l’on calcule la quantité de plantes nécessaire pour remplacer complètement le pétrole et les coûts environnementaux et énergétiques liés à l’emploi de pesticides, d’engrais et à la taille des cultures, on peut légitimement se demander si le remède n’est pas pire que le mal.
Depuis plusieurs années cependant, des laboratoires sur la planète, dont l’Inra en France, se penchent sur le cas d’une plante hybride pérenne de la famille des poacées (autrefois appelées graminées) : le Miscanthus géant (Miscanthus × giganteus). Elle présente un remarquable potentiel en tant que puits de carbone et agrocarburant mais aussi comme source de fibres, pour la pâte à papier en particulier.
On sait cependant que développer des biocarburants, par exemple avec des cultures massives de maïs ou de blé, en éliminant une couverture végétale déjà présente, va se payer en bilan carbone, augmentant ainsi l’effet de serre. Toutefois, on peut montrer que sur le long terme, cette dette carbone peut se rembourser. Le problème est que généralement, ce délai est très long, entre 167 et 420 ans selon les estimations pour les biocarburants liquides.

En simulant l’impact sur le bilan carbone qu’aurait la mise en culture massive du Miscanthus géant en tant que culture énergétique, un groupe de chercheurs, dans un article publié dans la revue Global Change Biology Bioenergy, estime cependant que dans ce cas, la dette carbone peut être remboursée en 30 ans seulement.
Solar Decathlon 2010 : l'Armadillo Box de l'ENSAG
Src :En savoir +
A l'occasion du concours international Solar Decathlon (SD) 2010, 20 universités du monde entier s'affrontent, avec l'objectif de concevoir et de construire une maison écologique à taille humaine, qui fonctionne entièrement à l'énergie solaire.
L'Armadillo Box est un projet conçu et construit par une équipe de 50 étudiants de l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble (ENSAG), en partenariat avec l'Institut National de l'Énergie Solaire (INES) et les Grands Ateliers de L'Isle d'Abeau (GAIA).
La conception de l'Armadillo Box est née des résultats d'un projet de recherche européen consacré à l'habitat passif dans les pays chauds. Elle se base sur une structure compacte et vise à réduire les besoins en chauffage et en rafraîchissement en fonction des saisons. Le bâtiment inclut un certain nombre de nouvelles technologies axées sur le développement durable.
Pendant toute la durée du concours, la maison est habitée. Cela permet de mettre en évidence les dernières innovations en matière de solutions efficaces, attractives et abordables pour le développement durable de l'avenir.

Soutenu dans cette démarche par Total, sponsor officiel du projet Armadillo Box, Tenesol a fourni ses produits et toutes dernières innovations au projet. Le résultat : une maison qui regorge d'innovations et qui comprend près de 100 panneaux photovoltaïques Tenesol, dont 48 des plus puissants proposés par l'entreprise (250 Wc).

Ses caractéristiques sont les suivantes :
•97 panneaux photovoltaïques au total, répartis sur une surface de 102 m2 et dotés d'une capacité de 15 kWc, sont intégrés à la toiture et à la structure brise-soleil. Le système est connecté au réseau et prend en charge l'ensemble des besoins en électricité de la maison.
•Un système de ventilation mécanique double-flux parcourt toute la charpente de la maison. Une seule pompe est utilisée pour le chauffage et le rafraîchissement du logement. Ce système produit également de l'eau chaude, en fonction de l'exposition au soleil.
•Le logement est complètement isolé et tous les équipements de la cuisine appartiennent à la classe énergétique A.
•La maison est entièrement automatisée : tous les appareils et les accessoires (y compris les rideaux) sont contrôlés par un système domotique.
•Un système complexe de récupération de l'eau de pluie diffuse l'eau dans toute la maison afin de maintenir une température constante dans les pièces en été comme en hiver.
•Le bâtiment est constitué de matériaux naturels et recyclables tels que le bois, l'acier recyclé et la terre.
Luna Ring : transformer la lune en centrale solaire
Src :Shimizu Corporation / enerzine
La firme nippone Shimizu Corporation a conceptualisé un projet lunaire, dont l'objectif est d'installer des panneaux solaires tout autour du satellite naturel de la terre afin de récupérer l'énergie du soleil.
Du nom de "Luna Ring", l'idée pour le moins originale s'appuie sur une "ceinture solaire" de 10 920 kms où la lumière du soleil serait au final convertie en électricité. Afin d'assurer la production en continue d'énergie, "un réseau de cellules solaires d'une largeur comprise entre quelques kilomètres à 40 kms s'étendrait comme une ceinture tout autour de l'équateur lunaire".
Des câbles se chargeraient de transférer l'énergie produite à partir des cellules solaires lunaires aux installations de transport. Des antennes de 20 kilomètres de diamètre transmettraient ainsi l'énergie aux stations terrestres de réception. D'autres installations de transmission comme le laser à haute densité énergétique seraient également utilisées. Dans tous les cas, une balise de guidage (radio beacon) permettrait d'en assurer une transmission exacte.

Les ressources lunaires seraient exploitées dans la mesure du possible pour réaliser la construction de la ceinture solaire. Selon Shimizu, l'eau pourrait être produite sur place en combinant des éléments du sol lunaire avec de l'hydrogène importé de la Terre. Des matériaux servant à la cimentation pourraient également provenir de ressources lunaires. Des briques, des fibres de verre et d'autres matériaux de construction pourraient être fabriqués par des processus de chaleur solaire.
Enfin, les robots joueraient un rôle essentiel dans la construction de l'anneau solaire, où ils seraient télé-opérés 24 heures par jour à partir de la Terre.

Les avantages du concept dans l'espace :
-Élimine les inconvénients liés aux mauvaises conditions météorologiques
- Fourniture d'énergie 24/24h et 7/7j
- L'énergie solaire serait disponible, quelque soit le lieu sur terre
Le :10/06/10
Nexans live un câble sous-marin 36 kV, pèsant 4300t
Src :Enerzine.com / Credits images : Nexans
Nexans annonce avoir mené à bien la réalisation d'un nouveau câble d'énergie sous-marin de 75 km reliant Pemba, la deuxième plus grande île de l'archipel de Zanzibar, au réseau électrique national de la Tanzanie.
La ligne de 25 MVA, inaugurée le 3 juin par le Président tanzanien, M. Amani Abeid Karume, permet aux 300 000 habitants de Pemba de s'affranchir de décennies de dépendance vis-à-vis de groupes électrogènes diesel peu fiables, sources de coupures fréquentes. La disponibilité d'une énergie électrique fiable devrait favoriser le développement économique et social en ouvrant de nouvelles opportunités et en encourageant le tourisme.
Le projet du câble de Pemba a été financé par une subvention de l'Etat norvégien de 45 millions d'euros, tandis que l'Etat de Zanzibar a apporté 8 millions d'euros et l'Union de Tanzanie 4 millions d'euros. Norplan a assuré la gestion du projet pour le compte du Ministère des Affaires Etrangères norvégien et de ZECO, la compagnie d'électricité de Zanzibar.
Le câble de 36 kV à isolation PEX (XLPE : polyéthylène réticulé) a été conçu et fabriqué par l'usine Nexans de Halden en Norvège, spécialisée dans les câbles sous-marins, et intègre des éléments de fibre optique provenant du site de Rognan, autre site norvégien du Groupe. Le câble, qui pèse plus de 4 300 tonnes, a été chargé sur le navire câblier du Groupe, le C/S Nexans Skagerrak, et transporté jusqu'au canal de Pemba.

Le câble part de Tanga, sur la côte tanzanienne, pour rejoindre l'île de Pemba, ce qui a nécessité une pose dans des conditions difficiles. En raison de la présence de hauts-fonds à chacune de ses extrémités, le câble a dû être tiré à flot sur plus de quatre kilomètres avant d'atteindre le point où le fond marin tombe à pic et de pouvoir être guidé jusqu'à une profondeur de 850 mètres.
Le projet a été mené très rapidement, depuis la signature du contrat en 2008 jusqu'à la mise sous tension, début 2010, du nouveau câble reliant Pemba au continent.

« Le projet de l'île de Pemba illustre notre capacité à réaliser des liaisons par câble sous-marin même dans les conditions les plus difficiles et dans des délais très courts », commente Krister Granlie, Directeur général du groupe Haute Tension Sous-marine et Ombilicaux de Nexans. « Il est également très gratifiant de voir mené à bien un projet qui va vraiment changer la vie quotidienne de la population locale. »
Méthanisation : 7 millions d'euros alloués en 2010
Src :Enerzine / [Credit image : ADEME - Sphère de stockage du biogaz ]
Bruno Le Maire, Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, a décidé de poursuivre en 2010 le soutien au développement de la méthanisation agricole et lance pour la deuxième année consécutive un appel à candidatures national dans le cadre du Plan de performance énergétique (PPE).
En 2009, 82 projets avaient ainsi pu être sélectionnés.

Ce plan mis en place en 2009 vise à « accroître la maîtrise énergétique des exploitations afin d'atteindre un taux de 30% d'exploitations agricoles à faible dépendance énergétique d'ici 2013 ». Il est doté d'une enveloppe de 29,2 millions d'euros en 2010.
7 millions d'euros sont alloués à la méthanisation en 2010. Ces montants peuvent être complétés par d'autres financeurs, notamment l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) et les collectivités territoriales.

Les dossiers devront être déposés jusqu'au 15 juillet 2010 auprès de la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) siège du domicile du porteur de projet.
Le cahier des charges et les formulaires nationaux de demande d'aide sont disponibles sur le site Internet du Ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, auprès des Directions régionales de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF), des Directions départementales des territoires (DDT) et des Directions départementales des territoires et de la mer (DDTM).
Cet appel à candidatures complète le dispositif d'aides régionales du plan de performance énergétique.
L'OMS épinglée pour son rôle dans la pandémie de grippe A
Src :Nouvelobs.fr
La gravité de cette épidémie a été "largement surestimée" par l'Organisation mondiale de la Santé, dénonce l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
La gravité de la pandémie de grippe A/H1N1 a été "largement surestimée" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dénonce l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), a-t-on appris samedi 5 juin. Celle-ci épingle dans un rapport un "gaspillage de fonds publics" et des "peurs injustifiées".

Ce récit, approuvé vendredi 4 juin par la commission Santé de l'APCE, déplore "un grave manque de transparence". Dans un communiqué, l'Assemblée se demande en effet "quelle influence l'industrie pharmaceutique a pu exercer sur les décisions prises".

Lors de la présentation du rapport vendredi à Paris, la rédactrice en chef du British Medical Journal, Fiona Godlee, a expliqué qu'une étude de sa revue avait montré que "les scientifiques qui ont élaboré des lignes directrices clés de l'OMS sur le stockage des vaccins contre la grippe avaient été payés par des groupes pharmaceutiques susceptibles d'en tirer profit", selon le communiqué de l'APCE.

"Traitement placebo à grande échelle"
"Cette pandémie n'a jamais vraiment existé", a lancé l'auteur du rapport, le parlementaire britannique Paul Flynn, lequel a qualifié le programme de vaccination de "traitement placebo à grande échelle".

Pour "une plus grande transparence" et "une meilleure gouvernance en matière de santé publique", la commission Santé de l'APCE préconise d'instituer des garanties contre "l'influence d'intérêts particuliers" et d'envisager un fonds public pour soutenir des études, des essais et des avis d'experts indépendants, qui pourraient être financés par le biais d'une contribution obligatoire de l'industrie pharmaceutique.

Le rapport de Paul Flynn doit être examiné par les parlementaires des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe jeudi 24 juin, à Strasbourg.
Le :09/06/10
La plus grande centrale PV de la région Rhône-Alpes
Src :CNR
La Compagnie Nationale du Rhône (CNR), filiale de GDF Suez et premier producteur français d'énergie exclusivement renouvelable a inauguré le 28 mai, la centrale photovoltaïque au sol à Saulce-sur-Rhône dans la Drôme : il s'agit de la plus grande centrale de la région Rhône-Alpes à ce jour.
L'impact carbone évité

Il est essentiel de comprendre que l'impact carbone lié à la construction du parc de Saulce Sur Rhône a été le plus faible possible. Comme pour tous ses projets la CNR a porté autant d'attention à la partie technique qu'à la partie environnementale, avec la prise en compte, le plus en amont possible des impacts potentiels.

Le choix des panneaux, leur type de fabrication, le choix des entreprises dans la construction du parc, leur proximité, et les modes d'acheminement des matériaux ont tous été réalisés dans un souci de réduction maximum de l'impact carbone.
Les 5000 m3 de matériaux destinés à la réalisation des pistes et des plateformes ont été acheminés par transport fluvial, en un seul trajet de Solaize à Montélimar (125km) par deux barges équivalentes aux capacités de 300 poids lourds : soit une économie de 12 700 litres de carburant et le rejet de 33 teq CO2. Les 19 008 panneaux de fabrication française proviennent de Toulouse. Un choix qui reflète la volonté de la CNR de participer activement au développement de la filière française et de limiter les émissions de CO2, en privilégiant la proximité.
Les 5000 m3 de matériaux destinés à la réalisation des pistes et des plateformes ont été acheminés par transport fluvial, en un seul trajet de Solaize à Montélimar (125 km) par deux barges équivalentes aux capacités de 300 poids lourds : soit une économie de 12 700 litres de carburant et le rejet de 33 teq CO2.
L'exemplarité environnementale
Les panneaux en silicium cristallin ont été retenus car ils sont les plus performants en terme de rendement. Ils répondent à la norme IEc61215, ce qui leur garantit une tenue de 25 ans en conditions extérieures (y compris vent en rafales et grêle). L'usine de fabrication des panneaux est également certifiée ISO 9001.
Contrairement à d'autres technologies (couches minces), le recyclage des panneaux en silicium cristallin est entièrement maitrisé.
Le fabricant des panneaux (Tenesol) s'est engagé au sein de l'association PV cycle, garantissant la reprise et le recyclage de l'ensemble des panneaux en fin de vie.
La végétalisation du site est réalisée en partenariat avec l'Isara, école d'agronomie lyonnaise. Les essais de végétalisation ont été réalisés dans des conditions particulières d'ombrage, d'humidité et de sol induites par le chantier et la présence des panneaux. La finalité de cette expérimentation est de faire le choix d'une végétation et d'une gestion du site en faveur de la biodiversité. Une haie paysagère composée d'essences rhodaniennes a également été implantée.
Les choix de proximité
Les cellules ont été fabriqués par Photovoltech (filiale des groupes GDF Suez et TOTAL) en Belgique, ont ensuite été assemblées en panneaux par Tenesol (filiale des groupes EDF et TOTAL) à Toulouse. Ces panneaux ont été installés sur site par INEO (filiale du groupe GDF SUEZ).
Les opérations de préparation de la plateforme ont été effectuées par Roche TP (implantée à Saint Romain en Gal)
La pose et le montage des structure ont été effectués par la société Rampa : sous traitant d'Ineo implanté au Pouzin. Le choix de ces entreprises implantées à proximité garantit au projet une fabrication exclusivement française qui permet à la CNR de maintenir son engagement : concilier le souci de l'impact écologique à l'économie locale.
Si l'on replace ce projet dans le contexte actuel, et selon les propres mots de Jean-Louis Borloo (Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la mer) à propos des discussions en cours du projet de loi Grenelle II: « la prise en compte de l'économie dans l'écologie s'inscrit dans une logique gagnant-gagnant » Un message compris et intégré par la CNR, qui produit une énergie dont les 2/3 des bénéfices retournent en France et en Europe.
FICHE DETAILLEE DU PROJET
Coût de l’opération : 13, 8 millions d’euros.
Situation : la CNR a développé ce projet sur son domaine concédé.
Le parc se situe au Logis Neuf sur la commune de Saulce-Sur- Rhône.
Superficie totale du parc : 10, 2 hectares
Site : le parc est implanté sur une friche industrielle, ancienne plateforme ayant servi à la construction de l’usine hydroélectrique Bethenod. Cette plateforme située sous des lignes électriques est enclavée entre le canal d’amenée et la voie ferrée.
L'implantation d’une centrale photovoltaïque a été le meilleur moyen de le valoriser :
- Hors zone agricole ou naturelle : il n’y a pas de conflit d’usage.
- Les conditions d’ensoleillement et de production sont idéales
- Le réseau électrique est présent sur site
Les 10 ha de plateforme bénéficient donc d’un bon ensoleillement typique de la vallée du Rhône.
Puissance et production
Puissance électrique installée : 4,1 MWc * (la plus puissante centrale en Rhône Alpes)
Energie produite par an : 5100 MWh
Equivalent de consommation électrique annuelle : 1450 foyers hors chauffage
Rejet de CO2 évité : 2000 t/ an
3 postes de transformation/ 1 poste de livraison
Données techniques des panneaux
Nombres de modules : 19 008
Longueur des structures : 5,3 km
Hauteur des structures : 3,3 mètres
Distance inter- rangées : 8 mètres
Inclinaison des modules : 25 degrés
* Le Watt crête (Wc) correspond à la puissance électrique maximale délivrée par les panneaux photovoltaïques dans des conditions d’ensoleillement optimales.
BRESIL : Une région menacée : la Caatinga en danger
Src :bulletins-electroniques.com
La caatinga brésilienne a déjà perdu 53.62% de sa surface originelle à cause de la déforestation, selon le Ministère de l'environnement, la région est également "plus vulnérable" aux effets des changements climatiques et court un risque sérieux de désertification.
La caatinga brésilienne a déjà perdu 53.62% de sa surface originelle à cause de la déforestation, selon le Ministère de l'environnement, la région est également "plus vulnérable" aux effets des changements climatiques et court un risque sérieux de désertification.
La caatinga est un type particulier de végétation et un écosystème ayant ce type de végétation, situé dans le nord-est du Brésil. Le nom caatinga est issu de la langue Tupi et signifie "forêt blanche" ou "végétation blanche" (de caa, "forêt", "végétation" et tinga, "blanc"). La caatinga est une forêt épineuse, qui consiste essentiellement en petits arbres épineux qui ne vivent que de manière saisonnière. Cactus, buissons épineux, et herbes adaptées à l'aridité constituent le manteau végétal.
Afin de combattre la destruction de l'écosystème semi-aride, un plan d'action interministériel pour la prévention et le contrôle de la déforestation de la Caatinga (PPCaatinga) est en élaboration. Ce plan intégrera des interventions de plusieurs ONG pour mettre en oeuvre des actions telles que le contrôle et la lutte contre la déforestation et la promotion du développement durable. La PPCaatinga devrait être publiée avant la fin du semestre.
D'après Mauro Pires, directeur du département des politiques de lutte contre la déforestation du Ministère de l'environnement (DPCD), il existe déjà des expériences réussies en milieu semi-aride de gestion de la forêt de la caatinga menées par des ONGs, montrant que cette solution peut être une bonne alternative tant pour le développement de la région que pour la conservation de l'écosystème. "Avec l'adoption de la gestion, la production de bois peut être poursuivie pendant des années. Les bénéfices économiques de la gestion forestière sont supérieurs aux coûts engendrés" explique t-il.
La création et la multiplication des unités de protection sont un autre point important pour la protection de l'écosystème. La caatinga compte à peine 7% d'espace protégé, seulement 2% l'étant entièrement et les autres 5% étant des unités de préservation à usage durable. Les efforts se porteront vers une augmentation des espaces de protection.
Problèmes - La désertification est certainement une des préoccupations majeures du peu de spécialistes qui étudient la caatinga. La destruction de la végétation pour alimenter les usines cause un appauvrissement du sol, augmentant le problème. En plus de transformer la région en désert, la déforestation a pour conséquence la perte d'une biodiversité peu connue. "Certaines espèces n'existent que dans la caatinga. Si cette destruction persiste, il est probable que nous n'arriverons pas à les étudier ni même à les connaître" dit Ednilza Maranhão, professeur de zoologie et chercheuse à l'Université Rurale du Pernambouc (UFRPE).
En plus du PPCaatinga, un nouveau plan plus large sera lancé d'ici peu pour créer des actions stratégiques à long terme dit Mauro Pires. "Dans ce sens, on ajoutera la promotion du développement durable à la connaissance scientifique comme moyens de développement et de conservation de la région".
L'entonnoir posé par BP récupère 10.000 barils/j
Src :enerzine.fr credit image BP
Après avoir installé jeudi 3 juin un dispositif de type "entonnoir", à 1.500 m de profondeur, BP a annoncé capter depuis sa mise en service la majeure partie du pétrole.
Selon le directeur général de la compagnie britannique, "l’entonnoir récupére environ 10.000 barils (1.600.000 litres) de pétrole par jour". Dès vendredi, quelque 950.000 litres de pétrole avaient déjà pu être récupérés grâce à cet "entonnoir". Ce nouveau dispositif comprend quatre soupapes qui doivent éviter que des cristaux ne se forment à l'intérieur de l'engin. Ces soupapes doivent ensuite être fermées progressivement.
Cependant, cette solution n'est que temporaire et il faudra attendre l'installation des puits de secours, courant août pour résoudre définitivement ce problème de fuite.
Selon les dernières estimations, la quantité de pétrole qui s'est échappée depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon serait comprise entre 2 et 3 millions de litres par jour.
D'après les garde-côtes américains le pétrole brut qui s'étend maintenant dans le golfe du Mexique sur un rayon de 320 km autour du puits endommagé est matérialisé par de centaines de milliers de petites galettes.
Le : 08/06/10
Les lave-linge et lave-vaisselle dans le collimateur
Src :MEEDDEM
L'Union européenne a adopté deux nouvelles mesures ambitieuses visant à limiter les consommations d'électricité et d'eau des lave-linge et des lave-vaisselle.
Ces mesures supplémentaires s'inscrivent dans la droite ligne du programme de réduction des consommations des appareils électriques initié en 2008 sous présidence française de l'Union européenne.

Ce programme, qui permettra de d'économiser 340 TWh (soit l'équivalent de la consommation électrique du Royaume-Uni) et de réduire de près de 140 millions de tonnes les émissions de CO2 de l'Union européenne à l'horizon 2020, a déjà été mis en œuvre pour la veille des appareils électriques, l'éclairage, les décodeurs numériques, les alimentations externes et chargeurs électriques, les moteurs, circulateurs, réfrigérateurs, congélateurs et téléviseurs.
Les nouvelles mesures concernant les lave-linge et lave-vaisselle ont été adoptées par le comité règlementaire réunissant les experts des États membres de l'Union européenne vendredi dernier. Ces dispositions doivent maintenant être soumises au Parlement et au Conseil avant d'être publiées au cours de l'été.
Aujourd'hui, les consommations d'électricité liées aux seuls lave-linge dans l'Union européenne sont estimées à 35 térawatts-heures, pour des émissions de 18 millions de tonnes de CO2.
Des progrès significatifs ont déjà été réalisés sur ces appareils, qui bénéficient pour 90% d'entre eux d'un classement en A selon l'étiquetage énergétique en vigueur depuis une dizaine d'années. Les nouvelles mesures adoptées le 28 mai 2010 vont induire un nouveau progrès, capital dans un contexte d'usage croissant d'appareils toujours plus puissants.
Concernant les lave-linge, le règlement impose des seuils de performance sur l'énergie et l'eau. Les règlementations combinées d'éco-conception et d'étiquetage conduiront à une réduction de 1,5 TWh en 2020 et 2,7 TWh en 2025.
Concernant les lave-vaisselle, le règlement fixe des exigences d'éco-conception en trois étapes, pendant 6 ans. Les économies annuelles attendues des mesures combinées d'éco-conception et d'étiquetage se chiffrent à 2,3 TWh d'électricité en 2020.
D'autres exigences que l'efficacité énergétique sont réglementées. Pour les lave-linge, des obligations pèsent sur les notices d'informations, la consommation en modes veilles et arrêt, l'obligation d'un cycle à 20 et les seuils de performance sont fixés sur : outre l'efficacité énergétique, l'efficacité de lavage et la consommation d'eau. On relève des obligations similaires concernant les lave-vaisselles.
Aux mesures de performance énergétique s'ajoute l'étiquetage énergétique, qui fait également l'objet de réglementations qui devraient être adoptées rapidement puisque la directive-cadre « étiquetage » sur laquelle ces mesures s'appuient vient d'être adoptée par le Parlement européen. Cette directive introduit un nouveau format d'étiquette avec toujours 7 classes de performance, allant jusqu'à A+++ pour les meilleurs produits.
« Ces nouvelles mesures de réduction des consommations d'énergie d'appareils électroménagers de la vie de tous les jours s'inscrivent dans la continuité du programme ambitieux lancé en 2008 par la présidence française de l'Union européenne. Après la veille des appareils limitée à 1 W, l'éclairage des rues et des bâtiments tertiaires, la fin des ampoules à incandescence, les réfrigérateurs et les téléviseurs, nous franchissons une nouvelle étape qui va permettre de réduire les consommations d'énergie et les émissions de CO2, et redonner du pouvoir d'achat à tous les ménages en Europe, et même au-delà puisque ces nouvelles normes sont appelées à devenir des standards internationaux. » a indiqué Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie et du Développement durable dans un communiqué.

L'UFC Que Choisir a plaidé récemment pour "une réactualisation de l'étiquetage énergétique" et demande également à appliquer "un système de Bonus/Malus pour les appareils ménagers".
Le protoxyde d'azote, un gaz qui n'a rien d'hilarant
Src :bulletins-electroniques.com
Le gaz hilarant, ou protoxyde d'azote, a un pouvoir de réchauffement près de 300 fois plus élevé que le dioxyde de carbone.
Pourtant, il est loin d'occuper le devant de la scène dans le débat sur le réchauffement climatique et les possibilités de le contrer, au contraire d'autres gaz riches en chlorine tels que le CFC, le méthane ou encore le dioxyde de carbone. Cet état de fait est cependant sur le point d'être remis en question.
En effet, pour la première fois, des résultats de recherche du Nord-Ouest du Groenland montrent que la fonte du pergélisol peut provoquer des concentrations surprenantes de protoxyde d'azote dans l'environnement, qui peuvent se retrouver dans l'atmosphère. De plus, si le protoxyde d'azote est libéré en même temps que les températures et les précipitations augmentent dans les régions de pergélisol, cela ajouterait une composante inconnue mais importante au réchauffement climatique.
Bo Elberling, professeur en Géochimique environnementale au Département de Géographie et de Géologie de l'Université de Copenhague, est à l'origine de ces résultats extraordinaires, qui ont été publiés dans le journal Nature Geoscience.
L'augmentation de la concentration en protoxyde d'azote en Arctique n'a rien d'hilarant. De nouvelles études faites par la station de recherche Zackenberg, au nord-est du Groenland, montrent que la fonte du pergélisol produit une quantité étonnante de protoxyde d'azote, ce qui peut accélérer le rétrécissement de la couche d'ozone et augmenter la concentration atmosphérique de gaz à effet de serre. "Il n'y a pas qu'à Zackenberg qu'on ait eu ces résultats : nous les avons observés à 5 autres endroits. J'avais gardé des échantillons d'études précédentes, et on s'est aperçu que ces échantillons contenaient des taux également élevés de nitrogène dissous, et qu'ils ont le même potentiel de production de gaz hilarant. Il semble donc que la station Zackenberg ne soit pas celle où on en observe le plus. Les microorganismes produisant le gaz sont apparemment déjà présents dans le pergélisol, ce qui explique le phénomène. De plus, la quantité de glace présente dans le pergélisol est plutôt importante, mais elle peut contenir de grandes quantités de nitrogène dissous, qui peut être transformé en gaz hilarant puis relâché dans l'atmosphère lors du dégel", explique Bo Elberling.
Depuis le 19ème siècle, la concentration en gaz hilarant dans l'atmosphère a augmenté significativement. Environ 70% de cette augmentation est due à la dégradation du nitrogène du sol par les microorganismes, et 30% sont plus directement reliés à l'activité humaine, particulièrement à cause de l'intensification de la production agricole, demandant plus de fertilisant et entraînant une augmentation de la production animale. Le gaz hilarant contribue de manière significative à la dégradation de la couche d'ozone dans la stratosphère et il est 300 fois plus générateur d'effet de serre que le dioxyde de carbone dans la troposphère. Or, le méthane, contre lequel bien plus de mesures sont mises en place, n'est que 23 fois plus générateur d'effet de serre que le dioxyde de carbone.
"Des études récentes montrent que la production naturelle de gaz hilarant dans les sols de l'Arctique peut potentiellement atteindre des niveaux qui n'ont été observés que dans des régions tropicales. Cela signifie qu'une quantité énorme de nitrogène est contenue dans les sols gelés de l'Arctique, particulièrement dans les marais. Cette énorme quantité peut être facilement transformée en gaz hilarant car les pergélisols qui viennent de dégeler vont subir de grandes variations de teneur en eau, et vont congeler-décongeler tous les ans", selon le professeur Elberling.
Les résultats de cette étude montrent également que le nitrogène contenu dans ces pergélisols à peine décongelés pourrait être décisif dans l'impact de conditions climatiques plus chaudes sur la flore arctique. Comme le nitrogène agit comme un fertilisant, la croissance des plantes va changer : elles seront plus grandes, et seront ainsi capables d'absorber plus de dioxyde de carbone de l'atmosphère qu'on ne le supposait auparavant. Cela pourrait être un impact positif.
La décongélation de la couche supérieure du pergélisol se fait graduellement, et augmente d'un cm par an environ. La problématique qui se pose est ainsi celle de la production de gaz hilarant, sachant que les périodes de gel-dégel vont se succéder et que le sol pourrait s'assécher durant les mois chauds et être soumis à des précipitations juste après.
La diversité génétique, gage de résilience des ecosystèmes
Src :Sciencesetavenir.fr / photo : saumon rouge J.C.
La diversité des individus au sein d'une espèce serait aussi importante que la diversité des espèces pour assurer la pérennité des écosystèmes en période de changements environnementaux, selon une étude publiée dans la revue Nature de la semaine dernière.
Comment sauvegarder un écosystème ? En le protégeant, en s’assurant de la prospérité des espèces qui l’habitent mais aussi en veillant à ce que la diversité des génotypes à l’intérieur d’une population soit également conservée. C’est en tout cas la conclusion d’une étude réalisée par des scientifiques de l'Université de Washington sur le saumon « sukkai » (Oncorhynchus nerka), qui veut dire «poisson rouge» en langue amérindienne.

Daniel Schindler, principal auteur de l’étude, et ses assistants ont analysé l’impact de la diversité des individus dans une population de saumon rouge exploitée par les pêcheurs locaux, en Alaska, sur une période de cinquante ans. Ils démontrent que les efforts pour maintenir et promouvoir la diversité parmi les populations de saumon pourraient renforcer la résilience de l'écosystème et donc la durabilité de la pêche.

«La diversité des populations au sein d’une espèce est souvent négligée par les gestionnaires et les écologistes. Pourtant, en général, les taux actuels de perte de variabilité sont sans doute mille fois plus élevés que ceux des disparitions d'espèces » explique Daniel Schindler. Or la variabilité à l’intérieur d’un groupe est un gage de survie à long terme. Certains individus prospèrent quand il fait froid ou humide, d’autres quand la température est plus élevée. Chaque groupe connait ainsi un essor ou une récession en fonction des conditions environnementales.

«La nature a fait du très bon boulot pour gérer l’incertitude, comme le changement climatique par exemple, en produisant une grande diversité d’individus » précise Daniel Schindler. «Les populations qui s'épanouissent maintenant ne seront pas nécessairement celles qui se développeront dans quelques années.» Tant que la diversité est suffisante, la rotation entre les différents génotypes permet d’assurer la stabilité globale d’une espèce. « Nous avons donc besoin de protéger les groupes les plus faibles qui constituent une assurance pour l’avenir » conclut D. Schindler.

Ces résultats obtenus sur le saumon rouge pourraient être appliqués à d’autres animaux ou plantes et modifier la gestion des écosystèmes ainsi que les mesures de protection des espèces exploitées par l’Homme et menacées par le changement climatique.
Le : 07/06/10
Maison-Vague : coque ondulée entièrement végétalisée
Src :Enerzine.com
Conçue par l'architecte parisien Patrick Nadeau, et en cours de réalisation à Sillery, une commune située à 15kms de Reims, la Maison-Vague est un habitat dont la structure ondulée demeure couverte de végétaux.
"La maison de 130m2 se niche sous l'ondulation d'une coque en bois et en béton. Entièrement « végétalisée », la maison-vague est un morceau de paysage légèrement décollé du sol, à hauteur d’assise. Elle emprunte aux constructions industrielles des serres en utilisant une double peau en polycarbonate sur une façade en verre." explique le cabinet d'architecte.
Jouant un rôle d'isolation thermique, la terre et les plantes protègeront ses occupants de la chaleur l'été et du froid l'hiver. La maison comprend également en façade, une large terrasse en bois.
Les plantes ont été sélectionnées tant pour leurs qualités esthétiques que pour leurs résistances naturelles, ainsi que pour l'entretien minimum occasionné. Elles comprennent un mélange de graminés, de feuillues, de thym, de lavande et d'autres petites plantes aromatiques et vivaces réparties en relation avec l'inclinaison de la structure de la coque.

Un arrosage automatique, doté d'un système de récupération d'eau a également été prévu, mais sera réservé uniquement à un usage limité.
D'un coût annoncé de 250 000 euros, la surface habitable est de 136 m2 et son achèvement est prévu pour février 2011.
La centrale thermique du Havre captera du CO2
Src :EDF, Alstom
Le groupe EDF est engagé, en partenariat avec Alstom et avec la participation de Veolia Environnement, dans la réalisation d'un démonstrateur de recherche de captage de CO2 sur l'unité n°4 de la centrale de production d'électricité au charbon EDF du Havre (Haute-Normandie).
La technologie, proposée par Alstom et retenue par EDF, est celle du « captage post-combustion aux amines ». Elle sera testée sur le CO2 présent dans les fumées issues de la combustion du charbon de la centrale thermique du Havre. Les amines constituent la base du réactif utilisé pour extraire le CO2 des fumées. Des technologies « par lavage aux amines » sont couramment utilisées dans le secteur de la purification du gaz naturel. La technologie qui sera testée au Havre a été spécialement développée par The Dow Chemical Company, en partenariat avec Alstom, pour une nouvelle application dans le secteur de la production d'électricité.
Ce démonstrateur de recherche aura pour objectif de réduire la consommation d'énergie et d'amines de l'installation. Il permettra aussi de vérifier les performances de cette technologie en milieu industriel et d'analyser sa flexibilité en exploitation.
Veolia Environnement interviendra sur le traitement des effluents du démonstrateur et sur la valorisation du CO2 recueilli.
Ce projet se déroulera sur la période 2010-2013 en trois phases : étude, construction et exploitation. D'un montant de 22 millions d'euros, il a obtenu un financement de 25 % du Fonds Démonstrateur coordonné par l'ADEME.
Depuis 2006, dans le cadre de sa stratégie multi-produits, Alstom a annoncé des accords avec AEP, Statoil, Vattenfall, E.ON, Total, The Dow Chemical Company, PGE Elektrownia et Transalta en vue de tester les technologies de captage du CO2.
A ce jour, Alstom a lancé l'exploitation de six projets pilotes de captage du CO2 avec EPRI et We Energies dans le Wisconsin (États-Unis), AEP Mountaineer aux États Unis, E.ON en Suède, Vattenfall en Allemagne, Total en France et Dow aux États-Unis.
S'éclairer à petit prix avec le kit solaire SunLight
Src :Extel
Ce kit, d'une puissance de 12V, est selon le fabricant
"idéal pour éclairer un abri de jardin ou d'appoint".
La société EXTEL, spécialiste du marché de l'interphone en grande distribution et du contrôle d'accès, se lance dans les énergies renouvelables et durables en proposant un kit solaire baptisé SunLight 4.Pas besoin d'effectuer de travaux, la pose du kit est simple d'installation, l'utilisation est facile. Le kit garantie la conformité aux normes internationales de standard.
C'est à la fois une solution pratique, puisque sa pose ne nécessite pas de tranchée, ni de câble à tirer depuis son tableau électrique mais aussi une solution écologique, utilisant l'énergie du soleil pour alimenter en électricité des installations. En effet, son panneau photovoltaïque de 4W en polycristallin permet de transformer l'énergie solaire en électricité afin de l'emmagasiner dans une batterie 2,2 Ah, permettant ainsi d'alimenter une lampe LED haute luminosité de 2W.
Le kit solaire SunLight 4 d'EXTEL possède une autonomie de trois heures en utilisation quotidienne (lors de conditions normales d'ensoleillement) et jusqu'à huit heures en utilisation ponctuelle.

Grâce à un prix accessible - compter 109 euros TTC - le kit proposé par EXTEL permet de réaliser à la fois des économies d'énergie et d'argent tout en agissant en faveur de la planète.
Le : 04/06/10
Les coraux sortent blanchis... par les algues
Src :bulletins-electroniques.com
Si le blanchissement des coraux n'est pas un phénomène nouveau, de récentes études ont mis en évidence le rôle de certaines algues dans leur fragilisation.
Alors que de nombreuses recherches portent sur l'interaction entre le changement climatique et les barrières de corail , ces récents travaux rappellent l'importance de tenir compte de l'ensemble des paramètres influant sur l'état de santé des écosystèmes pour la mise en place de stratégies de protection adéquates. En effet, bien que la prolifération d'algues soit présentée comme l'une des variables responsables du déclin des coraux, le mécanisme d'action n'avait jusqu'à présent pas été mis en évidence.
En étudiant l'interaction entre les populations d'algues et les coraux, les chercheurs Mark Ray et Douglas Rasher du Département de Biologie du "Georgia Institute of Technology", ont démontré un blanchissement des coraux suite au contact physique de ces derniers avec certaines espèces d'algues. Leurs expériences ont été réalisées sur des racks de coraux rendus disponibles grâce à des programmes de repopulation et de sauvegarde des barrières.
En disposant différentes espèces d'algues sur ces coraux, les chercheurs ont étudié leurs effets sur des périodes de 2, 10 et 20 jours de contact et confirmé le blanchissement des coraux exposés et ce, dès deux jours après le début de l'expérimentation. Selon leurs résultats, 70% des espèces d'algues utilisées seraient toxiques pour les coraux porites, espèces réputées résistantes parmi les différents coraux présents sur les barrières.
Ces expériences ont été conduites dans le Pacifique (près des îles Fiji) et dans la Mer des Caraïbes, et ont bénéficié de financements de la NSF ("National Science Foundation"), des NIH ("National Institute of Health") et de la fondation de l'Institut des Technologies de Géorgie.
Globalement, les deux localisations présentent les mêmes résultats, à savoir une mort des coraux lors de contact prolongé avec certaines espèces d'algues. Les expériences menées dans le Pacifique ont identifié 5 à 7 espèces d'algues toxiques, alors que celles opérées dans la Mer des Caraïbes dénombraient de 3 à 8 espèces, selon les cas. Les chercheurs ont pu confirmer que le déclin des coraux était lié à un contact physique avec des toxines présentes sur les algues, le remplacement de la présence d'algues par l'application sur les coraux d'un gel intégrant les différents composés chimiques présents dans les algues induisant un blanchissement similaire des coraux.
Selon les chercheurs, ces résultats sont importants pour la protection des barrières de corail. En effet, si l'on tient compte du fait que seules certaines espèces de poissons permettent de contrôler la prolifération d'algues toxiques pour les coraux , alors les stratégies de protection des barrières devraient focaliser leurs efforts sur la protection des espèces concernées. Ainsi, la surexploitation des ressources marines peut avoir des répercussions indirectes, notamment en ce qui concerne le contrôle de la prolifération d'algues et leur contact éventuel avec les coraux.
Si de plus amples recherches sont nécessaires pour approfondir le lien entre la prolifération d'algues, le déclin des coraux et l'impact de variables extérieures telles que le changement climatique (pouvant résulter en une augmentation des températures et une acidification des océans), ces recherches mettent en exergue l'intérêt de recentrer les efforts sur une approche intégrée des ressources marines.
Marée noire : les météorologues inquiets à l'approche de la saison des ouragans
Src :Maxisciences.fr
États-Unis - Alors que BP semble toujours incapable de maîtriser la marée noire qui continue de s'étendre dans le golfe du Mexique, de nouvelles craintes s'élèvent, du côté des météorologues.
Ces derniers s'inquiètent en effet des conséquences possibles que pourrait avoir la présence de pétrole dans les eaux océaniques, si ces dernières donnaient naissance à une ou plusieurs tempêtes d'envergure.
Le golfe du Mexique est une véritable autoroute pour les ouragans, qui se forment au-dessus des eaux chaudes avant de se diriger vers le nord ou l'est, gagnant parfois les côtes avec des conséquences plus ou moins désastreuses. L'ancien emplacement de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon exploitée par BP constitue aujourd'hui le point de départ de la marée noire qui défigure les côtes et les marais de Louisiane.
Problème : ce geyser de pétrole sous-marin, communiquant avec un réservoir de millions de litres de pétrole situé sous le plancher océanique, se trouve en plein sur le chemin déjà emprunté par plusieurs des pires tempêtes jamais enregistrées aux États-Unis, comme l'ouragan Camille qui frappa le Mississippi en 1969 ou, plus récemment, l'ouragan Katrina qui endeuilla la Nouvelle-Orléans en 2005.

La saison des ouragans démarre officiellement le 1er juin, et les météorologues craignent qu'un ouragan transforme les millions de litres de pétrole mélangés à l'eau de mer en une désastreuse "tempête noire". Des vents violents et de larges vagues pousseraient alors les nappes de pétrole plus profondément à l'intérieur des terres, dans les estuaires et les zones humides, tout en recouvrant des dizaines de kilomètres carrés de débris en tous genres, recouverts d'une couche gluante de pétrole brut.

Et le scénario catastrophe ne s'arrête pas là. Les pires effets d'une telle tempête pourraient ne pas se faire ressentir tout de suite. Si le pétrole est poussé dans les marécages, des villes comme la Nouvelle-Orléans pourraient à l'avenir se retrouver beaucoup plus exposées aux tornades.
Les étendues marécageuses de la région jouent en effet le rôle de ralentisseur naturel, minimisant l'impact des ouragans. Or, personne ne peut actuellement prédire quelle quantité de pétrole gagnera ces terres, et surtout si la végétation supportera la présence de cette matière toxique.
Le météorologue Joe Bastardi nuance toutefois ces prévisions alarmistes, en précisant qu'un "ouragan pourrait faire du bon boulot, en diluant le pétrole et en le dispersant, réduisant sa présence à des concentrations beaucoup moins dommageables que celles rencontrées actuellement".

L'incertitude demeure cependant, concernant les capacités de la flore des marais de Louisiane à se reconstituer après cette catastrophe. "Je ne pense pas que qui que ce soit soit capable de prédire exactement ce qui va se passer. Cela dépend de la quantité de pétrole", explique David White, professeur de biologie à l'université Loyola de la Nouvelle-Orléans.
Les experts prévoient en tout cas une saison 2010 très active du point de vue des ouragans, avec 8 à 14 cyclones majeurs prévus par les autorités américaines. Un ouragan de la même ampleur que Katrina aurait des conséquences désastreuses "étouffant la végétation, engluant oiseaux et autres animaux, avec des dépôts de pétrole quasi impossibles à nettoyer", s'inquiète Doug Inkley, un scientifique travaillant au sein de la National Wildlife Federation.
Si le pire est peut-être à venir, rien n'est pour l'instant joué, les tempêtes comme les autres manifestations météorologiques demeurant imprévisibles. Et pour Joe Bastardi, la vraie menace à court terme, ce sont ces éventuelles tempêtes en elles-mêmes, pas leur possible interaction avec la marée noire.
IBM veut faire stopper votre véhicule aux feux rouges
Src :En savoir +
IBM a déposé une demande de brevet concernant un dispositif capable de recevoir des signaux en provenance des feux de circulation et de décider en retour l'opportunité de stopper ou de redémarrer le moteur des véhicules concernés.
Cette technologie a pour objectif d'une part d'accroître l'efficacité énergétique et d'autre part d'optimiser la circulation des voitures aux intersections ou aux passages à niveau. Le système recevra des informations sur la position des véhicules en attente à un feu rouge afin d'en déterminer avec précision le nombre.
En connaissant le temps de passage des feux verts successifs, le système sera en mesure d'envoyer des signaux d'arrêts au moteur des véhicules les plus éloignés. Aussi, lorsque le feu passe au vert, une notification de démarrage est envoyée au premier véhicule de la file d'attente, puis au second véhicule, au 3ème, etc. après un laps de temps calculé et optimisé.
Cette demande de brevet fait suite aux constats que la plupart des conducteurs n'arrêtent pas leur moteur aux feux de circulation, ce qui entraîne irrémédiablement une surconsommation de carburant.
Le système va recueillir et traiter des signaux horodatés des feux de circulation, des données GPS sur la position des véhicules, et des informations sur la charge du trafic en provenance des caméras et autres capteurs embarqués aux carrefours. Le système de communication pourra utiliser des technologies de types Wi-Fi, cellulaires ou satellites.
Le : 03/06/10
Le Pavillon bleu flotte sur 341 plages de France
Src :Lefigaro.fr
Pas moins de 21 nouvelles villes, dont Cannes, Honfleur (Calvados), Palavas-les-Flots (Hérault) et Dieppe (Seine-Maritime), ont obtenu vendredi le Pavillon bleu. Le label a été attribué aux 124 communes qui avaient posé leur candidature pour l'année 2010 et qui ont été retenues par le double jury français et international.
De fait, l'année du 25e anniversaire du Pavillon bleu est marquée par une adhésion de plus en plus grande au programme : le label s'est répandu à l'échelon européen, mondial, et concerne même désormais des communes dites «continentales» et des ports (depuis 1987). Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), une des nouvelles lauréates, fait partie de ces communes «d'eau douce», de plus en plus nombreuses à poser leur candidature.

Le programme, qui concerne désormais 341 plages, a pour objectif « de promouvoir le développement durable des zones côtières et des eaux intérieures» grâce à deux actions : la gestion et l'éducation. La Ville de Nice a par exemple mis en place un programme de sensibilisation dans les écoles primaires, au terme duquel elle délivre un «passeport de l'écolier». Le but est de développer un «cercle vertueux» du développement durable : le label espère qu'à travers une sensibilisation aux questions environnementales, la population adoptera à terme une attitude plus responsable.

Cette sensibilisation passe avant tout par l'exemple : le label récompense les villes pour leurs efforts en matières de développement durable. L'obtention du Pavillon bleu se fait selon quatre grandes catégories de critères : l'environnement général, la gestion de l'eau et des déchets et l'éducation à l'environnement. Pour être sélectionné, il faut par exemple avoir des plages accessibles pour les personnes à mobilité réduite, avoir un nombre suffisant d'équipements sanitaires et de poubelles, ou même lutter contre le camping sauvage. Les eaux de baignades doivent être classées en catégorie A (bonne qualité) et être soumises à cinq analyses minimum par saison.
Développement de partenariats
Le Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur arrivent en tête du classement pour le nombre de plages labélisées. Le fait que ces régions soient parmi les plus touristiques de France ne doit rien au hasard : le Pavillon bleu n'est pas uniquement un moyen de sensibilisation du public à son environnement de vacances, il est aussi un facteur de satisfaction pour les touristes. En 2007, un sondage a montré que près de 75 % des personnes interrogées choisissent pour leur destination de vacances une ville qui bénéficie du label.

Le rayonnement actuel du Pavillon bleu lui permet de développer des partenariats avec de nombreux organismes, dont le Grenelle de la mer et l'association de Maud Fontenoy, qui est aussi la marraine 2010 du label.
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La Place TELUS de Toronto répond à la norme LEED OR
Src :TELUS
TELUS, l'une des plus importantes sociétés de télé- communications au Canada a inauguré la Place TELUS qui comprend la nouvelle tour de 250 millions de dollars au cœur du centre d'affaires de Toronto.
La Place TELUS répond à la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) de niveau OR, référence reconnue à l'échelle internationale en ce qui a trait à la conception, à la construction et à l'exploitation de bâtiments durables à haut rendement.
Elle est conçue de manière à entraîner une diminution de la consommation d'énergie de près de 40 % comparativement aux édifices construits d'après le Code modèle national de l'énergie. Sa plomberie entraîne une réduction de la consommation d'eau de plus de 40 %. On estime en outre que 80 % des occupants de l'immeuble s'y rendront en autobus, à pied ou à vélo; les lieux sont d'ailleurs efficacement desservis par un circuit de transport en commun.
Dessiné par Adamson Architects avec l'appui de Sweeney Sterling Finlayson & Co. Architects, le système de chauffage et de refroidissement évolué de la Place TELUS de Toronto permet de réduire les coûts d'énergie dans une proportion pouvant atteindre 60 %; le système de mise en veilleuse permet une réduction de la consommation d'énergie de 25 %; et le réseau de collecte des eaux pluviales recycle l'eau pour les salles de toilette et l'irrigation extérieure et réduit la consommation d'eau de TELUS de 10 000 litres par année.
Parmi les autres caractéristiques de la Place TELUS figurent notamment l'utilisation optimale de l'éclairage naturel, la collecte des eaux de pluie, l'amélioration de la qualité de l'air intérieur, des robinets à débit réduit, des toilettes à double chasse et un centre de mieux-être.
Lors de la construction de l'immeuble, 100 % des rebuts (400 tonnes) ont été envoyés à un centre de tri à des fins d'évaluation de leur potentiel recyclable, et plus de 75 % des matériaux ont été recyclés.
« La création de cet immeuble s'inscrit dans le cadre d'une stratégie nationale dont la philosophie repose sur le futur simple », a expliqué Andrea Goertz, vice-présidente, Service aux entreprises, TELUS. « Au cours des cinq prochaines années, TELUS investira dans la rénovation de son parc immobilier au Canada. Nous prenons cette initiative pour créer des environnements de travail qui favorisent la créativité et, surtout, pour permettre aux membres de notre équipe de bénéficier d'un milieu de travail unique au Canada
Eruptions volcaniques : après les cendres, les algues...
Src :bulletins-electroniques.com
Des chercheurs de l'Université de Hambourg ont montré que les cendres libérées lors de l'éruption d'un volcan pouvaient conduire à une prolifération d'algues dans la mer capable d'influer le climat.
Les premiers résultats de leur étude ont été publiés dans les revues scientifiques "Atmospheric Chemistry and Physics" et "Journal of Geophysical Research".
Le facteur limitant pour la croissance des algues dans les océans est souvent la concentration en fer de l'environnement. Or, comme le déclare Bärbel Langmann de l'Institut de géophysique de l'Université de Hambourg : "les sels de fer présents dans les cendres volcaniques pourraient favoriser le développement du plancton et ainsi une plus grande capture du CO2". En captant le dioxyde de carbone, les algues peuvent en effet réduire la concentration de ce gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

Dans leur étude, les scientifiques ont démontré que la prolifération massive d'algues dans le golfe de l'Alaska en 2008 était à mettre en corrélation avec l'éruption du volcan Kasatochi [1] dans l'archipel des Aléoutiennes le 7 août de la même année. Via son panache volcanique, Kasatochi aurait, dans les 24 heures précédant l'éruption, libéré une quantité considérable de fer qui aurait entraîné un taux de floraison chez les algues inhabituellement élevé. Les chercheurs indiquent par ailleurs qu'une balise de mesure installée dans le golfe de l'Alaska avait enregistré en 2008 une baisse de la concentration de dioxyde de carbone.
A titre de comparaison, le taux de cendres relâchées par le volcan islandais Eyjafjallajökull par unité de temps a été dix fois inférieur à celui du volcan Kasatochi en 2008. Les scientifiques rappellent qu'il est néanmoins nécessaire d'étudier les possibles impacts de cette éruption sur le climat global, sachant que la manifestation éruptive s'est étendue sur plus d'un mois.
Il a déjà fait état de l'influence de précédentes éruptions volcaniques sur le climat global. En effet, les nuages de cendres peuvent non seulement masquer le soleil, mais aussi modifier la force et le cours des vents, l'humidité de l'air et la proportion de certains gaz dans l'atmosphère (phénomène de condensation). Ainsi, l'éruption du volcan Pinatubo aux Philippines en 1991 aurait conduit à une baisse de la température globale d'environ 0,5 °C. De même, l'éruption du volcan El Chichon au Mexique en 1982 aurait provoqué une diminution de la température de 0,2 °C.
Le : 02/06/10
Marée noire: la communication de BP aussi trouble que du pétrole
Src :20minures.fr / Philippe Berry avec agence
Signes avant-coureurs de l'explosion ignorés, importance de la fuite minimisée...
BP est attaqué de tous les côtés...
A qui la faute? Alors que le pétrole pourrait s'écouler jusqu'au mois d'août après l'échec de l'opération «top kill», chacun se renvoie la balle. L'administration Obama accuse l'exploitant de la plateforme, BP, qui se décharge sur le constructeur Transocean, tout en reconnaissant être «au bout du compte responsable». Alors que l'enquête est encore loin d'être bouclée, de nombreux éléments accablent la compagnie pétrolière britannique.

Origines de l'explosion: des signes avant-coureurs ignorés
Le rapport préliminaire des sénateurs Henry Waxman et Bart Stupak, publié la semaine dernière et basé sur des éléments fournis par BP, n'est pas tendre. Il relève «trois signes avertissant» de l'imminence de la catastrophe dans l'heure précédent l'explosion. La pression a notamment subitement augmenté dans le puits. «Les données suggèrent que les ouvriers» ont tenté une intervention, notent les sénateurs, qui qualifient «d'erreur fondamentale» la poursuite de l'activité par BP.
BP savaient qu'il y avait des risques mais a modifié ses règles de sécurité
Selon une enquête du New York Times, BP était préoccupé par la sécurité de la plateforme Deepwater Horizon 11 mois avant l'accident. Le 22 juin 2009, des ingénieurs de BP estimaient que l'enveloppe métallique que la compagnie voulait utiliser pourrait céder sous une forte pression. «Cela serait certainement le pire scénario», mettait en garde dans un rapport interne Mark Hafle, un ingénieur spécialiste en forage chez BP. Le groupe pétrolier a néanmoins maintenu sa décision d'utiliser ce coffrage mais seulement après avoir obtenu la permission d'autres responsables du groupe, car une telle mesure violait les propres règles de sécurité de la compagnie, selon le NYT. Devant une commission d'enquête du Congrès, Mark Hafle a cependant juré que «personne ne pensait que ça poserait un problème de sécurité». «Tous les risques ont été pris en compte. Nous avions un modèle suggérant que si la construction était effectuée correctement, l'ouvrage serait couronné de succès

Deux autres accidents ont touché des installations BP ces dernières années

BP jure donc que «tous les risques» avaient été pris en compte. De précédents incidents ne plaident cependant pas en sa faveur. En 2005, quinze ouvriers sont morts suite à une explosion dans une raffinerie au Texas. BP a été condamné à plusieurs amendes se montant à plus de 350 millions de dollars pour ne pas avoir mis en œuvre des mesures de sécurité recommandées par les pouvoirs publics. L'entreprise dit avoir versé plus d'un milliard de dollars aux victimes. En 2006, une fuite majeure sur un oléoduc exploité par l'entreprise en Alaska a conduit à sa fermeture. Une autre conduite de l'Etat a été fermée, la semaine dernière, après une panne de courant ayant déclenché l'ouverture accidentelle d'une valve.

Une fuite minimisée

Au lendemain de l'explosion, les garde-côtés indiquent «qu'aucune fuite sous-marine n'a été détectée.» Deux jours plus tard, BP estime que le pétrole s'écoule à «1.000 barils» par jour. A la fin de la semaine, les autorités américaines revoient le chiffre à la hausse: 5.000 barils/jour (800.000 litres). Un porte-parole de BP parle alors de «légère divergence d'opinion», avant que l'entreprise reconnaisse finalement que les fuites sont «plus importantes que prévu». Une polémique éclate car BP refuse l'accès au puits à des experts indépendants qui veulent réaliser des mesures sur site. «Nous n'allons pas faire un effort supplémentaire pour calculer le débit. Ce n'est pas utile dans l'immédiat et pourrait perturber les efforts pour boucher la fuite, explique l'entreprise. Qui finit finalement par fournir un flux vidéo d'une caméra sous-marine. Jeudi dernier, deux modélisations différentes d'experts ont avancé un chiffre de 12.000 à 19.000 barils par jour (de 2 à 3 millions de litres). Soit entre 12 et 19 fois plus que les estimations initiales de BP.
Energy Star : note de 90 pour l'Empire State Building
Src :Enerzine.com
S'élevant à 443 mètres au-dessus de l'île de Manhattan, l'Empire State Building (ESB) qui reste "l'immeuble à bureaux le plus célèbre du monde", vient de recevoir une note de 90 à la norme ENERGY STAR de la part de l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA).
Cette mention signifie que le rendement énergétique de l'édifice se situe dans les dix plus hauts centiles de tous les édifices à bureaux commerciaux, nouveaux et anciens, à travers le pays. Une notation ENERGY STAR de 90 représentait un objectif qui avait été fixé lors du lancement de l'initiative de durabilité du réaménagement de l'ESB en avril 2009.
ENERGY STAR est un programme gouvernemental qui offre aux différents organismes l'accès aux ressources qui aident à évaluer le rendement énergétique de leur édifice, à réduire l'utilisation d'énergie et à diminuer l'ensemble de leur empreinte carbone. Afin d'obtenir une certification, un certain nombre d'objectifs afférents à la structure et au rendement énergétique doivent être atteints et vérifiés par des ingénieurs assermentés. Seuls les édifices ayant obtenu une notation d'au moins 75 points (sur 100), sont admissibles à la certification.
"L'obtention d'une notation ENERGY STAR de 90 sur 100 est une réalisation significative pour tout édifice, et tout particulièrement pour cette réussite d'avant guerre qu'est l'Empire State Building." a déclaré Anthony E. Malkin, responsable des opérations. Et d'ajouter "puisque le projet de réaménagement global d'efficacité énergétique est toujours en cours, nous pourrions obtenir une notation encore plus haute une fois toutes les initiatives complétées."
En avril 2009, le président Bill Clinton, le maire de la ville de New York Michael Bloomberg, et l'équipe d'associés de l'Empire State Building, qui est constituée de Clinton Climate Initiative, Johnson Controls, Jones Lang LaSalle, et Rocky Mountain Institute, ont annoncé les détails d'une rénovation énergétique dans le cadre d'un programme de revalorisation à hauteur de 550 millions de dollars. Le projet global vise à réinventer le monument en restaurant, en réaménagement son Art Deco et en ajoutant des améliorations technologiques, tout en réduisant simultanément la consommation d'énergie, les coûts d'exploitation et les émissions de carbone.
Une fois les travaux de rénovation achevés en 2013, 20 millions de dollars seront affectés à la réduction de la consommation d'énergie de plus de 38%, faisant économiser plus de 4,4 millions de dollars par an à l'édifice.
Le réaménagement comprend huit initiatives principales :

-1. Rénovation des zones vitrées : Le remplacement d'environ 6 500 panneaux de vitrage thermos, en utilisant les fenêtres existantes et des fenêtres coulissantes pour créer des panneaux isolés à triple fenêtres munis de composantes qui réduisent énormément la charge thermique de l'été et les pertes thermiques de l'hiver.
-2. Rénovation du revêtement isolant des radiateurs : Un revêtement isolant ajouté derrière les radiateurs pour réduire les pertes thermiques de façon à chauffer plus efficacement le périmètre de l'édifice.
-3. Gestion de l'éclairage, de la lumière du jour et des prises électriques : L'introduction du design amélioré d'éclairage, des contrôles de lumière du jour et des capteurs de la charge d'utilisation des prises dans les zones communes et les espaces loués afin de réduire les coûts de l'électricité et la charge calorifique.
-4. Remplacement des appareils de traitement d'air : Le remplacement des unités de traitement d'air par des ventilateurs à traction à fréquences variables qui permettent une plus grande efficacité énergétique lorsqu'ils sont en marche tout en améliorant le confort des locataires.
-5. Réaménagement de l'unité de refroidissement : La réutilisation des calandres de refroidissement existantes tout en éliminant et en remplaçant les conduits afin d'améliorer l'efficacité et la commandabilité du refroidissement, incluant l'introduction de la transmission à fréquences variables.
-6. Mise à niveau du système de contrôle de l'ensemble de l'édifice : Mise à niveau du système actuel de contrôle de l'édifice afin d'optimiser l'exploitation du CVCA ainsi que pour fournir de l'information détaillée sur le sous-comptage.
-7. Mise à niveau sur le contrôle de la ventilation : L'introduction du contrôle de ventilation sur demande dans les espaces occupés afin d'améliorer la qualité de l'air et de réduire l'énergie nécessaire à la climatisation de l'air ambiant.
-8. Systèmes de gestion de l'énergie des locataires : L'introduction de systèmes individualisés de consommation électrique sur le Web pour chaque locataire afin de permettre une gestion efficace de la consommation électrique.
En plus de la certification ENERGY STAR, le travail réalisé pour l'Empire State Building respecterait les normes actuelles pour obtenir la certification LEED-EB or du Green Building Council des États-Unis.
Vélos électriques: La rumeur qui affole le Giro Info ou Intox ?
Src :20minutes.fr
CYCLISME - Cette fois, on ne parle pas de mobylette pour rien...
Comment expliquer la progression constante des vitesses moyennes sur les courses, alors que les instances du cyclisme ne cessent de vanter les bienfaits de la lutte antidopage?
Il manque manifestement une donnée à l’équation. Ces derniers jours, une rumeur un peu folle secoue pourtant le peloton du Tour d’Italie. Certains coureurs, dont les meilleurs grimpeurs, pourraient utiliser des vélos équipés de moteurs électriques. Selon L’Equipe, qui a interrogé Davide Cassani, un ancien coureur, l’objet du délit pèse 10 kilos et possède dans son cadre un moteur à batterie, capable de tracter dans les cols n’importe quel cycliste du dimanche.
Cassani, qui est désormais commentateur pour la RAI, aurait testé le vélo magique. Il affirme que «rien ne le distingue des autres. Les boutons, ou plutôt les pastilles qui actionnent le moteur, sont cachés sous les renforts en caoutchouc des poignées de freins.» En l’essayant, il aurait retrouvé sa forme de 20 ans. «Tu actionnes le bouton et la bicyclette prend aussitôt de la vitesse. Il suffit d’accompagner les rotations du pédalier avec les jambes. Tu roules à 50 km/h sans forcer, sans fatigue
Son concepteur aurait dit à Cassani que ce vélo existait depuis 2004 «et que certains l’ont utilisé en course.» On savait qu’il y avait des motos dans le peloton. Mais pas autant qu’on aurait pu le croire…
Le : 01/06/10
La pénurie d'eau reste une préoccupation en Europe
Src :En savoir +
La Commission européenne a publié mardi un rapport sur les progrès réalisés par les États membres en matière de lutte contre la raréfaction de la ressource en eau et la sécheresse.
Les pays du Sud de l'Europe ont beau avoir connu en 2009 davantage de précipitations que les années précédentes, le processus de surexploitation des ressources hydriques européennes, que l'on sait limitées, ne pourra être stoppé et inversé qu'au prix d'efforts supplémentaires. Sans une politique de tarification de l'eau efficace, sans une utilisation rationnelle de l'eau et sans mesures d'économie d'eau, l'Europe aura bien du mal à garantir une qualité de l'eau qui réponde à la fois aux besoins des consommateurs et aux défis du changement climatique.
"L'eau, c'est la vie; la politique de l'eau est donc notre assurance-vie. Ce rapport souligne combien il est important d'intégrer la politique de l'eau aux objectifs politiques plus larges fixés à tous les échelons, au niveau de l'UE comme au niveau national. Plus que toute autre sphère d'intervention, notre politique de l'eau doit répondre aux critères du développement durable; nous ne pouvons en effet nous permettre d'emprunter de l'eau aux générations futures" a déclaré à ce propos Mr Janez Potocnik, membre de la Commission européenne chargé de l’environnement.
La rareté de la ressource en eau – un problème européen
L'équilibre entre les besoins en eau et les ressources disponibles a atteint un niveau critique dans de nombreuses régions d'Europe. La pénurie d'eau et la sécheresse nous menacent désormais sérieusement, et le changement climatique risque encore d'aggraver la situation.
Le nouveau rapport montre que la pénurie touche désormais en permanence l'ensemble du territoire national de certains États membres. Le problème n'est pas limité aux pays méditerranéens. Ainsi, la République tchèque fait état de régions fréquemment touchées par le manque d'eau, la France et la Belgique d'aquifères surexploités.
Depuis plusieurs années maintenant, la Commission presse les États membres d'adopter des solutions politiques telles que la tarification de l'eau, les mesures d'économie d'eau et d'utilisation rationnelle de cette ressource, ou des solutions misant sur l'amélioration des instruments de gestion de l'eau.
Une étude réalisée en 2009 pour la Commission a montré que l'introduction d'exigences contraignantes pour les dispositifs consommateurs d'eau, au titre de la directive élargie sur l'éco-conception, était susceptible de générer des économies considérables. En incluant l'ensemble des appareils domestiques consommateurs d'eau, on pourrait parvenir à une réduction de 19 % de la consommation totale d'eau, soit une réduction à hauteur de 3,2 % des prélèvements d'eau réalisés chaque année dans l'Union européenne. Réduire la consommation en eau d'équipements liés à l'énergie tels que les robinets, les douches et les baignoires conduirait aussi à diminuer de 20 % les besoins en chauffage; jouer sur les horaires ou la durée des douches, diminuer la fréquence des bains, utiliser les robinets de manière plus rationnelle, permettrait des économies de l'ordre de 20 à 30 %.
Le rapport qui paraît aujourd'hui confirme qu'il n'y a pas de bonne gestion de l'eau sans hiérarchisation des solutions possibles pour résoudre le problème de l'eau, sachant que la priorité revient à la gestion des besoins. Les solutions concernant l'approvisionnement ne devraient être envisagées qu'après que toutes les formes possibles d'économie des ressources en eau ont été explorées.
Dans ce rapport, la Commission s'inquiète également du retard pris au niveau de la mise en œuvre de la directive-cadre sur l'eau dans les États membres les plus sévèrement touchés par la pénurie d'eau. Les États membres avaient jusqu'au mois de mars dernier pour présenter leurs plans de gestion des bassins hydrographiques européens, mais dans certains pays, les consultations préliminaires n'ont toujours pas commencé.
Vers un programme de sauvegarde des ressources européennes en eau
La Commission lance actuellement une série d'activités préparatoires dans l'objectif d'une révision en 2012 de la politique de lutte contre la pénurie d'eau et la sécheresse. En 2010, le mot d'ordre sera l'efficacité, et l'accent sera mis notamment sur les économies réalisables dans les bâtiments, la limitation des fuites, et une utilisation rationnelle de l'eau dans le secteur agricole.
Ces opérations serviront de base au programme de 2012 visant à sauvegarder les ressources en eau de l'UE, qui s'inspirera également d'un bilan de la mise en œuvre de la directive-cadre sur l'eau et de l'examen de la vulnérabilité des ressources environnementales, telles que l'eau, la biodiversité et le sol, aux effets climatiques et aux pressions d'origine humaine.
Visualisez la consommation électrique de votre habitat
Src :Enerzine.com
Watteco a lancé mercredi enPowerMe™, la première solution capable d'identifier automatiquement les principales sources de consommation électrique de l'habitat, uniquement à partir de la courbe de charge.
Le logiciel de reconnaissance de charges enPowerMe™ ouvre la porte à de nouvelles fonctionnalités d'affichage détaillé de la consommation électrique de l'habitat, pour les compteurs intelligents et les systèmes de gestion d'énergie. Utilisant un algorithme d'analyse temporelle multi échelle, "non intrusif", il offre la possibilité de reconnaître les différents appareils électriques du foyer, tels que la majorité des produits électroménagers, les systèmes de chauffage, etc.
En fait, enPowerMe™ utilise une identification des appareils consommateurs par l'intermédiaire d'une base de données qui regroupe des dizaines de profils d'utilisation d'appareils s'appuyant sur cinq années d'études réalisées auprès de centaines de foyers.
Son fonctionnement nécessite un unique point de mesure, soit au tableau électrique, soit par l'intermédiaire des futurs compteurs électriques communicants, élargissant ainsi les applications des compteurs intelligents.
Selon une étude de l'Ifop pour la Commission de régulation de l'énergie, les français sont motivés pour réduire leurs coûts en énergie, et 86% d'entre eux déclarent maîtriser leur consommation électrique en la surveillant régulièrement (54%) par divers moyens dont 15% par le compteur. Ainsi, 83% des français jugent aujourd'hui favorable l'arrivée des compteurs électriques intelligents, dans un but d'amélioration des offres tarifaires et d'une consommation plus efficace, grâce à des outils de surveillance.
« L'information détaillée de la consommation électrique de l'habitat auprès des ménages, représente un véritable levier d'efficacité énergétique.Cela permet d'améliorer la connaissance des profils de consommation des usagers et le développement de la gestion dynamique des charges dans le cadre des Smart Grids », explique Mireille Jandon, responsable du pôle Automatisme et Gestion de l'Energie au CSTB.
La solution enPowerMe™ vise de nombreuses applications telles que les compteurs intelligents (connus aussi sous le nom de « Smart Meters »), les systèmes de domotique mais aussi les box ADSL, avec pour objectif de leur apporter la fonction d'affichage détaillé de la consommation électrique de l'habitat.
« Le logiciel enPowerMe™ de Watteco permet aux intégrateurs d'élaborer des solutions d'affichage de consommation électrique qui simplifient la gestion énergétique de l'habitat et apportent aux utilisateurs finaux une information claire et détaillée de leur consommation », explique Paul Bertrand, fondateur de Watteco. « Les ménages font partie intégrante des acteurs de la politique d'efficacité énergétique, il est donc important de leur mettre à disposition des outils simples afin qu'ils puissent modifier leur comportement. »
Le blé de plus en plus vulnérable face à la rouille
Src :Sciencesetavenir.fr
Blé infesté par la rouille noire, étudié en laboratoire à l'Université du Minnesota (St Paul, Etats-Unis). (AP Photo/Jim Mone)
De nouvelles souches virulentes d'un champignon dévastateur du blé, la rouille des tiges, menace la production mondiale de blé, avertissent des experts.
Deux nouvelles souches d’un champignon qui s’attaque au blé menace les récoltes mondiales de cette céréale, avertissent des experts réunis cette semaine en congrès à Saint-Pétersbourg (Russie). La rouille noire du blé, le champignon Puccinia graminis, s’attaque aux tiges de la plante et détruit son système vasculaire. Les plants de blé se plient, certains meurent. Une grosse partie des récoltes peuvent ainsi être perdues en une année.
Vulnérabilité
En 1999, une souche très virulente de rouille du blé a été identifiée en Ouganda -et baptisée Ug99. Ce champignon, dont les spores voyagent facilement avec le vent, s’est répandu au Kenya, en Ethiopie, au Soudan, au Yémen, en Iran. Il progresse vers l’Est, menaçant la très importante production de blé d’Asie centrale et d’orient.
L’année dernière, deux mutations de la souche Ug99 ont été isolées en Afrique du sud, a expliqué le chercheur Zacharias Pretorius (University of the Free State, Bloemfontein, Af. du Sud). Ces variants mettent en échec les stratégies développées par les agronomes pour faire barrage à la rouille Ug99, qui consistent à sélectionner des gènes de résistance et à remplacer les variétés de blé par des variétés résistantes. Or les mutations observées ne sont pas arrêtées par les principaux gènes de résistances utilisés.
Jusqu’à 80% des récoltes décimées
L’initiative internationale contre la rouille du blé (Borlaug Global Rust Initiative), fondée par l’agronome Norman Borlaug (prix Nobel de la paix en 1970), se bat contre ce champignon dévastateur. Au début des années 50 aux États-Unis 40% des récoltes de blé avaient été perdus à cause de la rouille. Au Kenya, jusqu’à 80% des récoltes ont été décimées par Ug99 à plusieurs reprises ces dernières années.
Les chercheurs mettent en garde contre la rapidité du champignon à s’étendre et la difficulté de lutter une fois qu’il a touché des terres. La stratégie la plus efficace est de mettre au point des variétés de blé résistantes et de distribuer les semences aux pays les plus menacés, précisent les experts.
Le : 31/05/10
FRANCE : Des logements sociaux THPE à Paris 18ème
Src :ville de paris
A Paris, l'agence Philippon-Kalt Architectes vient de livrer en face de la station de métro Barbès, le premier immeuble de logements sociaux disposant d’ une façade en panneaux solaires thermiques.
Le chantier collectif d'un montant de 2,8 millions d'euros, comprendra 12 logements et 5 maisons de ville. La livraison de l'ensemble est prévue cette année.
Le complexe bénéficie du label THPE « très haute performance énergétique » attestant que le bâtiment respecte un niveau de performance énergétique globale supérieur à l'exigence réglementaire, vérifié grâce à des modalités minimales de contrôle.
Ainsi, les consommations conventionnelles d'énergie primaire doivent être inférieures d'au moins 20% par rapport à la consommation de référence RT 2005 .
"Les 17 logements sociaux destinés aux plus faibles revenus ont été créés dans un environnement très contraint avec une volonté de mettre en oeuvre des techniques environnementales innovantes. La façade affiche ses panneaux solaires thermiques sur le boulevard de la Chapelle, captant ainsi les apports solaires gratuits en vue de fournir 40% des besoins en eau chaude sanitaire. Un système de contrôle permet de vérifier la performance du système de production d’eau chaude solaire.

Les capteurs Robin Sun, en l’absence d’avis technique, ont fait l’objet d’un avis de chantier spécifique pour l’opération. Double peau, double usage, les panneaux solaires renvoient l’image d’une façade technique performante, atypique dans le périmètre de protection de Monuments Historiques.
Elle préserve l’intimité des logements des vues des passagers du métro aérien et offre des loggias privatives protégées des nuisances sonores du Boulevard de la Chapelle par des masques acoustiques formant claustra." précise l'agence Philippon-Kalt.
Eddy : une éolienne à axe verticale silencieuse
Src :En savoir+
La société américaine Urban Green Energy a mis au point une éolienne à axe vertical silencieuse et d'un design plutôt attrayant.
D'un poids de 81 Kg, d'une hauteur de 1,6 mètres et d'une largeur de 1,4 mètres, les pales de l'éolienne Eddy sont réalisées en fibres de carbone et de verre. Son axe vertical permet de produire de l'énergie à partir de vents provenant de différentes directions, ce qui rend l'éolienne idéale en environnement urbain. La surface couverte est de 1,5 m2.

La turbine tourne à un maximum de 200 rotations par minute (RPM) et développe une puissance nominale de 600 W pour des vitesses de vent débutant à 3,5 mètres seconde seulement. Le niveau de bruit est de 38 dB pour des vitesses de vents enregistrées à 12 m/s, soit 43,2 km/h. Ce niveau de bruit se situe à mi-chemin entre une respiration humaine (20 dB) et une conversation normale (40dB).

Enfin, l'engin possède un système de sécurité qui coupe la rotation des pales lorsque le vent atteint un maximum de 30 m/s, soit 108 km/h. La durée de vie d'Eddy est estimée à environ 20 ans.
Projet de captage et stockage du CO2 dans le Centre
Src :Enerzine.com
Le projet France Nord de transport et stockage de CO2, porté par un partenariat entre des industriels et des organismes de recherche français et européens, a été sélectionné par l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) pour contribuer à limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Ce projet permettra d'étudier la possibilité d'implanter dans le bassin sédimentaire situé dans le Centre-Nord de la France métropolitaine, une infrastructure pilote de transport et de stockage de CO2, utilisée par plusieurs industries émettrices de CO2.
Le captage et stockage de CO2 constitue l'une des réponses au changement climatique. Disposer d'un lieu de stockage en France, proche des industries émettrices, permettrait d'évaluer le coût et la faisabilité d'une telle solution à l'échelle industrielle. Des études techniques approfondies seront réalisées afin de sélectionner un site géologique approprié pour le stockage de CO2 dans des aquifères salins profonds*.
Ces études viseront également à définir les infrastructures de transport de CO2 adaptées pour relier les sites industriels au site de stockage. A l'issue de deux années d'études, les partenaires, en concertation avec les pouvoirs publics et la population locale, devraient être en mesure de proposer un site sur lequel sera réalisé le pilote.
Le projet France Nord représente un investissement de 54 millions d'euros, financé pour 40 % par l'ADEME, via le fonds démonstrateur de recherche issu des décisions du Grenelle de l'Environnement, et pour 60 % par les partenaires du projet. Ce partenariat est composé de six grands groupes industriels (Air Liquide, EDF, GDF SUEZ, Lafarge, Total et Vallourec) ; trois organismes de recherche français (le BRGM, l'IFP et l'INERIS) ; et deux organismes de recherche allemands (EIFER, basé à Karlsruhe, et le GeoForschungsZentrum, basé à Potsdam).
*Roches sédimentaires contenant de l'eau non potable, situées à une profondeur d'au moins 1000 mètres et recouvertes d'une couche sédimentaire étanche.

Le captage et stockage du CO2 (CSC)
Le CSC est une intégration de technologies consistant à récupérer le CO2 contenu dans les fumées de combustion d'installations industrielles ou des gaz de procédés, à le transporter et à l'injecter dans un lieu de stockage adapté.

La technologie du CSC est reconnue tant internationalement (GIEC, AIE, SET-Plan de l'Union Européenne) que nationalement (Grenelle de l'Environnement), comme l'une des solutions qui contribuera à la limitation des émissions de gaz à effet de serre et du changement climatique.
DERNIERE HEURE :
Echec du "top kill", le pétrole continue à se répandre en Louisiane
Src :Liberation.fr.fr / Crédits photo : AFP
Au 40ème jour de la marée noire dans le golfe du Mexique, British Petroleum a dû annoncer samedi soir que son « top kill » avait échoué.
Depuis mercredi, BP injectait de la boue à forte pression pour tenter d’obstruer son puits qui fuit, quelques 80 kilomètres au large de la Louisiane.
Jeudi et vendredi encore, BP assurait que tout marchait « comme prévu ». L’amiral Thad Allen, chargé par Obama de coordonner la réponse fédérale, avait même assuré jeudi que le flot de pétrole était contenu, qu’il ne restait plus qu’à achever de neutraliser la pression du puits pour pouvoir recouvrir le tout de ciment.
Ce bel optimisme avait permis à l’action BP, en déconfiture depuis l’explosion de la plateforme de forage le 20 avril, de reprendre un peu de vigueur jeudi. Sans doute quelques joueurs auront-ils pu profiter de ce suspense merveilleusement entretenu.

La boue n’y suffisant pas, BP a tenté aussi le fameux « junk shot » : l’injection de débris tels que morceaux de pneus, de cordes ou même balles de golf. Cela n’a pas marché non plus, le bouchon n’a pas tenu et samedi après-midi BP a mis fin à l’opération.

Qu’à cela ne tienne : BP annonce déjà « l’option » suivante, qui sera déjà la sixième pour tenter de contenir le flot, après les efforts pour fermer le Blow Out Preventer (Bloc opturateur de puits, un ensemble de valves de sécurité qui ne s’est pas refermé comme il aurait dû), la pose d’une vaste cage de retenue du pétrole, l’introduction d’un tuyau pour en siphonner une partie, le top kill et le junk shot…
Cette fois-ci, ce sera un « lower marine riser package cap », ou « LMRP cap », expression à retenir puisqu’on risque d’en entendre pas mal parler ces prochains jours. En résumé, il s’agira aussi de placer un siphon au dessus du Blow Out Preventer pour rediriger le pétrole vers une barge de récupération en surface. « Nous sommes confiants que l’opération va marcher, même si évidemment nous ne pouvons pas garantir le succès » a indiqué Doug Suttles, le directeur des opérations en cours, chargé samedi soir d’annoncer l’échec du top kill. Ce pronostic ressemble assez aux « 60 à 70% » de chances de réussite que les dirigeants de BP avaient accordées au top kill, même si cette fois ils s’abstiennent de donner un chiffre.
Selon Suttles, il faudra quatre à sept jours pour mettre en place le « LMRP cap ». Si cela rate, BP annonce déjà "l'option" suivante : la pose d’un second Blow Out Preventer au-dessus du BOP défaillant.

Pour tous les riverains du golfe, l’échec du « top kill » est une nouvelle tragédie. Cette marée noire est déjà la plus grave de l’histoire américaine et chaque jour qui passe déverse entre 1,9 et 3 millions de litres de pétrole supplémentaire (selon la dernière estimation officielle).
La marée noire n’affecte pas seulement pêcheurs ou ostréiculteurs de Louisiane, mais vraiment tous les habitants de la côte qui disent leur « culture » menacée.
Sur la route menant de la Nouvelle-Orléans à Grand Isle, c’est ainsi le patron d’un atelier de… tatouage qui a déposé cet appel à l’aide : « Dieu, aide-nous tous! » implore son mannequin coiffé d’un masque à gaz et tenant un poisson dégoulinant de pétrole. « Je vais peut-être devoir quitter la région, prédit déjà Bobby Pitre, 33 ans, le tatoueur et auteur de cette installation. "Mes clients, ce sont les pêcheurs, les ostréiculteurs, les touristes ou aussi les travailleurs des plateformes pétrolières. Aujourd'hui, même ceux qui ont encore de l'argent le gardent car ils ont peur de l'avenir, j'ai déjà beaucoup moins de clients que d'habitude. Surtout, je ne pourrai peut-être plus jamais enseigner à ma fille de cinq ans tout ce que mes parents m'avaient appris: pêcher, nager, découvrir une faune et une flore exceptionnelle..." La seule chose qui peut encore sauver la Louisiane, ce n'est pas BP ou le président, mais un "miracle" disait Bobby jeudi soir, à la veille du passage de Barack Obama dans la région. Et le miracle se fait encore attendre.
Le :28/05/10
Marée noire : la plateforme pétrolière de BP ne fuit plus
Src :Challenge.fr
BP a commencé mercredi une mission afin de colmater au ciment le puits de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique.
Le pétrole émanant du puits dont une fuite est à l'origine de la vaste marée noire dans le golfe du Mexique a cessé de couler grâce à une opération lancée par BP, a indiqué jeudi 27 mai l'amiral des garde-côtes américain Thad Allen.

Les équipes d'intervention "sont parvenues à stabiliser la tête du puits, ils ont injecté des liquides à l'intérieur. Ils ont arrêté l'échappement d'hydrocarbures", a déclaré l'amiral Allen sur la radio américaine WWL First News. "Tout le monde est prudemment optimiste mais il n'y a pas encore de raison de crier victoire", a-t-il ajouté, notant que le puits n'était toujours pas cimenté.

Cette annonce intervient alors que le groupe pétrolier a poursuivi sans relâche une mission risquée pour cimenter le puits de pétrole à l'origine de la marée noire sans précédent dans le golfe du Mexique.

"Les opérations de colmatage ont continué durant la nuit et se poursuivent. Il n'y aucun événement important à signaler", a indiqué BP dans un bref communiqué, ajoutant simplement qu'il informerait de manière "appropriée" sur les progrès de cette mission en profondeur particulièrement délicate.

Dans le même temps, 125 bateaux de pêche qui participaient à des opérations de nettoyage de la marée noire au large de la Louisiane (sud des Etats-Unis) ont été rappelés, quatre membres d'équipages ayant signalé des problèmes de santé.

Top kill
L'opération de BP, baptisée "top kill" en anglais, a commencé mercredi à 13H00 locales (18H00 GMT) peu après que les garde-côtes américains eurent donné leur feu vert.
La procédure consiste à injecter depuis un bateau mouillant en surface une solution faite d'eau, de matières solides et de barite, un minerai, dans deux conduits qui mènent à la valve anti-explosion du puits, d'où s'échappent le pétrole et le gaz, puis de sceller le puits avec du ciment.
Une opération de ce genre n'a jamais été tentée à une telle profondeur (sous 1.500 mètres d'eau) et un vice-président de BP a estimé les chances de réussite à "entre 60 et 70%".

Mercredi, le patron de BP, Tony Hayward a reconnu que "sept défaillances" étaient apparues avant l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon le 20 avril, sans toutefois préciser s'il s'agissait d'erreurs humaines ou de problèmes techniques.

Des élus du Congrès américain ont déclaré avoir eu accès à une enquête interne de BP sur la catastrophe, mentionnant "trois signes avant-coureurs" annonçant l'imminence d'un danger, survenus dans l'heure qui a précédé l'explosion.

Ces révélations coïncident avec l'annonce par des médias locaux que l'oléoduc trans-Alaska, en partie détenu par BP, était fermé mercredi après une fuite de pétrole qui s'est déversée dans un bac de rétention.

Le gouverneur de Louisiane, le républicain Bobby Jindal, a annoncé mercredi que la marée noire s'étendait désormais à "plus de 100 miles (160 km) de côtes", et a pressé les autorités d'agir.

La Chambre des représentants américaine a adopté mercredi à l'unanimité une résolution rendant hommage aux 11 morts de la plateforme et présentant "les condoléances de la nation aux familles".

Deux à cinq fois supérieure
Selon des scientifiques chargés d'évaluer l'importance de les dégâts, la fuite est de deux à cinq fois plus importante qu'estimé précédemment. Selon la directrice de l'Institut géologique américain, Marcia McNutt, qui dirige l'équipe de scientifiques, différentes méthodes d'évaluation ont permis de déterminer que la fuite laissait s'échapper au moins 1,9 million de litres par jour, et qu'elle pourrait même atteindre 3,8 millions de litres quotidiens.
Jusqu'à présent, les autorités et BP avaient estimé que 800.000 litres s'échappaient chaque jour à 1.500 mètres de profondeur. Des experts avaient toutefois considéré que ces évaluations étaient vraisemblablement bien en deçà de la réalité.

Selon les nouvelles évaluations, entre 70 et 110 millions de litres de pétrole se seraient écoulés dans le golfe du Mexique depuis l'explosion de la plateforme il y a 38 jours.
Consommer de l'alcool modérément pour être en meilleure santé
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Selon une étude française publiée dans le European Journal of Clinical Nutrition, les personnes buvant de l’alcool de façon modérée sont globalement en meilleure santé que celles qui n’en consomment pas du tout ou beaucoup.
Les données cliniques et biologiques d’environ 150.000 adultes, hommes et femmes, ont été analysées alors que ces personnes effectuaient un bilan au Centre d'investigation clinique de Paris entre 1999 et 2005.

Il s’est avéré que les personnes buvant modérément de l’alcool étaient en meilleure santé, avaient un IMC plus bas et moins de facteurs de risques de maladie cardiovasculaire. Elles seraient également moins susceptibles de développer un stress ou de tomber en dépression. On note aussi chez ces personnes une activité physique plus poussée, et un niveau socioprofessionnel plus élevé, souvent lié à un mode de vie plus sain.

Cependant, les scientifiques n’affirment pas que l’alcool est bon pour la santé. Il s’agirait plutôt d’un effet indirect, notamment dû à un stress moindre ainsi qu'à une meilleure vie sociale. Pour résumer de façon simpliste, d’après le Dr Hansel, responsable de l’étude : "Boire pour la santé, non, boire un petit peu pour le plaisir, oui".
Marée noire : BP aurait ignoré des signes alarmants
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Des employés de BP sont accusés de ne pas avoir pris en compte trois avertissements annonçant l'imminence d'un danger, juste avant l'explosion mortelle de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique.
Depuis l'explosion de la plate-forme le 20 avril, BP essaye en vain de colmater la brêche. Crédits photo : AFP
La marée noire qui ravage actuellement le Golfe du Mexique aurait-elle pu être évitée ? Des élus américains ont révélé mardi que l'explosion le 20 avril de la plateforme de BP avait été précédée de trois signes avertissant de l'imminence d'un danger. Trois indices survenus moins d'une heure avant la catastrophe.

Le premier avertissement est arrivé «51 minutes avant l'explosion», racontent les représentants Henry Waxman et Bart Stupak, qui s'appuient sur un rapport interne à BP. Il s'est déclenché, expliquent-ils, car «la quantité de liquides sortant du puits est devenue plus importante que celle pompée à l'intérieur du puits».

Le second signe avant-coureur se déclenche dix minutes plus tard. A ce moment-là, bien que le puits ait été fermé pour effectuer un test, «il a continué à s'écouler et la pression dans le conduit de forage a augmenté de façon inattendue».

Le dernier signal intervient 18 minutes avant l'accident, soulignent enfin les parlementaires. «Une pression anormale» est alors observée et elle conduit à la fermeture de la pompe. Trop tard. L'explosion de la plateforme quelques minutes plus tard fait onze morts. L'installation, elle, sombre le 22 avril.

«Une très importante anomalie»
La note diffusée mardi par les deux parlementaires américains révèle ainsi que le groupe pétrolier a reconnu une «erreur fondamentale» commise lors de tests de pression menés quelques heures avant l'explosion de la plateforme. Un enquêteur de BP a d'ailleurs déclaré aux deux élus qu'une erreur pouvait avoir été commise, car la pression relevée alors - 98 kg par cm2 - indiquait «une très importante anomalie». Autre point soulevé par Henry Waxman et Bart Stupak: des problèmes dans l'équipement sensé empêcher une explosion.

Les deux élus président la sous-commission d'enquête de la commission parlementaire de l'Energie et du Commerce, qui a examiné plus de 105.000 pages de documents internes de BP, de Transocean, d'Halliburton et du groupe Cameron, qui a construit le bloc obturateur. BP n'a pas réagi dans l'immédiat à la note des deux parlementaires.

Depuis le drame, la compagnie pétrolière n'a cessé d'essayer de colmater la brèche. En vain. Elle se préparait toujours mardi à injecter du ciment dans le puits de pétrole, qui continue de fuir à 1.500 m de profondeur. BP a toutefois reconnu n'avoir que deux chances sur trois de parvenir à arrêter la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis. Pour multiplier ses chances, le groupe pétrolier britannique a également précisé qu'il lancerait dans les «prochains jours» une opération consistant à injecter des liquides dans le puits afin d'en réduire la pression, puis à le boucher avec du ciment.

Barack Obama en Louisiane vendredi
«Les derniers préparatifs sont en cours pour tenter de fermer le puits, si les opérations se déroulent bien aujourd'hui (...), une décision sera prise ce soir ou tôt demain matin quant à une tentative pour boucher le puits demain (mercredi, ndlr)», a indiqué mardi devant le Sénat David Hayes, le secrétaire adjoint aux Affaires intérieures, chargé de la gestion des ressources naturelles. En cas de nouvel échec, le groupe envisage notamment d'autres opérations, mais pas avant la fin du mois.

Barack Obama doit de son côté se rendre en Louisiane vendredi afin d'«évaluer» les opérations de lutte contre la marée noire. Ce sera le deuxième déplacement du président américain dans la région depuis le début de la crise.
Le fragile écosystème des marécages de Louisiane est un lieu de reproduction pour les poissons, crabes et crevettes qui représentent au total 2,4 milliards de dollars par an pour l'industrie de la pêche et du tourisme. Les autorités américaines ont étendu mardi à 22% la portion des eaux territoriales américaines interdites à la pêche dans le golfe du Mexique.
La Chine a produit 22 millions de vélos électriques
Src :Enerzine.com
Le développement industriel des vélos électriques en Chine au cours de la dernière décennie a considérablement affecté les fournisseurs de batteries au lithium, étant donné que la production est passée de quelques milliers de vélos par an, à plus de 22 millions d'unités l'an dernier.
Les ventes annuelles ont atteint à peu près 11 milliards de dollars, avec environ 120 millions de vélos électriques en circulation.
Les fabricants estiment que les exportations se développent rapidement, en particulier en Europe et en Amérique du Nord, et représentent plus de 70 % de près d'un million de bicyclettes exportées l'an dernier. Une bicyclette sur 8 vendue aux Pays-Bas est électrique.
Les fabricants chinois indiquent que le prix moyen sur une base marginale par vélo exporté, atteint 377 dollars comparativement au seuil des 100 dollars il y a trois ans et seulement 46 dollars pour une vélo classique.
Jusqu'à récemment, il y avait très peu de lois régissant ces vélos électriques, sans processus d'inscription et aucune exigence de permis de conduire.
De plus en plus de cyclistes chinois, se tournent vers les vélos munis d'une batterie et d'un moteur. La production de bicyclettes classiques culminait en 2006 à près de 80 millions d'unités, et depuis a subi une chute de plus de 25 %.
Cependant, comme pour beaucoup d'entreprises en Chine, l'industrie du vélo électrique est en proie à des surcapacités de production, entraînant des marges très faibles et une qualité variable. Plus de 2.600 entreprises ont reçu une autorisation pour produire des vélos électriques en 2009, et environ 1.000 d'entre elles pensent ou se sont orienter vers cette nouvelle manne.
En 2007, il y avait près de 2.500 décès enregistrés liés aux vélos électriques en Chine. En théorie, le gouvernement chinois a limité la vitesse des vélos électriques à 20 km/h, mais en réalité, la plupart peuvent aller beaucoup plus vite. Plus d'une douzaine de villes ont imposé des restrictions diverses au niveau municipal. La nuit, les piétons sont particulièrement exposés au risque, car de nombreux cyclistes ne s'éclairent pas afin d'économiser l'énergie.
D'une part, le gouvernement doit protéger les piétons et les conducteurs, et d autre part, il veut aussi encourager les vélos électriques pour freiner la pollution et la congestion créée par les autres véhicules.
Le :27/05/10
FRANCE : Eau du robinet : le gouvernement veut rassurer
Src :Futura-sciences.fr
Une nouvelle fois, la qualité de l'eau du robinet a été mise en cause sous les feux de l'actualité par un reportage diffusé à la télévision lundi soir. Les organismes publics montent au créneau pour rappeler que l'eau du robinet est contrôlée. Un site a été mis en place pour diffuser les résultats.
En juin dernier, un rapport, rédigé par le WWF et par un pyschiatre (David Servan-Schreiber), mettait en doute la qualité de l'eau du robinet en France, indiquant la présence d'un certain nombre de produits chimiques (résidus de pesticides, nitrates, médicaments). Le débat a été de nouveau mis au goût du jour par la diffusion d'un reportage sur France 3 lundi 17 mai, intitulé Du poison dans l'eau du robinet.

Les ministères de l'Ecologie et de la Santé, ainsi que le Centre d'Information de l'Eau (C.I. Eau), tiennent à rassurer de la qualité de cette eau. Si la réalisatrice Sophie Le Gall dresse une carte de France des pollutions de l'eau potable, les autorités expliquent que plus de 310.000 contrôles sont effectués chaque année, et ceci à chaque stade du circuit de l'eau.

Dans ce reportage, la réalisatrice démontre que l'eau du robinet contient des pesticides ou des nitrates, pouvant provoquer des cancers. Conclusion de cette enquête : l'eau qui coule des robinets en France est contaminée. Face à ce dénouement, les autorités, à savoir les ministères de l'Ecologie et de la Santé ont réagi, tout comme le Centre d'Information de l'Eau qui œuvre pour développer l'information auprès des consommateurs.

On peut vérifier soi-même les contrôles effectués
De la source jusqu'au robinet, l'eau fait l'objet de multiples analyses, qui s'élèvent à plus de 310.000 chaque année. Lorsqu'un dépassement des limites de qualité est relevé « des restrictions temporaires de consommation de l'eau » sont mises en place. « La distribution est de plus arrêtée dès lors qu'un dépassement présente des risques avérés pour la santé » ajoutent les ministères de l'Ecologie et de la Santé.
De son côté, le C.I. Eau explique que « la norme est établie afin qu'une personne puisse boire deux litres d'eau chaque jour, pendant toute sa vie, sans risque immédiat ou à long terme pour sa santé ».

Concrètement, les consommateurs peuvent se renseigner quant aux résultats d'analyses d'eau potable, selon leur région, sur le site Internet Eaupotable.sante.gouv.fr. Les bilans nationaux sur la qualité de l'eau sont aussi mis en ligne et ces informations sont diffusées dans les mairies.
USA : Climat : "votre science est fausse, sceptiques !"
Src :bulletins-electroniques.com
Après l'appel à la raison lancé le 7 mai dernier dans le magazine Science par 225 membres de l'Académie des Sciences en leur propre nom, c'est au tour de l'Académie elle-même, par la voix du National Research Council, d'entrer officiellement dans le débat sur la science climatique.
Après l'appel à la raison lancé le 7 mai dernier dans le magazine Science par 225 membres de l'Académie des Sciences en leur propre nom, c'est au tour de l'Académie elle-même, par la voix du National Research Council, d'entrer officiellement dans le débat sur la science climatique.
Les 3 rapports rendus publics par le NRC le 19 mai, qui s'inscrivent dans la démarche globale intitulée "America's Climate Choices", traitent respectivement de la science climatique proprement dite, des moyens de limiter les impacts du changement climatique et enfin de l'adaptation à ces impacts. Fruit du travail de près de 90 chercheurs, ces 3 rapports sont sans équivoque sur la réalité du changement climatique.
Un pavé dans la mare des "deniers"
Le premier rapport fait un état des lieux de ce qui est aujourd'hui avéré en matière de changement climatique et de ce qu'il est nécessaire d'entreprendre comme recherches pour réduire encore les incertitudes qui persistent. Pamela Matson, de l'Université Stanford, qui a dirigé le groupe chargé d'évaluer l'état d'avancement de la science climatique, a rappelé 3 constats que le groupe estime indubitables :

1. Le changement climatique se déroule en ce moment même
2. Les activités humaines en sont la cause principale
3. Les changements sont d'ores et déjà visibles (hausse des niveaux de la mer, extension de la période de végétation, fontes des glaces, etc.)
Mme Matson a cependant rappelé que des incertitudes demeurent, en particulier en ce qui concerne la hausse des températures projetée ou encore la survenance possible de changements abrupts. Par conséquent, il convient de se concentrer désormais sur l'amélioration de la connaissance, notamment des impacts régionaux et des facteurs socio-économiques qui influent sur le climat (démographie, niveau de vie, ...).
Mme Matson a insisté sur la nature interdisciplinaire de la recherche à mettre en oeuvre et appelé à une réforme du "US Global Climate Research Program" (USGCRP), entité coordonnant les activités de recherche climatique de 13 agences fédérales. Pour que le USGCRP puisse être à la hauteur de son mandat, il lui faudra en particulier une interaction accrue avec les parties prenantes, une représentation décisionnelle supérieure dans les instances fédérales, et des mécanismes renforcés pour l'identification des faiblesses et des barrières existantes à la connaissance.
Fixer dès maintenant le "budget" d'émissions de Gaz à Effet de Serre (GES)
Le second rapport, présenté par Robert Fri du Think Tank "Resources for the Future", établit un "budget GES" à ne pas dépasser. Le chiffre avancé par le groupe de chercheurs est de 170 à 200 Gigatonnes équivalent CO2 pour la période d'ici à 2050. Or, selon le Dr Fri, au rythme actuel d'environ 7 Gt éq CO2 par an, même en déployant les meilleures technologies disponibles (capture et stockage du CO2, nucléaire, renouvelables, ...), les Etats-Unis seraient très loin du compte. Conclusion : il sera indispensable de mettre en oeuvre des technologies qui ne sont pas encore connues à ce jour.
Par conséquent, a affirmé R. Fri, le pays doit se doter d'une politique "prompte et durable" pour traiter le problème. Cette politique devra inclure la création d'un prix pour le carbone, la mise en oeuvre de démonstrateurs, l'investissement massif dans l'innovation technologique, la prise en compte des questions d'équité, et une grande flexibilité pour intégrer les politiques d'état fédérés ou de municipalités dans la démarche. L'académie invite les Etats-Unis à s'établir comme leader afin de créer l'émulation parmi les autres nations, que ce soit par ses engagements à limiter ses émissions, ou par ses initiatives visant à aider les pays en développement sur le plan technologique et scientifique.
Les recherches et la planification relatives à l'adaptation demeurent balbutiantes
Thomas Wilbanks, chercheur au Laboratoire National d'Oak Ridge (Tennessee), qui a dirigé le panel sur l'adaptation, a rappelé à quel point ce chapitre était resté le parent pauvre de la science climatique. Or, même avec les politiques les plus ambitieuses actuellement envisagées (atténuation et adaptation), il est probable que les Etats-Unis devront faire face à des menaces qui dépassent de très loin ce qui est envisagé aujourd'hui dans les mesures d'adaptation. Selon Wilbanks, "la menace potentielle la plus dramatique semble être la récente projection par les agences fédérales d'une montée du niveau de la mer comprise entre 60cm et 1m20 (2 à 4 pieds) d'ici 2050 dans le Golfe du Mexique. Il faudra peut-être envisager des plans d'urgence, incluant notamment des déplacements de personnes vers des zones moins exposées".
Invoquant les impacts inéluctables du changement climatique pour les décennies à venir (quand bien même les émissions seraient réduites à zéro, en raison du temps de résidence des GES dans l'atmosphère), le groupe dirigé par Wilbanks appelle de ses voeux une stratégie nationale d'adaptation. La recommandation du groupe est que chaque échelon de la société américaine (au niveau individuel et collectif) s'approprie une logique de gestion des risques climatiques dans ses décisions. Et que, malgré la nature éminemment locale des politiques d'adaptation (en raison de la spécificité géographique des impacts), le gouvernement fédéral joue un rôle accru pour la coordination et l'impulsion de la stratégie globale, qui devra elle-même être "adaptative"...
Bien que ces trois rapports ne bousculent pas ce que les scientifiques savaient depuis plusieurs années, ils apportent une certaine sérénité aux climatologues, lesquels s'étaient sentis sur la défensive depuis plusieurs mois, avec les erreurs trouvées dans le 4è rapport du GIEC et le scandale "Climategate". Ils donnent également aux législateurs et à l'administration Obama une base sérieuse et légitime pour poursuivre la mise en oeuvre de lois relatives au climat...
INTERNATIONAL : D’ici 40 ans tous les poissons pourraient avoir disparu des océans
Src :Nouvelobs.fr
Selon des experts de l'ONU, tous les poissons pourraient avoir disparu des océans d'ici à 2050 en l'absence d'une restructuration profonde du secteur de la pêche industrielle
"Si les différentes estimations que nous avons reçues se réalisent, alors nous sommes dans une situation où effectivement, dans 40 ans, nous n'aurons plus de poisson", a déclaré lundi 17 mai Pavan Sukhdev, directeur de l'Initiative pour une économie verte du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), à New York.

Selon le rapport sur l'économie verte que le Pnue et divers experts doivent rendre public dans le courant de l'année et qui a été présenté en avant-première lundi, 30% des réserves ont ainsi déjà disparu et l'ensemble des activités de pêche risque de ne plus être rentable d'ici 2050.

Des flottes toujours plus grosses
Or, cette chute des réserves de poissons de la planète est un problème écologique mais aussi une question de subsistance pour un milliard de personnes, souvent originaires de pays en développement et dont le poisson constitue la seule source de protéines.

Le rapport sur l'économie verte estime en effet que 35 millions de personnes vivent de la pêche dans le monde, que 170 millions d'emplois en dépendent de manière directe ou indirecte et qu'en tout 520 millions de personnes y sont financièrement liées.

Principal fléau à combattre, selon le rapport: les subventions des gouvernements à des flottes toujours plus grosses pour des prises toujours plus maigres, et qui ne laissent pas le temps aux ressources de se reconstituer.

Les capacités des flottes de pêche sont "50 à 60%" supérieures à ce qu'elles devraient être, selon Pavan Sukhdev.

Création de zones préservées
Mais, selon le rapport sur l'économie verte, cette catastrophe peut être évitée si l'on taille dans les subventions aux flottes de pêche et si des zones protégées sont mises en place pour les poissons, ce qui à terme pourrait aboutir à une industrie de la pêche florissante.
Il préconise en effet la création de zones marines préservées permettant aux poissons femelles d'atteindre la taille adulte, augmentant ainsi sensiblement leur fertilité, jugeant qu'il s'agit d'une solution vitale.

Il conseille aussi de revoir la taille des flottes de pêche pour favoriser des bateaux plus petits. "Les solutions sont sous la main, mais la volonté politique et une économie ordonnée sont nécessaires", a insisté Pavan Sukhdev.

Le monde "épuise le capital" dont il a besoin, a souligné le directeur du Pnue, Achim Steiner.
Cependant, "nos institutions, nos gouvernements sont parfaitement capables de changer de voie", a-t-il ajouté, précisant qu'une trentaine de pays collaboraient avec le Pnue et que d'autres étaient en train de réviser leur politique en matière d'environnement.
Le :26/05/10
Le nouvel étiquetage énergétique européen adopté
Src :U.E
Le Parlement européen a adopté le 19 mai, la directive sur l'étiquetage énergétique, une refonte du dispositif qui étend le champ d'application en vue de couvrir en plus des appareils domestiques les produits des secteurs commercial et industriel.
La première directive sur l'étiquetage énergétique a été adoptée en 1992 et l'étiquette est devenue l'un des instruments permettant de promouvoir les produits économes en énergie. La refonte de la directive vise à étendre le champ d'application de celle-ci au-delà du secteur des ménages et à accroître la quantité de produits économes en énergie disponibles sur les marchés publics.

Les mesures en matière d'étiquetage énergétique et d'écoconception contribuent de manière significative à la réalisation de l'objectif visant à améliorer l'efficacité énergétique de 20 % d'ici à 2020.
« L'adoption ce jour de la refonte de la directive sur l'étiquetage énergétique par le Parlement européen constitue une avancée importante vers la réalisation de notre objectif «2020» en matière d'économies d'énergie. Cette directive prépare le terrain pour un nouvel étiquetage énergétique qui aidera les consommateurs à économiser l'énergie et contribuera au respect de l'engagement européen relatif à la réduction d'émissions de CO2 » a déclaré Günther Oettinger, commissaire européen chargé de l'énergie.
La directive devrait être publiée au Journal officiel au mois de juin. Le 18 novembre 2009, un accord politique avait déjà été conclu entre les États membres au sein du Conseil et le Parlement. Les États membres auront une année pour la transposer en droit national.
Avec la nouvelle directive, l'échelle de A à G existante en matière d'étiquetage s'élargira de trois nouvelles classes: A+, A++ et A+++, en plus de la classe "A".

Cette nouvelle échelle différenciée devrait profiter au consommateur, en intensifiant encore davantage la concurrence entre les fabricants. Elle aidera également ces derniers à améliorer la publicité de leurs produits. La directive prévoit que les publicités contenant des informations ou un prix liés à l'énergie devront inclure une référence à la classe d'efficacité énergétique du produit. Cela permettra aux consommateurs d'évaluer les coûts d'utilisation des appareils domestiques au moment de l'achat.
Conformément à la directive, la Commission identifiera un certain nombre de produits dans les secteurs commercial et industriel présentant un potentiel d'économies d'énergie et entrant eux aussi dans le champ d'application du nouveau système d'étiquetage. Il est prévu que de nouveaux produits tels que les télévisions, les chauffe-eau et les chaudières soient soumis aux nouvelles règles d'étiquetage.
CHINE : Turpan, ancienne oasis de la route de la soie et future cité écologique
Src :bulletins-electroniques.com
La ville de Turpan, étape historique de la route de la soie et qui abrite de nombreux vestiges archéologiques, témoins de l'activité économique qui y régnait il y a plus de 2000 ans, a été choisie par la Commission Nationale de Réforme et de Développement et l'Administration Nationale de l'Energie afin d'y établir un cité bas-carbone sur une zone de 8,8 km2 dans le cadre du développement des villes vertes en Chine.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63424.htm
Située dans la province du Xinjiang, au nord-ouest du pays, la nouvelle ville ne dépendra que de l'énergie solaire et éolienne pour l'alimentation électrique de son réseau d'éclairage et d'eau chaude et utilisera des sources géothermiques pour le chauffage et la climatisation centrale.
L'utilisation de véhicules électriques sera appliquée à tout le réseau de transport public et aux taxis. "En tant que premier projet expérimental de ville verte dans les régions arides de l'Ouest de la Chine, le développement d'une cité bas-carbone à Turpan sera un exemple de référence pour l'utilisation des énergies renouvelables dans le pays" a indiqué M. Wang Guangtao, Président du Comité de Conservation des Ressources et de Protection de l'Environnement du onzième Congrès National du Peuple. "Ce projet pilote sera précieux dans l'élaboration d'une stratégie d'ajustement de la consommation énergétique en Chine" a-t-il ajouté.
Turpan possède un ensoleillement estimé à près de 3200 heures par an, soit 1000 heures de plus que dans les autres régions de Chine à la même latitude. M. Zhu Xiaodi, de l'Institut de Conception Architecturale de Pékin (BIAD), estime ainsi que le développement de l'énergie solaire dans de telles régions permettra de s'affranchir des centrales thermiques au charbon en tirant un maximum de profit de l'ensoleillement exceptionnel de cette région.
La part des centrales thermiques dans la production d'électricité en Chine se monte à 70%, contre une moyenne mondiale d'environ 29%. Le développement de villes vertes en Chine représente une opportunité pour réduire cette part et diminuer la pollution atmosphérique.
Les futures centrales à énergie solaire auront une capacité de 13 Mégawatts et seront installées sur les toits des maisons indique M. Memet Kurban du Centre de Commande du projet de ville bas-carbone à Turpan. Un effort sera également réalisé afin de permettre un meilleur accès aux transports en commun et de réduire les déplacements en voiture individuelle.
Des pompes à chaleur seront utilisées afin d'exploiter les ressources géothermiques locales. Selon le maire adjoint de la ville de Turpan, M. Su Tiancheng, la nouvelle ville pourra accueillir environ 60.000 personnes. La première phase de construction a commencé le mercredi 5 mai et concerne les infrastructures municipales, résidentielles et le futur parc central aquatique.
La cité a été imaginée par les équipes du BIAD, de l'Académie Internationale Eurasienne des Sciences, du Centre d'Evaluation Solaire et Eolien de l'Administration Météorologique de Chine et de l'Institut de Conception et de Planification Urbaine de Guangzhou.
Marée noire : 492 millions de litres de pétrole déjà déversés
Src :Nouvelobs .com
Le pétrole continue de fuir dans le Golfe du Mexique, atteignant des volumes inimaginables. Un biologiste estime que la marée noire ménage des surprises pour l'avenir.
En un mois, il s'est déversé dans la mer 492 millions de litres de pétrole (AFP)
Il s'est ainsi déversé dans la mer, en un mois, environ 492 millions de litres de pétrole. S'il remplissait des bouteilles de lait de 3,8 litres, alignées bord à bord, le fuel aurait couvert en un mois la distance de New York à Buenos-Aires, aller-retour, 18.184 km, estiment des chercheurs.
Si le contenant était un gymnase avec un terrain de basket, il en remplirait 102.

Des surprises pour l'avenir
Même s'il y a cinq milliards de gouttes d'eau pour une de pétrole dans le Golfe du Mexique, c'est déjà trop pour l'écosystème, estime Darryl Felder, biologiste à l'université Lafayette de Louisiane. D'autant qu'une bonne part va recouvrir des couches profondes, comme s'il se glissait sous le tapis, ménageant des surprises pour l'avenir, prévient le chercheur.

BP annonce retirer quotidiennement 795.000 litres, autant qu'il s'en déverse. D'après la compagnie, la moitié de ce qui fuit dans la nature est du gaz.???
Le :25/05/10
FRANCE : Les producteurs de fruits et légumes saluent un accord "symbolique"
Src :Johanna Amselem - Nouvelobs.com
Le chef de l'Etat a reçu les différents acteurs de la chaine alimentaire. Sept distributeurs se sont engagés à modérer leurs marges
Le gouvernement veut s'engager au côté des producteurs de fruits et légumes. L'objectif de la rencontre du lundi 17 mai à l'Elysée entre les différents acteurs de la chaine alimentaire était clair: rééquilibrer les relations commerciales en faveur des producteurs, qui dénoncent depuis des années l'ampleur des marges de la grande distribution.

Reste à savoir si ce sera vraiment le cas. Au vu des réactions des intéressés, l'accord va dans le bon sens. Accord historique selon les uns, nouvelle orientation pour d'autres, les producteurs placent de réels espoirs dans la nouvelle loi de Modernisation de l'Agriculture.
La grande distribution s'est engagée à modérer ses marges concernant le secteur des fruits et des légumes en cas de crise. Ces accords prévoient qu'en cas de "crise conjoncturelle", la grande surface devra "réduire, le cas échéant, la marge brute qu'elle pratique sur le produit concerné afin que son taux de marge brute sur ce produit soit inférieur ou égal à son taux de marge brute moyen des trois dernières années".

Pour Bruno Dupont, président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), Nicolas Sarkozy "a recentré le débat en rappelant la part dominante des produits périssables dans la grande distribution". Pour lui, il faut reconnaitre le travail de la production car c'est une profession "méconnue, mal connue et pas reconnue par les acteurs de la distribution". Bruno Dupont estime que cet accord a quelque chose "d'historique" et que le gouvernement "monte au créneau pour ne pas revivre une crise comme celle de 2009".

"Il faut un accord de modération de marges"
A l'issue de cette rencontre, Nicolas Sarkozy a d'ailleurs déclaré: "Quand il y a une crise, il faut qu'il y ait un accord de modération de marges pour que le producteur voie son prix augmenter et que le consommateur ne soit pas pénalisé". En 2009, les agriculteurs ont dû faire face à une importante crise, ils ont enregistré une baisse de 24% de leurs revenus. Quant aux arboriculteurs, la baisse a été encore plus importante : 53%.

L'accord prévoit qu'en cas de "crise conjoncturelle avérée", les distributeurs s'engagent à ne pas augmenter les marges brutes. De cette façon, les consommateurs en profiteront et la demande sera dopée. Au total, sept distributeurs, Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc, Système U, Cora et Intermarché, se sont engagés.

Pour Angélique Delahaye, présidente des Producteurs de Légumes de France (une branche de la FNSEA), et elle-même maraichère en région Centre, "cette décision relève de la morale. C'est bien de faire du commerce équitable avec du cacao venu de l'autre bout de la planète mais il faut aussi le faire avec les produits issus du territoire nationale". Angélique Delahaye s'est félicité que "le chef de l'Etat se soit engagé à mettre les moyens pour faire respecter les engagements".

Un acte symbolique
La rencontre "symbolique" de lundi était organisée alors que le Sénat débute ce mardi l'examen de la Loi de Modernisation de l'Agriculture (LMA). Ce texte doit inciter les producteurs et les distributeurs à contractualiser les relations commerciales.

Comme l'explique Bruno Dupont: "Nous allons tous discuter ensemble dans la profession pour trouver une ligne de conduite. La taxe évoquée par le président de la République doit être le dernier recours". A ce propos, Nicolas Sarkozy a précisé que " nous ne souhaitons pas l'application de cette taxe, nous souhaitons qu'entre distributeurs et producteurs, vous puissiez négocier des accords de modération de marges".
Cet argument de taxation pourrait être décisif pour les distributeurs qui payent déjà entre 600 et 700 millions d'euros d'impôts pour leurs surfaces commerciales, selon les chiffres de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). Bruno Dupont a d'ailleurs affirmé: "Il faut trouver un accord pour un prix honorable, mais il peut changer d'un groupe à un autre. Ce qu'il faut, c'est une ligne de conduite".

"Une nouvelle orientation"
Cette mesure n'a pas été la seule évoquée lors de cette rencontre. Les producteurs ont à nouveau demandé la suppression des rabais, remises et ristournes. Le chef de l'Etat a appuyé la mise en avant des produits français. Bruno Dupont affirme à ce propos qu'il faut "plus de traçabilité des produits pour une transparence au niveau des consommateurs. Il faut une traçabilité aussi au niveau des prix, les consommateurs ne comprennent pas pourquoi ils font le yoyo".
Le gouvernement souhaite encourager la consommation des produits français en indiquant "l'origine française sur les produits qui contiennent plus de 50% d’ingrédients de cette origine".

Angélique Delahaye salue donc avec optimisme ce qu'elle définie comme étant une "nouvelle orientation".
Enthousiasme aussi chez les distributeurs. Interrogé par l'AFP, Arnaud Mulliez, président d'Auchan France, s'est "réjoui des décisions qui ont été prises pour aider l'agriculture française". "La plupart des décisions qui ont été prises aujourd'hui correspondent déjà à beaucoup de bonnes pratiques qu'Auchan fait dans ses magasins".
U.S.A : Une balayeuse de voirie entièrement électrique
Src :Enerzine.com
La société américaine Tennant Company a annoncé mercredi le lancement de sa balayeuse de voirie entièrement électrique et baptisée la "Green Machines 500ze".
La balayeuse Green Machines 500ze est dotée d'un bloc-batterie au lithium-ion. Selon ses concepteurs, le "fonctionnement sans pollution de l'atmosphère et quasi silencieux reste idéal pour les zones piétonnières closes ou encombrées, comme les centres-villes".
Parmi les caractéristiques clés citées par le fabricant de la 500ze, on trouve :
Le CO2 émis annuellement par une balayeuse classique de 2 m3, utilisée actuellement dans de nombreux centres-villes, est d'environ 50 tonnes. Chaque engin permet d'éviter le rejet des émissions de CO2 équivalents à 40 voitures par an.
Son fonctionnement quasi silencieux signifie que la balayeuse est tout à fait adaptée pour un nettoyage à n'importe quelle heure de la journée et près d'environnements sensibles au bruit, comme les écoles et les hôpitaux.
Elle est alimentée par des batteries au lithium-ion dotées d'un système intégré de gestion qui permet d'optimiser la performance des cellules durant toute la durée de vie des batteries.
L'électricité produite à partir de la technologie au lithium-ion et la rentabilité induite rendent cette source d'énergie aussi rentable que le carburant conventionnel. Recharger les batteries permet un fonctionnement pendant 8 heures pour un coût bien inférieur à celui du diésel.
Moins de pièces mobiles et un système de diagnostic évolué sont synonymes de coûts de maintenance plus bas.
Une puissante aspiration éliminant même les gros débris, « avale » les détritus avec efficacité grâce à sa séparation cyclonique en 3 étapes.
Le système de nébulisation "Cloudmaker" permet de mieux contrôler la poussière tout en minimisant la consommation d'eau. La 500ze utilise 70 % d'eau en moins que les autres techniques classiques de contrôle de la poussière.
Se déplaçant rapidement à une vitesse pouvant atteindre 25 km/h, elle offre au conducteur une expérience de conduite semblable à celle d'une voiture grâce à l'ergonomie de son design.
"La balayeuse 500ze, c'est tout simplement une bouffée d'air frais", a confié Karel Huijser, VP à l'International chez Tennant. "Grâce à cette solution hautement novatrice, nous redéfinissons l'avenir du nettoyage dans nos villes, et apportons une fois de plus la preuve de notre mission qui consiste à être le leader mondial du nettoyage sans produits chimiques."
La balayeuse Green Machines 500ze est actuellement en période de rodage dans l'ensemble de l'Europe et sera bientôt mise en service dans de grandes villes, telles que l'Australie, le Benelux, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, l'Espagne et le Royaume-Uni.
Golfe du Mexique: la marée noire entraînée par un courant marin
Src :Sciencesetavenir.fr
Un bras de la nappe de pétrole qui s’étend dans le Golfe du Mexique a rejoint un puissant courant marin qui risque d’entraîner la pollution vers la Floride.
Les explications de Bertrand Chapron, chercheur à l’Ifremer.

Dans le Golfe du Mexique, un scénario redouté est en train de se réaliser : une partie de la nappe de pétrole échappé des puits de Deepwater Horizon a rejoint le loop current, un courant océanique qui forme une boucle et qui risque d’entraîner les hydrocarbures vers la Floride.
Une pointe de la nappe de surface qui s’étend vers le sud a rejoint le courant, selon Bertrand Chapron, du Centre d'Exploitation et de Recherche Satellitaire de l’Ifremer, et Fabrice Collard (Collecte Localisation Satellites). Depuis plusieurs semaines ces deux chercheurs utilisent les images du satellite Envisat de l’ESA, prises tous les deux à trois jours, pour suivre l’évolution de la nappe de surface.
Vers la Floride
Début mai ils mettaient déjà en garde contre le danger d’une rencontre entre le loop current et la pollution pétrolière, sachant que ce courant océanique longe la péninsule du Yucatan et repart par le détroit de Floride. Il rejoint ensuite le Gulf stream dans l’océan Atlantique.
«Vendredi dernier l’image satellite montrait un étirement de la nappe vers le sud, précise Bertrand Chaperon. Cette déformation a été confirmée dimanche et dès mardi on a vu qu’un petit bras de la nappe commençait à être pris par le loop current. Il va rester coincé dans le haut de la boucle avant d’être entraîné par le courant».
Incertitudes sur les profondeurs
Le chercheur estime que le pétrole risque d’atteindre la Floride dans environ six jours, et donc de souiller les récifs coralliens des îles Keys. Six jours, ou peut-être moins. «Cette estimation ne tient pas compte de l’entraînement possible de couches plus profondes, précise Bertrand Chaperon. Ce que nous observons par satellite ne concerne que la surface mais ce courant océanique est profond et très intense. On peut donc imaginer qu’il y a d’autres effets en profondeur». Quant au volume d’hydrocarbures entraîné par le courant, il devra être précisé par des mesures réalisées sur place.

Nappe sous-marine
Ce qui se passe sous l’eau est précisément l’objet d’inquiétudes et de controverses aux États-Unis. Auditionnés par le Congrès à Washington, plusieurs océanographes ont reproché aux autorités américaines de ne pas s’être rapidement donné les moyens d’évaluer la quantité de pétrole qui s’échappe du puits de forage endommagé, situé sous 1.500 mètres d’eau. Ces scientifiques reprochent également à l’administration de ne pas avoir transmis de résultats d‘analyses de l’eau, rapporte le quotidien The New York Times.
Controverse
Mi-mai des scientifiques embarqués à bord d’un vaisseau de recherche, le Pelican, ont repéré à 45 km du puits une nappe opaque de 10 kilomètres de large, située entre 1.000 et 1.400 mètres de profondeur. L’emplacement correspond aux courants marins, orientés vers le sud-ouest à cette période-là. Cependant lorsque ces universitaires ont communiqué sur la découverte d’une nappe de pétrole sous-marine, l’agence océanographique fédérale (NOAA) a estimé qu’il était trop tôt pour conclure. Des analyses de la colonne d’eau sont en cours.
L’huile est plus légère que l’eau et normalement elle remonte vers la surface. Cependant des modélisations ont montré que lorsque la fuite de brut se situe en profondeur, des gouttes d’hydrocarbures pouvaient rester sous l’eau, leur nature –et donc leur flottabilité- étant modifiée par le mélange avec l’eau de mer.
La vie sous-marine, en particulier la circulation du plancton dans l’eau et donc la chaîne alimentaire, pourrait être gravement affectée par une telle pollution.
Le :24/05/10
FRANCE : Eclairage : 35% d'économies d'énergie à Longjumeau
Src :ETDE
TDE, filiale électricité et maintenance de Bouygues Construction, annonce le démarrage d'un nouveau contrat d'éclairage public en Partenariat Public Privé (PPP) avec la commune de Longjumeau (91 - Essonne).
Remporté avec la ville dirigée par Nathalie Kosciuscko-Morizet, Secrétaire d'Etat à la prospective et au développement de l'économie numérique, dans le cadre d'une mise en concurrence, ce contrat porte sur la rénovation et la gestion d'un réseau d'éclairage public nouvelle génération alliant respect de l'environnement et maîtrise du budget énergétique.
Ce contrat concerne également la vidéo-protection, la signalisation lumineuse, l'enfouissement des réseaux et le déploiement de fibre optique. Il représente un montant total de 16 millions d'euros sur 20 ans.
35% d'énergie économisée
La performance énergétique des équipements est au cœur de la gestion de l'éclairage public de Longjumeau. ETDE va, en particulier, procéder au renouvellement de plus de 90% du patrimoine lumineux de la ville.
1 700 points d'éclairage seront remplacés par des équipements de nouvelle génération très économes en énergie. L'intégralité des lampadaires en forme de « boules », très consommateurs en énergie et peu efficaces sur le plan de l'éclairage, sera supprimée. Enfin, des équipements d'éclairage à leds seront également testés. Cette rénovation va permettre à Longjumeau d'économiser 35% d'énergie au total.

ETDE assurera la gestion du parc lumineux avec des véhicules électriques et des nacelles autonomes en énergie. Les résultats de l'ensemble de ces actions seront mesurés à l'aide d'un Bilan Carbone®, qui sera réalisé tous les cinq ans par l'entreprise pour le compte de la Ville.
MONDE : Pénurie d’antidote contre les venins de serpents
Src :Futura-sciences.fr
L'OMS vient de recenser les animaux venimeux de la planète. Téléchargeable, ce guide peut devenir précieux pour le voyageur et rappelle également quelques conseils de bon sens.
Mambas, cobras ou autres vipères, à cornes ou non : chaque année, les serpents venimeux sont à l’origine de 100.000 décès dans le monde. Et les cinq millions de morsures qu’ils infligent nécessitent près de 300.000 amputations.

Pour réduire le nombre de victimes, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met en ligne un guide des reptiles venimeux (en anglais) sur tous les continents. Elle publie également des recommandations (en PDF) visant à augmenter la production d’antidotes, pour répondre à la situation de pénurie qui prévaut dans de nombreuses régions du globe.
« De nombreux pays n’ont pas accès aux antidotes dont ils ont besoin. D’autres utilisent des contrepoisons [qui n’ont] jamais été testés sur les venins de serpents présents sur leur territoire » se désole Carissa Etienne, de l’OMS. Les recommandations mises en ligne par l’OMS ont pour objectif d’organiser la production et la distribution des antidotes à l’échelle mondiale. Le guide quant à lui, s’adresse aux voyageurs et aux habitants des zones à risque. Il recense les animaux venimeux par zone géographique et niveau de dangerosité, passant en revue les antidotes connus.
Même s’ils prolifèrent davantage dans les pays tropicaux, les serpents venimeux se trouvent sur tous les continents. Quelques précautions s’imposent pour éviter une morsure qui peut s’avérer fatale :
-Avant de partir en vacances ou en déplacement, renseignez-vous sur les animaux présents dans la région visitée ;
-Portez des chaussures montantes et fermées, ainsi que des pantalons longs et couvrants ;
-Evitez de mettre vos mains ou vos pieds là où les serpents ont tendance à se cacher : dans les buissons, les herbes hautes, sous les cailloux… ;
-Soyez particulièrement vigilants lors des sorties nocturnes ;
-Avant de vous habiller, vérifiez qu’aucun intrus ne s'est glissé dans les vêtements ou les chaussures. Procédez de même pour les draps avant de s'y glisser…
EUROPE : L'Europe veut améliorer l'exploitation des biodéchets
Src :E.U.
La Commission européenne a présenté des mesures visant à améliorer la gestion des biodéchets dans l'UE et à mieux tirer parti des avantages environnementaux et économiques considérables qu'ils offrent.
Les déchets biodégradables de jardin, de cuisine et alimentaires représentent 88 millions de tonnes de déchets municipaux chaque année et sont susceptibles d'avoir des incidences majeures sur l'environnement. Toutefois, ils renferment aussi un potentiel considérable en tant que source d'énergie renouvelable et matériaux recyclés.

La communication présentée mardi préconise des mesures destinées à exploiter ce potentiel en faisant le meilleur usage possible de la législation en vigueur tout en donnant aux États membres la liberté de choisir les options les mieux adaptées à leur propre situation. Des initiatives de soutien devront également être mises en place au niveau de l'UE.
« Les biodéchets dans l'UE sont déjà régis par un nombre significatif d'actes législatifs. Toutefois, grâce à une meilleure mise en œuvre de cette législation et un meilleur contrôle de son application, nous pouvons retirer encore plus de bénéfices des biodéchets. Non seulement cette nouvelle approche contribuera à lutter contre le changement climatique, mais la production de compost et de biogaz de bonne qualité permettra aussi d'assainir les sols et de ralentir la perte de biodiversité. » a déclaré à ce propos M. Janez Potocnik, membre de la Commission européenne chargé de l'environnement.
Biodéchets – un potentiel inexploité
Une évaluation réalisée par la Commission a montré qu'une meilleure gestion des biodéchets dans l'Union européenne entraînerait des avantages environnementaux et économiques appréciables. Parmi les approches les plus prometteuses figurent la prévention des biodéchets et le traitement biologique avec la production de compost et de biogaz.
La principale menace que les biodéchets font peser sur l'environnement est la production de méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. L'avantage le plus visible et le plus significatif de l'optimisation du traitement biologique des déchets serait la réduction des gaz à effet de serre – près de 10 millions de tonnes équivalent CO2 en 2020 selon les estimations.
Environ un tiers de l'objectif que s'est fixé l'UE pour 2020 en matière d'utilisation des énergies renouvelables dans les transports pourrait être atteint en utilisant le biogaz produit à partir des biodéchets ; la transformation de tous les biodéchets en énergie contribuerait quant à elle pour 2 % à la réalisation de l'objectif global défini par l'UE dans le domaine des sources d'énergie renouvelables.
Un compost et un digestat de bonne qualité issus de la digestion anaérobie permettraient une utilisation plus rationnelle des ressources en remplaçant partiellement les engrais minéraux non renouvelables et en maintenant la qualité des sols de l'UE.
La mise en œuvre intégrale des politiques en vigueur conjuguée à une meilleure gestion des biodéchets devrait donner lieu à des bénéfices environnementaux et économiques compris, selon les estimations, entre 1,5 milliard et 7 milliards d'euros, en fonction du degré d'ambition des politiques de recyclage et de prévention.
Mesures prioritaires
Au nombre des mesures prioritaires figurent la mise en œuvre stricte des objectifs consistant à détourner les biodéchets de la mise en décharge, ainsi que l'application correcte de la hiérarchie des déchets et des autres dispositions de la directive-cadre relative aux déchets visant à instaurer en priorité des systèmes de collecte séparée.
Les initiatives de soutien au niveau de l'UE, telles que l'élaboration de normes pour le compost, seront essentielles pour accélérer le processus et garantir des conditions équitables dans toute l'Union. Il s'agit notamment d'orientations et d'indicateurs spécifiques pour la prévention des biodéchets, associés à d'éventuels objectifs contraignants pour l'avenir, ainsi que de normes relatives au compost et de lignes directrices concernant l'application et l'évaluation du concept de cycle de vie dans le secteur des déchets.
Gestion des biodéchets dans les États membres
Les politiques nationales en matière de gestion des biodéchets divergent fortement d'un État membre à l'autre, certains États membres ne prenant pratiquement aucune mesure alors que d'autres adoptent des politiques ambitieuses.
Les avantages environnementaux et économiques des différentes méthodes de traitement des biodéchets varient en fonction des conditions locales telles que la densité démographique, le climat et les infrastructures.
Le compostage et la digestion anaérobie offrent les options écologiquement et économiquement les plus prometteuses pour les biodéchets qui ne peuvent pas être évités. Cependant, la bonne qualité des matières qui subissent ces processus constitue une condition préalable importante. Dans la majorité des cas, c'est la collecte séparée des biodéchets qui est la plus performante pour assurer cette bonne qualité.
Des systèmes extrêmement efficaces fondés sur la séparation de divers flux de biodéchets existent déjà en Autriche, en Allemagne, au Luxembourg, en Suède, en Belgique, aux Pays-Bas, en Catalogne (Espagne) et dans certaines régions italiennes.
Le :21/05/10
FRANCE : Des microturbines intégrées au réseau d'eau potable
Src :sciencesetavenir.fr
Mettre à profit la gravité et le relief montagneux pour créer de l'énergie, voilà une belle idée que Nice Côte d'Azur et Veolia Eau Sud-Est ont réalisée, en introduisant des micro-turbines dans le réseau d'eau potable.
Une première en France. Deux sites sur les quatre envisagés sont opérationnels. A terme, la puissance hydraulique produite par les quatre micro-turbines sera équivalente à la consommation du tramway niçois.

Nice Côte d'Azur a défini sur son territoire 4 projets de production d'électricité à partir de la force motrice de l'eau, sous forme de 4 microturbines.
Trois sur le réseau d'eau potable en aval de l'usine de production de Super Rimiez. Elles sont installées par l'exploitant Veolia Eau dans le cadre de l'avenant 23 au contrat de délégation de Service Public de la Ville de Nice et une sur le site du Roguez, à Castagniers, entre le canal de la Vésubie et le Var.
L'installation sera réalisée par la communauté urbaine. Elle fonctionnera avec de l'eau brute, c'est-à-dire de l'eau destinée à la production d'eau potable avant traitement. A terme, ces quatre turbines représenteront une puissance installée de 1,9 MWh.
Ces turbines constituent une innovation car elles fonctionnent stricto sensu en prise sur le réseau d'eau potable. C'est pourquoi leur agrément et leur mise en œuvre ont été subordonnées à une procédure particulièrement encadrée.
JAPON : Energie : Naissance de l'Asia Pacific PV Industry Council
Src :bulletins-electroniques.com
Les industriels du secteur de l'énergie photovoltaïque de la région Asie-Pacifique ont annoncé le 7 mai 2010 la création d'une nouvelle organisation visant à coordonner leurs efforts. Sa première réunion a eu lieu le lendemain à Shanghai.
Les pays asiatiques ont redoublé d'effort ces dernières années pour développer les énergies renouvelables et notamment l'énergie solaire photovoltaïque. Si le Japon a longtemps tenu la place de premier producteur mondial, des pays comme la Chine, Taïwan ou encore la Corée ont développé une industrie de plus en plus performante dans le secteur. Les associations d'industriels de six pays ont décidé de s'associer de manière à renforcer leurs liens.
Le nouvel Asia Pacific PV Industry Council (APPIC) regroupera sept associations d'industriels du secteur de l'énergie photovoltaïque : l'Australia Photovoltaic Association (APVA), la Chinese Renewable Energy Industries Association (CREIA), la Japan Photovoltaic Energy Association (JPEA), la Korea New & Renewable Energy Association (KNREA), la Malaysian Photovoltaic Industry Association (MPIA), la Shanghai New Energy Industry Association (SNEIA) et la Taiwan Photovoltaic Industry Association (TPVIA).
L'APPIC n'aura pas de bureau permanent. La présidence sera assurée par rotation tous les deux ans par les associations que le composent. Le premier président est japonais. Les membres se rencontreront régulièrement chaque année pour discuter des manières de promouvoir les systèmes photovoltaïques dans la région Asie-Pacifique. Ils s'appuieront pour cela sur des données relatives à la production et aux marchés des différents pays concernés que chaque membre devra compiler.
Philips dévoile son ampoule LED de 12 Watts
Src :Philips
Philips Electronics a dévoilé le 12 mai à l'occasion du "Lightfair International tradeshow" ses ampoules 12 watts EnduraLED, qui sont censées remplacer bientôt les ampoules à incandescence de 60 watts.
La nouvelle ampoule aura une durée de vie de 25.000 heures, par opposition à une ampoule à incandescence de 60 Watts, dont la durée est évaluée à environ 1.000 heures. Autrement dit, l'EnduraLED sera capable de durer 25 fois plus longtemps qu'une ampoule à incandescence classique et ne consommera que 20% d'énergie.
Chaque année, plus de 425 millions d'ampoules à incandescence 60 watts sont vendues aux États-Unis, ce qui représente environ 50% du marché de l'éclairage. Selon les calculs de Philips, un remplacement par des LED a le potentiel d'économiser 32,6 térawatts-heures d'électricités par an, soit suffisamment d'énergie pour alimenter 14,4% des foyers aux États-Unis. Il supprimerait également l'émission de 5,3 millions de tonnes de CO2 par an.
D'un design innovant, la nouvelle ampoule utilise une technologie au phosphore qui offre la même lumière blanche et douce que celle d'une ampoule à incandescence classique.
L'EnduraLED sera disponible aux États-Unis au quatrième trimestre 2010, bien avant la date fatidique - 2012 - à laquelle le législateur américain exigera l'utilisation d'appareils d'éclairage éconergétiques. Le prix final de l'ampoule LED n'a pas encore été finalisé.
Le :20/05/10
FRANCE :Loi Nome : vers une électricité encore plus chère ?
Src :20minutes.fr
Examiné par les parlementaires à partir du 8 juin, le projet de loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l'électricité) prévoit que le prix de l'électricité doit couvrir « les coûts complets de production du parc électronucléaire (dépenses d'exploitation, dépenses d'investissement, charges nucléaires de long terme) ».
Actuellement, le coût de l'électricité de base d'origine nucléaire est de 30,90 euros par mégawattheure (MWh) et EDF la vend à hauteur de 34 €/MWh. Interrogé par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, le PDG D'EDF, Henri Proglio voudrait obtenir un prix oscillant entre 42 et 45 euros par mégawattheure (MWh). Non seulement EDF doit assurer les coûts d'exploitation, de maintenance, et de démantèlement des réacteurs nucléaires, mais il doit également trouver 35 milliards d'euros d'ici à 2030 afin de prolonger de dix ans la durée d'exploitation de ses 58 réacteurs.
Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), les particuliers pourraient voir une hausse de leur facture de 11,4 % après le vote de la loi, puis de 3,5 % par an entre 2011 et 2025 si le prix du MWh était fixé à 42 euros.
Par ailleurs, EDF aura l'obligation de vendre jusqu'à 25 % de sa production nucléaire jusqu'en 2025 – et cela à un prix compétitif – aux autres fournisseurs alternatifs présents sur le marché français (GDF Suez, Poweo, Direct Energie, ENEL, E.ON, Enercoop ...) afin qu'ils puissent proposer des offres concurrentielles face à l'opérateur historique.
De son côté, le Ministère de l'Énergie dément catégoriquement les rumeurs relatives aux tarifs de l'électricité et rappelle que :
- le projet de loi NOME ne traite pas du niveau des tarifs de l'électricité, mais organise les rapports entre fournisseurs d'électricité, en garantissant à chacun d'eux, dès lors qu'il a des clients en France, un approvisionnement en électricité à un prix représentatif des coûts de la production d'électricité en France, donc plus compétitif que celui qu'il peut trouver aujourd'hui sur le marché ;
- le projet de loi NOME pérennise les tarifs réglementés pour tous les ménages et petits consommateurs professionnels. De surcroît, la mise en place de la réversibilité, confirmée hier par l'Assemblée Nationale, assure une complète et pérenne liberté de choix des clients entre les offres réglementées ou non ;
- le projet de loi NOME permet aux consommateurs industriels qui bénéficient aujourd'hui des tarifs réglementés, de les conserver jusqu'en 2015, date après laquelle ils ne seront plus nécessaires dès lors que les fournisseurs disposeront d'un approvisionnement compétitif en électricité dont ils feront bénéficier leurs clients ;
- le gouvernement est responsable de la détermination des tarifs réglementés et nul autre n'a autorité aujourd'hui pour établir des orientations à ce sujet ;
- les tarifs réglementés continueront, comme ils l'ont toujours été, à être fixés selon une logique industrielle et économique, c'est-à-dire refléteront de façon responsable l'évolution des charges et des investissements du système électrique français ;
- le parc de production électrique en France est le plus compétitif d'Europe et les prix et tarifs continueront de refléter cette compétitivité ;
U.S.A : Le Congrès se penche sur le sort des océans
Src :bulletins-electroniques.com
Le Congrès se penche sur la question de la santé des océans comme en témoigne les récentes auditions tenues au Sénat dans ce domaine.
En effet, l'audition du 22 Avril portant sur l'acidification de l'océan ainsi que celle du 11 Mai visant à explorer le rôle de l'EPA (Agence fédérale pour la Protection de l'Environnement) concernant la protection des milieux marins soulignent la volonté de la part de l'organe législatif de mettre en place des mécanismes réglementaires de lutte contre la dégradation des écosystèmes marins et des activités économiques en découlant (pèche, tourisme...).
Alors que de grandes quantités de dispersants [1] sont actuellement déversées dans le Golfe du Mexique afin de résorber la marée noire, des questions émergent quant aux effets à termes de ces produits chimiques et de leurs interactions avec l'environnement.
Si l'audition d'avril, tenue le jour du quarantième anniversaire de la Terre et correspondant à la prépublication d'un rapport de la NRC ("National Research Council") portant sur l'élaboration d'une stratégie nationale pour faire face à l'acidification de l'océan, avait pour principal objectif d'examiner les répercussions économiques de l'acidification de l'océan, l'audition de cette semaine visait à préciser le rôle de l'EPA quant à la protection des océans dans leur ensemble. Deux thèmes ont ainsi été abordés : l'acidification des milieux marins ainsi que leurs niveaux de pollution.
Donnant la parole aux experts de l'EPA ainsi qu'à un certain nombre de chercheurs et représentants de grands groupes internationaux impliqués dans la protection des océans tel que OCEANA, cette audition a présenté un état des lieux des connaissances sur le niveau de pollution des océans ainsi qu'un tableau des risques attendus en terme de répercussions sur les écosystèmes marins et la santé humaine.
Si l'acidification de l'océan présente une réelle menace à long terme pour les organismes marins (1), les mesures actuelles de polluants dans les cétacés mettent en évidence la présence de nombreux produits chimiques dans les océans et la nécessité d'agir en parallèle sur la réglementation des rejets toxiques.
Ce constat est d'autant plus inquiétant que certaines de ces substances sont bioaccumulables et cancérigènes pour l'homme (PCB, Pesticides, PBTs). Les témoins de l'audition ont de plus rappelé les incertitudes présentes quant à la toxicité résultant d'interactions entre différents polluants de faible concentration.
Conscient du défi environnemental que représente l'acidification des océans, le Congrès s'était prononcé en faveur du FORAM Act (Federal Ocean Acidification Research and Monitoring Act) l'année dernière. Cette loi visait à allouer des fonds spécifiques pour la recherche dans ce domaine. Sous cette législation, la NOAA ("National Oceanic and Atmospheric Administration") et la NSF ("National Science Foundation") devrait percevoir annuellement une enveloppe comprise entre 20 millions de dollars pour 2010 et 35 millions pour 2012.
Interrogée sur le budget de l'agence consacré à cette thématique lors de l'audition, l'EPA a déclaré avoir dépensé près de 2 millions de dollars au cours de l'année dernière. Ce montant devrait cependant augmenter dans les années à venir.
Afin de répondre aux préoccupations grandissantes de la part des scientifiques et politiques américains, un programme de recherche inter-agences (incluant des organismes fédéraux tels que la NOAA, l'EPA, la NASA, l'USGS) a été mis en place en ce début d'année. Avec pour objectif de récolter suffisamment de données sur la compréhension des mécanismes impliqués dans l'acidification des océans, ce programme vise de plus à éclairer l'EPA sur les mécanismes réglementaires à mettre en place dans ce domaine.
Si l'agence dispose actuellement de lois telles que le "Clean Water Act" (loi sur l'eau) ou le "Clean Air Act" (loi sur la réglementation des polluants atmosphériques), les sénateurs Cardin (D, Maryland) et Whitehouse (D, Rhode Island) se sont prononcés contre une utilisation de ces législations, inadéquates face à une telle problématique. En effet, le "Clean Water Act" n'ayant juridiction que sur les zones côtières et ne pouvant s'appliquer aux zones océaniques, l'EPA devrait alors faire appel au "Clean Air Act" afin de réguler la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone, à l'origine de l'augmentation d'acide carbonique dans les couches superficielles de l'océan [2].
Concernant la régulation des produits chimiques présents dans les océans, les sénateurs ont souligné la nécessité d'établir un traité international.
Si les Etats-Unis ont un rôle à jouer dans la portée de ce message à l'échelle internationale, ceux-ci doivent dans un premier temps coordonner leurs efforts au sein du pays. De plus amples recherches doivent ainsi être menées afin de déterminer plus précisément le niveau de connaissance des concentrations de polluants actuellement présentes dans les océans. En effet, peu d'informations sont actuellement connues sur la toxicité de groupe de polluants ainsi que leurs interactions avec des variables environnementales (telles qu'une augmentation de la température).
Dans ce contexte, l'audition a par ailleurs abordé les conséquences de l'utilisation en grandes quantités de dispersants dans le Golfe du Mexique [3]. L'EPA a ainsi rappelé qu'il s'agit avant tout d'un compromis environnemental, à savoir minimiser les impacts environnementaux de la nappe de pétrole. De potentielles répercussions à long terme sont cependant à prévoir. Interrogée sur le temps de résidence et le devenir de ces produits chimiques dans l'océan, la chercheuse C. Mitchelmore a rappelé le manque de données dans ce domaine.
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[1] "Produit liquide utilisé pour mettre le pétrole en suspension dans la masse d'eau et aider à sa dissémination, afin d'en accélérer la dégradation par le milieu naturel : en mer ou en eau douce" (http://www.marees-noires.com/fr/outils/lexique.php).
INTERNATIONAL : AIE : 25% de l'électricité d'origine solaire en 2050
Src :AIE
Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), 25% de l'électricité produite dans le monde pourrait provenir de l'énergie solaire à l'horizon 2050. En combinant les technologies solaires photovoltaïques et thermiques, l'AIE indique qu'ensemble, elles pourraient générer jusqu'à 9.000 TWh d'énergie au cours des 40 prochaines années.
Lors de la Conférence du Plan Solaire Méditerranéen qui s'est tenue à Valence, en Espagne, l'AIE a estimé que cette combinaison pourrait renforcer la sécurité énergétique mondiale tout en réduisant les émissions de dioxyde de carbone de près de 6 milliards de tonnes par an, d'ici à 2050. L'utilisation de l'énergie solaire thermique à concentration reste optimale dans les régions du monde où le ciel demeure dégagé comme en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et en Inde. A contrario, l'énergie photovoltaïque convertit la lumière du soleil en électricité grâce pour la plupart à des modules en silicium.
La division Renouvelable de l'AIE a affirmé que le solaire serait en mesure de rivaliser avec le charbon et les centrales nucléaires d'ici à 2030. La technologie employée actuellement est responsable de seulement 0,1% de la production d'électricité à travers le monde.
L'Agence recommande aux gouvernements d'établir des objectifs à long terme et des politiques autour de ces deux technologies afin d'encourager les investissements et les installations.
Des mesures incitatives et des mécanismes de financement, telles que les possibilités de financer des projets ruraux dans les pays en développement, s'avèrent également utiles.
À l'heure actuelle, seuls quatre pays sont en mesures d'installer plus de 1 gigawatt de systèmes photovoltaïques dans le monde : l'Allemagne, l'Espagne, le Japon et les États-Unis. Cependant, des pays comme l'Australie, la Chine, la France, la Grèce et l'Inde font des efforts pour diminuer cet écart.
Le :19/05/10
FRANCE :Un Atlas solaire de la région PACA en libre accès
Src :Enerzine.com
Le choix des sites, le dimensionnement des systèmes de production d’énergie solaire ou encore le calcul de leur rentabilité reposent de manière importante et incontournable sur la connaissance du potentiel de rayonnement solaire.
D'où l'intérêt de réaliser un système de cartographie détaillée du rayonnement solaire en Région PACA pour aider les décisionnaires dans leur réflexion, sur des projets solaires photovoltaïques et thermodynamiques.
Le site atlas-solaire.org a été developpé pour héberger les activités du projet de création d'un atlas du potentiel solaire photovoltaïque et thermodynamique en region PACA. Cet atlas, établi à l’échelle du 1 / 250 000, est réalisé à partir de données satellitaires de traitement des images METEOSAT et étalonné par des séries temporelles de mesures in-situ issues de station météorologiques.
Basé sur une vingtaine d’années d’analyse, il pourra ainsi rendre compte de l'historique des sommes mensuelles et annuelles de rayonnements globaux, sur plan horizontal et sur plan incliné ainsi que direct, en incidence normale de la région.
Le projet a démarré en janvier 2009 et se terminera en octobre 2010.
Avec sa haute précision d'image obtenue par une résolution spatiale de 250 m et ses procédures d’étalonnage avec des mesures in-situ, l'atlas solaire doit servir de référence pour le potentiel solaire aussi bien photovoltaïque que thermodynamique du territoire. Le but est de fournir aux différents acteurs publics et privés du domaine de l’énergie solaire, ainsi qu’aux particuliers, un outil fiable leur permettant de déterminer, de manière rationnelle et quantitative, les sites d’implantation de systèmes de production d’énergie solaire, et de les dimensionner ou encore d’en évaluer la rentabilité.
"Nous pensons que ce projet aura une contribution positive à l’attractivité et la compétitivité de la région PACA dans le domaine de l’énergie solaire pour des investisseurs français et étrangers. Une telle initiative pourrait par ailleurs servir d’exemple à l’établissement d’atlas pour d’autres régions, notamment les régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon ou Aquitaine qui ont un fort potentiel d'énergie solaire" estime Philippe Blanc du Centre Energétique et Procédés (CEP-MINES ParisTech / ARMINES).
"Enfin, diffusé de manière gratuite sur Internet, via des services web, il peut servir à sensibiliser les particuliers à l’importance du gisement solaire de leur région et favoriser les installations solaires à l'échelle individuelle".
Ce projet d’Atlas Solaire en région PACA, labellisé par le pôle de compétitivité CAPERNERGIES, est coordonné et réalisé par le CEP (Centre Energétique et Procédés), laboratoire commun de MINES ParisTech et ARMINES. Il est co-financé par l'ADEME région, le Conseil Régional PACA et le Conseil Général des Alpes Maritimes.
ESPAGNE : Une première cabine téléphonique pour recharger sa voiture électrique
Src :Sciencesetavenir.fr / AFP
L'Espagne a présenté mercredi dans la banlieue de Madrid une cabine téléphonique double usage, où les automobilistes soucieux d'environnement pourront recharger la batterie de leur voiture électrique, a rapporté un photographe de l'AFP.
Située près du siège du géant espagnol des télécommunications Telefonica, cette cabine a l'apparence d'une cabine téléphonique classique d'un côté, mais est dotée d'une prise électrique à laquelle le conducteur d'une voiture électrique pourra brancher son véhicule.

L'utilisateur devra disposer d'une carte pré-payée pour pouvoir recharger sa voiture, selon un communiqué de Telefonica et de la compagnie électrique Endesa, les deux sociétés qui ont développé ce projet.

Cette cabine, inaugurée par le maire de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardon, dispose "comme les prochaines qui seront installées en zones urbaines", d'un emplacement spécifique pour se garer à proximité, selon le communiqué.

Le gouvernement socialiste espagnol parie avec force sur le développement et l'utilisation des voitures électriques. Il envisage d'y consacrer un budget de 590 millions sur deux ans.
Les constructeurs automobiles souhaitent que les gouvernements proposent des aides directes de l'Etat pour l'achat de voitures électrique afin de compenser leur surcoût par rapport aux véhicules conventionnels.
Le gouvernement socialiste espagnol souhaite atteindre un total de 250.000 de voitures électriques en service à l'horizon 2014.
U.S.A : Dell préfère emballer ses portables avec du bambou
Src :CP – DELL
Les emballages en bambou de Dell, utilisé comme alternative responsable aux matériaux traditionnels pour l’emballage de ses produits, ont reçu le certificat de “compostabilité”, permettant une élimination plus facile et plus écologique.
L'emballage en bambou de Dell a reçu la certification américaine ASTM D-6400, attestant que celui-ci se biodégrade, une fois ajouté à une pile de compost à chaud, à un rythme similaire aux matériaux de compost connus. Cette certification garantit également que le compost découlant du processus de dégradation de l’emballage est de bonne qualité et convient à la croissance d’autres plantes.

En décembre 2008, Dell a annoncé un plan destiné à simplifier et à révolutionner l’emballage de ses ordinateurs. D’ici à 2012, Dell entend réduire le volume de ses emballages de 10% ; augmenter de 40% la part de matériaux recyclés au sein de ses emballages ; et s’assurer que 75% des éléments d’emballage soient recyclables.
Afin d’atteindre ses objectifs, Dell met en place une stratégie packaging autour des 3C en se posant les questions suivantes :
• Cube* : Quelle est la taille de la boîte ? Peut-elle être diminuée ?
• Content* : De quoi se compose l’emballage ? Peut-il être fait différemment ?
• Curb* : Est-ce recyclable facilement ?

*Cube = Boîte ; Content = Emballage ; Curb = Frein
« Développer un packaging qui soit léger, assez résistant pour protéger nos produits pendant le transport, permettant d’éviter d’abattre des arbres et pouvant retourner à la terre pour nourrir d’autres plantes, voici le genre de solutions à long-terme et responsables que nous souhaitons offrir à nos clients », déclare Oliver Campbell, Responsable Emballage monde de Dell. « Nous sommes encore en phase d’exploration en ce qui concerne les emballages responsables, et travaillons activement à l’intégration de matériaux plus innovants et biologiques dans nos emballages. »
Dell commence à utiliser le bambou dans ses emballages dès Novembre 2009, pour les netbooks Mini 10 et Mini 10v. Conformément à son engagement de développer des solutions durables pour ses produits, Dell a récemment étendu le recours au bambou pour les emballages des portables Dell Inspiron.
Pourquoi le bambou ?
•Sa pousse rapide – Très facile à cultiver, le bambou appartient à la famille des graminées et détient le record du rythme de croissance le plus rapide du monde végétal. Il peut grandir de près d’un mètre par jour selon les espèces et atteindre sa maturité entre 3 à 7 ans, ce qui en fait une ressource d’exception pour le développement durable.
•Sa résistance – La force élastique du bambou est remarquablement plus importante que celle de l’acier, faisant de cette plante un matériau fiable pour la protection des équipements électroniques pendant le transport.
•Ses apports sur l’environnement – Le bambou ne nécessite pas d’être replanté après la moisson et ses larges racines limitent l’érosion des sols.
Garantir la durabilité
Dell se fournit auprès d’Unisource Global Solutions© (UGS), qui récolte le bambou selon les critères bien spécifiques du Forest Stewardship Council® (FSC) dans une forêt de bambous située dans la province de Jiangxi en Chine – un endroit très éloigné des réserves de pandas. Dell collabore également avec UGS afin d’assurer la certification FSC pour la gestion forestière et la chaîne de contrôle du bambou, des forêts aux usines.

1 - Inspiron 1010/Inspiron 1011, Inspiron 1012, Inspiron 1545/Inspiron 1750, Inspiron M5010/N5010, Inspiron N4010, Inspiron N7010
Le :18/05/10
FRANCE :Le Gymnase Lagorsse de Fontainebleau se dote d'un mur solaire
Src :Enerzine.com
La ville de Fontainebleau a inauguré mercredi en présence de la Secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade, son nouveau gymnase qui devient le premier équipement sportif en France doté d'un mur solaire.
La nouvelle construction, d'une emprise au sol de 792 m2, accueille des activités sportives et périscolaires. Le futur équipement intègre une toiture végétalisée qui, couplée à une cuve de récupération d'eaux de pluies, est destinée à l'arrosage automatique du parking et permet au service nettoiement de la ville d'y puiser de l'eau afin de nettoyer la voirie.
Un plan de circulation et de stationnement a été réfléchi autour de quatre axes clés : la sécurité des enfants, l'accessibilité aux équipements, la tranquillité des riverains et la création de 52 places de stationnement supplémentaires.
Ce bâtiment répond aux objectifs du « paquet-climat-énergie » à savoir, une réduction de 20 % des consommations d'énergies et d'émissions de CO2 et porte ainsi à 20 % la part de ses énergies renouvelables. Pour répondre à cet enjeu, la ville s'est dotée sur la façade sud du gymnase Lagorsse, d'un mur SolarWall® de 109 m2, une technologie intégrée de chauffage de l'air solaire qui apporte une économie d'énergie annuelle de 20 %, pour un productible équivalent à 22.553 kWh/an.

Le capteur SolarWall® consiste en une surface métallique micro perforée intégrée au bâtiment, où un espace d'air est créé entre 10 et 30 cm. Ce système énergétique devient unique pour chaque projet. Il est fermé sur les côtés pour former un « caisson d'air étanche » et son raccordement à l'entrée d'air du système de ventilation lui permet d'être opérationnel. Lors de l'utilisation du chauffage/ventilation, une dépression d'air est créée dans le SolarWall® : l'air extérieur est préchauffé lors de son passage au travers de sa surface, devenue chaude au moyen des radiations solaires. Cet air préchauffé est ensuite redistribué dans le réseau aéraulique du bâtiment.
Cette technologie apportera une hausse moyenne d'air préchauffé de 7,4° C au-dessus de la température extérieure. "Les coûts de l'installation seront amortis au bout de quatre ans et huit mois exactement !" affirme Bertrand Cuvillier, Responsable du patrimoine de la ville de Fontainebleau.
Pour Anouck Colson, Directrice Déléguée « le SolarWall® réduira leur facture annuelle de chauffage de près de 2 000€, soit une économie moyenne de 20 % sur leur facture énergétique
Le coût des travaux, estimé à 1 700 000 €, est cofinancé par le Conseil Régional d'Ile de France et le Conseil Général de la Seine et Marne.
ALLEMAGNE : Achèvement de l'installation pilote bioliq du KIT
Src :bulletins-electroniques.com
Plus rien ne s'oppose à l'achèvement de l'installation pilote bioliq de l'Institut de Technologie
de Karlsruhe (KIT).
Plus rien ne s'oppose à l'achèvement de l'installation pilote bioliq de l'Institut de Technologie de Karlsruhe (KIT). Après l'engagement du Gouvernement fédéral et du Land de Bade-Wurtemberg de soutenir le projet à hauteur de 11 millions d'euros, des contrats de coopération sont conclus entre le KIT et des entreprises pour la réalisation des deux derniers procédés. Il s'agit de produire du biocarburant de deuxième génération [1] à partir de gaz de synthèse biogénique, de façon durable.
"Ce n'est qu'avec cette dernière phase de construction que nous pouvons effectuer la démonstration de la chaine complète de production, des bottes de paille à la pompe à essence", affirme Nicolaus Dahmen, chef de projet pour la construction de la centrale. Les carburants de synthèse, aussi nommés BtL (biogas to liquid), produits à partir de paille ou autres résidus biogéniques, offrent les avantages suivants sur les biocarburants de première génération (issus de produits alimentaires) : la matière première n'est pas comestible (d'où la dissociation des cultures agroalimentaires et énergétiques), leur rendement énergétique est supérieur, et ils ne mobilisent pas de surface agricole supplémentaire.

- La première étape de l'installation pilote bioliq au KIT a été réalisée avec le partenaire industriel Lurgi. Il s'agit de compression d'énergie : de la biomasse séchée (paille ou autres résidus) est transformée par pyrolyse rapide en slurry, appelé dans ce cas bioliqSynCrude [2], un fluide intermédiaire à haute teneur énergétique (90% de l'énergie de la paille stockée) et facile à transporter et à traiter. Un réacteur pilote de recherche fonctionne depuis 2007.
- La seconde étape est la gazéification, ou transformation du slurry en gaz de synthèse, mélange très réactif de monoxyde de carbone et de dihydrogène, dans un carburateur électrique. Le slurry y est mélangé avec de l'oxygène sous pression et réagit à une température
supérieure à 1.000°C, pour se laisser recomposer en carburant de synthèse. Une installation pilote de taille industrielle est actuellement en construction sur le campus du KIT, prévue pour 2011 avec une capacité thermique de 5 MW. Le partenaire industriel du KIT pour la gazéification est FutureEnergy.
- Puis le gaz de synthèse produit passe dans une troisième installation, dont la construction débute actuellement avec deux partenaires industriels : les entreprises MUT Advanced Heating (Jena, Thuringe) pour le nettoyage des gaz chauds et l'entreprise de chimie Chemnitz pour la synthèse finale. Le nettoyage des gaz chauds consiste à séparer les substances parasites (particules, substances chlorées et azotées) du gaz de synthèse. Les scientifiques du KIT ont mis en place une nouvelle technique avec purification à 500°C ; contrairement aux procédés conventionnels, qui exigent une température bien inférieure au point de congélation de l'eau, ce procédé permet d'économiser 10% de l'énergie.
"Nous entrons dans la phase importante de mise en place de l'installation pilote avec une production prévue de 100 litres de carburant de synthèse par heure", selon le Dr. Peter Fritz, vice-président de la recherche et de l'innovation du KIT. "Il s'agit de l'étape essentielle de mise en place industrielle, après de nombreuses années de recherche en amont effectuée en laboratoire".
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[1] Biocarburant de 2ème génération : technologies qui valorisent la biomasse lignocellulosique d'origine forestière et agricole (bois, paille, déchets végétaux).
[2] Capacité de production d'1 tonne de slurry/heure
BURKINA : Vergnet installe une centrale solaire hybride
Src :VERGNET
Le 16 Avril 2010, la plus importante centrale solaire hybride connectée d'Afrique de l'Ouest a été inaugurée au Burkina Faso (Ouagadougou) par la Société Générale des Banques du Burkina (SGBB), en présence du ministre des Mines des Carrières et de l'Energie, Kader Cissé, et du Conseiller spécial du Président, François Campaoré.
Représentant un budget de 420 millions de FCFA (640 K€), cette centrale solaire a été réalisée par Photalia, filiale du groupe Vergnet, dans le cadre de la politique environnementale du Groupe Société Générale.
D'une surface de 600 m2, constituée de plus de 500 panneaux photovoltaïques et de 14 onduleurs permettant de transformer l'énergie solaire en courant alternatif, la centrale a été installée sur les toits du siège de l'établissement bancaire.
Une économie d'1/3 de la facture globale d'électricité
« Le défi que nous avons relevé », commente Franck Bernage, DG de Photalia, « consistait à fournir au siège de la Société Générale des Banques du Burkina un apport en électricité solaire d'environ 35%. Pour cela, nous avons utilisé un système hybride, connecté au réseau électrique de la Sonabel (Société nationale burkinabé d'électricité), permettant d'optimiser l'utilisation de l'énergie produite par la centrale. L'ensemble du système est alimenté par 504 panneaux de 170 Wc représentant une puissance totale de 85 000 Wc. »
Patrick Delaillle, Directeur général de la SGBB, a calculé que « le coût financier de ce projet sera amorti au bout d'une douzaine d'années. » Or, comme les installations ont une durée de vie de 25 à 30 ans, « nous aurons réalisé à terme une économie du tiers de nos factures d'électricité pendant plus de 15 ans. » ajoute-t-il.
Une offre incluant l'ensemble des prestations pour un service clé en main Spécialisée dans les systèmes solaires adaptés aux contraintes des environnements difficiles, Photalia fabrique elle-même des équipements de grandes qualités et s'approvisionne auprès des meilleurs fabricants. Son offre inclue l'ensemble des prestations associées et s'appuie sur un réseau de proximité pour assurer l'entretien du système et le service après vente.
« Photalia bénéficie de plus de 15 ans d'expérience à travers une équipe de spécialistes issus du monde du solaire photovoltaïque », ajoute Franck Bernage. « Nous maîtrisons parfaitement les problématiques des environnements difficiles et sommes spécialisés dans les systèmes sur mesure. »
Cette centrale est une source d'énergie alternative bienvenue dans le contexte actuel du Burkina Faso qui souhaite développer ce type de production alternative. Elle offre une énergie à moindre coût et toujours disponible pour accompagner le pays dans son développement économique. Le soleil est de fait une ressource abondante dans cette région de l'Afrique de l'Ouest au climat tropical. « Le pays bénéficie d'un ensoleillement de moyen de 5 kilowattheures par mètre carré et par jour. » a précisé le ministre de l'Energie qui parrainait la cérémonie d'inauguration.
« Transformer le soleil en énergie », c'est réconcilier l'économique et l'écologique !
Pendant cette période, elle aura également évité le rejet de 5 691 kg de CO2, soit l'équivalent de ce qu'aurait rejeté une voiture de moyenne puissance en parcourant un tour du monde de 40 000 km autour de l'équateur. Profitant du lancement de ce projet pionnier en Afrique de l'Ouest, à fort impact environnemental et économique, l'INES (Institut National de l'Energie Solaire) a noué un partenariat avec Photalia afin de mener une étude complète de performance.
Le : 17/05/10
FRANCE :Parc commercial Orange les Vignes : 2 MW en toiture
Src :Aérowatt
Le parc commercial Orange les Vignes d'une superficie de 31 630 m² situé au sud de la ville d'Orange et directement accessible depuis l'autoroute A7 a fait l'objet d'une inauguration mardi et constitue au passage la plus grande centrale photovoltaïque en toiture d'Europe.
Conçu par Outsign Architecture, le parc commercial se distingue des espaces commerciaux traditionnels par son architecture à taille humaine qui s'intègre "harmonieusement" à son environnement. S'appuyant sur le concept du « shopping balade », c'est autour d'un plan carré que se déploient les bâtiments tels un jeu d'origami de toitures.
Ponctué en son centre par une allée piétonne transversale, l'espace de la cour se divise en quatre aires de parking. L'ensemble, situé au milieu des vignes, offre une vue imprenable sur le mont Ventoux et les dentelles de Montmirail.
Le parc dispose d'une toiture photovoltaïque d'une puissance de 2 163 kWc, ce qui en fait la plus grande centrale photovoltaïque en Europe intégrée à un établissement recevant du public. Cette centrale a été créée par Aérowatt et est détenue par Aérowatt Energies (société contrôlée à 65% par Aérowatt et 35% par la Caisse des Dépôts).
Au total, 12 000 panneaux photovoltaïques fournis par Schüco (1er système d'intégration ayant reçu un Avis Technique favorable du CSTB), répartis sur 18 600 m², produisent 1 185 kWh/m²/an, soit l'équivalent de la consommation électrique domestique annuelle d'une ville de 3 500 habitants.
Après 10 mois d'études en collaboration avec Bouygues Immobilier et l'agence Outsign architecture, Aérowatt explique avoir réalisé "cette centrale de grande envergure en respectant les délais impartis et les normes de sécurité drastiques imposées à un centre destiné à recevoir plusieurs millions de visiteurs par an".
** le parc commercial accueille plus de cinquante enseignes nationales de renom parmi lesquelles Jardiland, Intermarché, C&A, Kiabi, CASA, Mac Dan, Maxitoys… complétant ainsi l'offre régionale pour répondre aux attentes des orangeois et d'un bassin d'activité de plus de 100 000 personnes.
U.S.A : USA : le DOE débloque $62M dans le solaire thermique
Src :nouvelobs.fr
Le secrétaire du département américain à l'énergie, Steven Chu, a annoncé récemment une sélection de projets d'investissement concernant la recherche, le développement et la démonstration de systèmes solaires thermiques à concentration (CSP) capables de fournir de l'énergie électrique à faible coût.
Ce financement qui pourra atteindre jusqu'à 62 millions de dollars sur cinq ans a pour objectifs d'améliorer les systèmes CSP, leurs composants ainsi que le stockage de l'énergie thermique solaire et accélérer au final la phase commerciale.
"La fabrication à faible coût, la production d'énergies renouvelables est essentielle pour répondre à la demande croissante de notre pays en électricité", a déclaré le secrétaire Chu.
L'Énergie solaire à concentration (CSP) est une technologie qui concentre l'énergie du soleil et capture cette énergie sous forme de chaleur, ce qui entraîne alors une turbine génératrice d'électricité. La technologie CSP a la faculté d'intégrer un stockage d'énergie à faible coût, ce qui lui permet de délivrer de l'électricité même lorsque le soleil n'est pas au rendez vous.
Les projets financés devront améliorer les systèmes afin qu'ils puissent fonctionner pendant une moyenne d'environ 18 heures par jour, tout en ayant un niveau de production qui permettrait à ces centrales de remplacer les centrales électriques traditionnelles au charbon.
Les 13 établissements sélectionnés sont les suivants :
Abengoa Solar, Inc - Lakewood, CO - jusqu'à 10,6 millions de dollars
"Abengoa Solar développe une nouvelle technologie solaire qui capte la chaleur dans un récepteur à haute température au sommet d'une tour".
ESolar, Inc - Pasadena, CA - jusqu'à 10,8 millions de dollars
"eSolar va concevoir, construire et tester un système de centrale CSP. Au lieu d'utiliser une seule tour centrale avec son point focal, la centrale emploiera plusieurs tours modulaires".
Pratt & Whitney Rocketdyne - Canoga Park, CA - jusqu'à 10,2 millions de dollars
"Pratt & Whitney Rocketdyne s'appuiera sur son expérience pour faire progresser la conception d'une tour solaire à concentration".
Atomics général - San Diego, CA - jusqu'à 2,1 millions de dollars
"General Atomics effectuera des études de faisabilité afin de valider le concept de CSP fournissant une alimentation fiable et régulière grâce à l'intégration d'un système de stockage d'énergie à base de soufre".
Services HiTek, Inc - Owens Cross Roads, AL - jusqu'à 3,0 millions de dollars
"Services HiTek mettra l'accent sur l'optimisation des héliostats afin d'en réduire le coût d'utilisation."
Infinia Corporation - Kennewick, WA - jusqu'à 3,0 millions de dollars
"Infinia Corporation met au point une solution à grande échelle de stockage d'énergie thermique qui peut être utilisée avec des paraboles solaires".
PPG Industries, Inc - Cheswick, PA - jusqu'à 3,0 millions de dollars
"PPG Industries va développer une nouvelle génération de réflecteur solaire à faible coût avec plus d'efficacité, une plus grande durabilité, et de plus grandes dimensions".
SENER Engineering and Systems Inc - San Francisco, CA - jusqu'à 3,1 millions de dollars
"SENER élabore des systèmes de stockage thermique pour les installations solaires"
SkyFuel, Inc - Albuquerque, NM - jusqu'à 4,3 millions de dollars
"SkyFuel mettra au point un système de concentrateur à faible coût avec des dimensions sensiblement plus importantes que celles actuellement disponibles."
SunTrough Energy, Inc - Chatsworth, CA - jusqu'à 4,5 millions de dollars
"SunTrough développera une nouvelle classe de concentrateurs d'énergie solaire et construira un prototype visant à évaluer le rapport coût-efficacité de sa nouvelle technologie".
Terrafore, Inc - Riverside, CA - jusqu'à 1,4 millions de dollars
"Terrafore met au point un système de stockage efficace et économique, qui tire avantage de l'énergie transférée lors de la fonte de matériaux".
Université de Floride du Sud - Tampa, FL - jusqu'à 2,5 millions de dollars
"L'Université de Floride du Sud va développer un système novateur de stockage d'énergie thermique à base de matériaux qui absorbent la chaleur lors du changement d'état, solide vers liquide et lors d'un dégagement de chaleur lors du passage du liquide vers le solide."
Wilson TurboPower, Inc - Woburn, MA - jusqu'à 3,7 millions de dollars
"Wilson TurboPower développe une turbine transportable dans une configuration de modularité de puissance pour les tours solaires CSP".
HOLLANDE : Plus besoin de pétrole pour produire du plastique !Src : Enerzine.com
Dépendante en grande partie du pétrole qui s'épuise progressivement, l'industrie chimique produit annuellement environ 130 000 tonnes d'éthylène, une matière première largement utilisée pour produire toutes sortes de plastique.
Le chercheur néerlandais Tymen Tiemersma pourrait avoir trouvé une alternative à la ressource pétrole grâce à un nouveau réacteur capable de produire de l'éthylène à partir du gaz naturel.

Si vous voulez produire des plastiques à partir du gaz naturel alors vous devez en premier lieu le convertir en éthylène. Cela peut actuellement se faire sans trop de problèmes mais le procédé a un inconvénient majeur, il génère une quantité incroyable de chaleur. Par conséquent, la conversion du gaz naturel demeure couteux et nécessite beaucoup trop d'énergie.
Cependant, le gaz naturel pourrait non seulement être utilisé pour produire de l'éthylène, mais il pourrait aussi être à la base de la production de gaz de synthèse, un mélange de monoxyde de carbone et d'hydrogène. Mais l'obtention du gaz de synthèse exige également beaucoup de chaleur. C'est pourquoi, Tymen Tiemersma a pensé à "combiner les 2 processus".
A l'aide de la catalyse, une opération chimique qui permet de convertir une substance en une autre, il a combiné les deux procédés de fabrication. La production d'éthylène génère de la chaleur qui sera elle même utilisée pour la production de gaz de synthèse - atteinte à des températures d'environ 800 degrés Celsius. Le gaz de synthèse absorbera à son tour la chaleur en provenance de la production d'éthylène, évitant ainsi au processus d'être refroidi.
Le chercheur va encore plus loin.
Le processus de production double offre encore plus de possibilités. Les véhicules électriques peuvent rouler à l'hydrogène issu du gaz de synthèse et cet hydrogène est également nécessaire à la production d'engrais artificiels. Le monoxyde de carbone est utilisé en association avec de l'hydrogène pour produire du carburant de synthèse.
Le : 14/05/10
FRANCE :Record : 4 414 km parcourus avec 1 litre de carburant
Src :Enerzine.com
Le premier jour de l'édition 2010 du Shell Eco-marathon en Allemagne a été riche en événements avec un record, le meilleur de tous les temps, établi par une équipe française dès le tout premier jour de la course.
L'équipe française Polyjoule de Polytech'Nantes a repoussé les limites des économies de carburant en parcourant l'équivalent de 4 414 km, une distance impressionnante, avec un seul litre de carburant.
Le véhicule prototype de l'équipe, qui roule à l'hydrogène, a enfin battu l'équipe détenant le précédent record, ETH Zurich de Suisse, dont le record de 3 836 kilomètres avec un litre de carburant, là aussi établi avec un véhicule prototype fonctionnant à l'hydrogène, était resté inégalé depuis 2005.
Pauline Tranchard, responsable de l'équipe française, commente ce nouveau record : " Croyez-le ou non, mais la voiture est tombée en panne hier lors de la cinquième séance d'essai. Nous sommes donc fous de joie d'avoir réussi à combiner les efforts de tous les membres de l'équipe non seulement pour réparer la voiture mais pour finalement pulvériser le record précédent ! "
Selon elle, le secret de l'équipe est la perfection. Cette année, l'équipe s'est concentrée spécifiquement sur l'amélioration du système de surveillance électronique du véhicule qui minimise les pertes énergétiques, un facteur clé pour l'établissement de nouveau record. L'équipe est composée d'étudiants issus de l'école polytechnique de l'université de Nantes, une école d'ingénieurs de troisième cycle, et d'élèves du lycée La Joliverie, un établissement d'enseignement secondaire également basé à Nantes.

MAJ : Toujours dans la catégorie pile à combustible, Polyjoule a amélioré le record annoncé le mercredi 5 mai en franchissant dimanche 7 mai les 4 896 km.
U.S.A : Bientôt des éoliennes flottantes en plein océan ?
Src :Futura-sciences.fr / credit photo : Statoil. © StatoilHydro
Si à ce jour un seul projet d’éoliennes en mer a vu le jour aux Etats-Unis, c’est à cause des problèmes d’esthétique et de paysage qu’elles causent.
Cette difficulté est levée dans le cas d’éoliennes en eaux profondes (plus de 40 mètres), plus au large et invisibles de la côte. En outre, ces éoliennes ont l’avantage d’exploiter des vents plus forts et plus constants, ce qui augmente leur production et leur fiabilité en tant que source d’énergie. Implantées dans un réseau intelligent, le problème de l’intermittence de la production peut même être en partie corrigé.

Pourtant, si l’éolien en eaux profondes présente ces avantages, il est soumis à de nombreuses contraintes techniques. David Olinger et Gretar Tryggvason de l’Institut Polytechnique de Worcester étudient donc la faisabilité technique d’un projet de 100 éoliennes flottantes de 5 MW, chacune pouvant peser jusqu’à 7.000 tonnes pour 90 mètres de hauteur…

Comment les transporter ? Quels types de flotteur, de plate-forme et de système d’ancrages résisteront aux violentes tempêtes et aux puissantes vagues ? Quelles sont les variations environnementales entre les sites ? Pour répondre à ces questions cruciales, l’équipe des deux chercheurs passera trois ans à réaliser des simulations informatiques et, dans le cas des phénomènes non-linéaires comme les tempêtes, à expérimenter sur des modèles physiques (maquettes) dans les bassins de l’Alden Research Laboratory.

« Notre travail est fondamental, affirme David Olinger. Si l’énergie éolienne en eaux profondes est appelée à jouer un rôle significatif pour aider les Etats-Unis à atteindre leur objectif de production de 20% de son énergie à partir de l’éolien, le savoir que nous créons sera essentiel. »
Le potentiel mondial de l’éolien offshore, de 18.450 TWh/an, pourrait subvenir en théorie aux besoins en électricité de la planète. Mais c’est au large, là où les eaux sont plus profondes, que soufflent les vents les plus forts et les plus constants. Une équipe d’ingénieurs américains tente donc d’identifier les défis techniques que suppose un parc d’éoliennes géantes flottant dans ces eaux profondes.

Alors que les Etats-Unis tentent de rattraper leur retard en lançant leur premier projet de parc éolien offshore, l’Institut Polytechnique de Worcester (WPI) réalise une étude sur la faisabilité technique des éoliennes offshores en eaux profondes. En effet, les éoliennes actuellement en mer sont toutes situées dans des eaux peu profondes (moins de 40 mètres). Or c’est plus au large, là où les eaux sont plus profondes, que les vents sont les plus forts et les plus constants.

Pour l’instant, une seule éolienne exploite les vents de cette zone : Hywind, l’éolienne flottante de 2,3 mégawatts (MW) de la compagnie norvégienne Statoil.

Pour subvenir aux besoins en électricité des Etats-Unis, ce type d’éolienne offshore est essentiel. En effet, les 28 Etats côtiers consomment à eux seuls 80% de l’électricité américaine. En exploitant au maximum l’éolien terrestre, seul 20% des besoins de six Etats seraient satisfaits, tandis qu’avec l’éolien en eaux peu profondes 20 à 100% de la consommation électrique de 26 Etats seraient assurées. Plus au large, les ressources sont encore plus importantes.

Des éoliennes plus productives, mais plus exposées aux éléments
Si à ce jour un seul projet d’éoliennes en mer a vu le jour aux Etats-Unis, c’est à cause des problèmes d’esthétique et de paysage qu’elles causent. Cette difficulté est levée dans le cas d’éoliennes en eaux profondes (plus de 40 mètres), plus au large et invisibles de la côte. En outre, ces éoliennes ont l’avantage d’exploiter des vents plus forts et plus constants, ce qui augmente leur production et leur fiabilité en tant que source d’énergie. Implantées dans un réseau intelligent, le problème de l’intermittence de la production peut même être en partie corrigé.
GRANDE BRETAGNE : TidalStream : des turbines sous-marines en eau profonde
Src :enerzine.com
D'une capacité installée comprise entre 2 et 10 MW, une compagnie britannique a développé un nouveau système qui permet de récupérer l'énergie des courants marins tout en surmontant les difficultés liées à la maintenance en mer.
TidalStream indique avoir conçu une plate-forme économique à flottabilité contrôlée capable de délivrer jusqu'à 10 MW de puissance.
Appelée Triton, la centrale possède entre 2 et 6 turbines immergées de 6 mètres de diamètre qui sont montées sur 2 colonnes flottantes et (sont) attachées à un socle qui repose à grande profondeur.
Selon les concepteurs du projet, le TidalStream «Triton» :
* est conçu pour résister à la force de l'eau dans toutes les conditions,
* est simple à installer, à entretenir et à enlever,
* permet de faire face aux réparations imprévues avec un temps minimal d'arrêt,
* peut être équipé jusqu'à 10 MW de capacité,
* fournit un système de turbine avec un bon rapport coût-efficacité-déploiement.
L'énergie des mers demeure l'une des principales sources en énergie renouvelable pleinement disponible. Par exemple, elle pourrait fournir jusqu'à 16 % des besoins du Royaume-Uni en électricité. Pour y arriver, il faut sans cesse améliorer le rapport coût-efficacité associé à un déploiement, ainsi qu'à une maintenance optimale.

Le "Triton" est un concept de turbine semi-submersible (SST) conçu pour être déployé dans les eaux profondes, jusqu'à 60 mètres, trop profond pour pouvoir assembler des turbines traditionnelles sur des tours. Ainsi, les turbines sont montées sur des longerons semi-submersibles attachés à des bouées, auxquels est associé un dispositif d'ancrage à travers un bras oscillant

"Dans les turbines traditionnelles, pour des tâches simples comme le remplacement d'un circuit imprimé ou d'un capteur, il faut stopper et enlever la turbine. En outre, des visites ont lieu plusieurs fois par an", a déclaré John Armstrong, fondateur de TidalStream. "C'est pourquoi une maintenance simple peut déterminer le succès d'une technologie marine, et les concepteurs du Triton se sont penchés prioritairement sur cet aspect".
Le : 13/05/10
FRANCE : Les principales mesures du Grenelle 2
Src :20minutes.fr / M.P. avec agence
Le Grenelle2 est la traduction législative des engagements pris lors du Grenelle
1. Tour déhorizon des principales mesures de cette «boîte à outils»…
Le texte de loi voté mardi après-midi est un «monument législatif», comme l’a décrit Jean-Louis Borloo. De fait, le Grenelle2 compte 250 articles, « 250 fleurs du printemps de l’Ecologie», toujours selon le ministre de l’Ecologie. 20minutes.fr fait le point sur les principales mesures.

Eolien
C’est l’une des dispositions les plus discutées du texte, avant même son examen à l’assemblée. Finalement, les conditions d’implantation seront durcies. L’installation d’éoliennes sera strictement encadrée car soumise au régime des installations classées pour la protection de l’environnement. Tout projet devra contenir au moins cinq mâts, dans des zones prédéfinies au niveau régional et à au moins 500 mètres des zones d’habitations. Le gouvernement a pris l’engagement de construire au moins 500 éoliennes par an.

Pesticides et agriculture
C’est l’autre sujet sur lequel les écologistes ont dit leur déception. Les ambitions du Grenelle 1, qui recommandait une baisse de 50% de l’utilisation des pesticides d’ici 10 ans, sont ici clairement à la baisse. Le premier coup porté à cet objectif est l’œuvre de deux sénateurs qui, juste avant le début du Grenelle, ont publié un rapport très favorable aux pesticides. Résultat, désormais, pour retirer de la vente un pesticide, il faudra consulter l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments et évaluer d’abord les effets socio-économiques et environnementaux. Toutefois, la publicité pour les pesticides est désormais interdite.
Le label de «haute valeur environnementale» pour les exploitations agricoles devraient favoriser le triplement des surfaces cultivées en agriculture biologique, un engagement du Grenelle1. Les zones de captations d’eau potable seront désormais protégées, pour éviter leur pollution.

Des transports verts
Plusieurs mesures ont été prises en ce sens, balayant tout le champ des transports. Les transports collectifs seront encouragés, tout comme la construction d’infrastructures de charge pour les véhicules électriques hybrides. Les députés ont aussi voté l’obligation de prévoir la création de garages à vélo dans les nouveaux immeubles et la modulation du tarif des péages selon les émissions de gaz à effet de serre pour les poids-lourds

Bâtiment et urbanisme
C’est l’un des pans du Grenelle qui devrait être créateur d’emplois, en raison des nouvelles normes créées. L’objectif est d’améliorer la performance énergétique des bâtiments, via une modification du code de l’urbanisme. Désormais, il y a obligation de faire figurer les audits énergétiques dans les annonces immobilières et l’attestation des normes énergétiques sont obligatoires dès l’achèvement des travaux. Autorisation est également donnée au gouvernement de légiférer par ordonnances en matière d'urbanisme.

Biodiversité
La biodiversité sera prise en compte lors de la construction d’autoroutes et de Lignes à grande vitesse (LGV), grâce à la construction de corridors. Ces «infrastructures linéaires de l’Etat» ne pourront donc pas traverser des espaces protégés comme le marais poitevin et elles devront être compatibles avec les «schémas régionaux de cohérence écologique».

Risques, santés et déchets
Les téléphones portables seront interdits dans les établissements scolaires, de la primaire au collège, tout comme leur publicité auprès des jeunes jusqu’à 14 ans. La commercialisation des biberons contenant du Bisphénol A est également suspendue. Enfin, un pas est fait vers le papier recyclé: les livres scolaires, les affiches et les tracts d’élections devront être imprimés à partir de 2011 sur du papier recyclé.
HONGRIE : Une voiture ecologique hongroise bientot sur le marche
Src :Bulletins-electroniques.com
Antro, constructeur automobile hongrois, developpe actuellement une nouvelle
voiture electrique qui pourra etre divisee en deux voitures plus petites. Ce nouveau concept automobile devrait etre commercialise a partir de 2012.
Antro proposera deux modeles : la Solo et la Duo. L'Antro Duo, la grande voiture familiale, pourra etre separee en deux mini-vehicules identiques, deux Antro Solo. Ces voitures hybrides seront entrainees par un moteur utilisant des biocarburants et par des moteurs electriques places dans les roues.
Des piles solaires seront installees sur le toit et permettront de charger les batteries. Les passagers de cette future voiture pourront egalement participer a sa propulsion en actionnant un generateur a pedales.

La structure legere de ces voitures, composee d'un alliage de magnesium et de composite en fibres de carbone, et leur resistance aerodynamique minimum reduiront d'environ 75% leur consommation en carburant par rapport aux vehicules actuels. L'utilisation du moteur electrique et de l'entrainement a pedales produira assez d'energie pour parcourir 20km par jour dans les zones urbaines.

L'entreprise automobile hongroise a entame la phase de recherches pour le developpement de ce nouveau produit en 2002. Avec le soutien de sponsors locaux, 1.5 million d'euros ont ete investis pour la realisation des etudes de marche et le developpement de prototypes.
U.S.A : Le MIT imprime des cellules solaires sur du papier
Src:Enerzine.com
Les chercheurs du MIT ont trouvé un moyen d'imprimer des cellules solaires organiques sur du papier en utilisant un procédé qui ressemble à celui de l'impression d'une imprimante à jet d'encre.
Le papier semi-conducteur est basé sur des colorants à base de carbone qui fournissent aux cellules un rendement compris entre 1,5 et 2 pour cent. Par ailleurs, s'ils sont en mesure d'en augmenter l'efficacité, ce nouveau développement pourrait révolutionner la production et l'installation de panneaux solaires.

A l'avenir, les chercheurs espèrent que le même processus pourrait être utilisé pour imprimer des cellules solaires sur des feuilles de métal ou même de plastique.
Les cellules solaires imprimées n'en sont encore qu'au stade de recherche et prendront certainement des années à se retrouver sur le marché.
En marge de cette annonce, Susan Hockfield, présidente du MIT, et Paolo Scaroni, PDG de la compagnie pétrolière italienne Eni ont officiellement inauguré le centre de recherche ENI-MIT Solar Frontiers où Eni a investi près de 5 millions de dollars.

Le MIT concentre une grande partie de ses efforts sur les points quantiques, ou les cristaux ne mesurent que quelques nanomètres.
Selon le directeur de l'ENI-MIT Solar Frontiers, Vladimir Bulovic, "si 0,3% du territoire des États-Unis étaient couverts de photovoltaïque avec 10 % d'efficacité, l'énergie solaire pourrait produire trois fois les besoins du pays, dont la prochaine transition vers les véhicules électriques ; Par exemple, les bandes de signalisation sur les routes pourraient être recouvertes de matériaux capables de capter l'énergie du soleil".
Le : 12/05/10
FRANCE : Des voitures de moins en moins polluantes
Src:Lefigaro.fr / credit photo :AFP
Selon le palmarès 2010 de l'Ademe, la France est le bon élève de l'Europe, grâce notamment au bonus-malus qui favorise les petits véhicules peu émetteurs de CO2.
Bonne nouvelle: les voitures particulières émettent de moins en moins de CO2. Mauvaise nouvelle: le bilan global du transport routier reste défavorable en raison de l'importance du trafic poids lourds.
Comme chaque année, l'Agence de l'environnement de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a publié jeudi son palmarès des véhicules les moins émetteurs de carbone. «La France est le pays européen où, en moyenne, le niveau d'émission des véhicules neufs est le plus bas soit 133g/km. On était à 140g/km en 2008 et on sera à 130 à la fin de l'année 2010», explique Patrick Coroller, responsable du département transport de l'organisme.
Un résultat qui permet à notre pays d'être, pour une fois, en avance sur les exigences européennes. En outre, 75% des véhicules neufs vendus en 2009 émettent moins de 140 g CO2/km. Il n'y en avait que 40% il y a cinq ans.

Il y a beaucoup de raisons à ces progrès. D'abord, la création des «étiquettes énergie» en 2006 et surtout la mise en place du Bonus-Malus en 2007 suivie, l'an dernier, par l'instauration d'une prime à la casse. Ces améliorations sont également le fait de voitures plus petites. «On constate une vraie rupture technologique car ces véhicules émettent moins tout en ayant souvent des moteurs plus puissants» , précise encore Patrick Coroller.
Il y a enfin un petit marché des voitures hybrides et même pour le GPL. Ce secteur que beaucoup annonçaient comme moribond a représenté 1% des véhicules neufs immatriculés en 2009 contre 0,1% l'année d'avant. C'est enfin ce que l'Ademe appelle «l'effet-radar» qui dissuade de rouler vite.

Résultat des courses, la Smart fortwo (88 gCO2/km) pour les véhicules diesel et la Toyota Prius (89 gCO2/km) pour les essences occupent la première place des meilleurs véhicules en matière d'émissions de CO2, selon le palmarès 2010 .

L'an dernier les aides de l'État ont permis une progression des ventes en France soit une hausse de 10,7% par rapport à 2008. À l'exception de l'Allemagne (+23,2%) et l'Autriche (+8,8%) tous les autres pays de la communauté ont au contraire enregistré un affaissement de leur marché. Jusqu'à - 62,1% en Irlande.

La place de la voiture recule
Pour autant, hausses ou diminution des ventes ne se traduisent pas nécessairement à l'identique en ce qui concerne les émissions de CO2: tout dépend en effet s'il s'agit d'un premier achat ou du remplacement d'un véhicule ancien souvent moins performant.
En France par ailleurs, il semblerait que pour la première fois cette année «la part de la voiture a diminué dans les moyens utilisés pour se déplacer».

Si les émissions de CO2 diminuent, il en va de même des autres polluants. Les normes européennes (Euro 5 applicable depuis septembre 2009), toujours plus sévères ont permis, par exemple, de faire en sorte que les émissions de particules, base 100 en 1994, tombent à 4% aujourd'hui. Faut-il donner ces résultats au même titre que le CO2? «Nous sommes en train de travailler à ce que pourrait être un bon indicateur de la qualité de l'air» annoncent les responsables de l'Ademe qui estiment assez peu pertinent d'inscrire toutes les données brutes sur une étiquette, au risque de la rendre illisible pour le consommateur.

Au final, ces améliorations permettent d'économiser 230 000 tonnes de CO2 par an. «C'est comme si le parc automobile comptait chaque année 116 000 véhicules de moins», sachant qu'il y a en moyenne une trentaine de millions de voitures qui circulent en France. «Il n' en reste pas moins vrai qu'en raison du transport routier le bilan n'est pas aussi intéressant» rappellent les dirigeants de l'Ademe. Il n'existe d'ailleurs pas d'étiquette énergie pour les poids-lourds ou les cars.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, la France entend diviser par quatre d'ici à 2050 ses émissions de gaz à effet de serre, dont un quart proviennent aujourd'hui du secteur transport.
CANADA : EDF EN Canada atteint 70% dans Saint-Laurent Énergies
Sce :EDF EN Canada
EDF EN Canada a annoncé consolider sa participation majoritaire au capital de Saint-Laurent Énergies, société spécialisée dans les énergies éoliennes ayant son siège à Montréal.
Saint-Laurent Énergies a été constituée en 2008 par EDF Energies Nouvelles, Hydroméga Services et RES Canada aux fins de gérer le développement de cinq projets d'énergie éolienne au Québec. Le consortium a été retenu dans le cadre de l'appel d'offres lancé par Hydro-Québec en 2007, les cinq projets représentant en tout 954 MW – soit près de la moitié de la totalité des mégawatts attribués.
Le consortium, basé à Montréal, travaille à présent à la finalisation du développement et à la préparation des activités de construction prévues pour 2012. Les contrats d'achat d'énergie conclus avec Hydro-Québec sont assortis d'une durée de 20 ans, les projets retenus devant être mis en service entre 2012 et 2015.
Après cette modification structurelle de son capital, Saint Laurent Énergies est désormais détenue conjointement par EDF EN Canada Inc. (70%) et RES Canada, Inc. (30%).
EDF EN Canada Inc. se félicite d'avoir acquis une part supplémentaire dans le capital de Saint-Laurent Énergies Inc et attend avec impatience de poursuivre la collaboration avec toutes les parties concernées par ce projet de classe mondiale” a déclaré Al Kurzenhauser,
JAPON : Des chercheurs japonais inventent l'eau élastique
Sce :Enerzine.com
Les chercheurs de l'Université de Tokyo ont mis au point une substance gélatineuse composée d'eau, d'argile et d'une petite quantité de matières organiques.
Comme la substance est entièrement naturelle, elle devrait s'avérer idéale pour les opérations médicales. En effet, constituée à 95% d'eau, elle ne provoque pas de dommages et reste donc appropriée à la réparation des tissus.
Par ailleurs, si l'équipe de recherche est capable d'augmenter sa densité, cette nouvelle substance pourrait être utilisée en remplacement de sous-produits dérivés du pétrole comme le plastique !
D'après les chercheurs, cette découverte pourra être utilisée non seulement pour coller les tissus humains, mais aussi pour produire des "matières plastiques propres". Le matériau aurait également une grande résistance mécanique et posséderait la propriété de se régénérer suite à des dommages.
Remplacer le pétrole par de l'eau, voila une idée qui semble prometteuse à condition toutefois de densifier davantage la substance gélifiée.
Le : 11/05/10
FRANCE : La France vise 6000 MW de capacité éolienne offshore
Sce :MEEDDEM
Le plan de développement des énergies renouvelables de la France issu du Grenelle Environnement prévoit une accélération du développement de l'énergie éolienne en mer, et vise l'installation d'une capacité de 6 000 MW à l'horizon 2020.
L'enjeu pour la France est double : il s'agit de respecter les engagements du Grenelle Environnement et du paquet «énergie-climat», mais aussi de conquérir une position de leader dans la future industrie des énergies marines et permettre la création de milliers d'emplois pérennes sur le sol national. Le « programme de développement de l'éolien en mer du Grenelle Environnement» se décline autour des trois axes suivants :
Axe n°1 : Une planification concertée :
Au printemps 2009, le Gouvernement a demandé aux préfets des régions Bretagne, Pays de la Loire, Haute-Normandie, Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d'Azur de mettre en place, pour chaque façade maritime, une instance de concertation et de planification, rassemblant l'ensemble des parties prenantes. Le recensement des enjeux techniques, réglementaires et environnementales est désormais achevé, et les préfets ont reçu pour instruction de finaliser la concertation avec les différentes parties prenantes avant la fin du 1er semestre 2010. Ces travaux permettront au Gouvernement d'annoncer dans les toutes prochaines semaines la sélection d'une dizaine de «zones propices» dans lesquelles l'éolien en mer sera développé.
Axe n°2 : Un cadre réglementaire simplifié :
Dès l'adoption du projet de loi portant engagement national pour l'environnement («Grenelle 2»), les procédures applicables à l'éolien en mer seront très nettement simplifiées, et la gestion du raccordement des éoliennes en mer au réseau électrique pourra être optimisée : RTE pourra mettre en place, pour chacune des zones propices, les capacités de raccordement nécessaires.
Axe n°3 : Des appels d'offres destinés à susciter l'émergence d'une nouvelle industrie « verte » créatrice d'emplois :
Le Gouvernement lancera à partir du mois d'octobre 2010 une première série d'appels d'offres visant l'implantation de 3 000 MW dans les zones identifiées comme propices à l'issue de la démarche de planification et de concertation menée ces derniers mois. Les projets seront sélectionnés au troisième trimestre 2011 sur la base du prix d'achat de l'électricité proposé et du délai de mise en service des installations.
Ces appels d'offres s'adressent à des opérateurs industriels.
A ce titre, les candidats devront exposer leur projet industriel : contribution au développement de l'industrie dans l'éolien en mer, mobilisation du tissu industriel et des infrastructures locales, créations d'emplois…
ALLEMAGNE : Angela Merkel tente de faire démarrer la voiture électrique en Allemagne
Sce :Lexpansion.com/Thomas Schnee, Berlin
Angela Merkel vient d'inaugurer la « Plate-forme nationale pour l'électromobilité » et rêve d'1 million de voitures électriques d'ici à 2020. Cette grande offensive sans soutiens financiers précis illustre avant tout le retard accumulé par les rois européns de l'automobile.
Après s'être laissés distancer par Toyota et Cie pour la mise au point du moteur hybride, les rois européens de la grosse cylindrée à essence ne veulent pas se faire doubler sur le marché de la voiture électrique. Angela Merkel, qui aimerait que l'Allemagne devienne « le marché pilote de l'électromobilité », et les constructeurs allemands ont donc concocté une initiative inédite en termes de coopération automobile : la « Plate-forme nationale pour l'électromobilité », qui a été inaugurée lundi matin par une rencontre entre la chancelière et une trentaine de grands patrons du secteur de l'automobile et de l'énergie : « Il est faux de dire que l'automobile allemande a manqué le virage de la voiture électrique », ont affirmé à cette occasion Dieter Zetsche, patron de Daimler, et Norbert Reithofer, patron de BMW, qui parlent de 20 milliards d'euros d'investissements dans la voiture électrique au cours de la prochaine décennie.

Pour que l'Allemagne devienne la nation qui « construira au XXIème siècle les automobiles les plus intelligentes et les moins polluantes », comme l'espère Mme Merkel, sept groupes de travail et 150 experts plancheront donc sur le développement d'un réseau de stations services électriques, l'amélioration des piles et du stockage ou encore les conditions d'éclosion de ce nouveau marché. Après d'âpres tractations, la présidence de cette plate-forme a été finalement donnée à Henning Kagermann, ancien chef de l'informaticien SAP, précisément choisi parce qu'il n'appartient pas au lobby automobile.

Ce véritable « Grenelle » de l'automobile allemande est-il le départ d'une nouvelle révolution industrielle outre-Rhin ? D'aucuns en doute : « Merkel veut d'abord dissimuler les déficits de l'automobile allemande avec une grand-messe publicitaire », estime Renate Kunast, chef du parti écologiste. Quant à Peter Meyer, chef du puissant ADAC, le club automobile allemand qui réunit 17 millions d'adhérents, il pense que « cette manifestation n'a pas de sens si le consommateur est présent autour de la table », a-t-il expliqué au quotidien Die Welt. Précisément, il n'a pas été convié à la séance inaugurale et a donc préféré annuler sa participation prévue à plusieurs tables rondes : « Nous ne suivons pas la mode de l'électrique sans être critique. Il faut avoir le droit de le répéter : les fabricants allemands sont en retard dans la fabrication de voitures électriques. Et les constructeurs nationaux ne seront pas capables de livrer dans un avenir proche ce que le client désire », affirme-t-il.

Les conditions pour un décollage rapide de la voiture électrique allemande sont en effet loin d'être réunies. Malgré la présentation de prototypes et 190 projets soutenus par l'Etat, seul Volkswagen a annoncé la production en série d'une Golf électrique pour la fin 2013 alors que Peugeot, Renault ou Nissan sortiront leurs premiers modèles fin 2010.
Par ailleurs le gouvernement allemand ne prévoit pour l'instant pas de prime à l'achat, seulement des aides à la recherche dont le montant n'a d'ailleurs toujours pas été précisé. Or, le surcoût d'une voiture électrique par rapport à un modèle à essence est estimé à environ 10 000 euros et, précise M. Meyer, « toutes les études montrent que le client allemand est prêt à payer au maximum 5000 euros de plus pour une voiture électrique».
EUROPE : Europe : un quart des émissions de gaz à effet de serre dû au transport
Sce :enerzine.com
Le transport représente toujours près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre au sein de l’Union européenne, malgré les progrès réalisés sur les véhicules et les infrastructures entre 1997 et 2007. De tous les transports, la palme des émissions de CO2 reste toujours entre les mains de la route selon le rapport TERM 2009 de l'Agence européenne de l'environnement.
D'une manière générale, les émissions de gaz à effet de serre provenant du transport, en dehors de l'aviation internationale et du transport maritime, ont augmenté de 28% entre 1990 et 2007. En France, cette hausse atteint 15% durant la période, mais l'AEE note que le pays a vu ses émissions diminuer de façon significative entre 2006 et 2007.

Selon le rapport TERM 2009 (Towards a transport and environment reporting mechanism) publié le 27 avril 2010, le transport routier cause de nombreux problèmes pour l'environnement et la santé. En plus d'être le plus gros émetteur d'oxydes d'azote (NOx), il se classe deuxième pour les émissions de particules en 2007.

Pollutions et bruits continuent à empoisonner les routes
Non seulement, le transport routier fait figure de mauvais élève pour la pollution de l'air, mais il est, parmi les différents types de transport, celui qui émet le plus de nuisances sonores. Le rapport alerte : « le nombre de personnes exposées à des niveaux de bruit préjudiciables, en particulier la nuit, devrait augmenter, à moins que l'on élabore et mette pleinement en œuvre des politiques efficaces ».
Et de préciser que la voiture reste le premier moyen de transport dans l'Europe des 27, soit 72% de l'ensemble des passagers-kilomètres.
En France, ce taux a légèrement baissé entre 1996 et 2007, passant de 86,4% à 84,9%.

Concernant la consommation de biocarburants, l'AEE révèle que seules l'Allemagne et la Suède atteindront en 2010 leurs objectifs. La France est toutefois sur la bonne voie en faisant partie des cinq meilleurs élèves
Le : 07/05/10
FRANCE : Paris : opération 100 000 ampoules basse consommation
Sce :Mairie de Paris / Credit image : Ville de Paris
La Mairie de Paris va distribuer près de 100 000 ampoules à basse consommation pour les foyers parisiens les plus modestes entre le 4 et le 21 mai.
Les personnes qui bénéficient du Tarif Première Nécessité (TPN) d'EDF recevront 3 ampoules basse consommation en échange d'une ampoule à incandescence usagée. A l'aide d'un coupon à échanger, elles ont été invitées par courrier à se rendre dans leur mairie d'arrondissement. A cette occasion, elles pourront recevoir des conseils en économie d'énergie, dispensés par des conseillers spécialement formés
Selon la Mairie de Paris, "ce sont près de 100 000 ampoules qui vont être distribuées à 32 000 foyers". Au final, "cette opération va permettre de réaliser progressivement environ 5 GWh/an d'économie d'énergie avec près de 500 tonnes de CO2 évitées et chaque foyer économisera près de 15 euros par an.
Rappelons que d'ici fin 2012, les ampoules à incandescence sont amenées à être remplacées progressivement par des ampoules à basse consommation.
Bien que ces ampoules à basse consommation sont moins consommatrices en énergie et possèdent une durée de vie plus longue, elles présentent un prix d'achat, entre 3 et 7 fois supérieur à ceux des ampoules à incandescence. Ce dernier point représente pour certains foyers, un point bloquant.
Quand ?
Les ampoules sont échangées et les conseils en économies d’énergie sont donnés dans chaque mairie d’arrondissement, du lundi au vendredi de 8h30 à 17h00, sauf le jeudi jusqu’à 19h30.
Pour les arrondissements du 1er au 9e inclus, l'opération se déroulera du mardi 4 mai au mercredi 12 mai, et pour les arrondissements du 10e au 20e inclus (qui comptent parmi leurs habitants un plus grand nombre de bénéficiaires du TPN) , du mardi 4 mai au vendredi 21 mai.
RUSSIE : Lac Vostok : intérêt et difficultés du forage
Sce :bulletins-electroniques.com
Les scientifiques russes sont parvenus à retirer lors de la dernière campagne dans l'Antarctique une cinquantaine de mètres de carotte de glace, a déclaré à Saint-Pétersbourg Vladimir Lipenkov, responsable des travaux de forage de l'Institut de l'Arctique et de l'Antarctique, au retour de sa mission dans l'Antarctique.
Ces carottes se présentent sous la forme de petits blocs de glace d'une dizaine de centimètres de diamètre. "Tant que nous n'aurons pas accès au réservoir, ces échantillons de glace constitueront notre seul matériau pour son étude, a poursuivi le chercheur. Une couche de glace d'une centaine de mètres d'épaisseur nous en sépare.
Le puits sera "gelé" à 3.650 m jusqu'à la nouvelle campagne, a-t-il précisé." Il est prévu d'achever le forage vers ce lac, qui constitue le plan d'eau le plus mystérieux de notre planète, dans deux ans, lors de la 57ème Expédition antarctique russe (EAR).
Valeri Loukine, directeur adjoint de l'Institut arctique et antarctique et responsable de l'EAR, a souligné pour sa part que le lac Vostok constitue un polygone exceptionnel pour l'élaboration de méthodes de recherche de la vie sur les planètes et lunes glaciaires de l'Univers. Si, sur ces corps célestes, existent des lacs sous-glaciaires, ils doivent ressembler au lac Vostok. A tout le moins, ils doivent se trouver profondément sous la glace, être soumis à une pression élevée et avoir une température proche de la celle de la fonte de la glace, autrement dit une température convenant pour la vie.
L'étude physico-biochimique complexe du lac Vostok, de sa colonne d'eau et des roches sédimentaires sera conduite par des chercheurs de l'Institut pétersbourgeois de physique nucléaire (PIAF) Konstantinov, relevant de l'Académie des sciences russe.
Le PIAF a préparé deux sondes spéciales. L'une servira à étudier les paramètres physiques de l'eau, et l'autre ses paramètres biogéochimiques.
Le PIAF a également élaboré des irradiateurs gamma et des ozoneurs, qui serviront à traiter et stériliser les instruments scientifiques qui descendront dans le puits superprofond en direction du lac sous-glaciaire.
Les tests sur le terrain des prototypes de ces appareils sont prévus pour cet été. Ils seront réalisés sur l'un des plus grands lacs profonds de Russie, au Nord-Ouest du pays.
Parmi les découvertes qu'ils ont déjà effectuées en étudiant les carottes des glaces du lac antarctique, les chercheurs du PIAF mettent en avant une bactérie, qualifiée de thermophile hémoautotrophe.
Cette bactérie a été découverte pour la première fois dans un échantillon de glace remonté de la cote 3.607 m. D'autres ont été ensuite mises au jour dans des échantillons de la couche de glace prélevés à la cote 3.561 m.
Les chercheurs pétersbourgeois considèrent que ces bactéries thermophiles, découvertes dans la glace du lac d'après leur marqueur ADN, vivent non pas dans l'eau du lac à une température de 2 ou 3° Celsius, mais dans ses sédiments. Au cours de leur "descente" vers le lac, les scientifiques espèrent aussi mettre en évidence le scénario de l'origine du plan d'eau sous-glaciaire: s'est-il formé à la suite de la fonte de la base d'un glacier ou avant même le début de la glaciation de l'Antarctique ?
Le forage profond réalisé dans la région de la station antarctique Vostok a débuté dans les années 70 du siècle dernier, alors même que l'on ignorait l'existence de ce lac.
Les forages réalisés alors avaient pour but de procéder à des études paléoclimatiques. En 1998, le forage profond du puits de glace au-dessus du lac a été arrêté, la communauté scientifique polaire internationale ayant recommandé de ne pas pénétrer dans la couche d'eau du lac tant que des technologies spéciales, permettant d'exclure toute pollution des eaux, n'auraient pas été mises au point.
Le forage profond de la calotte glaciaire au-dessus du lac a pu reprendre en 2005, après l'accord reçu en 2003 lors de la 26ème réunion consultative du Traité sur l'Antarctique. Au cours de la 55ème EAR, une cinquantaine de mètres de carotte glaciaire a été remontée. Une centaine de mètres restent encore à forer pour accéder à ce plan d'eau unique, qui n'a plus été au contact de l'air de l'atmosphère depuis quelque 300 millions d'années. Les chercheurs espèrent y parvenir lors de la 57ème EAR, en 2011-2012.
ALLEMAGNE : Le 1er parc éolien offshore allemand a été inauguré
Sce :Romandie, E.ON
Le premier parc éolien en mer du Nord d'une capacité installée de 60 MW et comprenant des éoliennes ultra-puissantes a été inauguré mardi en Allemagne.
Ce projet pilote d'une valeur de 250 millions d'euros est implanté à 45 km au nord de l'île de Borkum. Il est doté de 12 éoliennes, ancrées à plus de 30 mètres de profondeur. Chaque engin mesure 150 mètres de haut pour une capacité unitaire de 5 mégawatts.
Il s'agit plus précisément de six Multibrid M5000 et de six REpower 5M. Par ailleurs, une station de transformation est installée dans la partie sud-est du parc.
Ce parc expérimental doit fournir au moins 50.000 foyers en électricité, soit la production annuelle de 220 gigawattheure. Il servira de "test" pour des projets de recherche environnementaux, comme l'impact de l'éolien sur les oiseaux et des certaines espèces maritimes.
Si les essais sont concluants, 80 éoliennes du même type seront installées cette fois à 100 km au large de l'île de Borkum.
Rappelons que Berlin espère couvrir 30% de ses besoins en électricité et 14% en chaleur grâce aux énergies renouvelables d'ici à 2020. D'ici à 2030, l'Allemagne pense atteindre une capacité totale d'éoliennes en mer qui devrait s'élèver à 25.000 mégawatts.
Le : 06/05/10
FRANCE : Une petite éolienne au service de l'Etat
Sce :Enerzine.com
Afin d'augmenter la part d'énergies renouvelables dans ses propres bâtiments, le ministère du Développement durable vient de mettre en service une éolienne permettant de satisfaire les besoins énergétiques du centre d'entretien et d'intervention routier de Bouttencourt (80).
L'aérogénérateur, d'une puissance de 6 kilowatts produira en moyenne chaque année 33% de l'électricité requise pour le fonctionnement du centre d'entretien et d'intervention routier (CEI), d'une superficie totale de 2400 m2 de bâtiments utilisés. En cas de faible consommation, le surplus d'énergie sera réinjecté sur le réseau EDF.
Cette éolienne, installée sur un mât de 12 mètres de haut, est peu bruyante en plein régime et éloignée des zones d'habitation. L'installation est réalisée par une entreprise de la Haute-Garonne et 80% des éléments de l'éolienne sont produits en France.
Le CEI de Saint Lô (Manche) mis en service très prochainement sera également équipé d'une éolienne. Au vu des résultats obtenus sur ces deux sites à l'issue d'une année d'exploitation, le ministère du développement durable pourrait lancer un programme plus large d'équipement des CEI en éoliennes.
Les 250 centres d'entretien et d'intervention routiers accueillent 6000 agents du ministère chargés de l’entretien des routes nationales et abritent les moyens techniques et matériels permettant de gérer, d'exploiter et d'entretenir le réseau routier national non concédé.
CHINE : Le chinois Roewe dévoile sa citadine électrique
Sce :Enerzine.com
Le groupe SAIC a dévoilé au Salon de l'Auto de Pékin un concept de véhicule électrique du nom de E1, sous la marque automobile chinoise Roewe.

D'un poids de 1040 kg, le véhicule est alimenté par des batteries au lithium-phosphate de fer qui lui confèrent une autonomie d'environ 135 km. Ces batteries seront rechargeables à 80 % de leur capacité en seulement 30 minutes.
Même si la voiture n'est pas dès plus rapide, compter environ 16 secondes pour atteindre les 100 km/h avec une vitesse maximale limitée à 120 km/h, ces caractéristiques semblent plus que suffisant pour des déplacements (sub)urbains.
A noter que tous les systèmes électriques de la voiture ont été développés par la maison mère : batterie, moteur et système auxiliaire.
Aussi, malgré sa petite taille, la voiture serait en mesure selon SAIC d'obtenir quatre des cinq étoiles requises par l'homologue chinois des crash tests, de l'organisme international Euro NCAP.
SLOVAQUIE : La forêt primaire slovaque menacée
Sce :bulletins-electroniques.com
L'Organisation Forest Stewardship Council (FSC) communique :
le Ministère de l'environnement slovaque a donné son feu vert à l'exploitation du bois dans les forêts primaires de la réserve naturelle de Zadna Polana en Slovaquie Centrale sans prendre en compte ni...............
Ni la position négative de l'Office de protection de la nature slovaque, ni celles des scientifiques. Le Ministère de l'environnement a délimité une zone comprenant 40% de la zone de réserve (340 ha). Plusieurs observateurs pensent que cette zone est mal délimitée, l'action humaine mal encadrée et impacte gravement les parties les plus sensibles de la forêt.
Marian Jasik a regretté que les mesures de protection de l'environnement semblent être ignorées des autorités. Pour lui, cette décision manifeste une incompréhension du Ministère des enjeux de cette forêt, la plus vaste (855hectares) et la mieux protégée jusqu'alors des forêts primaires slovaques.
En effet, cette forêt est une zone préservée entrant dans le cadre des programmes "Man & Biosphere" de l'UNESCO et "Natura 2000" de l'Union Européenne. Cette zone peut être considérée comme un élément naturel unique, à la fois comme un espace protégé de biodiversité d'origine et aussi comme une source indispensable d'information pour la science et la recherche sur les écosystèmes.
Repères :
- Une forêt dite "primaire" s'étend sur au moins plusieurs milliers d'hectares, possède une composition floristique et faunistique correspondant aux potentialités naturelles du milieu, et qui se renouvellent exclusivement par des processus sylvigénétiques autonomes, sans interférence humaine autre que ponctuelle.
- En Slovaquie, 74 sites totalisent 26.686 ha dont seulement quatre sites dépassent 1.000 ha. Les forêts primaires représentent à peine un pour-cent de toutes les forêts slovaques.
- La plus grande forêt primaire d'Europe se trouve à Uhro Kekknen en Finlande, et couvre 99.000 ha.
Le : 05/05/10
U.S.A : SPECIAL MAREE NOIREGOLFE DU MEXIQUE
Sce :1)Nouvelobs.com/2)enerzine.com/3)lefigaro.fr
1) Obama assure que BP "paiera la facture"
La catastrophe qui a touché le golfe du Mexique apparait comme sans précédent. Le président de British Petroleum défend, pour sa part, le bilan de son entreprise en matière de sécurité.
La marée noire dans le golfe du Mexique est une catastrophe "peut-être sans précédent" pour laquelle la compagnie pétrolière BP "paiera", a déclaré dimanche 2 mai le président américain Barack Obama, qui examinait le dispositif en place sur les côtes de Louisiane.
Le président de British Petroleum (BP), en Amérique, Lamar McKay, a, de son côté, défendu le bilan de son entreprise en matière de sécurité, affirmant qu'''une pièce d'équipement défectueuse" était à l'origine de l'explosion de la plate-forme pétrolière dans le golfe du Mexique.

"BP payera la facture"
Barack Obama a également, déclaré, lors de sa visite en Louisiane, qu'il pourrait falloir de nombreux jours pour arrêter la fuite. Il a promis de faire tout ce qu'il fallait, aussi longtemps qu'il le faudrait, pour empêcher un désastre.
Il a défendu l'attitude de son administration, affirmant que "depuis le premier jour, nous nous sommes préparés au pire, tout en espérant le meilleur". Le président américain a aussi promis que son administration exigerait que BP assume tous les coûts de cette catastrophe. "BP est responsable de la fuite. BP payera la facture", a affirmé Barack Obama.
"Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger nos ressources naturelles, compenser ceux qui ont subi des dégâts, reconstruire ce qui a été endommagé et aider cette région à se relancer comme cela a été fait tant de fois avant", a-t-il ajouté.
Il a aussi discuté avec six pêcheurs, leur disant que le défi était de savoir comment "boucher ce trou". Après, a-t-il dit, la protection des estuaires sera la priorité suivante.
La nappe de pétrole fait la taille de Porto Rico
Plus tôt sur ABC, Lamar McKay avait assuré que British Petroleum faisait tout son possible pour boucher le puits qui se trouve à plus d'1,5km de profondeur au large des côtes de Louisiane. Il a également déclaré qu'il ignorait quelle quantité de pétrole était rejetée. Selon lui, l'estimation de 5.000 barils par jour est incertaine.
Le président de BP Amérique a ajouté qu'un dôme devrait être placé au-dessus du puits d'ici six à huit jours. "Comme vous pouvez l'imaginer, c'est comme faire de la chirurgie à coeur ouvert à 1.500 mètres sous l'eau, dans l'obscurité", avec des engins contrôlés à distance, a-t-il expliqué.
Steve Rinehart, porte-parole de BP, a affirmé que la société "Wild Well Control" construisait trois boîtes rectangulaires en béton et en acier qui pourront être placées sur chacune des trois fuites repérées.
En raison notamment du mauvais temps, les équipes envoyées sur place n'ont guère réussi pour l'instant à empêcher la nappe de pétrole de se répandre, soit en la brûlant, soit en la dispersant avec des produits chimiques. La nappe de pétrole fait maintenant à peu près la taille de Porto Rico.

De nombreuses critiques
Le gouvernement américain et BP font de plus en plus l'objet de critiques, se voyant reprocher de ne pas en avoir fait assez pour arrêter la catastrophe. Mais la ministre de l'Intérieur Janet Napolitano a répondu sur "Fox News Sunday" que le gouvernement avait fait le maximum depuis l'explosion de la plate-forme.
Elle a assuré que quand les responsables de BP ont réalisé que le pétrole fuyait davantage que ce qu'ils avaient pensé dans un premier temps, le gouvernement avait coordonné l'utilisation des ressources fédérales et locales avec les moyens déployés par BP.
Le secrétaire de l'Intérieur Ken Salazar a affirmé pour sa part, lors de "Meet The Press" sur NBC, qu'il pourrait falloir trois mois avant que les secours parviennent à ce qu'il a appelé "l'ultime solution" pour arrêter la fuite, c'est-à-dire creuser un nouveau puits jusqu'à cinq kilomètres de profondeur.

Onze employés portés disparus
Le pétrole continue de s'échapper du puits à 1.500m de profondeur, au rythme d'environ 757.000 litres par jour. D'ici quelques semaines, cette marée noire pourrait s'avérer plus grave que celle provoquée par le naufrage de l'Exxon Valdez, il y a 21 ans en Alaska. La nappe de pétrole qui s'échappe de la plate-forme Deepwater Horizon a triplé en moins de deux jours, atteignant désormais environ 10.000 kilomètres carrés, ce qui pourrait signifier que la fuite augmente.
Plusieurs centaines de bateaux ont été déployés pour déposer plusieurs milliers de mètres de boudins gonflables sur l'eau afin de tenter d'arrêter la nappe, l'empêcher d'atteindre les côtes, et limiter la catastrophe écologique, selon les garde-côtes.
La marée noire est due à l'explosion d'origine indéterminée le 20 avril de la plate-forme dans le Golfe du Mexique, à près de 70km au large de la Louisiane. Sur 126 employés de la plate-forme qui a sombré deux jours après la déflagration, onze sont portés disparus et présumés morts.
Après la Louisiane, l'Alabama, le Mississippi et la Floride pourraient être atteints dans les jours qui viennent. Ces quatre Etats ont décrété l'état d'urgence.
2) un désastre écologique et économique
La pollution aux hydrocarbures qui sévit actuellement aux États-Unis est non seulement la pire catastrophe maritime jamais arrivée depuis des décennies mais elle risque également de mettre en danger toute l'activité économique des riverains installés le long de la zone côtière du Golfe du Mexique.
Le président Barack Obama s'y est rendu dimanche afin de constater les dégâts causés par la marée noire. Il a décrété l'accident « catastrophe nationale », ce qui lui permet de mobiliser toutes les ressources du pays. Samedi, plus de 84 kilomètres de barrages flottants ont été déployés et près de 4 millions de litres de pétrole ont été retirés des eaux.
La marée noire continue de s'étendre et sa superficie, qui a triplé en deux jours, est maintenant estimée à 10 000 kilomètres carrés. Au moins 6 millions de litre de pétrole se sont répandus à ce jour selon les estimations des Gardes-côtes. Un expert a déclaré vendredi que le volume de pétrole provenant des profondeurs - environ 1 500 mètres - pourrait en fait être beaucoup plus élevé, et davantage encore si l'équipement de forage venait à se déliter.
Le déversement d'hydrocarbures qui a formé une nappe de plus de 200 kilomètres de long et de 110 kilomètres de large, menace des centaines d'espèces animales comme les oiseaux, les dauphins, les poissons, les crevettes, les huîtres et les crabes qui font de la zone du Golfe l'une des ressources les plus abondantes en fruits de mer. La Louisiane a fermé certaines zones de pêche et les parcs à huîtres en raison du risque de contamination.
BP a tenté de fermer sans succès la valve de sécurité du puits en utilisant des engins sous-marins. La compagnie pétrolière va maintenant forer des puits de secours afin d'alléger la pression. Enfin, dernier recours, la pose d'un « couvercle » au fond de la mer devrait permettre de couvrir la sortie du puits et limiter les dégâts, mais cela devrait prendre plusieurs semaines !
Des documents semblent montrer que British Petroleum (BP) a minimisé la probabilité d'un accident sur la plate-forme pétrolière qui a explosé le 20 avril et qui a tué 11 personnes
3) Le colmatage pourrait prendre des semaines? voire des mois
Les autorités américaines et la compagnie pétrolière BP essaient, en vain pour le moment, de stopper la fuite de pétrole qui s'échappe du forage de Deepwater Horizon, la plate-forme détruite le 20 avril par une explosion d'origine inconnue.
Depuis une semaine, six robots sous-marins, télécommandés depuis la surface, tentent de fermer le bloc obturateur (valve de sécurité destinée à contrôler la pression) situé sur le fond marin, à environ 1 500 mètres de profondeur. L'opération fort délicate a pour l'instant échoué. «Cela revient à essayer de reboucher une bouteille de champagne!», explique Richard Metcalf, un ingénieur de l'organisation professionnelle Mid-Continent Oil & Gas Association.
Au total, trois fuites laissant s'échapper jusqu'à 800 tonnes de pétrole par jour ont été repérées au niveau du puits et le long du tuyau qui le relayait à la plate-forme Deepwater Horizon. Mais le débit pourrait être multiplié par 20 si toute la tête de puits venait à lâcher, déclarait dimanche soir le commandant des garde-côtes américains, l'amiral Thad Allen.

Un couvercle de 70 tonnes
Le problème est que la fuite risque de durer encore plusieurs semaines, voire plusieurs mois. En cas d'échec des robots, plusieurs solutions sont à l'étude. BP s'est d'ores et déjà lancé dans la fabrication d'un énorme couvercle de quelque 70 tonnes en forme de dôme destiné à boucher la sortie du puits puis à évacuer le pétrole par un tuyau vers des navires en surface. Selon le président de BP Almerica, il pourrait être déployé «dans six à huit jours». Mais cette solution n'a encore jamais été utilisée et plusieurs spécialistes doutent de sa faisabilité.

Faisant flèche de tout bois, la compagnie pétrolière britannique a commencé samedi à forer des puits de secours afin de réduire la pression à l'intérieur du conduit existant (voir infographie ci-contre). Cela permettrait également d'injecter un enduit spécial pour boucher définitivement le puits accidenté. Mais l'opération devrait prendre entre 30 et 90 jours… Au rythme actuel, la quantité de pétrole déversée dans la mer pourrait atteindre 75.000 tonnes.
Dans l'immédiat, des navires et des avions ont déversé 540 mètres cubes de produits dispersants. Mercredi dernier, les secours ont également incendié une plaque de pétrole retenue dans des barrages ignifugés mais ont dû arrêter à cause de la houle. Au total, 84 km de barrages flottants ont été déployés pour protéger les zones côtières les plus fragiles.
Enfin, une partie des eaux du Mississippi, le plus grand fleuve du pays, a été détournée vers les marais pour tenter de repousser la marée noire. Mais, comme par malchance, cette dernière est poussée vers la côte par un puissant vent de sud-est conjugué à une marée à fort coefficient.
Le : 04/05/10
FRANCE : Comment réduire l'impact sanitaire des pesticides
Sce :Lefigaro.fr
Un rapport parlementaire propose notamment de recourir aux biotechnologies végétales.
Comment diminuer le recours aux produits phytosanitaires sans compromettre les récoltes quand on sait que la Terre comptera 2 milliards d'habitants de plus en 2050 ? Quel est l'impact sanitaire réel de ces substances chimiques qui, d'un autre côté, permettent aux agriculteurs de produire à moindre coût une alimentation abondante et de qualité en luttant efficacement contre les parasites des cultures ?
Enfin comment protéger «aussi bien l'utilisateur de produits phytopharmaceutiques que le consommateur des végétaux cultivés à l'aide de ceux-ci», interroge Claude Gatignol, député UMP de la Manche et Jean-Claude Étienne, sénateur UMP de la Marne dans le rapport «Pesticides et santé», remis mercredi à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) ?

Premier constat, l'agriculture est, contrairement à une idée très répandue, de plus en plus économe en pesticides. En dix ans, le tonnage de matières actives (fongicides, herbicides, insecticides) consommées en France a chuté d'un tiers, passant de 120 000 tonnes en 1999 à un peu moins de 80 000 tonnes en 2008. Le tout essentiellement grâce à la pratique de l'agriculture raisonnée et à l'utilisation d'outils d'aide à la décision de plus en plus sophistiqués.

Études épidémiologiques
Malgré ces résultats appréciables, MM. Étienne et Gatignol soulignent que «des progrès doivent encore être faits». La présence de résidus de pesticides dans les sols, l'air, l'eau et l'alimentation, quoiqu'à très faible dose, incite à la vigilance. D'autant que l'on connaît encore mal les effets à long terme de ces bas niveaux de contamination sur la santé des agriculteurs et, plus encore, des consommateurs.
La difficulté de mener à bien une telle évaluation «tient à la multiplicité des facteurs pouvant induire des symptômes identiques», notent les deux parlementaires.
Des études épidémiologiques menées aux États-Unis montrent toutefois que les agriculteurs, qui sont les principaux utilisateurs de pesticides, ont globalement moins de cancers que la population générale. En revanche, ils développent plus fréquemment certains types de cancers (cerveau, prostate, leucémies, lèvres) ainsi que d'autres pathologies comme les maladies respiratoires, les troubles de la reproduct ion ou neurologiques (Parkinson, Alzheimer).
Plus surprenant «le dosage des pesticides dans l'urine des applicateurs démontre contre toute attente que l'exposition aux pesticides ne dépend pas de la quantité de pesticides utilisée ou de la surface traitée mais de la méthode d'application et du niveau de protection de l'applicateur», notent MM. Étienne et Gatignol qui recommandent logiquement «d'inciter les agriculteurs à employer» les équipements de protection adéquats (gants, masques…).

Réduire plus encore le recours aux pesticides est sans conteste le plus sûr moyen de limiter les risques d'exposition. Mais, à l'agriculture biologique, qui utilise elle aussi des produits dangereux pour la santé (comme la roténone) ou l'environnement (comme le sulfate de cuivre) et qui n'est pas en mesure de répondre aux défis alimentaires du futur, les deux parlementaires préfèrent l'agriculture raisonnée, plus économe en engrais et en pesticides que l'agriculture conventionnelle.
Ils recommandent également de «favoriser les recherches en biotechnologies végétales permettant de créer des variétés de plantes résistantes aux ravageurs de cultures». Autrement dit, les OGM que la France et l'Europe s'évertuent à clouer au pilori depuis dix ans.
NORVEGE : SINTEF s'associe à des scientifiques européens pour l'évaluation de la faisabilité d'un laboratoire de stockage de CO2 sur la dorsale de Svelvik
Sce :bulletins-electroniques.com
Afin de lutter contre le réchauffement climatique, il n'existe techniquement que deux solutions : soit privilégier des énergies renouvelables et des produits alternatifs qui ne rejettent pas de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, soit capturer les rejets des gaz à effet de serre inhérents à de nombreux procédés industriels actuels et les stocker afin d'éviter leur dispersion dans l'atmosphère.
Cette dernière possibilité n'est encore aujourd'hui qu'une solution relativement théorique, seuls quelques sites de stockage de CO2 expérimentaux ayant commencés à être élaborés et étudiés dans le monde. En Norvège, des projets de stockage géologique du CO2 ont déjà vu le jour. Par exemple à Sleipner en 1996, et plus récemment à Snøhvit, depuis Septembre 2007.
C'est avec la volonté de poursuivre les recherches dans ce domaine que SINTEF et ses partenaires vont lancer une étude géologique pilote afin de déterminer si le site de Hurum à Svelvik (sud-ouest d'Oslo) peut convenir à la réalisation de telles expériences, et de vérifier si l'installation d'un laboratoire dans ce but est réalisable dans le respect de l'environnement et des conditions de sécurité.
Si le site est retenu, le projet consistera concrètement à mettre en place et étudier des méthodes de surveillance du comportement du dioxyde de carbone stocké. Il devrait ainsi permettre d'évaluer la précision et la sensibilité des technologies de surveillance existantes, en se basant sur des injections de CO2 relativement faibles, contrôlées et de débit connu. D'après Sintef, aucun autre laboratoire de terrain au monde ne pourrait prétendre tester une telle variété de méthodes de surveillance simultanément et à des profondeurs telles que celles présentes sur le site.
"Notre objectif serait de contribuer à l'amélioration des procédures de surveillance qui permettent de garantir la découverte rapide des migrations de CO2 indésirables sur n'importe quel site de stockage, et d'assurer ainsi la mise en place de mesures correctives le plus rapidement possible.", a déclaré le chef du projet Menno Dillen, un scientifique senior de SINTEF Petroleum Research.
Derrière ce projet financé à hauteur de 11 million d'euros et où SINTEF joue le rôle de coordinateur du projet, ce sont plusieurs institutions britaniques et françaises qui vont participer.
Par exemple, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), la multinationale de certification Bureau Veritas, le "British Geological Survey", et les entreprises Française Géosciences Montpellier et imaGeau.
Ce projet a en outre été labélisé par EUROGIA+ et sera cofinancé par le Ministère Français de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi.
U.S.A : Le «Solar Dynamics Observatory » (SDO), lancé en février dernier, livre ces premières et impressionnantes images du Soleil.
Sce :Sciences et avenir
Prévu pour une mission de cinq ans le SDO est l’instrument le plus puissant jamais conçu pour l’observation de notre étoile. Les toutes premières images fournies par la Nasa sont d’une précision inégalée et vont permettre aux astronautes de faire des découvertes clés en matière de cycle et de météo solaire.
Le SDO transporte trois instruments différents dont Atmospheric Imaging Assembly (AIA) qui est constitué d’un ensemble de quatre télescopes capables de renvoyer vers la Terre huit images de 4000 pixels chacune toutes les dix secondes. Le deuxième instrument, le Extreme Ultraviolet Variability Experiment (EVE), utilise des spectrographes pour décomposer les rayons ultraviolets émis par le soleil. Et enfin, le Helioseismic and Magnetic Imager (HMI), permettra de cartographier les champs magnétiques solaires à l’origine des taches solaires.

Les taches solaires sont effectivement la résultante d'une intense activité magnétique au sein de la zone de convection, si puissante qu'elle freine la convection et limite l'apport thermique en surface. Elles sont ainsi moins chaudes de 1 500 à 2 000 degrés kelvins que les régions voisines, ce qui suffit à expliquer pourquoi elles nous apparaissent, en contraste, bien plus sombres que le reste de l’étoile. Elles apparaissent selon des cycles qui durent en moyenne 11 ans, marqués par des phases d’activités intenses (maximums) et d’autres très calmes (minimums).
Le : 03/05/10
FRANCE : Strasbourg : 100 véhicules hybrides rechargeables
Sce :EDF, Toyota, Schneider Electric
EDF et Toyota ont décidé de s'associer pour tester en situation réelle et à grande échelle une nouvelle génération de véhicules hybrides et économes à Strasbourg. De son côté, Schneider Electric propose des bornes de recharge du véhicule électrique (VHR).
Ce projet d'expérimentation qui bénéficie du soutien de la Ville et de la Communauté Urbaine de Strasbourg a pour objectif de vérifier en conditions réelles la pertinence d'une nouvelle approche de mobilité individuelle. Ce projet s'inscrit dans la continuité d'un partenariat entre EDF et Toyota initié en septembre 2007.
D'une durée de trois ans, cette expérimentation se traduira par la mise en circulation d'une centaine de Toyota Prius Hybrides Rechargeables louées par les partenaires du projet (entreprises, organismes publics, collectivités locales). Ces véhicules seront utilisés comme véhicules de fonction ou de service par des salariés volontaires .
Cette expérimentation a par ailleurs reçu la labellisation du fonds de recherche « démonstrateur pour les véhicules à faible émission de gaz à effet de serre » crée dans le cadre du Grenelle de l'Environnement et géré par l'ADEME.

Le programme fait partie d'un projet mondial déployé par Toyota avec 600 Prius hybrides rechargeables, testées également au Japon, aux Etats-Unis, au Canada et en Australie.

L'objectif principal de Toyota est d'accélérer l'étude de la technologie et des performances des véhicules hybrides rechargeables. Le partenariat EDF-Toyota a été mis en place pour l’Europe avec des tests routiers de véhicules hybrides rechargeables en France dès l'automne 2007 et des tests étendus au Royaume-Uni en 2008.

Le véhicule hybride rechargeable utilise la technologie hybride de Toyota avec un avantage additionnel : sa batterie peut être rechargée via une prise électrique. Le véhicule hybride rechargeable de Toyota représente « le meilleur de deux mondes » : sur de courtes distances, le VHR peut être utilisé comme un véhicule électrique pour une conduite silencieuse et sans émissions de CO2. Sur de plus longues distances, le VHR fonctionne comme un véhicule hybride conventionnel, avec tous les avantages de cette technologie: émissions réduites, sobriété exemplaire et excellentes performances de conduite.

Construite sur la base de la Prius troisième génération, la nouvelle Prius hybride rechargeable est équipée d'une batterie ion Lithium et rejette seulement 59g de CO2 par km en cycle mixte européen.
« La technologie hybride rechargeable est un élément essentiel de notre route vers la mobilité durable », a déclaré Takeshi Uchiyamada, Vice-président Exécutif de Toyota Motor Corporation (TMC), lors d'une conférence de presse tenue ce jour à Strasbourg. « Etabli sur la motorisation 100% hybride de Toyota, le VHR représente aujourd'hui la solution la plus pratique pour accroître l'utilisation de l'énergie électrique dans les transports de personnes. Nous devons à présent étudier la perception du marché par rapport à cette nouvelle technologie. C'est pourquoi nous sommes particulièrement heureux de lancer aujourd'hui à Strasbourg notre programme de location longue durée de VHR en Europe, qui inclura environ 200 véhicules auprès de clients privés et publics sélectionnés dans 18 pays européens. »

Pour ce projet dédié aux Véhicules Hybrides Rechargeables (VHR), Schneider Electric a fourni 135 bornes de recharge, installées sur les parkings des entreprises partenaires et au domicile des particuliers engagés dans l'expérimentation strasbourgeoise. La mise en œuvre et la maintenance de ces infrastructures sont réalisées par l'entreprise alsacienne Samep, spécialisée dans la mise en œuvre d'équipements de gestion de l'énergie, de contrôle d'accès et de vidéosurveillance.

Ce sont plus de 150 points de charges qui seront dédiés à l'expérimentation : une trentaine de points de charge en voirie et dans les parkings publics, les autres points de charge étant installés sur des parkings des entreprises partenaires et au domicile des utilisateurs.
L'instrumentation des bornes permettra d'enregistrer les usages et fournira ainsi des données clés pour mieux comprendre les besoins afin d'offrir au marché les solutions les plus efficaces.
Ces solutions d'infrastructures garantissent une recharge en toute sécurité. Elles optimisent la puissance de charge en fonction des besoins du véhicule connecté et de la puissance disponible sur le réseau électrique.
Les bornes peuvent informer l'usager, par télécommunication, sur leur disponibilité et l'avancement de la charge. Une fois la recharge réalisée, elles peuvent ainsi en avertir le propriétaire du véhicule par SMS.
Compatibles « smart grid », ces bornes pourront, à l'avenir, identifier les sources d'énergies renouvelables disponibles sur le réseau et en privilégier l'usage au moment de la charge du véhicule.
ESPAGNE : L'huile d'olive toujours dans le coup
Sce :Sciences et avenir
Le bénéfice cardiovasculaire du régime méditerranéen s’expliquerait, en partie, par l’action inhibitrice sur plusieurs gènes pro-inflammatoires des phénols contenus dans l’huile d’olive.
Le régime méditerranéen est associé à une meilleure santé du cœur et des vaisseaux sanguins. Au fil des études, plusieurs hypothèses ont été formulées pour expliquer les bienfaits de cette diète alimentaire. Parmi elles, l’action des phénols, des composés organiques dotés de propriétés antioxydantes, que l’on retrouve dans tous les végétaux est souvent citée. Les huiles d’olive extra-vierge contiennent une fraction particulièrement importante phénols.

Francisco Perez-Jimenez de l'Université de Cordoue, en Espagne, s’est intéressé aux polyphénols contenus dans l’huile d’olive. Il a mis en évidence, selon des résultats publiés dans la revue BMC genomics, une centaine de gènes différemment exprimés selon que le régime alimentaire de leurs porteurs est plus ou moins riche en phénols.

Les 20 sujets de son étude présentaient un syndrome métabolique, une affection fréquente associant surpoids, hypertension et diabète de type 2.
Divisés en deux groupes, les uns ont consommé de l’huile d’olive riche en phénols pendant 6 semaines tandis que les autres ont reçu une huile moins généreuse en phénols. « Plusieurs gènes réprimés dans le premier groupe sont connus pour être impliqués dans les processus pro-inflammatoires, ce qui suggère que le régime alimentaire peut modifier l'activité des cellules du système immunitaire vers un profil moins inflammatoire », précise le chercheur.
«Ces résultats renforcent la relation entre l'inflammation, l'obésité et l'alimentation et fournissent des preuves au niveau le plus élémentaire des effets bénéfiques provenant de la consommation d'huile d'olive vierge chez les humains. Il sera intéressant d'évaluer si des composés phénoliques particuliers produisent ces effets, ou si ils sont la conséquence d'un effet synergique de la fraction phénolique » rajoute Francisco Perez-Jimenez.

Le régime méditerranéen est une pratique alimentaire qui associe un apport calorique relativement faible par rapport à l’activité physique déployée avec une consommation abondante de légumes et de fruits frais, de pain, de céréales (base de l’apport énergétique), de fruits secs et d’huile d’olive. D’autre part, les produits d’origine animale représentent une faible portion de l’alimentation, à l’exception du poisson.
U.S.A : Le Congrès américain s'attaque au contrôle des substances chimiques
Sce :bulletins-electroniques.com
Deux propositions de loi ont été élaborées le 15 Avril dernier par le Sénat et par la Chambre des représentants, dans le but de réformer la législation portant sur le contrôle des substances chimiques aux Etats-Unis.
Actuellement régulées par la loi TSCA de 1976 (Toxic Substances Control Act), les substances chimiques ne font pas l'objet de contrôle systématique, la loi existante partant du postulat que les nouveaux produits chimiques ne présentent pas de risque pour la santé et l'environnement sauf si des effets nocifs peuvent être démontrés. Les propositions étudiées par les deux chambres ont pour objectif d'inverser la charge de la preuve, en imposant aux industriels de fournir un minimum de données sur les risques potentiels de répercussions sur la santé pour l'ensemble des produits chimiques commercialisés.
Introduit par le sénateur Frank Lautenberg (D, New Jersey) président de la sous-comission "substances chimiques et santé environnementale" du Sénat, la proposition de loi a pour objectif de répondre aux préoccupations grandissantes sur les risques de santé découlant d'une exposition prolongée à certains produits chimiques. Baptisé "Safe Chemicals Act -SCA", cette proposition tient compte des recommandations émises par l'EPA (Environmental Protection Agency) en septembre dernier. Le projet de la chambre des représentants diffère légèrement de celui du Sénat, les représentants Rush (D, Illinois) et Waxman (D, Californie) proposant un amendement à la loi existante de 1976.
Si les projets étudiés par chaque chambre du Congrès se différencient en termes législatifs, l'objectif reste commun, à savoir l'élaboration d'un classement des substances en fonction de leur niveau de toxicité et de leur risque d'exposition. En effet, la loi TSCA n'établit actuellement pas de classement. Sa fonction première consiste à lister l'ensemble des substances existantes et à interdire l'usage de tout produit non répertorié par la loi. Ce mécanisme peut donner lieu à un certain nombre de dérives, qui sont dénoncées par les associations de protection de la nature.
A titre d'exemple, le manque de contrôle obligatoire concernant les nouvelles substances chimiques introduites sur le marché ainsi que l'absence de juridiction de l'EPA dans ce domaine (l'agence ne disposant que d'un droit de conseil), a fortement limité les contrôles imposés aux industriels. Ainsi, seules 200 substances parmi les quelques 80.000 enregistrées aux Etats-Unis ont fait l'objet de demandes de tests de la part de l'agence. Par ailleurs, l'EPA ne recense que 5 substances interdites suite à des contrôles de toxicité. Les nouvelles mesures législatives permettraient de pallier ces dysfonctionnements, conférant un pouvoir d'action à l'agence fédérale, laquelle se verrait confier la charge d'établir le classement et d'imposer des tests supplémentaires si nécessaire.
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