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Le : 28/02/2011 
 
Hausse de 10% des plantations d'OGM dans le monde en 2010 
Scr:  sciencesetavenir.fr
 
   Les plantations d'organismes génétiquement modifiés (OGM)
   ont augmenté de 10% en 2010 par rapport à l'année précédente.
 
 
 
Selon une étude de l'organisation internationale de promotion des biotechnologies végétales, ISAAA, dévoilée mardi à Sao Paulo.
L'an dernier, 15,4 millions d'agriculteurs de 29 pays ont planté des OGM sur une surface de 148 millions d'hectares, selon le Service international pour l'acquisition d'applications agrobiotechnologiques (ISAAA, selon son sigle en anglais).
La surface plantée a été multipliée entre 1996 et 2010, souligne James Clive, président de l'ISAAA, selon qui les OGM sont ainsi "la technologie agricole adoptée le plus rapidement dans l'histoire de l'agriculture moderne".
Les Etats-Unis sont toujours le pays possédant la plus grande surface plantée, avec 66,8 millions d'hectares de soja, maïs, coton, betterave ou encore courges transgéniques.
Le Brésil arrive deuxième avec 25,4 millions d'hectares de soja, maïs et coton transgéniques plantés, un chiffre en hausse de 19% par rapport à 2009.
Près de la moitié (48%) des surfaces plantées en OGM se trouvent dans des pays en développement. Ces derniers devraient dépasser les pays industrialisés en 2015, selon l'ISAAA.
 
Un biocarburant superpropre qui nettoie l'air... et l'eau ? 
Scr:  futura-sciences.fr
 
   La fabrication d’un biocarburant écologique, associée à l’assainissement
   de l’eau usagée, tout cela en un rien de temps et pour pas cher ?
 
 
 
 
 
C’est le défi réalisé par un laboratoire américain, dont les chercheurs pensent avoir trouvé la solution verte idéale.
La nature est pleine de ressources qu’il faut savoir exploiter intelligemment... Selon un communiqué de l’Université de Rochester, des chercheurs du Rochester Institute of Technology suivent cette piste et tentent de produire un carburant vert, tout en purifiant simultanément de l’eau usée.
Nous le savons tous : pour sauver la planète, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Comme il paraît difficile de convaincre les Terriens de ne plus prendre leur voiture, certains voient dans le biodiesel une solution, sinon idéale, au moins acceptable. En effet, le biocarburant est produit à partir de végétaux (une énergie non fossile et donc renouvelable) qui possèdent la particularité d’absorber du CO2 au cours de leur croissance. Lors de la combustion du biocarburant, la quantité de CO2 rejetée serait équivalente à celle préalablement absorbée, menant théoriquement à un équilibre parfait.
Des biocarburants pas si écologiques ?
Mais si ce raccourci énergétique et environnemental est plutôt positif, d’autres problèmes viennent s’ajouter au bilan, qui pourrait ressembler à un désastre. La culture de ces plantes nécessite de grands territoires, qui peuvent provenir soit de forêts détruites pour l’occasion, soit de terres auparavant cultivées pour l’alimentation humaine. Aucune des deux solutions n'est la bonne puisque dans un cas on s'attaque aux poumons de la Terre, et dans l’autre l’on accentue la famine. De plus, les plantes comme le colza ont besoin d’eau, d’engrais, de pesticides… un cocktail loin d’enchanter les écologistes.
Comme le souligne l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans un rapport daté de 2009, le mieux serait donc d'oublier les biocarburants dits de première génération (qui proviennent des plantes spécialement cultivées à cet usage en sol), mais de se focaliser sur les biodiesels de deuxième génération, produits à partir de déchets agricoles ou de microorganismes, et qui ne nécessitent donc pas d’espace de terre cultivable.
L’algue aux multiples avantages
C’est ce qu’ont fait les chercheurs du Rochester Institute of Technology en se tournant vers une algue, qui appartient au genre Scenedesmus et présente un grand nombre d’avantages : elle est peu chère, se multiplie rapidement et ne nécessite pas de sol. En tant qu’organisme unicellulaire photosynthétique, elle ne demande qu’un peu de lumière solaire et de CO2 pour réaliser la réaction de photosynthèse au sein de ses usines subcellulaires (les chloroplastes). Le glucose qui en découle lui fournit sa nourriture, et elle rejette pour seul déchet de l’oxygène dans l’air. Grâce au savoir-faire des chimistes, les scientifiques ont montré que des molécules d’intérêt (les lipides) peuvent être extraites de l’algue pour produire du biodiesel couleur or.
En plus de la lumière solaire et du CO2 qui sont inépuisables, elle a également besoin d’eau… et là non plus, l’algue n’est vraiment pas difficile, car de l’eau usée en provenance d’un centre de traitement lui suffit amplement. Et ce n’est pas tout : les Scenedesmus sont capables de dépolluer l'eau. L'idée d'utiliser des algues pour recycler des eaux usées tout en produisant n'est pas nouvelle. Au Danemark, on envisage la culture de la laitue de mer (l'ulve, Ulva lactuca) grâce aux déchets agricoles. Les Scenedesmus, elles, outre qu'elles prennent moins de place, semblent d'efficaces dépollueuses. Elles vont jusqu’à nettoyer l'eau de 99 % de son ammoniaque et de son phosphate, et de 88 % de son nitrate. De plus, ces algues réduisent très fortement la concentration en bactéries potentiellement pathogènes.
Cette solution miracle à base d'algues superpropre est-elle vraiment réaliste ? Les chercheurs n’en doutent apparemment pas. Ils ont maintenant l’intention de construire des conteneurs de plus en plus grands, dont une serre mobile capable de contenir 3.000 litres de culture d’algue. Selon eux, et grâce à l’industrie Northern Biodiesel qui s’occupera de convertir les lipides en biocarburant, « ce biodiesel pourrait compenser 50 % de notre utilisation de carburant pour les équipements qui consomment du diesel ».
 
Gare à la pollution des océans, nous dit l’ONU   
Scr:  futura-sciences.fr
 
   Débris de matières plastiques et émissions de fertilisants au phosphore
   représentent un vrai danger pour l’océan mondial : c’est ce que met en
   avant le dernier rapport du PNUE, Programme des Nations unies pour l’environnement.
 
 
 
 
 
C’est un plaidoyer pour une « transition vers une économie verte » qui figure dans le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement, publié cette semaine et que l’on peut lire dans sa version en anglais, UNEP Yearbook 2011. L’organisme (qui dépend de l’ONU) rappelle l’influence de l’activité humaine sur les modifications du climat et les engagements pris au sommet de Cancún. Il souligne aussi les effets de la pollution sur la santé humaine et notamment sur sa contribution possible aux maladies auto-immunes comme le diabète de type 1, la sclérose en plaques et la polyarthrite rhumatoïde.

Le rapport insiste aussi sur deux maux qui affectent aujourd’hui l’océan : l’accumulation de débris de matières plastiques et le largage dans la mer des composés phosphorés servant d’engrais pour l’agriculture. Les conséquences de ces deux paramètres seraient actuellement sous-estimées.

Recyclable et renouvelable : deux mots pour moins de maux
Entre 1950 et 2008, la production de plastique a suivi une courbe exponentielle, passant par exemple de 100 millions de tonnes (pour les produits les plus courants) en 1990 à plus de 250 millions en 2008. La production a alors chuté à 230 millions de tonnes en 2009, à cause de la crise économique, explique le PNUE. Le recyclage des matières plastiques est en développement mais varie beaucoup selon les pays : en Europe, les meilleurs élèves atteignent 84 % de la production et les plus mauvais seulement 25 %.
Et ce qui n’est pas recyclé finit en général dans l’océan. Les zones de concentrations de déchets plastiques dans l'océan (voir le schéma ci-dessus) sont désormais célèbres, même si leur ampleur fait débat. On sait que cette accumulation de débris n'est pas le seul danger. Devenus minuscules par fragmentation, ces déchets constituent de dangereux polluants pour les organismes marins. Les « microplastiques », affectant jusqu’au plancton, s’insèrent dans la chaîne alimentaire et pourraient remonter jusqu’à l’alimentation humaine.

Le rapport s’intéresse aussi à la production de phosphore, en grande partie destinée aux engrais phosphatés, qui a crû de manière explosive ces dernières décennies. Une première conséquence est l’eutrophisation des milieux aquatiques. Une étude de 2009 citée par le rapport (Eutrophication of U.S. Freshwaters: Analysis of Potential Economic Damages, Dodds et al., 2009) estime le coût de cette pollution aux États-Unis (dans les eaux douces) à 2,2 milliards de dollars par an (1,6 milliard d’euros).

Cette production énorme et grandissante pose aussi la question d’une possible pénurie. Alors que la principale source est longtemps restée le fumier, l’extraction dans des mines domine depuis les années 1960 et atteint aujourd’hui environ 20 millions de tonnes contre 3 millions pour le fumier. Le rapport détaille les études actuelles, débattues, sur l’avenir de la production de phosphore depuis les ressources géologiques non renouvelables.
Recyclage des plastiques et techniques agricoles plus durables semblent donc des pistes à suivre pour le PNUE.
 
Le : 25/02/2011 
 
Le magma, une autre source d'énergie géothermique 
Scr:   ensavoir+
   En 2009, quand une équipe de scientifiques a effectué un forage
   près d'un volcan islandais, elle a dû abandonner son expérience
   sur l'énergie géothermique, après avoir atteint un réservoir de magma.
   Cet accident fortuit pourrait cependant ouvrir la voie
   à une autre source d'énergie géothermique.
 
 
 
 
 
« Parce que nous avons foré dans du magma, ce trou de forage pourrait maintenant servir de puits géothermique de très haute qualité », a déclaré Peter Schiffman, professeur de géologie à l'UC Davis .
L'analyse géologique du puits de magma menée par Wilfred Elders, professeur de géologie à l'UC Riverside, a été relatée dans un document publié ce mois-ci, dans la revue "Geology".
Lors d'un test, le magma a produit de la vapeur sèche à 400 degrés Celsius. L'équipe de chercheurs estime que cette vapeur pourrait développer - une puissance - allant jusqu'à 25 mégawatts  - soit suffisamment d'électricité pour alimenter entre 25.000 et 30.000 logements. "A comparer aux 5 à 8 mégawatts de capacité pour un puits géothermique classique", a indiqué le professeur Elders. L'Islande tire déjà environ un tiers de son électricité et la quasi-totalité de son chauffage domestique à partir de sources géothermiques.
L'équipe a réalisé ce forage situé dans la région du "Caldera Krafla", dans le cadre du projet islandais "Deep Drilling", un consortium industriel-gouvernemental, créé pour vérifier si l'état de l'eau très chaude soumise à une forte pression ("supercritique") pourrait être exploité comme une source d'énergie.
Initialement ils avaient prévu de forer à 4.500 mètres, mais le magma (roche en fusion provenant du noyau terrestre) a coulé dans le puits, les forçant à s'arrêter à 2.100 mètres de profondeur. "La composition du magma à partir du trou de forage donne également un aperçu de la façon dont les magmas se forment en Islande", a déclaré Schiffman.
** L'équipe comprenait des chercheurs de deux compagnies d'électricité islandaise, HS Orka hf et Landsvirkjun Power, l'Islande Geosurvey; l'US Geological Survey, l'Université de Stanford; Institut des mines et des technologies du Nouveau-Mexique, l'Université Eugene de l'Oregon, ainsi que l'UC Davis et de Riverside. Le travail a été financé par la National Science Foundation et l'International Continental Scientific Drilling Program.
 
Nouveau type de plateforme flottante pour éolienne  
Scr:   enerzine.com
 
 
   Vestas annonce avoir signé avec WindPlus un contrat pour l'installation
   du premier projet offshore avec une éolienne équipée d'une nouvelle
   structure de flottaison semisubmersible.
 
 
 
 
 
 
WindPlus est une joint venture du Groupe EDP avec plusieurs partenaires parmi lesquels figure Principle Power Inc. Son projet phare, le « WindFloat Project », pourrait poser les jalons d'un développement plus poussé des activités offshores, tout en soutenant au mieux l'exploitation de l'immense potentiel offshore à travers le monde.
Ce projet comprend la livraison, l'installation et la mise en service d'une éolienne Vestas V80-2.0MW au large des côtes portugaises. La livraison aura lieu courant 2011. Vestas, qui reste le pilote technologique du projet, assurera l'intégration et l'installation de l'éolienne sur la plateforme flottante « WindFloat ».
Le « WindFloat » de Principle Power est une plateforme flottante semi-submersible brevetée, d'une conception simple et économique, destinée aux éoliennes offshore. Cette technologie jugée "innovante" permet de limiter l'impact des vagues et des mouvements générés par les éoliennes. Ainsi, l'implantation des éoliennes est désormais possible sur des sites auparavant inaccessibles où la profondeur dépasse 50 mètres et où les ressources éoliennes sont très importantes.
Le système combinant l'éolienne V80-2.0 MW et cette nouvelle structure de flottaison sera testé pendant une période de douze mois. Un regard attentif sera porté à ses performances, à la validation du « WindFloat » et à l'optimisation du contrôle de l'éolienne. Diverses études portant sur la mise en service, l'exploitation, la maintenance et le démantèlement seront également réalisées au cours de cette période.
Premier déploiement commercial d'une plateforme de flottaison semi-submersible
Dans l'attente des résultats de ces tests, le succès de ce projet ouvrirait la voie à la commercialisation de la première plateforme de flottaison semi-submersible pour les éoliennes offshores de 2 MW. Selon Vestas, cette solution représenterait une réelle opportunité pour l'implantation de futurs projets éoliens offshore à l'échelle internationale, notamment dans les régions côtières avec de vastes étendues d'eaux profondes.
« EDP a fait de l'éolien offshore l'une de ses cinq priorités et le « WindFloat » est l'une des technologies les plus prometteuses. Les résultats de cette étape d'essais fondamentale permettront à EDP de bien se positionner pour relever le défi de l'éolien offshore à travers le monde », affirme António Meia, Président-Directeur Général d'EDP.
« Chez Principle Power, nous félicitons les Groupes EDP et Vestas d'avoir été les premiers à adopter cette technologie », se réjouit Alla Weinstein, Président et Directeur Général de Principle Power. « Ce projet permet également au Portugal de se rapprocher de ses engagements en matière de production d'énergies renouvelables d'ici à 2020 et d'exploiter les ressources de son littoral aux eaux profondes ».
Anders Søe-Jensen, Président Vestas Offshore, explique que « chez Vestas, nous sommes perpétuellement à la recherche de nouvelles solutions et de nouveaux matériaux pour mieux répondre aux attentes de nos clients et diminuer le coût de l'énergie de nos futurs projets offshore. En plus des fondations monopile et en treillis, cette nouvelle plateforme de flottaison fait désormais partie des solutions proposées pour utiliser au maximum la vitesse du vent dans des sites offshores toujours plus profonds. »
Et il conclut : « sous réserve de la réussite de ce projet, nous sommes convaincus que cette technologie viendra consolider les activités offshore en aidant les pays à travers le monde à accroître leurs capacités de pénétration en énergie éolienne et leur indépendance énergétique. Chez Vestas, nous sommes dédiés à l'offshore - et participer à l'émergence de nouvelles solutions innovantes, telles que celle-ci, nous permet de consolider notre position de leader du secteur offshore. »
Juan Araluce, Président de Vestas Méditerranée, ajoute : « cette technologie représente une réelle innovation pour notre région méditerranéenne. Nous pensons que ce projet peut devenir une référence à l'échelle de notre région et qu'il permettra la mise en place de meilleures pratiques à travers le monde. »
 
Comment bien choisir sa viande
Scr:   20minutes.fr/photo:AFP/archives
   AGRICULTURE - Alors que le Salon de l'Agriculture a ouvert ses portes à Paris,
   et que l'élevage intensif fait polémique, NEOPLANETE donne ses bons conseils
   pour bien choisir sa viande...
 
 
 
Consommer de la viande, ça pollue et ce n’est pas toujours bon pour la santé. Préférez donc la qualité à la quantité. Voici comment vous y retrouver parmi les labels, avec en prime des sites proposant des produits directement de la ferme.
L’agriculture biologique et le label bio européen L’agriculture biologique garantit que le mode de production est respectueux de l’environnement et du bien-être animal. Les règles qui encadrent le mode de production biologique sont les mêmes dans toute l’Europe, et les produits importés sont soumis aux mêmes exigences (le logo européen est obligatoire depuis le 1er juillet 2010).
Viande Bovine Française (VBF) Ce label mis en place par l’Association Française Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes certifie que le bovin dont est issue la viande est né, a été élevé et a été abattu en France.
Le label rouge est un signe officiel français qui désigne des produits qui, par leurs conditions de production ou de fabrication, ont un niveau de qualité supérieure par rapport aux autres produits similaires.
L’appellation d’origine contrôlée (AOC) désigne un produit dont toutes les étapes de fabrication (la production, la transformation et l’élaboration) sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même zone géographique, qui donne ses caractéristiques au produit.
Ex : Chablis, Bordeaux, Roquefort, poulet de Bresse, lentille verte du Puy, …
L’appellation d’origine protégée (AOP) est l’équivalent européen de l’AOC. Elle protège le nom d’un produit dans tous les pays de l’Union européenne. Ainsi, le Saint-nectaire, ne peut être fabriqué que dans une partie de l’Auvergne à partir de lait issu de la zone géographique.
L’indication géographique protégée (IGP) désigne un produit dont les caractéristiques sont liées au lieu géographique dans lequel se déroule au moins sa production ou sa transformation. C’est un signe européen qui protège le nom du produit dans toute l’Union européenne.
Ex : Jambon de Bayonne, riz de Camargue, pruneau d’Agen, Côtes de Gascogne, cidre de Bretagne…
La Spécialité Traditionnelle Garantie (STG) protège une recette traditionnelle. Ex : jambon Serrano, Gueuze (bière)…
Connaissez-vous l’association Bleu-blanc-cœur ? Elle réunit 345 membres: producteurs, transformateurs, distributeurs… qui œuvrent pour offrir une alimentation plus saine, plus savoureuse et plus équilibrée aux animaux. Leur devise: «Pour bien nourrir les hommes, commençons par prendre soin de nos cultures et de nos animaux». La liste des membres, et plus d’informations sur leur site.
Où trouver de la viande de qualité? A la ferme pardi! Si vous pensez qu’elles n’existent qu’au fin fond de la Creuse détrompez-vous, voici quelques outils pour trouver votre bonheur :
- Par le biais des AMAP: vous payez d’avance vos produits pour la saison auprès d’un agriculteur, qui livrera chaque semaine votre panier à un lieu fixé.
- Par le biais des paniers bio: vous commandez par Internet vos produits et vous allez les chercher soit à la ferme, soit dans un point relais.
- Directement à la source : trouver la ferme la plus proche de chez vous : http://www.bienvenue-a-la-ferme.com/
 
Le : 24/02/2011 
 
La NOAA ressuscite l'Energie Thermique des Mers, "l'énergie du futur" des années 80 
Scr:   BE Etats-Unis 236 
 
 
   La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)
   a mis en ligne le 10 février dernier un site internet dédié à 
   l'énergie maréthermique , couramment appelée  
   Ocean Thermal Energy Conversion (OTEC).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le site entend mettre à disposition du public toutes sortes d'informations - techniques, environnementales, légales - sur cette technologie considérée comme prometteuse dans les années 1980 mais abandonnée par la suite.
L'OTEC, une "géothermie marine"
L'OTEC est un procédé de production d'énergie renouvelable basé sur un principe simple, similaire à la géothermie . Il s'agit d'utiliser la différence naturelle de température entre l'eau de surface (chaude) et l'eau des profondeurs (froide) pour produire de l'électricité .
 
Au sein d'une plate-forme offshore, de l'eau chaude captée en surface est utilisée pour vaporiser un fluide spécial qui fera tourner une turbine, qui à son tour alimentera un générateur. L'électricité produite est alors transportée vers la terre ferme à l'aide d'un câble de transmission sous-marin. Le fluide est ensuite refroidi par de l'eau froide pompée des profondeurs, et retourne dans le circuit. Les eaux entrantes, une fois les échanges thermiques effectués, sont rejetées à une profondeur correspondant à leur nouvelle température.

Le rendement de ce système dépendant directement de l'écart de température entre les eaux chaudes et froides, cette technologie est surtout envisagée pour les zones tropicales comme Hawaii, où le gradient de température est important. Malgré un rendement faible qui conduit à l'utilisation de très larges quantités d'eau, l'OTEC produit une énergie renouvelable de manière continue, par opposition aux autres énergies renouvelables intermittentes comme l'éolien ou le solaire. Une installation OTEC peut aussi avoir d'autres bénéfices, comme aider à l'aquaculture - les eaux profondes remontées sont riches en nutriments - ou alimenter des systèmes de climatisation.
 
Des ressources en ligne
Sur son nouveau site internet, la NOAA présente en détail les deux textes de lois qui réglementent l'OTEC . L'Ocean Thermal Energy Conversion Act (OTECA) de 1980 donne l'autorité à la NOAA d'encadrer les installations OTEC dans les eaux territoriales américaines en leur attribuant des permis d'exploitations. L'Ocean Thermal Energy Conversion Research, Development, and Demonstration Act (OTERRDDA) de 1980 permet au Département de l'Energie (DoE) d'autoriser des projets de recherche ou de démonstration exemptés de permis d'exploitation, après consultation de la NOAA.
 
Sont aussi présentées les deux études environnementales de référence réalisées par la NOAA dans les années 1980. Elles concluaient à l'époque que les impacts environnementaux sont globalement acceptables, mais qu'il conviendrait d'éclaircir l'impact de certaines activités, comme l'aspiration et le rejet de grandes quantités d'eau ou l'utilisation de biocide - utile pour éviter l'encrassement des échangeurs thermiques.
 
Retour à la case départ
Au début des années 1980, dans un contexte de crise pétrolière et de prise de conscience de la dépendance énergétique du pays, l'OTEC a suscité beaucoup d'intérêt aux Etats-Unis. Des recherches avaient mené à la construction d'une centrale pilote de 50 kW construite au large d'Hawaii, et des plans pour une centrale commerciale de 40MW avait été envisagés. Cependant, la retombée rapide du prix du pétrole avait mis fin à l'engouement pour cette technologie, et conduit à l'abandon de la plupart des projets.
 
L'émergence des questions environnementales et les efforts de l'administration Obama pour promouvoir le développement des énergies renouvelables ont conduit à un regain d'intérêt pour cette technologie, aussi bien dans le secteur public que le privé. Depuis 2009, la NOAA a organisé des séminaires et des ateliers dans le but de rassembler les acteurs de l'OTEC et de relancer la recherche dans ce domaine, en particulier sur la faisabilité technique et économique d'un projet d'échelle commerciale et sur les impacts environnementaux.
 
A l'heure actuelle, il n'existe aucun projet de taille industrielle, et la NOAA n'a jamais reçu de demande de permis d'exploitation. De guerre lasse, l'agence a abandonné en 1996 son programme d'attribution des permis, qu'elle travaille maintenant à rétablir. Il existe cependant des projets de recherche et de démonstration, dont un projet pilote de Lockheed Martin au large d'Hawaii, pour lequel l'entreprise a reçu près de 18 millions de dollars (13,34 millions d'euros) de la part de l'U.S. Navy et du Département de l'Energie depuis 2009.
 
Si de nombreux industriels pensent que la technologie nécessaire existe, l'incertitude liée au manque de retour d'expérience et aux coûts de production très élevés font penser que le développement de cette technologie ne verra pas le jour sans soutien financier massif du gouvernement.
Le regain d'intérêt pour cette technologie "oubliée" est aussi l'occasion de revenir sur les espoirs qu'elle a suscitée. L'OTECRDDA de 1980 établissait un objectif de production d'OTEC de 10 GW à atteindre d'ici 1999, soit 3% de la consommation électrique prévisionnelle des Etats-Unis ! Bien entendu, cet objectif est loin d'être atteint 12 ans après la date prévue.
De quoi faire réfléchir à l'heure où l'on entend fixer des objectifs pour les 40 années à venir...
 
La plus vieille eau du monde?
Scr:  sciencesetavenir.fr
   De nouvelles preuves appuient l'hypothèse selon laquelle
   les eaux souterraines du bassin du Witwatersrand situé
   en Afrique du Sud sont isolées depuis des milliers,
   voire des millions d'années.
 
 
En Afrique du Sud, le Witwatersrand est une chaîne de collines relativement élevée (1800 mètres) située dans la région historique du centre du Transvaal. Il est célèbre pour ses réserves aurifères largement exploitées depuis le siècle dernier. On y trouve également des crevasses pouvant atteindre trois kilomètres de profondeur au fond desquelles gît de l’eau, emprisonnée peut-être, depuis des millions d’années. L'un de ces réseaux de fractures contient les écosystèmes microbiens les plus profonds connus sur Terre. Ces organismes peuvent survivre sans la lumière du soleil, grâce à l'énergie chimique qui se dégage de la roche.
Une étude publiée dans Chemical Geology a permis de découvrir un gaz rare, le néon, dissous dans de l'eau qui se trouve dans ces crevasses. Or ce gaz se distingue par sa signature isotopique « spécifique du néon qui a été produit et emprisonné dans la roche il y a au moins deux milliards d'années » explique Barbara Sherwood Lollar, de l’université de Toronto.
« En outre, les signatures chimiques ne correspondent pas à celles de l'eau océanique et aux eaux moins profondes du bassin du Witwatersrand, tandis que dans la plupart des régions de l'écorce terrestre, on constate que les eaux souterraines ont été mélangées avec les eaux de surface et sont envahies par des microorganismes, déclare Mme Sherwood Lollar. Nous en avons conclu que les eaux plus profondes sont le produit de l'isolement et des nombreuses interactions chimiques qui se sont produites entre l'eau et la roche pendant des temps géologiques incroyablement longs. »
L'étude montre qu'une partie du néon s'est échappée des minerais rocheux, se dissolvant graduellement dans les liquides des crevasses et s'y accumulant. « Cela ne peut se produire que dans des eaux qui n'ont effectivement eu aucun contact avec la surface pendant des périodes extrêmement longues. » Cette découverte ajoute une autre dimension à ce qui n'a été reconnu que tout récemment comme un milieu véritablement unique.
 
 
Alstom dévoile Régiolis, son nouveau train régional 
Scr: lefigaro.com
   La première rame de ce TER du futur sera livrée
   en 2013. Le groupe en a vendu 164 en France.
 
 
 
Le berceau du TER de demain est niché en Alsace, à Reichshoffen, sur les anciennes terres de la famille de Dietrich, dont l'activité ferroviaire a été rachetée par Alstom en 1998. Le vaste site industriel a conservé ses bâtiments de briques aux toitures en dents de scie. Huit cents personnes y sont employées, dont 37% comme ouvriers. Dans l'un des ateliers trône la vedette du jour: le premier «chaudron» (la carcasse métallique d'une voiture) des nouvelles rames Coradia destinées à devenir des Régiolis, ces trains express régionaux (TER) désormais facturés aux régions.
En octobre 2009, la SNCF a signé un contrat-cadre portant sur la fourniture de 1000 TER, pour un montant global de 7 milliards d'euros. Une manne pour le site alsacien d'Alstom, qui va être presque entièrement dédié à la production de ces rames du futur. Pour l'heure, 164 commandes fermes de rames Régiolis ont été signées avec onze régions, ce qui porte le montant de la commande à 1,2 milliard d'euros.
 
L'Alsace, l'une des plus gourmandes, avec 22 trains achetés, pour un prix moyen de 9 millions par rame. À l'opposé, la Lorraine a opté pour huit rames seulement. De quoi réamorcer la pompe industrielle à Reichshoffen. Dès le mois de juin, le site produira une voiture tous les deux jours, et à terme deux par jour. D'autres régions comme le Nord-Pas-de-Calais ou le Languedoc-Roussillon ont en revanche préféré commander des rames régionales à deux niveaux au groupe canadien Bombardier.

Adaptable en version Intercités pour longs trajets
Les prévisions du trafic régional font rêver les constructeurs: d'ici à 2030, le nombre de voyageurs devrait quadrupler. Mais les finances tendues des conseils régionaux freinent les investissements des collectivités. Si les premières livraisons des Régiolis sont prévues en mars 2013, l'ensemble de la commande de 1000 TER devrait s'étaler jusqu'en 2025. «Notre plan de charge est assuré jusqu'en 2015 », assure Jérôme Wallut, directeur général France d'Alstom Transport.
 
Alstom envisage d'autres débouchés avec cette nouvelle gamme de trains disponibles en version électrique et en version hybrique (diesel et électrique), en trois longueurs différentes (110, 72,56 mètres), et offrant un accès de plain-pied aux voyageurs grâce à l'installation des moteurs et des équipements techniques sur les toits de rames.
 
Avec les aménagements intérieurs adaptables à des trajets longs, les Coradia pourront en effet concourir aux appels d'offres des trains Intercités (ex-Corail) ou trains d'équilibre du territoire (TET). En novembre, l'État a signé une convention avec la SNCF pour financer les lignes Intercité déficitaires. Et l'État a promis un investissement de 300 millions d'euros pour le renouvellement du matériel roulant sur ces lignes. «Les TER sont prévus pour rouler à 160 km/heure mais la version Interville -3 heures de trajet en moyenne- permet de rouler à 200 km/heure », souligne Jerôme Wallut.
 
Le : 23/02/2011 
 
Les prix alimentaires proches du niveau d'alerte 
Scr:  nouvelobs.fr avec AFP
   La flambée des prix alimentaires "constitue un risque pour la stabilité
   politique de nombreux pays", avertit le président de la Banque mondiale.
 
 
 
 
 
 
 
 
La flambée des prix alimentaires est en train d'atteindre la cote d'alerte, ce qui constitue un risque pour la stabilité politique de nombreux pays, a averti samedi 19 février à Paris le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, en marge d'une réunion des ministres des Finances du G20.
Sur le même sujet"Il existe un risque réel d'émeute de la faim"
"J'ai dit que nous avons atteint la cote d'alerte", a déclaré à la presse Robert Zoellick, qui rapportait ses propos devant les grands argentiers de la planète. Il a appelé les dirigeants du G20 à "considérer l'alimentation comme une priorité numéro un en 2011".
La hausse des prix des produits alimentaires va encourager une hausse de l'offre agricole, mais dans les deux prochaines années "il pourrait aussi y avoir un grand nombre de troubles, les gouvernements pourraient tomber et les sociétés basculer dans le désordre", a affirmé le président de la banque mondiale.
 
La flambée des prix parmi les causes de troubles au Moyen-Orient
 
"Nous devons être très sensibles à ce qui se passe en termes de prix alimentaires et sur les effets potentiels qu'ils peuvent avoir sur la stabilité politique", a ajouté le président de la Banque mondiale, lors d'une conférence téléphonique avec quelques journalistes.
La hausse continue des prix des denrées alimentaires, nourrie par la flambée des cours des matières premières agricoles, est une des causes des bouleversements en cours au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
La communauté internationale doit se tenir prête à réagir rapidement pour aider des pays comme la Tunisie, où le président Zine El Abidine Ben Ali a été renversé après une révolte populaire, qui a donné le coup d'envoi d'autres mouvements de protestation à travers tout le Moyen-Orient et le Maghreb.
 
1,2 milliard de personnes sous le seuil de l'extrême pauvreté
 
La hausse des prix alimentaires a fait tomber entre juin et décembre 44 millions de personnes dans le monde sous le seuil de l'extrême pauvreté, selon la Banque mondiale.
L'institution a réalisé cette estimation grâce à des statistiques sur les revenus et dépenses des ménages réalisées dans les pays à revenus bas à moyens. Le seuil de l'extrême pauvreté est défini par des dépenses de 1,25 dollar par jour et par personne. D'après les dernières estimations en date de la Banque mondiale, 1,2 milliard de personnes dans le monde sont sous ce seuil.

"Les prix de l'alimentation continuent à augmenter dans le monde. L'indice des prix alimentaires de la Banque mondiale a augmenté de 15% entre octobre 2010 et janvier 2011, et n'est que 3% en dessous de son pic de 2008", a indiqué l'institution dans un communiqué.
"Les pressions inflationnistes provoquées par les prix du pétrole, de l'énergie et des matières premières doivent être prises au sérieux", a affirmé de son côté le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, lors d'une conférence de presse, à l'issue du G20 Finances.
 
Le G20 et la France concernés dans leur action
 
Le président de la banque mondiale a également assuré que les ministres du G20 s'étaient montrés réceptifs à son discours et que ce groupe de pays industrialisés et émergents était prêt à agir. "Le meilleur moyen de contrer les critiques de ceux qui disent que le G20 n'est qu'un forum de discussions est de lancer de véritables actions, et des actions en faveur des plus démunis est ce qu'on peut faire de mieux", a-t-il déclaré.
La France, qui a présidé  le G20, a fait de la sécurité alimentaire et de la réduction de la volatilité des prix alimentaires une de ses priorités.
 
 
L'économie verte, une solution profitable pour tout le monde selon les Nations unies 
Scr: 20minutes.fr/photo: SIPA
   Le Programme des Nations unies pour l'environnement  a publié  lundi
   un rapport qui pourrait remettre en question les certitudes des économistes...
 
 
 
 
Alors que le G20 se referme à Paris, les Nations unies pourraient bien lancer lundi un pavé dans la mare économique. Lors de son Conseil d’administration qui s’ouvre à Nairobi, au Kenya, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) présentera officiellement son rapport «Vers une économie verte» aux ministres de l’Environnement de plus de cent pays. Selon les conclusions des experts du PNUE, investir 2% du PIB mondial dans dix secteurs clés de l’économie verte permettrait de réduire les émissions de carbone et de réduire la pauvreté dans le monde, sans altérer la croissance économique.
«Réinvestir dans le capital naturel au lieu de l’exploiter»
Agriculture, bâtiment, énergie, pêche, forêts, transport ou encore eau: le PNUE mise sur ces secteurs pour relancer l’économie mondiale et réduire les inégalités entre les pays.  «L’économie verte ne consiste pas à étouffer la croissance et la prospérité, mais à se reconnecter à la véritable richesse, à réinvestir dans le capital naturel au lieu de l’exploiter», explique Pavan Sukhdev, responsable de l’Initiative pour une économie verte au PNUE. Contrairement aux idées reçues, favoriser les activités peu émettrices de CO2 et lutter contre la perte de biodiversité ne coûterait pas de points de PIB: les taux de croissance projetés sont identiques voire supérieurs à long terme si le plan du PNUE était mis en œuvre. L’emploi ne serait pas impacté: le nombre d’emplois «nouveaux et décents» créés dans des secteurs allant des énergies renouvelables à l’agriculture durable compenserait les pertes des secteurs «polluants».
Les scénarios du PNUE révèlent ainsi un taux de croissance économique mondial d’environ 2,5% entre 2030 et 2050 dans le cas d’une économie verte, contre 1,5 à 2% en cas de status quo. L’économie verte serait notamment un «catalyseur de croissance et d’éradication de la pauvreté» pour les pays en développement. «2,5 millions de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour et en 2050 la population mondiale comptera plus de deux milliards de personnes supplémentaires: il est donc clair que nos économies doivent continuer à croître et à se développer. Mais ce développement ne peut se faire aux dépens des systèmes dont dépend la vie sur terre, dans les océans ou dans l’atmosphère», déclare Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE.
Réorienter les investissements privés et les subventions
En pratique, le PNUE veut inciter les entreprises puis les gouvernements à réorienter leurs investissements. L’agriculture est un secteur clé: «Une agriculture plus verte permet aux petits producteurs d’augmenter leurs rendements, de ralentir la déforestation et mieux jouer son rôle de puits de carbone et de diminuer les besoins en eau», explique Sylvie Lemmet, directrice de la division Technologie, industrie et économie du PNUE, basée à Paris. Autre secteur crucial: l’énergie. Selon le rapport, investir 1,25% du PIB mondial dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables diminuerait la demande mondiale d’énergie primaire de 9% en 2020 et de près de 40% en 2050.
Le rapport, issu d’une étude macroéconomique à laquelle plus d’une centaine d’experts ont participé, sera porté par les Nations unies auprès des décideurs du monde entier et servira de base de travail au Sommet de Rio en 2012.
 
 
FRANCE:La filière du photovoltaïque sur ses gardes
Scr: enerzine avec AFP
   ENERGIE - La concertation avec le gouvernement, qui vient de s'achever,
   n'a pas rassuré les professionnels du solaire...
 
 
 
 
 
Les professionnels du photovoltaïque ont fait part de leur inquiétude, redoutant notamment une baisse «drastique» du tarif de rachat de l'électricité solaire, à l'issue de la dernière réunion de concertation sur l'avenir de la filière, organisée vendredi à Paris.
L'ancien directeur de l'Institut national de la Statistique et des Etudes économiques, Jean-Michel Charpin, et l'ingénieur général des Mines, Claude Trink, chargés de mener la concertation, doivent remettre leur rapport au gouvernement en début de semaine prochaine. Le gouvernement souhaite mettre en place un nouveau cadre réglementaire «avant le 8 mars», date à laquelle se terminera le moratoire actuel sur les projets solaires.
Crainte d'une baisse des tarifs de rachat drastique
Dans leur pré-rapport communiqué aux acteurs, MM. Charpin et Trink prônent un pilotage plus fin des aides publiques à la filière mais laisse au gouvernement le soin de trancher les questions les plus cruciales. André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), a précisé vendredi être «sur ses gardes», redoutant «qu'on baisse les tarifs (de rachat de l'électricité solaire) d'une façon drastique qui condamnerait les entreprises».
«J'ai un peu l'impression que la concertation était un habillage à la marge de décisions déjà prises en amont», a regretté pour sa part Richard Loyen, délégué général d'Enerplan (association professionnelle de l'énergie solaire). «Je crains qu'on fasse entrer la filière dans un étouffoir qui soit mortifère pour le secteur», a-t-il ajouté.
Manifestation d'industriels et de salariés
En marge de la réunion, une manifestation a rassemblé à Paris jusqu'à 300 industriels et salariés du photovoltaïque, selon le collectif «Touche pas à mon panneau solaire», qui regroupe quelque «3.700 acteurs de la filière».
«Je suis là pour me battre. C'est une filière qui crée de l'emploi. On file du pognon aux banques et on sucre les aides au solaire», a déclaré Xavier Brasleret, un salarié récemment licencié d'une PME landaise du secteur photovoltaïque et ayant fait le déplacement.
Le gouvernement avait imposé en décembre un moratoire de trois mois pour juguler l'emballement de la filière photovoltaïque et lancé cette concertation.
 
Le : 22/02/2011 
 
Le Japon interrompt la chasse à la baleine   
Scr: lesoir.be
   Le Japon a décidé d’interrompre prématurément sa campagne de pêche
   à la baleine dans l’Antarctique cet hiver, à cause du harcèlement mené
   par l’association de défense de l’environnement Sea Shepherd.
 
 
 
Les militants de cette association basée aux Etats-Unis poursuivent chaque année les baleiniers nippons à bord de leurs propres navires pour empêcher la capture des cétacés.
« Afin d’assurer la sécurité des membres d’équipage et des navires, le gouvernement est contraint de mettre fin à la campagne », a déclaré vendredi le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michihiko Kano, lors d’une conférence de presse.
« Il est regrettable que de telles obstructions aient pu se produire. Nous allons devoir trouver des moyens pour empêcher ce genre de harcèlement », a-t-il ajouté.
Le fondateur canadien de Sea Shepherd, Paul Watson, s’est réjoui de cette décision, mais a averti qu’il n’allait pas baisser la garde.
« C’est une bonne nouvelle », a-t-il dit à l’AFP. « Nous nous maintiendrons cependant près des bateaux japonais jusqu’à ce qu’ils retournent vers le nord et que nous soyons sûrs qu’ils quittent le sanctuaire des baleines de l’Antarctique ».
L’Agence des pêches avait déjà annoncé mercredi la suspension depuis le 10 février des activités du Nisshin Maru, le navire-usine de la flotte nippone, pour des raisons de sécurité.
Selon la télévision publique NHK, les baleiniers nippons n’ont capturé jusqu’ici que 170 cétacés, soit un cinquième seulement de leur objectif de 850 prises.
Les bateaux japonais pêchent chaque année plusieurs centaines de baleines dans l’Antarctique au nom de la « recherche scientifique », une pratique tolérée par la Commission baleinière internationale qui interdit la chasse commerciale au cétacé depuis 1986.
 
L’Australie a saisi en juin dernier la Cour internationale de justice afin d’obliger le Japon à mettre fin à ce programme de chasse, estimant que l’archipel violait ses « obligations internationales ».
Les autorités japonaises affirment que cette pêche fait partie intégrante de la culture nippone, sans cacher que la viande de baleine termine sur les étals.
Les écologistes dénoncent pour leur part une pratique cruelle et inutile, soulignant que cette viande n’est pas particulièrement appréciée au Japon et que les missions subventionnées par les autorités coûtent cher au contribuable.
Selon un militant de l’organisation écologiste Greenpeace, Junichi Sato, la mission a été écourtée en raison des stocks massifs de viande de baleine déjà accumulés.
« Nous nous félicitons bien sûr de cette décision, mais ce que le Japon devrait réellement décider c’est de mettre fin pour de bon à la +pêche scientifique+ », a-t-il dit.
Patrick Ramage, directeur du Programme international sur les baleines au Fonds international pour la protection des animaux, s’est également félicité de l’arrêt de la campagne.
« C’est certainement une bonne nouvelle pour les baleines et pour tous ceux qui dans le monde les défendent », a-t-il dit.
Selon lui, le gouvernement de centre-gauche arrivé au pouvoir au Japon en 2009 est plus conscient du coût économique et diplomatique des campagnes baleinières et moins dépendant des bureaucrates qui veulent les poursuivre.
« Ce n’est pas la fin de la chasse à la baleine du Japon, mais cela peut être le début de la fin de la pêche commerciale dans un sanctuaire international », a-t-il estimé.
 
Les pesticides ont un impact à 1km à la ronde, selon une étude
Scr:  nouvelobs.fr avec AFP
 
   Les moquettes de maisons situées jusqu'à 1.250 mètres
   autour du lieu d'épandage de pesticides agricoles étaient
   contaminées, révèle l'expertise américaine.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les pesticides, dont certains sont soupçonnés d'être cancérigènes, peuvent avoir un impact dans un rayon de plus d'un kilomètre autour du lieu d'épandage et même contaminer les moquettes dans les maisons, révèle vendredi 18 février Générations Futures, citant une étude américaine.
L'étude des échantillons de poussières dans les moquettes et tapis de 89 maisons en Californie a révélé la présence de résidus de pesticides agricoles utilisés dans un rayon allant jusqu'à 1.250 mètres autour de ces résidences durant les 730 jours précédents, selon une étude publiée jeudi par la revue Environmental Health Perspectives des Instituts nationaux de santé américains.
 
Un impact sur l'air
Jusqu'ici, les chercheurs n'avaient découvert ce genre de résidus que dans un rayon de 750 m autour des habitations.
De plus, l'étude a montré que l'utilisation domestique ou professionnelle des pesticides par les habitants des maisons testées n'avait qu'un impact mineur sur la variabilité de la concentration des pesticides retrouvés.
Pour Générations Futures, cette étude montre que les pesticides sont non seulement nocifs pour les produits agricoles, mais ont également un impact sur l'air que respirent les habitants des maisons avoisinants les champs et vergers où les produits chimiques sont utilisés. "Ces résultats montrent qu'il faut absolument conserver l'arrêté du 12 septembre 2006" qui n'autorise l'épandage de ces produits que si la vitesse du vent ne dépasse pas la force 3 (19 kilomètres/heure) sur l'échelle de Beaufort comportant 13 degrés, souligne l'organisation non-gouvernementale.
 
La réduction de 50% des pesticides en 10 ans
 Cet arrêté est remis en cause, selon Générations Futures, par la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits, après le procès en janvier de trois pomiculteurs de Corrèze pour avoir épandu des pesticides sur leurs vergers par vent trop fort, un procès pénal qui pourrait faire jurisprudence. La décision a été mise en délibéré au 10 mars.
"Il faut à la fois conserver cet arrêté, unique et mince protection contre la contamination par les pesticides agricoles dont disposent les riverains des zones de cultures, et relancer la dynamique du plan Ecophyto 2018 qui prévoit la réduction de 50% des pesticides en 10 ans", a souligné le porte-parole de Générations Futures, François Veillerette.
 
Eco-emballages vante la «redevance incitative» testée en Alsace
Scr:  20minutes.fr avec AFP
 
   RECYCLAGE - Pour le tri des déchets, Eco-emballages veut appliquer
   le principe pollueur-payeur...
 
 
 

La mise en place d'une redevance incitative dans le centre de l'Alsace début 2010 a permis d'obtenir de «très bons» résultats en matière de recyclage des déchets, se sont félicités mardi l'organisme Eco-emballages et le syndicat local de gestion des déchets. De 2009 à 2010, le tonnage de déchets recyclés par an et par habitant y est passé de 50 à 52 kg (+6%), a expliqué Jean-Pierre Piela, président du SMICTOM (Syndicat mixte de traitement et de collecte des ordures ménagères) d'Alsace centrale, qui gère les déchets de 125.000 habitants dans 89 communes.
Dans le même temps, les erreurs de tri ont diminué de 46%, a précisé Jean-Pierre Piela, à l'occasion d'une conférence de presse sur son site de Scherwiller. «Ce sont de très bons résultats», a estimé le directeur des opérations d'Eco-emballages Pascal Heinaux, qui espère que d'autres collectivités suivront cet exemple, alors que la loi Grenelle prévoit un objectif de 75% de recyclage des déchets d'emballage ménagers dès 2012.
Plus de déchets non recyclables, plus de redevance
La redevance incitative a pour objectif d'appliquer aux ménages le principe «pollueur payeur»: son montant augmente en fonction de la taille du bac gris (celui qui reçoit les ordures non recyclables) qui leur est attribué. Simultanément, il est demandé aux éboueurs de vérifier le contenu des bacs jaunes (emballages) et de les refuser en cas de contenu non conforme. Les consommateurs sont ainsi incités à jeter le maximum de déchets dans le bac jaune, sans pour autant y déposer de déchets non recyclables.
La mise en place de la redevance en Alsace centrale au 1er janvier 2010 a été accompagnée de mesures visant à «simplifier le geste de tri» et «aider le citoyen»: les consignes de tri ont été uniformisées, des «ambassadeurs du tri» ont été chargés d'actions pédagogiques auprès des habitants, les gardiens d'immeubles ont été formés, a détaillé Jean-Pierre Piela.
Une minorité de collectivités ont pour l'heure adopté un régime de redevance lié au volume de déchets. La communauté d'agglomération du grand Besançon (CAGB) est la seule agglomération de plus de 50.000 habitants à s'être engagée dans cette voie. Eco-Emballages est l'organisme qui gère les contributions financières des entreprises en matière de recyclage pour les redistribuer aux collectivités territoriales chargées de la collecte.
 
Le : 21/02/2011 
Les inondations, conséquence du réchauffement climatique
Scr:  20minutes.fr avec AFP/photo Reuters (Australie)
  
   CLIMAT - Les dernières études démontrent un lien entre l'intensité
   des inondations et le réchauffement...
 
 
 
 
 
Le réchauffement climatique a accru l'intensité des pluies diluviennes et des inondations dans l'hémisphère Nord au cours de la seconde moitié du 20e siècle, selon des travaux publiés mercredi. Deux études paraissant dans la revue scientifique britannique Nature figurent parmi les premières établissant un lien direct entre le changement climatique et son impact sur des événements météorologiques extrêmes.
 
 Jusque là, ce lien restait essentiellement théorique, même si des modélisations numériques prédisaient que l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère aggraverait les épisodes de pluies diluviennes. «C'est vraiment le cas, notre papier en fournit la premier preuve spécifique», assure Francis Zwiers (Université de Victoria, Canada), co-auteur d'une des études.«L'homme influence l'intensité des précipitations extrêmes», a-t-il déclaré à des journalistes lors d'une conférence de presse téléphonique.
 
Davantage d'eau dans l'air quand le climat se réchauffe
Les données collectées en Europe, Asie et Amérique du Nord montrent, qu'en moyenne, les plus graves pics de précipitations d'une durée de 24 heures pour une année donnée ont eu une intensité accrue au cours de la dernière moitié du 20e siècle. Lorsqu'on compare ces pics annuels avec les simulations des modèles climatiques, l'influence humaine devient évidente, selon Francis Zwiers. «Le changement observé ne peut pas s'expliquer par des fluctuations naturelles, internes du seul système climatique», dit-il. Il y a davantage d'eau dans l'air quand le climat se réchauffe : «l'atmosphère a une capacité accrue à retenir l'humidité», explique le chercheur.
 
Les précipitations ne vont pas nécessairement augmenter dans les régions où les pluies sont faibles. Certaines risquent, au contraire, de devenir plus sèches. «Mais cela signifie que lorsqu'une précipitation survient, il y a davantage d'eau», souligne ce scientifique.
Les risques de pluies extrêmes doublés

Pourquoi a-t-il été si difficile pour les scientifiques d'établir un lien direct entre changement climatique et événements météorologiques extrêmes? Il est de «plus en plus facile de détecter dans les observations» les effets du changement climatique au fur et à mesure les gaz à effet de serre s'accumulent dans l'atmosphère, répond-il. Les capacités de calcul limitées des ordinateurs restent cependant un frein pour réaliser de fines modélisations et les confronter à la réalité.
 
Pour vaincre cet obstacle, Myles Allen (Université d'Oxford) et Pardeep Hall (ETH, Zurich) se sont servi de la puissance des réseaux sociaux pour réaliser la seconde étude portant sur l'impact du réchauffement climatique en Angleterre, où l'automne 2000 avait été marqué par des pluies diluviennes entraînant de graves dégâts. «Nous avons demandé à des membres du public dans le monde entier de laisser leur propre ordinateur personnel faire les simulations pour nous lorsqu'ils ne s'en servaient pas», relate-t-il. Le projet de calcul distribué climateprediction.net bénéficie actuellement de 50.000 à 60.000 ordinateurs personnels.
 
Les chercheurs ont pu comparer deux modèles numériques, l'un basé sur des données météorologiques historiques détaillées, l'autre sur une simulation de ce qu'il se serait passé à l'automne 2000 en Angleterre si des gaz à effet de serre n'avaient pas été émis au 20e siècle. Après avoir répété la simulation des milliers de fois, ils ont trouvé que ces émissions avaient doublé les risques de voir se produire des épisodes de pluies extrêmes.
 
Des microorganismes pour neutraliser les déchets
Scr:    BE Russie 38 
   Une technologie de neutralisation, au moyen de microorganismes,
   des déchets industriels et pollutions dues à l'homme a été mise au point
   à Tomsk, rapporte le site rian.ru.
 
 
 
 
Des spécialistes de l'Institut de recherche de biologie et de biophysique de l'Université d'Etat de Tomsk (TGU) ont élaboré une technologie permettant de nettoyer les déchets industriels et les pollutions technogènes à l'aide de microorganismes neutralisateurs.
 
La plupart des entreprises recourent aujourd'hui, pour neutraliser leurs déchets industriels, à un traitement thermique, ce qui conduit au rejet dans l'atmosphère de substances toxiques. Si l'on enfouit dans le sol, sur des polygones spéciaux, des déchets toxiques, le milieu environnant est également pollué. Les travaux menés par des chercheurs du laboratoire de biocinétique et de biotechnologies du TGU, travaux qui reposent sur l'utilisation de ces microorganismes neutralisateurs, permettent de transformer efficacement, sans conséquences écologiques négatives, les déchets d'entreprises industrielles, et d'éliminer également les pollutions technogènes occasionnées, notamment, par les déversements de pétrole, et de rétablir les écosystèmes ayant souffert.
 
"Il s'agit d'une méthode universelle, qui consiste à transformer Les déchets en substances utiles. On peut faire ce que l'on veut. Par exemple, si l'on a un mélange de phénol et de formaldéhyde, on peut le détruire à l'aide de microorganismes, et nous obtiendrons alors un "bouillon" universel contenant des acides aminés et des substances utiles, pouvant être utilisé comme aliment pour le bétail ou même pour l'homme, explique Vladimir Kalioujine, collaborateur senior du laboratoire." "Nous recherchons des substances analogues à celles sur lesquelles nous allons travailler. Par exemple, le bois est fait de cellulose et de lignine, or la lignine est un produit analogue au phénol. Les microbes qui détruisent le bois mangeront également le phénol." Ces microorganismes neutralisateurs, résume le chercheur, les scientifiques "les prennent dans le milieu environnant, testent leur caractère pathogène, puis les utilisent".
 
Selon ce scientifique, plus d'une vingtaine de tests industriels expérimentaux de technologies ont été conduits. Ils ont permis de restaurer plus de 330 hectares de territoires pollués. "Nous avons mené avec succès des travaux dans différentes conditions climatiques, que ce soit dans la République des Komi, dans les régions de Tioumen et de Tomsk ou même au Kazakhstan, a-t-il indiqué."
 
Afin de commercialiser cette découverte, le TGU a créé une petite entreprise d'innovation, la société Bio-Retox, qui offrira ses services pour le nettoyage des territoires pollués, ainsi que pour la neutralisation et la transformation des déchets toxiques organiques. Les services de cette compagnie s'adresseront aux entreprises travaillant dans la production et la transformation du pétrole, les industries chimique et pharmaceutique, l'agriculture, ainsi que la transformation du bois et des métaux.
 
FRANCE :P.O : Saint-Cyprien :  Un bateau dépollueur testé
Scr:  lindependant.fr
   le « In’Clean » est un bateau mi-barge mi-catamaran
   dont la destination est la collecte de déchets en mer, lac et fleuve.
 
 
 
Mis à l’eau dans le port cyprianenc, un prototype mis au point par une société perpignanaise et qui semble déjà susciter l’intérêt de collectivités.
Le In’Clean mis à l’eau et testé mardi matin dans le port avale les déchets en suspension sur l’eau comme un aspirateur des miettes.
Petit, léger, maniable, ce bateau dépollueur a été pensé à Perpignan par la société JCFrance industrie. Jusqu’ici spécialisée dans la fabrication de filtres et d’égrilleurs pour le traitement des eaux usées, JCFrance industrie se lance donc sur le marché de la dépollution.
 
Un outil à 92 000 euros
« La particularité de notre bateau est son système de collecte des déchets. Un système automatique qui prélève les matières en suspension dans l’eau : plastiques, feuillages, branchages... et les rejette dans un container », explique José Arnau, directeur de la société qui vient d’acquérir un terrain sur le site de Torremila, au nord de Perpignan, pour y construire une unité de 1 400 m2 destinée « à réaliser notre matériel de filtrage ainsi que le système du bateau ».

Car l’homme croit ferme en son invention et son système breveté « In’Clean » : canalisation des déchets, déplacement rapide, légèreté et maniabilité de la structure. « Six personnes ont travaillé à la mise au point de ce prototype pendant cinq mois », précise José Arnau qui entend commercialiser son bateau dépollueur pour 92 000 euros l’unité.
 
Une clientèle déjà séduite
« Il y a beaucoup de clients potentiels, assure le directeur de JCFrance industrie, les municipalités du littoral, les ports, les lacs, les canaux comme le Canal du Midi, les fleuves aussi ».

En attendant de remplir les carnets de commande, et après avoir participé au salon Pollutec de Lyon au cours duquel « des Bretons se sont montrés intéressés », la société perpignanaise a donc noué un partenariat avec la commune cyprianenque.
« Le bateau est mis à disposition pour une durée d’un an, détaille José Arnau, ça permet à la fois de le faire évoluer et d’assurer des démonstrations pour les clients intéressés ».
 
Le : 18/02/2011 
 
Du riz chinois pollué par des métaux toxiques 
Scr:    nouvelobs.fr
   Jusqu'à 10% des 200 millions de tonnes de riz récoltées chaque année
   sont contaminées par des métaux lourds dangereux pour la santé.
 
 
 
 
 
 
 
Un nouveau scandale alimentaire voit le jour en Chine. Jusqu'à 10% du riz récolté en Chine est contaminé par des métaux lourds toxiques dispersés dans la nature, conséquences incontrôlées de la rapide croissance industrielle, a-t-on appris mercredi 16 février.

Depuis des années, d'énormes quantités de riz sont contaminées par ces métaux tels que le cadmium, mais pratiquement rien n'a été fait pour alerter sur les dangers posés par cette pollution, a précisé l'hebdomadaire Nouveau siècle qui a révélé l'affaire. Le journal se fonde sur des études scientifiques menées en Chine depuis 2007.
"Ces métaux lourds toxiques se sont diffusés dans l'air et dans l'eau, polluant une large superficie du territoire de la Chine", a expliqué la revue. "Une chaîne complète de contamination alimentaire est à l'œuvre depuis des années".

De toutes les céréales, le riz a la plus grande capacité à se charger en cadmium, qui se retrouve dans l'eau d'irrigation des rizières après avoir ruisselé des mines, notamment des mines de plomb, d'étain et de cuivre, a précisé le magazine.

200 millions de tonnes par an
Le riz est l'aliment de base en Chine, qui en produit 200 millions de tonnes par an.
"Les études montrent qu'environ 10% du riz chinois contient des niveaux de cadmium qui dépassent les normes", a poursuivi l'hebdomadaire.
Pan Genxing, un des scientifiques ayant participé aux analyses, a indiqué que les taux de cadmium dans le riz étaient même parfois bien plus élevés.

"Dans les zones aux sols acides connues pour être gravement polluées, nous avons découvert que 60% des échantillons de riz prélevés contenaient des niveaux de cadmium qui dépassaient les normes", a-t-il déclaré. Il a souligné que cela posait un "risque potentiel à la santé".
 
Le cadmium est une substance reconnue toxique et cancérigène, qui s'accumule dans le corps humain tout au long de la vie, avec des impacts sur les reins, les os et le foie.
Les déversements accidentels de produits chimiques avec de graves conséquences pour la santé sont fréquents en Chine.
 
La Chine exporte du riz vers le Japon, la Russie mais aussi l'Europe. Avant ce nouveau scandale, l'association Greenpeace avait déjà alerté sur l'importation de riz OGM chinois non autorisé en Europe.
 
En France, le riz chinois se retrouve notamment dans des produits transformés comme les nouilles de riz mais aussi les aliments pour bébés, la bière, les yaourts...
 
L'UE se dote d'un dispositif pour lutter contre les médicaments contrefaits 
Scr:   lemonde.fr
   Les médicaments vendus dans l'Union européenne seront pourvus
   dans quelques années d'un dispositif de sécurité permettant de vérifier
   leur origine et leur authenticité pour lutter contre la contrefaçon.
 
 
 
Cette mesure, qui ne concernera, sauf exception, que les médicaments soumis à prescription, fait partie d'une nouvelle législation adoptée mercredi 16 février par le Parlement européen.
Un logotype européen, dont l'authenticité devra être vérifiable, sera affiché sur les sites légaux de vente sur Internet, où le phénomène de la contrefaçon a pris une ampleur jugée inquiétante par l'organisation mondiale de la santé (OMS). Plus de 50 % des médicaments vendus par des sites illégaux seraient contrefaits, soit qu'il s'agisse de copies, soit qu'ils se révèlent inefficaces, voire dangereux.
SANCTIONS DISSUASIVES
Les Etats membres seront également tenus d'appliquer des sanctions dissuasives contre les fabricants ou distributeurs de médicaments falsifiés, y compris par le biais d'Internet. Chaque maillon de la chaîne devra s'assurer de l'authenticité des produits qu'il acquiert.
 
Si l'apparition du logotype européen du médicament sur Internet est attendue pour 2014, il faudra une dizaine d'années pour mettre en place un système de traçabilité européen. La Commission européenne doit proposer une solution technique de type code-barre ou autre d'ici 2013. Les Etats qui n'imposent actuellement aucun système de sécurité auront trois ans pour l'adopter, les autres, comme la France, bénéficieront d'un délai de six ans.
"C'est une étape, même si nous ne sommes pas allés assez loin", a estimé, au nom du Parti populaire européen, l'eurodéputée française de l'UMP Françoise Grossetête. Elle a déploré que les médicaments vendus sans ordonnance dont certains, comme les antalgiques, réalisent de très grosses ventes, ne soient pas automatiquement concernés par le dispositif de traçabilité. Elle regrette également que le reconditionnement de médicaments, pratiqué par certains courtiers qui achètent dans un pays à bas coûts pour revendre dans un autre, n'ait pas été interdit par la directive.
L'OMS estime que les médicaments contrefaits représentent environ 1 % du marché, en valeur, dans les pays développés, mais plus de 30 % dans les pays les plus pauvres et entre 10 et 20 % au sein des économies émergentes.
En 2009, la Commission européenne avait annoncé la saisie par les douanes de 34 millions de comprimés contrefaits en l'espace de deux mois, lors de contrôles ciblés menés dans tous les Etats membres.
 
Pollution en Équateur : amende historique contre un groupe pétrolier 
Scr:   lemonde.fr
   Depuis 1993, 30.000 habitants de l'Amazonie équatorienne
   mènent un combat juridique acharné contre le deuxième
   plus gros groupe pétrolier au monde, Chevron.
 
 
 
 
Lundi, ce dernier a été reconnu coupable de dommages sévères sur l'environnement, notamment de pollution durable sur les eaux, par le tribunal équatorien chargé du dossier. L'entreprise américaine a été condamnée à une amende record de 9,5 milliards de dollars. Chevron a d'ores et déjà annoncé qu'il ferait appel de cette décision.
 
Le : 17/02/2011 
 
La fin du monde est-elle vraiment prévue pour 2012 ? 
Scr:    20minutes.fr/AFP
   Une scientifique s'attaque à la question...
   La fin du monde en 2012?
   Réponse de l'astrophysicienne Jocelyn Bell Burnell .
 
 
 
La scientifique, célèbre pour avoir détecté la première le signal d'un pulsar en 1967, s'est attaquée au sujet parce qu'à la fin de chacune de ses conférences, quelqu'un disait: «Tout cela est très bien, mais que pensez-vous de la fin du monde en 2012?»
Prophétie des Mayas
Le scénario catastrophe tire son origine du calendrier maya. Les Mayas, qui croyaient que les dieux faisaient et défaisaient régulièrement le monde, pensaient vivre dans un «compte long» commencé le 11 août 3114 avant Jésus-Christ, et devant s'achever le 21 décembre 2012. Là où ils pensaient probablement que s'ensuivrait un nouveau «compte long», de nombreux faux-prophètes se sont emparés de la date pour prédire la fin du monde, sous l'effet de causes diverses: chute d'une météorite, alignement des planètes, effet du champ magnétique solaire...
 
Toutes théories qui mordent d'autant plus sur l'opinion qu'elles sont construites à partir de pseudos éléments scientifiques, constate Burnell. La question posée sur Google fait apparaître quelque 56 millions de références, et certains croient même savoir que la fin du monde est pour 11h11 précisément. Qu'en est-il? Le solstice d'hiver intervient bien à 11h12 le 21 décembre, mais sans provoquer à ce jour de catastrophe majeure.
 
Certains évoquent un renversement du champ magnétique solaire. Ce phénomène existe bien, il se déroule même tous les onzeans à peu près, avec un pic d'activité variable et des tempêtes solaires plus ou moins importantes. Mais le cycle en cours est marqué par une activité faible, et «le soleil est devenu plutôt calme», observe la scientifique.
 
Et la Terre? Certains prédisent qu'elle va également changer son champ magnétique et... tourner dans l'autre sens. De fait, un changement du champ magnétique terrestre est intervenu deux fois depuis la présence de l'Homme sur Terre, la dernière fois il y a 750.000 ans. Mais la Terre tourne toujours dans le même sens, «et nous sommes toujours là», lance la scientifique.
 
L'hypothèse des météorites
L'alignement des planètes pourrait secouer la Terre au point d'entraîner la fin du monde, avancent certains. Sauf que le prochain alignement n'a lieu qu'en 2040, et que les planètes n'entrent que pour une part infime dans l'attraction terrestre. Le dernier alignement (Jupiter, Venus, Lune, Terre) en 2008 est passé inaperçu.
 
Restent les météorites, qui peuvent causer de gros dégats. L'impact d'une météorite de 10 km de diamètre il y a 65 millions d'années au Mexique (Chixculub) serait responsable de la disparition des dinosaures. Mais les téléscopes géants sont aujourd'hui capables de détecter les gros météorites et de calculer le risque de collision, affirme l'astrophysicienne. Les technologies pour les dévier de leur trajectoire existent aussi, comme l'envoi d'une fusée à un point d'impact.
 
Le plus fantaisiste est peut-être l'hypothèse que nous tombions dans le trou noir au centre de notre galaxie. Sauf que la Terre se situe à 26.000 années lumières du trou, ce qui rend tout à fait impossible d'y être pour le 21 décembre 2012, sans même parler de la gravité et de l'orbite terrestre, qui nous tiennent à bonne distance.
 
In fine, ce type de prophétie n'a pas de base scientifique, et se nourrit seulement de la crédulité du public, constate la physicienne. «Pas de doute, vous devrez acheter des cadeaux de Noël pour 2012», lance-t-elle, hilare. Jocelyn Bell Burnell a remporté un des principaux prix de la Royal Academy, le prix Michael Faraday de la communication scientifique.
 
Quand l'homme donne la gastro à l'huître 
Scr: lefigaro.fr Crédits photo : Pascal Guyot/AFP
  
   Dans l'étang de Thau, la contamination est provoquée après de fortes pluies
   coïncidant avec un pic de gastro-entérites.
 
 
 
 
Les ostréiculteurs de l'étang de Thau n'avaient pas besoin de ça. Alors que, depuis deux ans, près de 80 % de leurs élevages sont décimés durant la belle saison par un virus (l'herpès virus OsHV-1), voilà qu'ils n'ont plus le droit de vendre leurs huîtres depuis le 6 janvier. Leurs mollusques sont contaminés par un autre type de virus : les norivirus d'origine humaine qui provoquer chez les sujets infectés des gastro-entérites aiguës, caractérisées par l'apparition brutale de diarrhées et de vomissements. En période normale, 12 000 tonnes d'huîtres et 3 600 tonnes de moules sont produites dans l'étang qui borde la ville de Sète.
 
Ce n'est pas la première fois que les norivirus contaminent le bassin de Thau. En 2003, 2006 et en 2009, des épisodes identiques avaient déjà eu lieu. Il s'en est déjà aussi produit en baie de Morlaix et dans le Morbihan où les palourdes de la Petite mer de Graves ont été plusieurs fois touchées. Les huîtres de Thau sont néanmoins particulièrement vulnérables et exposées aux pollutions humaines car l'étang a peu d'échanges avec la mer. Le temps moyen avant que l'eau se renouvelle est estimé à 64 jours, ce qui en fait un milieu particulièrement confiné par rapport à Arcachon (19 jours). Dix cours d'eau s'y déversent et la densité de population du bassin versant est élevée (240 habitants/km²) à laquelle s'ajoutent 1,3 million de touristes chaque année.

Virus pathogènes 
L'élevage des huîtres dans ces conditions relève du défi. Dans un avis rendu public jeudi, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) le souligne et fait toute une série de recommandations. En effet, le scénario de contamination des coquillages par les norivirus est connu et il se répète à chaque fois. Il intervient quelques jours après de très fortes précipitations coïncidant avec un pic épidémique de gastro-entérites.
 
Résultat, les stations d'épuration, les bassins, les flaques d'eau sale débordent et se déversent dans l'étang, charriant des milliards de virus pathogènes d'origine fécale excrétés par des malades. Les norivirus étant particulièrement résistants, ils peuvent rester actifs à l'intérieur des huîtres pendant deux mois. Dans cette affaire, c'est donc l'homme qui contamine d'abord les huîtres et elles qui infectent ensuite ceux qui les consomment. La sensibilité aux norivirus varie d'un individu à l'autre.
 
«Les facteurs de risque de contamination étant bien repérés, il faut renforcer les systèmes d'évacuation des eaux dans les zones où ils sont défaillants», assure Valérie Baduel, directrice générale adjointe de l'Anses. L'ostréiculture est une activité sensible et les élus doivent intégrer dans leur schéma d'urbanisme
 
Les interdictions à répétition pour cause de norivirus sont évidemment pénalisantes pour la profession. Elles devraient aussi entraîner une modification prochaine de la réglementation. «Aujourd'hui, une analyse d'ADN viral par PCR ne coûte plus que 10 €», souligne en effet Fabrice Pernet, chercheur au centre Infremer de Sète. Cela change évidemment la donne. Les norivirus devraient donc bientôt être intégrés dans le cadre du système de surveillance de la qualité sanitaire des élevages de coquillages destinés à la consommation humaine. Ce n'est pas encore le cas. La surveillance en routine s'exerce seulement sur les bactéries fécales ( Escherichia coli ). Une réflexion est menée en ce sens au niveau européen et un groupe de travail planche sur une définition d'un seuil réglementaire de norivirus chez les coquillages.
 
Réduire les émissions lors du démarrage des véhicules  
Scr: enerzine.com
 
   Dans sa main droite, le Dr Ashford tient un bocal d'essence alors que dans celle de gauche,
   il a obtenu un carburant de "démarrage" dérivé de son invention de récupération Vapeur / Emission.
 
 
 
 
 
 
 
Au lieu de construire de nouvelles voitures à partir de zéro, ne serait-il pas plus judicieux de rendre les véhicules actuels beaucoup plus éco-efficients ?
S'il est vrai que la voiture de demain sera capable de répondre à bon nombre de "promesses environnementales", celle d'aujourd'hui a pourtant la capacité immédiate d'entraîner des répercussions vers un monde moins pollué.
 
Pendant des années, des ingénieurs en mécanique ont travaillé sur des solutions innovantes avec comme objectif : la réduction des émissions nocives s'échappant de nos véhicules. Le Dr Marcus Ashford de l'Université de l'Alabama s'est concentré non seulement sur la réduction des rejets des véhicules, mais il a également rendu le processus de démarrage plus éco-efficient.
 
Tout d'abord, l'équipe du docteur Ashford s'est attachée à étudier tous les moyens possibles pour réduire les émissions d'hydrocarbures lors de la phase de démarrage du véhicule. Beaucoup de gens ne réalisent pas que les fumées d'échappement restent inférieures aux émissions intervenant par évaporation à travers le réservoir d'essence.
 
L'idée centrale était donc d'extraire les vapeurs d'hydrocarbures émanant du réservoir pour en faire un meilleur carburant au démarrage. La recherche consistant à "transformer les vapeurs d'essence en carburant pour le démarrage a montré un potentiel d'optimisation qui pouvait atteindre jusqu'à 80 à 90% des rejets d'hydrocarbures globales", a indiqué M. Ashford.
 
Le procédé recueille essentiellement les vapeurs d'hydrocarbures en provenance du réservoir, les refroidit et les condense dans une chambre séparée. La solution obtenue sera ensuite convertie en "carburant innofensif pour le démarrage". Grâce à ce système de récupération/traitement des vapeurs/ émissions, la plupart des véhicules démarreront plus facilement et émettront de fait moins de fumées dangereuses.
La société "Emission & Power Solutions" a débuté une collaboration de recherche et de développement avec l'UC en vue de commercialiser le dispositif. Concrètement, un réservoir additionnel sera ajouté à côté du réservoir d'essence principal afin de capturer et de réutiliser le couple Vapeur / Emission lors du démarrage.
L'objectif affiché est de commercialiser un système efficace de réduction des vapeurs d'hydrocarbures pour tous les véhicules à carburant liquide (voitures, utilitaires et véhicules légers).
 
Selon l'UA, le système Vapeur / Emission présente les avantages suivants :
•Simplicité - il constitue un dispositif efficace de réduction des émissions nocives
•Transparence - le consommateur garde les mêmes performances et utilise le même système de carburation
•Adaptabilité - les flottes automobiles existantes peuvent en être équipées facilement
•Respectueux de l'environnement - Les émissions globales d'hydrocarbures sont réduites de 80%.

 
Le : 16/02/2011 
 
Du gaz aussi a fui dans le golfe du Mexique 
Scr:   sciences&avenir
   Jusqu’à 500.000 tonnes d'hydrocarbures gazeux ont été rejetées dans l'océan
   lors de l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, louée par la
   compagnie pétrolière BP, pour forer dans le golfe du Mexique.
 
 
 
 
 
 
En trois mois, du 20 avril 2010 au colmatage de la fuite le 15 juillet, l’explosion de la plate-forme de BP a entrainé la fuite d'environ 4 millions de barils de pétrole dans le golfe du Mexique. Une étude réalisée par Samantha Joye de l’université de Georgie révèle qu’en plus du pétrole liquide, une grande quantité de gaz d’hydrocarbures s’est également déversée dans la mer.

Ces gaz tels que le méthane ou le pentane ne sont habituellement pas quantifiés dans ce type de marée noire mais les chercheurs notent dans Nature Geosciences que la comptabilisation de ces rejets est essentielle à la compréhension de la véritable ampleur de la catastrophe et de ses impacts potentiels sur les écosystèmes marins.
 
Les chercheurs expliquent qu’à la profondeur de la fuite (1480 mètres), les hautes pressions et les basses températures piègent les hydrocarbures gazeux libérés dans un couche d’eau comprise entre 1000 et 1300 mètres de profondeur. Dans cette zone, ils seront consommés par des microorganismes, par oxydation, ce qui peut conduire à créer des territoires où l’oxygène sera raréfié.
"Nous ne parlons pas de vastes zones hypoxiques offshore dans le Golfe du Mexique", a expliqué Samantha Joye. "Mais l'oxydation microbienne du méthane et des autres alcanes élimine l'oxygène du système pendant un certain temps parce que la reconstitution de l'oxygène à cette profondeur prendra de nombreuses décennies."
 
L'étude conclut qu’il est difficile de distinguer la part de l’appauvrissement en oxygène attribuable aux gaz car tous les hydrocarbures contribuent à l’hypoxie. Par conséquent, la connaissance de la masse totale des déversements d'hydrocarbures est essentielle pour comprendre les implications à long terme sur les communautés microbiennes du Golfe, la chaîne alimentaire et sur l'ensemble de l’écosystème.
 
Les chercheurs ont  examiné des échantillons de 70 sites autour de la fuite lors d'une expédition de la fin mai à début Juin 2010. Ils ont combiné leurs données avec les estimations du volume de pétrole déversé et pu quantifier, pour la première fois, l'évacuation des gaz en termes de barils équivalent pétrole (BEP). Ils estiment que les déversements atteignent entre 1.6 et 3.1 millions de BEP
 
Textile : les prix vont grimper de 15% cet été 
Scr:   lefigaro.fr
   Les enseignes vont être obligées de répercuter sur leurs prix
   la flambée historique du prix du coton.
 
 
 
Les volumes de ventes pourraient décrocher de 10%.
Elle n'a plus le choix. L'industrie du textile et de l'habillement, qui se dit dos au mur, s'est finalement résolue à augmenter ses prix. D'après Lucien Deveaux, président de l'Union des industries textiles (UIT), cette hausse sera de 3 à 15%. En cause, la montée en flèche des cours du coton, qui ont atteint récemment des plus hauts niveaux depuis la guerre de Sécession aux États-Unis (1861-1865), soit il y a plus de 140 ans !
Depuis mai 2010, le prix de coton a littéralement explosé, passant d'environ 75 centimes de dollar à près de 2 dollars. La laine, elle, s'est envolée d'environ 38% en un an, tandis que le prix de la soie a été multiplié par deux.
Or les matières premières représentent 8 à 20% du prix de revient industriel d'un vêtement et jusqu'à 40% de celui d'un drap de lit, selon l'Institut français de la mode (IFM). Les catastrophes climatiques qui ont eu lieu dans les principaux pays producteurs de coton (Inde, Chine, Brésil, Australie et Pakistan) ces derniers mois ont plombé les récoltes. Par ailleurs, depuis plusieurs années, la surface mondiale consacrée à la production de ces matières premières se réduit drastiquement, asséchant d'autant plus l'offre, les agriculteurs du secteur, déçus par la très coûteuse et peu rentable production de coton (il y a trois ans, la livre de coton valait à peine 70 cents), ayant choisi des activités plus rémnuératrices comme les céréales et les oléagineux.
Au final, pour la saison 2010/2011, la production mondiale de coton va représenter environ 115,5 millions de balles, tandis que la consommation ne devrait atteindre que 116,579 millions - la Chine dévorant littéralement le marché -, ce qui fait un déficit de 1,1 million.

Les ventes pourraient diminuer de 10%
Si l'industrie textile a résisté jusqu'à présent pour ne pas répercuter sur le prix final le surcroît de charges en matière première, il en va aujoud'hui de la survie du secteur: de telles augmentations «sont inéluctables si l'on veut continuer à avoir une industrie textile dans ce pays», défend Benoît Hacot, directeur général du spécialiste de linge Hacot & Colombier et par ailleurs président de la Fédération française des industries lainières et cotonnières (Ffilc).
 
Mais, selon Rodolphe Deveaux, directeur de l'enseigne Armand Thiery, qui se verra «peut-être» contraint de relever ses prix vers l'été prochain, «les gens ne sont pas prêts à payer plus cher, à perdre du pouvoir d'achat». Si bien que «les volumes de vente pourraient diminuer d'environ 10%», estime de son côté Benoït Hacot, dans la mesure où les enseignes ont habitué les consommateurs à des promotions et à des politiques de casse des prix favorisées par la délocalisation des usines en Asie, où la main d'oeuvre est bon marché.
Une estimation qui fait écho aux chiffres publiés par l'IFM: les prix moyens des vêtements ont baissé de 15% entre 1999 et 2009, alors que les quantités consommées ont augmenté de 20%. Toutefois, déjà, les distributeurs et fabricants se détournent vers le polyester pour compenser la hausse du prix du coton. Ce qui pourrait amortir la hausse sur les étiquettes... et la chute des ventes.
 
Sauf que, dans cette spirale infernale à la hausse des cours du coton, qui ne semble pas vouloir s'arrêter là, en partie alimentée par des spécualtions sur les marchés, des problèmes d'approvisionnement sont prévus: «les prix montent tellement vite que je crains qu'un fournisseur me dise, Monsieur ces vestes-là je ne vous les livre plus ou alors je vous les livre mais à un autre prix», craint Rodolphe Deveaux.
 
Le chargeur universel de téléphone portable est prêt 
Scr:  enerzine.com
   Vous est-il déjà arrivé de ne pouvoir emprunter le chargeur
   d'un ami ou d'un collègue, car il n'était pas compatible avec
   votre modèle de téléphone portable ?
   Il en sera bientôt fini de ces petits tracas.
 
 
 
 
 
 
 
Depuis des années, la Commission Européenne préconise tout simplement l'utilisation d'un chargeur universel, compatible avec toutes les marques et les modèles de téléphone portable. La solution a été trouvée grâce à la coopération entre quatorze entreprises et la Commission européenne : onechargerforall.eu
L'incompatibilité des chargeurs de téléphone portable constitue non seulement un problème pour les utilisateurs, mais aussi une préoccupation environnementale d'envergure au sein de l'Union européenne. Les utilisateurs de téléphone portable qui souhaitent changer de modèle sont souvent obligés d'acheter un nouveau chargeur, indépendamment de l'état de celui qu'ils possèdent déjà.
 
De nouvelles normes techniques relatives aux téléphones portables informatisés ont été publiées le 29 décembre 2010. Mercredi, le vice-président Antonio Tajani a reçu un exemplaire de chargeur universel compatible de la part de Bridget Cosgrave, directrice générale de DigitalEurope, la plus grande association d'entreprises européennes de technologie numérique.
 
« Je me félicite du lancement des nouveaux chargeurs pour téléphone portable sur la base de la nouvelle norme de l'UE. Il s'agit vraiment d'une bonne nouvelle pour les consommateurs européens. Nous attendons maintenant l'arrivée du nouveau chargeur et des téléphones portables compatibles dans les rayonnages. J'encourage les entreprises à accélérer la commercialisation de leurs produits afin que les citoyens dans toute l'UE puissent bénéficier des avantages d'un chargeur universel dans les plus brefs délais », a déclaré le vice-président de la Commission européenne, Antonio Tajani, responsable de l'industrie et de l'entrepreneuriat.
L'aide de la Commission a permis aux fabricants de faire bénéficier les consommateurs européens de cet avantage en un laps de temps relativement bref.
 
Ainsi, la publication des normes en décembre 2010 signifie que les fabricants de téléphones portables peuvent maintenant lancer les modifications requises en matière de conception et d'essai pour les chargeurs, le but étant de s'assurer que les téléphones compatibles soient sûrs et interopérables. Les modèles informatisés compatibles des différentes marques peuvent maintenant fonctionner avec le même chargeur, ce qui constitue un grand pas en avant pour les utilisateurs de téléphones portables. Les quatorze fabricants ont accepté de lancer les nouveaux chargeurs universels de téléphone portable sur le marché européen au cours de l'année 2011.

Historique :
À la suite d'une demande de la Commission européenne, quatorze grands fabricants de téléphones portables ont accepté de signer un protocole d'accord (ci-après dénommé «PA») afin d'harmoniser les spécifications des chargeurs destinés aux téléphones portables informatisés qui sont commercialisés dans l'UE. Les entreprises ayant signé le PA sont les suivantes: Apple, Emblaze Mobile, Huawei Technologies, LGE, Motorola Mobility, NEC, Nokia, Qualcomm, Research In Motion (RIM), Samsung, Sony Ericsson, TCT Mobile (ALCATEL mobile phones), Texas Instruments et Atmel.
 
À la suite d'un mandat délivré par la Commission européenne, les organismes européens de normalisation CEN-CENELEC et ETSI ont mis au point les normes harmonisées que les téléphones portables informatisés compatibles avec le nouveau chargeur universel doivent respecter à partir de 2011. Le chargeur universel repose sur la technologie de connexion Micro-USB. Dans le cas des téléphones qui ne disposent pas d'une interface Micro-USB, le protocole d'accord autorise l'utilisation d'un adaptateur.
 
L'accord porte sur les téléphones portables informatisés, c'est-à-dire les modèles qui peuvent être branchés sur un ordinateur en vue de procéder à l'échange de photos, de fichiers et de musique. Les téléphones portables informatisés sont déjà prédominants sur le marché. Les «smartphones» représentent un segment du marché des téléphones portables informatisés.
 
Le : 15/02/2011 
 
La brutalité du changement climatique 
Scr:   BE Danemark 29 
   La peur d'un changement radical des températures moyennes mondiales qui causerait
   un changement climatique dramatique et aurait des conséquences désastreuses sur
   beaucoup de pays et de populations est répandue de par le monde.
   Quelle est la cause d'un tel changement, et est-il possible de prévoir un changement
   climatique aussi rapide ?
 
 
 
 
 
 
De nouvelles recherches de l'Institut Niels Bohr de l'Université de Copenhague montrent que ce changement pourrait être dû à l'accumulation de causes non liées les unes aux autres, ce qui pourrait être difficile à prévoir. Ces résultats ont été publiés dans la revue scientifique "Geophysical Research Letters".
Pendant des millions d'années, le climat terrestre a alterné entre des périodes glaciaires de 100.000 ans et des périodes inter-glaciaires de 10.000 à 15.000 ans, comme celle dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Le changement d'orbite de la Terre dans l'espace, donc l'inclinaison et la distance de la Terre au Soleil, est à l'origine de ces variations. D'autres changements climatiques sont cependant apparus, dont on ne connaît pas toujours la cause.
 
En analysant les carottes glaciaires retirées de couches de glace de plus de 3 kilomètres d'épaisseur au Groenland, les scientifiques obtiennent des informations sur les températures et le climat d'il y a 140.000 ans. Les changements climatiques les plus brutaux en dehors de la fin de l'ère glaciaire sont une série de changements climatiques durant lesquels la température a soudainement augmenté de 10 à 15 degrés en moins de 10 ans. Cet état dura environ 1000 ans, puis, soudainement, la température a de nouveau baissé et le climat a de nouveau changé. Cela s'est passé plusieurs fois pendant les périodes glaciaires et ces changements climatiques sont appelées des évènements Dansgaard-Oeschger en l'honneur des chercheurs qui les ont découverts et décrits.
 
Un changement aussi dramatique et soudain d'un état climatique à un autre est appelé un point de basculement. Cependant, les causes sous-tendant ces changements ne sont pas connues, et les chercheurs n'ont pas encore réussi à les reproduire dans les modèles climatiques modernes. "Nous avons fait une modélisation théorique de deux scénarii différents qui pourraient déclencher un changement climatique. Nous voulions savoir s'il pouvait être déterminé quand un facteur externe était à l'origine d'un changement climatique et quand le changement était dû à l'accumulation de causes indépendantes et chaotiques", explique Peter Ditlevsen, un climatologue chercheur à l'Institut Niels Bohr. Il explique que dans l'un des scénarii, le climat est tel une bascule qui a basculé d'un côté. S'il y a suffisamment de poids placé sur l'autre côté, la balance va basculer - le climat changera d'un côté à un autre. Il se pourrait que, par exemple, une augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 déclenche un changement climatique.
 
Dans le deuxième scénario, le climat est tel une balle dans un fossé, représentant un état climatique. Cette balle sera continuellement poussée par des fluctuations chaotiques-dynamiques telles que des tempêtes, des vagues de chaleur, des pluies abondantes et la fonte de calottes glaciaires affectant les courants océaniques. L'agitation présente dans le système climatique pourra finalement pousser la balle dans le fossé adjacent, représentant un autre état climatique.
Les recherches de Peter Ditlevsen montrent qu'il est possible de faire la distinction entre les deux scénarios et les changements climatiques survenus durant les périodes glaciaires ont été provoqués par des fluctuations chaotiques-dynamiques. Elles sont ainsi très difficiles à prévoir.
Quelle application pour le présent ? Comment cela peut-il impacter le climat futur ? "Aujourd'hui, nous avons une situation différente à celle de la période glaciaire. La Terre n'a pas eu une telle concentration atmosphérique de CO2 depuis plus de 15 millions d'années, quand le climat était très chaud et l'Angleterre était peuplée d'alligators. Ainsi, nous avons déjà commencé à faire basculer la balance, et en même temps la balle est peut-être plus chahutée et pourrait changer de fossé. Cela voudrait dire que le climat ne se réchaufferait pas simplement durant les 1000 prochaines années, mais des changements climatiques majeurs pourraient se faire en quelques décennies", estime Peter Ditlevsen, en insistant sur le fait que ces recherches ne portent que sur le climat passé, et qu'il ne s'agit pas là de prédictions pour le futur.
 
De l'électricité n'importe où, en tout temps 
Scr:  enerzine.com
   La société suédoise myFC développeur de solutions destinées à l'alimentation
   d'appareils électroniques portables lance le PowerTrekk, un chargeur de poche léger,
   conçu pour les utilisateurs qui passent beaucoup de temps hors de portée des réseaux électriques.
 
 
 
 
 
 
 
Fournissant de l'électricité instantanément où que vous soyez, PowerTrekk utilise une technologie de pile à combustible qui convertit l'hydrogène en électricité.
La solution 2-en-1 de PowerTrekk comprend à la fois une batterie portable et un chargeur de pile à combustible. La batterie portable peut fonctionner de façon autonome comme une source d'électricité disponible ou comme un tampon de stockage pour la pile à combustible. La pile à combustible permet un chargement instantané à partir d'un état de batterie épuisée sans jamais nécessiter de chargement par prise électrique.
L'utilisateur insère tout simplement une recharge de combustible et ajoute de l'eau. Pour charger les dispositifs portables - par exemple des téléphone portables, des appareils-photo et des appareils GPS - l'utilisateur connecte son dispositif à PowerTrekk via un port USB.
Doté d'un étui renforcé étanche et utilisant une technologie robuste à l'intérieur, PowerTrekk est conçu pour répondre aux demandes des personnes intinérantes les plus exigentes.
"PowerTrekk a un avantage concurrentiel sur les chargeurs portables traditionnels. L'électricité de la pile à combustible est générée de façon immédiate et les chargements ne sont aucunement affectés par le climat ou la position du soleil, contrairement aux panneaux solaires. En comparaison avec les chargeurs de voyage alimentés par piles électriques, PowerTrekk offre un chargement fiable car les charges de combustible ne s'épuisent moins vite", a déclaré Björn Westerholm, PDG de myFC, la société qui produit PowerTrekk.
Étant donné que l'hydrogène combustible peut être fourni par différentes sources alternatives, le système est "flexifuel". Selon myFC, "le processus chimique a prouvé son innocuité et est respectueux de l'environnement. En outre, le seul produit dérivé provenant de la pile à combustible est une faible quantité de vapeur d'eau."
Pour le moment, aucune indication n'a été donnée quant à son prix. Il semble que le fabricant soit toujours à la recherche de distributeurs et de revendeurs européens. Mais, son produit sera disponible sur le marché, très bientôt... nous promet-il
 
 
FRANCE: Midi-Pyrenees: Les apiculteurs doivent apprendre à vivre avec le frelon asiatique
Scr: lindependant.fr/Un nid de frelon asiatique. Impressionnant. 
 
   Les apiculteurs   de Midi-Pyrénées, deuxième région attaquée par le frelon asiatique
   après l'Aquitaine en 2004, apprennent à vivre avec ce prédateur de leurs abeilles et
   à en limiter les dégâts, à défaut de pouvoir espérer encore éradiquer l'envahisseur.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La pression de « vespa velutina », son nom scientifique, n'a cessé de monter depuis 2007 dans la région puis dans tout le quart sud-ouest de la France, ont constaté mardi les représentants des départements de Midi-Pyrénées réunis au
 siège de l'ADAM (Association de développement de l'apiculture en Midi-Pyrénées) à Auzeville, près de Toulouse.
Si le représentant du Groupement de défense sanitaire (GDS) des apiculteurs du Lot Michel Bétaille sonne le tocsin en annonçant plus de mille nids dans son département particulièrement touché, Roland Martinand, du Tarn, lance blasé :   « On a arrêté de compter ». D'autres relativisent désormais les nuisances du frelon asiatique en dressant le bilan de 2010.
  « Il y a beaucoup d'autres   problèmes affectant nos ruches : les virus, les acariens comme la varoise, les insecticides, et on a du mal à chiffrer précisément ce qui est imputable au frelon dans les dégâts subis », déclare Virginie Britten, ingénieur à l'ADAM, animatrice de la réunion.
 
Les petites ruches plus fragiles
Vraisemblablement arrivé à Bordeaux dans les soutes d'un bateau en 2003, ce petit frelon de couleur brune se régale depuis des insectes locaux, en particulier des abeilles. Il les attaque à la sortie de la ruche, leur coupe la tête et garde le thorax pour nourrir ses larves.  
« Quand la ruche est suffisamment affaiblie, à la fin de l'été, il entre et fait un carnage de larves et de miel : il a tout, les protéines et le sucre », explique Virginie Britten.
Quand ils ne détruisent pas une ruche, les frelons perturbent sa vie : occupées à se défendre, les abeilles ne font plus de provisions et la ruche peut ne pas passer l'hiver, expliquent les apiculteurs.
Les ruchers de moins de dix ruches sont les plus fragiles, selon l'ADAM.   « Les professionnels, avec plus de 400 ruches, sont moins touchés. Ils les déplacent et les regroupent pour l'hivernage », remarque Jean-Pierre Pichayrou, du Tarn-et-Garonne.
Les professionnels brillaient par leur absence mardi, à la différence des amateurs avertis, qui exploitent parfois cinquante ruches, comme Jean-Pierre Pichayrou.
 
Pièges et destructions
Tous veulent   « réduire la pression » du prédateur en visant particulièrement les femelles fondatrices, les seules qui survivent à l'hiver. L'intérêt des pièges fait débat, mais l'ADAM recommande au moins d'installer près des ruchers des bouteilles contenant des jus sucrés ou fermentés qui n'intéressent pas les abeilles.   « Il n'y a pas de pièges sélectifs. Il faut se limiter à la période février-fin avril pour ne pas attraper d'autres insectes, et surtout il ne faut pas utiliser d'insecticide », avertit Virginie Britten.
Quant aux destructions de nids, la plupart se disent échaudés par l'attitude de l'Etat qui n'a toujours pas classé le frelon asiatique comme nuisible, et déclarent avec M. Martinand :   « On n'agira que chez nous, pas sur la voie publique, ce n'est pas de notre ressort ».
Ces nids se situent souvent dans les arbres à 10 mètres de haut, parfois sous les toits ou dans les haies. L'ADAM va acheter des perches creuses subventionnées par la Région et y projeter du dioxyde de soufre sous pression pour geler les nids et tuer leurs habitants, toujours sans insecticide. A la nuit tombée, pour être sûrs que les frelons sont rentrés.
Il faudra compter sans les pompiers qui n'interviennent plus depuis des années, et en se méfiant de certains désinsectiseurs car leurs tarifs s'échelonnent de 80 à 2 500 euros par nid, à en croire les apiculteurs.
   
Le : 14/02/2011 
 
Sécheresse en Chine : le blé flambe à Chicago 
Scr:   lefigaro.com/photo:LJDD
 
   La sécheresse serait la plus grave depuis 200 ans. Deux tiers des zones de production sont affectées.
   Le cours du blé à Chicago est au plus haut depuis 29 mois. La Chine est le premier producteur mondial.
 
 
 
 
 
 
 
 
La terrible et persistante sécheresse qui affecte le nord-est de la Chine donne des sueurs froides aux dirigeants chinois et a fait tirer le signal d'alarme aux agences spécialisées de l'ONU. Elle a aussi pour effet de porter les cours du blé à des niveaux records sur le marché de référence à Chicago. Or, Pékin a averti mercredi que cette anomalie climatique devrait durer au moins dans les dix jours à venir, menaçant gravement la récolte de blé d'hiver.
Selon le ministère chinois de l'Agriculture, les huit provinces concernées produisent plus de 80 % du blé d'hiver du pays. La province du Shandong pourrait ainsi connaître sa plus grave sécheresse depuis 200 ans, selon l'agence Chine Nouvelle. Il n'y est tombé que 12 millimètres de pluie depuis le mois de septembre. «La sécheresse persistante pose potentiellement un problème très grave», affirme l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Selon la FAO, la zone affectée couvrirait pour plus des deux tiers de la production nationale. La Chine est à la fois le plus gros producteur et le plus grand consommateur de blé au monde.

Autosuffisance menacée 
Le premier ministre, Wen Jiabao, s'est rendu sur le terrain dans le Shandong. Pour y déclarer que le pays «devait se préparer au pire et se mobiliser». Mercredi, les autorités chinoises ont annoncé de nouvelles mesures de lutte. Le gouvernement va dépenser plus de 6 milliards de yuans (670 millions d'euros) pour détourner de l'eau vers les régions les plus touchées et construire en urgence puits et systèmes d'irrigation. Selon le China Daily, le Shandong a entrepris de réparer ou creuser 30.000 puits.
 
Lors de ce même voyage, Wen Jiabao a affirmé que la stabilisation des prix était la «tâche principale du gouvernement» et que le cours des céréales était «essentiel» dans ce combat. Or, sur le marché à terme pour produits agricoles de Zhengzhou, le prix de la tonne de blé a bondi de 6,6 % pour atteindre le niveau record de 3 051 yuans. Et à Chicago, les cours ont atteint leur plus haut niveau depuis près de trois ans. Pour des raisons stratégiques évidentes, la Chine s'est attachée à être autosuffisante en blé, et une nécessité de s'approvisionner à l'extérieur aurait un impact sérieux sur le marché mondial. Pékin détient cependant d'importants stocks, ce qui devrait atténuer les conséquences de la pénurie.
Pour le gouvernement chinois, ce cruel caprice du ciel tombe très mal, alors qu'il s'efforce de combattre l'inflation montée à 3,3 % en 2010 et largement tirée par la hausse des prix alimentaires. Plus largement, la FAO a mis en garde contre des troubles sociaux dans certaines régions du globe, les prix alimentaires ayant atteint leur niveau historique le plus élevé au niveau mondial .
 
Russie : nombre record de catastrophes naturelles en 2010 
Scr:  planete.info / Ria Novosti
   Un chiffre record de 972 phénomènes météorologiques dangereux a été enregistré
   au cours de l'année dernière en Russie, a annoncé le chef du Service pour
   l'hydrométéorologie et le suivi de l'environnement russe (Rosgidromet), Alexandre Frolov.
 
 
 
"Au cours de l'année passée 972 cataclysmes naturels présentant un danger ont été répertoriés sur le territoire du pays, dont 467 ont eu un impact important sur l'économie russe", a-t-il indiqué. En 2009, seuls 385 des 923 cataclysmes répertoriés ont provoqué de graves dégâts, a poursuivi l'intéressé.
Les risques liés aux vents violents et aux ouragans sont en nette hausse : 120 cas en 2010, contre 66 en 2009. Avec 49 cas recensés, la fréquence des températures anormales a quant à elle presque doublé en un an, a expliqué le responsable.
Quelques évènements météorologiques exceptionnels
Tout a débuté par un froid "de canard" avec des températures inférieures de 10 degrés aux moyennes saisonnières : dans le District fédéral central de Russie où les températures nocturnes oscillaient entre 25 et 32 degrés en-dessous de zéro. Dans les régions situées le long de la Volga et dans l’Oural, les températures nocturnes sont descendues à 38 degrés en-dessous de zéro et à moins 40 degrés dans le sud de la Sibérie occidentale. En Iakoutie (Sibérie orientale), le thermomètre a chuté à moins 60 degrés. Le District fédéral russe du Nord-Ouest a vu des températures comprises entre moins 23 et moins 30 degrés, soit inférieures de 4 à 8 degrés aux moyennes saisonnières.
 
L’année 2010 a été marquée par des inondations exceptionnelles en Iakoutie, provoquées non par une accumulation d'embâcles sur le fleuve Léna, mais par des anomalies naturelles: une grande quantité de neige et une très fine couche de glace dans la partie supérieure de la Léna, et l’inverse, à savoir très peu de neige et une très grande épaisseur de glace dans la zone inférieure du cours du fleuve.
Le 25 décembre, une pluie verglaçante s’est abattue sur Moscou. Ce phénomène naturel extrêmement rare est dû à la formation de gouttes d’eau dans les couches atmosphériques où la température est supérieure à zéro (vers 1,5 km d'altitude). En atteignant la terre, ces gouttes gèlent instantanément au contact de l’air froid. De ce fait, la terre, les arbres et les fils électriques se recouvrent d’une carapace de glace. Le 25 décembre, la capitale russe toute entière s’est transformée en une gigantesque patinoire.
 
Une canicule terrasse près de 60 000 personnes
En outre, le pays souffre dans des proportions croissantes de sécheresses et de vents secs (41 cas contre 26 en 2009). Le pic d'intensité de ces phénomènes s'est produit durant l'été 2010, lorsque les températures anormalement chaudes (record de 38,2°C à Moscou), couplées à une sécheresse, ont provoqué des incendies meutriers.
Lors de cet épisode, le taux de mortalité en Russie a augmenté de 55 800 personnes par rapport à l'été 2009 en raison des chaleurs exceptionnelles de l'été dernier, lit-on dans un rapport du ministère russe de la Santé publique et du Développement social. "En raison de la canicule, des incendies naturels et de la fumée, la mortalité a augmenté de 14 500 personnes en juin et de 41 300 personnes en août par rapport à la même période de l'année précédente", précise le rapport. Provoqués par la chaleur exceptionnelle et une sécheresse sans précédent, 30 000 incendies naturels ont ravagé 1,1 million d'hectares de forêts dans plus de 20 régions russes depuis début de juillet, faisant 62 morts, environ 800 blessés et plus de 3 500 sans-abri. Les Moscovites ont étouffé sous une épaisse fumée pendant plusieurs semaines. Résultat : le 12 août 2010, la teneur en oxygène dans l'air était 3,7 fois inférieure à la norme.
 
Les dégâts causés par ces derniers sont évalués à 110 milliards de roubles (près de 2,8 milliards d'euros), a conclu M.Frolov.
Hausse des températures deux fois supérieure au niveau mondial
La température moyenne en Russie a augmenté de 1,1 degré Celsius au cours des dix dernières années, un chiffre deux fois supérieur à la moyenne planétaire, a déclaré  le chef du Service pour l'hydrométéorologie et le suivi de l'environnement russe (Rosgidromet), Alexandre Frolov."Au cours des dix dernières années, on a constaté une hausse de 0,43 degré Celsius de la température moyenne mondiale, un chiffre record depuis que ce type d'observations existe", a indiqué M.Frolov, en soulignant qu'en Russie l'augmentation avait été deux fois supérieure.Le responsable a également remarqué que sur fond de hausse de la température, le nombre des phénomènes météorologiques dangereux avait augmenté de 7%.
 
 
 
Le film solaire en spray, une petite révolution !
Scr:   enerzine.com
 
   La semaine dernière, une société du Maryland (USA) au nom de "New Energy Technologies"
   a dévoilé un prototype fonctionnel de vitrage solaire (SolarWindow) d'une superficie de 30x30 cm.
 
 
 
 
 
La surface en verre du nouveau prototype a été recouverte par simple pulvérisation, d'une fine couche photosensible. Appliqué à température ambiante, ce procédé permet au matériau de base de rester transparent tout en étant capable de produire de l'énergie à partir de la lumière naturelle ou artificielle.
La projection directe sur verre éliminerait ainsi les méthodes coûteuses de production sous-vide souvent encombrantes et qui nécessitent également des températures élevées.
La société estime même que lorsque la solution est appliquée à la façade d'un immeuble de bureaux par exemple, les fenêtres pourraient générer jusqu'à 300% d'énergie de plus que les panneaux solaires traditionnels montés en toiture.
Aucune spécificité technique n'a été divulguée par la société, mais elle a par contre précisé que le film remplaçait avantageusement les parties métallisées utilisées dans la plupart des panneaux solaires, avec "un composé respectueux de l'environnement". En effet, la fine couche recouvrant le verre ne nécessite qu' 1/10ème d'épaisseur de celle déposée sur les films en couches minces, ce qui permet au verre finalement de rester transparent.
Toujours d'après New Energy, son efficacité serait de 10 fois supérieure aux technologies actuelles qui se basent sur les films en couches minces.
Enfin, SolarWindow est fabriqué à partir de la plus petite cellule solaire organique au monde - elle ne mesure qu'1/4 de la taille d'un grain de riz - conçue par le Dr. Xiaomei Jiang de l'Université de Floride du Sud.
 
Le : 11/02/2011 
 
Capacité éolienne installée : la Chine dépasse les USA  
Scr:   enerzine.com
   Pour la première fois en 2010, plus de la moitié des nouvelles éoliennes installées (puissance)
   a été ajoutée en dehors des marchés traditionnels Europe et Amérique du Nord.la croissance chinoise
   a représenté à elle seule près de la moitié des nouvelles installations d'éoliennes (soit 16,5 GW).

 

 
 
 
 

L'Asie a boosté l'énergie éolienne mondiale. Cette dernière a en effet augmenté de 35,8 GW en 2010, portant la capacité totale des parcs éoliens à 194,4 GW - en hausse de 22,5% par rapport à 2009, selon les derniers chiffres émis par le Global Wind Energy Council (GWEC). Les nouvelles capacités installées en 2010 ont représenté des investissements d'une valeur de 47,3 milliards d'euros.
 
"La Chine possède maintenant 42,3 GW d'énergie éolienne, et a surpassé les États-Unis en termes de capacité installée totale," a indiqué Li Junfeng, secrétaire général de l'association chinoise pour l'industrie des énergies renouvelables (CREIA). "Cela met la Chine en position d'atteindre les 200 GW de puissance éolienne installée d'ici 2020. Et dans le même temps, la Chine est devenue le 1er producteur mondial d'équipements d'énergie éolienne."
 
Cependant, d'autres pays en développement ont aussi développé leur capacité éolienne, comme l'Inde, (+2,1 GW en 2010), le Brésil (+326 MW), le Mexique (+316 MW), et l'Afrique du Nord (Égypte, Maroc et Tunisie) avec 213 MW.
Les États-Unis, traditionnellement l'un des marchés les plus forts en éolien, a vu ses nouvelles installations fondre de 50% en 2010 par rapport à 2009, passant à un peu plus de 5 GW à 10 GW en 2009.
 
En Europe également, les nouvelles capacités installées en 2010 (9,9 GW) ont baissé de 7,5% par rapport à 2009 (10,7 GW), en dépit d'une forte croissance (+50%) du marché de l'éolien offshore dans des pays comme le Royaume-Uni, le Danemark et la Belgique, ou encore dans d'autres moins souvent cités comme la Roumanie, la Bulgarie et la Pologne.
Pour les lecteurs et les lectrices d'Enerzine, friands de données exploitables, vous trouverez les tableaux et graphiques du GWEC intitulés : Global Wind Statistics 2010 (.PDF en anglais)
 
Un moteur hybride à air comprimé : simple, économique et efficace !
Scr:  futura-sciences.com
   La Volvo Air Motion, une étude du constructeur suédois pour un véhicule
   fonctionnant (uniquement) à l'air comprimé.
 
 
 
Et si la bonne idée était une hybridation avec un moteur thermique ?
Les voitures « hybrides », où le moteur thermique est aidé par un ou plusieurs moteurs électriques, sont à la mode. Mais, démontre un chercheur suédois, il y a plus simple : comprimer de l’air au freinage et s’en servir ensuite pour assister le moteur lors des accélérations.
Parfois, il faut savoir penser autrement. Alors qu’aujourd’hui tous les regards se tournent vers l’électricité, les ingénieurs imaginent facilement des solutions électriques. C’est le cas chez les constructeurs automobiles où l’on investit beaucoup dans les voitures entièrement électriques ou « hybrides ». À l’Université de Lund, en Suède, Per Tunestål, ingénieur, explore une autre idée, honorablement connue : celle du moteur à air comprimé.
Puisque l’on sait très bien faire des moteurs entraînés par de l’air sous pression, lequel met en mouvement les pistons dans leurs cylindres, pourquoi ne pas réaliser un système hybride où cette énergie supplémentaire viendrait assister un classique moteur thermique (essence, Diesel ou GPL) lors des accélérations ? Le principe n’est pas nouveau mais n’avait semble-t-il jamais été étudié que théoriquement. Le chercheur, lui, est passé à l’acte. Comme sujet de thèse, l’un de ses étudiants, Sasa Trajkovic, a modifié un moteur de camion Scania pour étudier la faisabilité technique.
Un constructeur indien intéressé
Selon Per Tunestål, le moteur hybride à air est bien plus simple à fabriquer et à faire fonctionner que l’hybride électrique. Il est aussi moins encombrant. On peut récupérer ainsi 48 % de l’énergie du freinage, qui sera restitué au moment des accélérations, au démarrage du véhicule par exemple. Le principe est particulièrement adapté à la conduite urbaine, où la vitesse varie beaucoup, avec de nombreux freinages. Selon Sasa Trajkovic, un tel hybride thermique-air réduirait de 58 % la consommation d’un bus citadin, par exemple.
Dans son moteur, le compresseur est entraîné lors des freinages et met en pression l’air contenu dans un réservoir. Lorsque le moteur a besoin de puissance supplémentaire, cette pression est injectée dans le cylindre par les soupapes d’admission. Par moment, le moteur gonfle la bouteille d’air comprimé tandis qu’à d’autres, il récupère son énergie. Ce ballet mécanique de soupapes est contrôlé électroniquement.
Sa réalisation concrète a permis de valider le concept et de mettre au point les détails. « Cette technologie est tout à fait réaliste, explique Per Tunestål. J’ai été récemment contacté par un fabricant d’automobiles indien qui souhaite commencer à produire des voitures hybrides à air comprimé. » Le chercheur suédois ne révèle pas le nom de l’entreprise mais on sait que le géant Tata s’est intéressé de près aux moteurs à air comprimé et avait approché le groupe français MDI, créateur de l'Airpod.
Pour l’instant, la transformation du moteur Scania n’a été que partielle. L’équipe veut aller jusqu’à la réalisation d’un moteur fonctionnel.
 
“Les migrations climatiques peuvent être bénéfiques face au réchauffement”
Scr:  lemonde.fr
   Les hommes fuient des conditions économiques difficiles,
   des régimes politiques répressifs ou des régions où la guerre fait rage.
   Mais avec les années, ils devront surtout échapper aux conséquences
   du changement climatique.
  
 
Malgré tout, ces migrations climatiques ne doivent pas seulement être envisagées sous l’angle des catastrophes humanitaires. Elles peuvent aussi découler d’une stratégie rationnelle d’adaptation et s’avérer profitables aux populations concernées. Voilà les conclusions d’un nouveau rapport sur le sujet présenté par la Banque asiatique du développement lundi. Son coordinateur, François Gemenne, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales, détaille ce changement de perspective radical.
Qu’appelle-t-on les réfugiés climatiques ?
François Gemenne : Il n’y a pas de définition qui fasse l’unanimité. Mais de manière générale, il s’agit de personnes forcées de quitter leur lieu de vie en raison d’une dégradation de leur environnement liée au changement climatique. Cette dégradation peut être lente, telle que l’élévation du niveau des mers ou l’érosion des sols, ou brutale, comme les inondations ou les ouragans. Les pays les plus concernés sont les pays en développement, en particulier ceux de la région Asie-Pacifique. Il existe plusieurs raisons à cela : leur géographie, avec des côtes très exposées, la sensibilité de ces écosystèmes aux dégradations environnementales, la vulnérabilité sociale et économique des populations, et surtout une très forte densité de population. Ce dernier facteur explique que les pays africains les plus pauvres soient touchés par des mouvements migratoires plus lents et plus progressifs.
 
On parle depuis quelques années de ces migrants climatiques. Quand a-t-on pris conscience de cet enjeu ?
Les migrations climatiques sont un phénomène qui a toujours existé. Les dégradations de l’environnement ont ainsi toujours été un facteur de migration à travers l’histoire. Mais les Etats et les chercheurs ne s’y sont intéressés que récemment, depuis les années 1980. Et ce n’est que dans les années 2000 que cette problématique est devenue cruciale, avec l’accélération des conséquences du changement climatique. Il a en effet entraîné des flux migratoires bien plus importants ainsi que des migrations davantage contraintes que par le passé. Le réchauffement de la planète a donc changé notre point de vue sur le sujet et nous fait nous questionner sur la responsabilité des pays développés pour trouver une solution à ce problème.
 
La plupart des études récentes estiment entre 200 millions et 1 milliard le nombre de réfugiés climatiques d’ici 2050. Etes-vous si alarmiste ?
Ces études n’ont pas de fondement empirique. Elles calculent en effet le nombre de personnes qui vivent dans des régions à risque, les prévisions de dégradation de l’environnement, et concluent que tel nombre de personnes vont partir. Elles sont donc basées sur le postulat que les migrations seraient la seule option possible pour les personnes touchées par le changement climatique. Or, elles ne tiennent pas compte de l’évolution démographique des régions, de la capacité locale des populations à s’adapter et de la mise en place de politiques publiques qui pourraient faciliter ou empêcher ces migrations. On ne peut donc pas estimer le nombre de réfugiés climatiques dans les prochaines années.
 
Ces statistiques sont d’autant plus délicates que, d’après votre étude, les migrations climatiques relèvent de dynamiques plus complexes que les seuls facteurs environnementaux…
Les migrations environnementales s’inscrivent en effet dans une dynamique migratoire globale. Le facteur de la dégradation de l’envionnement, en particulier lorsque celle-ci s’étend sur de nombreuses années, est intimement imbriqué avec des facteurs sociaux-économiques tels que la pauvreté, les réseaux familiaux et sociaux ou encore la représentation de l’étranger par les migrants. Nous devons donc reconnaître le rôle croissant de l’environnement dans ces facteurs sans pour autant l’isoler. Toutefois, donner un statut juridique aux réfugiés climatiques permettrait aussi de les protéger, notamment en cas de déplacement brutal après une catastrophe naturelle, comme le tremblement de terre en Haïti.
 
Comment protéger les migrants climatiques ?
Il faut mettre en place des politiques migratoires appropriées dès maintenant, d’autant que l’on sait estimer les risques à venir, notamment grâce aux rapports du GIEC. Les Etats doivent par exemple encourager les populations à vivre dans des zones moins risquées, permettre aux agriculteurs de travailler à la ville pour diversifier leurs revenus ou encore donner les moyens aux villes de s’adapter aux flux migratoires auxquels elles vont être de plus en plus confrontées. Si elle est préparée, la migration peut relever d’une stratégie d’adaptation rationnelle, au lieu d’être le signe d’un échec de l’adaptation. En évitant que les gens ne partent au dernier moment, on réduit le nombre de morts et de crises humanitaires, on diversifie les sources de revenus pour les familles, on provoque une meilleure gestion des terres et moins de compétition pour les ressources. Bien gérées, les migrations climatiques peuvent être bénéfiques pour tout le monde, les régions d’origine comme les pays d’accueil et les migrants eux-mêmes.
 
Comment la question des migrations est-elle gérée aujourd’hui ?
Pour le moment, les Etats gèrent ce problème d’une manière uniquement réactive, seulement après une catastrophe naturelle. Ils fonctionnent sur une base irrationnelle, gouvernée par la peur. Les réfugiés climatiques sont toujours perçus par les Etats comme des bombes à retardement. Les migrations doivent donc devenir un enjeu de coopération internationale : les pays développés doivent reconnaître leur responsabilité et financer les stratégies d’adaptation au changement climatique des pays en développement. Un premier pas a été esquissé avec le sommet de Cancun : les politiques migratoires seront financées par le Fonds vert pour le climat. Mais il restera encore à mettre en place un régime de gouvernance globale des migrations, sous l’égide des organisations internationales.
 
Le : 10/02/2011  
 
Australie: inondations et cyclone ont abimé la Grande barrière de corail
Scr:  20minutes.fr avec AFP photo: SIPA
 
   ENVIRONNEMENT - Elle pourrait mettre plus de dix ans à s'en remettre...
 
 
 
 
 
La Grande barrière de corail, au large de la côte nord-est de l'Australie, pourrait mettre des années à se remettre des dégâts causés par les gigantesques inondations du mois dernier et le cyclone Yasi de jeudi, préviennent les experts. Yasi, un cyclone d'intensité maximale (5), a frappé une portion de la côte nord-est dans la nuit de mercredi à jeudi, au sud de Cairns, qui sert de porte d'entrée à de nombreux vacanciers vers la Grande barrière de corail.
 
Bien qu'il soit encore trop tôt pour tirer un bilan définitif des dégâts causés, les experts estiment que les coraux ont été forcément endommagés par les vents atteignant une vitesse de 290 km à l'heure. «Les cyclones endommagent les récifs», déclare à l'AFP Nick Graham, chercheur à l'université James Cook. «Ils sont particulièrement préjudiciables en eau peu profonde: ils brisent les coraux et peuvent tuer des récifs entiers de coraux vivants, ce qui réduit la surface totale» occupée par ces organismes.
 
Des fragments de coraux sur les plages
La Barrière de corail australienne, qui s'étend sur 354.000 km carrés, est déjà affectée par les gigantesques inondations qui ont recouvert une partie de l'Etat du Queensland (nord-est) fin décembre et début janvier. Des débris, des sédiments, des pesticides et autres saletés ont été rejetés à la mer, au large de la côte nord-est, notent les experts. Des fragments de coraux réduits en miettes par le cyclone ont déjà été récupérés sur les plages du nord-est, selon les autorités du parc marin de la Grande barrière de corail, qui estiment que la Barrière pourrait mettre dix ans à se remettre de ces deux catastrophes naturelles.
 
«Les cyclones sont des événements climatiques réguliers, qui affectent de manière très forte l'écosystème des récifs coraliens», souligne le président de ces autorités, Russel Reichelt. «Mais chaque cyclone affecte un endroit spécifique, alors que le changement climatique par exemple provoque un blanchiment des coraux sur une très grande échelle», ajoute-t-il. Les cyclones font partie de la vie normale de la Grande barrière: elle en a connu 55 entre 1969 et 1997, selon une étude récente. Mais le réchauffement et l'acidification des eaux de l'Océan ont accru la fréquence des passages de cyclone et rendu les coraux bien plus vulnérables qu'avant.
 
Lente convalescence pour les coraux
La convalescence des récifs «prend du temps car ils ne sont pas dans le meilleur état possible, ils n'ont pas beaucoup de résistance», déclare le professeur Ove Hoegh-Guldenburg, directeur de l'institut Global change à l'université du Queensland. En plus, comme la température des océans monte en raison du réchauffement climatique, la fréquence des cyclones du type Yasi augmente et cela peut avoir potentiellement un gros impact sur les récifs coraliens, réduisant leur capacité à se remettre, ajoute le professeur. La croissance des coraux sur la Grande barrière a nettement ralenti depuis 1990 et une partie d'entre eux souffrent de blanchiment, réduits à l'état de squelettes d'un blanc immaculé.
 
Princeton : la palme d'or du complexe photovoltaïque  
Scr:  enerzine.com
   La prestigieuse Université de Princeton (Princeton University) située aux États-Unis,
   a l'intention de devenir une référence dans le domaine des technologies vertes et
   des énergies renouvelables.
 
 
 
 
 
 
 
La "Ivy League", une entité qui regroupe les huit universités privées du nord-est des États-Unis a annoncé la semaine dernière sa décision d'installer sur une superficie de 10 ha des panneaux photovoltaïques, afin d'alimenter partiellement en énergie le campus du New Jersey.
L'installation sera composée de 16.500 panneaux photovoltaïques, ce qui en fera la plus grande centrale solaire de ce type pour un collège ou une université américaine. Elle produira assez d'électricité pour faire baisser les frais de scolarité de 8% !
 
La mise en place de la centrale solaire fait partie d'un plan durable lancé en 2008 afin d'abaisser les émissions de carbone de Princeton aux mêmes niveaux de 1990, d'ici 10 ans. Le complexe électro-solaire sera construit sur des terres appartenant à l'université et situées au sud du campus principal, juste en face du Delaware. La construction devrait débuter l'an prochain.
 
C'est la compagnie SunPower qui a été sélectionnée pour développer la centrale solaire. Selon elle, les panneaux solaires seront en mesure de produire 8 millions de kilowattsheures par an, soit suffisamment d'électricité pour couvrir 5,5% du total des besoins de l'Université de Princeton.
Pour financer le projet, Princeton utilisera le programme de Certificat -Solaire- d'Energie Renouvelable du New Jersey (SREC).
Dans le cadre de ce programme, l'Etat fédéral émettra un SREC pour 1.000 kilowattheures d'énergie produite par la centrale solaire jusqu'en 2020. L'université vendre ensuite ces crédits à une entreprise de services publics pour couvrir partiellement le coût du système.
 
Rendement de 12% pour du solaire en couches minces  
Scr:  en savoir+
 
   Uni-Solar**, fabricant de cellules solaires flexibles en couches minces, a annoncé la semaine dernière
   que le Laboratoire National des Energies Renouvelables (NREL) avait certifié son modèle de panneau
   photovoltaïque large pourvu d'un taux de rendement de 12%.
 
 
 
 
 
 
A ce jour, il s'agit du taux de rendement le plus élevé que le NREL ait jamais relevé en matière de technologie photovoltaïque en couches minces.
D'après la firme américaine, cette avancée technologique engendrerait une réduction significative des coûts d'installation des panneaux solaires et réduirait également les coûts de production d'électricité solaire de près de 20%.
Le Docteur Ryne Raffaelle, Directeur du Centre National dédié au photovoltaïque au sein du NREL a déclaré : « La récente avancée d'Uni-Solar en matière de rendement de panneaux photovoltaïques en silicium à couche mince m'impressionne beaucoup. Uni-Solar est non seulement le leader de son secteur, mais c’est aussi, à l'échelle mondiale, l'une des rares entreprises du photovoltaïque capable de mettre sur le marché un produit photovoltaïque intégré au bâti. Je suis très enthousiaste quant à la poursuite de nos collaborations ».
D'une dimension de 4m², le panneau détenteur du record de rendement est encapsulé dans du polymère en couches minces, et fonctionne grâce à la technologie triple-junction d'Uni-Solar ; elle consiste à associer des couches de silicium Nano-Cristallin superposées à un substrat d'acier inoxydable. Cette technologie augmente le rendement des panneaux de près de 50%, si on prend pour référence les panneaux Uni-Solar en cours de production.
« C'est une avancée significative pour notre groupe alors que nous continuons de mettre en application le plan de développement de technologies sur lequel nous avions communiqué en 2010. Ce record mondial de rendement a été réalisé avec la participation du NREL américain et des universités partenaires dans le cadre du Programme « Solar America Initiative » du Département de l'énergie piloté par Uni-Solar » a précisé le Docteur Subhendu Guha, PDG d'Uni-Solar.
La production commerciale de cette technologie est prévue pour 2012. A terme, le groupe prévoit même une commercialisation de systèmes de production d’énergie solaire capable de fournir de l’électricité à un coût inférieur au tarif public.
** Filiale détenue à 100% par Energy Conversion Devices.

 
Le : 09/02/2011 
 
La Cour des comptes accable le port de Marseille 
Scr:    lefigaro.fr
  
   PORT  DE  MARSEILLE  LE  GRAND  MASSACRE  !!!
   Dans un rapport provisoire, les magistrats dénoncent les conséquences
  du face-à-face entre la CGT et le port. Le document sera publié au beau milieu
  d'un énième conflit social.
 
 
 
 
 
La Cour des comptes s'apprête à publier un rapport très cri­tique sur le Grand Port maritime de Marseille. Dans ce document, dont Le Figaro a obtenu une version provisoire, les conditions de travail et de rémunération enviables de certains de ses salariés et la situation de «blocage social» du port sont pointés du doigt. Le rapport définitif sera publié le 8 février. Sa révélation intervient en plein conflit social : mardi soir, la réunion de négociation sur la prise en compte de la pénibilité dans les métiers de la manutention portuaire entre la CGT, l'Union des ports et le patronat des entreprises de manutention n'a rien donné.

Violences sans suites 
Les conducteurs de grues et de portiques, principaux salariés des grands ports maritimes qui, dans le cadre de la réforme portuaire votée en août 2008, doivent être transférés au privé, ne travaillent de façon effective que 14 heures par semaine à Fos et 12 heures à Marseille, compte tenu de l'organisation par équipes de deux conducteurs pour une grue ou un portique, des absences et de la règle du «fini-parti», relève le rapport de la Cour des comptes. Leur rémunération mensuelle est comprise entre 3500 et 4500 euros net, y compris les gratifications, toujours versées illégalement par les entreprises de manutention en dépit d'un rappel à l'ordre de la Cour dans un précédent rapport. Pourtant, seuls les ports italiens La Spezia et Gênes connaissent une productivité inférieure à celle de Marseille. L'application de la réforme doit permettre de «se pencher sérieusement sur l'organisation de la manutention afin de redonner au GPMM toutes ses chances dans la compétition in terna tionale», estime la Cour.
 
Car, même si elle reconnaît les avantages comparatifs «indéniables» du port de Marseille, bien placé sur la route entre l'Asie et l'Europe, et particulièrement facile d'accès par rapport à certains concurrents, l'institution souligne que, «excepté dans les croisières, il ne cesse de perdre des parts de m ar ché». Pour les magistrats, «l'un des facteurs essentiels, sinon le principal, de ce déclin tient à la fiabilité insuffisante du port, due à un climat social dégradé, avec une alternance de périodes de calme et de crise, souvent violentes, dans un contexte où un syndicat (la CGT, NDLR) domine tous les autres». Et, face à cette situation, les magistrats pointent «une volonté de réforme qui se délite trop souvent, notamment faute d'une détermination suffisante des autorités de l'État, face à une crise sociale et l'extrême tension qui l'accompagne».
 
Le rapport note en filigrane la position fluctuante et pas toujours cohérente des autorités face aux surenchères de la CGT, qui a abouti à une situation inextricable. «Il manque au port de Marseille que s'y applique l'État de droit normal où chacun tient son rôle dans le débat économique et social, mais où les limites du débat démocratique ne sont pas franchies», souligne les magistrats, qui insistent en conclusion «auprès des dirigeants du GPMM mais aussi des tutelles ministérielles et des représentants locaux de l'État, pour qu'ils sanctionnent, ou fassent sanctionner, les dérives accompagnées de violences, notamment en portant plainte systématiquement» !
 
Dans un rapport de forces souvent défavorable, les dirigeants du port n'ont pas toujours donné des suites judiciaires à des violences qui l'auraient mérité et ont souvent cédé aux surenchères syndicales.
 
Salaires, primes, temps de travail… un inventaire édifiant
Auteur d'un premier rapport sur le Grand Port maritime de Marseille (GPMM), la Cour des comptes constate que ses observations n'ont pas été suivies d'effet. Pis, cinq ans plus tard, la situation s'est encore dégradée. Florilège des aberrations relevées par les experts de la Rue Cambon…
 
Temps de travail des portiqueurs
Les conducteurs d'engins travaillent par équipe de deux sur un portique. «Pendant qu'un portiqueur travaille, l'autre demeure à proximité, accomplissant des tâches annexes, ou reste en salle de repos. En résumé, le temps de conduite effectif d'un portiqueur est de 3 heures 30 par jour à Fos et de 3 heures à Marseille. La durée hebdomadaire de travail, compte tenu des absences et de la règle dite du “fini-parti”, s'établit à 14 heures à Fos, à 12 heures à Marseille.»
Productivité
Dans les grands ports européens, «le nombre moyen de mouvements par portique est de 70.000 à 80.000 par an, alors qu'au GPMM, le taux d'utilisation est moitié moindre».
Bakchichs
«Alors que les conducteurs d'engins appartiennent au personnel du port et sont payés par lui, ils perçoivent des rémunérations additionnelles des entreprises de manutention (…) Les manutentionnaires parlent de “gratifications”, de “primes de rendement” ou de “productivité” ; dans le langage des quais, ce sont plus trivialement, mais aussi plus exactement des bakchichs.» «Ces gratifications sont illégales. Elles pourraient s'élever jusqu'à 1300 euros par mois, de sorte qu'un p ortiqueur est susceptible de gagner mensuellement entre 3500 et 4500 euros net.»
Effectifs en hausse
Le plan d'entreprise 2005-2009 prévoyait une baisse d'effectifs de 10 personnes par an. «La vigilance constante des représentants syndicaux a empêché toute adaptation de l'effectif.»
Maquis de primes
«Lors du précédent contrôle en 2005, la Cour avait critiqué le “maquis des primes et indemnités”, en indiquant que le port en avait fourni une liste de 120. Désormais, cette liste est plus longue encore, avec 132 primes, indemnités et allocations diverses.»
Heures supplémentaires
«L'examen de la gestion des heures supplémentaires réserve également quelques surprises. Entre 2006 et 2008, alors que l'effectif moyen demeure quasi constant, le nombre d'heures travaillées diminue de plus de 4 %. En revanche, celui des heures supplémentaires s'accroît de plus de 21 %.»
Action sociale
«Le GPMM fait preuve d'un particulier laxisme dans la gestion des dépenses d'action sociale. (…). Fin 2009, l'action sociale affichait ainsi un ratio de 2 481 euros par agent, soit 20 fois plus qu'à Rouen, Nantes ou Le Havre.»
Absentéisme
«Si l'on prend en compte la totalité des journées d'absence quel que soit le motif», on constate une «absence moyenne de 26,53 jours et par salarié en 2008.»
La pollution des eaux menace le tourisme au Mexique 
Scr:    20minutes.fr avec AFP/photo: la Riviera Maya/Leal/AP/SIPA
   Des résidus de médicaments et même de cocaïne...
   Divers polluants comme des médicaments, de la cocaïne ou des pesticides
   filtrent dans les nappes aquifères contenues dans les grottes sous la péninsule
   du Yucatan, menaçant à terme le développement de cette région touristique mexicaine
 
 
 
Selon une recherche publiée dimanche. Si rien n'est fait, cette pollution pourrait fortement s'aggraver alors que la population devrait décupler d'ici 2030, préviennent ces chercheurs dont les travaux paraissent dans la revue scientifique américaine, The Journal Environmental Pollution.
La mer des Caraïbes polluée par les rejets des égouts
Les eaux polluées finissent aussi par atteindre la mer des Caraïbes et cette source de pollution supplémentaire pourrait avoir contribué, en plus de la sur-pêche et du changement climatique, à la disparition de 50% des récifs coralliens de la région depuis 1990, selon les auteurs de cette étude. «Les résultats de cette recherche montrent clairement la nécessité de mettre en place des systèmes de surveillance pour déterminer les sources de ces polluants dans ces nappes aquifères», souligne Chris Metcalfe, professeur à l'Université Trent en Ontario (Canada) et chercheur à Institut de l'eau, de l'environnement et de la santé, un organisme des Nations unies basé au Canada. Il est le principal auteur de cette étude. «Des mesures de prévention et d'atténuation sont aussi indispensables pour s'assurer que la poursuite du développement ne soit pas néfaste à l'environnement et à la santé humaine et a fortiori à l'économie de cette région fondée sur le tourisme», ajoute-t-il.
Les auteurs de cette recherche ont conclu que la cocaïne, les substances médicamenteuses et les produits de soins corporels trouvés dans les eaux aquifères à quatre des cinq endroits où ils ont fait des prélèvements provenaient des égouts. Ils notent aussi que seulement un tiers de cet état mexicain bénéficie d'un système municipal de traitement des eaux. Par ailleurs des échantillons d'eau provenant de la proximité d'un terrain de golf près d'une station balnéaire ont révélé des pesticides comme source de la contamination. Enfin des aromatiques polycycliques d'hydrocarbone, autre substance polluante, trouvés dans ces nappes aquifères, proviennent des routes, des parkings et des pistes de l'aéroport.
Un risque potentiel de contamination
Ces chercheurs relèvent aussi que le procédé de filtration dit «osmose inverse» le plus utilisé dans la «Riviera Maya» pour le traitement de l'eau potable «n'est pas une technologie permettant de retirer tous les micro-contaminants». Bien que le niveau de pollution trouvé dans l'eau potable de cette région aujourd'hui ne sont pas considérés comme une menace à la santé publique «les mesures effectuées dans cette étude suscitent néanmoins des inquiétudes quant au risque potentiel de contamination», soulignent ces chercheurs. Ils recommandent notamment de mieux isoler les conduites d'égouts, de rendre imperméable les fosses septiques, les terrains sous les golfs et autres sources de pollution.
Wavebob, entreprise pionnière de l'énergie des vagues
Scr:  BE Irlande 41 
   Dans le secteur encore jeune mais à fort potentiel de l'énergie des vagues,
   Wavebob, entreprise irlandaise basée à Maynooth, Irlande, et pionnière du secteur,
   se forge une place de choix.
 
 
 
 
 
En novembre 2010, elle reçoit la visite du secrétaire américain de l'énergie et prix Nobel, Dr Stephen Chu, à la suite de l'annonce des 2,4 millions de dollars de financement que le "Department of Energy" américain a déjà déboursé sur les 2,8 millions de dollars promis pour aider au déploiement en cours de Wavebob aux Etats Unis.
Mi-décembre, cette entreprise dynamique remporte l'exposition "Green Machine" à la Science Gallery de Trinity College Dublin, après que les visiteurs de l'exposition, le US Secretary of Energy Dr Stephen Chu en faisant partie, aient investi la somme virtuelle de 695 millions d'euros dans son convertisseur d'énergie des vagues. Lors de cette exposition unique, chaque visiteur était invité à investir virtuellement la somme de 5 millions d'euros dans ceux des 18 projets qui lui semblaient les plus à même de faire face aux défis du développement durable.
Le : 08/02/2011 
 
WWF : 95% de sources d'énergie renouvelable en 2050  
Scr:    enerzine.com
 
   Selon le résultat de la nouvelle étude du WWF, "tous les besoins
   énergétiques mondiaux pourraient être couverts par une énergie propre,
   renouvelable et économique d'ici 2050."
 
 
 
 
 
 
Le « Rapport Energie » présente d'une part un scénario mis au point par le bureau de consultants en énergie Ecofys, et d'autre part, une analyse et des recommandations du WWF.
Il montre que d'ici 2050, les besoins énergétiques en électricité, en transport, pour l'industrie et pour les ménages pourraient être couverts en n'ayant qu'un recours résiduel isolé aux combustibles fossiles et nucléaires. « Ce rapport montre qu'une telle transition est non seulement possible mais aussi économiquement viable, fournissant de l'énergie abordable pour tous et la produisant de manières soutenables par l'économie globale et la planète » explique James P. Leape, Directeur général du WWF-International.
 
Selon le scénario d'Ecofys, la demande énergétique en 2050 serait globalement inférieure de 15% à ce qu'elle était en 2005. Et malgré l'augmentation de la population, de la production industrielle, du fret et des voyages, des mesures ambitieuses d'économie d'énergie nous permettrons de faire plus avec moins.
Le WWF prévoit par ailleurs 95% de sources d’énergie renouvelable en 2050 et indique le cheminement pour y parvenir sans compromettre la biodiversité et les communautés locales (1,4 milliards de personnes n’ont pas accès à une électricité fiable).
 
Le scénario “Energie inépuisable” se centre sur la fin prévisible des énergies fossiles (principaux émetteurs de gaz à effet de serre) et examine en détails les mesures techniques nécessaires à prendre pour le développement de chaque énergie renouvelable (éolien, hydroélectricité, bioénergie, etc.).
La biomasse est une ressource nécessaire mais extrêmement sensible. Une attention particulière doit être portée pour limiter l'utilisation des terres pour de la bioénergie (non-concurrence de l’agriculture nourricière) tout en permettant d’atteindre l'objectif de 100% de renouvelables.
L'électricité doit être le principal vecteur et les carburants fossiles (pétrole, gaz, charbon) devront être remplacés. Les transports électrifiés et le secteur du chauffage devront utiliser la biomasse en s'assurant de leur durabilité environnementale et sociale. Cependant, notre besoin en bioénergie peut pousser nos forêts, nos terres agricoles et notre eau jusqu’à leurs limites.
 
Le scénario prévoit aussi une énergie accessible à tous réduisant par là-même la pauvreté. James P. Leape, Directeur général, WWF-International ajoute que « La transition posera des défis significatifs mais j'espère que ce rapport inspirera les gouvernements et le monde des affaires à s'attaquer à ces défis et simultanément à réagir promptement pour faire de l'économie renouvelable une réalité. Il n'y a rien de plus important que notre capacité à créer un futur renouvelable ».
 
En fournissant une énergie propre, le rapport estime que les économies réalisées grâce à la baisse des coûts de l'énergie, par rapport à un scénario économique actuel, atteindraient environ 4 000 milliards d'euros rien que pour l'année 2050. De plus, les conflits liés à l'énergie seront évités ainsi que les pollutions massives, conséquences inhérentes à l'exploitation des énergies fossiles qui se fera de plus en plus dans des zones instables au niveau politique ou environnemental en raison de la limitation des réserves.
 
Enfin, le scénario du « Rapport Energie » prévoit d'ici 2050 une réduction de 80% des émissions mondiales de CO2 issues du secteur de l'énergie, ce qui permettrait de limiter de façon très probable l'augmentation moyenne de la température à 2°C et donc d'éviter le risque d'un changement climatique catastrophique.
Le mix énergétique du futur : l'énergie solaire, l'énergie du vent, l'énergie de l'océan, l'énergie géothermique, l'énergie hydraulique (actuellement la plus grande source d'énergie renouvelable dans le monde), la bioénergie (bois énergie, agrocarburant, algocarburant).
Sur la base de ce rapport, le WWF formule 10 recommandations clés pour un futur énergétique 100% renouvelable :
 
1. SOBRIETE, EFFICACITE: Entrainer les économies d'énergie partout où elles sont possibles. Promouvoir seulement les produits les plus efficaces énergétiquement. Développer les sources d'énergies renouvelables existantes et en créer de nouvelles pour fournir une d'énergie propre pour tous en 2050.
2. RESEAUX : Partager et échanger cette énergie propre au travers des réseaux interconnéctés, en faisant la meilleure utilisation possibles des ressources énergétiques dans les différentes régions (fonctions de leurs potentiels en EnR).
3. ACCES : Mettre fin à la précarité énergétique en fournissant une électricité constante et pérenne et en promouvant l'utilisation de fours plus efficaces pour économiser les ressources en biomasse.
4. ECONOMIE: Investir dans les économies d'énergie, la production renouvelable, et les produits ou bâtiments les moins énergivores.
5. NOURRITURE : Mettre fin au gaspillage de la nourriture. Choisir une alimentation dont la source est issue d'un mode durable et efficace et qui libère de la terre pour la nature, la sylviculture durable et la production de biocarburant (lorsqu'elle n'est pas en concurrence avec l'agriculture nourricière). Chacun a un droit égal au niveau requis de protéines pour bénéficier d'un régime alimentaire sain et pour que ceci se produise, il faut globalement consommer moins de viande.
6. MATERIAUX : Réduire, réutiliser, recycler pour minimiser le gaspillage et économiser l'énergie. Développer des matériaux durables. Et éviter les biens dont nous n'avons pas besoin.
7. TRANSPORT : Fournir des incitations à encourager un plus grand recours aux transports publics et réduire les distances que les individus et les biens parcourent. Promouvoir l'électrification partout où cela est possible et supporter la recherche sur l'hydrogène et autres combustibles alternatifs pour la navigation et l'aviation.
8. TECHNOLOGIE : Développer des plans d'action nationaux, bi- et multilatéraux pour promouvoir la recherche et le développement dans l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
9. SOUTENABILITE : Développer et renforcer des critères stricts de soutenabilité visant à assurer que les énergies renouvelables sont compatibles avec les objectifs environnementaux et de développement.
10. ACCORDS : Soutenir des accords sur l'énergie et le climat ambitieux pour fournir un cadre global et promouvoir une coopération d'ensemble sur les énergies renouvelables et les efforts liés à l'efficacité énergétique.
 
Les eaux de Vostok gardent leur secret
Scr:  sciencesetavenir.fr
   Le lac Vostok se trouve à l'Est de la grande chaîne de montagne transantarctique.
   (NASA image courtesy the MODIS Rapid Response Team at NASA GSFC).
   Les eaux du lac Vostok, enfermées sous 4 km de glace en Antarctique, vont passer
   une année de plus à l’abri de tout contact extérieur.
 
Douze mois qui comptent pour l’expédition russe qui a travaillé d’arrache-pied cette saison pour atteindre les eaux de l’immense lac subglaciaire. Une paille à l’échelle des 30 millions d’années d’histoire du lac Vostok.
La fin de l’été austral contraint les membres de l’expédition dirigée par Valeri Loukine à quitter la base de Vostok après deux mois de forage intense, alors qu’il ne leur reste plus que quelques dizaines de mètres de glace. Deux équipes se sont relayées 24h sur 24 entre décembre et début février pour descendre jusqu’à plus de 3.700 mètres. Voilà près de 20 ans que l’idée de prélever un échantillon dans l’eau ultra-pure de Vostok est poursuivie par la Russie
Point de fusion
Mais plus on descend plus la progression est difficile, explique Jean-Robert Petit, du Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l’environnement (LGGE, Grenoble). «On se trouve au point de fusion de la glace. Dès que le couteau exerce une pression sur la glace, elle fond. Ensuite, elle gèle de nouveau et forme un sabot autour du couteau. Depuis deux saisons les Russes utilisent une forme de couteau qui évite cela sans ajouter d’antigel et ils ont bien avancé».
Pour éviter qu’il se referme aussitôt sous la pression de la glace, le trou de forage est rempli de kérosène. Cette technique utilisée depuis les premiers forages de carotte de glace dans les années 60 (pour étudier le climat) a légitimement soulevé de fortes craintes de contamination du lac. Ses eaux pourraient abriter des formes de vie inconnues, ou être totalement stériles..
 
«Les Russes ont joué le jeu de la transparence», souligne le glaciologue français, qui s’est rendu plusieurs fois à Vostok. «Ils ont soumis un projet plus propre au secrétariat du Traité de l’Antarctique, dont le rôle est purement consultatif. Le kérosène est remplacé par une huile de silicone pour faire tampon», détaille Jean-Robert Petit. «Pour que les opérations reprennent en décembre prochain, il faut attendre que la commission nationale russe donne son accord».
Drapeau russe
Quoi qu’il en soit, il n’est pas certain que la science ait beaucoup à gagner du forage de Vostok. «Il s’agit d’une eau extrêmement pure, quoi que vous fassiez, vous allez être submergés par la contamination!» estime le chercheur du LGGE. Pourquoi forer si les échantillons ne sont pas valables ? La réponse est très politique : la réussite du projet est une priorité nationale en Russie. C’est un peu comme planter un drapeau russe par plus de 4.000 mètres de fond en Arctique…
 
En France, l’Institut polaire (IPEV) refuse d’ailleurs de participer à ce projet. Comme le Comité scientifique sur les recherches en Antarctique (SCAR), l’IPEV prône l’arrêt du forage à 30 mètres des eaux du lac.
Jean-Robert Petit relativise le risque de pollution par le forage russe : «Même si quelques centaines de litre de fluide de forage fuient dans le lac, il contient quand même plus de 5.000 km3 d’eau ! Rien n’empêchera d’y revenir et d’y faire des mesures : étudier ses profondeurs, ses courants, son fonctionnement interne... Les générations futures reviendront à Vostok avec des techniques plus propres et plus performantes ! » parie le glaciologue
 
Les bienfaits de l'eau courante évalués à Tanger
Scr:    lefigaro.fr
   L'étude de l'économiste Esther Duflo renverse bien des idées toutes faites.
 
 
 
 
Installer l'eau courante dans certains pays du Sud semble nécessiter un accompagnement si l'on veut que les bénéficiaires en tirent tous les avantages, notamment en matière de santé. C'est l'une des conclusions d'une étude menée par l'économiste Esther Duflo qui dirige le Poverty Action Laboratory au MIT (États-Unis). Commandée par Veolia pour un quartier de Tanger (Maroc) l'étude a été effectuée en 2007 et 2008 auprès de plus de 800 familles défavorisées.
«Le résultat majeur de l'analyse des données de santé est l'absence de tout effet systématique du programme sur la santé des enfants», précise ainsi l'étude. Qu'il s'agisse de diarrhées, de vomissements, de fièvres ou encore pour les adultes d'infections de la peau et des yeux tout comme des troubles digestifs, aucun changement n'a été constaté. L'étude présente deux facteurs explicatifs: malgré l'arrivée de l'eau au robinet les familles dans leur très grande majorité (85%) ont continué de stocker l'eau avant de la boire, ce qui fait perdurer le danger de contamination. Par ailleurs, l'eau courante a permis d'augmenter le nombre des douches (+25%) mais «il n'a pas modifié significativement le nombre d'occasions de lavage des mains des personnes enquêtées ou des enfants les plus jeunes».

La corvée d'eau 
Selon Esther Duflo, cela signifie donc qu'en ville l'accès direct à l'eau ne se mesure pas tellement en termes de santé publique mais plutôt en termes de confort, de gain de temps et de paix sociale. «On constate une diminution de 68% de la proportion de ménage en conflit ou en désaccord avec des voisins et de 71% avec des membres de leur famille», précise en effet l'étude, en évoquant la corvée d'eau. «L'idée selon laquelle les bornes fontaines seraient un lieu de socialisation pour les femmes est totalement fausse, tout au moins dans le cadre de cette étude», souligne la jeune économiste. «Les bornes fontaines sont plutôt des lieux de disputes et de tensions», ajoute-t-elle.
Ces divers éléments se traduisent par une plus grande satisfaction affichée des ménages. Cela se vérifienotamment par le fait que le taux de remboursement de l'emprunt à taux zéro qui leur a été accordé pourobtenir le branchement tout comme les factures d'eau continuent, deux ans plus tard, d'être très bien remboursés.
 
Le : 07/02/2011 
 
Égypte : entre révolution et surpopulation, ou quand le nombre fait la révolte 
Scr:    notre-planete.info
 
    Le vent de révolte qui souffle aujourd'hui sur l'Égypte provient de deux motifs
   de mécontentement : l'absence de démocratie mais aussi les difficultés de la vie quotidienne
   liées en particulier aux prix de l'alimentation et au taux de chômage chez les jeunes.
   Mais comment ne pas voir qu'à la source de ces problèmes se trouve la question démographique ?
 
 
 
 
L'Égypte compte aujourd'hui 85 millions d'habitants pour une surface d'un million de kilomètres carrés, soit un peu moins de deux fois la France. Chacun sait toutefois que ce pays n'est en réalité habitable et cultivable que sur une faible proportion de ses terres. A 90 % la population et les cultures se concentrent sur le delta du Nil ainsi que sur une bande d'une dizaine de kilomètres de large au bord du fleuve sur 1 000 km de long, allant du Caire jusqu'au au pied du barrage d'Assouan. Grosso modo l'Égypte ne peut compter pour vivre et se nourrir que sur une quarantaine de milliers de kilomètres carrés. Ainsi ramené à la "surface utile", la densité de peuplement égyptienne approche 2 000 habitants au kilomètre carré (avec une telle densité la France accueillerait près d'un milliard d'habitants).
 
L'Égypte est donc surpeuplée au regard de ses capacité réelles et ce surpeuplement se traduit déjà par une forte dépendance alimentaire, illustrée en avril 2008 par les fameuses "émeutes de la faim". L'Égypte se trouve ainsi fragilisée par toute hausse des denrées alimentaires. Ne pouvant les produire elle-même, elle les achète et paye cash toute élévation des cours mondiaux, qu'elle soit due à une tendance haussière générale ou qu'elle soit le fruit d'une spéculation passagère.
En plus du niveau de son effectif le pays souffre également de la rapidité de son évolution. En 200 ans, soit en seulement trois fois la vie d'un homme, l'Égypte a, selon les sources, multiplié ses effectifs par … 20 ou par 40 ! (Les estimations de la population égyptienne en 1810 s'étagent de 2 à 4 millions d'habitants). Si l'ensemble de la Terre avait suivi la même pente, notre planète compterait aujourd'hui entre 20 et 40 milliards de terriens ! (nous étions un milliard en 1810).
 
Cette croissance est toujours très élevée : il y avait 21 millions d'égyptiens en 1950, il y en a 85 millions aujourd'hui, soit 4 fois plus en 60 ans. Pour 2011, l'Ined indique pour ce pays un taux de natalité de 23,8 pour mille avec 2,73 enfants par femme et un taux de croissance de la population de 1,7 % par an, soit une augmentation de 1,4 million du nombre d'habitants chaque année ! Ces chiffres expliquent l'extrême jeunesse de la population égyptienne (30 % des égyptiens ont moins de 15 ans !) et l'arrivée continue d'un grand nombre de personnes sur le marché du travail. Un travail que justement, dans ces conditions, nul ne peut leur proposer.
 
Les autorités égyptiennes sont conscientes du problème, et savent parfaitement le défi que leur pose la démographie.  « La croissance démographique est un obstacle essentiel à nos efforts pour le développement et l'élévation du niveau de vie », déclarait en 2008 le président égyptien Hosni Moubarak (article publié par le site Géopopulation). Cette conscience hélas ne suffit pas pour se traduire dans les faits par une politique efficace de lutte contre la surnatalité. Tous les acteurs de la vie politique égyptienne n'y souscrivent d'ailleurs pas.
Encore une fois, la convergence d'une densité de peuplement excessive et d'une croissance trop rapide conduit les êtres humains à la souffrance. Cela avait été le cas en Haïti où ces deux phénomènes avaient largement aggravé les conséquences du tremblement de terre : c'est aujourd'hui le cas en Égypte. Au delà de la sympathie naturelle que l'on ressent pour un peuple qui tente de se libérer, il faut bien reconnaître que le régime qui prendra le relais, aussi démocratique soit-il, aura peu de chance de sortir le pays de l'ornière dans laquelle des décennies de laxisme démographique l'ont précipité.
A moins que l'humanité ne s'investisse clairement  dans la stabilisation de la population mondiale, les révoltes du Maghreb en annoncent d'autres, qui seront elles aussi essentiellement causées par la pression du nombre.
 
Baguette, billet d'avion, bouteille de lait: Comment la hausse des cours se répercute dans votre caddie 
Scr:    20minutes.fr/Elsa Meyer et Thibaut Schepman
 
   CONSOMMATION - La flambée des matières premières aura des conséquences sur les consommateurs...
 
 
 
 
 
 
Coton, café, sucre, blé, lait… La hausse des prix des matières premières n’en finit plus. Industriels et distributeurs français se réunissent actuellement pour décider comment - et à quel point- ils répercuteront ces hausses sur les prix de vente dans les étals. Le point sur leurs méthodes et sur les produits les plus visés par la valse des étiquettes.
Le lait et les volailles vont grimpe...
Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire l’a annoncé mercredi, les produits peu transformés, comme les volailles ou le lait vont voir très rapidement leurs prix augmenter. L’Office agricole français décompose chaque année le prix de votre bouteille de lait (voir ci-dessous). Le prix de la matière première, le lait sorti du pis, représente presque 30% du prix final de votre bouteille UHT demi écrémé. Après avoir touché des planchers historiques, la matière première a recommencé à grimper en 2010, selon la Fnil (Fédération nationale des industries laitières). «Nous anticipons une hausse de 20% entre 2009 et 2011», fait valoir Jehan Moreau, directeur de la Fnil.
 
Ce dernier prévoit du coup des hausses «logiques» et «inéluctables» d’au moins 4% du prix du produit dans les étals. Pas si logique pourtant pour l’association de consommateurs UFC Que-choisir qui fait valoir que ces dernières années, la marge des distributeurs et des industriels a augmenté lorsque que croissaient les prix des matières premières … mais n’a ensuite pas été revue à la baisse quand ces cours baissaient (voir le graphique ci-dessous). « Ceci montre qu’une nouvelle hausse n’est pas inéluctable et que les industriels et les distributeurs devraient d’abord réduire leur marge», explique Olivier Andrault, responsable de l'alimentation, l'agriculture et de la nutrition à l'UFC Que choisir.
 
...Mais pas la baguette
« Nous devrons veiller à ce que certains, comme des grands groupes agroalimentaires mondiaux, n’aient pas la tentation de faire appliquer n’importe quelle hausse sans rapport avec les cours des matières premières», a prévenu Bruno Le Maire mercredi. Le secrétaire d’Etat au Commerce, Frédéric Lefebvre, a même menacé d’amendes en cas de hausses injustifiées. Tout deux ont pris l’exemple de la baguette, dont seul 5 à 10% du prix dépend du cours de la farine . Pas question que votre «Tradition» augmente excessivement.
 
 Surcharge sur les billets d’avions
Comme Lufthansa ou British Airways, Air France-KLM  a annoncé jeudi une hausse de la surcharge carburant qu’elle fait payer sur chaque billet d’avion. Une première depuis fin 2008. En cause: l’envolée du prix du baril de pétrole qui dépassait jeudi les 100 dollars. Et le carburant est le deuxième poste de dépenses pour la compagnie aérienne. «Je ne peux pas vous dire comment se décompose le prix d’un billet de 100 euros mais le coût du pétrole a un impact très important», a expliqué  Air France-KLM à 20minutes.fr.
 
Selon les chiffres du premier semestre 2010/2011, ses charges d’exploitation étaient ainsi de 11,9 milliards d’euros: 30% était consacré au personnel et 24% au carburant. Mais «la hausse de cette surcharge n’est pas automatique dès que les cours du pétrole grimpent. Cela dépend de l’importance de l’augmentation et de ce que font nos concurrents», a précisé la compagnie.
 
Coton de s’habiller pas cher
Le prix du coton a quasiment doublé en 2010, et devrait atteindre un niveau record depuis 140 ans. Par la même, «le coût d’achat des vêtements a augmenté en moyenne de 25%», », assure à 20minutes.fr Jean-Marc Génis, président de la Fédération des enseignes d'habillement. Sans vouloir préciser quelle part représentent ces achats dans le prix final, il assure que les professionnels ont «pour l’instant absorbé cette hausse dans leurs marges». Et qu’ils ne pourront plus le faire en 2011. Levis et H&M ont déjà annoncé des hausses.
 
Avec les greenpifs, Roissy se veut plus écolo
Scr:    20minutes.fr/AFP
 
   DECHETS - Des agents basés aux postes filtrages de l'aéroport recyclent les centaines
   de bouteilles abandonnées par les passagers...
 
 
 
 
 
Les Greenpifs exercent à l'aéroport de Roissy une nouvelle fonction: ils incitent les passagers à faire avaler par une machine à compacter les centaines de bouteilles qu'ils abandonnent chaque jour aux contrôles. Résultat: plus d'une tonne de plastique récupérée en moins d'un an.
1,2 Tonne de plastique récupéré depuis avril
«On s'est appelé Greenpifs parce que nous travaillons sur les déchets aux postes d'inspection et filtrage, PIF, là où vous passez vos sacs aux rayons X», explique Franck Laviron, gestionnaire de marchés pour Aéroports de Paris (ADP). Avec son équipe de contrôleurs de qualité et les deux machines expérimentales installées au terminal 2 de Roissy, il a déjà récupéré depuis avril quelque 40.000 bouteilles, soit 1,2 tonne de plastique compacté, et les liquides qu'elles contenaient constitués à 90% d'eau.
Grâce à ces machines, parfaitement adaptées aux besoins de l'aéroport, «on n'incinère plus les bouteilles avec les liquides, comme c'était le cas avant, "ce qui était un non-sens écologique», note Franck Laviron. Mieux, «on augmente notre taux de valorisation des déchets» soit 100 bouteilles récupérées par jour par la machine +rose+, baptisée ainsi en raison de sa couleur.
Le liquide des bouteilles remis dans le réseau d'eau usée
Au départ les Greenpifs pensaient se servir du liquide récupéré pour arroser les plantes ou pour le nettoyage. Mais «c'était plus simple et moins cher de le remettre dans le réseau d'eaux usées plutôt que de traiter une si petite quantité en local», précise Franck Laviron. Le plastique, compacté et stocké sur place, est envoyé à l'usine France Plastique par la SITA Roissy, chargée de la collecte des déchets d'ADP. Un appel d'offres va être lancer courant février pour une cinquantaine de machines supplémentaires destinées aux aéroports de Roissy, Orly et du Bourget.
Avant ce tri, le personnel de nettoyage devait vider plusieurs sacs poubelles par jour. L'objectif est de faire une seule collecte, un sac de 3,5 kg contre 7 ou 9 kg auparavant.
Anecdote étonnante, la machine du terminal 2D, où passent surtout les passagers allemands, affichait un taux de collecte bien plus important que celle placée au 2B.
Le projet a obtenu le certificat Ecogestes de l'Ademe et le trophée d'initiative de l'aéroport Charles-de-Gaulle sur le thème du développement durable.
 
Le : 04/02/2011 
 
Diminuer la pollution routière non automobile  
Scr:    sciencesetavenir.fr
 
   Les émissions des gaz d’échappement ne sont responsables que de moins de la moitié des poussières fines
   générées par le trafic routier. La majeure partie provient de l’abrasion mécanique et de la remise en  
   suspension des poussières déposées, comme le montre une étude suisse.
 
 
 
 
 
 
Les routes polluent autant que les voitures
Les processus d’abrasion mécanique des freins, des pneumatiques et des revêtements routiers ainsi que la resuspension de la poussière «normale» sont responsables de plus de la moitié des émissions de poussières fines dans les villes. C’est ce qu’avaient déjà montré les chercheurs de l’Empa dans un projet de recherche antérieur.
Ce qui ne restait pas clair jusqu’ici c’est la contribution de chacun de ces processus aux émissions globales des poussières fines. Cela parce que les poussières fines provenant directement l’abrasion du revêtement routier présentent une composition chimique semblable à celle des poussières fines se trouvant déjà sur la route, toutes deux étant composées essentiellement de particules minérales d’un diamètre compris entre 2.5 et 10 micromètres. Les chercheurs devaient donc trouver tout d’abord un moyen qui leur permette de distinguer quantitativement les différentes sources d’émissions.
Pour cela, les spécialistes de l’air ont développé une nouvelle méthode de mesure en recourant au simulateur des charges du trafic routier de l’Empa, normalement utilisé pour étudier «en accéléré» la résistance des revêtements routier sous des charges extrêmes.
 
Répartition des polluants non routier.(EMPA)
L’abrasion des routes: la qualité du revêtement est décisive
Les résultats montrent que dans les villes l’abrasion des freins est responsable, du fait du trafic «stop-and-go», d’environ 20% des émissions de poussières fines du trafic routier; l’abrasion des pneumatiques ne joue par contre pratiquement aucun rôle dans ces émissions.
L’état des routes joue là un rôle décisif: si le revêtement est intact, les émissions provenant directement de son abrasion sont faibles. Les revêtements défectueux peuvent cependant conduire à des émissions élevées de poussières fines.
Et pour la resuspension, cela dépend en premier lieu du degré de salissure de la route; sur les revêtements sales, c’est alors le facteur dominant. Et pour finir, la nature du revêtement exerce aussi une influence: avec les revêtements poreux fréquemment utilisé aujourd’hui,  qui absorbent le bruit et présentent de bonnes caractéristiques en cas de pluie, la quantité des particules remises en suspension est nettement plus faible que sur les revêtements à surface compacte. Reste encore à savoir si cela s’applique aussi aux revêtements poreux anciens dont les pores sont éventuellement colmatés.
 
La Volkswagen Formula XL1 consomme moins de 1 litre aux 100 km 
Scr:  futura-sciences.fr
 
   Avec son moteur Diesel hybride, sa puissance modeste, ses deux places et sa forme en goutte d’eau,
   la XL1 descend à 0,9 l/100 km. Elle n’est qu’un concept-car mais Volkswagen promet la commercialisation
   d’un modèle de ce genre en 2013.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le constructeur allemand Volkswagen a dévoilé son nouveau concept-car de véhicule écologique baptisé Formula XL1 qu'il expose du 26 au 29 janvier au Salon automobile du Qatar. Ultralégère et dotée d'une motorisation hybride rechargeable, cette voiture voit sa consommation moyenne descendre à moins de 1 litre aux 100 km et préfigure l'arrivée d'un modèle de petit véhicule chez le constructeur allemand.
Ce véhicule est en projet depuis près de dix ans chez Volkswagen, qui poursuit son objectif de réaliser une voiture ne consommant qu'un seul petit litre de carburant aux 100 km. Une précédente initiative, présentée au salon de Francfort en 2009 (la L1) s'était déjà approchée de cette barre symbolique avec une consommation de seulement 1,38 litre aux 100 km.
La fée électricité au service du moteur thermique
Sur le concept XL1, Volkswagen est allé encore plus loin, et ce dans la plupart des domaines, comme l'aérodynamique, le poids du véhicule (la carrosserie, inspirée de la Formule 1, est composée de fibres de carbone et de polymères) et la motorisation.
Le XL1 est équipé d'un système hybride rechargeable composé de deux cylindres TDI de 48 chevaux et d'un moteur électrique de 20 kW, alimenté par une batterie lithium-ion. Ce moteur électrique est utilisé sur les 35 premiers kilomètres. Au-delà, le bloc Diesel se met en marche pour lui apporter l'énergie. La batterie peut également être rechargée sur une prise électrique.
Résultat, le XL1 consomme seulement 0,9 litre de carburant en cycle mixte (et zéro en mode tout électrique) et rejette 24 grammes de CO2/km (contre 36 grammes sur le concept L1).
À l'intérieur, ce véhicule abrite seulement deux places, côte à côte, au lieu d'une disposition en tandem sur les deux précédents concept-cars de la série. Les portes papillon, qui facilitent l'accès à bord, ont été conservées. La version de série de cette Volkswagen XL1 devrait être lancée en 2013.
 
Que faire des vieux frigos et congélateurs ? 
Scr:  futura-sciences.fr/photo:© Harry CC by-nc-nd 3.0
 
   Ce qu'il ne faut plus voir!!!

   Votre vendeur de matériel neuf doit reprendre votre ancien équipement,
   qui sera recyclé.
 
 
 
 
Tous le monde possède un réfrigérateur, et nombreux sont ceux qui disposent aussi d’un congélateur. Fidèles compagnons des cuisines et des garde-manger, ces deux appareils finissent, un jour ou l’autre par tomber en panne au-delà de toute réparation. C’est alors l’occasion d’en acheter de nouveaux, plus performants énergétiquement.
Mais que faire des appareils hors d’usage ? En effet, en plus d’être encombrants, ces déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) contiennent des fluides frigorigènes.
Ces gaz, à savoir les chlorofluorocarbones (CFC) et les hydrochlorofluorocarbones (HCFC), sont à la fois agressifs vis-à-vis de la couche d’ozone et de très puissants gaz à effet de serre.
Depuis 2001, ces DEEE doivent être recyclés dans des filières spécialisées. Celles-ci valorisent les matériaux de ces déchets tout en prévenant leurs pollutions spécifiques, notamment par les fluides réfrigérants.
Vieux frigos et congélateurs HS sont donc récupérés par les vendeurs lors de l’achat d’un nouvel équipement ou dans les déchetteries. Les consommateurs contribuent à ce recyclage en payant une éco-contribution d’une vingtaine d’euros lors de l’achat d’un de ces appareils.
 
 
Le : 03/02/2011 
 
Biomasse : baisse des tarifs d'achat de 3,6
Scr:   actu-environnement.com
  Les nouveaux tarifs d'achat de l'électricité produite à partir de biomasse ont été publiés au JO du 30 janvier. Ils sont en baisse de 3,6 % mais la CRE souligne que les installations les plus efficaces énergétiquement restent cependant rentables.
 
 
L'arrêté du 27 janvier, publié au journal officiel du 30 janvier, fixe les nouvelles conditions d'achat de l'électricité produite à partir de centrales à cogénération utilisant la biomasse (matières non fossiles d'origine végétale ou animale). Un deuxième arrêté publié le 30 janvier abroge le précédent arrêté, qui avait multiplié par deux les tarifs d'achat.
Le tarif de référence est désormais fixé à 4,34 centimes d'euros par kilowattheure, contre 4,5 centimes/kWh auparavant, soit une baisse de 3,6 %. Cette baisse porte sur la part fixe mais aussi sur la prime complémentaire (pour les unités de puissance supérieure à 5 MW). Pour rappel, le tarif est composé d'une base fixe à laquelle s'ajoute une part variable qui dépend notamment de l'efficacité énergétique de l'installation et de son niveau d'émission de poussières.
À noter : ce nouveau tarif d'achat ne concerne pas les contrats d'achat conclus avant son entrée en vigueur et les installations pour lesquelles une ''demande complète de raccordement'' a été déposée avant l'entrée en vigueur du nouvel arrêté tarifaire et pour lesquelles le pétitionnaire en fait la demande écrite dans un délai de trois mois à compter de la publication du nouvel arrêté.
Malgré la baisse, les installations efficaces restent rentables selon la CRE
Dans son avis du 29 décembre, la commission de régulation de l'énergie (CRE) note que ''la baisse de 3,6 % des tarifs d'achat induit une diminution des rentabilités des projets de plus de 5 MW qui restent cependant incitatives'', avant de préciser : ''les niveaux de rentabilité induits par les tarifs proposés dépendent fortement de l'efficacité énergétique des installations''. Ainsi, les installations présentant des efficacités énergétiques supérieures à 65 % afficheront des ''rentabilités normales, sans être excessives'', contrairement au précédent tarif d'achat qui procurait ''une rentabilité trop élevée'' pour ces mêmes installations. La CRE souligne que ''cette structure tarifaire, peu incitative pour des efficacités énergétiques faibles, est en cohérence avec la directive 2009/28/CE qui prévoit que ''dans le cas de la biomasse, les Etats membres encouragent les technologies de conversion présentant un rendement de conversion [...] d'au moins 70 % pour les applications industrielles''.
D'ici 2020, la France mise sur l'installation de 2.300 MW de production d'électricité à partir de biomasse, selon la programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité (PPI). ''Selon le plan d'action national en faveur des énergies renouvelables fixé pour la période 2009-2020, 500 MW d'installations valorisant du biogaz pourraient participer à cet objectif. En supposant que 800 MW de centrales biomasse seront développées dans le cadre d'appels d'offres, 1.100 MW d'installations biomasse solide sous obligation d'achat pourraient être construites d'ici à 2020'', note la CRE, qui estime ''les charges annuelles de service public à l'horizon 2020 induites par le projet d'arrêté entre 250 et 800 M€''.
Energies renouvelables : l'atteinte de l'objectif européen conditionné au respect des plans nationaux
Scr:    actu-environnemnt.com
 
La Commission européenne publie une communication relative aux énergies renouvelables.
 
 
 
Si l'objectif 2010 n'a pas été atteint, celui de 2020 pourrait l'être si les Etats membres respectent leurs plans nationaux.
La Commission européenne a présenté, ce jour, une communication relative aux progrès accomplis par l'UE pour promouvoir les énergies renouvelables. Le document de 15 pages fait le point sur le respect des objectifs non contraignants pour 2010, prévus par la directive de 2001 sur l'électricité produite à partir de sources renouvelables et la directive sur les biocarburants de 2003. Sont également abordés les plans nationaux permettant de répondre aux objectifs contraignants fixés par la directive 2009/28/CE sur l'énergie produite à partir de sources renouvelables.
Le rapport est plutôt optimiste s'agissant du respect de l'objectif contraignant fixé dans le cadre du paquet énergie climat. Si les 27 Etats membres appliquent leurs plans d'action en faveur des énergies renouvelables et améliorent leurs outils de financement, l'objectif de 20% d'énergie renouvelable sera atteint, voire dépassé, en 2020.
Concrètement, les Etats membres prévoient conjointement de doubler la consommation d'énergie issue de sources renouvelable entre 2005 et 2020. L'électricité devrait compter pour 45% de cette hausse, la production de chaleur pour 37% et les transports pour 18%. S'agissant de l'électricité, qui constitue l'énergie privilégiée pour atteindre l'objectif, la part d'électrons produits à partir des sources renouvelables devrait s'élever à 37% du total, si les plans nationaux sont respectés.
L'objectif 2010 n'est pas atteint, mais celui pour 2020 devrait l'être
Les Etats membres de l'Union européenne devaient présenter à la Commission européenne des plans d'action nationaux en faveur des énergies renouvelable afin d'assurer l'atteinte de l'objectif communautaire. Après en avoir pris connaissance, la Commission estime que "selon ces plans, tous les États membres atteindront leurs objectifs nationaux contraignants d'ici à 2020." En l'occurrence, la France, ainsi que plus de la moitié des Etats membres, prévoit de dépasser son objectif, fixé à 23%. Seuls l'Italie et le Luxembourg ont présenté des plans nationaux n'atteignant pas l'objectif fixé et prévoyant de faire appel aux surplus d'autres Etats membres pour combler l'écart.
Pourtant, la Commission estime que "les données les plus récentes montrent qu'en 2010, la plupart des États membres et l'UE dans son ensemble n'ont pas réussi à atteindre les objectifs indicatifs fixés par les États membres dans les secteurs de l'électricité et des transports."
En la matière la France présente des résultats mitigés. L'objectif 2010 dans le domaine des transports fixait la part d'énergie renouvelable à 7% de la consommation énergétique totale, un objectif quasiment atteint avec une consommation de l'ordre de 6,4%. Par contre le résultat est moins bon en matière de production électrique, puisque la production en 2010 s'est élevée à 15,4% alors que l'objectif était fixé à 21%.
Améliorer la gestion des aides pour doubler les investissements
Par ailleurs, le document de la Commission appelle aussi les Etats membres à renforcer leur coopération pour développer la production à partir des sources d'énergie renouvelables à l'endroit où le processus est le moins onéreux. De même la communication appelle à mieux intégrer l'énergie produite à partir de sources renouvelables dans le marché unique européen. "Selon les estimations, ces mesures pourraient permettre de réaliser 10 milliards d'euros d'économies par an", indique la Commission européenne.
Côté financement, la Commission invite les 27 "à multiplier par deux les investissements annuels en capital dans les énergies renouvelables, afin qu'ils passent de 35 milliards d'euros par an à 70 milliards d'euros par an." Afin de soutenir ces investissements, "il faudra avoir massivement recours aux régimes d'aide nationaux", prévient l'exécutif européen. En la matière, une grande diversité de mécanismes publics de soutien existent en Europe : subventions, prêts, prix de rachat, régimes de certificats, etc. La Commission plaide pour que "leur gestion [soit] améliorée" pour accroître leur cohérence.
Améliorer la coopération entre Etats membres
La Commission rappelle par ailleurs que trois outils existent afin d'améliorer la coopération entre Etats membres en matière d'énergies renouvelables. Il s'agit tout d'abord des "transferts statistiques", qui permettent à un État membre qui dispose d'un excédent d'énergie renouvelable de le "vendre" statistiquement à un autre État membre n'atteignant pas son objectif. Deuxième possibilité, le cofinancement de projets communs qui permet de partager statistiquement la production énergétique entre les Etats qui ont financé le projet. Enfin, la Commission invite les Etats membres à développer des "régimes d'aide communs" afin d'harmoniser les mécanismes d'aide.
À ce sujet, la Commission annonce qu'elle évaluera en 2014 l'efficacité du fonctionnement des mécanismes de coopération.
 
Plantes contre abeilles 
Scr:    sciencesetavenir.fr
   Beaucoup de plantes produisent des substances chimiques toxiques pour se protéger contre les herbivores, des chercheurs suisses apportent aujourd’hui la preuve expérimentale que les plantes à fleurs peuvent également utiliser des défenses chimiques pour protéger leur pollen des abeilles.
 
 
 
 
Les abeilles ont besoin de s'adapter physiologiquement aux pollens des plantes qu’elles butinent. Les végétaux ont en effet dressé des barrières physiques et chimiques afin d’éviter une trop grande captation du pollen par l’insecte
Il faut dire que les abeilles ont besoin d'énormes quantités de pollen pour nourrir leurs petits. Le pollen de plusieurs centaines de fleurs est nécessaire à l’alimentation d’une seule larve et les abeilles sont très efficaces pour le récolter, prenant souvent 70 à 90% du pollen d'une fleur en une seule visite. Parce qu'elles stockent ce pollen dans des brosses spéciales ou dans leur intestin, cela signifie que ce pollen n'est pas utilisé pour la pollinisation de la fleur.
Claudio Sedivy de l’Institut technologique de Zurich explique: « Les abeilles et les plantes ont des intérêts contradictoires quand il s'agit du pollen. Bien que la plupart des plantes offrent du nectar comme appât pour attirer les insectes qui transportent le pollen de fleurs en fleurs, elles ont développé une grande variété d'adaptations morphologiques pour empêcher les abeilles de trop les appauvrir leur pollen.»
Dans une étude parue dans le Journal of British Ecological Society's, les chercheurs suisses montrent que les plantes ont également développé des défenses chimiques pour protéger leur pollen. Dans une expérience, ils ont récolté du pollen provenant de quatre espèces de plantes - renoncule, vipérine, moutarde sauvage et tanaisie - dans des ruches d'abeilles spécialisées qui ne se nourrissent que d’un type de plante. Ils ont ensuite nourri avec, des larves de deux espèces généralistes : Osmia bicornis et Osmia cornuta.
Ils ont constaté que malgré le fait que les deux abeilles aient un régime alimentaire comportant un éventail de différents pollens, qu’il existe des différences frappantes dans leur capacité à se développer à partir du pollen d’une  même espèce végétale.
Selon Claudio Sedivy: « Bien que les larves d’Osmia cornuta se sont développées avec le pollen de vipérine, plus de 90% sont mortes en quelques jours avec le pollen de renoncule. Étonnamment, la situation est exactement l'inverse avec les larves d’Osmia bicornis. Et les deux espèces d'abeilles obtiennent de bons résultats sur le pollen de moutarde des champs, alors qu’aucune n’a réussi à se développer avec le pollen de tanaisie. Pour autant que nous sachions, c'est la première preuve expérimentale claire que les abeilles ont besoin d’adaptations physiologiques pour faire face aux propriétés chimiques défavorables de certains pollens. »
 
Le :02/02/2011 
 
Un nouvel institut sur l'énergie et le climat à l'université de Berkeley 
Scr:     BE Etats-Unis 233 
 
   Conscient de la diversité et de la richesse des activités dans le domaine de l'énergie à l'université de Berkeley
   et au Lawrence Berkeley National Lab (LBNL), le Vice Chancelier pour la recherche Graham Fleming a décidé
   de mettre en place une organisation dont le but serait de chapeauter l'ensemble de ces recherches.
 
 
 
 
 
 
 
Par ailleurs, l'urgence de la situation impose la réalisation de grands projets dans de domaine, de par les répercussions possibles sur la sécurité, la stabilité de l'environnement et le développement économique. C'est dans cette optique que le bureau du Vice Chancelier a pris la décision de créer le Berkeley Energy and Climate Institute (BECI) pour coordonner au niveau du campus la recherche, le transfert de technologie, et l'éducation.
Un pôle d'excellence mondial
L'université de Berkeley et le LBNL sont des centres d'excellence dans la recherche de solutions au changement climatique. De nombreux chercheurs tentent d'y trouver de nouvelles sources d'énergies renouvelables, propres et bon marché. De plus, cette excellence scientifique, le partenariat entre l'université et le Laboratoire du Département de l'Energie, et la proximité avec la Silicon Valley et les startups qui innovent sur le sujet des technologies propres, créent une opportunité unique d'apporter des solutions complètes aussi bien scientifiques que politiques aux problèmes énergétiques mondiaux.
Pour l'administration de Berkeley et du LBNL, une nouvelle ère de synergies s'ouvrent dans le domaine de la recherche en énergie, une ère ou les forces et les ressources du campus sont une opportunité pour devenir au niveau national et mondial le centre de référence dans ce domaine, et de réaliser des avancées multi-disciplinaires qui vont changer la donne en matière de technologie, de politique et d'environnement. L'objectif est de créer une plateforme capable de s'attaquer aussi bien aux problèmes spécifiques d'une région urbaine de Chine qu'une région rurale d'Afrique, en tenant en compte des dimensions technologiques, économiques, sociétales et environnementales.
 
Les objectifs de BECI sont les suivants:
- Fournir une direction pour toutes les activités de recherche sur l'énergie et le climat;
- Fournir un point d'entrée unique pour les collaborations extérieures et la levée de fonds;
- Renforcer l'intégration des recherches en sciences dures et sociales, ingénierie, finance, et politique;
- Eduquer la prochaine génération des scientifiques et hommes politiques dans ces domaines.
- Capitaliser sur la richesse de la région en terme d'innovation, et d'investissements dans les technologies propres;
- Favoriser les collaborations nationales et internationales.
Les grandes orientations
=> Génération et stockage
- Génération d'énergie décarbonée: Le panel complet des énergies renouvelables est activement recherché sur le campus, que ce soit l'utilisation des nanotechnologies pour le solaire photovoltaique, la photosynthèse artificielle , ou les biofuels. Par ailleurs le nucléaire est aussi un sujet d'intérêt pour Berkeley qui propose un Master en ingénierie nucléaire réputé. La séquestration du carbone est aussi un sujet d'étude important.
- Le stockage énergétique: identifié comme un des domaines où l'expertise du campus doit être améliorée, le stockage est crucial pour gérer l'intermittence des énergies renouvelables et limiter la consommation et les problèmes générés par les coupures sur un réseau électrique en mauvais état. Par ailleurs un programme important du département de l'énergie, le Batteries for Advanved Transportation Technologies (BATT) est géré depuis le LBNL.
=> Demande énergétique
- Demand/Response: l'utilisation d'algorithmes pour optimiser les demandes énergétiques d'entreprises ou de particuliers n'est que le début d'une utilisation beaucoup plus vaste de l'informatique, des réseaux et de l'intelligence artificielle pour des applications énergétiques. Dans tous ces domaines, l'excellence de Berkeley n'est plus à démontrer.
- Efficacité énergétique: il existe maintenant un centre d'utilisation des nanotechnologies pour fabriquer des composants électroniques plus efficaces, le Center for Energy Efficiency Electronics .
- Batiments: l'expertise de LBNL dans ce domaine est conséquente. Le laboratoire possède un département qui se concentre sur tous les aspects de l'efficacité énergétique du batiment.
=> Climat et environnement
- Modélisation et mesures du climat: l'objectif est d'améliorer la résolution spatiale des modèles existants, et les mesures de gaz à effet de serre au niveau local et national pour pouvoir quantifier et vérifier les réductions d'émissions fixées nationalement et internationalement.
=> Politiques et marchés
Il existe un Energy Institute dans la Business School de Berkeley dont l' objectif est de faciliter la commercialisation d'innovations technologiques. Il existe d'ailleurs un programme de mise en commun d'étudiants de MBA et de chercheurs pour transformer une technologie en produit commercial sous forme de projet d'étude .
Premières initiatives du BECI
=> Attirer les meilleurs chercheurs dans ce domaine
Le campus de Berkeley est bien conscient de l'avantage pécuniaire d'un poste de professeur d'université privée ou le salaire est en moyenne plus important de +24%. Il est donc difficile malgré le prestige du campus de retenir les meilleurs éléments, lorsque des campus comme Stanford sont capables de faire des offres avantageuses aux professeurs de Berkeley dont les salaires sont moins compétitifs. L'objectif est donc de proposer un certains nombre de postes financés sur le domaine de l'énergie et du climat au sein des différents départements du campus.
Un fond spécifique BECI servira uniquement à donner des outils pour retenir les meilleurs chercheurs en leur proposant par exemple de financer un grand nombre d'étudiants chercheurs au sein de leurs équipes.
=> Les Berkeley Energy Fellows
L'objectif est d'offrir une opportunité aux meilleurs étudiants au sortir de la thèse de poursuivre des recherches de pointe dans le domaine de l'énergie et du climat sur le campus. Le programme s'étendra sur 3 ans et sera ouvert à un grand nombre de disciplines: de la biologie à l'architecture, de l'ingénierie aux sciences politiques. Une fois sélectionné, le chercheur aura l'occasion de consulter le programme complet de recherche sur l'énergie et le climat et de choisir les domaines ou il souhaite apporter sa participation. Le salaire sera compétitif et l'institut y ajoutera un supplément annuel. L'objectif étant d'attirer les meilleurs et les plus motivés par les questions énergétiques dans tous les domaines.
=> Les Berkeley Energy Corps
L'objectif cette fois est de donner à des étudiants plus jeunes, brillants et motivés une expérience sur le terrain dans le domaine de l'énergie et du développement durable. Sur le modèle des Peace Corps  il s'agit aussi pour ces étudiants de ramener des technologies, idées et bonnes pratiques de leurs expériences variées qui pourraient être appliquées ailleurs. Le corps de ces étudiants deviendrait une part importante de la formation à Berkeley, une formation entièrement basée sur un expérience concrète et un engagement personnel pour une cause environnementale. Ainsi, en plus de développer des compétences techniques, les étudiants augmenteraient leurs capacités à diriger des projets, comprendre et dépasser les différences culturelles, pour atteindre une compréhension plus haut-niveau des problèmes en question et permettraient ainsi d'y apporter des solutions plus complètes, en incorporant les derniers développements scientifiques, etc... En d'autres termes, permettre à des jeunes étudiants de faire la différence sur des projets concrets, tout en les éduquant et les préparant à des carrières dans le domaine de l'énergie.
Pistes de collaborations avec la France
- il est crucial de développer des liens forts avec une région déjà à la pointe et qui chaque jour s'implique davantage sur ces questions, dans les laboratoires comme les entreprises ;
- l'influence grandissante de Berkeley sur Washington en fait un Think Tank primordial sur les questions d'énergie et de climat ;
- l'intérêt de Berkeley sur la question du nucléaire est à suivre, en raison des choix français en matière d'approvisionnement énergétique;
- leur cartographie a mis à jour des lacunes - notamment en stockage énergétique - et le Vice-Chancelier a émis le souhait d'organiser des évènements scientifiques sur ce sujet, ainsi que sur celui des nanotechnologies pour l'énergie.
- l'administration de BECI souhaite entrer en relation avec des entreprises françaises dans le domaine de l'énergie pour la mise en place d'échanges/stages/formations dans le cadre des Berkeley Energy Corps.
 
Les Français mi-figue mi-raisin face à l'offre alimentaire 
Scr: lemonde.fr/L.Van Eeckhout
  
   Les consommateurs ne sont pas sans ambivalence quant à leur perception de l'offre de produits
   alimentaires, comme dans leurs actes d'achat....
 
 
 
Selon une enquête réalisée par Gfk ISL France pour l'Association nationale des industries agroalimentaires (ANIA) et publiée lundi 31 janvier, ils déplorent non seulement des prix de plus en plus élevés (87%) mais aussi une standardisation croissante des produits (84%), constatant qu'il y a aujourd'hui davantage de premiers prix et de marques de distributeurs (91%) et moins de grandes marques alimentaires (67%).
Et dans le même temps, 76% jugent que l'offre de produits alimentaires répond à leurs besoins et 74% disent apprécier sa variété croissante. Lorsqu'ils procèdent à des achats alimentaires, les consommateurs disent être avant tout attentifs au goût, à la composition des produits et à leur provenance. Et à 88% ils affirment rechercher une alimentation saine et équilibrée.
PEU SENSIBLES AU BIO
Mais force est de constater que les préoccupations environnementales et de sécurité alimentaire influencent encore peu leurs achats. Ils restent ainsi relativement peu nombreux à faire attention, lors de leurs achats alimentaires, à l'origine bio (11%), à l'emballage recyclable ou l'absence d'emballage (10%), à la mention "naturel" (10%) ou à l'impact environnemental du produit (7%).
Ce faisant, l'industrie agro-alimentaire française garde globalement une bonne image dans l'opinion : plus de 60% des consommateurs ont une perception positive de ce secteur. Une perception meilleure que celle du textile, de l'automobile ou encore de la grande distribution. Mais moins bonne que pour l'artisanat, la santé et l'agriculture. De façon assez immuable, ces trois secteurs ont cependant toujours eu la préférence des Français.
 
Une méga-centrale solaire dans le Gard d'ici 2013 
Scr:    enerzine.com
 
 
   La filiale énergie renouvelable du géant français de l'électricité EDF a confirmé vendredi dernier qu'il voulait  
   développer une centrale solaire capable d'alimenter 10% de la consommation électrique du département.
 
 
 
 
 
 
 
Plus précisément, le parc solaire érigé sur une superficie de plus de 700 hectares (ha) aura une capacité installée de 265 mégawatts crête (MWc) et deviendrait ainsi la plus grande centrale jamais réalisée par EDF EN. La particularité du projet fait que les installations photovoltaïques seront "intégralement démontées" à l'issue de leur exploitation, soit 25 ans plus tard.
 
Le complexe solaire assurera "près de 10% de la consommation électrique - avec chauffage - du Gard, (soit 160.000 habitants) pour une emprise limitée à 0,12% de la superficie du département", indique un document transmis par EDF EN.
 
Sur les 711 ha, les panneaux photovoltaïques occuperont 228 ha, le reste du terrain restant "exploitable pour les activités agricoles telles que la production de fourrage et le pâturage".
 
Non concernée par le moratoire, la centrale devrait être opérationnelle fin 2013.
 
Le :01/02/2011 
 
Les lampes solaires changent la vie des écoliers au Kenya 
Scr:    20minutes.fr avec AFP photo:NJUGUNA / REUTERS
 
 
   Les enfants les plus pauvres peuvent ainsi étudier plus facilement
   Objectif 100.000 lampes d'ici à 2015
 
 
 
 

A 25 ans, Evans Wadongo a déjà changé la vie de dizaines de milliers de Kényans vivant dans les campagnes rurales du pays, avec une idée simple: des lampes solaires individuelles. De son enfance dans l'ouest du Kenya, Evans se souvient des nombreuses difficultés pour faire ses devoirs scolaires, faute d'électricité. Souvent, il est obligé de lire dans l'obscurité, dans les vapeurs malodorantes d'une lampe à pétrole ou les yeux piqués par la fumée du feu de cheminée.
 
Son père, un enseignant qu'il décrit aujourd'hui comme «très strict» et sa «plus grande source d'inspiration», l'a poussé jusqu'aux bancs de l'université. Là, l'ingénieux Evans Wadongo s'interroge sur la façon d'améliorer les conditions de travail des écoliers dans son village d'origine.
 
A 19 ans, grâce aux quelques sous mis de côté sur son crédit d'étudiant, il met au point une première lampe solaire expérimentale, faite de quelques morceaux de métal récupérés, d'une puce solaire, et d'une batterie rechargeable. «Je n'aurais jamais imaginé que cela marcherait aussi bien. Je voulais juste donner cette première lampe à ma grand-mère», raconte le jeune homme.
 
Depuis 2004, près de 15.000 de ces lampes solaires individuelles ont été fabriquées et distribuées par son association SDFA (Développement durable pour tous les Kényans) dans les villages les plus reculés. L'objectif affiché du jeune entrepreneur est de distribuer jusqu'à 100.000 lampes solaires d'ici à 2015, grâce au soutien de bailleurs institutionnels, médias et sponsors individuels.
 
Avec son équipe du projet «Use Solar Save Lives», il identifie les communautés rurales les plus pauvres, privées d'électricité et se servant occasionnellement --quand ils en ont les moyens-- de lampes à pétrole. Ils remettent les précieuses lampes à une association locale soigneusement sélectionnée, le plus souvent un groupe de femmes, et tentent de convaincre les familles concernées de mettre en commun les économies réalisées sur l'achat de kérosène.
«Ma vie a changé»
Cet argent est ensuite utilisé pour des projets collectifs, tels que des petits élevages avicoles ou piscicoles. Dans le village de Chumbi (50 km à l'est de Nairobi), Wadongo est chaleureusement accueilli. "Ils veulent tous des lampes", sourit Agnès Muthengi, la représentante d'une association féminine locale.
Jennifer David, 47 ans, vit dans une maisonnette de boue séchée, coincée entre de misérables baraques en tôles. Son mari est un travailleur journalier. L'unique source de revenus réguliers du foyer est un élevage de lapins --vendu un euro pièce-- qui suffit difficilement à faire vivre ses cinq enfants.
Accroché à un poteau de bois dans une cour crasseuse, sa lampe se recharge sous un soleil de plomb. «Depuis que j'ai eu cette lampe, ma vie a changé» raconte Jennifer. «Avant j'utilisais une lampe à pétrole qui faisait beaucoup de fumée, me coûtait cher en pétrole», explique celle dont les enfants peuvent désormais étudier le soir à la lueur de la précieuse lanterne.
 
«J'ai commencé dans le village où j'ai grandi, et j'ai vu des élèves du primaire qui ont pu ainsi aller au collège», se réjouit Evans. Les lampes solaires aident à l'éducation des plus pauvres, réduisent les maladies respiratoires et oculaires liées à l'utilisation du pétrole, et contribuent à la lutte contre la pauvreté dans les campagnes kényanes.
Fort de son succès, le projet devrait être étendu à des pays voisins, l'Ouganda en tête de liste. Et Evans envisage de décentraliser la fabrication de ses lampes solaires, afin de fournir des emplois aux plus démunis. «Si chacun d'entre nous commençait à penser aux autres avant de penser à soi, le monde serait meilleur», commente-t-il simplement.

La Chine est le troisième pays à développer un système HVDC, véritable "autoroute électrique"
Scr:   BE Chine 100 
 
 
   Ces systèmes de transmission de l'énergie électrique sont généralement utiliser pour transporter
   des puissances très importantes sur de longues distances.
 
 
 
Un système HVDC pour High Voltage Direct Current  ou CCHT en français, est un équipement d'électronique de puissance utilisé pour la transmission de l'électricité en courant continu haute tension.
Le système HVDC développé par China Electric Power Research Institute a été acheminé le 3 janvier 2011 sur le site de la centrale éolienne de Nanhui près de Shanghai. Le système a passé avec succès les tests de conformités des standards industriels internationaux et nationaux. Cette avancée fait de la Chine le troisième pays possédant l'expertise pour concevoir, tester et produire ce type d'équipement électronique de haute puissance, rejoignant le canadien ABB et l'allemand Siemens.
China Electric Power Research Institute travaillait sur la technologie HVDC et les équipements associés depuis décembre 2007. Les chercheurs chinois ont développé une technologie nationale permettant la fabrication, en grand nombre, des systèmes HVDC. La technologie est basée sur des équipements IGBT, Insulated Gate Bipolar Transistor pour transistor bipolaire à porte isolée. L'unité livrée à Nanhui constitue un noeud important pour le réseau électrique du pays. Cette avancée constitue une pierre angulaire dans la construction de réseaux intelligents en Chine, et en particulier dans le développement de l'énergie éolienne, qui nécessite de tels équipements.
 
Un peu moins de bruit pour les avions de Roissy  
Scr:   20minutes.fr/ Photo:Jacques Marie AFP/ArchivesAvion décollant des pistes de
 Roissy Charles de Gaulle en passant sur la ville de Mitry-Mory
 
   Différentes mesures pour réduire les nuisances aériennes de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle
   viennent d'être prises…
 
 
 
Un peu de répit pour les riverains de Roissy. Le Cirena (Collectif inter-associatif du refus des nuisances aériennes) affiche sa «satisfaction» après l’annonce, mardi 25 janvier par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Environnement, de différentes mesures de lutte contre les nuisances aériennes.
Première mesure, le «relèvement de 300 mètres des altitudes de vol à l’approche de la région parisienne». Ce relèvement est accompagné du «recul du point de virage des avions, qui se fera plus haut» indique le ministère. «Ce point est très important, insiste le président du Cirena Philippe Houbart, car cela va éviter de multiplier les nuisances sur l’agglomération des villes de Cergy-Pontoise à Conflans-Ste-Honorine, soit plus de 230.000 habitants». Ce dispositif devrait entrer en vigueur en novembre prochain.
Trajectoires de descente en «profil continu
Le ministère a également décidé une «extension des interdictions d’atterrissages et de décollages pendant la nuit.» Dès la fin de cette année, «les avions les plus bruyants seront interdits entre 22h et 6 h». Il sera également opéré un «rééquilibrage du trafic entre les pistes Nord et Sud, celles du Nord étant sous exploitées alors que les trajectoires correspondantes sont situées principalement dans des zones agricoles.»
Enfin, il est préconisé des trajectoires de descente des avions en «profil continu», dans un premier temps uniquement «pendant le cœur de la nuit de minuit à 5 h» et à partir de 1.800 mètres, et dans un deuxième temps à partir de 3.000 mètres. «C’est une excellente mesure car la population sera survolée beaucoup plus haut, et en plus dans ces conditions l’avion pollue moins» relève Philippe Houbart. Une nouvelle trajectoire de décollage la nuit, évitant les zones «très urbanisées de l’ouest de Roissy» entrera également en vigueur.
Les associations réclament un couvre-feu nocturne
Le Cirena regrette néanmoins que ce plan n’aille pas plus loin «concernant les horaires de vols.» «La plupart des restrictions le sont dans un créneau compris entre minuit et 5 h. Nous demandons depuis des années que ce créneau aille de 22h à 6h ou de 23h à 7h, soit 8 h d’affilée, comme le recommande l’OMS.» Ce que souhaitent au final les associations, c’est un couvre-feu la nuit, comme à Orly «et de nombreux aéroports dans le monde». Actuellement la région est survolée par 170 vols chaque nuit. Les riverains souhaitent également un plafonnement du nombre de vols sur Roissy, actuellement de 500.000 par an. Or, le dernier arrêté interministériel de 2007 fixant le Plan d’exposition au Bruit, a autorisé Roissy à aller jusqu’à 750.000 vols annuels.
Actuellement, un peu plus d’1 million de Franciliens sont survolés quotidiennement par les avions de cet aéroport.
Le :31/01/2011 
 
Urbanisme : les grandes villes doivent "s'étaler"
Scr:   nouvelobs.com/photo:Reuters
   Selon un rapport américain, les villes doivent "s'étaler dans l'espace". "L'endiguement n'est pas adapté
   pour les pays en voie d'urbanisation rapide" où les villes se préparent à une forte croissance démographique.
 
 
 
 
La Banque mondiale a appelé jeudi 27 janvier les villes à ne pas se limiter dans l'espace, en soutenant un rapport qui prône des "limites généreuses" afin de se préparer à leur croissance démographique, plutôt que la densité et l'instauration de "ceintures vertes".
Les villes doivent "s'étaler"
 
L'organisation d'aide au développement a indiqué dans un communiqué qu'elle partageait les conclusions d'un rapport du Lincoln Institute of Land Policy, un institut de recherche américain sur l'aménagement du territoire. "Le modèle urbanistique dominant qui guide aujourd'hui l'expansion des villes et des aires métropolitaines est basé sur l'endiguement de l'étalement, mais cet endiguement n'est pas adapté pour les pays en voie d'urbanisation rapide où se situe la plupart de la croissance démographique", explique cet institut.
 
La Banque mondiale préconise de "faire de la place dans une planète de villes". "Ce qui est nécessaire, c'est non pas une stratégie de confinement et de restriction, mais de limites généreuses aux métropoles, de protection sélective des espaces ouverts, et une bonne planification des transports et des routes", a commenté la responsable de l'Unité pour le développement urbain, Abha Joshi-Ghani.
La population mondiale devrait doubler
 
Le rapport explique que les "ceintures vertes" censées marquer une limite à l'urbanisation finissent trop souvent par être piétinées, et risqueraient d'engorger les villes des pays en développement, pour la plupart déjà saturées. "Les densités de population dans les pays en développement sont le double de celles de l'Europe et du Japon, elles-mêmes le double de celles des Etats-Unis, du Canada et de l'Australie", a rappelé la Banque.
Mais partout, ces densités baissent. Si les tendances actuelles se poursuivent "la population urbaine mondiale devrait doubler en 43 ans, mais le terrain qu'elle couvre en seulement 19 ans", a-t-elle prévenu.
Réduire l'arsenic dans les eaux souterraines 
Scr: BE Allemagne 513 
   Une équipe de chercheurs de l'Institut de gestion de l'eau, d'hydrologie et de génie hydraulique (WAWI) de
   l'Université Leibniz de Hanovre a développé un nouveau procédé respectueux de l'environnement, afin de
   réduire le taux d'arsenic dans les eaux souterraines
 
 
 
 
 
 
 
La pollution à l'arsenic, provoquée entre autres choses par l'exploitation minière, l'utilisation de pesticides dans l'agriculture moderne et la production d'armes chimiques, est une menace grandissante pour les ressources mondiales en eau. Cela affecte des millions de personnes, en particulier dans certaines régions du Bangladesh, de l'Inde orientale, du Vietnam, du Mexique, de l'Argentine et du Chili. Même aux Etats-Unis et en Europe centrale, des taux relativement élevés d'arsenic peuvent être mesurés.
 
Pour le compte de la direction des constructions de la région de Lüneburg, grande région boisée de l'Allemagne au nord-est de la Basse-Saxe, et soutenus par l'Institut fédéral de géosciences et de ressources naturelles, Max Billib et l'équipe du WAWI ont développé une nouvelle méthode grâce à laquelle la concentration d'arsenic dans les eaux souterraines devrait diminuer. Pour mettre au point leur nouveau procédé, ils se sont rendus sur un ancien site militaire dans le nord de l'Allemagne dont le sol et les eaux ont été fortement contaminés suite à une production militaire au cours des deux dernières guerres mondiales.
 
Les scientifiques ont ainsi construit une usine pilote qui assure le traitement des eaux souterraines riches en arsenic. L'installation est munie de deux puits à travers lesquels l'eau peut s'infiltrer et circuler. Le principe de cette méthode est de pomper les eaux souterraines à travers l'un des puits, d'injecter du chlorure de fer dans ces dernières et, à l'aide du deuxième puits, de les faire de nouveau transiter vers le bas. La même méthode est utilisée pour un ajout d'oxygène. L'apport d'oxygène va entrainer une oxydation du fer qui, une fois réintégré dans l'aquifère, se liera à l'arsenic pour se fixer à la surface. Ainsi, l'arsenic se transforme en un cristal difficilement soluble dans l'eau. Avec cette méthode, la teneur en arsenic dans les eaux souterraines peut donc être réduite.
 
Les désavantages des techniques déjà connues de purification par filtration sont les coûts élevés d'exploitation et le fait que les filtres contaminés doivent être remplacés plusieurs fois par an et éliminés en tant que déchets dangereux. Ce n'est plus le cas avec cette nouvelle méthode, qui nécessite un investissement de 600.000 euros par an pour une utilisation de près de 20 ans et qui, selon les chercheurs de WAWI, ne fournit pas de déchets résiduels.
Gaz de schiste: de l'eau dans le gaz de Talisman Energy 
Scr:  cyberpresse.ca/le-soleilphoto: Talisman Energy
   Québec :  La gazière albertaine Talisman Energy a jugé bon de suspendre toutes ses activités de fracturation
   hydraulique sur le continent, la semaine dernière, à la suite d'un pépin technique qualifié de «sérieux»
   survenu le 17 janvier dans un de ses puits de Pennsylvanie.
 
 
 
 
D'après le département de Protection de l'environnement de Pennsylvanie (DPEP), qui a rendu l'incident public dans un communiqué publié mardi, le problème est arrivé pendant l'injection dans le sol d'eau sous haute pression - afin de fracturer le shale où le gaz est retenu prisonnier et lui permettre de s'échapper. Une pièce de valve aurait alors mal fonctionné et une partie du liquide de fracturation (de l'eau additionnée de sable et de divers produits chimiques) a reflué dans les airs.
 
Talisman a ensuite d'elle-même décidé de «cesser toutes ses opérations de fracturation hydraulique en Amérique du Nord, le temps d'éclaircir la cause de l'incident», lit-on dans le communiqué.
Épisode terminé

Il n'a pas été possible d'apprendre pendant combien de temps l'entreprise, qui a foré 10 puits au Québec, a maintenu son gel volontaire, mais le porte-parole de sa branche américaine, Mark Scheuer­man, assure que l'épisode est maintenant terminé.
 
«On a mené notre enquête et on collabore toujours avec le département de Protection de l'environnement de Pennsylvanie [qui investigue de son côté, ndlr], mais on estime avoir bien compris la cause de l'incident et on a modifié nos façons de faire, alors on a mis fin au gel», a-t-il indiqué lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil.
 
«Il n'y a pas eu de blessés, tout l'équipement a été fermé, les fluides ont pu être contenus et le site a été nettoyé», a affirmé
Talisman USA dans une «déclaration» publiée mardi sur son site Internet.
 
L'accident a toutefois été «sérieux» et «aurait pu avoir des conséquences environnementa­les significatives», selon le directeur régional du Centre-Nord du DPEP, Nels Taber.
L'affaire n'a pas retardé les travaux de Talisman au Québec de quelque façon que ce soit. Son porte-parole Stéphane Perreault n'avait pas été mis au courant quand nous l'avons joint, mercredi - mais de toute façon, dit-il, les deux fracturations que l'entreprise a à son agenda québécois cette année, à Fortierville et à Sainte-Gertrude, ne sont prévues que pour la fin de l'été.
Le : 28/01/2011 
 
La pollution touche-t-elle les déserts, les montagnes, les pôles ?
Scr:  futura-sciences/photo:© Apurdam (Andrew) CC by-nc-nd 2.0
   
   Air, eau, sol, organismes… les pollutions dues aux activités humaines
   semblent être partout.
 
 
 
 
 

Parfois modérées et temporaires (fumier), d’autres fois catastrophiques et quasiment irréversibles (Tchernobyl), les pollutions paraissent n’épargner aucun milieu.
On peut donc se demander s’il existe des lieux encore vierges de toute pollution sur la Terre. Si c’est le cas, ce devrait être là où l’homme est absent, en toute logique.
La pollution, du haut des montagnes…
La pollution est peut-être absente au sommet des plus hautes montagnes, comme l’Everest ? Non, même au sommet du monde, la pollution est au rendez-vous. Ce sont d’abord les alpinistes qui l’apportent. Tout à leur expédition légendaire, ils ont abandonné 50 tonnes de déchets depuis la première expédition, en 1953. Longtemps ignorée, cette pollution fait désormais réagir. Alpinistes responsables, amoureux de la montagne et autorités nationales commencent à lutter contre ce phénomène.
Malgré cela, une autre pollution contamine les neiges du Tibet et des autres montagnes. La pollution atmosphérique des villes peut en effet produire des aérosols capables d’atteindre les hautes couches de la troposphère. Formés dans les centres urbains ou lors de la rencontre entre polluants atmosphériques et masses d’air froid, ces fines particules peuvent alors se déposer sur les neiges éternelles des plus hauts monts.
… jusqu’au milieu des déserts…
À défaut des montagnes, les déserts arides sont-ils épargnés ? Non plus, car la plupart des villes à proximité des déserts sont situées dans des pays pauvres où la gestion des déchets est encore des plus rudimentaires. Résultats : des ceintures de détritus encerclent ces villes et sont balayées par les vents qui emportent papiers et sacs plastiques dans le désert.
En outre, là encore, la pollution atmosphérique délivre ses cadeaux indésirables.
… et au niveau des pôles
Les pôles ne sont pas vraiment mieux lotis, puisque encore une fois les polluants atmosphériques sont apportés par les vents d’altitude et contaminent les glaces. En fait, ces glaces constituent une mémoire de la pollution atmosphérique de l’histoire humaine. C’est le cas pour l’Arctique comme pour l’Antarctique, bien que ce dernier soit plus protégé par son courant marin circumpolaire et son éloignement des grands centres de pollution.
En fait, la pollution est omniprésente et se retrouve même dans l’espace. Quelque part, cette pollution est la rançon de la gloire des entreprises humaines...........!!!
 
32,4 milliards d'euros pour les transports du Grand Paris  
Scr:    nouvelobs.com
   Etat et région Ile-de-France s'entendent sur un plan d'investissement
   jusqu'en 2025.
   Un projet dénoncé par les écologistes qui le jugent
   déconnecté des urgences.
 
 
 
 
 
Maurice Leroy, le ministre Nouveau Centre de la Ville, a annoncé mercredi 26 janvier la conclusion d'un "accord historique" entre l'Etat et la région Ile-de-France prévoyant 32,4 milliards d'euros d'investissements d'ici à 2025 dans les transports franciliens.
Cet accord porte à la fois sur la modernisation des réseaux de transports actuels, en particulier des RER, et la réalisation d'un métro automatique de rocade autour de Paris.
Les services du ministre et du président PS du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon avaient annoncé conjointement mardi soir qu'un accord Etat-Région sur les transports franciliens, baptisé projet "Grand Paris Express", serait présenté mercredi.
Mardi, Jean-Paul Huchon, président également du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), était engagé dans des discussions serrées avec sa majorité (PS-FG-Verts-DVG), et plus particulièrement avec Jean-Vincent Placé, vice-président Europe Ecologie-Les Verts (EELV), chargé des transports.

Désaccord sur le Plateau de Saclay
Selon un document qu'a obtenu l'AFP avant l'officialisation de l'accord, l'investissement global de 32,4 milliards d'euros s'entend hors matériel roulant. Il est prévu 11,9 milliards d'euros pour la modernisation du réseau existant et 20,5 milliards d'euros pour le réseau de métro automatique, incluant le prolongement de la ligne 14 de métro au nord et au sud de Paris et une rocade autour de la capitale comprenant deux arcs à l'est, dont l'un permettant une desserte en proche couronne depuis Saint-Denis.
Le tracé et les modalités techniques de cet arc en proche couronne seront définis à la suite d'une mission d'étude mandatée par Maurice Leroy d'ici le 30 mars 2011, associant le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis.
L'Etat et la région "prennent acte de leur désaccord sur les principes de développement et de desserte du Plateau de Saclay", précisait le document.
L'Etat entend assurer la desserte par la "réalisation d'un métro automatique opérationnel dès 2020", la région par un "bus à haut niveau de service sur le plateau", "qui pourra évoluer par la suite vers un tramway", toujours selon la même source.
Pour les RER B, D et C, Etat et région conviennent de réaliser "d'ici fin 2013" les études relatives au doublement du tunnel entre Châtelet et la gare du Nord et à la réalisation d'une troisième paire de voies entre Paris et Juvisy (Essonne).
Pour la réalisation des projets, l'Etat et la région "s'engagent à trouver les moyens d'un partage de la maîtrise d'ouvrage" des projets entre la Société du Grand Paris (SGP, chargée par l'Etat de réaliser des métros automatiques) et le Stif, "le cadre de ce partage étant élaboré au cours du premier semestre 2011".
 
Colère des écologistes
Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé, responsables régionaux Europe-Ecologie-Les Verts d'Ile-de-France, ont vivement attaqué cet accord, jugeant que le projet était "déconnecté des urgences et préoccupations des franciliens".
La présidente du groupe EELV et le vice-président chargé des transports à la région n'y ont pas pris part.
"Au regard des gares prévues, dont plusieurs sont en option, la desserte fine du territoire prônée par le projet de la région ne sera pas réalisée", ont jugé les deux écologistes dans un communiqué, estimant le projet "déconnecté des urgences et des préoccupations des Franciliens, avec un faible nombre de gares par rapport à la proposition faite par la région, tournant le dos aux besoins des territoires désenclavés".
Ils déplorent aussi "la précipitation et la forme de l'annonce" qui "font craindre une opération de communication du gouvernement qui ne répondra pas aux besoins urgents des franciliens".

Reprise en mais par l'Etat
"En consacrant le "Grand Paris Express" et la loi Grand Paris, la région accepte que la compétence transport soit reprise en main par l'Etat à travers une Société du Grand Paris gouvernée sans les élus franciliens" ajoutent-ils.
Côté financement, "le projet "Grand Paris Express" tel que présenté aujourd'hui n'est pas assuré" selon eux. Les écologistes "attendent encore des engagements fermes et précis sur les engagements de l'Etat, condition sine qua non à l'amélioration et au développement des transports, notamment sur le Versement Transports, la TIPP dite "Grenelle" et sur ce qui sera inscrit à la Loi de Finances 2012".
 
Les écrits historiques sur le climat accréditent les modèles de simulation climatique 
Scr:    notre-planete.info/©C.Magdelaine
   Une équipe de chercheurs de l'UE a utilisé les journaux personnels
   de moines et d'autres écrits historiques pour confirmer la précision
   des simulations climatiques informatiques.
 
 
 
 
 
Les résultats, publiés en ligne dans la revue scientifique Nature Genetics, devraient aider les chercheurs à offrir des estimations climatiques plus précises, notamment aux échelles régionale et saisonnière.
Dans cette étude, les scientifiques ont utilisé 3 modèles climatiques pour simuler les fluctuations climatiques de ces 500 dernières années. Ils ont comparé les résultats des modèles climatiques à des sources climatiques, telles que les archives de stations météorologiques, les archives de récoltes et les journaux personnels des moines. Les documents historiques confirmaient les simulations.
 
Les scientifiques étaient particulièrement intéressés par l'influence sur les conditions atmosphériques, aux échelles régionales et saisonnières, des facteurs externes au système climatique, tels que l'activité volcanique, les changements de température du soleil, et l'augmentation des émissions de gaz à effet de serres en provenance des activités des hommes. Comme l'ont fait remarquer les scientifiques, "ce sont les expressions régionales et saisonnières du changement climatique qui déterminent les effets du réchauffement de l'effet de serre sur les écosystèmes et la société".
 
L'influence des émissions de gaz à effet de serre sur le climat européen est reconnue pour le XXe siècle, or certains scientifiques ont avancé l'idée que l'influence de facteurs externes pour les siècles précédents était « négligeable ». L'étude a révélé que les facteurs externes avaient une influence considérable sur les conditions climatiques en Europe au cours des 500 dernières années, ce qui suggère que les émissions de gaz à effet de serre actuelles jouent un rôle important sur le futur climat de l'Europe.
 
"Nos travaux montrent que les influences externes sur le climat sont importantes, et que même d'infimes changements au niveau de ces facteurs externes au système climatique ont un impact considérable", explique l'auteur principal de l'article, le professeur Gabi Hegerl de l'École de géosciences de l'université d'Édimbourg, au Royaume-Uni. "Ces résultats sont importants car ils montrent les impacts de ces facteurs à un niveau régional."
 
Les volcans ont un impact remarquable sur le climat à court terme ; les étés après une éruption sont souvent plus frais que la norme, tandis que les hivers sont plus chauds. Toutefois, les volcans n'exercent pas d'influence sur les températures printanières ou automnales. L'influence de ces facteurs externes sur le climat est notamment plus prononcée en hiver et au printemps, où elles comptent pour 75% du réchauffement hivernal observé depuis la fin du XVIIe siècle. "Ce réchauffement hivernal est largement imputable aux gaz à effet de serre", font remarquer les chercheurs.
 
Les auteurs concluent : "Nous avons procédé à des reconstructions de températures européennes terrestres saisonnières et à des simulations grâce à trois modèles climatiques mondiaux pour montrer que les influences externes sur le climat, telles que les concentrations d'aérosols volcaniques stratosphériques ou de gaz à effet de serre, d'autres effets anthropogéniques et changements résultant de l'irradiation solaire totale, ont une influence discernable sur les températures européennes au cours des cinq derniers siècles."
 
Notes
•Le soutien de l'UE pour ces travaux provient de deux projets: CIRCE (Climate change and impact research: the Mediterranean environment) et ACQWA (Assessment of climatic change and impacts on the quantity and quality of water).
•Le projet quinquennal ACQWA, lancé en 2008, a reçu un budget de 6,5 millions d'euros en financement de la recherche au titre du thème Environnement du septième programme-cadre (7e PC). Ses 35 partenaires proviennent d'Europe et d'Amérique du Sud.
•En plus des chercheurs de l'université d'Édimbourg, l'étude comprenait également des chercheurs de l'université Justus-Liebig de Giessen en Allemagne, l'Universidad Complutense de Madrid en Espagne, et de l'Université de Berne en Suisse.
•Le projet CIRCE est financé dans le cadre du domaine thématique «Développement durable, changement planétaire et écosystèmes» du sixième programme-cadre (6e PC) à hauteur de 10 millions d'euros. Le projet, lancé en 2007 et qui devrait s'achever cette année, rassemble des chercheurs de plus de 60 organisations d'Europe, du Moyen-Orient et d'Afrique.
Référence

Hegerl, G., et al. (2011) Influence of human and natural forcing on European seasonal temperatures. Nature Geoscience (sous presse), publié en ligne le 16 janvier. DOI: 10.1038/NGEO1057.
Auteur
© Communautés européennes, 1990-2011 / CORDIS, http://cordis.europa.eu/
 
Le : 27/01/2011 
 
Réchauffement climatique : les plantes perdent de l’altitude !
Scr:     futura-sciences.com
 
 
   Avec le réchauffement climatique, les scientifiques pensaient que les plantes
   avaient tendance à grimper en altitude à la recherche de fraîcheur.
   Selon une nouvelle étude, il n’en est rien.
 
 
 
 Les plantes seraient même en train de redescendre, grâce à l’augmentation de l’humidité qui leur permet de résister à la chaleur.
Le réchauffement climatique est sur toutes les lèvres et provoque une certaine culpabilité des États qui se réunissent régulièrement pour discuter et trouver des solutions, comme dernièrement à Cancùn. Si le débat est parfois relancé quant à la réalité du réchauffement général, il aurait pourtant, aux yeux des scientifiques, des conséquences réelles sur les catastrophes naturelles liées au climat, mais aussi sur la biologie de notre planète.

Il avait notamment été établi que le bouleversement des climats provoquait une réorganisation géographique des espèces biologiques. En effet, une espèce animale aussi bien que végétale possède des caractéristiques qui lui sont propres et qui lui confèrent une adaptation à un milieu donné. Un ours polaire préfèrera le froid de la banquise, alors que certaines grenouilles apprécieront plus le climat chaud et humide des régions équatoriales. De même, un cactus se sentira très bien dans un milieu chaud et sec, alors que les conifères de la taïga prospèreront sous un hiver rigoureux.
Il est donc logiquement attendu que l’aire de répartition des espèces, autrement dit leur région de prédilection, soit obligatoirement remaniée pour permettre à ces espèces de continuer à vivre dans un milieu qui leur corresponde. En 2008, un article paru dans la revue Science avait d’ailleurs validé cette hypothèse en montrant, sur la base de l’étude de l’évolution de 171 espèces végétales forestières sur un siècle, que les plantes avaient tendance à grimper en altitude, à raison de presque 30 mètres par décennie. Elles seraient probablement à la recherche de la fraîcheur des hauteurs.
Moins 80 mètres en 80 ans
Cette fois, une nouvelle étude également parue dans Science et menée par des chercheurs de l’Université de Californie à Davis, ont pour leur part montré… exactement l’inverse. Ayant suivi le devenir de 64 espèces végétales retrouvées en Californie, depuis 1930 jusqu’à nos jours, les scientifiques en arrivent en effet à la conclusion que l’altitude optimale des plantes a diminué de 80 mètres en moyenne.
Les auteurs concluent eux-mêmes que leurs résultats vont à l’encontre de ceux qui étaient attendus compte-tenu du réchauffement climatique observé au XXe siècle. Par contre, ils sont très facilement explicables par un autre phénomène associé, mais qui n’avait pas été pris en compte auparavant. « Alors que le climat s’est significativement réchauffé au cours de cette période, il y a aussi eu davantage de précipitations. Ces conditions d’humidité supérieures ont permis aux plantes de vivre dans des régions plus chaudes que celles où elles en étaient capables précédemment » explique Jonathan Greenberg, l'un des auteurs de l’article.

Un climat de plus en plus humide
La température n’est donc plus le seul facteur à prendre en compte pour modéliser ce que sera notre planète dans le futur. L’humidité, mais aussi d’autres paramètres sont donc probablement au moins aussi importants.

C’est même particulièrement vrai dans les régions situées à des latitudes supérieures à 45°, où les précipitations se sont intensifiées au cours du siècle dernier, une intensification qui risque fort de se perpétuer au XXIe siècle si l’on en croit les modélisations du climat à venir.
 
Le village Olympique de Montréal choisit le gaz naturel  
Scr:     enerzine.com
 
   Afin de réduire ses coûts d'énergie, le Village Olympique de Montréal,
   qui abrite plus de 1.000 logements et plus de 18 580 m2 d'espaces commerciaux,
   a décidé de remplacer les appareils électriques désuets servant à produire
   l'eau chaude domestique pour des appareils à haute efficacité énergétique au gaz naturel.
 
 
 
 
 
Ainsi, grâce au prix concurrentiel du gaz naturel, le Village Olympique économisera en moyenne 65 350 dollars canadien (soit 48 500 euros) par année pour  ce poste budgétaire.
Le Village Olympique a été construit en 1976 afin de loger les athlètes lors des Jeux Olympiques de Montréal. Après l'événement, le complexe a été converti en immeuble à appartements locatifs. Situé à l'Est de Montréal, cet impressionnant immeuble est constitué de deux bâtiments de 23 étages en forme de pyramide, d'où le nom de Pyramides Olympiques.
 
Initialement, les deux pyramides olympiques de ce symbole montréalais possédaient chacune un réservoir chauffé à l'aide de serpentins électriques. « Avec les années, le système électrique des deux tours ne permettait plus de produire en quantité suffisante l'eau chaude domestique requise. De plus, l'augmentation des coûts d'entretien et de production représentait un enjeu important pour nous », a déclaré M. Kevor Meterissian de la Société de Gestion Cogir, responsable de la gestion des pyramides olympiques.
 
Le client a choisi d'installer 3 chaudières à condensation à gaz naturel à haute efficacité énergétique et 2 réservoirs pressurisés de près de 10 000 litres chacun pour chacune des deux tours. Les travaux ont été complétés pour la première tour à l'été 2010 et les travaux de la deuxième tour sont prévus pour 2011.
 
Grâce aux programmes en efficacité énergétique et au programme de rabais à la consommation de Gaz Métro, le Village Olympique a bénéficié d'aides financières importantes équivalant à 40 % des coûts d'investissement pour le remplacement du système électrique par les nouveaux appareils au gaz naturel. Le rendement de l'investissement de 3,3 ans est particulièrement intéressant.
 
« Nous sommes très fiers que le Village Olympique ait choisi le gaz naturel pour alimenter ses nouveaux appareils. Pour notre client, ceux-ci serviront à produire de l'eau chaude en plus grande quantité, à une température plus élevée et à moindre coût. Ce sont des économies annuelles de 65 350 $ CAD par année sur leur facture de chauffage de l'eau chaude domestiques une fois les travaux complétés dans les deux tours, » a souligné Patrick Mekhaël, directeur ventes, comptes majeurs chez Gaz Métro.
 
Des bornes électriques pour les bateaux sur les quais de Dordrecht  
Scr:    BE Pays-Bas 36 
 
   La municipalité de Dordrecht, en partenariat avec Royal Haskoning et le designer industriel VHP,
   travaille sur la distribution d' énergie électrique pour la navigation fluviale.
   A partir de janvier 2011, des unités spéciales vont être installées sur les quais.
 
 
 
 
 
 
Ces bornes d'alimentation permettront de fournir l'électricité à partir du quai ; il ne sera donc plus nécessaire de transporter des générateurs diesel. Cela sera bénéfique pour la qualité de l'air puisque les bornes permettront une réduction significative des émissions de particules et de CO2 et le bruit extérieur sera également réduit. Le développement de l'alimentation électrique à quai fait partie du programme d'amélioration de la qualité de l'air de la ville de Dordrecht.
 
La fonctionnalité est également de mise puisque la conception de ces bornes a été pensée pour s'insérer harmonieusement dans les quartiers concernés. Cinq modèles ont ainsi été proposés : un banc, une table entière, une demi-table, un bloc et une borne de chargement. Le design est également inspiré de l'univers de la navigation.
 
  
Le : 26/01/2011 
 
Bientôt 600 éoliennes au large des côtes françaises 
Scr:     lefigaro.fr/Crédits photo : Sipa
 
 
   Avec retard par rapport au Danemark (notre photo) ou à la Grande-Bretagne,
   la France se lance à son tour dans la construction d'éoliennes en mer.
 
 
 
 
 
Nicolas Sarkozy annoncera mardi le lancement d'un appel à projets portant sur cinq sites côtiers pour un investissement de 10 milliards d'euros. Industriels français et étrangers sont mobilisés pour cette compétition.
 
Les industriels français et étrangers attendaient le feu vert, plusieurs fois reporté, depuis des mois. C'est finalement Nicolas Sarkozy qui annoncera mardi à Saint-Nazaire (où il vient de signer avec la Russie l'accord de construction de deux navires de guerre Mistral) le premier appel d'offres pour construire des ­éoliennes au large des côtes françaises. Le projet est d'envergure. Il s'agit d'installer quelque 600 éoliennes, sur cinq sites retenus, entre Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Le Tréport (Seine-Maritime). Elles développeront une puissance installée de 3 000 mégawatts (MW), soit la capacité de près de deux réacteurs nucléaires EPR. À raison d'un coût de construction d'environ 3,5 millions d'euros par mégawatt (deux fois plus que sur la terre ferme), l'appel d'offres représente un investissement de 10 milliards d'euros pour les industriels candidats.
 
«L'annonce du président de la République donne un nouveau souffle au Grenelle de l'environnement», se félicite l'entourage de Nathalie Kosciusko-Morizet, laquelle devrait présenter le dossier au Conseil des ministres mercredi. La ministre de l'Écologie aurait obtenu lors de la réunion d'arbitrage, jeudi dernier à Matignon, de maintenir le périmètre de l'appel d'offres à 3 000 MW alors qu'Éric Besson, le ministre de l'Industrie, souhaitait le limiter à 2 000 MW. Le Grenelle de l'environnement fixe un objectif de 6 000 MW de puissance installée en éolien offshore pour 2020.

Groupes hostiles
L'appel d'offres lui-même sera organisé dans les prochains mois sous la houlette de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) avec une mise en service des fermes éoliennes à l'horizon 2015.
Les grands opérateurs électriques européens, comme le suédois Vattenfall ou l'allemand E.ON, sont sur les rangs. Côté français, EDF Énergies Nouvelles et Alstom ont annoncé la semaine dernière un «accord exclusif» pour répondre ensemble à l'appel à projets. GDF Suez entend également entrer dans ce jeu très compétitif. Sa filiale La Compagnie du vent mène d'ailleurs depuis cinq ans le projet de parc le plus avancé en France, au large du Tréport, lequel devra être remis en concurrence. Dans sa dernière version, le projet prévoyait d'installer 141 éoliennes de 5 MW à 14 km des côtes. De quoi alimenter 900 000 personnes en électricité. Le débat public de quatre mois qui s'est achevé au Tréport et à Dieppe en septembre avait permis de trouver des compromis entre la filiale de GDF Suez et les opposants pêcheurs, élus locaux, défenseurs du paysage. Même si des éoliennes érigées à une dizaine de kilomètres du littoral apparaissent comme de grosses allumettes à l'horizon, les groupes hostiles restent plus mobilisés que jamais.
 
Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable (FED) qui regroupe quelque 735 associations et collectifs opposés aux turbines à vent, dénonce «un marché économique complètement faussé, qui ne vit que grâce aux subventions». «Enfin, assure Jean-Louis Butré, nous assistons d'ores et déjà à des débats pas très sains qui vont conduire certains édiles à mobiliser toutes leurs forces pour éviter à leur région d'être concernée par ces ­éoliennes offshore». Allusion notamment à Philippe de Villiers qui a obtenu de l'Élysée d'écarter l'île vendéenne de Noirmoutier de la liste des sites.
 
Les ennemis de l'éolien dénoncent généralement le coût de cette énergie intermittente. À la différence du photovoltaïque, note Alexis Chauffert-Yvart, coauteur d'un rapport du consultant PWC, il n'y a pas de risque de «bulle spéculative» car «l'éolien off­shore sera un marché capé», autrement dit plafonné aux 6 000 MW du Grenelle de l'environnement.

Créer «une filière industrielle compétitive»
Par ailleurs, l'État ne fixera pas de tarif de rachat de la même manière que pour le solaire. Ce sont les opérateurs qui devront proposer un juste montant du kilowattheure, compromis entre un seuil de rentabilité et un prix de rachat acceptable par EDF. Un industriel européen estime que le prix du kilowattheure devrait osciller autour de 17 à 18 centimes. De quoi rentrer dans ses frais et commencer à gagner de l'argent au bout de dix ans.
 
Le prix du kilowattheure ne sera pas le seul critère retenu par l'État pour désigner les gagnants de l'appel d'offres. Il s'agit certes de développer «cette nouvelle forme d'énergie à un coût maîtrisé», explique-t-on dans l'entourage d'Éric Besson, mais aussi de créer «une filière industrielle compétitive». Pour l'emporter, les candidats seront aussi tenus de fournir des garanties en matière d'emplois sur le territoire.
 
Gaz de schiste : révolution énergétique ou catastrophe environnementale ?
Scr:    lemonde.fr
   Rangez les éoliennes ! Au placard l'énergie solaire ! Oubliées nos bonnes résolutions
   en termes d'émissions de CO2. Nous sommes sauvés : voici le gaz de schiste... ???
 
 
 
 
 
La France serait en effet assise sur d'importantes réserves de ce gaz naturel en tout point semblable à celui que l'on connait sauf qu'au lieu d'être concentré au sein de poches souterraines, celui-ci est disséminé dans ces argiles profonds et imperméables.
 
Longtemps sa capture sembla un rêve compliqué ou trop onéreux mais la raréfaction des réserves en hydrocarbures a poussé les ingénieurs à forcer le destin. Le principe est simple : après avoir foré verticalement, on pénètre horizontalement les schistes, dans lesquels on envoie à forte pression des milliers de litres d'eau, de sable et un cocktail d'adjuvants chimiques pour ouvrir la roche. On appelle cela la "fracturation hydraulique".
 
LE FEU AUX POUDRES

Lourde de conséquences pour l'environnement, cette technologie est la clef à la fois géniale et monstrueuse d'une révolution énergétique qui a déjà propulsé les Etats-Unis en première place de la production mondiale de gaz naturel.
 
En France, Jean-Louis Borloo, pourtant déclaré champion des énergies renouvelables, a signé en mars 2010 trois arrêtés autorisant leur recherche sur de vastes territoires qui s'étendent du Larzac à la Drôme en passant par les Cévennes et l'Ardèche... Et mis ainsi le feu aux poudres. Sur les Causses où la résistance s'organise, on se demande encore ce qui leur a pris de choisir ces hauts-lieux de révolte et de combat pour lancer l'exploration. Par naïveté ou par calcul ?
L'hydrogène au secours du réseau électrique
Scr:    BE Espagne 101 
 
   Le système électrique d'un pays se doit d'être adapté à l'évolution de la demande en énergie
   en cours de la journée comme en cours d'année.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L'intégration croissante de sources d'énergies renouvelables qui génèrent de l'électricité de façon non prévisible oblige les réseaux électriques à une flexibilité d'absorption de plus en plus grande. Cela est d'autant plus vrai pour le réseau espagnol, relativement peu connecté aux pays voisins et qui doit absorber une production éolienne et solaire de plus en plus forte.
 
Il est bien connu que l'électricité est difficilement stockable, cependant, afin d'éviter tout risque d'effondrement du réseau, les gestionnaires doivent y maintenir un certain équilibre. Les sources d'énergies renouvelables sont les premières écartées en cas de surplus de production à cause de la variabilité de leur production. D'ici à 2020, l'Espagne devrait disposer d'une puissance éolique installée de plus de 40 GigaWatts (fin 2009, elle en avait déjà de plus de 19). Bien que le pays dispose d'une certaine capacité de stockage d'électricité par pompage des barrages hydrauliques, ainsi que d'un centre de contrôle unique au monde d'optimisation de l'intégration d'énergie de sources renouvelables au sein du système électrique, une augmentation de la capacité de stockage de l'électricité semble indispensable pour éviter, comme cela s'est déjà produit, de devoir déconnecter une grande partie des parcs éoliens du pays alors que le vent souffle.
 
Les chercheurs de la EUIT Industriel de l'Université Polytechnique de Madrid (Ingénieur Technique Industriel en Electricité) pensent que les caractéristiques de l'hydrogène pourraient jouer un rôle important dans la recherche de moyens de stockage de l'électricité et ont étudié cette possibilité sur un parc éolien espagnol. L'idée est de convertir l'hydrogène en électricité lorsqu'il y a pénurie de vent (ou de soleil dans le cas des panneaux solaires) et aux heures de fortes productions, de transformer via un électrolyseur, l'électricité produite en surplus, en hydrogène.
 
Convertir l'énergie en hydrogène implique d'effectuer une électrolyse de l'eau puis de compresser l'hydrogène. Le processus inverse implique l'usage de pile à combustible. Le parc éolien test de 48,8 MW génère 18,4% de surplus d'électricité qu'il n'est pas possible d'évacuer par le réseau dans les heures de basse consommation. Ce surplus permet de produire environ 13 GWH d'hydrogène par an. Grâce au système hybride (éolienne-hydrogène), il est ainsi possible d'augmenter de plus de 12% le potentiel du parc. Le rendement global du système, représentant la part d'électricité pouvant être réinjectée dans le réseau après avoir été transformée en hydrogène, est de 35%. Si on ajoute à ces résultats, le fait qu'un tel système permet d'économiser la construction de lignes électriques, d'améliorer la régulation du réseau, de permettre le développement des sources renouvelables, cette expérience ne sera sûrement pas la dernière dans son genre.
 
Le : 25/01/2011 
 
Pour la première fois la fin de la surpêche aux Etats-Unis 
Scr:     BE Etats-Unis 232 
 
   Un éminent scientifique en halieutique a déclaré en début d'année la fin officielle de la surpêche
   dans les eaux américaines.
 
 
 
 
 
Steve Murawski, qui occupait jusqu'à récemment le poste de directeur des programmes scientifiques au sein du département de la pêche de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), affirme que plus aucune espèce de poisson vivant dans les eaux territoriales américaines n'est surexploitée cette année, contre 37 espèces l'année dernière. D'après lui, il s'agit d'une première depuis 1900, date à laquelle remontent les archives. "Jusqu'à preuve du contraire, nous sommes revenus à des niveaux acceptables, il s'agit d'une étape [importante]," déclare Murawski.
 
La surpêche ne permet pas aux stocks de se reconstituer et de rester sains. L'espèce surexploitée voit le nombre de ses représentants diminuer jusqu'à son éventuelle disparition. Mettre un terme à la surpêche ne signifie cependant pas que tous les stocks de poisson soient sains, mais les scientifiques pensent qu'il s'agit d'une condition primordiale pour y parvenir. D'après Murawski, une règle d'or en matière de gestion des ressources halieutiques dit qu'une espèce est bien plus abondante lorsqu'elle est pêchée à un niveau adéquat. Ce niveau est évalué en prenant en compte plusieurs facteurs, tel que le cycle de vie d'une espèce, le rythme de reproduction ou le taux de mortalité au sein d'un environnement.
 
La loi établissant les quotas de pêche aux Etats-Unis, nommée Magnuson-Stevens Act , existe depuis 1976 ; cependant, c'est la loi de réattribution des crédits, signée en 2007 par le président Bush, qui ajoute une obligation de mettre un terme à la surpêche à la fin de la saison de pêche 2010 - laquelle se termine en 2011, à des dates différentes selon les régions. Murawski affirme que les Etats-Unis sont le seul pays au monde qui dispose d'une loi définissant la surpêche et exigeant des pêcheurs d'y mettre un terme. "Si l'on compare les Etats-Unis avec l'Union Européenne [ou] avec les pays asiatiques, nous sommes le seul pays pêcheur industrialisé qui ait réussi à mettre un terme à la surpêche." déclare-t'il.
 
Ces bons résultats viennent après que la Nouvelle-Angleterre ait mis en place un nouveau système de gestion qui répartit les pêcheurs par secteurs, en leur attribuant un quota annuel de pêche pour les poissons de fond comme la morue, le haddock ou le flet. Si les pêcheurs dépassent la limite autorisée pour une espèce, ils n'ont plus le droit de pêcher les autres espèces. Murawski souligne que la mise en place d'un système qui introduit des quotas de pêche stricts a eu un réel impact. Les changements introduits par la Nouvelle-Angleterre ont d'autant plus d'effet que près d'un tiers des espèces précédemment surexploitées vivent au large de ses côtes.
 
Cependant, l'impact économique des restrictions de la pêche est discuté, et ne fait pas l'unanimité. Murawski avance que la fin de la surpêche aura pour résultat des bancs de poissons en meilleure santé et une reconstitution des stocks, et donc un bénéfice à terme pour la communauté des pêcheurs de Nouvelle-Angleterre. D'autres estiment qu'il s'agit d'un coup dur pour ces pêcheurs qui souffrent déjà - la flotte de pêche, qui comptait encore 1200 navires au milieu des années 1990 n'en compte plus que 580 aujourd'hui. Pour Brian Rothschild, professeur en science et technologie maritime à l'Université du Massachussets à Dartmouth, il s'agit d'une "victoire à la Pyrrhus", alors que les autorités auraient pu rendre la loi plus flexible afin d'autoriser plus de pêche sans pour autant mettre en danger les stocks. En refusant de le faire, elles auraient alors inutilement empêché les pêcheurs de profiter des bancs sains. " [Le nouveau système de gestion des quotas] m'a ruiné" déplore Dave Marciano, 45 ans, pêcheur pendant trois décennies au large de Gloucester (Massachussets). "On aurait pu mettre fin à la surpêche en ayant plus de considération pour l'aspect humain de la pêche."
 
Pour Peter Shelley, avocat conseil à la Conservation Law Foundation, un groupe environnemental, les problèmes de l'industrie poissonnière sont à chercher du côté des années de surpêche, en particulier au cours des années 1980, et pas du côté de la loi. "C'était une bulle. Les pêcheurs ont vécu dans un monde déconnecté de la réalité, et [la surpêche] n'est pas quelque chose de durable." déclare-t'il. "La fin de la surpêche est un événement majeur [...] Je pense que nous allons commencer à voir apparaître les signes d'un futur prometteur."
 
Bientôt des insectes dans nos assiettes ? 
Scr:   nouvelobs.com avec AFP 
   "Le jour viendra où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la
   viande", prédit l'entomologiste Arnold van Huis
 
 
 
Les insectes constituent une source de protéine alternative à la viande, meilleure pour la santé et l'environnement, selon une étude.

"Un goût... de noisettes" : Walinka van Tol, étudiante néerlandaise, mord dans un chocolat d'où dépasse un ver, la protéine du futur, selon des chercheurs néerlandais persuadés que les insectes finiront par remplacer la viande dans nos assiettes. "Le jour viendra où un Big Mac coûtera 120 euros et un Bug (insecte en anglais, NDLR) Mac 12 euros, où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la viande", a prédit l'entomologiste Arnold van Huis, au cours d'une conférence à l'université de Wageningen (centre des Pays-Bas).
Walinka van Tol et 200 autres curieux jouaient ce soir-là aux cobayes pour l'équipe de scientifiques de Wageningen qui mène des recherches sur les insectes en tant que source de protéine alternative à la viande, meilleure pour la santé et l'environnement. A la pause, le public s'est rué vers le buffet. Rouleaux de printemps aux sauterelles, ganache au chocolat et aux larves, quiche aux vers de farine ont été rapidement engloutis.
 
"Les gens croient que c'est sale"
Mais Marcel Dicke, le chef du département d'entomologie de l'université de Wageningen, sait qu'il faudra plus qu'un ver enfoui dans un chocolat pour changer la mentalité occidentale. "Le problème est là", dit-il, un doigt sur la tempe. "Les gens croient que c'est sale", explique-t-il, devant une exposition de moucherons, guêpes, termites et coccinelles, quelques-unes des 1.200 espèces d'insectes comestibles.
"Nous devons manger moins de viande ou trouver une alternative", assure le chercheur qui affirme manger régulièrement des insectes en famille. Selon l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la planète comptera 9 milliards d'habitants en 2050 alors que la superficie des terres agricoles a déjà commencé à diminuer.
 
Les insectes sont riches en protéines, pauvres en graisse et avec dix kilos de végétaux, on produit six à huit kilos d'insectes, contre un kilo de viande seulement. Abondants, ils rejettent peu de gaz à effet de serre et de lisier, et ne transmettent pas de maladies à l'humain qui les consomme.
 
Chacun mange 500 grammes d'insectes par an
"La question à se poser devrait vraiment être : pourquoi ne pas manger d'insectes?", estime Marcel Dicke en citant une étude selon laquelle chacun mange, à son insu, en moyenne 500 grammes d'insectes par an, dissimulés dans de la confiture de framboises ou du pain par exemple.
Environ 500 variétés d'insectes sont consommées au Mexique, 250 en Afrique et 180 en Chine, où ils sont souvent considérés comme des mets très délicats, souligne Arnold van Huis l'entomologiste.
 
Installé à Deurne (sud-est des Pays-Bas), Roland van de Ven produit plus d'1,2 tonne de vers de farine par semaine, destinés à des zoos et des animaleries mais pas seulement : 1 à 2% d'entre eux sont réservés à la consommation humaine.
La demande augmente, souligne-t-il en passant la main dans les vers qui grouillent dans l'une des innombrables caisses en plastique empilées jusqu'au plafond du hangar. Il en a vendu 900 kilos en 2010, contre 300 kilos en 2008, via un site internet et un grossiste du secteur de la restauration. "Lorsque vous voyez un insecte, il y a un blocage. C'est différent si les insectes sont transformés et deviennent invisibles dans les aliments", assure Roland van de Ven.
 
Pourquoi manger des légumes en hiver ?
Scr:  lefigaromadame.fr
 
  
   C'est la revanche des tubercules et autres radicules : épinard, potiron, betterave,
   brocoli s'invitent à notre table. Cocktail d'antioxydants gorgés de vitamines,
   ils savent nous pousser à une belle créativité culinaire.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les plus drainants
Si le poireau est un peu le balai de nos intestins, que dire des radis ? Rouges mais aussi verts, violets, noirs ou blancs, ils sont champions pour drainer les toxines, régénérer foie et vésicule. Motivée? Un jour de cure de bouillon, gourmand s’il vous plaît (fenouil, poireau, céleri), auquel vous mêlerez une farandole d’herbes du moment. Profitez-en pour faire prendre l’air à votre centrifugeuse et vous concocter des jus de légumes, véritables eaux vivantes ultra-reminéralisantes et détoxifiantes. Débarrassés de leurs fibres, les légumes sont ainsi assimilés à presque 100%.
Le max de fibres
Chou, céleri branche, fenouil, artichaut, épinard, blette..., ils en contiennent tous. Mais la palme revient au topinambour (7 g pour 100 g, contre 2,6 g pour la carotte). Outre l’amélioration du transit, la baisse du cholestérol et de la glycémie, on dit bravo à leur effet rassasiant, surtout quand l’addition d’après-fêtes est lourde.
Les bons petits soldats
On adopte l’oignon jaune (en soupe, tarte, gratin) pour doper nos défenses immunitaires : c’est l’exterminateur des microbes ! L’ail et le gingembre ayant les mêmes propriétés, pensez à en assaisonner vos légumes sans modération.
Adopter l'ultra-fraîche attitude
Particulièrement fragiles, les vitamines sont très sensibles à la lumière. Elles s’oxydent et les taches brunes qui apparaissent sur les légumes témoignent de leur destruction.
Mieux vaut acheter peu de légumes à la fois mais plus souvent, et privilégier les produits locaux ou bio.
Ne pas les laisser trop tremper, car les vitamines se disséminent dans l’eau.
Pas d'épluchures trop épaisses, au risque de perdre près de 25 % des vitamines. Préférer le grattoir ou l’économe.
Opter pour une cuisson rapide plutôt à l’autocuiseur, pour préserver les vitamines et savourer des légumes al dente ou à l’étouffée. Vous pouvez tester la version de Christophe Saintagne, chef du Plaza à Paris : après les avoir épluchés et coupés, ajouter 1 demi-verre de bouillon, caraméliser à feu doux, puis ajouter 2 cuillerées à soupe de vinaigre de vin rouge, faire réduire et déguster.
 
Le : 24/01/2011 
 
Bilans climatiques 2010 : une année particulièrement chaude avec de forts contrastes
Scr:    actu-environnement
   L'année 2010 à peine achevée, les premiers bilans sont publiés par les agences météorologiques.
 
 
 
Si 2010 est globalement l'une des années les plus chaudes depuis 130 ans, les premières publications avancent de grandes disparités régionales.
La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la National Aeronautics and Space Administration (NASA) et l'Agence japonaise de météorologie sont parmi les premiers organismes à avoir publié leurs moyennes des températures de 2010. Tous s'accordent à dire que l'année fut particulièrement chaude, qu'elle soit classée en première ou en deuxième position.
2010, en première ou deuxième position ?
Selon les données provisoires publiées par les chercheurs américains du NoteConsulter le bilan du NCDCPlus d'infosNational Climatic Data Center (NCDC)? de la NOAA, 2010 est, ex-aequo avec 2005, l'année la plus chaude des 131 dernières années. La moyenne des températures des années 2010 et 2005, présente un écart de + 0,62°C avec la moyenne enregistrée sur l'ensemble du XXe siècle (13.9°C). La troisième position revient à l'année 1998 avec un écart de +0,60°C.
Quant à la décennie 2001-2010, avec une moyenne mondiale des températures de 14,46°C, elle est la plus chaude jamais enregistrée, suivie par la décennie 1991-2000 avec une moyenne de 14,26°C.
L'NoteConsulter le bilan de l'Institut GoddardPlus d'infos?Institut Goddard pour les études spatiales de la NASA? estime lui aussi que 2010 rejoint 2005 à la première place des années les plus chaudes. Il constate un écart non significatif de l'ordre de 0,01°C entre les deux années.
Par contre, selon l'NoteConsulter le bilan de l'Agence japonaise de météorologiePlus d'infosAgence japonaise de météorologie, l'année 2010 ne se classe qu'en deuxième position des années les plus chaudes depuis 1891, derrière 1998. Selon le bilan provisoire des météorologues japonais, l'écart avec la moyenne de la période 1971-2000 serait de +0,36°C.
"Un accord entre les différentes études"
Ces écarts sont-ils significatifs ? Si l'on en juge par NoteVoir le graphiquePlus d'infosla comparaison effectuée par l'Institut Goddard, "il y a un accord sur les températures moyennes, malgré de subtiles différences." Ainsi, même si les résultats peuvent différer d'une institution à l'autre, il y a une convergence de résultats démontrant que 2010 a été parmi les années les plus chaudes, voire l'année la plus chaude.
Par ailleurs, l'organisme dirigé par James Hansen rappelle que "le contexte global est bien plus important qu'une année prise séparément, même si l'année considérée bat le record précédent." En particulier, l'Institut indique que "la troisième année la plus chaude - 2009 – est si proche de 1998, 2002, 2003, 2006 et 2007, avec un écart maximum entre ces années évalué à 0,03°C, qu'elles sont toutes les six virtuellement liées."
Une grande variabilité régionale
Sur le plan régionnal, la NOAA a aussi établi un classement des NoteConsulter le classementPlus d'infosdix événements climatiques marquants de l'année écoulée. En 2010, le podium est constitué des canicules ayant sévi cet été en Russie, en Europe et en Asie, de la température globale moyenne de 2010 et des inondations au Pakistan.
S'agissant des variations régionales, les écarts positifs les plus importants avec les températures moyennes locales de long terme ont été enregistrés dans l'Hémisphère Nord, et en particulier au Canada, en Alaska, au Moyen-Orient, en Europe de l'Est et en Afrique du Nord. À l'inverse, les moyennes de températures les plus fraîches ont été relevées dans l'ouest de la Scandinavie, la partie centrale de la Russie et certaines portions de l'Australie.
Ces contrastes sont mis en avant par certains résultats nationaux présentés par les services météorologiques de certains Etats.
Une année froide en Europe
NoteConsulter le bilan françaisPlus d'infosMétéo France annonce qu' "avec une température annuelle inférieure de 0,3 °C à la moyenne de référence 1971-2000, l'année 2010 se positionne en France métropolitaine comme la plus fraîche de ces deux dernières décennies, avec 1996." Il faut remonter en 1987 pour trouver une température moyenne comparable à celle enregistrée en 2010. Par ailleurs, l'année 2010 a été marquée par des événements remarquables tels que les très fréquentes chutes de neige durant l'hiver et la tempête Xynthia en février.
Même constat outre-Manche où l'NoteConsulter le bilan du Met OfficePlus d'infosOffice météorologique du Royaume-Uni? annonce que l'année 2010 a été la plus froide depuis 1986 ce qui classe l'année en douzième position des années les plus froides des cent dernières années. L'hiver froid, et en particulier le mois de décembre "qui fut un des mois les plus froids des 100 dernières années",explique en grande partie le classement de l'année 2010 parmi les plus froides. L'année écoulée fut aussi particulièrement sèche puisqu'elle se classe en dixième position des années les moins pluvieuses depuis 1910.
De son côté, l'NoteConsulter le bilan finlandaisPlus d'infosInstitut météorologique finlandais annonce simplement que "même si 2010 a été plus froide que la moyenne de long terme, la première décennie des années 2000 a été la plus chaude enregistrée en Finlande", devant la décennie 1930. L'Institut note que "lorsque l'on compare la décennie avec le climat de la période 1971-2000, la plus grande différence apparaît durant la saison hivernale" avec un écart de l'ordre de +0,5 à +1,5°C.
Les événements exceptionnels retiennent l'attention
L'organisme public NoteConsulter le bilan d'Environnement CanadaPlus d'infosEnvironnement Canada, estime pour sa part que "selon des données préliminaires, la température moyenne au pays en 2010 a été de 3,0 °C supérieure à la normale, ce qui fait de 2010 l'année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés nationaux en 1948." Elle relègue 1998, avec un écart de +2,5°C, en deuxième position. Par ailleurs, Environnement Canada précise que "depuis 1997, les températures annuelles sont systématiquement supérieures à la normale" et "quatre des dix années les plus chaudes font partie de la dernière décennie et […] 13 des 20 dernières années se sont classées parmi les 20 années les plus chaudes." En 2010, tout le pays a connu des températures supérieures à la normale, le printemps et l'hiver ont été les plus chauds jamais enregistrés, l'automne arrive au deuxième rang des automnes les plus chauds et l'été, au troisième rang.
En Australie, le NoteConsulter le bilan du Bureau météorologique australienPlus d'infosBureau météorologique indique qu'avec une température moyenne 22°C, soit un écart de +0,19°C avec la moyenne enregistrée sur la période 1961-1990, l'année 2010 a été l'année la plus froide depuis 2001, ce qui la place néanmoins en 31e position des années les plus chaudes depuis 1910. "Cela fait maintenant neuf ans que l'Australie n'a pas connu d'année sous la moyenne et les dix dernières années écoulées constituent la décennie la plus chaude enregistrée en Australie", précise le Bureau.
Cependant, l'événement climatique australien de 2010 concerne avant tout la pluviométrie. "La Niña a fait de 2010 la troisième année la plus pluvieuse jamais enregistrée", titrent les météorologues. La moyenne des précipitations s'établie à 690 millimètres (mm) un chiffre "bien au dessus de la moyenne de long terme à 465 mm." Il apparaît par ailleurs, que cette pluviométrie élevée est en grande partie liée à des précipitations violentes et ponctuelles. "Comme cela peut arriver durant les périodes de forte Niña, il y a eu de nombreuses inondations significatives en Australie en 2010, en particulier dans les Etats de l'Est", indique le Bureau météorologique australien. Si les inondations en cours, qui ont débuté en décembre 2010, constituent l'événement le plus important, des inondations "majeures" ont eu lieu en février et mars, atteignant des niveaux jamais connus dans certaines zones du Queensland. Enfin, en Mars deux tempêtes tropicales particulièrement violentes, à Melbourne et Perth, ont entraîné des records en terme de précipitations ponctuelles et de chutes de grêlons.
S'agissant de la Chine, Song Lianchun, le chef du centre national du climat, expliquait à l'agence de presse officielle que les conditions météorologiques "épouvantables" de 2010 ont été à l'origine des pires dégâts depuis 10 ans "avec des événements climatiques qui ont frappé le pays avec une fréquence et une intensité rarement observées." La température de l'année 2010 était plus élevée de 0,7% par rapport à la moyenne, les précipitations ont atteint 681 mm, soit 11,1% de plus que la moyenne, et il y a eu 21,5% de tempêtes en plus que la moyenne. Un constat similaire est dressé du côté de NoteConsulter le bilan indienPlus d'infosDépartement météorologique indien qui juge que 2010, présente un écart de +0.93°C au-dessus de la moyenne 1961-1990, est l'année la plus chaude depuis 1901 et qui indique que le pays a été successivement touché par la canicule et les vagues de froid.
 
Une centrale nucléaire sous-marine low cost en projet   
Scr:   lefigaro.fr
   En s'appuyant sur la technologie des sous-marins nucléaires, leur constructeur DCNS, associé à Areva, EDF et au CEA, a pour objectif de fabriquer un premier prototype en 2013 pour une mise en service en 2016-2017.
 
 
Jules Verne aurait pu l'imaginer. Installer au fond des océans des centrales nucléaires afin d'alimenter en électricité les villes côtières. C'est l'idée qui a germé dans l'esprit des ingénieurs de DCNS, leader européen du naval militaire. «Après trente mois d'études, nous lançons l'étape de validation du concept, baptisé FLEX BLUE, avec nos partenaires : Areva, EDF ainsi que le Commissariat à l'énergie atomique (CEA)  », annonce Patrick Boissier, président de DCNS.
En 2013, la décision devra être prise de construire un prototype dans la perspective d'une mise en service autour de 2017. EDF pourrait être le premier client. D'ici là, une équipe mixte de 150 ingénieurs travaillera sur la seconde phase du projet, qui nécessitera «quelques dizaines de millions d'euros d'investissement».
La centrale sous-marine se présente sous la forme d'un cylindre de 12 à 15 mètres de diamètre doté d'une chaudière nucléaire de 50 à 250 mégawatts (MW) de puissance ainsi que d'une centrale électrique. Si le projet aboutit, elle sera immergée par 100 mètres de profondeur à quelques kilomètres des côtes, télé­opérée depuis la terre et reliée au rivage par des câbles sous-marins. Elle alimentera en électricité des zones regroupant entre 100 000 et 1 million d'habitants.
Construite à Cherbourg, elle sera transportée sur site à bord de bateaux spéciaux. «La centrale FLEX BLUE est le résultat de technologies éprouvées, notamment dans la conception de 18 sous-marins et porte-avions à propulsion nucléaire dans nos chantiers », souligne Patrick Boissier. Destinée à venir compléter le catalogue nucléaire français et «à conforter son leadership mondial», la centrale de faible et moyenne puissance FLEX BLUE marquerait l'émergence d'une offre low-cost dans le nucléaire civil.

Normes de sûreté 
«L'investissement de plusieurs centaines de millions d'euros est progressif. Il n'est pas nécessaire d'investir dans des capacités non utilisées. Il n'y a pas de travaux de génie civil. On construit moins cher et plus vite, en deux ans en moyenne. Le prix du kilowattheure devrait être compétitif  », développe le président de DCNS.
Le marché potentiel serait de 200 centrales sous-marines de moins de 300 MW dans les vingt ans à venir. Quelque 68 pays ont déclaré s'intéresser à l'énergie nucléaire. Cette centrale s'adresserait plus particulièrement aux pays émergents.
Aux yeux des spécialistes, le projet n'en est encore qu'à un stade «très prospectif». D'autant qu'au-delà du défi technologique la question de la sécurité et de l'impact sur l'environnement est posée. Il faudra faire certifier ce réacteur du futur par des Autorités de sûreté nucléaire habituées à travailler sur des centrales terrestres. «FLEX BLUE répondra aux normes de sûreté des centrales de 3e génération (EPR). Le cœur du réacteur sera confiné afin d'isoler le combustible de l'eau. L'eau est une source de refroidissement naturelle et infinie. Une telle centrale est à l'abri des catastrophes naturelles telles que la foudre, les chutes ­d'avions ou de météorites, les séismes ou les tsunamis  », affirme DCNS. La centrale sera équipée d'une sorte de «cote de maille» de protection. Autant d'atouts, selon DCNS, face au projet russe de centrales flottantes.
Face au risque d'un accident nucléaire dans ce milieu fragile, DCNS assure que l'eau étant une barrière naturelle aux radiations, il «suffit de noyer le réacteur». Pas sûr que tous les experts affichent le même optimisme face au risque d'une catastrophe nucléaire sous-marine.

Les 44 tonnes autorisés dans le secteur agroalimentaire  
Scr:   actu-environnement par Rachida Boughriet
  
    Le décret autorisant la circulation des 44 tonnes, contre 40 actuellement, est paru ce 18 janvier au JO.
 
 
 
La mesure sera généralisée aux autres secteurs fin 2012 dès la mise en place de l'écoredevance poids lourds.
 (© Arvydas Kniukšta) L'utilisation de camions de 44 tonnes dans le secteur agricole sera autorisée dès l'étéL'utilisation de camions de 44 tonnes pour le transport de marchandises agricoles et agroalimentaires sera autorisée ''l'été prochain'' pour soutenir ''la compétitivité de nos agriculteurs'', a déclaré le Président de la République Nicolas Sarkozy...Lire la newsAnnoncé fin avril 2010 par le Président Nicolas Sarkozy, suite à la manifestation des céréaliers à Paris, le passage de 40 à 44 tonnes des poids lourds vise à soutenir ''la compétitivité des Méthanisation : les agriculteurs s'impatiententA l'occasion du colloque organisé par la FNSEA à Paris, les agriculteurs méthaniseurs ont fait part de leur inquiétude face à l'absence de nouveaux tarifs d'achat d'électricité et d'injection au réseau du biogaz dont les décrets se font attendre.Lire la newsexploitations agricoles'' et du secteur des transports alors que certains pays voisins acceptent déjà des méga-camions (jusqu'à 60 tonnes), avait alors expliqué le chef de l'Etat dans une interview à France Agricole. ''Cela aura un double effet : réduire les émissions des gaz à effet de serre et apporter un gain de productivité de 11 % sur le prix des matières premières agricoles. C'est 80 millions d'euros par an pour ces filières'', avait estimé M. Sarkozy alors que les émissions de GES des poids lourds ''restent toujours 10 à 100 fois plus élevées par rapport à un transport par mode ferroviaire ou fluvial'', avait souligné la fédération environnementale Définition de « France Nature Environnement (FNE) »Fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement présentes sur le territoire national. Près de 3000 associations font partie de FNE.Lire la définitionFNE.
Un décret d'application immédiate pour la filière agricole
Dès juillet dernier, des autorisations préfectorales dans certains départements (Ain, Cher, Côtes d'Armor, Loire, Marne, Moselle,…) avaient été accordées dans l'attente de ce décret, après la publication d'une circulaire de l'ex secrétaire d'Etat aux Transports. Par ailleurs, le 44 tonnes avait déjà été accordé pour certaines activités telles que les récoltes betteravières ou de pommes de terre.
Le Président de la République a dernièrement réitéré sa promesse auprès de Xavier Beulin élu président de la FNSEALe conseil d'administration de la Fédération nationale des syndicats des exploitants agricoles (FNSEA) a élu, le 16 décembre 2010, Xavier Beulin à sa présidence. Il était précédemment premier vice-président du syndicat agricole majoritaire.Lire la newsXavier Beulin, nouveau président de la FNSEA le jeudi 13 janvier lui assurant ''que le décret était sur le point de sortir''. Chose faite à la veille du Salon de l'Agriculture. Signé hier par le Premier ministre François Fillon et le ministère de l'Ecologie et des transports, Décret du 17/01/2011(2011-64)Décret n° 2011-64 du 17 janvier 2011 relatif au poids total roulant autorisé des véhicules terrestres à moteur En savoir plusle décret autorise les camions de 44 tonnes avec 5 essieux, de façon "immédiate" dans le secteur de l'agriculture et de l'agroalimentaire. Arrêté du 17/01/2011(DEVT1003986A)Arrêté du 17 janvier 2011 relatif au poids total roulant autorisé des véhicules terrestres à moteur utilisés pour le transport combiné, la desserte des ports maritimes et fluviaux et le transport de certains produits agricoles et agroalimentaires En savoir plusL'arrêté, publié en complément du décret, donne en effet le feu vert aux produits agricoles, agroalimentaires, de la pêche et de l'alimentation animale, outre les fruits, les légumes et les céréales.
Concernant les autres secteurs : le passage de 40 à 44 tonnes se fera "à la date de mise en application de Report de l'écoredevance poids lourd : la planète Grenelle a encore tremblé La confirmation du ministère de l'Ecologie, par voie d'AFP dimanche, du report de l'écoredevance poids lourd à la fin 2012 a déclenché la surprise, preuve de la fébrilité des acteurs du Grenelle après le recul sur la taxe carbone… Lire la newsl'écoredevance poids lourds pour tous les autres produits" c'est-à-dire fin 2012. La mesure sera donc étendue ''à tous les types de chargement de façon concomitante avec l'introduction de l'écotaxe'', selon le ministère.
Un sixième essieu dès 2014 pour les véhicules neufs
Le gouvernement a également maintenu l'équipement d'un sixième essieu pour les poids lourds au-delà de 40 tonnes (contre 5 aujourd'hui), qui interviendra à partir de "2014 pour les véhicules neufs et pour tous les véhicules à compter de 2019". Cette mesure vise à limiter ''l'impact sur les chaussées'', estime le ministère de l'Ecologie alors que la Fédération nationale du transport routier (FNTR) y était opposée du fait du poids supplémentaire de l'essieu (jusqu'à 1 tonne) et des coûts engendrés liés à sa mise en place (carburant, pneus…) ''Cette modernisation du parc suivra un calendrier parallèle à celui de la Eurovignette : le principe ''pollueur-payeur'' bientôt appliqué aux poids lourdsLes ministres européens des Transports ont voté en première lecture un accord politique visant à taxer les poids-lourds quant à la pollution et aux nuisances sonores qu'ils engendrent dans le cadre de la révision de la directive Eurovignette.Lire la news norme Euro VI (en vigueur en 2014, visant à réduire les émissions de polluants atmosphériques, ndlr), et n'appellera donc pas de surcoût pour les entreprises'', a assuré le ministère.
Une mesure ''anti-Grenelle'', selon les associations
Le décret souligne que le passage de la limite autorisée à 44 tonnes est destiné à "améliorer la compétitivité du secteur des transports et (à) réduire le nombre des poids lourds utilisés pour le transport de marchandises pondéreuses et, par voie de conséquence, les émissions de CO2".
Mais la fédération France nature environnement (FNE) a de nouveau dénoncé une mesure anti-Grenelle au profit des ''lobbies agro-alimentaires et routiers''. Elle a réaffirmé son opposition à la généralisation des 44 tonnes ''qui ne favorise pas le CGEDD : 9 propositions pour éviter que le fret ne dérailleAlors que l'avenir du transport ferré de marchandises est encore incertain malgré ''l'engagement national pour le fret ferroviaire'', le CGEDD dresse un diagnostic sans concession et identifie les solutions pour le remettre sur les rails. Lire la newsreport modal'' et craint ''une porte ouverte" laissée aux La généralisation des mégas camions ''ne permet pas de réduire les émissions de CO2'', selon FNEFin juillet 2009, l'ex-secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau avait annulé toute expérimentation des mégas camions après le tollé de la fédération France Nature Environnement (FNE) co...Lire la newsméga-camions de 60 tonnes alors que Mégas camions : Dominique Bussereau se dit défavorable à leur circulation en FranceAu lendemain du lancement d'une pétition par la fédération France Nature Environnement (FNE) contre la mise en circulation des mégas camions, Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat chargé des Transports, a rappelé le 7 juillet dans un communiqué q...Lire la newsle gouvernement avait fin juillet 2009 reculé sur leur expérimentation. Pour Benoît Hartmann, porte-parole de FNE : ''un 44 tonnes c'est un tiers plus long qu'un camion normal et il faudra modifier l'infrastructure routière avec des poids pareils c'est- à-dire des ronds-points plus larges, ce qui accentuera le risque routier sans compter Note
En août dernier, Agir pour l'environnement avait évalué à 500 millions d'euros, la somme que les départements devront débourser.
le coût pour le contribuable pour permettre à ce type de véhicules de circuler et la suppression d'emplois'' alors que la fédération voulait ''cantonner les 44 tonnes sur les exploitations agricoles'' pour de courtes distances.
 
Le : 21/01/2011 
 
La pollution à l'arsenic menace le Vietnam   
Scr:    sciencesetavenir.fr
 
   Sept millions d’habitants de la région d’Hanoï pourraient souffrir du même empoisonnement
   sournois que des millions de Bangladeshis, via la consommation d’eau contaminée par de l’arsenic.
 
 
 
 
 
 
 
Une étude publiée aujourd’hui dans les Proceedings of the National Academy of Sciences montre que trois millions de personnes habitant la région très peuplée du delta du fleuve Rouge, au Vietnam, consomment de l’eau contenant des taux d’arsenic supérieurs à 10 microgrammes par litre (le seuil fixé par l’OMS). Un million d’habitants sont exposés à plus de 50 mg par litre d’eau.
Dès 1998 le problème de la contamination de l’eau par l’arsenic a été repéré à Hanoï. Une étude plus large a été lancée en 2005 pour évaluer l’ampleur du problème et mesurer les concentrations en arsenic mais aussi en manganèse, fer, phosphate ou sélénium de l’eau pompée.
L’arsenic dans l’eau de boisson provoque un empoisonnement chronique qui est à l’origine de cancers de la peau, du poumon, de la vessie ou du rein. Il entraîne aussi des changements de pigmentation ou un épaississement de la peau
Michael Berg (Eawag, Institut fédéral suisse de Recherche de l'Eau) et ses collègues suisses et vietnamiens ont analysé dans le delta du fleuve Rouge plus de 500 puits descendant entre 10 et 50 mètres de profondeur et constaté que 27% contiennent des taux d’arsenic supérieurs à la limite fixée par l’OMS de 10 mg/l. 44% de ces puits délivre une eau trop riche en manganèse, néfaste pour le développement neurologique des enfants.
En Asie du sud-est les ressources souterraines en eau contiennent naturellement de l’arsenic. Au Bengladesh c’est l’usage de puits peu profond pour l’irrigation qui a provoqué un empoisonnement à grande échelle de la population.
L’une des solutions pour éviter l’arsenic est de pomper dans les poches aquifères les plus profondes, qui sont saines. Cependant, dans la région d’Hanoï, la surexploitation de ces réserves a provoqué une migration de l’arsenic vers les couches plus profondes, selon Michael Berg et ses collègues. Ils plaident pour la mise en place de système de retraitement de l’eau afin d’assurer une gestion plus durable de cette précieuse ressource.
 
L'utilisation des micro-algues pour la production de biocarburants en Allemagne 
 
   Les micro-algues constituent un enjeu d'avenir pour la production de biomasse et de biocarburants.
   Conscientes de l'intérêt de cette technologie, la France et l'Allemagne intensifient actuellement 
   leurs efforts de R&D dans le domaine des algocarburants.
 
 
 
 
 
Dans un contexte énergétique marqué à la fois par la nécessité de développer des énergies renouvelables plus respectueuses de l'environnement et par l'épuisement à moyen terme des ressources pétrolières.
Une mission d'experts français en Allemagne, organisée parle Service Scientifique de l'Ambassade de France en Allemagne, a été l'occasion de faire un tour d'horizon des principales initiatives allemandes ainsi que d'établir les bases d'éventuelles collaborations franco-allemandes au niveau de ce secteur d'innovation technologique.
Ce document offre une analyse de l'approche allemande en matière de recherche sur les micro-algues en s'intéressant particulièrement aux études fondamentales sur leur biologie, aux développements technologiques liés à la construction de photobioréacteurs et aux premières applications industrielles. Il permet de faire un état des lieux des perspectives de la recherche sur les micro-algues qui devraient être renforcées en Allemagne dans les prochaines années.
 
La banquise arctique contrôle la libération du mercure  
Scr:    notre-planete.info
 
   Une collaboration franco-américaine, qui implique notamment des chercheurs du CNRS, de l'IRD,
   de l'université Paul Sabatier et de l'université de Pau, vient de mettre en évidence un nouveau rôle
   de la banquise dans le cycle du mercure en Arctique.
 
 
 
En bloquant le rayonnement du soleil, la banquise influencerait la dégradation et le transfert vers l'atmosphère des formes toxiques du mercure présent dans les eaux de surface de l'océan Arctique. Ces résultats suggèrent ainsi que le climat joue une fonction primordiale dans le cycle du mercure dont la libération vers l'atmosphère serait accentuée par la fonte de la banquise arctique. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Geoscience (édition du mois de février).
Le mercure (Hg) est le seul métal lourd qui se trouve essentiellement sous forme gazeuse dans l'atmosphère. Depuis la révolution industrielle, les émissions de Hg d'origine anthropique, qui résultent de la combustion de matières fossiles, ont dépassé les émissions naturelles. Ces émissions anthropiques associées aux émissions naturelles (provenant principalement des océans et du dégazage des volcans) atteignent les zones polaires sous l'action des courants atmosphériques. Ainsi les retombées de la pollution atmosphérique globale contribuent à déposer du mercure dans les écosystèmes arctiques, éloignés des principales sources d'émissions anthropiques. Au niveau de l'atmosphère Arctique, ce mercure élémentaire s'oxyde en une forme qui se dépose facilement dans la cryosphère (neige, glace). Ensuite, lors de la fonte des glaces, celle-ci peut à son tour être remobilisée et transformée, via des processus physicochimiques et biologiques, en une toxine : le méthyle-mercure (CH3Hg). C'est cette forme toxique qui est ingérée par les organismes vivants. Elle s'accumule tout au long de la chaîne alimentaire, pouvant atteindre, en bout de chaîne, des concentrations un million de fois plus fortes que celles mesurées dans les eaux de surface. Depuis une vingtaine d'années, les programmes de suivi des concentrations en mercure et méthyle-mercure dans différentes régions de l'Arctique montrent des tendances géographiques et temporelles contrastées. Quelles sont les raisons de ces variations ? Quels processus régissent le cycle du mercure ?
Pour mieux comprendre ces phénomènes, les chercheurs se sont intéressés à des œufs de guillemots collectés dans plusieurs régions arctiques et subarctiques (golfe d'Alaska, mer de Béring, mer des Tchoukes). Situés en haut de la chaîne alimentaire, ces oiseaux marins intègrent la contamination en mercure présent dans cette chaîne : il s'agit donc d'excellentes espèces sentinelles pour mesurer l'impact de ce polluant dans les écosystèmes marins. Ainsi, la quantité de mercure dans leurs œufs est une représentation précise de celle de ce métal dans les écosystèmes arctiques à un instant donné. Plus précisément, les scientifiques ont mesuré la signature isotopique de Hg dans ces œufs. Ils ont alors remarqué qu'elle présentait des variations géographiques significatives. Les variations de signatures isotopiques de la plupart des éléments chimiques (carbone, azote, etc) sont principalement fonction de leur différence en masse (12C, 13C). Etonnamment, les isotopes du mercure ne suivent pas la même « règle » : ses isotopes impairs (199Hg, 201Hg) se comportent différemment des isotopes pairs (198Hg, 200Hg etc). Cette singularité est un phénomène extrêmement rare sur Terre. Pour le mercure, cette anomalie est étroitement corrélée à la couverture de glace autour des sites de ponte des colonies de guillemots. Connaissant le rôle important joué par la lumière dans la photodégradation du méthyle-mercure, les chercheurs sont parvenus à établir les quantités de cette toxine pouvant être détruites par les rayons du soleil tant en présence qu'en l'absence de banquise. Ils ont ainsi établi que la présence de banquise empêchait à la fois la dégradation du méthyle-mercure par la lumière et qu'elle limitait les échanges de mercure entre l'océan Arctique et l'atmosphère.
Ces résultats suggèrent que le climat joue un rôle essentiel dans le cycle du mercure. La fonte accélérée de la banquise au cours des décennies à venir influencera ainsi de manière significative le cycle biogéochimique de ce polluant. L'analyse du mercure à l'échelle isotopique ouvre aujourd'hui de nouvelles perspectives de recherche pour mieux comprendre la dynamique et l'impact de ce polluant prioritaire dans l'environnement.
Le : 20/01/2011 
 
La flambée du pétrole pose "un vrai risque économique" 
Scr:    nouvelobs.com/avec AFP
  
   L'Agence internationale de l'énergie s'inquiète du prix du baril qui a frôlé les 100 dollars.
   La forte hausse de la demande mondiale se poursuit.
 
 
 
L'Agence internationale de l'énergie a revu une nouvelle fois mardi 18 janvier en nette hausse sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2010 et 2011, respectivement à 87,7 et 89,1 millions de barils par jour, et a prévenu que la récente montée du prix posait "un vrai risque économique".
Le baril de brut a frôlé le seuil symbolique des 100 dollars début janvier, "suscitant des inquiétudes sur l'impact de prix élevés sur la reprise économique mondiale", affirme l'AIE dans ses prévisions mensuelles.
Selon le rapport, cette envolée est due à "une croissance économique solide en Asie, notamment en Chine, ainsi qu'à une demande plus forte que prévu" dans les pays riches membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dont l'agence est le bras énergétique.
"Le niveau de prix récent pose déjà un vrai risque économique", mettent en garde les auteurs, souhaitant que le baril ne flambe pas au-delà des 100 dollars.
D'autant que l'AIE estime qu'en 2010, la demande en or noir a progressé de 2,7 millions de barils par jour (mbj) par rapport à 2009 (+3,2%), soit 320.000 barils par jour de plus que prévu le mois dernier.
Pour 2011, les prévisions de consommation sont aussi revues à la hausse de 320.000 barils par jour par l'agence, qui table sur une augmentation de 1,4 mbj par rapport à 2010 (+1,6%).
 
 Boeing commande des batteries Li-ion à Saft 
Scr:   enerzine.com
   Dans le cadre d'un contrat de plusieurs millions de dollars, Saft annonce qu'il livrera
   12 packs de batteries Li-ion à haute énergie pour la nouvelle génération de satellites
   ( Inmarsat 5 - 702HP ) de Boeing actuellement en cours de construction.
 
 
 
 
 
 
 
Les batteries Saft dotées des cellules VES140S alimenteront en énergie les trois nouveaux satellites qui exploiteront la bande de fréquences Ka permettant de fournir des débits bien supérieurs à ceux actuels (jusqu'à 50 Mbits/s, à l'horizon 2014). Chaque satellite Inmarsat-5 sera pourvu de 89 faisceaux en bande de fréquences Ka.
Ces 3 satellites viendront s'ajouter aux 11 autres déjà en gravitation autour de l'orbite géostationnaire terrestre.
Les batteries Saft offriront selon le constructeur français "15 kW de puissance pour les systèmes embarqués jugés critiques". Elles seront logées dans un conteneur léger mais résistant. Avec une durée d'utilisation pouvant atteindre 18 années, les batteries rechargeables Li-ion devront assurer la continuité, ainsi qu'un fonctionnement fiable des satellites à des périodes où les panneaux solaires seront inexploitables (partie diurne).
 
L'Union européenne critique la chasse au loup en Suède
Scr:    lemonde.fr-Olivier Truc / propriété photo: AFP
   La chasse au loup, qui a repris, samedi 15 janvier, dans certaines régions suédoises,
   pour un mois, soulève à nouveau les passions, comme lorsqu'elle avait été rétablie
   l'an dernier. Mais cette fois-ci, la Commission Européenne s'en mêle et menace de porter l'affaire en justice.
 
 
 
 
"Nous avons écrit dès décembre à la Suède pour faire part de nos réserves sur la légalité de cette chasse au loup, car selon la directive Habitat, il n'est pas permis de chasser des espèces protégées comme le loup", souligne Joe Hennon, porte-parole de la Commission européenne pour l'environnement.
"Pour un pays qui prétend montrer l'exemple pour la protection de la planète, la Suède a une politique qui limite à 200 la population de loups. Elle renonce à son rôle, et c'est pour cela que nous portons plainte contre le gouvernement auprès de la Commission Européenne", déclare Mikael Karlsson, président de l'Association de protection de la nature.
"NOUS DEVONS PERMETTRE UNE CHASSE LIMITEE"
La plupart des loups sont les descendants de deux ou trois loups arrivés dans les années 1980, ce qui pose des problèmes de consanguinité. Deux autres loups ont immigré de la région russo-finlandaise vers 2008.
"Ce n'est de toute façon pas suffisant pour être une base durable. Il y a trop de risques de consanguinité", insiste la Commission qui devrait décider, le 27 janvier, des suites à donner. D'ici là, il est fortement probable que les 20 loups du quota de cette année auront été abattus. "Mais nous devons aussi penser à l'an prochain", précise Joe Hennon.
Au ministère suédois de l'environnement, on prend ces menaces avec calme. "Il n'est pas sûr que notre action aille contre la directive, note Lennart Boden, son porte-parole. Nous allons, cette année, commencer à réimplanter des loups étrangers, en tout une vingtaine sur quatre ans. Mais pour que ces introductions soient bien acceptées, nous devons permettre une chasse limitée."
"Là où nous pensons qu'il y a des loups récemment arrivés, nous interdisons la chasse, assure Monica Eriksson, une spécialiste de l'Agence de protection de l'environnement. Mais il peut y avoir un facteur malchance." L'an dernier, 28 loups avaient été abattus pour un quota de 27. "Aucun n'était un loup récemment arrivé", assure Mme Eriksson.
EXPRESSION D'UN CONFLIT ENTRE LA VILLE ET LA CAMPAGNE
Cette année, plus de 6 000 chasseurs sont déjà inscrits. Dans le nord de la Suède, les éleveurs de rennes sami sont nombreux à vouloir chasser les loups qui prélèvent de nombreux faons, ce qui entraine un accroissement de la surveillance. Dans le centre de la Suède, où se déroulera la chasse cette année, les chasseurs estiment que les loups représentent un danger pour leurs chiens.
"Du coup, les chasseurs de gibier ont peur d'aller chasser et les propriétaires de terrains, qui louent leur terre, perdent une source de revenu", dit Lennart Johannesson, président de la Fédération des chasseurs du Värmland.
La chasse au loup est ainsi devenue une expression du conflit entre la ville – où se trouvent les protecteurs des loups – et la campagne – où les gens veulent vivre de ce qui les entoure.
 
Le :19/01/2011 
 
Le déclin des champs pétrolifères menace la Bolivie  
Scr:      enerzine.com
 
   La Bolivie a annoncé des mesures incitatives en faveur des compagnies pétrolières
   afin d'accélérer le processus des opérations visant à trouver d'importantes réserves
   d'hydrocarbures.
 
 
 
 
 
En effet, si rien n'est entrepris d'ici 5 ans, les champs pétrolifères du pays risquent un tarissement généralisé non seulement du fait de leur déclin naturel mais aussi et surtout à cause du manque d'investissements, a averti la Chambre bolivienne des hydrocarbures (CBHE). Des données provenant de la compagnie publique YPFB montre que la Bolivie produisait en 2006, 10.200 barils de pétrole brut (jours) contre seulement 5.000 barils en 2010 !
 
Ce déclin serait dû à "l'absence de marchés - très rentables - justifiant de nouveaux investissements dans l'exploration, et à l'incertitude sur les changements juridiques dans le secteur pétrolier bolivien" a précisé la CBHE.
 
L'étude montre également que la Bolivie compense son manque de ressources pétrolières par un recours aux importations (35 000 barils jours) avec des pays tels que l'Argentine et le Venezuela.
 
Cependant, même si la production pétrolière en Bolivie baisse d'année en année, elle dispose encore d'un énorme potentiel d'exportation en pétrole et en gaz.
 
Avec des réserves de pétrole qui dépassent les 441 millions de barils selon les dernières estimations, le pays se classe au 5ème rang du continent Sud américain. Dans le domaine du gaz naturel, la Bolivie se situe derrière le Venezuela et totalise 0,78 trillions de m3 de réserves prouvées.
 
Antarctique : le lac Vostok cartographié 
Scr:    BE Russie 37 
 
   Les spécialistes russes travaillant dans l'Antarctique sont parvenus à cartographier
   le lac sous-glaciaire Vostok, rapporte le site nauka.izvestia.ru.
 
 
 
 
 
 
 
Le lac sous-glaciaire Vostok, enfoui sous une couche de glace de plus de 4 km d'épaisseur, n'a toujours pas été atteint, physiquement, par les chercheurs. Néanmoins, des scientifiques russes [1] sont parvenus à cartographier ce plan d'eau. Ils ont obtenu des données sur le lac à la suite d'études sismiques et radar complexes.
Le lac Vostok est le plus grand lac sous-glaciaire connu de l'Antarctique. Des spécialistes de l'Expédition de prospection géologique maritime polaire l'étudient depuis le milieu des années 90. La longueur de ses côtes est de 1.030 km (y compris les 70 km de ligne côtière des îles), la superficie du plan d'eau étant de 15.500 kilomètres carrés. La surface du lac se trouve à un niveau inférieur à celui de la mer ; elle présente une déclivité vers le nord d'environ 0,12 °.
Pour obtenir toutes ces informations, les chercheurs russes ont dû élaborer des méthodes inédites de recherche. Ils ont utilisé, pour le sondage sismique, des explosions de 5 ou 6 lignes de cordeau détonant. Les ondes provenant de ces explosions ne peuvent être atténuées même par la couche d'une centaine de mètres de neige qui recouvre le glacier au-dessus du lac. Au final, les scientifiques ont établi une carte du relief du fond et une carte des profondeurs du lac Vostok, les données ayant été obtenues par des observations naturelles directes.
Comme l'ont montré les dernières recherches, le lac Vostok se présente sous la forme d'une sorte de chéneau empli d'eau, d'une dimension de 310x100 km. Les pentes de ce chéneau sont abruptes, à plus de 15 degrés, et elles descendent en certains endroits à plus de 1.500 m. La partie méridionale du lac, qui occupe un territoire d'environ 70x10 km, est celle où les eaux sont les plus profondes. La profondeur moyenne y est d'environ 800 m, mais il existe aussi une excavation d'une profondeur de 1.050 m. La partie septentrionale (180x60 km) est plus petite, avec une profondeur de 300 m en moyenne, pouvant atteindre 450 m par endroits. Le fond de cette partie du lac présente un relief accidenté.
Le lac sous-glaciaire Vostok est totalement isolé dans son chéneau. Sa surface se trouve en dessous du niveau de la mer et du bord du chéneau. Autour du lac on trouve également 37 autres petits lacs sous-glaciaires, mais tous se trouvent au-dessus du lac Vostok et ne sont pas reliés à ce dernier. On ne peut toutefois pas affirmer que le niveau du lac n'a jamais changé, et que celui-ci n'a jamais submergé ses rives. Les chercheurs espèrent qu'une étude détaillée de la surface sous-glaciaire permettra de répondre sans ambiguïté à la question de savoir si des inondations catastrophiques du lac Vostok ont eu lieu dans un passé récent. Si tel a été le cas, il doit en subsister des traces.
[1] Il s'agit de membres de l'Expédition de prospection géologique maritime polaire, de l'Institut de recherche arctique et antarctique et de l'Expédition antarctique russe. Les travaux ont été réalisés avec le soutien du sous-programme Antarctique du programme fédéral ciblé Océan mondial et du Fonds russe de recherche fondamentale (RFFI).
 
Un Français veut transporter un iceberg à travers l'Atlantique 
Scr:    maxisciences.fr
 
 
   Un ingénieur français travaille depuis 35 ans sur la mise au point d’un projet colossal.
   L’idée serait de convoyer un iceberg du Groenland aux Canaries afin de fournir de
   l’eau potable et une climatisation d’un nouveau genre.
 
 
 
 
 
 
 
Georges Mougin, un ingénieur français, travaille depuis 35 ans sur son projet. Une simulation 3D de celui-ci vient d’être réalisée. Elle donne à voir un iceberg, qui, après avoir été déplacé à travers tout l’Atlantique nord au cours d’un voyage de cinq mois, flotte tranquillement aux abords des Canaries ! Les nouvelles connaissances sur les courants marins ont redonné espoir à l’ingénieur, épaulé par la société Dassault Systèmes, indique Science et Avenir.
L’intérêt d’un pareil pari est double. Un iceberg est une source d’énergie qui sert à refroidir des centrales qui existent déjà ou qui sert à alimenter des centrales à énergie thermique des mers (ETM). Ces dernières fonctionnent grâce à la différence de température qui existe entre les eaux profondes, plus froides que celles de la surface. D’autre part, l’eau froide produite par la fonte du glacier permettrait d’une part de climatiser de grandes surfaces avant de servir comme eau de boisson pour les pays comme les Canaries, le Portugal ou encore le Maroc. Car si la banquise est de l’eau de mer gelée, les icebergs, eux, sont constitués d’eau douce.
Le principe concret, n’est pas de tracter un iceberg qui pèse des millions et des millions de tonnes mais de profiter des courants marins pour l’amener à dériver dans une direction prédéterminée grâce à un remorqueur. Et la chose est possible !
L’iceberg idéal serait situé au large de Terre-Neuve, au Canada et pèserait sept millions de tonnes. Une toile synthétique a même été envisagée pour ralentir la fonte du géant. Celle-ci serait déployée grâce à une senne, gigantesque filet habituellement utilisé par les pêcheurs et isolerait en partie l’iceberg. Il ne perdrait ainsi qu’un tiers de sa masse initiale en environ cinq mois (141 jours).
Cette première modélisation incite Georges Mougin à réaliser une "première expérience statique dans une baie de Terre-Neuve pour vérifier la validité de la protection", et ce potentiellement dès 2012. Une émission Thalassa de France 3 doit prochainement relater la mise au point de ce projet et de sa modélisation.
 
Le :18/01/2011 
 
Sols, changement climatique et biodiversité : tout est lié 
Scr:     notre-planete.com
   Trop de gens considèrent les sols comme acquis. Les scientifiques sont de plus en plus conscients des rapports
   étroits qui subsistent entre sols, changements climatiques, et biodiversité. Cependant, les décideurs politiques
   et le grand public n'en sont pas conscients.
 
 
 
 
 
Ce fossé dans la prise de conscience doit être comblé pour que la société puisse affronter avec succès ses deux problèmes environnementaux les plus préoccupants.
 
Le rôle de la gestion du sol dans l'atténuation des changements climatiques, et dans l'adaptation et la protection de la biodiversité, a été le thème dominant d'une importante conférence qui s'est tenue à Bruxelles les 23 et 24 septembre 2010.
 
Les participants ont débattu du rapport entre sols et changements climatiques : la matière organique contenue dans les sols est le deuxième plus grand réservoir actif de carbone de la planète après les océans.
 
Rien que dans l'UE, les sols contiennent plus de 70 milliards de tonnes de carbone organique. Pourtant, les sols continuent à se dégrader. En Suède, au cours des 50 dernières années, les terres arables ont perdu 1 % de leur carbone organique chaque année. Le taux d'activité biologique étant directement lié aux niveaux de carbone dans les sols, la viabilité économique des exploitations agricoles suédoises pourrait être menacée d'ici 25 ans.
 
Les diminutions progressives de l'activité biologique des sols peuvent sembler individuellement peu importantes, mais prises dans leur ensemble, elles sont extrêmement significatives. Les émissions de gaz à effet de serre ne respectent pas les frontières nationales : la détérioration des sols, dans un pays donné, a des conséquences directes sur les changements climatiques au-delà de ses frontières.
 
En ce sens, le sol est vraiment en mouvement. Les sols fournissent également habitats et ressources à plus d'un quart de la biodiversité mondiale. Un mètre carré de surface terrestre peut contenir quelque 10 000 organismes différents. La bonne santé des sols est indispensable à la préservation de cette diversité. Cependant, en plus d'une mauvaise gestion du territoire, cette vitalité est menacée par l'érosion, la salinisation, la pollution, l'étanchéisation, ainsi que par les aménagements urbains et de transport.
 
Nouvel atlas de la biodiversité des sols
L'Atlas européen de la biodiversité des sols a été officiellement présenté à l'occasion de cette conférence. Publié par le Centre commun de recherche de la Commission européenne, sa cartographie est basée sur des indicateurs de menaces potentielles pour la biodiversité des sols en Europe, et recense les zones les plus à risque.
 
Citons des régions de Grande-Bretagne, du nord de la France, de Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg, mais des risques élevés ont également été identifiés dans d'autres États membres.
 
Le commissaire en charge de l'environnement, Janez Potocnik, souligne la nécessité de mieux apprécier le rôle vital des sols dans notre vie, dans sa déclaration : "Nous n'atteindrons nos objectifs de protection de la biodiversité, de lutte contre les changements climatiques, et de préservation de nos ressources que lorsque nous aurons compris les sols. Et le plus tôt sera le mieux."
 
La Commission continue également à faire pression sur les gouvernements nationaux pour qu'ils adoptent le projet de directive cadre sur les sols, tout en laissant à chaque État membre une marge de manœuvre suffisante quant à la manière d'atteindre ces objectifs globaux. La directive est bloquée par le Conseil des Ministres depuis décembre 2007.
 
La quinoa : une graine victime de son succès ? 
Scr:    univers-nature.com
 
   Base de l’alimentation des populations andines qui la cultivent depuis des siècles, la quinoa (1)
   est de plus en plus appréciée pour ses qualités nutritionnelles, et notamment pour sa
   forte teneur en protéines et l’absence de gluten.
 
   Ces atouts diététiques expliquent le succès croissant de
   cette graine au sein des marchés occidentaux.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mais des chercheurs ont récemment tiré la sonnette d’alarme quant au revers de ce succès. En effet, le boom de sa production depuis les années 1980 menace la durabilité du système agricole de l’Altiplano bolivien (2). Le marché étranger continuant de croître, le volume des exportations boliviennes a été multiplié par cinq entre 2002 et 2007. Cette demande accrue s’est directement répercutée sur le prix au producteur, lequel est passé de 890 à 2100 euros la tonne entre 2007 et 2008.
 
Au regard de quoi, les producteurs ont dû s’adapter. Réputée pour sa capacité de résistance face à des conditions climatiques extrêmes (sécheresse, gel), la quinoa se développe dans un milieu aride où les sols, pauvres, sont exposés à la sécheresse, au gel, au vent violent et à la forte radiation solaire due à l’altitude. Mais pour supporter le succès commercial de la graine, les agriculteurs se sont mis à cultiver des zones de plaine présentant des risques de gelée nocturne accrus.
 
Par ailleurs, l’accaparement de plaines jusqu’alors dédiées au pâturage, au profit de l’expansion de la culture de la quinoa, exacerbe les conflits d’accès aux terres. En outre, la disparition des troupeaux et la marginalisation de l’élevage, la tractorisation et la concentration des cultures ont de multiples effets néfastes tels qu’une carence en ressources de fumier, une érosion éolienne amplifiée ou encore la prolifération des ravageurs.
 
L’environnement n’est pas le seul affecté par l’engouement pour la quinoa. Tributaires d’une production irrégulière, d’une surface cultivée saturée et du prix volatil sur le marché international, les revenus générés par la culture de cette graine sont bien plus incertains que les garanties que confère la constitution d’un cheptel.
 
Pour l’heure, la quinoa a le mérite de permettre à des milliers de familles de producteurs de se maintenir sur leurs terres. Mais si le succès de la graine a permis d’augmenter le niveau de vie au sein de l’Altiplano bolivien, il en affecte également l’organisation sociale, nécessitant une modification de leurs systèmes d’activités et de leurs modes de circulation.
 
Les producteurs de cette région sont désormais tiraillés entre leur rôle de garants de modes de production ancestraux et leur implication dans la mondialisation des échanges. Ils sont toutefois conscients de la pression croissante sur leur système agricole et de la nécessité d’œuvrer à la durabilité de cette source de revenus, devenue essentielle pour eux. En ce sens, divers projets de gestion concertée des ressources locales émergent actuellement dans l’Altiplano, tentant de concilier objectifs de production élevés et pérennité des ressources naturelles.
Cécile Cassier
1- La (ou le) quinoa fait partie de la famille des Chénopodiacées, comme la betterave ou les épinards, mais est parfois qualifiée de « pseudo-céréale » du fait du mode de consommation de ses graines sous forme de farine, flocons ou graines soufflées.
2- Situé en Amérique du Sud, dans la zone la plus large de la Cordillère des Andes, l’Altiplano s’étend sur quatre pays (Argentine, Bolivie, Pérou, Chili) bien qu’il se concentre majoritairement sur le territoire bolivien.
 
La voiture solaire la plus rapide du monde  
Scr:   enerzine.com
   Un véhicule solaire conçu par des étudiants de l' Université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie),
   baptisé SunSwift Ivy, a établi un nouveau record mondial de vitesse dans un contre la montre.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Porté au Guinness Book, ce nouvel exploit a eu lieu sur les pistes australiennes de la base aéronavale HMAS Albatross située près de la ville de Nowra. Avec au compteur 88,738 km/h, le prototype a dépassé l'ancien record (79 km/h) réalisé par le Sunraycer GM en 1987.
 
"Nous avons battu le record de 10 km/h et nous pensons que nous pouvons aboutir à 90 km/h" a indiqué un porte-parole de l'UNSW.
 
Le Sunswift IVy est un véhicule à 3 roues composé d'une carrosserie (monocoque) en fibre de carbone. Le véhicule dispose également d'un moteur électrique DC 3 phases, CSIRO brushless, de 1800 W, alimenté par des panneaux solaires de 1200 watts.
 
Habituellement, les panneaux solaires alimentent les batteries au lithium-ion polymère du véhicule, mais en raison du poids (25 kg), celles ci ont été enlevées pour augmenter les chances de succès, lors de la dernière tentative.

Le SunSwift Ivy a déjà franchi la vitesse maximale de 103 km/h (officieusement) lors du Global Green Challenge de Darwin à Adélaïde, en 2009, un périple de 3.000 kms.
 
Le :17/01/2011 
 
Brésil : plus de 600 morts après les pluies torrentielles
Scr:    nouvelobs.com avec AFP
  Cette tragédie est considérée "comme la plus grande catastrophe naturelle de l'histoire du pays",
  plus meurtrière encore que celle de Caraguatatuba qui avait fait 436 morts en 1967
 
 
 
 
La région montagneuse près de Rio, dévasté par des pluies qui ont déjà fait plus de 600 morts, attendait avec anxiété de fortes précipitations pour vendredi 14 janvier alors qu'elle fait face à la pire catastrophe naturelle de l'histoire du pays, selon les médias.
 
Selon un décompte fait par le site G1 du groupe de presse Globo, les inondations et éboulements de terrains provoqués par les pluies torrentielles, dans la nuit de mardi à mercredi, ont fait 610 morts. Le site UOL, pour sa part, a cité le chiffre de610morts. D'après G1, citant les municipalités concernées, on a dénombré 225 morts à Nova Friburgo, 223 à Teresopolis, 39 à Petropolis et 19 à Sumidouro.
 
La plus meurtrière
Les médias brésiliens ont souligné que cette tragédie était considérée "comme la plus grande catastrophe naturelle de l'histoire du pays". Elle dépasse en effet celle de Caraguatatuba, sur le littoral nord de Sao Paulo, donnée jusqu'à maintenant comme la plus meurtrière et qui avait fait 436 morts en 1967. La plupart des personnes qui ont trouvé la mort ont été surprises dans leur sommeil par des torrents de boue qui ont tout emporté sur leur passage, arbres, maisons, voitures.
 
Il pleuvait encore beaucoup jeudi soir dans cette région placée en état d'alerte après que les services de la météorologie eurent prévenu qu'ils attendaient vendredi des pluies de très forte intensité, a rapporté un photographe de l'AFP à Teresopolis.
 
"Ce qui nous préoccupe avec Dilma Rousseff, ce sont les prochaines heures car les prévisions météorologiques ne sont pas du tout rassurantes", a dit jeudi 13 janvier le gouverneur de l'Etat de Rio Sergio Cabral, au côté de la nouvelle présidente brésilienne qui a parcouru les zones sinistrées. Il a appelé la population dans les zones de risque à se réfugier en lieu sûr, "parce qu'il y a des risques d'éboulement de terrain. Je le répète, la situation au cours des prochaines heures n'est pas rassurante", a-t-il averti.
 
Chaque heure depuis deux jours, des centaines de sauveteurs découvrent de nouvelles victimes sous les torrents de boue qui ont ravagé cette région connue pour la douceur de son climat, refuge préféré des habitants de Rio fuyant la chaleur de l'été austral. Cette tragédie s'est produite dans le décor majestueux de montagnes couvertes de végétation tropicale à une centaine de kilomètres au nord de Rio.
 
Quelques miracles
Au milieu des scènes de deuil et de désespoir de familles décimées, quelques "miracles" ont aussi eu lieu, comme pour cette femme de 53 ans, sauvée in-extremis des eaux en furie par un mince filin jeté par des voisins, une scène passant en boucle sur les télévisions. Ou comme ce bébé de six mois, sorti indemne par les pompiers après être resté quinze heures enseveli sous la boue, blotti dans les bras de son père. "Je remercie Dieu, car c'est un miracle", a déclaré très ému le grand-père de l'enfant.
 
Les experts expliquent l'ampleur du drame par la conjonction de rares phénomènes naturels et de l'urbanisation sauvage. "Dans la nuit de mardi à mercredi, il a plu autant qu'en un mois", a expliqué à l'AFP le responsable du Laboratoire d'hydrologie de l'Université fédérale de Rio, Paulo Canedo.
 
Résidences secondaires, auberges et hôtels des quartiers aisés ont autant souffert que les habitations précaires des quartiers pauvres occupant illégalement des zones à risque. "Cela a été une catastrophe naturelle, aggravée par l'urbanisation sauvage qui fragilise la nature. Cela a favorisé les glissements de terrains et les morts", a dit Paulo Canedo.
 
Le gouvernement a déjà débloqué 780 millions de relais (467 millions de dollars) pour les sinistrés.
 
Pour préserver la planète, l'homme devra modifier son alimentation 
Scr:  lemonde.fr
   Selon un rapport présenté mercredi 12 janvier par des chercheurs français,
   les pays riches devront mettre moins de viande dans leur assiette et en finir
   avec le gâchis pour nourrir neuf milliards d'individus en 2050, tout en
   préservant les ressources de la planète.
 
 
 
Examinant la question de la subsistance alimentaire des êtres humains à l'horizon 2050, le rapport "Agrimonde", fruit de travaux lancés en 2006, répond par deux scénarios : l'un privilégie le bien-être immédiat et l'autre, le développement durable. Et ce dernier suppose "une vraie rupture", souligne cette étude réalisée par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
 
"Evidemment, ce n'est pas parce que je vais moins manger que quelqu'un du Sahel va mieux manger", nuance Sandrine Paillard, responsable de l'unité prospective de l'INRA. "Mais il est clair que si toute la planète mange comme on mange, et notamment autant de viande, la pression sur les ressources naturelles ne sera pas tenable". En moyenne, un individu a à sa disposition 3 000 kilocalories par jour. Mais les disparités sont fortes : on atteint les 4 000 dans les pays riches de l'OCDE, et même 4 500 aux Etats-Unis, contre seulement 2 300 en Afrique sub-saharienne.
 
DIMINUER LA CONSOMMATION DE VIANDE
Dans le scénario axé sur le développement durable, les chercheurs estiment que les 3 000 kilocalories quotidiennes doivent être réparties de façon plus équitable dans le monde. Un postulat qui permet de "ne pas augmenter la pression sur les ressources naturelles par rapport à aujourd'hui". Pour les pays du Nord, cela impliquerait de réduire la disponibilité en calories de 25 %. "Ce qui est assez énorme", commente Sandrine Paillard.
 
Les moyens d'y parvenir sont multiples et impliquent toute le chaîne de production et de consommation. D'abord, il s'agit de réduire "les pertes à la consommation" qui peuvent s'élever jusqu'à 30 % dans les pays riches. Dans la ligne de mire : le gaspillage, notamment celui causé par les aliments jetés après la date de consommation optimale, souvent confondue avec la date de péremption. "L'industrie agroalimentaire aussi se protège, les dates de péremption ne reflètent pas forcément la réalité de la sécurité des aliments", avance la chercheuse.
 
Ce scénario suppose également des politiques de santé publique "plus ambitieuses" pour lutter contre la suralimentation et les maladies associées, écrit le rapport. En 2003, 1,3 milliard d'adultes dans le monde étaient en surpoids, dont 400 millions d'obèses. Il ne s'agit donc pas seulement de moins manger mais de manger différemment, et notamment de limiter la viande : la production de ruminants a augmenté de 40 % entre 1970 et 1995. Le scénario durable suppose que la part des calories végétales représente 2 500 kilocalories sur les 3 000 journaliers.
 
"Dès que le régime alimentaire est caractérisé par une forte part de calories animales, la pression sur les ressources naturelles est beaucoup plus importante", rappelle Mme Paillard.
 
Pour l'eau par exemple, le rapport souligne que, quand 100 litres d'eau sont nécessaires pour produire un kilo de pommes de terre, la quantité s'élève à 13 000 litres pour un kilo de viande de bœuf.
 
Une partie des efforts pourrait être faite sans s'en rendre compte.
 
En 2050, les plus de 60 ans représenteront 20 % de la population, contre 10 % aujourd'hui. "Les besoins caloriques de ces personnes étant moindres, le vieillissement de la population mondiale pourrait aussi contribuer à rendre plausible la diminution des consommations alimentaires moyennes dans les pays riches", écrit le rapport.
 
La forêt primaire slovaque disparait peu à peu  
Scr:   BE Slovaquie 18 
 
   Les premiers résultats de l'étude cartographique menée sur les forêts primaires 
   ont été présentés lors de la conférence intitulée "la forêt en Slovaquie", qui s'est tenue
   le 3 décembre dernier à Banska Bystrica.

   (Définition d'une forêt primaire en fin d'article)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cette étude montre que la surface des forêts primaires diminue. Autrefois très étendue dans cette région d'Europe, les forêts primaires subsistent seulement par petits fragments, dont la surface totale ne représente plus que 0,21% du territoire Slovaque, soit 0,47% de l'ensemble des forêts.
 
Cette étude, intitulée "Protection des forêts primaires" a été menée par FSC Slovaquie (Forest Stewarship Council
La dernière étude complète dans ce domaine ("Pralesy Slovenska" / "Les forêts primaires de Slovaquie" - 1989), faisait état de 74 réserves de forêts primaires d'une superficie totale de 18 à 20000 ha. Ces données qui ont servi de base à la nouvelle étude cartographique n'ont pas été confirmées.
 
En effet, comme le reporte Ing. Juraj Vysoky directeur exécutif de FSC Slovaquie, "Sur 332 sites cartographiés d'une superficie totale de 53.000 ha, nous avons identifié 122 sites de forêts primaires d'une superficie totale de 10.120 ha, soit seulement 0,47% de la superficie des forêts slovaques."
 
Comme le constate Pavol Polak de FSC Slovaquie, les 122 sites répertoriés sont inégalement protégés. 55 parcelles sont suffisamment protégées, 16 sites ont la majorité de leur superficie protégée, 8 sites ont une petite partie protégée. 43 parcelles répertoriées posent problèmes : 33 sont officiellement protégées mais à un degré insuffisant, car l'intervention humaine est tolérée déplore Pavol Polak . Enfin, 10 sites sont totalement non protégés.
 
Ce projet intitulé "Protection des forêts primaires en Slovaquie" est cofinancé par l'Union européenne, par 'Norway grants', par le Gouvernement slovaque et par FSC Slovaquie pour un montant total de 99.954 Euros. Il est supporté par le World Wildlife Fund (WWF). Il a été initié en 2009 et s'est achevé à la fin de l'année 2010. Dans un premier temps, les chercheurs ont adopté une classification des types de forêts adaptée au territoire slovaque (taxonomie). Sur le terrain, des volontaires ont reconnu les forêts sélectionnées et les ont décrites à l'aide de la taxonomie adoptée. Ce travail a abouti à l'élaboration d'une base de données des caractéristiques principales des forêts primaires en Slovaquie, à la réalisation de cartes et à des descriptions détaillées de chaque site. (cf. la méthodologie détaillée de cette étude.
 
Ce travail de cartographie doit maintenant servir de base argumentaire pour faire protéger les territoires identifiés. Une campagne d'information et de sensibilisation du grand publique ainsi que la définition et l'implantation d'un processus de gestion durable des forêts est également envisagée par FSC Slovaquie.
 
Repère : une définition de la forêt primaire
Une forêt dite "primaire" s'étend sur au moins plusieurs milliers d'hectares, possède une composition floristique et faunistique correspondant aux potentialités naturelles du milieu et se renouvellent exclusivement par des processus sylvigénétiques autonomes, sans interférence humaine autre que ponctuelle. La plus grande forêt primaire d'Europe se trouve à Uhro Kekknen en Finlande, et couvre 99.000 ha.
 
Le :13/01/2011 
 
Comment le monde basculera d'ici 2050
Scr:    lefigaro.fr
   La crise a accéléré la tendance de fond : la Chine et six pays émergents dépasseront
   les économies développées avant même 2020.
 
 
selon PricewaterhouseCooper. La production mondiale devrait tripler d'ici 2050, ajoute HSBC.
 
«L'économie mondiale est en train de connaître un véritable séisme». Les économistes de la banque HSBC ne parlent pas de la crise, mais du profond bouleversement qui devrait prendre place d'ici 2050. A savoir l'irrésistible montée en puissance des grands pays émergents, Chine et Inde en tête.
 
Deux rapports ont été publiés ces derniers jours sur le sujet. HSBC et, d'autre part, la société de conseil et d'audit PricewaterhouseCooper (PwC). Cette dernière prédit qu'ensemble, les sept principaux pays émergents, (Chine, Russie, Inde, Brésil, Mexique, Indonésie, Turquie) dépasseront avant 2020 le groupe des économies du G7 (États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada). Et ce, en mesurant la richesse produite en parité de pouvoir d'achat, c'est-à-dire si les taux de change des monnaies reflétaient parfaitement les niveaux de vie.
 
En comparant simplement les produits intérieurs bruts (PIB), les pays en voie de développement dépasseront les pays développés d'ici 2032, selon PwC.

Richesse multipliée par trois
Les économistes de la banque britannique HSBC, dans une note publiée début janvier, arrivent aux mêmes conclusions, à quelques décennies près : en 2050, 19 des 30 plus grandes économies mondiales seront émergentes. Les deux études s'accordent parfaitement sur un point : les Etats-Unis perdront leur première place au profit de la Chine. L'Inde, ajoute HSBC, les talonnera de près. Au total, la richesse produite dans le monde sera multipliée par trois.
 
La France, pour sa part, devrait reculer de la 8ème à la 11ème place, derrière le Mexique et le Brésil, selon PwC. «La domination notamment de la Chine implique un retour à la situation historique existant avant la Révolution industrielle de la fin des 18e et 19e siècles», observe Bernard Gainnier, responsable du développement chez PwC. «Cette révolution avait été à l'origine d'un transfert du pouvoir économique de l'Asie vers l'Europe et les Etats-Unis.»
 
A la source des mutations à venir ces quarante prochaines années: une démographie bouillonnante, alliée à une meilleure éducation et à une démocratisation des principaux pays émergents, énumèrent les économistes de HSBC. D'ailleurs, «les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, grâce à des meilleures perspectives démographiques, réussiront avec un certain succès à maintenir leur rang», relèvent-ils. «En revanche, les petits pays d'Europe riches mais vieillissants, comme la Suisse, les Pays-Bas ou la Suède, chuteront dans le classement mondial

«L'économie du climat»
Guerres militaires ou commerciales, retour du protectionnisme, épidémies…Les auteurs des études, chez HSBC et chez PwC, reconnaissent que leurs prédictions sont entourées d'incertitudes.
 
Le plus grand défi ? L'équilibre écologique et l'exploitation de ressources de plus en plus rares. Dans ce contexte, «l'économie du climat devrait jouer un rôle aussi important que celle du savoir durant le siècle passé», estiment les analystes de HSBC.
 
«En 2050, le séisme économique n'en sera qu'à son commencement», avertissent également ces derniers. «Bien qu'ayant été multiplié par sept en 40 ans, le niveau de vie d'un Chinois ne représentera que 32% de celui d'un Américain.» Le potentiel de croissance restera encore substantiel.
 
Nettoyage des boues rouges en Hongrie : beaucoup reste à faire   
Scr:    actu-environnement.fr
http:/www.actu-environnement.com/ae/news/nettoyage-boues-rouges-hongrie-robin-bois-rapport-11647.php4

   le gouvernement hongrois a décidé de prolonger l'état d'urgence. Une enquête de l'association
   Robin des Bois témoigne des dégâts occasionnés.
 
 
 
Près de trois mois après la rupture d'une digue et le déversement de plusieurs tonnes de déchets toxiques en Hongrie.
 
Alors que la Hongrie s'apprête à prendre la tête de l'Union européenne le 1er janvier prochain, le nettoyage des 5.000 ha sur lesquels se sont déversées quelque 700.000 tonnes de déchets toxiques (boues rouges) en octobre dernier se poursuit. L'état d'urgence a été prolongé jusqu'au 31 mars 2011 vu l'ampleur des dégâts.
 
Selon le ministre de l'Intérieur Sandor Pintér, cette prolongation de trois mois est nécessaire surtout à cause des conditions météorologiques. "L'hiver très humide a ralenti les travaux de nettoyage, de reconstruction, ainsi que les travaux de protection en cours pour protéger les lieux d'autres catastrophes éventuelles", a-t-il déclaré selon l'AFP.
 
Selon l'association Robin des Bois, qui s'est rendue sur place en novembre et vient de publier NoteTélécharger le rapport de l'association Robin des Bois publié en décembre 2010 suite à une enquête sur les lieux de l'accident.
 
Plus d'infosun rapport complet sur la gestion de la crise, le nettoyage est en effet loin d'être terminé. Si les routes ont été nettoyées, les fossés curés et les ponts reconstruits, de nombreux déchets gisent encore dans les villages et la campagne environnante. "Des accumulations de boues mêlées à des déchets divers se sont formées et n'ont pas toutes été collectées un mois et demi après la catastrophe", relate l'association dans son rapport.
 
Les opérations de dépollution à l'extérieur sont en effet conditionnées par la météo. Poste de télévision, bouteilles plastiques, produits chimiques, véhicules hors d'usage, les déchets sont variés et présents loin en aval de la catastrophe.
 
Protection de l'environnement en Europe : Natura 2000 s'agrandit   
Scr:   futura-sciences.com
   Bruxelles vient d'annoncer que Natura 2000, le réseau européen de zones naturelles protégées,
   a été étendu de près de 27.000 km². Cette extension va permettre une meilleure protection de
   la faune et de la flore en Europe
 
 
 
 
Notamment de nombreuses espèces marines comme les saumons et les loutres, mais aussi des forêts de hêtres.
 
La France, la République tchèque, le Danemark, l'Espagne et la Pologne sont les principaux pays européens concernés par l'extension du réseau Natura 2000. Sur les quelque 27.000 km2 ajoutés, 17.500 km2 couvrent des aires marines. Une partie de l'estuaire de la Loire (680 km2) en fait partie, qui abrite d'importants récifs d'eau froide et bancs de sable.

Cet endroit se présente comme « une aire de croissance pour les Poissons juvéniles et une zone d'étape vitale pour les espèces grandes migratrices telles que le saumon atlantique (Salmo salar) et la grande alose (Alosa alosa) », explique la Commission européenne.

18 % du territoire européen
La nouvelle superficie de la zone Natura 2000 européenne permet également de protéger des habitats terrestres considérés comme précieux pour de nombreux animaux.

Les hêtraies de montagne aux prairies florifères de la République tchèque en passant par les vastes lacs et zones humides de Pologne sont concernés par cet ajout. Désormais, la loutre, la cistude d'Europe (ou tortue des marais) et l'azuré de la sanguisorbe (un papillon) seront mieux protégés.

Le réseau Natura 2000 couvre désormais près de 18 % du territoire terrestre de l'Union européenne et plus de 130.000 km2 de ses mers et océans, soit 26.000 sites. En étendant la liste à des nouveaux territoires terrestres et maritimes, les États membres s'engagent à les protéger pour garantir la survie des espèces.
 
Le : 12/01/2011 
 
L'inquiétante volatilité des prix des matières premières agricoles 
Scr:    lemonde.fr
  Le rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation de l'ONU tire le signal d'alarme
  sur la hausse des prix des denrées alimentaires.
 
 
 
"Les stocks ont été regarnis en 2008 et en 2009, mais l'écart entre la réalité de ces stocks et l'évolution des prix sur les marchés est parfois considérable. En ce sens, nous vivons aujourd'hui le début d'une crise alimentaire similaire à celle de 2008", s'inquiète, mardi 11 janvier, Olivier de Schutter, dans Les Echos, en référence à l'explosion des prix alimentaires de 2008, qui avait provoqué des émeutes de la faim dans une trentaine de pays dans le monde.
 
Selon lui, "quatre-vingts pays environ sont en situation de déficit alimentaire. Une hausse très dangereuse pour ces pays. C'est pourquoi il ne faut pas répéter les erreurs commises il y a trois ans", avertit-il.
 
L'indice mesurant les évolutions de prix d'un panier de céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre est au plus haut depuis sa création, en 1990, annoncé la semaine dernière la FAO, l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.
 
RECONSTITUER DES STOCKS ALIMENTAIRES
"Aujourd'hui comme en 2008, il n'y a pas de problème de pénurie. Mais, lorsque des informations sur des incendies en Russie, une canicule en Ukraine, des pluies trop fortes au Canada ou autres s'accumulent, certains opérateurs de marché préfèrent ne pas vendre tout de suite, tandis que les acheteurs cherchent à acheter autant que possible. Si tout le monde fait ça, les prix augmentent", résume M. de Schutter.
 
Il propose d'encourager les pays à reconstituer des stocks alimentaires pour "lisser les prix". "Si les réserves sont gérées avec les organisations paysannes, cela protégera producteurs et consommateurs contre des prix très volatils", avance Olivier de Schutter. Il appelle également à imposer davantage de transparence sur les opérations de gré à gré sur les marchés des dérivés où, selon lui, "92 % des opérations se déroulent dans l'opacité.
 
PAS DE LIMITATION DES EXPORTATIONS FRANÇAISES DE BLÉ
Mardi, le ministre français de l'agriculture, Bruno Le Maire, a plaidé pour un "encadrement et une limitation de la spéculation" sur les matières premières agricoles, ainsi que pour une meilleure coordination entre Etats. "La question de la volatilité des prix agricoles n'est pas accessoire, c'est un sujet qui nous concerne tous", a-t-il déclaré.
 
Il a par ailleurs assuré qu'il n'était "pas question de limiter les exportations françaises de blé", après avoir évoqué une telle possibilité en cas de nouvelle dégradation des stocks nationaux. Le ministre a souligné que pour l'heure les réserves françaises de céréales étaient suffisantes.
 
La Russie ayant cessé toutes ses exportations en juillet pour cause de sécheresse, les prix du blé ont doublé en trois semaines, indique le ministre. Le prix de la tonne de blé tourne autour de 220 euros aujourd'hui, contre 100 euros début juillet 2009, et il "sera peut-être à 300 euros" bientôt.
 
Allemagne : niveau anormal de dioxine dans de la viande de porc 
Scr:    lemonde.fr
  Après le scandale des œufs contaminés, c'est au tour de la viande de porc
  de présenter des signes de dioxine dans le nord de l'Allemagne.
 
 
 
 
Un taux anormalement élevé a ainsi été détecté dans l'une des exploitations agricoles fermées depuis la fin de la semaine dernière à titre préventif, à la suite de la découverte de compléments pour l'alimentation animale contaminés, a indiqué mardi 11 janvier un porte-parole du ministère de la consommation de Basse-Saxe.
 
"LES ANIMAUX VONT DEVOIR ÊTRE ABATTUS"
"Cette viande n'est donc pas commercialisable (...), les animaux vont tous devoir être abattus, et leurs carcasses seront brûlées", a-t-il ajouté, sans pouvoir préciser le taux exact détecté, ni même si la limite était largement franchie ou non.
 
Jusqu'ici, seuls des œufs avaient présenté un taux de dioxine supérieur à la limite autorisée, mais des nombreux tests avaient été ordonnés sur de la viande de poulet et de porc et sur du lait de vache, également susceptibles d'être affectés. Pour l'instant, "cent mille œufs ont été détruits en Basse-Saxe à cause de la dioxine. Dans les prochains jours, il est probable que cent mille de plus le seront à leur tour", a encore dit le porte-parole.
 
Lundi, la ministre de l'agriculture, Ilse Aigner, avait tenté de rassurer les consommateurs en affirmant qu'à "aucun moment, et maintenant non plus, les produits allemands n'ont été dangereux" pour la santé. Malgré tout, d'après un sondage publié dimanche, un Allemand sur cinq a renoncé à manger des œufs.
 
Les petits glaciers, une espèce menacée de disparition 
Scr:  sciencesetavenir.fr/photo: (Christian Schoof)
  Deux facteurs majeurs expliquent l’élévation du niveau de la mer à l’échelle du globe :
  la dilatation de l’eau avec la hausse des températures et la fonte des glaces terrestres.
 
 
 
A ce titre, la fonte des calottes glaciaires des pôles serait indiscutablement un événement catastrophe. Cependant, le rôle des glaciers, même petits n’est pas négligeable et, à l’échelle de ce siècle, plus tangible.
 
D’après une nouvelle étude publiée aujourd’hui par la revue Nature Geoscience, la plupart des petits glaciers de la planète –ceux qui s’étendent sur moins de 5 km2-auront disparu d’ici 2100. Ainsi les Alpes devraient perdre 50 à 90% de leur étendue de glace, la Nouvelle-Zélande de 60 à 85%.
 
Ces fontes de glaciers contribueront à une hausse du niveau des océans de 8 à 16 cm selon Valentina Radic (University of British Columbia, Canada) et Regine Hock (University of Alaska, USA/ Uppsala University, Suède), une fourchette comparable à cette retenue par le Giec, confortant les résultats antérieurs.

Cette nouvelle estimation, obtenue à partir de plusieurs modèles climatiques, est basée sur 40% des glaciers mondiaux, soit plus de 120.000 glaciers de montagne et 2.638 calottes de glace (en dehors des calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland).

Cette étude confirme par ailleurs que les glaciers de l’Himalaya ne sont pas près de disparaître –et que le Giec a bien fait de corriger l’erreur publiée dans son dernier rapport. D’ici la fin du siècle ces glaciers de haute montagne ne devraient rétrécir que de 10 à 15%.
Le : 11/01/2011 
 
Les hécatombes d'animaux en série pas si mystérieuses
Scr:    lefigaro.fr/Crédits photo : ANTONIO SCORZA/AFP
  Plusieurs cas de poissons ou d'oiseaux morts par milliers à travers le monde ont été
  recensés depuis le 1er janvier.
  Les causes de ces décès ne sont pas toujours claires, mais les explications rationnelles
  ne manquent pas.
 
 
 
Depuis quelques jours, les annonces tonitruantes de morts massives d'animaux agitent les médias.
 
Cinq mille oiseaux tombés du ciel dans l'Arkansas, deux millions de poissons morts dans la baie de Chesapeake dans l'Etat du Maryland, des milliers de poissons échoués, éborgnés, dans les villes portuaires du Brésil, 40.000 crabes entassés sur les plages de Grande-Bretagne, quelques dizaines d'oiseaux retrouvés morts en Suède ou au Japon, etc. Des événements souvent impressionnants qui suscitent les hypothèses les plus farfelues sur les blogs et les forums de discussion.
 
Certains prétendent que l'armée américaine procède à des tests de rayons énergétiques émis depuis l'espace ; d'autres pensent que la Nasa a essayé un générateur sonore mis au point pour repousser les invasions extra-terrestres ; les plus religieux annoncent quant à eux la fin du monde à grand coup de citations bibliques.
 
La plupart de ces hécatombes, et l'emballement qui les accompagne, est pourtant explicable de manière rationnelle.
 
Tout commence dans la nuit du 31 décembre, quand une pluie de 5000 oiseaux morts s'abat sur une petite ville de l'Arkansas. L'histoire de la mort massive, subite et inexpliquée de ces carouges à épaulettes fait rapidement le tour du monde. Parallèlement, plus de 80.000 poissons sont retrouvés morts en quelques jours dans une rivière voisine. Les deux événements ne sont pas liés, comme le souligne très vite la Commission sur la chasse et la pêche de l'Arkansas, mais l'association des deux images apocalyptiques fait son chemin sur le web.

Des événements distincts
Quelques jours plus tard, ce sont 500 oiseaux qui sont retrouvés sans vie dans une paroisse - l'équivalent français d'un département - de l'Etat voisin de Louisiane. L'événement est beaucoup moins dramatique en nombre, se déroule sur une surface bien plus grande, mais cette nouvelle vague morbide nourrit un peu plus l'incrédulité des catastrophistes et autres adeptes des théories du complot. Il faut reconnaître que la coïncidence des trois événements dans une région géographique assez restreinte est troublante. Mais elle n'a rien de surnaturel.
 
Les scientifiques expliquent vite que la «pluie arkansienne» est probablement liée aux tirs de feux d'artifice de la Saint-Sylvestre. Une brusque détonation au milieu d'une nuée de ces oiseaux très sensibles au bruit, expliquerait leur mort brutale et simultanée en plein vol.
 
L'association de protection de la nature, Natagora, évoque l'hypothèse des tornades qui ont touché le Missouri, l'Arkansas et la Louisiane le 31. Celles-ci pourraient d'ailleurs avoir tuées les 500 oiseaux retrouvés en Louisiane. Quant aux poissons, ils ont probablement été foudroyés par une maladie puisqu'une seule espèce a été touchée. Les résultats des analyses, qui prendront encore un mois, permettront de confirmer ce scénario.

Les morts massives assez fréquentes
Kristen Schuler, du Centre national pour la faune de l'Institut de géophysique américain (USGS), ne voit d'ailleurs «rien d'apocalyptique» dans ces phénomènes. Les statistiques de l'USGS regorgent de ce type d'événements: en moyenne, 163 phénomènes similaires sont rapportés chaque année aux Etats-Unis.
 
Ce qui n'empêche pas une carte réalisée par un internaute et recensant les hécatombes rapportées par la presse dans le monde entier ces deux derniers mois de circuler de manière virale sur Internet.
 
En dehors des cas déjà mentionnés, les plus impressionnants événements recensés sont pourtant imputables... au froid. Pas si mystérieux pour les biologistes habitués à ce type de morts massives.
 
La célèbre «pluie de l'Arkansas» a donc tout simplement provoqué un effet boule de neige médiatique sans que les différents événements ne soient liés entre eux. Robert Thomson, professeur de «pop culture» à l'université de Syracuse, l'explique bien : «En 1960, quand des oiseaux se mettaient à tomber du ciel, c'était peut-être noté par quelques personnes et repris dans le journal local, mais cela n'allait pas plus loin. Aujourd'hui, certaines de ces histoires, du fait qu'elles apparaissent sur internet, font tout de suite les titres de la presse nationale si elles sont spectaculaires».
 
Piqués, les curieux n'ont alors aucun mal à trouver des histoires similaires par dizaines dans la masse d'informations disponible sur le net. Au risque d'alimenter les fantasmes les plus délirants.
 
 
Serbie: la production d'aliments biologiques, une piste prometteuse
Scr:     20minutes.fr/AFP
   La production d'aliments biologiques a le vent en poupe en Serbie, un pays où pendant près d'une décennie,
   les agriculteurs n'ont pas eu les moyens d'acheter des engrais ou des insecticides, en raison des sanctions
   internationales pesant sur leur pays.
 
 
 
 
"La terre est propre en comparaison avec celle des autres pays d'Europe", se félicite Branko Cicic, du Fonds national serbe pour la nourriture bio, soulignant le bénéfice inattendu que l'agriculture serbe a tiré des sanctions internationales contre le régime de Slobodan Milosevic, dans les années 90.
 
Ces sanctions ont rendu par ailleurs l'économie serbe exsangue.
 
Zorana Gajic montre fièrement les légumes de sa serre, ainsi que son verger et ses moutons, près de Belgrade.
 
Cette juriste explique comment elle s'est convertie aux mérites de la culture bio, elle qui ne connaissait rien autrefois à l'agriculture et qui, dit-elle dans une boutade, pensait que les "aliments poussaient dans les supermarchés".
 
Son mari, Miodrag Radivojevic, un ingénieur à la retraite, a hérité de 5,5 hectares de terres. Le couple produit au départ des légumes pour sa propre consommation.
 
Mais il y a deux ans, Zorana souffre de réactions allergiques après avoir consommé des tomates achetées dans un supermarché, traitées avec des pesticides.
 
C'est le déclic et le couple décide de développer sa production de fruits et de légumes, uniquement biologiques, à la fois pour leurs besoins et pour l'écouler sur le marché.
 
"Il y avait au départ l'amour de la nature, mais nous étions aussi conscients du potentiel sur le marché", souligne Zorana.
Le couple obtient rapidement un certificat d'établissement biologique, leur propriété ayant été préservée de l'utilisation d'engrais et d'insecticides.
 
La période nécessaire pour que la terre devienne propice à la production biologique est officiellement de trois ans en Serbie, deux ans dans certains cas, un laps de temps bien plus court que dans l'Union européenne où le processus dure cinq à six ans, indiquent les experts.
 
"En raison des sanctions (de l'ONU contre Slobodan Milosevic), vous pouvez trouver ici des champs de 20 hectares où les gens n'ont pas mis de produits chimiques pendant vingt ans", relève Igor Novakovic, de l'Agence serbe pour la promotion des exportations (SIEPA).
 
Actuellement, seul 0,3% des terres arables en Serbie est utilisé pour la production d'aliments biologiques, mais la demande va grandissant, précise-t-il.
 
Et les possibilités sont énormes puisque selon le ministère serbe de l'Agriculture, 75% des terres agricoles en Serbie, soit 650.000 hectares, peuvent être utilisées pour la production bio d'ici trois ans.
 
"Nous enregistrons une augmentation de la production d'aliments biologiques en raison de la demande croissante au niveau national", poursuit M. Novakovic.
 
Au marché Kalenic, à Belgrade, les prix de ces aliments sont plus élevés que ceux des autres produits. La demande provient surtout des jeunes générations aisées.
 
L'industrie alimentaire s'est convertie aussi au bio, comme la compagnie Royal eco food, basée à Belgrade, qui produit en version bio des spécialités serbes.
 
"Tout ce que nous produisons est écoulé sur le marché", explique Tanja Stojanovic, de Royal eco Food, en ajoutant que la demande est telle que les producteurs ne peuvent suivre.
 
La compagnie, fondée en 2005, a du surmonter de nombreux obstacles. "Au début, nous étions obligés d'importer des tomates biologiques d'Italie car nous n'avions pas suffisamment de producteurs locaux", poursuit-t-elle.
 
Convaincre les agriculteurs locaux de se lancer dans cette production, plus chère et plus risquée, s'est révélé également ardu.
"Nous avons proposé des contrats à long terme garantissant que la production sera achetée", explique Mme Stojanovic en ajoutant que la compagnie, bien que tournée vers le marché local, envisage à terme d'exporter vers l'Union européenne.
 
La SNCF veut emmener ses voyageurs jusqu'au dernier kilomètre 
Scr:     20minutes.com
   TRANSPORTS - Co-voiturage, vélos ou réseaux de bus, la SNCF veut nouer des partenariats
   pour simplifier les déplacements non polluants
 
 
 
 
 
« Il ne s’agit plus d’emmener les voyageurs de gare à gare mais de quelque part à ailleurs». Pour Bernard Emsellem, directeur général Ecomobilité à la SNCF, le défi de son entreprise pour les prochaines années est de prendre en compte l’ensemble du trajet de ses usagers en favorisant les déplacements non polluants. Pour cela, la SNCF a de nombreux projets dans ses cartons: auto-partage, location de vélos ou tram-train devraient se généraliser dans les prochaines années.
 
Le co-voiturage étendu à plusieurs régions
Les usagers franciliens sont les premiers à expérimenter le covoiturage, en lien avec les trains Transilien de la région. En partenariat avec la société Greencove, la SNCF a développé un système de covoiturage via le site Web des trains d’Ile-de-France. Il suffit aux voyageurs de créer un compte pour proposer ou rechercher un covoiturage. Une carte interactive leur indique les trajets proposés vers ou à destination de leur gare (sauf pour les grandes gares parisiennes).
 
Et si on ne peut pas prévoir son heure d’arrivée à la gare, Arnaud Sarfati, président de Greencove, a une solution: des écrans en gare permettront bientôt au voyageur de trouver un véhicule dès sa sortie du train. Déjà mis en place en Franche-Comté, ce système devrait être étendu au Languedoc-Roussillon et à la Lorraine courant 2011.
 
La SNCF n’aura pas Auto’lib mais compte réutiliser ses connaissances
Car on a beau préférer le train, la voiture est parfois indispensable pour se rendre dans des zones non desservies par les transports en commun. La SNCF souhaite multiplier les partenariats avec les réseaux d’auto-partage qui fleurissent dans les villes. En Languedoc-Roussillon, l’offre Modulauto est associée aux abonnements de TER, qui permettent de bénéficier d’un abonnement gratuit ou réduit aux voitures en libre-service à Narbonne, Montpellier et Nîmes.
 
Si le consortium Avis-RATP-SNCF-Vinci a perdu l’appel d’offres pour Auto’lib à Paris, la SNCF compte utiliser ses connaissances pour s’associer, dans d’autres régions, à des projets globaux de transports.
 
Des tram-trains à Lyon et Nantes
Les tram-trains, ces rames qui peuvent passer du mode train entre deux villes au mode tramway dans les centres urbains, est également une des voies à explorer pour le futur selon la SNCF. Le tram-train de Mulhouse est un succès: «Avec un seul billet on peut faire un trajet rapide entre deux villes puis choisir son arrêt en centre-ville, explique Olivier Melquiot, responsable du programme tram-train. On offre la continuité aux voyageurs.» En 2011, des projets de tram-trains seront développés à Nantes et dans l’Ouest lyonnais.
 
 La SNCF teste également des offres à destination des plus sportifs, avec notamment en Bretagne un site Web permettant de localiser les vélos à louer près des gares. Mais lorsqu’on parle d’écomobilité, c’est-à-dire de diminuer l’impact des transports sur l’environnement, il faut également penser à éliminer les déplacements inutiles. La distribution des «paniers fraîcheurs» dans les gares d’Ile-de-France évite déjà un trajet au supermarché: chaque soir, de 16h à 19h30, les voyageurs peuvent retirer un panier de légumes frais et sortir de la gare avec le repas du soir.
 
Le : 10/01/2011 
 
Greenpeace: «Les fabricants d'électronique ont fait des progrès pour éliminer les produits les plus toxiques» 
Scr:      20minutes.fr
  CES 2011 - Daniel Kessler, l'un des porte-parole de l'organisation,
  fait le point sur la tendance du «green tech», mise en avant au salon de Las Vegas...
 
 
 
 
 
 
Dans les allées du Convention Center, les Sony, Samsung, Panasonic, LG, Sharp et les autres mettent en avant leurs efforts pour être plus respectueux de l'environnement. Daniel Kessler, de Greenpeace, livre son verdict.
 
Le high-tech vert, vrai tendance ou simple gimmick marketing?
Nos analyses montrent que les fabricants ont fait des progrès notables ces dernières années pour éliminer les produits les plus toxiques. Ils ont également réduit la consommation électrique et recyclent de plus en plus. Les grandes marques répondent à une demande des consommateurs qui attendent des gadgets plus verts.
 
Ils affirment souvent que les consommateurs sont prêts à dépenser davantage pour des produits verts. Est-ce vraiment le cas?
Il ne devrait pas y avoir de surtaxe verte. Des composants plus verts sont disponibles en grandes quantités et sont souvent gagnant-gagnant pour le consommateur et la planète.
 
Le «recyclage» se finit cependant souvent par des produits simplement envoyés et entassés dans des pays en voie de développement...
 
C'est vrai qu'il n'y a pas de normes internationales. Aux Etats-Unis par exemple, il n'y a pas de lois qui encadrent l'exportation des déchets issus des produits électroniques. C'est pour cela que nous poussons pour un principe «pollueur payeur» responsabilisant chaque entreprise.
 
En 2020 : l'Europe dépassera son objectif de 20%  
Scr:     enerzine.fr
   Les 27 pays de l'Union Européenne dépasseront leurs objectifs de production d'énergie à partir
   de sources renouvelables d'ici 2020, soit 20% initialement, a affirmé l'European Wind Energy Association (EWEA).
 
 
 
 
 
 
 
 
« Pris ensemble, les plans d'action montrent que l'UE produiront 20,7% d'énergie renouvelable à l'horizon 2020 », a déclaré Justin Wilkes, directeur stratégique chez l'European Wind Energy Association (EWEA).
 
Ainsi, l'énergie éolienne générera 14% de la demande totale d'électricité européenne en 2020 (494 TWh à partir des 213 GW installés), contre 4,2% en 2009, plus que toutes autres sources d'énergies renouvelables. L'Irlande sera le pays où le taux de pénétration de l'énergie éolienne restera le plus élevé (36,4% de sa demande totale en électricité), suivi par le Danemark (31%).
 
Le trio de tête en 2020 sera composé de la Suède (50,2%), puis la Lettonie (40%) et la Finlande (38%). La France prévoit quant à elle 23% d'énergies renouvelables dans sa production électrique.
 
Par ailleurs, 15 États membres prévoient de dépasser leur objectif national, tels que la Bulgarie (+2,8%), l'Espagne (+2,7%), la Grèce (+2,2%), la Hongrie (1,7) et l'Allemagne (+1,6%). Ensuite, 10 États membres répondront à leurs objectifs nationaux, tandis que 2 États membres seulement, le Luxembourg (-2,1%) et l'Italie (-0,9%), ont informé la Commission qu'elles envisageaient d'utiliser des mécanismes de coopération pour les atteindre.
 
"Il est très encourageant de constater que 25 des 27 pays de l'UE ont l'intention de dépasser ou d'atteindre leurs objectifs" a précisé J. Wilkes. "Cela montre que la grande majorité des pays de l'UE ont bien compris les avantages à déployer des technologies liées aux énergies renouvelables, en particulier l'énergie éolienne."
 
Concernant la répartition des énergies renouvelables, plus d'un tiers (34%) de la demande d'électricité sera satisfaite avec 14% d'énergie éolienne, contre 10,5% pour l'énergie hydraulique, 6,6% pour la biomasse et 2,7% pour l'énergie solaire.
 
Marée noire : un rapport accuse BP 
Scr:    lesoir.be avec AFP/photo AP
  Selon les conclusions d’un panel d’experts nommé par la Maison-Blanche,
  BP et ses partenaires ont pris des mesures d’économie qui ont débouché
  sur la marée noire survenue au printemps dans le golfe du Mexique.
 
 
 
Ces conclusions figurent dans un extrait du rapport de la Commission nationale chargée d’enquêter sur l’explosion, le 20 avril 2010, de la plate-forme Deepwater Horizon, exploitée par BP, et du puits Macondo qui se trouvait par 1.500 mètres de fond.
 
L’explosion est due à « plusieurs erreurs et omissions individuelles de la part de BP, Halliburton et Transocean, et les régulateurs du gouvernement n’avaient pas l’autorité, les ressources et l’expertise technique nécessaires pour les empêcher », selon cet extrait du rapport.
 
Le groupe de forage Transocean était propriétaire de la plate-forme. Le géant des services pétroliers Halliburton a reconnu en octobre qu’il n’avait pas effectué un test crucial sur le ciment du puits avant son explosion, mais a rejeté la faute sur BP, l’accusant de ne pas avoir effectué les vérifications nécessaires.
 
Les causes fondamentales de l’explosion sont « systémiques et, en l’absence de réforme d’envergure à la fois dans les pratiques du secteur et dans la politique du gouvernement, pourraient bien se reproduire », selon le rapport, qui doit être publié dans son intégralité le 11 janvier.
« Qu’elles aient été intentionnelles ou non, beaucoup des décisions prises par BP, Halliburton et Transocean qui ont accru le risque d’explosion (…) ont clairement permis à ces entreprises de gagner beaucoup de temps (et d’argent) », souligne encore le texte.
 
Le : 10/01/2011 
 
Les prix alimentaires mondiaux au plus haut depuis 2008  
Scr:     lefigaro.fr/ photo : MICHAEL URBAN/AFP
  La plus forte hausse concerne les oléagineux, notamment
  les huiles de palme et,( photo) de colza.
 
 
 
L'ONU, via sa branche spécialisée, la FAO, redoute des émeutes de la faim dans les pays les plus pauvres.
 
Nouveau record pour l'indice des prix alimentaires de la FAO. Chaque mois l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) mesure les variations des prix d'un panier de 55 produits dont les céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre…
 
Pour le mois de décembre, cet indice réalisé à l'échelle mondiale s'établit à 214,7 points, soit une hausse de 4,22 %. Il se situe désormais au-dessus de son précédent record de 213,5 points de juin 2008, année des émeutes de la faim dans plusieurs pays en développement.
 
 «Les prix ont été dopés par le renchérissement du sucre, des céréales et des oléagineux », souligne Abdolreza Abbassian, économiste à la FAO.
 
Dans le détail, la plus forte hausse concerne les oléagineux, notamment les huiles de palme et de colza. Leur indice a grimpé de 7,5 %, à 263,0 points, le mois dernier. L'indice du prix du sucre s'est envolé de plus de 6 %. Une augmentation du même ordre que celle qui a affecté les céréales. Leur indice est passé à 237,6 points, son plus haut niveau depuis août 2008.

Acheteurs en Asie
Mais ce qui inquiète le plus la FAO, c'est la durée du phénomène. «Cela fait le sixième mois consécutif que notre indice augmente, remarque Abdolreza Abbassian. Toutefois, contrairement à 2008, les prix du pétrole sont nettement plus bas et les récoltes ont été suffisantes dans bon nombre de pays, comme en Afrique centrale et de l'Est», ajoute l'économiste. En Tanzanie, par exemple, la production de maïs est largement autosuffisante. Au Niger, le pays annonce la meilleure récolte de céréales depuis vingt ans.
 
Toutefois, si ce phénomène se prolonge dans les deux à trois mois à venir, il pourrait avoir des effets inflationnistes et créer des tensions parmi les populations des pays pauvres. Et rien ne laisse entrevoir un arrêt prochain de cette spirale haussière. La demande ne cesse de croître. Malgré les 245 euros la tonne de blé aujourd'hui, il y a encore des acheteurs en Asie, au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord. Alors que l'offre sur les céréales est particulièrement tendue.
 
 «Il y a six fois plus d'incidents climatiques qu'il y a cinquante ans », remarque Michel Portier, directeur de la société de conseil spécialisé Agritel. Les inondations en Australie, la sécheresse en Argentine et la canicule en Russie en témoignent.
 
 «Cela crée une extrême tension sur les marchés», observe Olivier Duval, d'Offre et demande agricole. Contrairement à ce que l'on peut penser, les agriculteurs, surtout les éleveurs, ne sont pas à la fête. Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, s'attend à un premier semestre 2011 «très difficile», en raison de la volatilité des prix.
 
EN BREF : Conséquences de ces hausses de prix des heurts violents se déroulent en Tunisie et en Algérie
 
Plus de 4.700 exploitations allemandes fermées à cause de la dioxine 
Scr:   lesoir.be/AFP
  Le scandale de la dioxine s’étend encore en Allemagne,
  où quelque 4.700 fermes et exploitations étaient fermées vendredi
  en raison d’un risque de contamination et où de graves négligences sont en cause.
 
 
 
 
Le ministère de l’Agriculture a annoncé jeudi soir que 4.709 fermes et exploitations agroalimentaires étaient désormais fermées par précaution à travers le pays, dont l’écrasante majorité en Basse-Saxe (nord).
 
Dans cette région, près de Hanovre, l’essentiel des graisses alimentaires contaminées du groupe Harles und Jentzsch, à l’origine du scandale, a été livré en novembre et décembre.
 
Les livraisons des 4.709 entreprises concernées, qui touchent surtout l’élevage porcin, sont suspendues et il en restera ainsi jusqu’à ce que soit prouvée l’absence de contamination dans leurs produits, a indiqué le ministère.
 
Huit des 16 États régionaux d’Allemagne sont touchés par les fermetures. L’Allemagne compte quelque 375.000 fermes.
Selon Berlin, jusqu’à 150.000 tonnes de fourrage destiné à des élevages ont pu être contaminées à la dioxine, un résidu de combustion industrielle ou naturelle qui, à haute dose, peut provoquer des fausses couches et le cancer.
 
Des analyses de laboratoire publiées jeudi ont confirmé une contamination des graisses alimentaires fabriquées par Harles und Jentzsch (qui produit des graisses destinées à la fois à des applications industrielles et à de l’alimentation pour animaux), avec dans certains cas des taux dix fois supérieurs à la norme de 0,75 nanogramme par kilogramme.
 
La contamination d’oeufs à la dioxine avait déjà été prouvée.
Harles und Jentzch, groupe dont le siège est à Uetersen (Schleswig-Holstein – nord), a livré quelque 3.000 tonnes de graisses contaminées à une vingtaine de fabricants de fourrage. Depuis, la traque aux oeufs contaminés s’est étendue aux Pays-Bas, où 136.000 oeufs suspects ont été exportés, et à la Grande-Bretagne, où des produits fabriqués à base de ces œufs ont été livrés.
 
L’Agence de sécurité des aliments du Royaume-Uni (FSA) a toutefois écarté un risque pour la santé des consommateurs britanniques, les œufs suspects ayant été mélangés à des œufs sains : ce mélange « a dilué les niveaux de dioxine et ne constitue pas un risque pour la santé », a dit la FSA jeudi.
 
Reste que de graves négligences sont en cause dans cette affaire.
Selon le quotidien Hannoversche Allgemeine Zeitung (HAZ), Harles und Jentzsch était au courant depuis mars d’une contamination de ses produits. Une analyse avait alors révélé un taux de dioxine plus de deux fois supérieurs à la norme.
 
Mais ces résultats n’ont pas été communiqués au ministère de l’Agriculture du Schleswig-Holstein, lequel assure n’en avoir été informé que fin décembre, rapporte le journal.
 
Une enquête judiciaire est en cours contre Harles und Jentzsch. La cause de la contamination est toujours inconnue.
 
Certains excluent toutefois une erreur de manipulation entre graisses destinées à l’industrie et graisses destinées aux animaux. « Dans de telles quantités, cela ne peut pas être une erreur », a estimé ainsi un responsable des autorités de Basse-Saxe, Konrad Scholz.
Le ministère de l’Agriculture a mis en place un numéro d’appel pour informer les citoyens.
 
La ministre Ilse Aigner a proposé de meilleures règles européennes en matière de protection de la chaîne de production alimentaire.
Elle a prôné l’interdiction de fabriquer sur un même site des graisses alimentaires et des graisses destinées à l’industrie, dans un entretien jeudi avec le commissaire européen à la Santé John Dalli, selon son ministère.
Hécatombes d'oiseaux et d'animaux marins : la fin du monde ? 
Scr:    notre-planete.info/photo:maxisciences.fr
 
  L'année 2011 débute de manière bien inquiétante : des milliers d'oiseaux
  ont été retrouvés morts dans plusieurs états des Etats-Unis et en Suède,
  tandis que des hécatombes d'animaux marins sont signalées sur de
  nombreuses côtes de pays géographiquement éloignés.
 
 
 
 
 
 
 
 
Tout semble avoir commencé la nuit du nouvel an quand 5000 carouges à épaulettes(passereaux) et étourneaux ont été retrouvés morts dans un rayon d'un kilomètre autour de la localité de Beebe, une ville modeste(53000 hab.) de l'Arkansas, aux Etats-Unis. Une demi-heure avant minuit, des milliers d'oiseaux sont tombés sur le sol, raides morts ou agonisants…
 
Les premières explications avancées laissent perplexes : ils auraient été désorientés et traumatisés par des feux d'artifice et seraient donc entrés en collision entre eux et avec des bâtiments. Pourtant, des feux d'artifice sont régulièrement tirés pour la nouvelle année et de telles conséquences n'ont pas été signalées. De plus, Beebe est une petite ville avec un habitat bas assez dispersé, les bâtiments ne sont donc, à priori, pas un problème.
 
Un premier examen des cadavres accrédite la mort subite : "Ce qui est arrivé à ces animaux s'est passé très vite", a souligné Karen Rowe, une ornithologiste de la commission du gibier et des poissons de l'Arkansas. "Quelque chose peut aussi les avoir délogés des arbres dans lesquels ils se reposent la nuit et les avoir faits chuter dans l'air".
 
Pourtant, une nouvelle hécatombe de carouges à épaulettes vient réfuter cette première hypothèse. En effet, mardi 4 janvier 2011 de nouveaux cadavres ont été découverts dans l'état voisin de Louisiane. Cette fois, pas de feux d'artifice qui auraient pu effrayer les oiseaux. Environ 500 oiseaux sont tombés sur une portion d'autoroute près de Baton Rouge. Selon Jim LaCour, le vétérinaire chargé de l'enquête, ils pourraient avoir percuté des lignes électriques à haute tension.
 
Même découverte morbide mercredi 5 janvier dans la ville de Murray dans le Kentucky, avec là aussi, des centaines de cadavres de carouges et d'étourneaux. Et, au début de la semaine, des dizaines de volatils (merles, étourneaux, quiscales, rouges-gorges) ont été retrouvés morts à Gilbertsville dans le même Etat.
 
Enfin, ce phénomène a touché la Suède où, le 5 janvier 2011, une centaine de choucas(sorte de petites corneilles), ont été découverts sans vie ou agonisants sur une route enneigée du centre de la Suède, près du village de Falköping, à une centaine de kilomètres de Göteborg. Le froid pourrait en être à l'origine.
 
Les causes possibles de ces hécatombes d'oiseaux
Si des analyses sont en cours, les causes exactes de ces décès ne sont pas encore déterminées. Les premiers résultats en Arkansas concluent qu'aucun virus ou maladie n'a touché les oiseaux.
 
Les scientifiques de la commission du gibier et des poissons de l'Arkansas ont déclaré que de tels accidents n'étaient pas si rares lorsque les conditions météorologiques étaient mauvaises (vent fort, foudre, grêle, froid). Or, une tempête accompagnée de puissants éclairs a traversé la région de Beebe, deux heures avant que des personnes signalent la chute d'oiseaux selon AccuWeather.com.
Certains éclairs qui se sont produits ont été particulièrement puissants avec une intensité comprise entre 380 000 et 540 000 ampères(A), alors que 99% des éclairs ont une intensité inférieure à 200 000 A.
 
Les ornithologues soulignent qu‘à cette époque de l'année, les oiseaux migrent en bandes et qu'une perturbation peut facilement les désorienter. Ainsi, au moins pour Beebe, l'hypothèse météorologique semble la plus plausible.
 
Or, ce type de phénomène n'est pas extraordinaire souligne LeAnn White, spécialiste des maladies de la faune au National Wildlife Health Center (USGS). Contrairement aux idées reçues, ce type d'évènement relativement localisé intervient bien plus fréquemment que l'on ne le croit. Ainsi, aux Etats-Unis, 16 cas similaires sont recensés dans les 20 dernières années. Par contre, LeAnn White indique que la multiplication de ces hécatombes demeure une "curieuse coïncidence".
 
Pour le moment, le mystère reste entier sur les autres hécatombes d'oiseaux.
 
Autres mortalités massives d'animaux recensées
Même si aucun lien ne peut être établi avec les oiseaux, de nombreux cas d'hécatombes d'animaux ont été signalés ces derniers jours dans le monde :
 
•83 000 poissons morts dans la rivière Arkansas, près d'Ozark à 200 km de Beebes. Il pourrait s'agir d'une maladie.
•2 millions de poissons sont morts dans la baie de Chesapeake, sans doute à cause du froid.
•40 000 crabes échoués en Grande-Bretagne sur la côte de Kent, sans doute à cause d'une mer trop froide.
•Des centaines de poissons morts en Nouvelle-Zélande, à Haïti, en Grande-Bretagne, au Brésil, en Floride…

Bien sûr, de tels phénomènes soudains et parfois inexpliqués ne manquent pas de stimuler l'imagination de certaines personnes qui y voient des signes avant-coureurs de la fin du monde ou le résultat d'expériences militaires secrètes.
 
Avant de crier à la fin du monde ou au complot mondial, il est nécessaire de bien identifier les causes de ces hécatombes. Des nécropsies(=autopsie pour les animaux) sont en cours et devraient apporter des éléments de réponse, même si la conjugaison de tels phénomènes peut effectivement laisser perplexe.
 
Enfin, n'oublions pas que la rapidité de transmission de l'information à travers le monde peut aussi conduire à des conclusions hâtives. En effet, de nombreux cas de morts massives d'animaux se produisent régulièrement un peu partout dans le monde comme en témoigne la mort de millions d'animaux en août 2010 en Bolivie sans que l'on en fasse mention à ce point.
 
Sources
•Birds Tumbling From the Sky; Fish Floating Dead in the Water: How Unusual Are These Animal Die-Offs? - PBS
•Why the Aflockalypse Is Business As Usual For Biodiversity—And Why That's Not Good - TIME
•Dead birds found in Kentucky, Sweden, as crabs wash up on U.K. shores in latest mass animal deaths - Daily News
 
Le : 07/01/2011 
 
Des ingénieurs suisses font pleuvoir dans le désert 
Scr:    lefigaro.fr/ Crédits photo : KARIM SAHIB/AFP
Un homme se baigne dans une piscine près d'Abu Dhabi, le 25 décembre 2010.
  Un projet secret financé par le président des Emirats Arabes Unis aurait permis de faire tomber la pluie
  plus de 50 fois dans la région d'Abu Dhabi pendant l'été. A chaque fois, les services météorologiques 
  locaux ne prévoyaient pourtant ni nuages, ni précipitations.
 
 
L'homme pourra-t-il un jour faire tomber la pluie sur commande ? Les experts du climat en doutaient. Les nombreuses expériences menées en ce sens se sont en effet toujours révélées décevantes. Un projet secret étonnant, financé par le président des Emirats Arabes Unis et révélé par le Sunday Times dimanche, pourrait toutefois changer cette donne.
 
Dans la région d'Abu Dhabi, réputée pour sa sécheresse estivale, des ingénieurs suisses auraient réussi à faire tomber la pluie à une cinquantaine de reprises cet été.
 
Dans une vidéo confidentielle que les journalistes du Sunday Times ont pu visionner, le président de la société Meteo Systems International, Helmut Fluhrer, révèle être «en train de tester une nouvelle technologie de déclenchement de pluie artificielle, Weathertec, dans la région d'Al Ain à Abu Dhabi». «Nous avons démarré en juin 2010 et avons réussi à faire pleuvoir à plusieurs reprises», soutient-il. Selon les mêmes journalistes, des scientifiques allemands de l'Institut Max Planck de météorologie ont participé à la surveillance du projet. Le respectable professeur Hartmut Grassl, ancien directeur de l'institut, serait notamment impliqué.

Moins coûteux que le dessalement de l'eau de mer
Plutôt que d'ensemencer des nuages existants avec du chlorure d'argent, une méthode rudimentaire à l'efficacité douteuse mais encore utilisée en Chine ou en Israël, les chercheurs ont mis en place dans le désert des parasols métalliques d'une dizaine de mètres de haut capables de charger l'air électriquement. Ces derniers produisent des ions négatifs qui sont envoyés dans l'air. Ces particules ont la propriété d'agréger les poussières qui forment alors un support idéal à la condensation de l'eau naturellement contenue dans l'air. La formation de plusieurs milliards de ces minuscules gouttes pourrait alors donner un nuage, lui-même source de pluie.
 
Le dispositif, allumé 74 fois en 112 jours - dès que la saturation de l'air en eau dépassait 30% - aurait provoqué des chutes de pluie à 52 reprises. Le volume de ces précipitations n'est pas révélé. A chaque fois, les services météorologiques locaux ne prévoyaient ni nuages, ni précipitations.
 
Le climatologue français Hervé Le Treut affiche pour le moment un scepticisme prudent. «Peut-être que cette nouvelle technique est un déclencheur très efficace mais cela reste difficile à établir avec le peu d'informations dont on dispose sur le projet», explique-t-il. Et quand bien même le dispositif fonctionnerait, «cela ne règle pas le problème de l'approvisionnement: il faut que la circulation atmosphérique apporte naturellement de l'air humide de manière continue pour que l'on dispose d'une véritable source d'eau». Ce qui n'est pas vraiment le cas dans la région.
 
L'entreprise Meteo Systems semble pourtant penser que son dispositif pourrait se substituer aux très coûteuses usines de dessalement de l'eau de mer. D'après ses calculs, la production de 100 millions de mètres cubes d'eau douce coûterait seulement 7 millions d'euros par an avec cette technologie, contre 53 millions d'euros pour une usine de dessalement.
 
 
PYRENEES Réchauffement climatique : feu les glaciers 
Scr:  lindependant.fr
   Chaque année, début août, une célèbre course de montagne rend hommage aux porteurs de glace qui,
   au début de l'autre siècle, ramenaient du Canigou des blocs de 80 kilos pour rafraîchir les boissons des
   touristes à Vernet.
 
 
 
 
Ils allaient puiser dans le glacier de la montagne sacrée des Catalans. Un glacier ? « Plutôt un amas de neige compactée qui subsistait au début de l'été. Sinon, ces porteurs n'auraient pas pu découper des blocs, à moins d'être munis de tronçonneuses ! », pense le glaciologue Pierre René.
Coup de froid sur la légende : en fait de glacier, il faudrait parler de névé.   « Depuis les grandes périodes glaciaires, les Pyrénées-Orientales n'ont plus de glaciers, en raison du climat méditerranéen et du manque de précipitations. Les glaciers vont en fait jusqu'en Ariège, département qui est encore sous l'influence océanique », explique encore cet accompagnateur de montagne, responsable de l'association Moraine. Cette structure a été créée en 2001 pour observer les glaciers pyrénéens côté français, qui laissaient jusqu'alors de glace quand le suivi était très régulier sur le versant espagnol.
 
  « La France possède d'énormes glaciers dans les Alpes, et ceux des Pyrénées paraissent donc anecdotiques. Alors que les Espagnols n'en ont pas d'autres », explique Pierre René.
Recul de 85 % depuis 1 850
Chaque année, de mai à octobre, une dizaine de bénévoles de l'association effectuent donc des mesures physiques, selon un protocole mis en place avec des glaciologues alpins. Et le constat fait froid dans le dos : les glaciers des Pyrénées fondent, inexorablement.   « Cette année a été la moins pire : on a des glaciers qui se sont équilibrés. Mais ça n'est absolument pas dans la moyenne des neuf années précédentes ». La preuve en chiffres : aujourd'hui, les glaciers pyrénéens - il en reste une trentaine, dont une vingtaine côté français - couvrent une surface de 3,5 km2. En 1950, ils s'étiraient sur 13 km2.
 
En moins d'un siècle, leur recul s'est accéléré. Ainsi, en 1850, 23 km2 des Pyrénées étaient recouverts de glace. Depuis, les glaciers ont donc fondu de 85 %. « 1850, c'est une date de référence, explique Pierre René.   Elle correspond à la fin du petit âge glaciaire qui avait débuté en 1550, et qui avait conduit à un léger refroidissement sur l'ensemble de la planète. A cette époque-là, dans les Pyrénées, on avait des glaciers en bonne santé. Mais depuis 1850, c'est la régression ».

La preuve irréfutable du réchauffement
La régression jusqu'à la mort : l'association Moraine a déjà pu constater la disparition de glaciers, du côté de Gavarnie ou de Saint-Lary. A ce rythme, l'association Moraine prévoit une extinction totale pour les environs de 2050. Alors bien sûr, il n'y a pas le feu au lac.   « Cette régression a un faible impact environnemental, notamment sur la ressource en eau, même si tout un monde vivant, constitué d'espèces microscopiques pour la plupart, disparaît en même temps », tempère le glaciologue.
 
En revanche, la fonte des glaciers revêt selon lui   « un intérêt pédagogique : c'est la preuve irréfutable du réchauffement climatique. En montagne, on le constate d'un clin d'œil ». N'en déplaise aux sceptiques, vu de feu les glaciers des Pyrénées, le changement est clair comme de l'eau de roche.(sic)
 
 
Les huîtres sont décimées par l’herpès 
Scr:   futura-sciences.fr/Destination Santé
 
   Depuis deux ans, les huîtres connaissent une sévère épidémie d’un virus de la famille de l’Herpès.
   Si heureusement l’homme ne craint rien, il n’en va pas de même pour le mollusque qui est très sensible
   à l’infection et commence à se faire rare.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La relative pénurie qui commence à s’installer sur le marché de l’huître est due en fait, à une épidémie d’Herpès virus qui décime les huîtres juvéniles depuis 2 ans ! Toutefois, pas de panique : ce virus-là n’est pas contagieux pour l’homme. OsHV-1 – pour Ostreid Herpes virus 1 – ne vit que dans les milieux aquatiques. Particulièrement présent chez les huîtres creuses sauvages et en élevage, il fait beaucoup parler de lui, c’est vrai, depuis 2008. Si bien que cette épidémie menace à terme, les entreprises ostréicoles et les tables de nos réveillons.
 
« Le virus de l’huître est absolument sans aucun rapport avec l’herpès virus humain », rassure Jean-Pierre Baud, responsable du programme national d’aquaculture durable à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) de Nantes. « Les herpès virus sont courants dans le monde animal en général, et dans le monde aquatique en particulier. Leurs attaques sont plus ou moins importantes en fonction de l’espèce. Et depuis 2008, les huîtres sont touchées de plein fouet », ajoute-t-il.

60 à 80 % des naissains meurent
Depuis cette date en effet, les naissains – c’est-à-dire les huîtres de moins d’un an – sont très affectés par le virus. Entre 60 % et 80 % des mollusques juvéniles en meurent, contre seulement 20 % à 30 % avant 2008. « L’intensification de l’élevage et les nombreuses manipulations nécessaires à l’homogénéisation des tailles affaiblit et stresse les huîtres. Et lors de la montée en température des eaux à 16°C le virus, capable de s’adapter à son environnement, profite de la faiblesse des jeunes mollusques ». Face à ce type de situation, impossible d’envisager une vaccination pour cette espèce animale, dont le système immunitaire est très peu développé.
 
La consommation d’huîtres adultes ne présente aucun danger. « Si les huîtres saines entrent en contact avec de l’eau contaminée par le virus OsHV-1, elles survivent et ne présentent aucun risque de contaminer le consommateur », précise encore le responsable du programme national d’aquaculture durable de l’Ifremer de Nantes.
 
En revanche, les ostréiculteurs connaissent déjà des difficultés. Ils peinent à produire suffisamment d’huîtres pour alimenter les tables du réveillon. En effet, « il faut trois ans pour obtenir une huître adulte – et donc comestible. Et l’épidémie qui a débuté en 2008, provoque une pénurie depuis cette année », ajoute Jean-Pierre Baud.
Le : 06/01/2011 
 
En Australie, crocodiles et serpents menacent après les inondations 
Scr:   nouvelobs.fr avec AFP
   A Rockhampton, les autorités mettent en garde contre la menace des reptiles,
  délogés par la crue, toujours plus importante, de la rivière Fitzroy.
 
 
 
 
 
 
Les autorités de la ville australienne de Rockhampton (nord-est), quasiment coupée du monde à cause des inondations, continuaient mardi 4 janvier d'évacuer des habitants de leur logement et mettaient en garde la population contre les crocodiles et les serpents.
 
Les habitants ont entassé des sacs de sable autour des maisons et des magasins, pour les protéger des flots de la rivière Fitzroy, qui traverse la ville et dont le niveau atteignait mardi 9,2 mètres. Le niveau devrait encore grimper, à 9,4 mètres mercredi ou jeudi. 
 
Rockhampton, 75.000 habitants, est située à 500 km au nord de Brisbane (côte est). Elle est l'une des principales villes de cette région agricole et minière, affectée depuis plusieurs jours par des inondations que les autorités ont qualifiées de "bibliques".
 
Les services de secours craignent que le niveau des eaux reste élevé pendant au moins deux semaines, encourageant la prolifération de moustiques porteurs de maladies. Ils ont également mis en garde les habitants contre les serpents venimeux et les crocodiles. "C'est la saison des amours et ils ont été brusquement sortis de leur environnement naturel. Les serpents sont très très nerveux en ce moment", a déclaré à Scott Mahaffey, directeur des opérations des services d'urgence. "Le problème avec les crocodiles, c'est qu'il est difficile de les repérer au milieu des débris" charriés par les flots, a-t-il ajouté.
 
Un membre des services de secours a raconté avoir vu "deux policiers sauter hors de l'eau, après avoir aperçu à proximité une machoire puissante".
 
L'aéroport, les voies de chemin de fer et la plupart des routes menant à Rockhampton sont fermés mais une voie restait encore ouverte mardi, contrairement à ce qu'avait annoncé la police la veille.
 
Des autobus électriques entrent en service à Séoul  
Scr:   enerzine.com
   La ville de Séoul a annoncé fin décembre qu'elle allait désormais débuter l'exploitation commerciale d'autobus
   électriques sur les circuits du Mont Namsan.
 
 
 
 
 
 
 
 
Le gouvernement a ainsi remplacé 5 autobus par des véhicules électriques et prévoit de remplacer progressivement la flotte de 14 autobus. Il projette aussi la construction de deux autres chargeurs de batterie à Namsan d'ici mars 2011, faisant passer le total de deux à quatre.
 
Depuis un an et demi, la Corée du Sud travaille sur la conception d'autobus électriques en association avec Hyundai Heavy Industries et Hankuk Fiber. Selon les dirigeants de la capitale, "les services d'autobus électrique vont, non seulement améliorer la qualité de l'air, mais aussi servir de modèle technologique pour les véhicules électriques de grande taille sur le marché mondial".
 
Les autocars électriques qui desservent les circuits du Mont Namsan mesurent 11 mètres de long et sont en mesure de parcourir jusqu'à 83 km avec une seule charge. Ils peuvent être chargés complètement en moins de 30 minutes grâce à notamment à un chargeur haute vitesse. L'autobus électrique, avec sa vitesse maximale de 100 km/h, possède un plancher bas et un moteur de 322 CV. Il est doté d'une batterie au lithium-ion à grande capacité et d'un système économe en énergie capable de recueillir et de réutiliser l'énergie générée par les freins lorsque le véhicule est en descente.
 
Sa carrosserie est faite d'un carbone-matériau composite, ce qui réduit de manière significative le poids du véhicule tout en renforçant sa durabilité. Les autobus électriques sont aussi équipés de plateformes élévatrices automatiques pour les personnes en fauteuil roulant. L'autobus a la forme d'une cacahuète et est décoré avec des motifs représentant la Tour et les paysages du Mont Namsan.
 
Le gouvernement de Séoul s'est fixé comme objectif de mettre en service un total de 120 000 véhicules électriques dans la ville d'ici 2020, ce qui représentera 50% de tous les véhicules de transport en commun, 10% des berlines et 1% des camions et des semi-remorques.
 
 
Saint-Gobain et l'Ecole des Ponts ParisTech inaugurent une chaire autour de l'habitat durable 
Scr:   BE France 251 
 
  Le groupe Saint-Gobain et l'Ecole des Ponts ParisTech viennent d'inaugurer une chaire sur
  les "solutions innovantes pour un habitant durable et responsable". 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Celle-ci a pour objectifs d'encourager au niveau international la formation par la recherche et d'améliorer les connaissances sur les sciences et les technologies pour l'habitat du futur, un habitat qui devra nécessairement être durable et responsable. Aussi les travaux conduits dans le cadre de cette chaire mobiliseront-ils des spécialistes de la mécanique des matériaux et des structures, avec une interface avec les sciences économiques et sociales.
 
"L'ambition de Saint-Gobain est d'être l'entreprise de référence dans l'habitat durable. Cela implique en particulier un effort soutenu de R&D et d'innovation", a déclaré Pierre-André Chalendar, président-directeur général du groupe.
 
Précisons que le comité de pilotage de cette chaire est conduit par Philippe Coussot, du Laboratoire Navier, qui est une unité mixte de recherche Ecole des Ponts ParisTech, LCPC, CNRS, et Jean-Baptiste Denis, chef du service Physique et Chimie des plâtres et ciments à Saint-Gobain recherches.
 
Le : 05/01/2011 
 
Un coup de froid en plein réchauffement   
Scr:   sciencesetavenir.fr/ AFP
  Pourquoi fait-il si froid alors que tous les experts alertent sur le réchauffement de la planète ?
 
 
 
 
S’il existe des gens qui se réjouissent des températures rigoureuses qui frappent actuellement l’Europe, il faut les chercher du côté des climato-sceptiques. Ceux qui doutent de la réalité du réchauffement terrestre ont la voix plus sereine en hiver.
 
Il est vrai que parler de réchauffement et de hausse des températures en pleine tempête de neige, décrédibilise, un peu.  Pourtant les deux phénomènes pourraient fort bien être liés, l’un expliquant l’autre.
 
C’est en tout cas la théorie avancée par Vladimir Petoukhov, physicien, dans une étude publiée dans le Journal de Recherche Géophysique. Selon lui, l’épisode de froid que nous connaissons s’explique par la fonte de la calotte glaciaire arctique.
 
La disparition des glaces du Pôle Nord  aurait bouleversé tout le système de pressions dans cette zone et généré un  système de hautes pressions qui pousse l'air polaire, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, vers l'Europe.
 
Paris: Les voitures polluantes ne seront plus les bienvenues     
Scr:  20minutes.fr
  Des restrictions de circulation vont être testées à l'encontre des vieux diesels et des 4x4...
 
 
 
 
 
 
Les voitures polluantes sont en sursis à Paris.
 
La capitale, ainsi que quatre autres agglomérations françaises (Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand et Aix-en-Provence), ont été choisies par le ministère de l’Environnement pour tester prochainement la Zapa (zone d’actions prioritaires pour l’air), soit l’interdiction de circulation des véhicules les plus polluants dans certains lieux de la ville, rapporte ce mercredi Le Parisien.
 
En ligne de mire: vieux diesels, grosses berlines, 4x4… Mais aussi les camions. Auparavant, il conviendra de déterminer quelles seront les zones «anti-voitures polluantes», l’intérieur du périphérique tenant la corde, car il pourrait aussi bien s’agir d’axes (périphérique, autoroutes).
 
Les différents scénarios seront étudiés courant 2011 pour une mise en vigueurà la  mi-2012, selon le quotidien.
 
Le filtrage des véhicules, lui, sera effectué grâce à un macaron contrôlé automatiquement par des systèmes de vidéosurveillance. Cette initiative gouvernementale arrive en tout cas bien en retard par rapport aux autres grandes capitales européennes comme Londres, Berlin ou Rome qui l’ont appliquée avec succès (20 à 30% de pollution en moins à Berlin) depuis déjà plusieurs années.
 
Le : 04/01/2011 
 
Volkswagen produit des mini centrales électriques !   
Scr:  enerzine.com
 
   Le fournisseur d'énergie allemand "LichtBlick" a annoncé avoir installé ses premières centrales de
  cogénération "EcoBlue" fonctionnant au gaz naturel et fabriquées par Volkswagen.
 
 
 
 
 
 
 
Le groupe Volkswagen a ainsi repensé son moteur 2.0l qui a fait ses preuves dans des millions de Golf, Touran et autres Caddy !
 
A plus long terme, LichtBlick prévoit de déployer un réseau de 100.000 de ces mini centrales domestiques, afin de former la plus grande centrale virtuelle d'Allemagne alimentée au gaz.
Cette centrale décentralisée aura ainsi la même capacité que 2 centrales nucléaires. L'électricité produite deviendra selon la compagnie énergétique allemande complémentaire à celle fluctuante des parcs éoliens et des installations solaires. La chaleur produite quant à elle sera stockée et disponible localement pour le chauffage et l'approvisionnement en eau chaude.
 
La centrale EcoBlue a besoin d'une demande en chaleur d'au moins 40.000 kilowattheures, ce qui signifie qu'elles sont adaptées à des bâtiments industriels, commerciaux ou d'habitation. La technologie EcoBlue de Volkswagen permettrait au final de réduire la consommation d'énergie de 40% par rapport aux moyens conventionnels actuels de production de chauffage et d'électricité.
 
"Nous avons l'intention de changer fondamentalement le paysage énergétique allemand. Le lancement réussi de Hambourg constitue une étape importante. Nos efforts sont récompensés et nous sommes maintenant en train de développer le marché allemand", a déclaré le Dr Christian Friege, PDG de LichtBlick.
 
Volkswagen et LichtBlick se sont mis d'accord sur un partenariat énergétique en septembre 2009. Volkswagen produit sa centrale cogénération EcoBlue dans son usine moteur de Salzgitter.
 
La balayeuse de voirie hybride débarque à New-York  
Scr:  ensavoir+
 
  La première balayeuse de voirie hybride dotée d'un moteur diesel ainsi qu'une chaine de traction qui a pour
  rôle de capter l'énergie électrique est entrée en service dans la ville de New York.
 
 
 
 
 
 
 
La société s'est dite confiante dans cette configuration hybride car elle permettra à l'engin de réduire drastiquement sa consommation de carburant (40% à 45%) par rapport à la version classique.
L'Allianz 4000 possède un moteur diesel 6,7 l associé à des batteries au lithium-ion (12V), lui conférant une vitesse de pointe d'environ 100 km/h.
"Une balayeuse n'est pas simplement un véhicule léger car nous devons être en mesure d'accueillir de nombreuses fonctions différentes, comme le transport, le contrôle des balais, et la conformité des émissions", a déclaré Tchad Bormann, le directeur des ventes d'Allianz. Parce que l'engin a besoin de se mouvoir et de balayer dans le même temps, le différentiel est réglé sur le balais à une vitesse de rotation constante quelle que soit la vitesse à laquelle voyage le véhicule.
 
"Nous avons la capacité de fonctionner avec un moteur diesel plus petit fonctionnant à bas régime", a t'il ajouté. "Cela permet de réaliser des économies par rapport aux autres balayeuses qui nécessitent un moteur auxiliaire en combinaison avec le moteur principal. Les économies de carburant sont importantes et l'empreinte carbone minime, étant donné que les balayeuses sont exploitées durant de longues heures, tous les jours, partout dans le monde."
 
 
Le : 03/01/2011 
 
250 milliards de fragments de plastique polluent la Méditerranée 
Scr:  lindependant.fr
  Des déchets minuscules avalés par les planctons, eux-mêmes mangés par les poissons et
  qui pourraient finir dans nos assiettes, selon les premières données de l'expédition Méditerranée en Danger (MED).
 
 
 
 
 
"L'ordre de grandeur des quantités de microdéchets plastiques flottants serait d'environ 250 milliards de microfragments pour l'ensemble de la Méditerranée" selon François Galgani de l'Institut français de Recherche pour l'Exploration de la Mer (Ifremer).
L'Ifremer et les experts de l'Université de Liège (Belgique) viennent de fournir une première évaluation de l'étendue des dégats à partir des échantillons prélevés en juillet dernier par les membres de MED sur le littoral français, du nord de l'Italie et de l'Espagne. "Nous avons fait les premiers prélèvements sur une hauteur de 10 à 15 cm d'eau, c'est donc une extrapolation sur des microdéchets flottants, ce n'est pas sur toute la colonne d'eau", a précisé à l'AFP le chef de l'expédition Bruno Dumontet, mais c'est déjà "particulièrement inquiétant".
Le projet, monté par des bénévoles qui ont loué un voilier de 17 mètres sur leurs fonds propres pour la première campagne, est également porté par une vingtaine de chercheurs d'une dizaine de laboratoires universitaires européens. "Pour 2011 on prevoit de continuer les prélèvements pour avoir une analyse globale sur toute la Méditerranée, mer relativement fermée, pas très grande et (idéale) pour étudier ce type de pollution", renchérit M. Dumontet ajoutant que son expédition est la première du genre en France et en Europe. "90% des échantillons présentaient des microdéchets et vu le poids moyen (1,8mg) des 4.371 microdéchets récoltés lors de la campagne, cela donne une valeur extrapolée d'environ 500 tonnes pour la Méditérranée", selon un premier commentaire écrit du Dr Galgani.
A titre de comparaison, la "gyre dans l'Atlantique", gigantesque tourbillon formé de courants marins, contiendrait, elle, quelque 1.100 tonnes de microfragments plastiques. Le Dr Jean-Henri Hecq, du laboratoire d'Océanologie de l'Université de Liège, également associé à la campagne, a découvert pour sa part une "colonisation de ces microplastiques par des algues", selon les premiers résultats.
Un rapport plus exhaustif de ces deux instituts est attendu pour mars 2011. En parallèle l'expédition MED "a réalisé une grande première mondiale sur les méduses Pelagia noctiluca avec le professeur Gabriel Gorski de l'Observatoire d'océanologie de Villefranche-sur-mer, en filmant à l'aide d'une caméra à infra-rouge la remontée de ces méduses la nuit", selon Bruno Dumontet.
Ces méduses très urticantes et provoquant de graves brûlures aux baigneurs remontent la nuit à la surface de l'eau pour se nourrir et sont alors à la merci des vents et des courants. La campagne a permis de mieux simuler les raisons des échouages des méduses sur les plages. La campagne MED 2011 doit permettre "de faire des relevés comparatifs sur les mêmes lieux qu'en 2010 et de continuer ensuite sur l'Espagne, Gibraltar, le Maroc, l'Algérie et la Tunisie, puis le sud de l'Italie, la Sardaigne, la Corse et le nord de l'Italie", selon le chef de l'expédition. "Et parce que les microdéchets polluent déjà la mer, et qu'il est trop tard pour l'empêcher, nous nous sommes dit que la seule solution c'est de les limiter à la source" explique encore Bruno Dumontet. D'où la pétition en ligne "un million de clicks pour la Méditerranée" lancée récemment pour "demander un nouveau cadre juridique à Bruxelles imposant l'éco-conception systématique de tous les produits de grande consommation."
 
Pauvres nouilles ! 
Scr: Nouvelobs.com avec AFP
   Dernier scandale alimentaire en Chine : une cinquantaine d'usines produit des pâtes
   à base de riz moisi et contenant des additifs potentiellement cancérigènes.
 
 
 
 
 

Les nouilles de riz, souvent frites et mélangées à des légumes, sont un mets de base dans le sud de la Chine. (AFP)
 De grandes quantités de nouilles de riz fabriquées avec des grains gâtés et des additifs potentiellement cancérigènes sont en vente dans le sud de la Chine, pays où les scandales alimentaires sont fréquents, a rapporté vendredi 31 décembre la presse officielle.
Une cinquantaine d'usines de la ville de Dongguan, près de Hong Kong, produit quotidiennement environ 500 tonnes de pâtes à base de riz desséché ou moisi, a assuré le Quotidien de la jeunesse de Pékin. Ce scandale a été révélé grâce à des inspections sanitaires menées début décembre.
Les grains de riz pourris sont blanchis grâce à des substances chimiques telles que le dioxyde de souffre, les usines parvenant en ajoutant des additifs à fabriquer trois kilos de nouilles avec un kilo de riz.
Le riz de piètre qualité était à l'origine destiné à l'alimentation animale, avant que son affectation ne change en raison de la hausse des prix des denrées constatée courant 2010, a précisé le quotidien.
Les nouilles de riz, souvent frites et mélangées à des légumes, sont un mets de base dans le sud de la Chine.
Du lait à la mélamine au vin frelaté...
La Chine est régulièrement confrontée à des scandales alimentaires. Parmi les récentes affaires figurent des huiles de cuisine recyclées, des œufs teintés avec des colorants nocifs, des champignons cancérigènes, du tofu (pâte de soja) contrefait ou du vin frelaté.
Le scandale le plus retentissant reste celui du lait contaminé à la mélamine qui, en 2008, avait provoqué la mort de six enfants et rendu malade 300.000 autres.
Vingt-et-une personnes avaient été jugées pour leur implication dans le trafic. Deux avaient été condamnées à mort et exécutées.
Ce scandale avait pris une tournure planétaire et entraîné à l'étranger des embargos durables sur les produits laitiers chinois.
La Chine a promis en septembre dernier une stricte application de la peine de mort pour les coupables des plus graves infractions à la sécurité alimentaire.
 
Les polluants persistants affectent le système endocrinien 
Scr: sciences&avenir.fr
   Coupe transversale d'une glande surrénale d'un fœtus de mouton.
   L'exposition aux PCB dans la vie du fœtus a entraîné des changements
   dans l'épaisseur du cortex surrénalien et dans sa capacité à produire
   l'hormone de stress, le cortisol Gunn C. Østby
 
 
 
 
 
Dans une thèse, une chercheuse Norvégienne démontre que les polluants organiques persistants (POP), tels que les PCB, affectent le fonctionnement  du cortex surrénalien et  la synthèse de l'hormone du stress, le cortisol.
 
Le cortisol joue un rôle important dans le développement normal du fœtus et, plus tard dans la vie, en en permettant à l’organisme de s’adapter pendant les périodes de stress. Pourtant peu de recherches ont porté sur les effets des polluants organisques persistants (POP) sur les niveaux de cortisol.
Les POP (PCB, dioxines, fluranes, DDT…) sont répandus dans la nature et tous les animaux et les humains  y sont exposés quotidiennement, principalement par la nourriture. Il ya eu de grandes inquiétudes quant à la capacité potentielle de ces polluants à affecter l'équilibre hormonal de l'organisme.
La thèse de Karin Zimmer, présentée début décembre à la Norwegian School of Veterinary Science, démontre comment l'exposition aux POP au cours de premiers stades de la vie interfère avec les niveaux d'hormones et peut donc nuire à la santé à long terme.
Elle révèle que l'exposition aux PCB pendant la vie fœtale et la période d'allaitement a modifié les niveaux de cortisol dans le sang des fœtus et des animaux adultes. Cela indique que l'exposition au cours de ces premières étapes de la vie peut avoir des conséquences à long terme. Ses résultats sont importants parce modifier l'équilibre du cortisol en début de vie peut conduire à une prédisposition à développer plusieurs maladies à l'âge adulte, comme le diabète et les pathologies cardiovasculaires.
Pour son étude,  Karin Zimmer a ttravaillé sur des échantillons de cellules excrétrices d’hormones mis en présence d’extraits de chair de poissons du lac Mjøsa en Norvège ou d’extraits bruts de foie de morue.  Elle conclut que la synthèse de cortisol semble être une cible sensible pour les POP et que des efforts devraient être faits pour savoir dans quelle mesure cela peut menacer la santé humaine et animale.
 
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