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Le : 28/02/2011
Hausse de 10% des plantations d'OGM dans le monde en 2010
Scr: sciencesetavenir.fr
Les plantations d'organismes génétiquement modifiés (OGM)
ont augmenté de 10% en 2010 par rapport à l'année précédente.
Selon une étude de l'organisation internationale de promotion des biotechnologies végétales, ISAAA, dévoilée mardi à Sao Paulo.
L'an
dernier, 15,4 millions d'agriculteurs de 29 pays ont planté des OGM sur
une surface de 148 millions d'hectares, selon le Service international
pour l'acquisition d'applications agrobiotechnologiques (ISAAA, selon
son sigle en anglais).
La
surface plantée a été multipliée entre 1996 et 2010, souligne James
Clive, président de l'ISAAA, selon qui les OGM sont ainsi "la
technologie agricole adoptée le plus rapidement dans l'histoire de
l'agriculture moderne".
Les
Etats-Unis sont toujours le pays possédant la plus grande surface
plantée, avec 66,8 millions d'hectares de soja, maïs, coton, betterave
ou encore courges transgéniques.
Le
Brésil arrive deuxième avec 25,4 millions d'hectares de soja, maïs et
coton transgéniques plantés, un chiffre en hausse de 19% par rapport à
2009.
Près de la moitié (48%)
des surfaces plantées en OGM se trouvent dans des pays en développement.
Ces derniers devraient dépasser les pays industrialisés en 2015, selon
l'ISAAA.
Un biocarburant superpropre qui nettoie l'air... et l'eau ?
Scr: futura-sciences.fr
La fabrication d’un biocarburant écologique, associée à l’assainissement
de l’eau usagée, tout cela en un rien de temps et pour pas cher ?
C’est le défi réalisé par un laboratoire américain, dont les chercheurs pensent avoir trouvé la solution verte idéale.
La
nature est pleine de ressources qu’il faut savoir exploiter
intelligemment... Selon un communiqué de l’Université de Rochester, des
chercheurs du Rochester Institute of Technology suivent cette piste et
tentent de produire un carburant vert, tout en purifiant simultanément
de l’eau usée.
Nous le savons tous : pour sauver
la planète, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Comme
il paraît difficile de convaincre les Terriens de ne plus prendre leur
voiture, certains voient dans le biodiesel une solution, sinon idéale,
au moins acceptable. En effet, le biocarburant est produit à partir de
végétaux (une énergie non fossile et donc renouvelable) qui possèdent la
particularité d’absorber du CO2 au cours de leur croissance. Lors de la
combustion du biocarburant, la quantité de CO2 rejetée serait
équivalente à celle préalablement absorbée, menant théoriquement à un
équilibre parfait.
Des biocarburants pas si écologiques ?
Mais
si ce raccourci énergétique et environnemental est plutôt positif,
d’autres problèmes viennent s’ajouter au bilan, qui pourrait ressembler à
un désastre. La culture de ces plantes nécessite de grands territoires,
qui peuvent provenir soit de forêts détruites pour l’occasion,
soit de terres auparavant cultivées pour l’alimentation humaine. Aucune
des deux solutions n'est la bonne puisque dans un cas on s'attaque aux
poumons de la Terre, et dans l’autre l’on accentue la famine. De plus,
les plantes comme le colza ont besoin d’eau, d’engrais, de pesticides…
un cocktail loin d’enchanter les écologistes.
Comme
le souligne l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(Ademe) dans un rapport daté de 2009, le mieux serait donc d'oublier les
biocarburants dits de première génération (qui proviennent des plantes
spécialement cultivées à cet usage en sol), mais de se focaliser sur les
biodiesels de deuxième génération, produits à partir de déchets
agricoles ou de microorganismes, et qui ne nécessitent donc pas d’espace
de terre cultivable.
L’algue aux multiples avantages
C’est
ce qu’ont fait les chercheurs du Rochester Institute of Technology en
se tournant vers une algue, qui appartient au genre Scenedesmus et
présente un grand nombre d’avantages : elle est peu chère, se multiplie
rapidement et ne nécessite pas de sol. En tant qu’organisme
unicellulaire photosynthétique, elle ne demande qu’un peu de lumière
solaire et de CO2 pour réaliser la réaction de photosynthèse au sein de
ses usines subcellulaires (les chloroplastes). Le glucose qui en découle
lui fournit sa nourriture, et elle rejette pour seul déchet de
l’oxygène dans l’air. Grâce au savoir-faire des chimistes, les
scientifiques ont montré que des molécules d’intérêt (les lipides) peuvent être extraites de l’algue pour produire du biodiesel couleur or.
En
plus de la lumière solaire et du CO2 qui sont inépuisables, elle a
également besoin d’eau… et là non plus, l’algue n’est vraiment pas
difficile, car de l’eau usée en provenance d’un centre de traitement lui
suffit amplement. Et ce n’est pas tout : les Scenedesmus sont capables
de dépolluer l'eau. L'idée d'utiliser des algues pour recycler des eaux
usées tout en produisant n'est pas nouvelle. Au Danemark, on envisage la
culture de la laitue de mer (l'ulve, Ulva lactuca) grâce aux déchets
agricoles. Les Scenedesmus, elles, outre qu'elles prennent moins de
place, semblent d'efficaces dépollueuses. Elles vont jusqu’à nettoyer
l'eau de 99 % de son ammoniaque et de son phosphate, et de 88 % de son
nitrate. De plus, ces algues réduisent très fortement la concentration
en bactéries potentiellement pathogènes.
Cette
solution miracle à base d'algues superpropre est-elle vraiment réaliste ?
Les chercheurs n’en doutent apparemment pas. Ils ont maintenant
l’intention de construire des conteneurs de plus en plus grands, dont
une serre mobile capable de contenir 3.000 litres de culture d’algue.
Selon eux, et grâce à l’industrie Northern Biodiesel qui s’occupera de
convertir les lipides en biocarburant, « ce biodiesel pourrait compenser
50 % de notre utilisation de carburant pour les équipements qui
consomment du diesel ».
Gare à la pollution des océans, nous dit l’ONU
Scr: futura-sciences.fr
Débris de matières plastiques et émissions de fertilisants au phosphore
représentent un vrai danger pour l’océan mondial : c’est ce que met en
avant le dernier rapport du PNUE, Programme des Nations unies pour l’environnement.
C’est
un plaidoyer pour une « transition vers une économie verte » qui figure
dans le dernier rapport du Programme des Nations unies pour
l’environnement, publié cette semaine et que l’on peut lire dans sa
version en anglais, UNEP Yearbook 2011. L’organisme (qui dépend de
l’ONU) rappelle l’influence de l’activité humaine sur les modifications
du climat et les engagements pris au sommet de Cancún. Il souligne aussi
les effets de la pollution sur la santé humaine et notamment sur sa
contribution possible aux maladies auto-immunes comme le diabète de type
1, la sclérose en plaques et la polyarthrite rhumatoïde.
Le
rapport insiste aussi sur deux maux qui affectent aujourd’hui l’océan :
l’accumulation de débris de matières plastiques et le largage dans la
mer des composés phosphorés servant d’engrais pour l’agriculture. Les
conséquences de ces deux paramètres seraient actuellement sous-estimées.
Recyclable et renouvelable : deux mots pour moins de maux
Entre
1950 et 2008, la production de plastique a suivi une courbe
exponentielle, passant par exemple de 100 millions de tonnes (pour les
produits les plus courants) en 1990 à plus de 250 millions en 2008. La
production a alors chuté à 230 millions de tonnes en 2009, à cause de la
crise économique, explique le PNUE. Le recyclage des matières
plastiques est en développement mais varie beaucoup selon les pays : en
Europe, les meilleurs élèves atteignent 84 % de la production et les
plus mauvais seulement 25 %.
Et
ce qui n’est pas recyclé finit en général dans l’océan. Les zones de
concentrations de déchets plastiques dans l'océan (voir le schéma
ci-dessus) sont désormais célèbres, même si leur ampleur fait débat. On
sait que cette accumulation de débris n'est pas le seul danger. Devenus
minuscules par fragmentation, ces déchets constituent de dangereux
polluants pour les organismes marins. Les « microplastiques », affectant
jusqu’au plancton, s’insèrent dans la chaîne alimentaire et pourraient
remonter jusqu’à l’alimentation humaine.
Le rapport s’intéresse
aussi à la production de phosphore, en grande partie destinée aux
engrais phosphatés, qui a crû de manière explosive ces dernières
décennies. Une première conséquence est l’eutrophisation des milieux
aquatiques. Une étude de 2009 citée par le rapport (Eutrophication of
U.S. Freshwaters: Analysis of Potential Economic Damages, Dodds et al.,
2009) estime le coût de cette pollution aux États-Unis (dans les eaux
douces) à 2,2 milliards de dollars par an (1,6 milliard d’euros).
Cette
production énorme et grandissante pose aussi la question d’une possible
pénurie. Alors que la principale source est longtemps restée le fumier,
l’extraction dans des mines domine depuis les années 1960 et atteint
aujourd’hui environ 20 millions de tonnes contre 3 millions pour le
fumier. Le rapport détaille les études actuelles, débattues, sur
l’avenir de la production de phosphore depuis les ressources géologiques
non renouvelables.
Recyclage des plastiques et techniques agricoles plus durables semblent donc des pistes à suivre pour le PNUE.
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Le : 25/02/2011
Le magma, une autre source d'énergie géothermique
Scr: ensavoir+
En 2009, quand une équipe de scientifiques a effectué un forage
près d'un volcan islandais, elle a dû abandonner son expérience
sur l'énergie géothermique, après avoir atteint un réservoir de magma.
Cet accident fortuit pourrait cependant ouvrir la voie
à une autre source d'énergie géothermique.
« Parce que nous avons foré dans du magma, ce trou de forage pourrait maintenant servir de puits géothermique de très haute qualité », a déclaré Peter Schiffman, professeur de géologie à l'UC Davis .
L'analyse géologique du puits de magma menée par Wilfred Elders, professeur de géologie à l'UC Riverside, a été relatée dans un document publié ce mois-ci, dans la revue "Geology".
Lors
d'un test, le magma a produit de la vapeur sèche à 400 degrés Celsius.
L'équipe de chercheurs estime que cette vapeur pourrait développer - une
puissance - allant jusqu'à 25 mégawatts - soit suffisamment
d'électricité pour alimenter entre 25.000 et 30.000 logements. "A comparer aux 5 à 8 mégawatts de capacité pour un puits géothermique classique",
a indiqué le professeur Elders. L'Islande tire déjà environ un tiers de
son électricité et la quasi-totalité de son chauffage domestique à
partir de sources géothermiques.
L'équipe
a réalisé ce forage situé dans la région du "Caldera Krafla", dans le
cadre du projet islandais "Deep Drilling", un consortium
industriel-gouvernemental, créé pour vérifier si l'état de l'eau très
chaude soumise à une forte pression ("supercritique") pourrait être
exploité comme une source d'énergie.
Initialement
ils avaient prévu de forer à 4.500 mètres, mais le magma (roche en
fusion provenant du noyau terrestre) a coulé dans le puits, les forçant à s'arrêter à 2.100 mètres de profondeur. "La composition du magma à partir du trou de forage donne également un aperçu de la façon dont les magmas se forment en Islande", a déclaré Schiffman.
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L'équipe comprenait des chercheurs de deux compagnies d'électricité
islandaise, HS Orka hf et Landsvirkjun Power, l'Islande Geosurvey; l'US
Geological Survey, l'Université de Stanford; Institut des mines et des
technologies du Nouveau-Mexique, l'Université Eugene de l'Oregon, ainsi
que l'UC Davis et de Riverside. Le travail a été financé par la National
Science Foundation et l'International Continental Scientific Drilling
Program.
Nouveau type de plateforme flottante pour éolienne
Scr: enerzine.com
Vestas annonce avoir signé avec WindPlus un contrat pour l'installation
du premier projet offshore avec une éolienne équipée d'une nouvelle
structure de flottaison semisubmersible.
WindPlus
est une joint venture du Groupe EDP avec plusieurs partenaires parmi
lesquels figure Principle Power Inc. Son projet phare, le « WindFloat
Project », pourrait poser les jalons d'un développement plus poussé des
activités offshores, tout en soutenant au mieux l'exploitation de
l'immense potentiel offshore à travers le monde.
Ce
projet comprend la livraison, l'installation et la mise en service
d'une éolienne Vestas V80-2.0MW au large des côtes portugaises. La
livraison aura lieu courant 2011. Vestas, qui reste le pilote
technologique du projet, assurera l'intégration et l'installation de l'éolienne sur la plateforme flottante « WindFloat ».
Le
« WindFloat » de Principle Power est une plateforme flottante
semi-submersible brevetée, d'une conception simple et économique,
destinée aux éoliennes offshore. Cette technologie jugée "innovante"
permet de limiter l'impact des vagues et des mouvements générés par les
éoliennes. Ainsi, l'implantation des éoliennes est désormais possible
sur des sites auparavant inaccessibles où la profondeur dépasse 50
mètres et où les ressources éoliennes sont très importantes.
Le
système combinant l'éolienne V80-2.0 MW et cette nouvelle structure de
flottaison sera testé pendant une période de douze mois. Un regard
attentif sera porté à ses performances, à la validation du « WindFloat »
et à l'optimisation du contrôle de l'éolienne. Diverses études portant
sur la mise en service, l'exploitation, la maintenance et le
démantèlement seront également réalisées au cours de cette période.
Premier déploiement commercial d'une plateforme de flottaison semi-submersible
Dans
l'attente des résultats de ces tests, le succès de ce projet ouvrirait
la voie à la commercialisation de la première plateforme de flottaison
semi-submersible pour les éoliennes offshores de 2 MW. Selon Vestas,
cette solution représenterait une réelle opportunité pour l'implantation
de futurs projets éoliens offshore à l'échelle internationale,
notamment dans les régions côtières avec de vastes étendues d'eaux
profondes.
« EDP
a fait de l'éolien offshore l'une de ses cinq priorités et le «
WindFloat » est l'une des technologies les plus prometteuses. Les
résultats de cette étape d'essais fondamentale permettront à EDP de bien
se positionner pour relever le défi de l'éolien offshore à travers le
monde », affirme António Meia, Président-Directeur Général d'EDP.
« Chez Principle Power, nous félicitons les Groupes EDP et Vestas d'avoir été les premiers à adopter cette technologie », se réjouit Alla Weinstein, Président et Directeur Général de Principle Power. « Ce
projet permet également au Portugal de se rapprocher de ses engagements
en matière de production d'énergies renouvelables d'ici à 2020 et
d'exploiter les ressources de son littoral aux eaux profondes ».
Anders Søe-Jensen, Président Vestas Offshore, explique que « chez
Vestas, nous sommes perpétuellement à la recherche de nouvelles
solutions et de nouveaux matériaux pour mieux répondre aux attentes de
nos clients et diminuer le coût de l'énergie de nos futurs projets
offshore. En plus des fondations monopile et en treillis, cette nouvelle
plateforme de flottaison fait désormais partie des solutions proposées
pour utiliser au maximum la vitesse du vent dans des sites offshores
toujours plus profonds. »
Et il conclut : « sous
réserve de la réussite de ce projet, nous sommes convaincus que cette
technologie viendra consolider les activités offshore en aidant les pays
à travers le monde à accroître leurs capacités de pénétration en
énergie éolienne et leur indépendance énergétique. Chez Vestas, nous
sommes dédiés à l'offshore - et participer à l'émergence de nouvelles
solutions innovantes, telles que celle-ci, nous permet de consolider
notre position de leader du secteur offshore. »
Juan Araluce, Président de Vestas Méditerranée, ajoute : « cette
technologie représente une réelle innovation pour notre région
méditerranéenne. Nous pensons que ce projet peut devenir une référence à
l'échelle de notre région et qu'il permettra la mise en place de
meilleures pratiques à travers le monde. »
Comment bien choisir sa viande
Scr: 20minutes.fr/photo:AFP/archives
AGRICULTURE - Alors que le Salon de l'Agriculture a ouvert ses portes à Paris,
et que l'élevage intensif fait polémique, NEOPLANETE donne ses bons conseils
pour bien choisir sa viande...
Consommer
de la viande, ça pollue et ce n’est pas toujours bon pour la santé.
Préférez donc la qualité à la quantité. Voici comment vous y retrouver
parmi les labels, avec en prime des sites proposant des produits
directement de la ferme.
L’agriculture biologique et le label
bio européen L’agriculture biologique garantit que le mode de
production est respectueux de l’environnement et du bien-être animal.
Les règles qui encadrent le mode de production biologique sont les mêmes
dans toute l’Europe, et les produits importés sont soumis aux mêmes
exigences (le logo européen est obligatoire depuis le 1er juillet 2010).
Viande Bovine Française (VBF) Ce label
mis en place par l’Association Française Interprofessionnelle du Bétail
et des Viandes certifie que le bovin dont est issue la viande est né, a
été élevé et a été abattu en France.
Le label
rouge est un signe officiel français qui désigne des produits qui, par
leurs conditions de production ou de fabrication, ont un niveau de
qualité supérieure par rapport aux autres produits similaires.
L’appellation
d’origine contrôlée (AOC) désigne un produit dont toutes les étapes de
fabrication (la production, la transformation et l’élaboration) sont
réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même zone géographique,
qui donne ses caractéristiques au produit.
Ex : Chablis, Bordeaux, Roquefort, poulet de Bresse, lentille verte du Puy, …
L’appellation
d’origine protégée (AOP) est l’équivalent européen de l’AOC. Elle
protège le nom d’un produit dans tous les pays de l’Union européenne.
Ainsi, le Saint-nectaire, ne peut être fabriqué que dans une partie de
l’Auvergne à partir de lait issu de la zone géographique.
L’indication
géographique protégée (IGP) désigne un produit dont les
caractéristiques sont liées au lieu géographique dans lequel se déroule
au moins sa production ou sa transformation. C’est un signe européen qui
protège le nom du produit dans toute l’Union européenne.
Ex : Jambon de Bayonne, riz de Camargue, pruneau d’Agen, Côtes de Gascogne, cidre de Bretagne…
La Spécialité Traditionnelle Garantie (STG) protège une recette traditionnelle. Ex : jambon Serrano, Gueuze (bière)…
Connaissez-vous
l’association Bleu-blanc-cœur ? Elle réunit 345 membres: producteurs,
transformateurs, distributeurs… qui œuvrent pour offrir une alimentation
plus saine, plus savoureuse et plus équilibrée aux animaux. Leur
devise: «Pour bien nourrir les hommes, commençons par prendre soin de nos cultures et de nos animaux». La liste des membres, et plus d’informations sur leur site.
Où
trouver de la viande de qualité? A la ferme pardi! Si vous pensez
qu’elles n’existent qu’au fin fond de la Creuse détrompez-vous, voici
quelques outils pour trouver votre bonheur :
-
Par le biais des AMAP: vous payez d’avance vos produits pour la saison
auprès d’un agriculteur, qui livrera chaque semaine votre panier à un
lieu fixé.
- Par le biais des paniers bio: vous
commandez par Internet vos produits et vous allez les chercher soit à la
ferme, soit dans un point relais.
- Directement à la source : trouver la ferme la plus proche de chez vous : http://www.bienvenue-a-la-ferme.com/
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Le : 24/02/2011
La NOAA ressuscite l'Energie Thermique des Mers, "l'énergie du futur" des années 80
Scr: BE Etats-Unis 236
La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)
a mis en ligne le 10 février dernier un site internet dédié à
l'énergie maréthermique , couramment appelée
Ocean Thermal Energy Conversion (OTEC).
Le
site entend mettre à disposition du public toutes sortes d'informations
- techniques, environnementales, légales - sur cette technologie
considérée comme prometteuse dans les années 1980 mais abandonnée par la
suite.
L'OTEC, une "géothermie marine"
L'OTEC
est un procédé de production d'énergie renouvelable basé sur un
principe simple, similaire à la géothermie . Il s'agit d'utiliser la
différence naturelle de température entre l'eau de surface (chaude) et
l'eau des profondeurs (froide) pour produire de l'électricité .
Au
sein d'une plate-forme offshore, de l'eau chaude captée en surface est
utilisée pour vaporiser un fluide spécial qui fera tourner une turbine,
qui à son tour alimentera un générateur. L'électricité produite est
alors transportée vers la terre ferme à l'aide d'un câble de
transmission sous-marin. Le fluide est ensuite refroidi par de l'eau
froide pompée des profondeurs, et retourne dans le circuit. Les eaux
entrantes, une fois les échanges thermiques effectués, sont rejetées à
une profondeur correspondant à leur nouvelle température.
Le
rendement de ce système dépendant directement de l'écart de température
entre les eaux chaudes et froides, cette technologie est surtout
envisagée pour les zones tropicales comme Hawaii, où le gradient de
température est important. Malgré un rendement faible qui conduit à
l'utilisation de très larges quantités d'eau, l'OTEC produit une énergie
renouvelable de manière continue, par opposition aux autres
énergies renouvelables intermittentes comme l'éolien ou le solaire. Une
installation OTEC peut aussi avoir d'autres bénéfices, comme aider à
l'aquaculture - les eaux profondes remontées sont riches en nutriments -
ou alimenter des systèmes de climatisation.
Des ressources en ligne
Sur
son nouveau site internet, la NOAA présente en détail les deux textes
de lois qui réglementent l'OTEC . L'Ocean Thermal Energy Conversion Act
(OTECA) de 1980 donne l'autorité à la NOAA d'encadrer les installations
OTEC dans les eaux territoriales américaines en leur attribuant des
permis d'exploitations. L'Ocean Thermal Energy Conversion Research,
Development, and Demonstration Act (OTERRDDA) de 1980 permet au
Département de l'Energie (DoE) d'autoriser des projets de recherche ou
de démonstration exemptés de permis d'exploitation, après consultation
de la NOAA.
Sont
aussi présentées les deux études environnementales de référence
réalisées par la NOAA dans les années 1980. Elles concluaient à l'époque
que les impacts environnementaux sont globalement acceptables, mais
qu'il conviendrait d'éclaircir l'impact de certaines activités, comme
l'aspiration et le rejet de grandes quantités d'eau ou l'utilisation de
biocide - utile pour éviter l'encrassement des échangeurs thermiques.
Retour à la case départ
Au
début des années 1980, dans un contexte de crise pétrolière et de prise
de conscience de la dépendance énergétique du pays, l'OTEC a suscité
beaucoup d'intérêt aux Etats-Unis. Des recherches avaient mené à
la construction d'une centrale pilote de 50 kW construite au large
d'Hawaii, et des plans pour une centrale commerciale de 40MW avait été
envisagés. Cependant, la retombée rapide du prix du pétrole avait mis
fin à l'engouement pour cette technologie, et conduit à l'abandon de la
plupart des projets.
L'émergence
des questions environnementales et les efforts de l'administration
Obama pour promouvoir le développement des énergies renouvelables ont
conduit à un regain d'intérêt pour cette technologie, aussi bien
dans le secteur public que le privé. Depuis 2009, la NOAA a organisé des
séminaires et des ateliers dans le but de rassembler les acteurs de
l'OTEC et de relancer la recherche dans ce domaine, en particulier sur
la faisabilité technique et économique d'un projet d'échelle commerciale
et sur les impacts environnementaux.
A
l'heure actuelle, il n'existe aucun projet de taille industrielle, et
la NOAA n'a jamais reçu de demande de permis d'exploitation. De guerre
lasse, l'agence a abandonné en 1996 son programme d'attribution des
permis, qu'elle travaille maintenant à rétablir. Il existe cependant des
projets de recherche et de démonstration, dont un projet pilote de
Lockheed Martin au large d'Hawaii, pour lequel l'entreprise a reçu près
de 18 millions de dollars (13,34 millions d'euros) de la part de l'U.S.
Navy et du Département de l'Energie depuis 2009.
Si
de nombreux industriels pensent que la technologie nécessaire existe,
l'incertitude liée au manque de retour d'expérience et aux coûts de
production très élevés font penser que le développement de cette
technologie ne verra pas le jour sans soutien financier massif du
gouvernement.
Le regain d'intérêt
pour cette technologie "oubliée" est aussi l'occasion de revenir sur
les espoirs qu'elle a suscitée. L'OTECRDDA de 1980 établissait un
objectif de production d'OTEC de 10 GW à atteindre d'ici 1999, soit 3%
de la consommation électrique prévisionnelle des Etats-Unis ! Bien
entendu, cet objectif est loin d'être atteint 12 ans après la date
prévue.
De quoi faire réfléchir à l'heure où l'on entend fixer des objectifs pour les 40 années à venir...
La plus vieille eau du monde?
Scr: sciencesetavenir.fr
De nouvelles preuves appuient l'hypothèse selon laquelle
les eaux souterraines du bassin du Witwatersrand situé
en Afrique du Sud sont isolées depuis des milliers,
voire des millions d'années.
En
Afrique du Sud, le Witwatersrand est une chaîne de collines
relativement élevée (1800 mètres) située dans la région historique du
centre du Transvaal. Il est célèbre pour ses réserves aurifères
largement exploitées depuis le siècle dernier. On y trouve également des
crevasses pouvant atteindre trois kilomètres de profondeur au fond
desquelles gît de l’eau, emprisonnée peut-être, depuis des millions
d’années. L'un de ces réseaux de fractures contient les écosystèmes
microbiens les plus profonds connus sur Terre. Ces organismes peuvent
survivre sans la lumière du soleil, grâce à l'énergie chimique qui se
dégage de la roche.
Une étude
publiée dans Chemical Geology a permis de découvrir un gaz rare, le
néon, dissous dans de l'eau qui se trouve dans ces crevasses. Or ce gaz
se distingue par sa signature isotopique « spécifique du néon qui a été
produit et emprisonné dans la roche il y a au moins deux milliards
d'années » explique Barbara Sherwood Lollar, de l’université de Toronto.
«
En outre, les signatures chimiques ne correspondent pas à celles de
l'eau océanique et aux eaux moins profondes du bassin du Witwatersrand,
tandis que dans la plupart des régions de l'écorce terrestre, on
constate que les eaux souterraines ont été mélangées avec les eaux de
surface et sont envahies par des microorganismes, déclare Mme Sherwood
Lollar. Nous en avons conclu que les eaux plus profondes sont le produit
de l'isolement et des nombreuses interactions chimiques qui se sont
produites entre l'eau et la roche pendant des temps géologiques
incroyablement longs. »
L'étude
montre qu'une partie du néon s'est échappée des minerais rocheux, se
dissolvant graduellement dans les liquides des crevasses et s'y
accumulant. « Cela ne peut se produire que dans des
eaux qui n'ont effectivement eu aucun contact avec la surface pendant
des périodes extrêmement longues. » Cette découverte
ajoute une autre dimension à ce qui n'a été reconnu que tout récemment
comme un milieu véritablement unique.
Alstom dévoile Régiolis, son nouveau train régional
Scr: lefigaro.com
La première rame de ce TER du futur sera livrée
en 2013. Le groupe en a vendu 164 en France.
Le
berceau du TER de demain est niché en Alsace, à Reichshoffen, sur les
anciennes terres de la famille de Dietrich, dont l'activité ferroviaire a
été rachetée par Alstom en 1998. Le vaste site industriel a conservé
ses bâtiments de briques aux toitures en dents de scie. Huit cents
personnes y sont employées, dont 37% comme ouvriers. Dans l'un des
ateliers trône la vedette du jour: le premier «chaudron» (la carcasse
métallique d'une voiture) des nouvelles rames Coradia destinées à
devenir des Régiolis, ces trains express régionaux (TER) désormais
facturés aux régions.
En octobre
2009, la SNCF a signé un contrat-cadre portant sur la fourniture de
1000 TER, pour un montant global de 7 milliards d'euros. Une manne pour
le site alsacien d'Alstom, qui va être presque entièrement dédié à la
production de ces rames du futur. Pour l'heure, 164 commandes fermes de
rames Régiolis ont été signées avec onze régions, ce qui porte le
montant de la commande à 1,2 milliard d'euros.
L'Alsace,
l'une des plus gourmandes, avec 22 trains achetés, pour un prix moyen
de 9 millions par rame. À l'opposé, la Lorraine a opté pour huit rames
seulement. De quoi réamorcer la pompe industrielle à Reichshoffen. Dès
le mois de juin, le site produira une voiture tous les deux jours, et à
terme deux par jour. D'autres régions comme le Nord-Pas-de-Calais ou le
Languedoc-Roussillon ont en revanche préféré commander des rames
régionales à deux niveaux au groupe canadien Bombardier.
Adaptable en version Intercités pour longs trajets
Les
prévisions du trafic régional font rêver les constructeurs: d'ici à
2030, le nombre de voyageurs devrait quadrupler. Mais les finances
tendues des conseils régionaux freinent les investissements des
collectivités. Si les premières livraisons des Régiolis sont prévues en
mars 2013, l'ensemble de la commande de 1000 TER devrait s'étaler
jusqu'en 2025. «Notre plan de charge est assuré jusqu'en 2015 », assure
Jérôme Wallut, directeur général France d'Alstom Transport.
Alstom
envisage d'autres débouchés avec cette nouvelle gamme de trains
disponibles en version électrique et en version hybrique (diesel et
électrique), en trois longueurs différentes (110, 72,56 mètres), et
offrant un accès de plain-pied aux voyageurs grâce à l'installation des
moteurs et des équipements techniques sur les toits de rames.
Avec les aménagements intérieurs
adaptables à des trajets longs, les Coradia pourront en effet concourir
aux appels d'offres des trains Intercités (ex-Corail) ou trains
d'équilibre du territoire (TET). En novembre, l'État a signé une
convention avec la SNCF pour financer les lignes Intercité déficitaires.
Et l'État a promis un investissement de 300 millions d'euros pour le
renouvellement du matériel roulant sur ces lignes. «Les
TER sont prévus pour rouler à 160 km/heure mais la version Interville
-3 heures de trajet en moyenne- permet de rouler à 200 km/heure », souligne Jerôme Wallut.
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Le : 23/02/2011
Les prix alimentaires proches du niveau d'alerte
Scr: nouvelobs.fr avec AFP
La flambée des prix alimentaires "constitue un risque pour la stabilité
politique de nombreux pays", avertit le président de la Banque mondiale.
La
flambée des prix alimentaires est en train d'atteindre la cote
d'alerte, ce qui constitue un risque pour la stabilité politique de
nombreux pays, a averti samedi 19 février à Paris le président de la
Banque mondiale, Robert Zoellick, en marge d'une réunion des ministres
des Finances du G20.
Sur le même sujet"Il existe un risque réel d'émeute de la faim"
"J'ai dit que nous avons atteint la cote d'alerte",
a déclaré à la presse Robert Zoellick, qui rapportait ses propos devant
les grands argentiers de la planète. Il a appelé les dirigeants du G20 à
"considérer l'alimentation comme une priorité numéro un en 2011".
La
hausse des prix des produits alimentaires va encourager une hausse de
l'offre agricole, mais dans les deux prochaines années "il pourrait
aussi y avoir un grand nombre de troubles, les gouvernements pourraient
tomber et les sociétés basculer dans le désordre", a affirmé le
président de la banque mondiale.
La flambée des prix parmi les causes de troubles au Moyen-Orient
"Nous
devons être très sensibles à ce qui se passe en termes de prix
alimentaires et sur les effets potentiels qu'ils peuvent avoir sur la
stabilité politique", a ajouté le président de la Banque mondiale, lors d'une conférence téléphonique avec quelques journalistes.
La hausse continue
des prix des denrées alimentaires, nourrie par la flambée des cours des
matières premières agricoles, est une des causes des bouleversements en
cours au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
La
communauté internationale doit se tenir prête à réagir rapidement pour
aider des pays comme la Tunisie, où le président Zine El Abidine Ben Ali
a été renversé après une révolte populaire, qui a donné le coup d'envoi
d'autres mouvements de protestation à travers tout le Moyen-Orient et
le Maghreb.
1,2 milliard de personnes sous le seuil de l'extrême pauvreté
La
hausse des prix alimentaires a fait tomber entre juin et décembre 44
millions de personnes dans le monde sous le seuil de l'extrême pauvreté,
selon la Banque mondiale.
L'institution
a réalisé cette estimation grâce à des statistiques sur les revenus et
dépenses des ménages réalisées dans les pays à revenus bas à moyens. Le
seuil de l'extrême pauvreté est défini par des dépenses de 1,25 dollar
par jour et par personne. D'après les dernières estimations en date de
la Banque mondiale, 1,2 milliard de personnes dans le monde sont sous ce
seuil.
"Les
prix de l'alimentation continuent à augmenter dans le monde. L'indice
des prix alimentaires de la Banque mondiale a augmenté de 15% entre
octobre 2010 et janvier 2011, et n'est que 3% en dessous de son pic de
2008", a indiqué l'institution dans un communiqué.
"Les
pressions inflationnistes provoquées par les prix du pétrole, de
l'énergie et des matières premières doivent être prises au sérieux",
a affirmé de son côté le président de la Banque centrale européenne
(BCE), Jean-Claude Trichet, lors d'une conférence de presse, à l'issue
du G20 Finances.
Le G20 et la France concernés dans leur action
Le
président de la banque mondiale a également assuré que les ministres du
G20 s'étaient montrés réceptifs à son discours et que ce groupe de pays
industrialisés et émergents était prêt à agir. "Le
meilleur moyen de contrer les critiques de ceux qui disent que le G20
n'est qu'un forum de discussions est de lancer de véritables actions, et
des actions en faveur des plus démunis est ce qu'on peut faire de mieux", a-t-il déclaré.
La
France, qui a présidé le G20, a fait de la sécurité alimentaire et de
la réduction de la volatilité des prix alimentaires une de ses
priorités.
L'économie verte, une solution profitable pour tout le monde selon les Nations unies
Scr: 20minutes.fr/photo: SIPA
Le Programme des Nations unies pour l'environnement a publié lundi
un rapport qui pourrait remettre en question les certitudes des économistes...
Alors
que le G20 se referme à Paris, les Nations unies pourraient bien lancer
lundi un pavé dans la mare économique. Lors de son Conseil
d’administration qui s’ouvre à Nairobi, au Kenya, le Programme des
Nations unies pour l’environnement (PNUE) présentera officiellement son
rapport «Vers une économie verte» aux ministres de l’Environnement de
plus de cent pays. Selon les conclusions des experts du PNUE, investir
2% du PIB mondial dans dix secteurs clés de l’économie verte permettrait
de réduire les émissions de carbone et de réduire la pauvreté dans le
monde, sans altérer la croissance économique.
«Réinvestir dans le capital naturel au lieu de l’exploiter»
Agriculture, bâtiment, énergie, pêche, forêts,
transport ou encore eau: le PNUE mise sur ces secteurs pour relancer
l’économie mondiale et réduire les inégalités entre les pays.
«L’économie verte ne consiste pas à étouffer la croissance et la
prospérité, mais à se reconnecter à la véritable richesse, à réinvestir
dans le capital naturel au lieu de l’exploiter», explique Pavan Sukhdev,
responsable de l’Initiative pour une économie verte au PNUE.
Contrairement aux idées reçues, favoriser les activités peu émettrices
de CO2 et lutter contre la perte de biodiversité ne coûterait pas de
points de PIB: les taux de croissance projetés sont identiques voire
supérieurs à long terme si le plan du PNUE était mis en œuvre. L’emploi
ne serait pas impacté: le nombre d’emplois «nouveaux et décents» créés
dans des secteurs allant des énergies renouvelables à l’agriculture
durable compenserait les pertes des secteurs «polluants».
Les
scénarios du PNUE révèlent ainsi un taux de croissance économique
mondial d’environ 2,5% entre 2030 et 2050 dans le cas d’une économie
verte, contre 1,5 à 2% en cas de status quo. L’économie verte serait
notamment un «catalyseur de croissance et d’éradication de la pauvreté»
pour les pays en développement. «2,5 millions de personnes vivent avec
moins de deux dollars par jour et en 2050 la population mondiale
comptera plus de deux milliards de personnes supplémentaires: il est
donc clair que nos économies doivent continuer à croître et à se
développer. Mais ce développement ne peut se faire aux dépens des
systèmes dont dépend la vie sur terre, dans les océans ou dans
l’atmosphère», déclare Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE.
Réorienter les investissements privés et les subventions
En
pratique, le PNUE veut inciter les entreprises puis les gouvernements à
réorienter leurs investissements. L’agriculture est un secteur clé:
«Une agriculture plus verte permet aux petits producteurs d’augmenter
leurs rendements, de ralentir la déforestation et mieux jouer son rôle
de puits de carbone et de diminuer les besoins en eau», explique Sylvie
Lemmet, directrice de la division Technologie, industrie et économie du
PNUE, basée à Paris. Autre secteur crucial: l’énergie. Selon le rapport,
investir 1,25% du PIB mondial dans l’efficacité énergétique et les
énergies renouvelables diminuerait la demande mondiale d’énergie
primaire de 9% en 2020 et de près de 40% en 2050.
Le
rapport, issu d’une étude macroéconomique à laquelle plus d’une
centaine d’experts ont participé, sera porté par les Nations unies
auprès des décideurs du monde entier et servira de base de travail au
Sommet de Rio en 2012.
FRANCE:La filière du photovoltaïque sur ses gardes
Scr: enerzine avec AFP
ENERGIE - La concertation avec le gouvernement, qui vient de s'achever,
n'a pas rassuré les professionnels du solaire...
Les
professionnels du photovoltaïque ont fait part de leur inquiétude,
redoutant notamment une baisse «drastique» du tarif de rachat de
l'électricité solaire, à l'issue de la dernière réunion de concertation
sur l'avenir de la filière, organisée vendredi à Paris.
L'ancien
directeur de l'Institut national de la Statistique et des Etudes
économiques, Jean-Michel Charpin, et l'ingénieur général des Mines,
Claude Trink, chargés de mener la concertation, doivent remettre leur
rapport au gouvernement en début de semaine prochaine. Le gouvernement
souhaite mettre en place un nouveau cadre réglementaire «avant le 8
mars», date à laquelle se terminera le moratoire actuel sur les projets
solaires.
Crainte d'une baisse des tarifs de rachat drastique
Dans
leur pré-rapport communiqué aux acteurs, MM. Charpin et Trink prônent
un pilotage plus fin des aides publiques à la filière mais laisse au
gouvernement le soin de trancher les questions les plus cruciales. André
Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), a
précisé vendredi être «sur ses gardes», redoutant «qu'on baisse les
tarifs (de rachat de l'électricité solaire) d'une façon drastique qui
condamnerait les entreprises».
«J'ai un peu l'impression que la concertation était un habillage à la marge de décisions déjà prises en amont», a regretté pour sa part Richard Loyen, délégué général d'Enerplan (association professionnelle de l'énergie solaire). «Je crains qu'on fasse entrer la filière dans un étouffoir qui soit mortifère pour le secteur», a-t-il ajouté.
Manifestation d'industriels et de salariés
En
marge de la réunion, une manifestation a rassemblé à Paris jusqu'à 300
industriels et salariés du photovoltaïque, selon le collectif «Touche pas à mon panneau solaire», qui regroupe quelque «3.700 acteurs de la filière».
«Je
suis là pour me battre. C'est une filière qui crée de l'emploi. On file
du pognon aux banques et on sucre les aides au solaire»,
a déclaré Xavier Brasleret, un salarié récemment licencié d'une PME
landaise du secteur photovoltaïque et ayant fait le déplacement.
Le
gouvernement avait imposé en décembre un moratoire de trois mois pour
juguler l'emballement de la filière photovoltaïque et lancé cette
concertation.
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Le : 22/02/2011
Le Japon interrompt la chasse à la baleine
Scr: lesoir.be
Le Japon a décidé d’interrompre prématurément sa campagne de pêche
à la baleine dans l’Antarctique cet hiver, à cause du harcèlement mené
par l’association de défense de l’environnement Sea Shepherd.
Les
militants de cette association basée aux Etats-Unis poursuivent chaque
année les baleiniers nippons à bord de leurs propres navires pour
empêcher la capture des cétacés.
« Afin d’assurer la sécurité des membres d’équipage et des navires, le gouvernement est contraint de mettre fin à la campagne », a déclaré vendredi le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michihiko Kano, lors d’une conférence de presse.
« Il
est regrettable que de telles obstructions aient pu se produire. Nous
allons devoir trouver des moyens pour empêcher ce genre de harcèlement », a-t-il ajouté.
Le
fondateur canadien de Sea Shepherd, Paul Watson, s’est réjoui de cette
décision, mais a averti qu’il n’allait pas baisser la garde.
« C’est une bonne nouvelle », a-t-il dit à l’AFP. « Nous
nous maintiendrons cependant près des bateaux japonais jusqu’à ce
qu’ils retournent vers le nord et que nous soyons sûrs qu’ils quittent
le sanctuaire des baleines de l’Antarctique ».
L’Agence
des pêches avait déjà annoncé mercredi la suspension depuis le 10
février des activités du Nisshin Maru, le navire-usine de la flotte
nippone, pour des raisons de sécurité.
Selon
la télévision publique NHK, les baleiniers nippons n’ont capturé
jusqu’ici que 170 cétacés, soit un cinquième seulement de leur objectif
de 850 prises.
Les bateaux
japonais pêchent chaque année plusieurs centaines de baleines dans
l’Antarctique au nom de la « recherche scientifique », une pratique
tolérée par la Commission baleinière internationale qui interdit la
chasse commerciale au cétacé depuis 1986.
L’Australie
a saisi en juin dernier la Cour internationale de justice afin
d’obliger le Japon à mettre fin à ce programme de chasse, estimant que
l’archipel violait ses « obligations internationales ».
Les autorités japonaises affirment que cette pêche fait partie intégrante de la culture nippone, sans cacher que la viande de baleine termine sur les étals.
Les
écologistes dénoncent pour leur part une pratique cruelle et inutile,
soulignant que cette viande n’est pas particulièrement appréciée au
Japon et que les missions subventionnées par les autorités coûtent cher
au contribuable.
Selon un
militant de l’organisation écologiste Greenpeace, Junichi Sato, la
mission a été écourtée en raison des stocks massifs de viande de baleine
déjà accumulés.
« Nous
nous félicitons bien sûr de cette décision, mais ce que le Japon
devrait réellement décider c’est de mettre fin pour de bon à la +pêche
scientifique+ », a-t-il dit.
Patrick
Ramage, directeur du Programme international sur les baleines au Fonds
international pour la protection des animaux, s’est également félicité
de l’arrêt de la campagne.
« C’est certainement une bonne nouvelle pour les baleines et pour tous ceux qui dans le monde les défendent », a-t-il dit.
Selon
lui, le gouvernement de centre-gauche arrivé au pouvoir au Japon en
2009 est plus conscient du coût économique et diplomatique des campagnes
baleinières et moins dépendant des bureaucrates qui veulent les
poursuivre.
« Ce
n’est pas la fin de la chasse à la baleine du Japon, mais cela peut
être le début de la fin de la pêche commerciale dans un sanctuaire
international », a-t-il estimé.
Les pesticides ont un impact à 1km à la ronde, selon une étude
Scr: nouvelobs.fr avec AFP
Les moquettes de maisons situées jusqu'à 1.250 mètres
autour du lieu d'épandage de pesticides agricoles étaient
contaminées, révèle l'expertise américaine.
Les
pesticides, dont certains sont soupçonnés d'être cancérigènes, peuvent
avoir un impact dans un rayon de plus d'un kilomètre autour du lieu
d'épandage et même contaminer les moquettes dans les maisons, révèle
vendredi 18 février Générations Futures, citant une étude américaine.
L'étude
des échantillons de poussières dans les moquettes et tapis de 89
maisons en Californie a révélé la présence de résidus de pesticides
agricoles utilisés dans un rayon allant jusqu'à 1.250 mètres autour de
ces résidences durant les 730 jours précédents, selon une étude publiée
jeudi par la revue Environmental Health Perspectives des Instituts
nationaux de santé américains.
Un impact sur l'air
Jusqu'ici, les chercheurs n'avaient découvert ce genre de résidus que dans un rayon de 750 m autour des habitations.
De
plus, l'étude a montré que l'utilisation domestique ou professionnelle
des pesticides par les habitants des maisons testées n'avait qu'un
impact mineur sur la variabilité de la concentration des pesticides
retrouvés.
Pour Générations
Futures, cette étude montre que les pesticides sont non seulement nocifs
pour les produits agricoles, mais ont également un impact sur l'air que
respirent les habitants des maisons avoisinants les champs et vergers
où les produits chimiques sont utilisés. "Ces résultats montrent qu'il faut absolument conserver l'arrêté du 12 septembre 2006"
qui n'autorise l'épandage de ces produits que si la vitesse du vent ne
dépasse pas la force 3 (19 kilomètres/heure) sur l'échelle de Beaufort
comportant 13 degrés, souligne l'organisation non-gouvernementale.
La réduction de 50% des pesticides en 10 ans
Cet
arrêté est remis en cause, selon Générations Futures, par la Fédération
Nationale des Producteurs de Fruits, après le procès en janvier de
trois pomiculteurs de Corrèze pour avoir épandu des pesticides sur leurs
vergers par vent trop fort, un procès pénal qui pourrait faire
jurisprudence. La décision a été mise en délibéré au 10 mars.
"Il
faut à la fois conserver cet arrêté, unique et mince protection contre
la contamination par les pesticides agricoles dont disposent les
riverains des zones de cultures, et relancer la dynamique du plan
Ecophyto 2018 qui prévoit la réduction de 50% des pesticides en 10 ans", a souligné le porte-parole de Générations Futures, François Veillerette.
Eco-emballages vante la «redevance incitative» testée en Alsace
Scr: 20minutes.fr avec AFP
RECYCLAGE - Pour le tri des déchets, Eco-emballages veut appliquer
le principe pollueur-payeur...
La
mise en place d'une redevance incitative dans le centre de l'Alsace
début 2010 a permis d'obtenir de «très bons» résultats en matière de
recyclage des déchets, se sont félicités mardi l'organisme
Eco-emballages et le syndicat local de gestion des déchets. De 2009 à
2010, le tonnage de déchets recyclés par an et par habitant y est passé
de 50 à 52 kg (+6%), a expliqué Jean-Pierre Piela, président du SMICTOM
(Syndicat mixte de traitement et de collecte des ordures ménagères)
d'Alsace centrale, qui gère les déchets de 125.000 habitants dans 89
communes.
Dans le même temps,
les erreurs de tri ont diminué de 46%, a précisé Jean-Pierre Piela, à
l'occasion d'une conférence de presse sur son site de Scherwiller. «Ce
sont de très bons résultats», a estimé le directeur des opérations
d'Eco-emballages Pascal Heinaux, qui espère que d'autres collectivités
suivront cet exemple, alors que la loi Grenelle prévoit un objectif de
75% de recyclage des déchets d'emballage ménagers dès 2012.
Plus de déchets non recyclables, plus de redevance
La
redevance incitative a pour objectif d'appliquer aux ménages le
principe «pollueur payeur»: son montant augmente en fonction de la
taille du bac gris (celui qui reçoit les ordures non recyclables) qui
leur est attribué. Simultanément, il est demandé aux éboueurs de
vérifier le contenu des bacs jaunes (emballages) et de les refuser en
cas de contenu non conforme. Les consommateurs sont ainsi incités à
jeter le maximum de déchets dans le bac jaune, sans pour autant y
déposer de déchets non recyclables.
La
mise en place de la redevance en Alsace centrale au 1er janvier 2010 a
été accompagnée de mesures visant à «simplifier le geste de tri» et
«aider le citoyen»: les consignes de tri ont été uniformisées, des
«ambassadeurs du tri» ont été chargés d'actions pédagogiques auprès des
habitants, les gardiens d'immeubles ont été formés, a détaillé
Jean-Pierre Piela.
Une minorité
de collectivités ont pour l'heure adopté un régime de redevance lié au
volume de déchets. La communauté d'agglomération du grand Besançon
(CAGB) est la seule agglomération de plus de 50.000 habitants à s'être
engagée dans cette voie. Eco-Emballages est l'organisme qui gère les
contributions financières des entreprises en matière de recyclage pour
les redistribuer aux collectivités territoriales chargées de la
collecte.
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Le : 21/02/2011
Les inondations, conséquence du réchauffement climatique
Scr: 20minutes.fr avec AFP/photo Reuters (Australie)
CLIMAT - Les dernières études démontrent un lien entre l'intensité
des inondations et le réchauffement...
Le
réchauffement climatique a accru l'intensité des pluies diluviennes et
des inondations dans l'hémisphère Nord au cours de la seconde moitié du
20e siècle, selon des travaux publiés mercredi. Deux études paraissant
dans la revue scientifique britannique Nature figurent parmi les
premières établissant un lien direct entre le changement climatique et
son impact sur des événements météorologiques extrêmes.
Jusque
là, ce lien restait essentiellement théorique, même si des
modélisations numériques prédisaient que l'augmentation des gaz à effet
de serre dans l'atmosphère aggraverait les épisodes de pluies
diluviennes. «C'est vraiment le cas, notre papier en fournit la premier
preuve spécifique», assure Francis Zwiers (Université de Victoria,
Canada), co-auteur d'une des études.«L'homme influence l'intensité des précipitations extrêmes», a-t-il déclaré à des journalistes lors d'une conférence de presse téléphonique.
Davantage d'eau dans l'air quand le climat se réchauffe
Les
données collectées en Europe, Asie et Amérique du Nord montrent, qu'en
moyenne, les plus graves pics de précipitations d'une durée de 24 heures
pour une année donnée ont eu une intensité accrue au cours de la
dernière moitié du 20e siècle. Lorsqu'on compare ces pics annuels avec
les simulations des modèles climatiques, l'influence humaine devient
évidente, selon Francis Zwiers. «Le changement observé ne peut pas s'expliquer par des fluctuations naturelles, internes du seul système climatique», dit-il. Il y a davantage d'eau dans l'air quand le climat se réchauffe : «l'atmosphère a une capacité accrue à retenir l'humidité», explique le chercheur.
Les
précipitations ne vont pas nécessairement augmenter dans les régions où
les pluies sont faibles. Certaines risquent, au contraire, de devenir
plus sèches. «Mais cela signifie que lorsqu'une précipitation survient,
il y a davantage d'eau», souligne ce scientifique.
Les risques de pluies extrêmes doublés
Pourquoi
a-t-il été si difficile pour les scientifiques d'établir un lien direct
entre changement climatique et événements météorologiques extrêmes? Il
est de «plus en plus facile de détecter dans les observations»
les effets du changement climatique au fur et à mesure les gaz à effet
de serre s'accumulent dans l'atmosphère, répond-il. Les capacités de
calcul limitées des ordinateurs restent cependant un frein pour réaliser
de fines modélisations et les confronter à la réalité.
Pour
vaincre cet obstacle, Myles Allen (Université d'Oxford) et Pardeep Hall
(ETH, Zurich) se sont servi de la puissance des réseaux sociaux pour
réaliser la seconde étude portant sur l'impact du réchauffement
climatique en Angleterre, où l'automne 2000 avait été marqué par des
pluies diluviennes entraînant de graves dégâts. «Nous
avons demandé à des membres du public dans le monde entier de laisser
leur propre ordinateur personnel faire les simulations pour nous
lorsqu'ils ne s'en servaient pas», relate-t-il. Le
projet de calcul distribué climateprediction.net bénéficie actuellement
de 50.000 à 60.000 ordinateurs personnels.
Les
chercheurs ont pu comparer deux modèles numériques, l'un basé sur des
données météorologiques historiques détaillées, l'autre sur une
simulation de ce qu'il se serait passé à l'automne 2000 en Angleterre si
des gaz à effet de serre n'avaient pas été émis au 20e siècle. Après
avoir répété la simulation des milliers de fois, ils ont trouvé que ces
émissions avaient doublé les risques de voir se produire des épisodes de
pluies extrêmes.
Des microorganismes pour neutraliser les déchets
Scr: BE Russie 38
Une technologie de neutralisation, au moyen de microorganismes,
des déchets industriels et pollutions dues à l'homme a été mise au point
à Tomsk, rapporte le site rian.ru.
Des
spécialistes de l'Institut de recherche de biologie et de biophysique
de l'Université d'Etat de Tomsk (TGU) ont élaboré une technologie
permettant de nettoyer les déchets industriels et les pollutions
technogènes à l'aide de microorganismes neutralisateurs.
La
plupart des entreprises recourent aujourd'hui, pour neutraliser leurs
déchets industriels, à un traitement thermique, ce qui conduit au rejet
dans l'atmosphère de substances toxiques. Si l'on enfouit dans le sol,
sur des polygones spéciaux, des déchets toxiques, le milieu environnant
est également pollué. Les travaux menés par des chercheurs du
laboratoire de biocinétique et de biotechnologies du TGU, travaux qui
reposent sur l'utilisation de ces microorganismes neutralisateurs,
permettent de transformer efficacement, sans conséquences écologiques
négatives, les déchets d'entreprises industrielles, et d'éliminer
également les pollutions technogènes occasionnées, notamment, par les
déversements de pétrole, et de rétablir les écosystèmes ayant souffert.
"Il
s'agit d'une méthode universelle, qui consiste à transformer Les
déchets en substances utiles. On peut faire ce que l'on veut. Par
exemple, si l'on a un mélange de phénol et de formaldéhyde, on peut le
détruire à l'aide de microorganismes, et nous obtiendrons alors un
"bouillon" universel contenant des acides aminés et
des substances utiles, pouvant être utilisé comme aliment pour le bétail
ou même pour l'homme, explique Vladimir Kalioujine, collaborateur
senior du laboratoire." "Nous recherchons des
substances analogues à celles sur lesquelles nous allons travailler. Par
exemple, le bois est fait de cellulose et de lignine, or la lignine est
un produit analogue au phénol. Les microbes qui détruisent le bois
mangeront également le phénol." Ces microorganismes neutralisateurs, résume le chercheur, les scientifiques "les prennent dans le milieu environnant, testent leur caractère pathogène, puis les utilisent".
Selon
ce scientifique, plus d'une vingtaine de tests industriels
expérimentaux de technologies ont été conduits. Ils ont permis de
restaurer plus de 330 hectares de territoires pollués. "Nous
avons mené avec succès des travaux dans différentes conditions
climatiques, que ce soit dans la République des Komi, dans les régions
de Tioumen et de Tomsk ou même au Kazakhstan, a-t-il indiqué."
Afin
de commercialiser cette découverte, le TGU a créé une petite entreprise
d'innovation, la société Bio-Retox, qui offrira ses services pour le
nettoyage des territoires pollués, ainsi que pour la neutralisation et
la transformation des déchets toxiques organiques. Les services de cette
compagnie s'adresseront aux entreprises travaillant dans la production
et la transformation du pétrole, les industries chimique et
pharmaceutique, l'agriculture, ainsi que la transformation du bois et
des métaux.
FRANCE :P.O : Saint-Cyprien : Un bateau dépollueur testé
Scr: lindependant.fr
le « In’Clean » est un bateau mi-barge mi-catamaran
dont la destination est la collecte de déchets en mer, lac et fleuve.
Mis à l’eau dans le port cyprianenc, un prototype mis au point par une société perpignanaise et qui semble déjà susciter l’intérêt de collectivités.
Le
In’Clean mis à l’eau et testé mardi matin dans le port avale les
déchets en suspension sur l’eau comme un aspirateur des miettes.
Petit,
léger, maniable, ce bateau dépollueur a été pensé à Perpignan par la
société JCFrance industrie. Jusqu’ici spécialisée dans la fabrication de
filtres et d’égrilleurs pour le traitement des eaux usées, JCFrance
industrie se lance donc sur le marché de la dépollution.
Un outil à 92 000 euros
«
La particularité de notre bateau est son système de collecte des
déchets. Un système automatique qui prélève les matières en suspension
dans l’eau : plastiques, feuillages, branchages... et les rejette dans
un container », explique José Arnau, directeur de la
société qui vient d’acquérir un terrain sur le site de Torremila, au
nord de Perpignan, pour y construire une unité de 1 400 m2 destinée « à réaliser notre matériel de filtrage ainsi que le système du bateau ».
Car
l’homme croit ferme en son invention et son système breveté « In’Clean »
: canalisation des déchets, déplacement rapide, légèreté et maniabilité
de la structure. « Six personnes ont travaillé à la mise au point de ce prototype pendant cinq mois », précise José Arnau qui entend commercialiser son bateau dépollueur pour 92 000 euros l’unité.
Une clientèle déjà séduite
« Il
y a beaucoup de clients potentiels, assure le directeur de JCFrance
industrie, les municipalités du littoral, les ports, les lacs, les
canaux comme le Canal du Midi, les fleuves aussi ».
En attendant de remplir les carnets de commande, et après avoir participé au salon Pollutec de Lyon au cours duquel « des Bretons se sont montrés intéressés », la société perpignanaise a donc noué un partenariat avec la commune cyprianenque.
« Le bateau est mis à disposition pour une durée d’un an, détaille José Arnau, ça permet à la fois de le faire évoluer et d’assurer des démonstrations pour les clients intéressés ».
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Le : 18/02/2011
Du riz chinois pollué par des métaux toxiques
Scr: nouvelobs.fr
Jusqu'à 10% des 200 millions de tonnes de riz récoltées chaque année
sont contaminées par des métaux lourds dangereux pour la santé.
Un
nouveau scandale alimentaire voit le jour en Chine. Jusqu'à 10% du riz
récolté en Chine est contaminé par des métaux lourds toxiques dispersés
dans la nature, conséquences incontrôlées de la rapide croissance
industrielle, a-t-on appris mercredi 16 février.
Depuis
des années, d'énormes quantités de riz sont contaminées par ces métaux
tels que le cadmium, mais pratiquement rien n'a été fait pour alerter
sur les dangers posés par cette pollution, a précisé l'hebdomadaire
Nouveau siècle qui a révélé l'affaire. Le journal se fonde sur des
études scientifiques menées en Chine depuis 2007.
"Ces métaux lourds toxiques se sont diffusés dans l'air et dans l'eau, polluant une large superficie du territoire de la Chine", a expliqué la revue. "Une chaîne complète de contamination alimentaire est à l'œuvre depuis des années".
De
toutes les céréales, le riz a la plus grande capacité à se charger en
cadmium, qui se retrouve dans l'eau d'irrigation des rizières après
avoir ruisselé des mines, notamment des mines de plomb, d'étain et de
cuivre, a précisé le magazine.
200 millions de tonnes par an
Le riz est l'aliment de base en Chine, qui en produit 200 millions de tonnes par an.
"Les études montrent qu'environ 10% du riz chinois contient des niveaux de cadmium qui dépassent les normes", a poursuivi l'hebdomadaire.
Pan
Genxing, un des scientifiques ayant participé aux analyses, a indiqué
que les taux de cadmium dans le riz étaient même parfois bien plus
élevés.
"Dans
les zones aux sols acides connues pour être gravement polluées, nous
avons découvert que 60% des échantillons de riz prélevés contenaient des
niveaux de cadmium qui dépassaient les normes", a-t-il déclaré. Il a souligné que cela posait un "risque potentiel à la santé".
Le
cadmium est une substance reconnue toxique et cancérigène, qui
s'accumule dans le corps humain tout au long de la vie, avec des impacts
sur les reins, les os et le foie.
Les déversements accidentels de produits chimiques avec de graves conséquences pour la santé sont fréquents en Chine.
La
Chine exporte du riz vers le Japon, la Russie mais aussi l'Europe.
Avant ce nouveau scandale, l'association Greenpeace avait déjà alerté sur l'importation de riz OGM chinois non autorisé en Europe.
En
France, le riz chinois se retrouve notamment dans des produits
transformés comme les nouilles de riz mais aussi les aliments pour
bébés, la bière, les yaourts...
L'UE se dote d'un dispositif pour lutter contre les médicaments contrefaits
Scr: lemonde.fr
Les médicaments vendus dans l'Union européenne seront pourvus
dans quelques années d'un dispositif de sécurité permettant de vérifier
leur origine et leur authenticité pour lutter contre la contrefaçon.
Cette
mesure, qui ne concernera, sauf exception, que les médicaments soumis à
prescription, fait partie d'une nouvelle législation adoptée mercredi
16 février par le Parlement européen.
Un logotype
européen, dont l'authenticité devra être vérifiable, sera affiché sur
les sites légaux de vente sur Internet, où le phénomène de la
contrefaçon a pris une ampleur jugée inquiétante par l'organisation
mondiale de la santé (OMS). Plus de 50 % des médicaments vendus par des
sites illégaux seraient contrefaits, soit qu'il s'agisse de copies, soit
qu'ils se révèlent inefficaces, voire dangereux.
SANCTIONS DISSUASIVES
Les
Etats membres seront également tenus d'appliquer des sanctions
dissuasives contre les fabricants ou distributeurs de médicaments
falsifiés, y compris par le biais d'Internet. Chaque maillon de la
chaîne devra s'assurer de l'authenticité des produits qu'il acquiert.
Si
l'apparition du logotype européen du médicament sur Internet est
attendue pour 2014, il faudra une dizaine d'années pour mettre en place
un système de traçabilité européen. La Commission européenne doit
proposer une solution technique de type code-barre ou autre d'ici 2013.
Les Etats qui n'imposent actuellement aucun système de sécurité auront
trois ans pour l'adopter, les autres, comme la France, bénéficieront
d'un délai de six ans.
"C'est une étape, même si nous ne sommes pas allés assez loin",
a estimé, au nom du Parti populaire européen, l'eurodéputée française
de l'UMP Françoise Grossetête. Elle a déploré que les médicaments vendus
sans ordonnance dont certains, comme les antalgiques, réalisent de très
grosses ventes, ne soient pas automatiquement concernés par le
dispositif de traçabilité. Elle regrette également que le
reconditionnement de médicaments, pratiqué par certains courtiers qui
achètent dans un pays à bas coûts pour revendre dans un autre, n'ait pas
été interdit par la directive.
L'OMS
estime que les médicaments contrefaits représentent environ 1 % du
marché, en valeur, dans les pays développés, mais plus de 30 % dans les
pays les plus pauvres et entre 10 et 20 % au sein des économies
émergentes.
En 2009, la
Commission européenne avait annoncé la saisie par les douanes de 34
millions de comprimés contrefaits en l'espace de deux mois, lors de
contrôles ciblés menés dans tous les Etats membres.
Pollution en Équateur : amende historique contre un groupe pétrolier
Scr: lemonde.fr
Depuis 1993, 30.000 habitants de l'Amazonie équatorienne
mènent un combat juridique acharné contre le deuxième
plus gros groupe pétrolier au monde, Chevron.
Lundi,
ce dernier a été reconnu coupable de dommages sévères sur
l'environnement, notamment de pollution durable sur les eaux, par le
tribunal équatorien chargé du dossier. L'entreprise américaine a été
condamnée à une amende record de 9,5 milliards de dollars. Chevron a
d'ores et déjà annoncé qu'il ferait appel de cette décision.
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Le : 17/02/2011
La fin du monde est-elle vraiment prévue pour 2012 ?
Scr: 20minutes.fr/AFP
Une scientifique s'attaque à la question...
La fin du monde en 2012?
Réponse de l'astrophysicienne Jocelyn Bell Burnell .
La
scientifique, célèbre pour avoir détecté la première le signal d'un
pulsar en 1967, s'est attaquée au sujet parce qu'à la fin de chacune de
ses conférences, quelqu'un disait: «Tout cela est très bien, mais que
pensez-vous de la fin du monde en 2012?»
Prophétie des Mayas
Le
scénario catastrophe tire son origine du calendrier maya. Les Mayas,
qui croyaient que les dieux faisaient et défaisaient régulièrement le
monde, pensaient vivre dans un «compte long» commencé le 11 août 3114
avant Jésus-Christ, et devant s'achever le 21 décembre 2012. Là où ils
pensaient probablement que s'ensuivrait un nouveau «compte long», de
nombreux faux-prophètes se sont emparés de la date pour prédire la fin
du monde, sous l'effet de causes diverses: chute d'une météorite,
alignement des planètes, effet du champ magnétique solaire...
Toutes
théories qui mordent d'autant plus sur l'opinion qu'elles sont
construites à partir de pseudos éléments scientifiques, constate
Burnell. La question posée sur Google fait apparaître quelque 56
millions de références, et certains croient même savoir que la fin du
monde est pour 11h11 précisément. Qu'en est-il? Le solstice d'hiver
intervient bien à 11h12 le 21 décembre, mais sans provoquer à ce jour de
catastrophe majeure.
Certains
évoquent un renversement du champ magnétique solaire. Ce phénomène
existe bien, il se déroule même tous les onzeans à peu près, avec un pic
d'activité variable et des tempêtes solaires plus ou moins importantes.
Mais le cycle en cours est marqué par une activité faible, et «le
soleil est devenu plutôt calme», observe la scientifique.
Et
la Terre? Certains prédisent qu'elle va également changer son champ
magnétique et... tourner dans l'autre sens. De fait, un changement du
champ magnétique terrestre est intervenu deux fois depuis la présence de
l'Homme sur Terre, la dernière fois il y a 750.000 ans. Mais la Terre
tourne toujours dans le même sens, «et nous sommes toujours là», lance
la scientifique.
L'hypothèse des météorites
L'alignement
des planètes pourrait secouer la Terre au point d'entraîner la fin du
monde, avancent certains. Sauf que le prochain alignement n'a lieu qu'en
2040, et que les planètes n'entrent que pour une part infime dans
l'attraction terrestre. Le dernier alignement (Jupiter, Venus, Lune,
Terre) en 2008 est passé inaperçu.
Restent
les météorites, qui peuvent causer de gros dégats. L'impact d'une
météorite de 10 km de diamètre il y a 65 millions d'années au Mexique
(Chixculub) serait responsable de la disparition des dinosaures. Mais
les téléscopes géants sont aujourd'hui capables de détecter les gros
météorites et de calculer le risque de collision, affirme
l'astrophysicienne. Les technologies pour les dévier de leur trajectoire
existent aussi, comme l'envoi d'une fusée à un point d'impact.
Le
plus fantaisiste est peut-être l'hypothèse que nous tombions dans le
trou noir au centre de notre galaxie. Sauf que la Terre se situe à
26.000 années lumières du trou, ce qui rend tout à fait impossible d'y
être pour le 21 décembre 2012, sans même parler de la gravité et de
l'orbite terrestre, qui nous tiennent à bonne distance.
In
fine, ce type de prophétie n'a pas de base scientifique, et se nourrit
seulement de la crédulité du public, constate la physicienne. «Pas de
doute, vous devrez acheter des cadeaux de Noël pour 2012», lance-t-elle,
hilare. Jocelyn Bell Burnell a remporté un des principaux prix de la
Royal Academy, le prix Michael Faraday de la communication scientifique.
Quand l'homme donne la gastro à l'huître
Scr: lefigaro.fr Crédits photo : Pascal Guyot/AFP
Dans l'étang de Thau, la contamination est provoquée après de fortes pluies
coïncidant avec un pic de gastro-entérites.
Les
ostréiculteurs de l'étang de Thau n'avaient pas besoin de ça. Alors
que, depuis deux ans, près de 80 % de leurs élevages sont décimés durant
la belle saison par un virus (l'herpès virus OsHV-1), voilà qu'ils
n'ont plus le droit de vendre leurs huîtres depuis le 6 janvier. Leurs
mollusques sont contaminés par un autre type de virus : les norivirus
d'origine humaine qui provoquer chez les sujets infectés des
gastro-entérites aiguës, caractérisées par l'apparition brutale de
diarrhées et de vomissements. En période normale, 12 000 tonnes
d'huîtres et 3 600 tonnes de moules sont produites dans l'étang qui
borde la ville de Sète.
Ce
n'est pas la première fois que les norivirus contaminent le bassin de
Thau. En 2003, 2006 et en 2009, des épisodes identiques avaient déjà eu
lieu. Il s'en est déjà aussi produit en baie de Morlaix et dans le
Morbihan où les palourdes de la Petite mer de Graves ont été plusieurs
fois touchées. Les huîtres de Thau sont néanmoins particulièrement
vulnérables et exposées aux pollutions humaines car l'étang a peu
d'échanges avec la mer. Le temps moyen avant que l'eau se renouvelle est
estimé à 64 jours, ce qui en fait un milieu particulièrement confiné
par rapport à Arcachon (19 jours). Dix cours d'eau s'y déversent et la
densité de population du bassin versant est élevée (240 habitants/km²) à
laquelle s'ajoutent 1,3 million de touristes chaque année.
Virus pathogènes
L'élevage
des huîtres dans ces conditions relève du défi. Dans un avis rendu
public jeudi, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de
l'alimentation, de l'environnement et du travail) le souligne et fait
toute une série de recommandations. En effet, le scénario de
contamination des coquillages par les norivirus est connu et il se
répète à chaque fois. Il intervient quelques jours après de très fortes
précipitations coïncidant avec un pic épidémique de gastro-entérites.
Résultat,
les stations d'épuration, les bassins, les flaques d'eau sale débordent
et se déversent dans l'étang, charriant des milliards de virus
pathogènes d'origine fécale excrétés par des malades. Les norivirus
étant particulièrement résistants, ils peuvent rester actifs à l'intérieur
des huîtres pendant deux mois. Dans cette affaire, c'est donc l'homme
qui contamine d'abord les huîtres et elles qui infectent ensuite ceux
qui les consomment. La sensibilité aux norivirus varie d'un individu à
l'autre.
«Les
facteurs de risque de contamination étant bien repérés, il faut
renforcer les systèmes d'évacuation des eaux dans les zones où ils sont
défaillants», assure Valérie Baduel, directrice générale adjointe de l'Anses. L'ostréiculture est une activité sensible et les élus doivent intégrer dans leur schéma d'urbanisme.»
Les
interdictions à répétition pour cause de norivirus sont évidemment
pénalisantes pour la profession. Elles devraient aussi entraîner une
modification prochaine de la réglementation. «Aujourd'hui, une analyse
d'ADN viral par PCR ne coûte plus que 10 €», souligne en effet Fabrice
Pernet, chercheur au centre Infremer de Sète. Cela change évidemment la
donne. Les norivirus devraient donc bientôt être intégrés dans le
cadre du système de surveillance de la qualité sanitaire des élevages
de coquillages destinés à la consommation humaine. Ce n'est pas encore
le cas. La surveillance en routine s'exerce seulement sur les bactéries
fécales ( Escherichia coli ). Une réflexion est menée en ce sens au
niveau européen et un groupe de travail planche sur une définition d'un
seuil réglementaire de norivirus chez les coquillages.
Réduire les émissions lors du démarrage des véhicules
Scr: enerzine.com
Dans sa main droite, le Dr Ashford tient un bocal d'essence alors que dans celle de gauche,
il a obtenu un carburant de "démarrage" dérivé de son invention de récupération Vapeur / Emission.
Au
lieu de construire de nouvelles voitures à partir de zéro, ne serait-il
pas plus judicieux de rendre les véhicules actuels beaucoup plus
éco-efficients ?
S'il est vrai que la voiture de
demain sera capable de répondre à bon nombre de "promesses
environnementales", celle d'aujourd'hui a pourtant la capacité immédiate
d'entraîner des répercussions vers un monde moins pollué.
Pendant
des années, des ingénieurs en mécanique ont travaillé sur des solutions
innovantes avec comme objectif : la réduction des émissions nocives
s'échappant de nos véhicules. Le Dr Marcus Ashford de l'Université de
l'Alabama s'est concentré non seulement sur la réduction des rejets des
véhicules, mais il a également rendu le processus de démarrage plus
éco-efficient.
Tout
d'abord, l'équipe du docteur Ashford s'est attachée à étudier tous les
moyens possibles pour réduire les émissions d'hydrocarbures lors de la
phase de démarrage du véhicule. Beaucoup de gens ne réalisent pas que
les fumées d'échappement restent inférieures aux émissions intervenant
par évaporation à travers le réservoir d'essence.
L'idée
centrale était donc d'extraire les vapeurs d'hydrocarbures émanant du
réservoir pour en faire un meilleur carburant au démarrage. La recherche
consistant à "transformer les vapeurs d'essence en
carburant pour le démarrage a montré un potentiel d'optimisation qui
pouvait atteindre jusqu'à 80 à 90% des rejets d'hydrocarbures globales", a indiqué M. Ashford.
Le
procédé recueille essentiellement les vapeurs d'hydrocarbures en
provenance du réservoir, les refroidit et les condense dans une chambre
séparée. La solution obtenue sera ensuite convertie en "carburant
innofensif pour le démarrage". Grâce à ce système de
récupération/traitement des vapeurs/ émissions, la plupart des véhicules
démarreront plus facilement et émettront de fait moins de fumées
dangereuses.
La société
"Emission & Power Solutions" a débuté une collaboration de recherche
et de développement avec l'UC en vue de commercialiser le dispositif.
Concrètement, un réservoir additionnel sera ajouté à côté du réservoir
d'essence principal afin de capturer et de réutiliser le couple Vapeur /
Emission lors du démarrage.
L'objectif
affiché est de commercialiser un système efficace de réduction des
vapeurs d'hydrocarbures pour tous les véhicules à carburant liquide
(voitures, utilitaires et véhicules légers).
Selon l'UA, le système Vapeur / Emission présente les avantages suivants :
•Simplicité - il constitue un dispositif efficace de réduction des émissions nocives
•Transparence - le consommateur garde les mêmes performances et utilise le même système de carburation
•Adaptabilité - les flottes automobiles existantes peuvent en être équipées facilement
•Respectueux de l'environnement - Les émissions globales d'hydrocarbures sont réduites de 80%.
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Le : 16/02/2011
Du gaz aussi a fui dans le golfe du Mexique
Scr: sciences&avenir
Jusqu’à 500.000 tonnes d'hydrocarbures gazeux ont été rejetées dans l'océan
lors de l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, louée par la
compagnie pétrolière BP, pour forer dans le golfe du Mexique.
En
trois mois, du 20 avril 2010 au colmatage de la fuite le 15 juillet,
l’explosion de la plate-forme de BP a entrainé la fuite d'environ 4
millions de barils de pétrole dans le golfe du Mexique. Une étude
réalisée par Samantha Joye de l’université de Georgie révèle qu’en plus
du pétrole liquide, une grande quantité de gaz d’hydrocarbures s’est
également déversée dans la mer.
Ces
gaz tels que le méthane ou le pentane ne sont habituellement pas
quantifiés dans ce type de marée noire mais les chercheurs notent dans
Nature Geosciences que la comptabilisation de ces rejets est essentielle
à la compréhension de la véritable ampleur de la catastrophe et de ses
impacts potentiels sur les écosystèmes marins.
Les
chercheurs expliquent qu’à la profondeur de la fuite (1480 mètres), les
hautes pressions et les basses températures piègent les hydrocarbures
gazeux libérés dans un couche d’eau comprise entre 1000 et 1300 mètres
de profondeur. Dans cette zone, ils seront consommés par des
microorganismes, par oxydation, ce qui peut conduire à créer des
territoires où l’oxygène sera raréfié.
"Nous ne parlons pas de vastes zones hypoxiques offshore dans le Golfe du Mexique", a expliqué Samantha Joye. "Mais
l'oxydation microbienne du méthane et des autres alcanes élimine
l'oxygène du système pendant un certain temps parce que la
reconstitution de l'oxygène à cette profondeur prendra de nombreuses
décennies."
L'étude
conclut qu’il est difficile de distinguer la part de l’appauvrissement
en oxygène attribuable aux gaz car tous les hydrocarbures contribuent à
l’hypoxie. Par conséquent, la connaissance de la masse totale des
déversements d'hydrocarbures est essentielle pour comprendre les
implications à long terme sur les communautés microbiennes du Golfe, la
chaîne alimentaire et sur l'ensemble de l’écosystème.
Les
chercheurs ont examiné des échantillons de 70 sites autour de la fuite
lors d'une expédition de la fin mai à début Juin 2010. Ils ont combiné
leurs données avec les estimations du volume de pétrole déversé et pu
quantifier, pour la première fois, l'évacuation des gaz en termes de
barils équivalent pétrole (BEP). Ils estiment que les déversements
atteignent entre 1.6 et 3.1 millions de BEP
Textile : les prix vont grimper de 15% cet été
Scr: lefigaro.fr
Les enseignes vont être obligées de répercuter sur leurs prix
la flambée historique du prix du coton.
Les volumes de ventes pourraient décrocher de 10%.
Elle
n'a plus le choix. L'industrie du textile et de l'habillement, qui se
dit dos au mur, s'est finalement résolue à augmenter ses prix. D'après
Lucien Deveaux, président de l'Union des industries textiles (UIT),
cette hausse sera de 3 à 15%. En cause, la montée en flèche des cours du
coton, qui ont atteint récemment des plus hauts niveaux depuis la
guerre de Sécession aux États-Unis (1861-1865), soit il y a plus de 140
ans !
Depuis mai 2010, le prix
de coton a littéralement explosé, passant d'environ 75 centimes de
dollar à près de 2 dollars. La laine, elle, s'est envolée d'environ 38%
en un an, tandis que le prix de la soie a été multiplié par deux.
Or
les matières premières représentent 8 à 20% du prix de revient
industriel d'un vêtement et jusqu'à 40% de celui d'un drap de lit, selon
l'Institut français de la mode (IFM). Les catastrophes climatiques qui
ont eu lieu dans les principaux pays producteurs de coton (Inde, Chine,
Brésil, Australie et Pakistan) ces derniers mois ont plombé les
récoltes. Par ailleurs, depuis plusieurs années, la surface mondiale
consacrée à la production de ces matières premières se réduit
drastiquement, asséchant d'autant plus l'offre, les agriculteurs du
secteur, déçus par la très coûteuse et peu rentable production de coton
(il y a trois ans, la livre de coton valait à peine 70 cents), ayant
choisi des activités plus rémnuératrices comme les céréales et les
oléagineux.
Au final, pour la
saison 2010/2011, la production mondiale de coton va représenter environ
115,5 millions de balles, tandis que la consommation ne devrait
atteindre que 116,579 millions - la Chine dévorant littéralement le
marché -, ce qui fait un déficit de 1,1 million.
Les ventes pourraient diminuer de 10%
Si
l'industrie textile a résisté jusqu'à présent pour ne pas répercuter
sur le prix final le surcroît de charges en matière première, il en va
aujoud'hui de la survie du secteur: de telles augmentations «sont
inéluctables si l'on veut continuer à avoir une industrie textile dans
ce pays», défend Benoît Hacot, directeur général du spécialiste de linge
Hacot & Colombier et par ailleurs président de la Fédération
française des industries lainières et cotonnières (Ffilc).
Mais,
selon Rodolphe Deveaux, directeur de l'enseigne Armand Thiery, qui se
verra «peut-être» contraint de relever ses prix vers l'été prochain,
«les gens ne sont pas prêts à payer plus cher, à perdre du pouvoir
d'achat». Si bien que «les volumes de vente pourraient diminuer
d'environ 10%», estime de son côté Benoït Hacot, dans la mesure où les
enseignes ont habitué les consommateurs à des promotions et à des
politiques de casse des prix favorisées par la délocalisation des usines
en Asie, où la main d'oeuvre est bon marché.
Une
estimation qui fait écho aux chiffres publiés par l'IFM: les prix
moyens des vêtements ont baissé de 15% entre 1999 et 2009, alors que les
quantités consommées ont augmenté de 20%. Toutefois, déjà, les
distributeurs et fabricants se détournent vers le polyester pour
compenser la hausse du prix du coton. Ce qui pourrait amortir la hausse
sur les étiquettes... et la chute des ventes.
Sauf
que, dans cette spirale infernale à la hausse des cours du coton, qui
ne semble pas vouloir s'arrêter là, en partie alimentée par des
spécualtions sur les marchés, des problèmes d'approvisionnement sont
prévus: «les prix montent tellement vite que je crains
qu'un fournisseur me dise, Monsieur ces vestes-là je ne vous les livre
plus ou alors je vous les livre mais à un autre prix», craint Rodolphe Deveaux.
Le chargeur universel de téléphone portable est prêt
Scr: enerzine.com
Vous est-il déjà arrivé de ne pouvoir emprunter le chargeur
d'un ami ou d'un collègue, car il n'était pas compatible avec
votre modèle de téléphone portable ?
Il en sera bientôt fini de ces petits tracas.
Depuis
des années, la Commission Européenne préconise tout simplement
l'utilisation d'un chargeur universel, compatible avec toutes les
marques et les modèles de téléphone portable. La solution a été trouvée
grâce à la coopération entre quatorze entreprises et la Commission
européenne : onechargerforall.eu
L'incompatibilité
des chargeurs de téléphone portable constitue non seulement un problème
pour les utilisateurs, mais aussi une préoccupation environnementale
d'envergure au sein de l'Union européenne. Les utilisateurs de téléphone
portable qui souhaitent changer de modèle sont souvent obligés
d'acheter un nouveau chargeur, indépendamment de l'état de celui qu'ils
possèdent déjà.
De
nouvelles normes techniques relatives aux téléphones portables
informatisés ont été publiées le 29 décembre 2010. Mercredi, le
vice-président Antonio Tajani a reçu un exemplaire de chargeur universel
compatible de la part de Bridget Cosgrave, directrice générale de
DigitalEurope, la plus grande association d'entreprises européennes de
technologie numérique.
«
Je me félicite du lancement des nouveaux chargeurs pour téléphone
portable sur la base de la nouvelle norme de l'UE. Il s'agit vraiment
d'une bonne nouvelle pour les consommateurs européens. Nous attendons
maintenant l'arrivée du nouveau chargeur et des téléphones portables
compatibles dans les rayonnages. J'encourage les entreprises à accélérer
la commercialisation de leurs produits afin que les citoyens dans toute
l'UE puissent bénéficier des avantages d'un chargeur universel dans les
plus brefs délais », a déclaré le vice-président de la Commission
européenne, Antonio Tajani, responsable de l'industrie et de
l'entrepreneuriat.
L'aide de la
Commission a permis aux fabricants de faire bénéficier les consommateurs
européens de cet avantage en un laps de temps relativement bref.
Ainsi,
la publication des normes en décembre 2010 signifie que les fabricants
de téléphones portables peuvent maintenant lancer les modifications
requises en matière de conception et d'essai pour les chargeurs, le but
étant de s'assurer que les téléphones compatibles soient sûrs et
interopérables. Les modèles informatisés compatibles des différentes
marques peuvent maintenant fonctionner avec le même chargeur, ce qui
constitue un grand pas en avant pour les utilisateurs de téléphones
portables. Les quatorze fabricants ont accepté de lancer les nouveaux
chargeurs universels de téléphone portable sur le marché européen au
cours de l'année 2011.
Historique :
À
la suite d'une demande de la Commission européenne, quatorze grands
fabricants de téléphones portables ont accepté de signer un protocole
d'accord (ci-après dénommé «PA») afin d'harmoniser les spécifications
des chargeurs destinés aux téléphones portables informatisés qui sont
commercialisés dans l'UE. Les entreprises ayant signé le PA sont les
suivantes: Apple, Emblaze Mobile, Huawei Technologies, LGE, Motorola
Mobility, NEC, Nokia, Qualcomm, Research In Motion (RIM), Samsung, Sony
Ericsson, TCT Mobile (ALCATEL mobile phones), Texas Instruments et
Atmel.
À
la suite d'un mandat délivré par la Commission européenne, les
organismes européens de normalisation CEN-CENELEC et ETSI ont mis au
point les normes harmonisées que les téléphones portables informatisés
compatibles avec le nouveau chargeur universel doivent respecter à
partir de 2011. Le chargeur universel repose sur la technologie de
connexion Micro-USB. Dans le cas des téléphones qui ne disposent pas
d'une interface Micro-USB, le protocole d'accord autorise l'utilisation
d'un adaptateur.
L'accord
porte sur les téléphones portables informatisés, c'est-à-dire les
modèles qui peuvent être branchés sur un ordinateur en vue de procéder à
l'échange de photos, de fichiers et de musique. Les téléphones
portables informatisés sont déjà prédominants sur le marché. Les
«smartphones» représentent un segment du marché des téléphones portables
informatisés.
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Le : 15/02/2011
La brutalité du changement climatique
Scr: BE Danemark 29
La peur d'un changement radical des températures moyennes mondiales qui causerait
un changement climatique dramatique et aurait des conséquences désastreuses sur
beaucoup de pays et de populations est répandue de par le monde.
Quelle est la cause d'un tel changement, et est-il possible de prévoir un changement
climatique aussi rapide ?
De
nouvelles recherches de l'Institut Niels Bohr de l'Université de
Copenhague montrent que ce changement pourrait être dû à l'accumulation
de causes non liées les unes aux autres, ce qui pourrait être difficile à
prévoir. Ces résultats ont été publiés dans la revue scientifique
"Geophysical Research Letters".
Pendant
des millions d'années, le climat terrestre a alterné entre des périodes
glaciaires de 100.000 ans et des périodes inter-glaciaires de 10.000 à
15.000 ans, comme celle dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Le
changement d'orbite de la Terre dans l'espace, donc l'inclinaison et la
distance de la Terre au Soleil, est à l'origine de ces variations.
D'autres changements climatiques sont cependant apparus, dont on ne
connaît pas toujours la cause.
En
analysant les carottes glaciaires retirées de couches de glace de plus
de 3 kilomètres d'épaisseur au Groenland, les scientifiques obtiennent
des informations sur les températures et le climat d'il y a 140.000 ans.
Les changements climatiques les plus brutaux en dehors de la fin de
l'ère glaciaire sont une série de changements climatiques durant
lesquels la température a soudainement augmenté de 10 à 15 degrés en
moins de 10 ans. Cet état dura environ 1000 ans, puis, soudainement, la
température a de nouveau baissé et le climat a de nouveau changé. Cela
s'est passé plusieurs fois pendant les périodes glaciaires et ces
changements climatiques sont appelées des évènements Dansgaard-Oeschger
en l'honneur des chercheurs qui les ont découverts et décrits.
Un
changement aussi dramatique et soudain d'un état climatique à un autre
est appelé un point de basculement. Cependant, les causes sous-tendant
ces changements ne sont pas connues, et les chercheurs n'ont pas encore
réussi à les reproduire dans les modèles climatiques modernes. "Nous
avons fait une modélisation théorique de deux scénarii différents qui
pourraient déclencher un changement climatique. Nous voulions savoir
s'il pouvait être déterminé quand un facteur externe était à l'origine
d'un changement climatique et quand le changement était dû à
l'accumulation de causes indépendantes et chaotiques", explique Peter
Ditlevsen, un climatologue chercheur à l'Institut Niels Bohr. Il
explique que dans l'un des scénarii, le climat est tel une bascule qui a
basculé d'un côté. S'il y a suffisamment de poids placé sur l'autre
côté, la balance va basculer - le climat changera d'un côté à un autre.
Il se pourrait que, par exemple, une augmentation de la concentration
atmosphérique en CO2 déclenche un changement climatique.
Dans
le deuxième scénario, le climat est tel une balle dans un fossé,
représentant un état climatique. Cette balle sera continuellement
poussée par des fluctuations chaotiques-dynamiques telles que des
tempêtes, des vagues de chaleur, des pluies abondantes et la fonte de
calottes glaciaires affectant les courants océaniques. L'agitation
présente dans le système climatique pourra finalement pousser la balle
dans le fossé adjacent, représentant un autre état climatique.
Les
recherches de Peter Ditlevsen montrent qu'il est possible de faire la
distinction entre les deux scénarios et les changements climatiques
survenus durant les périodes glaciaires ont été provoqués par des
fluctuations chaotiques-dynamiques. Elles sont ainsi très difficiles à
prévoir.
Quelle application pour le présent ? Comment cela peut-il impacter le climat futur ? "Aujourd'hui,
nous avons une situation différente à celle de la période glaciaire. La
Terre n'a pas eu une telle concentration atmosphérique de CO2 depuis
plus de 15 millions d'années, quand le climat était très chaud et
l'Angleterre était peuplée d'alligators. Ainsi, nous avons déjà commencé
à faire basculer la balance, et en même temps la balle est peut-être
plus chahutée et pourrait changer de fossé. Cela voudrait dire que le
climat ne se réchaufferait pas simplement durant les 1000 prochaines
années, mais des changements climatiques majeurs pourraient se faire en
quelques décennies", estime Peter Ditlevsen, en
insistant sur le fait que ces recherches ne portent que sur le climat
passé, et qu'il ne s'agit pas là de prédictions pour le futur.
De l'électricité n'importe où, en tout temps
Scr: enerzine.com
La société suédoise myFC développeur de solutions destinées à l'alimentation
d'appareils électroniques portables lance le PowerTrekk, un chargeur de poche léger,
conçu pour les utilisateurs qui passent beaucoup de temps hors de portée des réseaux électriques.
Fournissant
de l'électricité instantanément où que vous soyez, PowerTrekk utilise
une technologie de pile à combustible qui convertit l'hydrogène en
électricité.
La solution 2-en-1
de PowerTrekk comprend à la fois une batterie portable et un chargeur
de pile à combustible. La batterie portable peut fonctionner de façon
autonome comme une source d'électricité disponible ou comme un tampon de
stockage pour la pile à combustible. La pile à combustible permet un
chargement instantané à partir d'un état de batterie épuisée sans jamais
nécessiter de chargement par prise électrique.
L'utilisateur
insère tout simplement une recharge de combustible et ajoute de l'eau.
Pour charger les dispositifs portables - par exemple des téléphone
portables, des appareils-photo et des appareils GPS - l'utilisateur
connecte son dispositif à PowerTrekk via un port USB.
Doté d'un étui renforcé étanche et utilisant une technologie robuste à l'intérieur, PowerTrekk est conçu pour répondre aux demandes des personnes intinérantes les plus exigentes.
"PowerTrekk
a un avantage concurrentiel sur les chargeurs portables traditionnels.
L'électricité de la pile à combustible est générée de façon immédiate et
les chargements ne sont aucunement affectés par le climat ou la
position du soleil, contrairement aux panneaux solaires. En comparaison
avec les chargeurs de voyage alimentés par piles électriques, PowerTrekk
offre un chargement fiable car les charges de combustible ne s'épuisent
moins vite", a déclaré Björn Westerholm, PDG de myFC, la société qui produit PowerTrekk.
Étant
donné que l'hydrogène combustible peut être fourni par différentes
sources alternatives, le système est "flexifuel". Selon myFC, "le
processus chimique a prouvé son innocuité et est respectueux de
l'environnement. En outre, le seul produit dérivé provenant de la pile à
combustible est une faible quantité de vapeur d'eau."
Pour
le moment, aucune indication n'a été donnée quant à son prix. Il semble
que le fabricant soit toujours à la recherche de distributeurs et de
revendeurs européens. Mais, son produit sera disponible sur le marché,
très bientôt... nous promet-il
FRANCE: Midi-Pyrenees: Les apiculteurs doivent apprendre à vivre avec le frelon asiatique
Scr: lindependant.fr/Un nid de frelon asiatique. Impressionnant.
Les apiculteurs de Midi-Pyrénées, deuxième région attaquée par le frelon asiatique
après l'Aquitaine en 2004, apprennent à vivre avec ce prédateur de leurs abeilles et
à en limiter les dégâts, à défaut de pouvoir espérer encore éradiquer l'envahisseur.
La
pression de « vespa velutina », son nom scientifique, n'a cessé de
monter depuis 2007 dans la région puis dans tout le quart sud-ouest de
la France, ont constaté mardi les représentants des départements de
Midi-Pyrénées réunis au
siège de l'ADAM (Association de développement de l'apiculture en Midi-Pyrénées) à Auzeville, près de Toulouse.
Si
le représentant du Groupement de défense sanitaire (GDS) des
apiculteurs du Lot Michel Bétaille sonne le tocsin en annonçant plus de
mille nids dans son département particulièrement touché, Roland
Martinand, du Tarn, lance blasé : « On a arrêté de compter ». D'autres
relativisent désormais les nuisances du frelon asiatique en dressant le
bilan de 2010.
«
Il y a beaucoup d'autres problèmes affectant nos ruches : les virus,
les acariens comme la varoise, les insecticides, et on a du mal à
chiffrer précisément ce qui est imputable au frelon dans les dégâts
subis », déclare Virginie Britten, ingénieur à l'ADAM, animatrice de la réunion.
Les petites ruches plus fragiles
Vraisemblablement
arrivé à Bordeaux dans les soutes d'un bateau en 2003, ce petit frelon
de couleur brune se régale depuis des insectes locaux, en particulier
des abeilles. Il les attaque à la sortie de la ruche, leur coupe la tête
et garde le thorax pour nourrir ses larves.
« Quand
la ruche est suffisamment affaiblie, à la fin de l'été, il entre et
fait un carnage de larves et de miel : il a tout, les protéines et le
sucre », explique Virginie Britten.
Quand
ils ne détruisent pas une ruche, les frelons perturbent sa vie :
occupées à se défendre, les abeilles ne font plus de provisions et la
ruche peut ne pas passer l'hiver, expliquent les apiculteurs.
Les ruchers de moins de dix ruches sont les plus fragiles, selon l'ADAM. « Les professionnels, avec plus de 400 ruches, sont moins touchés. Ils les déplacent et les regroupent pour l'hivernage », remarque Jean-Pierre Pichayrou, du Tarn-et-Garonne.
Les
professionnels brillaient par leur absence mardi, à la différence des
amateurs avertis, qui exploitent parfois cinquante ruches, comme
Jean-Pierre Pichayrou.
Pièges et destructions
Tous
veulent « réduire la pression » du prédateur en visant
particulièrement les femelles fondatrices, les seules qui survivent à
l'hiver. L'intérêt des pièges fait débat, mais l'ADAM recommande
au moins d'installer près des ruchers des bouteilles contenant des jus
sucrés ou fermentés qui n'intéressent pas les abeilles. « Il
n'y a pas de pièges sélectifs. Il faut se limiter à la période
février-fin avril pour ne pas attraper d'autres insectes, et surtout il
ne faut pas utiliser d'insecticide », avertit Virginie Britten.
Quant
aux destructions de nids, la plupart se disent échaudés par l'attitude
de l'Etat qui n'a toujours pas classé le frelon asiatique comme
nuisible, et déclarent avec M. Martinand : « On n'agira que chez nous, pas sur la voie publique, ce n'est pas de notre ressort ».
Ces
nids se situent souvent dans les arbres à 10 mètres de haut, parfois
sous les toits ou dans les haies. L'ADAM va acheter des perches creuses
subventionnées par la Région et y projeter du dioxyde de soufre sous
pression pour geler les nids et tuer leurs habitants, toujours sans
insecticide. A la nuit tombée, pour être sûrs que les frelons sont
rentrés.
Il faudra compter sans
les pompiers qui n'interviennent plus depuis des années, et en se
méfiant de certains désinsectiseurs car leurs tarifs s'échelonnent de 80
à 2 500 euros par nid, à en croire les apiculteurs.
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Le : 14/02/2011
Sécheresse en Chine : le blé flambe à Chicago
Scr: lefigaro.com/photo:LJDD
La sécheresse serait la plus grave depuis 200 ans. Deux tiers des zones de production sont affectées.
Le cours du blé à Chicago est au plus haut depuis 29 mois. La Chine est le premier producteur mondial.
La
terrible et persistante sécheresse qui affecte le nord-est de la Chine
donne des sueurs froides aux dirigeants chinois et a fait tirer le
signal d'alarme aux agences spécialisées de l'ONU. Elle a aussi pour
effet de porter les cours du blé à des niveaux records sur le marché de
référence à Chicago. Or, Pékin a averti mercredi que cette anomalie
climatique devrait durer au moins dans les dix jours à venir, menaçant
gravement la récolte de blé d'hiver.
Selon
le ministère chinois de l'Agriculture, les huit provinces concernées
produisent plus de 80 % du blé d'hiver du pays. La province du Shandong
pourrait ainsi connaître sa plus grave sécheresse depuis 200 ans, selon
l'agence Chine Nouvelle. Il n'y est tombé que 12 millimètres de pluie
depuis le mois de septembre. «La sécheresse persistante pose
potentiellement un problème très grave», affirme l'Organisation des
Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Selon la FAO, la
zone affectée couvrirait pour plus des deux tiers de la production
nationale. La Chine est à la fois le plus gros producteur et le plus
grand consommateur de blé au monde.
Autosuffisance menacée
Le
premier ministre, Wen Jiabao, s'est rendu sur le terrain dans le
Shandong. Pour y déclarer que le pays «devait se préparer au pire et se
mobiliser». Mercredi, les autorités chinoises ont annoncé de nouvelles
mesures de lutte. Le gouvernement va dépenser plus de 6 milliards de
yuans (670 millions d'euros) pour détourner de l'eau vers les régions
les plus touchées et construire en urgence puits et systèmes
d'irrigation. Selon le China Daily, le Shandong a entrepris de réparer
ou creuser 30.000 puits.
Lors
de ce même voyage, Wen Jiabao a affirmé que la stabilisation des prix
était la «tâche principale du gouvernement» et que le cours des céréales
était «essentiel» dans ce combat. Or, sur le marché à terme pour
produits agricoles de Zhengzhou, le prix de la tonne de blé a bondi de
6,6 % pour atteindre le niveau record de 3 051 yuans. Et à Chicago, les
cours ont atteint leur plus haut niveau depuis près de trois ans. Pour
des raisons stratégiques évidentes, la Chine s'est attachée à être
autosuffisante en blé, et une nécessité de s'approvisionner à
l'extérieur aurait un impact sérieux sur le marché mondial. Pékin
détient cependant d'importants stocks, ce qui devrait atténuer les
conséquences de la pénurie.
Pour
le gouvernement chinois, ce cruel caprice du ciel tombe très mal, alors
qu'il s'efforce de combattre l'inflation montée à 3,3 % en 2010 et
largement tirée par la hausse des prix alimentaires. Plus largement, la
FAO a mis en garde contre des troubles sociaux dans certaines régions du
globe, les prix alimentaires ayant atteint leur niveau historique le
plus élevé au niveau mondial .
Russie : nombre record de catastrophes naturelles en 2010
Scr: planete.info / Ria Novosti
Un chiffre record de 972 phénomènes météorologiques dangereux a été enregistré
au cours de l'année dernière en Russie, a annoncé le chef du Service pour
l'hydrométéorologie et le suivi de l'environnement russe (Rosgidromet), Alexandre Frolov.
"Au
cours de l'année passée 972 cataclysmes naturels présentant un danger
ont été répertoriés sur le territoire du pays, dont 467 ont eu un impact
important sur l'économie russe", a-t-il indiqué. En 2009, seuls 385 des
923 cataclysmes répertoriés ont provoqué de graves dégâts, a poursuivi
l'intéressé.
Les risques
liés aux vents violents et aux ouragans sont en nette hausse : 120 cas
en 2010, contre 66 en 2009. Avec 49 cas recensés, la fréquence des
températures anormales a quant à elle presque doublé en un an, a
expliqué le responsable.
Quelques évènements météorologiques exceptionnels
Tout
a débuté par un froid "de canard" avec des températures inférieures de
10 degrés aux moyennes saisonnières : dans le District fédéral central
de Russie où les températures nocturnes oscillaient entre 25 et 32
degrés en-dessous de zéro. Dans les régions situées le long de la Volga
et dans l’Oural, les températures nocturnes sont descendues à 38 degrés
en-dessous de zéro et à moins 40 degrés dans le sud de la Sibérie
occidentale. En Iakoutie (Sibérie orientale), le thermomètre a chuté à
moins 60 degrés. Le District fédéral russe du Nord-Ouest a vu des
températures comprises entre moins 23 et moins 30 degrés, soit
inférieures de 4 à 8 degrés aux moyennes saisonnières.
L’année
2010 a été marquée par des inondations exceptionnelles en Iakoutie,
provoquées non par une accumulation d'embâcles sur le fleuve Léna, mais
par des anomalies naturelles: une grande quantité de neige et une très
fine couche de glace dans la partie supérieure de la Léna, et l’inverse,
à savoir très peu de neige et une très grande épaisseur de glace dans
la zone inférieure du cours du fleuve.
Le
25 décembre, une pluie verglaçante s’est abattue sur Moscou. Ce
phénomène naturel extrêmement rare est dû à la formation de gouttes
d’eau dans les couches atmosphériques où la température est supérieure à
zéro (vers 1,5 km d'altitude). En atteignant la terre, ces gouttes
gèlent instantanément au contact de l’air froid. De ce fait, la terre,
les arbres et les fils électriques se recouvrent d’une carapace de
glace. Le 25 décembre, la capitale russe toute entière s’est transformée
en une gigantesque patinoire.
Une canicule terrasse près de 60 000 personnes
En
outre, le pays souffre dans des proportions croissantes de sécheresses
et de vents secs (41 cas contre 26 en 2009). Le pic d'intensité de ces
phénomènes s'est produit durant l'été 2010, lorsque les températures
anormalement chaudes (record de 38,2°C à Moscou), couplées à une
sécheresse, ont provoqué des incendies meutriers.
Lors
de cet épisode, le taux de mortalité en Russie a augmenté de 55 800
personnes par rapport à l'été 2009 en raison des chaleurs
exceptionnelles de l'été dernier, lit-on dans un rapport du ministère
russe de la Santé publique et du Développement social. "En
raison de la canicule, des incendies naturels et de la fumée, la
mortalité a augmenté de 14 500 personnes en juin et de 41 300 personnes
en août par rapport à la même période de l'année précédente",
précise le rapport. Provoqués par la chaleur exceptionnelle et une
sécheresse sans précédent, 30 000 incendies naturels ont ravagé 1,1
million d'hectares de forêts dans plus de 20 régions russes
depuis début de juillet, faisant 62 morts, environ 800 blessés et plus
de 3 500 sans-abri. Les Moscovites ont étouffé sous une épaisse fumée
pendant plusieurs semaines. Résultat : le 12 août 2010, la teneur en
oxygène dans l'air était 3,7 fois inférieure à la norme.
Les dégâts causés par ces derniers sont évalués à 110 milliards de roubles (près de 2,8 milliards d'euros), a conclu M.Frolov.
Hausse des températures deux fois supérieure au niveau mondial
La
température moyenne en Russie a augmenté de 1,1 degré Celsius au cours
des dix dernières années, un chiffre deux fois supérieur à la moyenne
planétaire, a déclaré le chef du Service pour l'hydrométéorologie et le
suivi de l'environnement russe (Rosgidromet), Alexandre Frolov."Au
cours des dix dernières années, on a constaté une hausse de 0,43 degré
Celsius de la température moyenne mondiale, un chiffre record depuis que
ce type d'observations existe", a indiqué M.Frolov, en soulignant qu'en
Russie l'augmentation avait été deux fois supérieure.Le responsable a
également remarqué que sur fond de hausse de la température, le nombre
des phénomènes météorologiques dangereux avait augmenté de 7%.
Le film solaire en spray, une petite révolution !
Scr: enerzine.com
La semaine dernière, une société du Maryland (USA) au nom de "New Energy Technologies"
a dévoilé un prototype fonctionnel de vitrage solaire (SolarWindow) d'une superficie de 30x30 cm.
La
surface en verre du nouveau prototype a été recouverte par simple
pulvérisation, d'une fine couche photosensible. Appliqué à température
ambiante, ce procédé permet au matériau de base de rester transparent
tout en étant capable de produire de l'énergie à partir de la lumière
naturelle ou artificielle.
La
projection directe sur verre éliminerait ainsi les méthodes coûteuses de
production sous-vide souvent encombrantes et qui nécessitent également
des températures élevées.
La
société estime même que lorsque la solution est appliquée à la façade
d'un immeuble de bureaux par exemple, les fenêtres pourraient générer
jusqu'à 300% d'énergie de plus que les panneaux solaires traditionnels
montés en toiture.
Aucune
spécificité technique n'a été divulguée par la société, mais elle a par
contre précisé que le film remplaçait avantageusement les parties
métallisées utilisées dans la plupart des panneaux solaires, avec "un
composé respectueux de l'environnement". En effet, la fine couche
recouvrant le verre ne nécessite qu' 1/10ème d'épaisseur de celle
déposée sur les films en couches minces, ce qui permet au verre
finalement de rester transparent.
Toujours
d'après New Energy, son efficacité serait de 10 fois supérieure aux
technologies actuelles qui se basent sur les films en couches minces.
Enfin,
SolarWindow est fabriqué à partir de la plus petite cellule solaire
organique au monde - elle ne mesure qu'1/4 de la taille d'un grain de
riz - conçue par le Dr. Xiaomei Jiang de l'Université de Floride du Sud.
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Le : 11/02/2011
Capacité éolienne installée : la Chine dépasse les USA
Scr: enerzine.com

Pour la première fois en 2010, plus de la moitié des nouvelles éoliennes installées (puissance)
a été ajoutée en dehors des marchés traditionnels Europe et Amérique du Nord.la croissance chinoise
a représenté à elle seule près de la moitié des nouvelles installations d'éoliennes (soit 16,5 GW).
L'Asie
a boosté l'énergie éolienne mondiale. Cette dernière a en effet
augmenté de 35,8 GW en 2010, portant la capacité totale des parcs
éoliens à 194,4 GW - en hausse de 22,5% par rapport à 2009, selon les
derniers chiffres émis par le Global Wind Energy Council (GWEC). Les
nouvelles capacités installées en 2010 ont représenté des
investissements d'une valeur de 47,3 milliards d'euros.
"La Chine possède maintenant 42,3 GW d'énergie éolienne, et a surpassé les États-Unis en termes de capacité installée totale," a indiqué Li Junfeng, secrétaire général de l'association chinoise pour l'industrie des énergies renouvelables (CREIA). "Cela
met la Chine en position d'atteindre les 200 GW de puissance éolienne
installée d'ici 2020. Et dans le même temps, la Chine est devenue le 1er
producteur mondial d'équipements d'énergie éolienne."
Cependant,
d'autres pays en développement ont aussi développé leur capacité
éolienne, comme l'Inde, (+2,1 GW en 2010), le Brésil (+326 MW), le
Mexique (+316 MW), et l'Afrique du Nord (Égypte, Maroc et Tunisie) avec
213 MW.
Les États-Unis,
traditionnellement l'un des marchés les plus forts en éolien, a vu ses
nouvelles installations fondre de 50% en 2010 par rapport à 2009,
passant à un peu plus de 5 GW à 10 GW en 2009.
En
Europe également, les nouvelles capacités installées en 2010 (9,9 GW)
ont baissé de 7,5% par rapport à 2009 (10,7 GW), en dépit d'une forte
croissance (+50%) du marché de l'éolien offshore dans des pays comme le
Royaume-Uni, le Danemark et la Belgique, ou encore dans d'autres moins
souvent cités comme la Roumanie, la Bulgarie et la Pologne.
Pour
les lecteurs et les lectrices d'Enerzine, friands de données
exploitables, vous trouverez les tableaux et graphiques du GWEC
intitulés : Global Wind Statistics 2010 (.PDF en anglais)
Un moteur hybride à air comprimé : simple, économique et efficace !
Scr: futura-sciences.com
La Volvo Air Motion, une étude du constructeur suédois pour un véhicule
fonctionnant (uniquement) à l'air comprimé.
Et si la bonne idée était une hybridation avec un moteur thermique ?
Les
voitures « hybrides », où le moteur thermique est aidé par un ou
plusieurs moteurs électriques, sont à la mode. Mais, démontre un
chercheur suédois, il y a plus simple : comprimer de l’air au freinage
et s’en servir ensuite pour assister le moteur lors des accélérations.
Parfois,
il faut savoir penser autrement. Alors qu’aujourd’hui tous les regards
se tournent vers l’électricité, les ingénieurs imaginent facilement des
solutions électriques. C’est le cas chez les constructeurs automobiles
où l’on investit beaucoup dans les voitures entièrement électriques ou «
hybrides ». À l’Université de Lund, en Suède, Per Tunestål, ingénieur,
explore une autre idée, honorablement connue : celle du moteur à air
comprimé.
Puisque l’on sait très bien faire des
moteurs entraînés par de l’air sous pression, lequel met en mouvement
les pistons dans leurs cylindres, pourquoi ne pas réaliser un système
hybride où cette énergie supplémentaire viendrait assister un classique
moteur thermique (essence, Diesel ou GPL) lors des accélérations ? Le
principe n’est pas nouveau mais n’avait semble-t-il jamais été étudié
que théoriquement. Le chercheur, lui, est passé à l’acte. Comme sujet de
thèse, l’un de ses étudiants, Sasa Trajkovic, a modifié un moteur de
camion Scania pour étudier la faisabilité technique.
Un constructeur indien intéressé
Selon
Per Tunestål, le moteur hybride à air est bien plus simple à fabriquer
et à faire fonctionner que l’hybride électrique. Il est aussi moins
encombrant. On peut récupérer ainsi 48 % de l’énergie du freinage, qui
sera restitué au moment des accélérations, au démarrage du véhicule par
exemple. Le principe est particulièrement adapté à la conduite urbaine,
où la vitesse varie beaucoup, avec de nombreux freinages. Selon Sasa
Trajkovic, un tel hybride thermique-air réduirait de 58 % la
consommation d’un bus citadin, par exemple.
Dans
son moteur, le compresseur est entraîné lors des freinages et met en
pression l’air contenu dans un réservoir. Lorsque le moteur a besoin de
puissance supplémentaire, cette pression est injectée dans le cylindre
par les soupapes d’admission. Par moment, le moteur gonfle la bouteille
d’air comprimé tandis qu’à d’autres, il récupère son énergie. Ce ballet
mécanique de soupapes est contrôlé électroniquement.
Sa
réalisation concrète a permis de valider le concept et de mettre au
point les détails. « Cette technologie est tout à fait réaliste,
explique Per Tunestål. J’ai été récemment contacté par un fabricant
d’automobiles indien qui souhaite commencer à produire des voitures
hybrides à air comprimé. » Le chercheur suédois ne révèle pas le nom de
l’entreprise mais on sait que le géant Tata s’est intéressé de près aux moteurs à air comprimé et avait approché le groupe français MDI, créateur de l'Airpod.
Pour
l’instant, la transformation du moteur Scania n’a été que partielle.
L’équipe veut aller jusqu’à la réalisation d’un moteur fonctionnel.
“Les migrations climatiques peuvent être bénéfiques face au réchauffement”
Scr: lemonde.fr
Les hommes fuient des conditions économiques difficiles,
des régimes politiques répressifs ou des régions où la guerre fait rage.
Mais avec les années, ils devront surtout échapper aux conséquences
du changement climatique.
Malgré
tout, ces migrations climatiques ne doivent pas seulement être
envisagées sous l’angle des catastrophes humanitaires. Elles peuvent
aussi découler d’une stratégie rationnelle d’adaptation et s’avérer
profitables aux populations concernées. Voilà les conclusions d’un
nouveau rapport sur le sujet présenté par la Banque asiatique du
développement lundi. Son coordinateur, François Gemenne, chercheur à
l’Institut du développement durable et des relations internationales,
détaille ce changement de perspective radical.
Qu’appelle-t-on les réfugiés climatiques ?
François
Gemenne : Il n’y a pas de définition qui fasse l’unanimité. Mais de
manière générale, il s’agit de personnes forcées de quitter leur lieu de
vie en raison d’une dégradation de leur environnement liée au
changement climatique. Cette dégradation peut être lente, telle que
l’élévation du niveau des mers ou l’érosion des sols, ou brutale, comme
les inondations ou les ouragans. Les pays les plus concernés sont les
pays en développement, en particulier ceux de la région Asie-Pacifique.
Il existe plusieurs raisons à cela : leur géographie, avec des côtes
très exposées, la sensibilité de ces écosystèmes aux dégradations
environnementales, la vulnérabilité sociale et économique des
populations, et surtout une très forte densité de population. Ce dernier
facteur explique que les pays africains les plus pauvres soient touchés
par des mouvements migratoires plus lents et plus progressifs.
On parle depuis quelques années de ces migrants climatiques. Quand a-t-on pris conscience de cet enjeu ?
Les
migrations climatiques sont un phénomène qui a toujours existé. Les
dégradations de l’environnement ont ainsi toujours été un facteur de
migration à travers l’histoire. Mais les Etats et les chercheurs ne s’y
sont intéressés que récemment, depuis les années 1980. Et ce
n’est que dans les années 2000 que cette problématique est devenue
cruciale, avec l’accélération des conséquences du changement climatique.
Il a en effet entraîné des flux migratoires bien plus importants ainsi
que des migrations davantage contraintes que par le passé. Le
réchauffement de la planète a donc changé notre point de vue sur le
sujet et nous fait nous questionner sur la responsabilité des pays
développés pour trouver une solution à ce problème.
La
plupart des études récentes estiment entre 200 millions et 1 milliard
le nombre de réfugiés climatiques d’ici 2050. Etes-vous si alarmiste ?
Ces
études n’ont pas de fondement empirique. Elles calculent en effet le
nombre de personnes qui vivent dans des régions à risque, les prévisions
de dégradation de l’environnement, et concluent que tel nombre de
personnes vont partir. Elles sont donc basées sur le postulat que les
migrations seraient la seule option possible pour les personnes touchées
par le changement climatique. Or, elles ne tiennent pas compte de
l’évolution démographique des régions, de la capacité locale des
populations à s’adapter et de la mise en place de politiques publiques
qui pourraient faciliter ou empêcher ces migrations. On ne peut donc pas
estimer le nombre de réfugiés climatiques dans les prochaines années.
Ces
statistiques sont d’autant plus délicates que, d’après votre étude, les
migrations climatiques relèvent de dynamiques plus complexes que les
seuls facteurs environnementaux…
Les
migrations environnementales s’inscrivent en effet dans une dynamique
migratoire globale. Le facteur de la dégradation de l’envionnement, en
particulier lorsque celle-ci s’étend sur de nombreuses années, est
intimement imbriqué avec des facteurs sociaux-économiques tels que la
pauvreté, les réseaux familiaux et sociaux ou encore la représentation
de l’étranger par les migrants. Nous devons donc reconnaître le rôle
croissant de l’environnement dans ces facteurs sans pour autant
l’isoler. Toutefois, donner un statut juridique aux réfugiés climatiques
permettrait aussi de les protéger, notamment en cas de déplacement
brutal après une catastrophe naturelle, comme le tremblement de terre en
Haïti.
Comment protéger les migrants climatiques ?
Il
faut mettre en place des politiques migratoires appropriées dès
maintenant, d’autant que l’on sait estimer les risques à venir,
notamment grâce aux rapports du GIEC. Les Etats doivent par exemple
encourager les populations à vivre dans des zones moins risquées,
permettre aux agriculteurs de travailler à la ville pour diversifier
leurs revenus ou encore donner les moyens aux villes de s’adapter aux
flux migratoires auxquels elles vont être de plus en plus confrontées.
Si elle est préparée, la migration peut relever d’une stratégie
d’adaptation rationnelle, au lieu d’être le signe d’un échec de
l’adaptation. En évitant que les gens ne partent au dernier moment, on
réduit le nombre de morts et de crises humanitaires, on diversifie les
sources de revenus pour les familles, on provoque une meilleure gestion
des terres et moins de compétition pour les ressources. Bien gérées, les
migrations climatiques peuvent être bénéfiques pour tout le monde, les
régions d’origine comme les pays d’accueil et les migrants eux-mêmes.
Comment la question des migrations est-elle gérée aujourd’hui ?
Pour
le moment, les Etats gèrent ce problème d’une manière uniquement
réactive, seulement après une catastrophe naturelle. Ils fonctionnent
sur une base irrationnelle, gouvernée par la peur. Les réfugiés
climatiques sont toujours perçus par les Etats comme des bombes à
retardement. Les migrations doivent donc devenir un enjeu de coopération
internationale : les pays développés doivent reconnaître leur
responsabilité et financer les stratégies d’adaptation au changement
climatique des pays en développement. Un premier pas a été esquissé avec
le sommet de Cancun : les politiques migratoires seront financées par
le Fonds vert pour le climat. Mais il restera encore à mettre en place
un régime de gouvernance globale des migrations, sous l’égide des
organisations internationales.
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Le : 10/02/2011
Australie: inondations et cyclone ont abimé la Grande barrière de corail
Scr: 20minutes.fr avec AFP photo: SIPA
ENVIRONNEMENT - Elle pourrait mettre plus de dix ans à s'en remettre...
La
Grande barrière de corail, au large de la côte nord-est de l'Australie,
pourrait mettre des années à se remettre des dégâts causés par les
gigantesques inondations du mois dernier et le cyclone Yasi de jeudi,
préviennent les experts. Yasi, un cyclone d'intensité maximale (5), a
frappé une portion de la côte nord-est dans la nuit de mercredi à jeudi,
au sud de Cairns, qui sert de porte d'entrée à de nombreux vacanciers
vers la Grande barrière de corail.
Bien
qu'il soit encore trop tôt pour tirer un bilan définitif des dégâts
causés, les experts estiment que les coraux ont été forcément endommagés
par les vents atteignant une vitesse de 290 km à l'heure. «Les cyclones
endommagent les récifs», déclare à l'AFP Nick Graham, chercheur à
l'université James Cook. «Ils sont particulièrement préjudiciables en
eau peu profonde: ils brisent les coraux et peuvent tuer des récifs
entiers de coraux vivants, ce qui réduit la surface totale» occupée par
ces organismes.
Des fragments de coraux sur les plages
La
Barrière de corail australienne, qui s'étend sur 354.000 km carrés, est
déjà affectée par les gigantesques inondations qui ont recouvert une
partie de l'Etat du Queensland (nord-est) fin décembre et début janvier.
Des débris, des sédiments, des pesticides et autres saletés ont été
rejetés à la mer, au large de la côte nord-est, notent les experts. Des
fragments de coraux réduits en miettes par le cyclone ont déjà été
récupérés sur les plages du nord-est, selon les autorités du parc marin
de la Grande barrière de corail, qui estiment que la Barrière pourrait
mettre dix ans à se remettre de ces deux catastrophes naturelles.
«Les cyclones sont des événements climatiques réguliers, qui affectent de manière très forte l'écosystème des récifs coraliens», souligne le président de ces autorités, Russel Reichelt. «Mais
chaque cyclone affecte un endroit spécifique, alors que le changement
climatique par exemple provoque un blanchiment des coraux sur une très
grande échelle», ajoute-t-il. Les cyclones font partie
de la vie normale de la Grande barrière: elle en a connu 55 entre 1969
et 1997, selon une étude récente. Mais le réchauffement et
l'acidification des eaux de l'Océan ont accru la fréquence des passages
de cyclone et rendu les coraux bien plus vulnérables qu'avant.
Lente convalescence pour les coraux
La
convalescence des récifs «prend du temps car ils ne sont pas dans le
meilleur état possible, ils n'ont pas beaucoup de résistance», déclare
le professeur Ove Hoegh-Guldenburg, directeur de l'institut Global
change à l'université du Queensland. En plus, comme la température des
océans monte en raison du réchauffement climatique, la fréquence des
cyclones du type Yasi augmente et cela peut avoir potentiellement un
gros impact sur les récifs coraliens, réduisant leur capacité à se
remettre, ajoute le professeur. La croissance des coraux sur la Grande
barrière a nettement ralenti depuis 1990 et une partie d'entre eux
souffrent de blanchiment, réduits à l'état de squelettes d'un blanc
immaculé.
Princeton : la palme d'or du complexe photovoltaïque
Scr: enerzine.com
La prestigieuse Université de Princeton (Princeton University) située aux États-Unis,
a l'intention de devenir une référence dans le domaine des technologies vertes et
des énergies renouvelables.
La
"Ivy League", une entité qui regroupe les huit universités privées du
nord-est des États-Unis a annoncé la semaine dernière sa décision
d'installer sur une superficie de 10 ha des panneaux photovoltaïques,
afin d'alimenter partiellement en énergie le campus du New Jersey.
L'installation
sera composée de 16.500 panneaux photovoltaïques, ce qui en fera la
plus grande centrale solaire de ce type pour un collège ou une
université américaine. Elle produira assez d'électricité pour faire
baisser les frais de scolarité de 8% !
La
mise en place de la centrale solaire fait partie d'un plan durable
lancé en 2008 afin d'abaisser les émissions de carbone de Princeton aux
mêmes niveaux de 1990, d'ici 10 ans. Le complexe électro-solaire sera
construit sur des terres appartenant à l'université et situées au sud du
campus principal, juste en face du Delaware. La construction devrait
débuter l'an prochain.
C'est
la compagnie SunPower qui a été sélectionnée pour développer la
centrale solaire. Selon elle, les panneaux solaires seront en mesure de
produire 8 millions de kilowattsheures par an, soit suffisamment
d'électricité pour couvrir 5,5% du total des besoins de l'Université de
Princeton.
Pour financer le projet, Princeton utilisera le programme de Certificat -Solaire- d'Energie Renouvelable du New Jersey (SREC).
Dans
le cadre de ce programme, l'Etat fédéral émettra un SREC pour 1.000
kilowattheures d'énergie produite par la centrale solaire jusqu'en 2020.
L'université vendre ensuite ces crédits à une entreprise de services
publics pour couvrir partiellement le coût du système.
Rendement de 12% pour du solaire en couches minces
Scr: en savoir+
Uni-Solar**, fabricant de cellules solaires flexibles en couches minces, a annoncé la semaine dernière
que le Laboratoire National des Energies Renouvelables (NREL) avait certifié son modèle de panneau
photovoltaïque large pourvu d'un taux de rendement de 12%.
A
ce jour, il s'agit du taux de rendement le plus élevé que le NREL ait
jamais relevé en matière de technologie photovoltaïque en couches
minces.
D'après la firme
américaine, cette avancée technologique engendrerait une réduction
significative des coûts d'installation des panneaux solaires et
réduirait également les coûts de production d'électricité solaire de
près de 20%.
Le Docteur Ryne Raffaelle, Directeur du Centre National dédié au photovoltaïque au sein du NREL a déclaré : « La
récente avancée d'Uni-Solar en matière de rendement de panneaux
photovoltaïques en silicium à couche mince m'impressionne beaucoup.
Uni-Solar est non seulement le leader de son secteur, mais c’est aussi, à
l'échelle mondiale, l'une des rares entreprises du photovoltaïque
capable de mettre sur le marché un produit photovoltaïque intégré au bâti. Je suis très enthousiaste quant à la poursuite de nos collaborations ».
D'une
dimension de 4m², le panneau détenteur du record de rendement est
encapsulé dans du polymère en couches minces, et fonctionne grâce à la
technologie triple-junction d'Uni-Solar ; elle consiste à associer des
couches de silicium Nano-Cristallin superposées à un substrat d'acier
inoxydable. Cette technologie augmente le rendement des panneaux de près
de 50%, si on prend pour référence les panneaux Uni-Solar en cours de
production.
« C'est
une avancée significative pour notre groupe alors que nous continuons
de mettre en application le plan de développement de technologies sur
lequel nous avions communiqué en 2010. Ce record mondial de rendement a
été réalisé avec la participation du NREL américain et des universités
partenaires dans le cadre du Programme « Solar America Initiative » du Département de l'énergie piloté par Uni-Solar » a précisé le Docteur Subhendu Guha, PDG d'Uni-Solar.
La
production commerciale de cette technologie est prévue pour 2012. A
terme, le groupe prévoit même une commercialisation de systèmes de
production d’énergie solaire capable de fournir de l’électricité à un
coût inférieur au tarif public.
** Filiale détenue à 100% par Energy Conversion Devices.
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Le : 09/02/2011
La Cour des comptes accable le port de Marseille
Scr: lefigaro.fr
PORT DE MARSEILLE LE GRAND MASSACRE !!!
Dans un rapport provisoire, les magistrats dénoncent les conséquences
du face-à-face entre la CGT et le port. Le document sera publié au beau milieu
d'un énième conflit social.
La Cour des comptes s'apprête à publier un rapport très critique sur le Grand Port maritime de Marseille. Dans ce document,
dont Le Figaro a obtenu une version provisoire, les conditions de
travail et de rémunération enviables de certains de ses salariés et la
situation de «blocage social» du port sont pointés du doigt. Le rapport
définitif sera publié le 8 février. Sa révélation intervient en plein
conflit social : mardi soir, la réunion de négociation sur la prise en
compte de la pénibilité dans les métiers de la manutention portuaire
entre la CGT, l'Union des ports et le patronat des entreprises de
manutention n'a rien donné.
Violences sans suites
Les
conducteurs de grues et de portiques, principaux salariés des grands
ports maritimes qui, dans le cadre de la réforme portuaire votée en août
2008, doivent être transférés au privé, ne travaillent de façon
effective que 14 heures par semaine à Fos et 12 heures à Marseille,
compte tenu de l'organisation par équipes de deux conducteurs pour une
grue ou un portique, des absences et de la règle du «fini-parti», relève
le rapport de la Cour des comptes. Leur rémunération mensuelle est comprise entre 3500 et 4500 euros net, y compris les gratifications, toujours versées illégalement
par les entreprises de manutention en dépit d'un rappel à l'ordre de la
Cour dans un précédent rapport. Pourtant, seuls les ports italiens La
Spezia et Gênes connaissent une productivité inférieure à celle de
Marseille. L'application de la réforme doit permettre de «se pencher
sérieusement sur l'organisation de la manutention afin de redonner au
GPMM toutes ses chances dans la compétition in terna tionale», estime la
Cour.
Car,
même si elle reconnaît les avantages comparatifs «indéniables» du port
de Marseille, bien placé sur la route entre l'Asie et l'Europe, et
particulièrement facile d'accès par rapport à certains concurrents,
l'institution souligne que, «excepté dans les croisières, il ne cesse de
perdre des parts de m ar ché». Pour les magistrats, «l'un des facteurs
essentiels, sinon le principal, de ce déclin tient à la fiabilité
insuffisante du port, due à un climat social dégradé, avec une alternance de périodes de calme et de crise, souvent violentes, dans un contexte où un syndicat (la CGT, NDLR) domine tous les autres».
Et, face à cette situation, les magistrats pointent «une volonté de
réforme qui se délite trop souvent, notamment faute d'une détermination
suffisante des autorités de l'État, face à une crise sociale et
l'extrême tension qui l'accompagne».
Le
rapport note en filigrane la position fluctuante et pas toujours
cohérente des autorités face aux surenchères de la CGT, qui a abouti à
une situation inextricable. «Il manque au port de Marseille que s'y
applique l'État de droit normal où chacun tient son rôle dans le débat
économique et social, mais où les limites du débat démocratique ne sont
pas franchies», souligne les magistrats, qui insistent en conclusion
«auprès des dirigeants du GPMM mais aussi des tutelles ministérielles et
des représentants locaux de l'État, pour qu'ils sanctionnent, ou
fassent sanctionner, les dérives accompagnées de violences, notamment en
portant plainte systématiquement» !
Dans
un rapport de forces souvent défavorable, les dirigeants du port n'ont
pas toujours donné des suites judiciaires à des violences qui l'auraient
mérité et ont souvent cédé aux surenchères syndicales.
Salaires, primes, temps de travail… un inventaire édifiant
Auteur
d'un premier rapport sur le Grand Port maritime de Marseille (GPMM), la
Cour des comptes constate que ses observations n'ont pas été suivies
d'effet. Pis, cinq ans plus tard, la situation s'est encore dégradée.
Florilège des aberrations relevées par les experts de la Rue Cambon…
Temps de travail des portiqueurs
Les
conducteurs d'engins travaillent par équipe de deux sur un portique.
«Pendant qu'un portiqueur travaille, l'autre demeure à proximité,
accomplissant des tâches annexes, ou reste en salle de repos. En résumé, le temps de conduite effectif d'un portiqueur est de 3 heures 30 par jour à Fos et de 3 heures à Marseille.
La durée hebdomadaire de travail, compte tenu des absences et de la
règle dite du “fini-parti”, s'établit à 14 heures à Fos, à 12 heures à
Marseille.»
Productivité
Dans les grands ports européens, «le nombre moyen de mouvements par portique est de 70.000 à 80.000 par an, alors qu'au GPMM, le taux d'utilisation est moitié moindre».
Bakchichs
«Alors
que les conducteurs d'engins appartiennent au personnel du port et sont
payés par lui, ils perçoivent des rémunérations additionnelles des
entreprises de manutention (…) Les manutentionnaires parlent de
“gratifications”, de “primes de rendement” ou de “productivité” ; dans
le langage des quais, ce sont plus trivialement, mais aussi plus
exactement des bakchichs.» «Ces gratifications sont illégales. Elles pourraient s'élever jusqu'à 1300 euros par mois, de sorte qu'un p ortiqueur est susceptible de gagner mensuellement entre 3500 et 4500 euros net.»
Effectifs en hausse
Le
plan d'entreprise 2005-2009 prévoyait une baisse d'effectifs de 10
personnes par an. «La vigilance constante des représentants syndicaux a
empêché toute adaptation de l'effectif.»
Maquis de primes
«Lors
du précédent contrôle en 2005, la Cour avait critiqué le “maquis des
primes et indemnités”, en indiquant que le port en avait fourni une
liste de 120. Désormais, cette liste est plus longue encore, avec 132
primes, indemnités et allocations diverses.»
Heures supplémentaires
«L'examen
de la gestion des heures supplémentaires réserve également quelques
surprises. Entre 2006 et 2008, alors que l'effectif moyen demeure quasi
constant, le nombre d'heures travaillées diminue de plus de 4 %. En
revanche, celui des heures supplémentaires s'accroît de plus de 21 %.»
Action sociale
«Le
GPMM fait preuve d'un particulier laxisme dans la gestion des dépenses
d'action sociale. (…). Fin 2009, l'action sociale affichait ainsi un
ratio de 2 481 euros par agent, soit 20 fois plus qu'à Rouen, Nantes ou
Le Havre.»
Absentéisme
«Si
l'on prend en compte la totalité des journées d'absence quel que soit
le motif», on constate une «absence moyenne de 26,53 jours et par
salarié en 2008.»
La pollution des eaux menace le tourisme au Mexique
Scr: 20minutes.fr avec AFP/photo: la Riviera Maya/Leal/AP/SIPA
Des résidus de médicaments et même de cocaïne...
Divers polluants comme des médicaments, de la cocaïne ou des pesticides
filtrent dans les nappes aquifères contenues dans les grottes sous la péninsule
du Yucatan, menaçant à terme le développement de cette région touristique mexicaine
Selon
une recherche publiée dimanche. Si rien n'est fait, cette pollution
pourrait fortement s'aggraver alors que la population devrait décupler
d'ici 2030, préviennent ces chercheurs dont les travaux paraissent dans
la revue scientifique américaine, The Journal Environmental Pollution.
La mer des Caraïbes polluée par les rejets des égouts
Les
eaux polluées finissent aussi par atteindre la mer des Caraïbes et
cette source de pollution supplémentaire pourrait avoir contribué, en
plus de la sur-pêche et du changement climatique, à la disparition de
50% des récifs coralliens de la région depuis 1990, selon les auteurs de
cette étude. «Les résultats de cette recherche montrent clairement la
nécessité de mettre en place des systèmes de surveillance pour
déterminer les sources de ces polluants dans ces nappes aquifères»,
souligne Chris Metcalfe, professeur à l'Université Trent en Ontario
(Canada) et chercheur à Institut de l'eau, de l'environnement et de la
santé, un organisme des Nations unies basé au Canada. Il est le
principal auteur de cette étude. «Des mesures de prévention et
d'atténuation sont aussi indispensables pour s'assurer que la poursuite
du développement ne soit pas néfaste à l'environnement et à la santé
humaine et a fortiori à l'économie de cette région fondée sur le
tourisme», ajoute-t-il.
Les
auteurs de cette recherche ont conclu que la cocaïne, les substances
médicamenteuses et les produits de soins corporels trouvés dans les eaux
aquifères à quatre des cinq endroits où ils ont fait des prélèvements
provenaient des égouts. Ils notent aussi que seulement un tiers de cet
état mexicain bénéficie d'un système municipal de traitement des eaux.
Par ailleurs des échantillons d'eau provenant de la proximité d'un
terrain de golf près d'une station balnéaire ont révélé des pesticides
comme source de la contamination. Enfin des aromatiques polycycliques
d'hydrocarbone, autre substance polluante, trouvés dans ces nappes
aquifères, proviennent des routes, des parkings et des pistes de
l'aéroport.
Un risque potentiel de contamination
Ces
chercheurs relèvent aussi que le procédé de filtration dit «osmose
inverse» le plus utilisé dans la «Riviera Maya» pour le traitement de
l'eau potable «n'est pas une technologie permettant de retirer tous les
micro-contaminants». Bien que le niveau de pollution trouvé dans l'eau
potable de cette région aujourd'hui ne sont pas considérés comme une
menace à la santé publique «les mesures effectuées dans cette étude
suscitent néanmoins des inquiétudes quant au risque potentiel de
contamination», soulignent ces chercheurs. Ils recommandent notamment de
mieux isoler les conduites d'égouts, de rendre imperméable les fosses
septiques, les terrains sous les golfs et autres sources de pollution.
Wavebob, entreprise pionnière de l'énergie des vagues
Scr: BE Irlande 41
Dans le secteur encore jeune mais à fort potentiel de l'énergie des vagues,
Wavebob, entreprise irlandaise basée à Maynooth, Irlande, et pionnière du secteur,
se forge une place de choix.
En
novembre 2010, elle reçoit la visite du secrétaire américain de
l'énergie et prix Nobel, Dr Stephen Chu, à la suite de l'annonce des 2,4
millions de dollars de financement que le "Department of Energy"
américain a déjà déboursé sur les 2,8 millions de dollars promis pour
aider au déploiement en cours de Wavebob aux Etats Unis.
Mi-décembre,
cette entreprise dynamique remporte l'exposition "Green Machine" à la
Science Gallery de Trinity College Dublin, après que les visiteurs de
l'exposition, le US Secretary of Energy Dr Stephen Chu en faisant
partie, aient investi la somme virtuelle de 695 millions d'euros dans
son convertisseur d'énergie des vagues. Lors de cette exposition unique,
chaque visiteur était invité à investir virtuellement la somme de 5
millions d'euros dans ceux des 18 projets qui lui semblaient les plus à
même de faire face aux défis du développement durable. |
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Le : 08/02/2011
WWF : 95% de sources d'énergie renouvelable en 2050
Scr: enerzine.com
Selon le résultat de la nouvelle étude du WWF, "tous les besoins
énergétiques mondiaux pourraient être couverts par une énergie propre,
renouvelable et économique d'ici 2050."
Le
« Rapport Energie » présente d'une part un scénario mis au point par le
bureau de consultants en énergie Ecofys, et d'autre part, une analyse
et des recommandations du WWF.
Il
montre que d'ici 2050, les besoins énergétiques en électricité, en
transport, pour l'industrie et pour les ménages pourraient être couverts
en n'ayant qu'un recours résiduel isolé aux combustibles fossiles et
nucléaires. « Ce rapport montre qu'une telle transition est non
seulement possible mais aussi économiquement viable, fournissant de
l'énergie abordable pour tous et la produisant de manières soutenables
par l'économie globale et la planète » explique James P. Leape,
Directeur général du WWF-International.
Selon
le scénario d'Ecofys, la demande énergétique en 2050 serait globalement
inférieure de 15% à ce qu'elle était en 2005. Et malgré l'augmentation
de la population, de la production industrielle, du fret et des voyages,
des mesures ambitieuses d'économie d'énergie nous permettrons de faire
plus avec moins.
Le WWF prévoit
par ailleurs 95% de sources d’énergie renouvelable en 2050 et indique
le cheminement pour y parvenir sans compromettre la biodiversité et les
communautés locales (1,4 milliards de personnes n’ont pas accès à une
électricité fiable).
Le
scénario “Energie inépuisable” se centre sur la fin prévisible des
énergies fossiles (principaux émetteurs de gaz à effet de serre) et
examine en détails les mesures techniques nécessaires à prendre pour le
développement de chaque énergie renouvelable (éolien, hydroélectricité,
bioénergie, etc.).
La biomasse
est une ressource nécessaire mais extrêmement sensible. Une attention
particulière doit être portée pour limiter l'utilisation des terres pour
de la bioénergie (non-concurrence de l’agriculture nourricière) tout en
permettant d’atteindre l'objectif de 100% de renouvelables.
L'électricité
doit être le principal vecteur et les carburants fossiles (pétrole,
gaz, charbon) devront être remplacés. Les transports électrifiés et le
secteur du chauffage devront utiliser la biomasse en s'assurant de leur
durabilité environnementale et sociale. Cependant, notre besoin en
bioénergie peut pousser nos forêts, nos terres agricoles et notre eau jusqu’à leurs limites.
Le
scénario prévoit aussi une énergie accessible à tous réduisant par
là-même la pauvreté. James P. Leape, Directeur général,
WWF-International ajoute que « La transition posera des
défis significatifs mais j'espère que ce rapport inspirera les
gouvernements et le monde des affaires à s'attaquer à ces défis et
simultanément à réagir promptement pour faire de l'économie renouvelable
une réalité. Il n'y a rien de plus important que notre capacité à créer
un futur renouvelable ».
En
fournissant une énergie propre, le rapport estime que les économies
réalisées grâce à la baisse des coûts de l'énergie, par rapport à un
scénario économique actuel, atteindraient environ 4 000 milliards
d'euros rien que pour l'année 2050. De plus, les conflits liés à
l'énergie seront évités ainsi que les pollutions massives, conséquences
inhérentes à l'exploitation des énergies fossiles qui se fera de plus en
plus dans des zones instables au niveau politique ou environnemental en
raison de la limitation des réserves.
Enfin,
le scénario du « Rapport Energie » prévoit d'ici 2050 une réduction de
80% des émissions mondiales de CO2 issues du secteur de l'énergie, ce
qui permettrait de limiter de façon très probable l'augmentation moyenne
de la température à 2°C et donc d'éviter le risque d'un changement
climatique catastrophique.
Le
mix énergétique du futur : l'énergie solaire, l'énergie du vent,
l'énergie de l'océan, l'énergie géothermique, l'énergie hydraulique
(actuellement la plus grande source d'énergie renouvelable dans le
monde), la bioénergie (bois énergie, agrocarburant, algocarburant).
Sur la base de ce rapport, le WWF formule 10 recommandations clés pour un futur énergétique 100% renouvelable :
1.
SOBRIETE, EFFICACITE: Entrainer les économies d'énergie partout où
elles sont possibles. Promouvoir seulement les produits les plus
efficaces énergétiquement. Développer les sources d'énergies
renouvelables existantes et en créer de nouvelles pour fournir une
d'énergie propre pour tous en 2050.
2.
RESEAUX : Partager et échanger cette énergie propre au travers des
réseaux interconnéctés, en faisant la meilleure utilisation possibles
des ressources énergétiques dans les différentes régions (fonctions de
leurs potentiels en EnR).
3.
ACCES : Mettre fin à la précarité énergétique en fournissant une
électricité constante et pérenne et en promouvant l'utilisation de fours
plus efficaces pour économiser les ressources en biomasse.
4.
ECONOMIE: Investir dans les économies d'énergie, la production
renouvelable, et les produits ou bâtiments les moins énergivores.
5.
NOURRITURE : Mettre fin au gaspillage de la nourriture. Choisir une
alimentation dont la source est issue d'un mode durable et efficace et
qui libère de la terre pour la nature, la sylviculture durable et la
production de biocarburant (lorsqu'elle n'est pas en concurrence avec
l'agriculture nourricière). Chacun a un droit égal au niveau requis de
protéines pour bénéficier d'un régime alimentaire sain et pour que ceci
se produise, il faut globalement consommer moins de viande.
6.
MATERIAUX : Réduire, réutiliser, recycler pour minimiser le gaspillage
et économiser l'énergie. Développer des matériaux durables. Et éviter
les biens dont nous n'avons pas besoin.
7.
TRANSPORT : Fournir des incitations à encourager un plus grand recours
aux transports publics et réduire les distances que les individus et les
biens parcourent. Promouvoir l'électrification partout où cela est
possible et supporter la recherche sur l'hydrogène et autres
combustibles alternatifs pour la navigation et l'aviation.
8.
TECHNOLOGIE : Développer des plans d'action nationaux, bi- et
multilatéraux pour promouvoir la recherche et le développement dans
l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
9.
SOUTENABILITE : Développer et renforcer des critères stricts de
soutenabilité visant à assurer que les énergies renouvelables sont
compatibles avec les objectifs environnementaux et de développement.
10.
ACCORDS : Soutenir des accords sur l'énergie et le climat ambitieux
pour fournir un cadre global et promouvoir une coopération d'ensemble
sur les énergies renouvelables et les efforts liés à l'efficacité
énergétique.
Les eaux de Vostok gardent leur secret
Scr: sciencesetavenir.fr
Le lac Vostok se trouve à l'Est de la grande chaîne de montagne transantarctique.
(NASA image courtesy the MODIS Rapid Response Team at NASA GSFC).
Les eaux du lac Vostok, enfermées sous 4 km de glace en Antarctique, vont passer
une année de plus à l’abri de tout contact extérieur.
Douze
mois qui comptent pour l’expédition russe qui a travaillé
d’arrache-pied cette saison pour atteindre les eaux de l’immense lac
subglaciaire. Une paille à l’échelle des 30 millions d’années d’histoire
du lac Vostok.
La fin de l’été austral contraint
les membres de l’expédition dirigée par Valeri Loukine à quitter la
base de Vostok après deux mois de forage intense, alors qu’il ne leur
reste plus que quelques dizaines de mètres de glace. Deux équipes se
sont relayées 24h sur 24 entre décembre et début février pour descendre
jusqu’à plus de 3.700 mètres. Voilà près de 20 ans que l’idée de
prélever un échantillon dans l’eau ultra-pure de Vostok est poursuivie
par la Russie
Point de fusion
Mais
plus on descend plus la progression est difficile, explique Jean-Robert
Petit, du Laboratoire de glaciologie et de géophysique de
l’environnement (LGGE, Grenoble). «On se trouve au point de fusion de la
glace. Dès que le couteau exerce une pression sur la glace, elle fond.
Ensuite, elle gèle de nouveau et forme un sabot autour du couteau.
Depuis deux saisons les Russes utilisent une forme de couteau qui évite
cela sans ajouter d’antigel et ils ont bien avancé».
Pour
éviter qu’il se referme aussitôt sous la pression de la glace, le trou
de forage est rempli de kérosène. Cette technique utilisée depuis les
premiers forages de carotte de glace dans les années 60 (pour étudier le
climat) a légitimement soulevé de fortes craintes de contamination du
lac. Ses eaux pourraient abriter des formes de vie inconnues, ou être
totalement stériles..
«Les Russes ont joué le jeu de la transparence», souligne le glaciologue français, qui s’est rendu plusieurs fois à Vostok. «Ils
ont soumis un projet plus propre au secrétariat du Traité de
l’Antarctique, dont le rôle est purement consultatif. Le kérosène est
remplacé par une huile de silicone pour faire tampon», détaille Jean-Robert Petit. «Pour que les opérations reprennent en décembre prochain, il faut attendre que la commission nationale russe donne son accord».
Drapeau russe
Quoi qu’il en soit, il n’est pas certain que la science ait beaucoup à gagner du forage de Vostok. «Il s’agit d’une eau extrêmement pure, quoi que vous fassiez, vous allez être submergés par la contamination!»
estime le chercheur du LGGE. Pourquoi forer si les échantillons ne sont
pas valables ? La réponse est très politique : la réussite du projet
est une priorité nationale en Russie. C’est un peu comme planter un
drapeau russe par plus de 4.000 mètres de fond en Arctique…
En
France, l’Institut polaire (IPEV) refuse d’ailleurs de participer à ce
projet. Comme le Comité scientifique sur les recherches en Antarctique
(SCAR), l’IPEV prône l’arrêt du forage à 30 mètres des eaux du lac.
Jean-Robert Petit relativise le risque de pollution par le forage russe : «Même
si quelques centaines de litre de fluide de forage fuient dans le lac,
il contient quand même plus de 5.000 km3 d’eau ! Rien n’empêchera d’y
revenir et d’y faire des mesures : étudier ses profondeurs, ses
courants, son fonctionnement interne... Les générations futures
reviendront à Vostok avec des techniques plus propres et plus
performantes ! » parie le glaciologue
Les bienfaits de l'eau courante évalués à Tanger
Scr: lefigaro.fr
L'étude de l'économiste Esther Duflo renverse bien des idées toutes faites.
Installer
l'eau courante dans certains pays du Sud semble nécessiter un
accompagnement si l'on veut que les bénéficiaires en tirent tous les
avantages, notamment en matière de santé. C'est l'une des conclusions
d'une étude menée par l'économiste Esther Duflo qui dirige le Poverty
Action Laboratory au MIT (États-Unis). Commandée par Veolia pour un
quartier de Tanger (Maroc) l'étude a été effectuée en 2007 et 2008
auprès de plus de 800 familles défavorisées.
«Le
résultat majeur de l'analyse des données de santé est l'absence de tout
effet systématique du programme sur la santé des enfants», précise
ainsi l'étude. Qu'il s'agisse de diarrhées, de vomissements, de fièvres
ou encore pour les adultes d'infections de la peau et des yeux tout
comme des troubles digestifs, aucun changement n'a été constaté. L'étude
présente deux facteurs explicatifs: malgré l'arrivée de l'eau au
robinet les familles dans leur très grande majorité (85%) ont continué
de stocker l'eau avant de la boire, ce qui fait perdurer le danger de
contamination. Par ailleurs, l'eau courante a permis d'augmenter le
nombre des douches (+25%) mais «il n'a pas modifié significativement le
nombre d'occasions de lavage des mains des personnes enquêtées ou des
enfants les plus jeunes».
La corvée d'eau
Selon
Esther Duflo, cela signifie donc qu'en ville l'accès direct à l'eau ne
se mesure pas tellement en termes de santé publique mais plutôt en
termes de confort, de gain de temps et de paix sociale. «On constate une
diminution de 68% de la proportion de ménage en conflit ou en désaccord
avec des voisins et de 71% avec des membres de leur famille», précise
en effet l'étude, en évoquant la corvée d'eau. «L'idée selon laquelle
les bornes fontaines seraient un lieu de socialisation pour les femmes
est totalement fausse, tout au moins dans le cadre de cette étude»,
souligne la jeune économiste. «Les bornes fontaines sont plutôt des
lieux de disputes et de tensions», ajoute-t-elle.
Ces
divers éléments se traduisent par une plus grande satisfaction affichée
des ménages. Cela se vérifienotamment par le fait que le taux de
remboursement de l'emprunt à taux zéro qui leur a été accordé
pourobtenir le branchement tout comme les factures d'eau continuent,
deux ans plus tard, d'être très bien remboursés.
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Le : 07/02/2011
Égypte : entre révolution et surpopulation, ou quand le nombre fait la révolte
Scr: notre-planete.info
Le vent de révolte qui souffle aujourd'hui sur l'Égypte provient de deux motifs
de mécontentement : l'absence de démocratie mais aussi les difficultés de la vie quotidienne
liées en particulier aux prix de l'alimentation et au taux de chômage chez les jeunes.
Mais comment ne pas voir qu'à la source de ces problèmes se trouve la question démographique ?
L'Égypte
compte aujourd'hui 85 millions d'habitants pour une surface d'un
million de kilomètres carrés, soit un peu moins de deux fois la France.
Chacun sait toutefois que ce pays n'est en réalité habitable et
cultivable que sur une faible proportion de ses terres. A 90 % la
population et les cultures se concentrent sur le delta du Nil ainsi que
sur une bande d'une dizaine de kilomètres de large au bord du fleuve sur
1 000 km de long, allant du Caire jusqu'au au pied du barrage
d'Assouan. Grosso modo l'Égypte ne peut compter pour vivre et se nourrir
que sur une quarantaine de milliers de kilomètres carrés. Ainsi ramené à
la "surface utile", la densité de peuplement égyptienne approche 2 000
habitants au kilomètre carré (avec une telle densité la France
accueillerait près d'un milliard d'habitants).
L'Égypte
est donc surpeuplée au regard de ses capacité réelles et ce
surpeuplement se traduit déjà par une forte dépendance alimentaire,
illustrée en avril 2008 par les fameuses "émeutes de la faim". L'Égypte
se trouve ainsi fragilisée par toute hausse des denrées alimentaires. Ne
pouvant les produire elle-même, elle les achète et paye cash toute
élévation des cours mondiaux, qu'elle soit due à une tendance haussière
générale ou qu'elle soit le fruit d'une spéculation passagère.
En
plus du niveau de son effectif le pays souffre également de la rapidité
de son évolution. En 200 ans, soit en seulement trois fois la vie d'un
homme, l'Égypte a, selon les sources, multiplié ses effectifs par … 20
ou par 40 ! (Les estimations de la population égyptienne en 1810
s'étagent de 2 à 4 millions d'habitants). Si l'ensemble de la Terre
avait suivi la même pente, notre planète compterait aujourd'hui entre 20
et 40 milliards de terriens ! (nous étions un milliard en 1810).
Cette
croissance est toujours très élevée : il y avait 21 millions
d'égyptiens en 1950, il y en a 85 millions aujourd'hui, soit 4 fois plus
en 60 ans. Pour 2011, l'Ined indique pour ce pays un taux de natalité
de 23,8 pour mille avec 2,73 enfants par femme et un taux de croissance
de la population de 1,7 % par an, soit une augmentation de 1,4 million
du nombre d'habitants chaque année ! Ces chiffres expliquent l'extrême
jeunesse de la population égyptienne (30 % des égyptiens ont moins de 15
ans !) et l'arrivée continue d'un grand nombre de personnes sur
le marché du travail. Un travail que justement, dans ces conditions, nul
ne peut leur proposer.
Les
autorités égyptiennes sont conscientes du problème, et savent
parfaitement le défi que leur pose la démographie. « La croissance
démographique est un obstacle essentiel à nos efforts pour le
développement et l'élévation du niveau de vie », déclarait en 2008 le
président égyptien Hosni Moubarak (article publié par le site
Géopopulation). Cette conscience hélas ne suffit pas pour se traduire
dans les faits par une politique efficace de lutte contre la
surnatalité. Tous les acteurs de la vie politique égyptienne n'y
souscrivent d'ailleurs pas.
Encore
une fois, la convergence d'une densité de peuplement excessive et d'une
croissance trop rapide conduit les êtres humains à la souffrance. Cela
avait été le cas en Haïti où ces deux phénomènes avaient largement
aggravé les conséquences du tremblement de terre : c'est aujourd'hui le
cas en Égypte. Au delà de la sympathie naturelle que l'on ressent pour
un peuple qui tente de se libérer, il faut bien reconnaître que le
régime qui prendra le relais, aussi démocratique soit-il, aura peu de
chance de sortir le pays de l'ornière dans laquelle des décennies de
laxisme démographique l'ont précipité.
A
moins que l'humanité ne s'investisse clairement dans la stabilisation
de la population mondiale, les révoltes du Maghreb en annoncent
d'autres, qui seront elles aussi essentiellement causées par la pression
du nombre.
Baguette, billet d'avion, bouteille de lait: Comment la hausse des cours se répercute dans votre caddie
Scr: 20minutes.fr/Elsa Meyer et Thibaut Schepman
CONSOMMATION - La flambée des matières premières aura des conséquences sur les consommateurs...
Coton,
café, sucre, blé, lait… La hausse des prix des matières premières n’en
finit plus. Industriels et distributeurs français se réunissent
actuellement pour décider comment - et à quel point- ils répercuteront
ces hausses sur les prix de vente dans les étals. Le point sur leurs
méthodes et sur les produits les plus visés par la valse des étiquettes.
Le lait et les volailles vont grimpe...
Le
ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire l’a annoncé mercredi, les
produits peu transformés, comme les volailles ou le lait vont voir très
rapidement leurs prix augmenter. L’Office agricole français décompose
chaque année le prix de votre bouteille de lait (voir ci-dessous). Le
prix de la matière première, le lait sorti du pis, représente presque
30% du prix final de votre bouteille UHT demi écrémé. Après avoir touché
des planchers historiques, la matière première a recommencé à grimper
en 2010, selon la Fnil (Fédération nationale des industries laitières).
«Nous anticipons une hausse de 20% entre 2009 et 2011», fait valoir
Jehan Moreau, directeur de la Fnil.
Ce
dernier prévoit du coup des hausses «logiques» et «inéluctables» d’au
moins 4% du prix du produit dans les étals. Pas si logique pourtant pour
l’association de consommateurs UFC Que-choisir qui fait valoir que ces
dernières années, la marge des distributeurs et des industriels a
augmenté lorsque que croissaient les prix des matières premières … mais
n’a ensuite pas été revue à la baisse quand ces cours baissaient (voir
le graphique ci-dessous). « Ceci montre qu’une nouvelle hausse n’est pas
inéluctable et que les industriels et les distributeurs devraient
d’abord réduire leur marge», explique Olivier Andrault, responsable de
l'alimentation, l'agriculture et de la nutrition à l'UFC Que choisir.
...Mais pas la baguette
«
Nous devrons veiller à ce que certains, comme des grands groupes
agroalimentaires mondiaux, n’aient pas la tentation de faire appliquer
n’importe quelle hausse sans rapport avec les cours des matières
premières», a prévenu Bruno Le Maire mercredi. Le secrétaire d’Etat au
Commerce, Frédéric Lefebvre, a même menacé d’amendes en cas de hausses
injustifiées. Tout deux ont pris l’exemple de la baguette, dont seul 5 à
10% du prix dépend du cours de la farine . Pas question que votre
«Tradition» augmente excessivement.
Surcharge sur les billets d’avions
Comme
Lufthansa ou British Airways, Air France-KLM a annoncé jeudi une
hausse de la surcharge carburant qu’elle fait payer sur chaque billet
d’avion. Une première depuis fin 2008. En cause: l’envolée du prix du
baril de pétrole qui dépassait jeudi les 100 dollars. Et le carburant
est le deuxième poste de dépenses pour la compagnie aérienne. «Je ne
peux pas vous dire comment se décompose le prix d’un billet de 100 euros
mais le coût du pétrole a un impact très important», a expliqué Air
France-KLM à 20minutes.fr.
Selon
les chiffres du premier semestre 2010/2011, ses charges d’exploitation
étaient ainsi de 11,9 milliards d’euros: 30% était consacré au personnel
et 24% au carburant. Mais «la hausse de cette surcharge n’est pas
automatique dès que les cours du pétrole grimpent. Cela dépend de
l’importance de l’augmentation et de ce que font nos concurrents», a
précisé la compagnie.
Coton de s’habiller pas cher
Le
prix du coton a quasiment doublé en 2010, et devrait atteindre un
niveau record depuis 140 ans. Par la même, «le coût d’achat des
vêtements a augmenté en moyenne de 25%», », assure à 20minutes.fr
Jean-Marc Génis, président de la Fédération des enseignes d'habillement.
Sans vouloir préciser quelle part représentent ces achats dans le prix
final, il assure que les professionnels ont «pour l’instant absorbé
cette hausse dans leurs marges». Et qu’ils ne pourront plus le faire en
2011. Levis et H&M ont déjà annoncé des hausses.
Avec les greenpifs, Roissy se veut plus écolo
Scr: 20minutes.fr/AFP
DECHETS - Des agents basés aux postes filtrages de l'aéroport recyclent les centaines
de bouteilles abandonnées par les passagers...
Les
Greenpifs exercent à l'aéroport de Roissy une nouvelle fonction: ils
incitent les passagers à faire avaler par une machine à compacter les
centaines de bouteilles qu'ils abandonnent chaque jour aux contrôles.
Résultat: plus d'une tonne de plastique récupérée en moins d'un an.
1,2 Tonne de plastique récupéré depuis avril
«On
s'est appelé Greenpifs parce que nous travaillons sur les déchets aux
postes d'inspection et filtrage, PIF, là où vous passez vos sacs aux
rayons X», explique Franck Laviron, gestionnaire de marchés pour
Aéroports de Paris (ADP). Avec son équipe de contrôleurs de qualité et
les deux machines expérimentales installées au terminal 2 de Roissy, il a
déjà récupéré depuis avril quelque 40.000 bouteilles, soit 1,2 tonne de
plastique compacté, et les liquides qu'elles contenaient constitués à
90% d'eau.
Grâce à ces machines,
parfaitement adaptées aux besoins de l'aéroport, «on n'incinère plus
les bouteilles avec les liquides, comme c'était le cas avant, "ce qui
était un non-sens écologique», note Franck Laviron. Mieux, «on augmente
notre taux de valorisation des déchets» soit 100 bouteilles récupérées
par jour par la machine +rose+, baptisée ainsi en raison de sa couleur.
Le liquide des bouteilles remis dans le réseau d'eau usée
Au
départ les Greenpifs pensaient se servir du liquide récupéré pour
arroser les plantes ou pour le nettoyage. Mais «c'était plus simple et
moins cher de le remettre dans le réseau d'eaux usées plutôt que de
traiter une si petite quantité en local», précise Franck Laviron. Le
plastique, compacté et stocké sur place, est envoyé à l'usine France
Plastique par la SITA Roissy, chargée de la collecte des déchets d'ADP.
Un appel d'offres va être lancer courant février pour une cinquantaine
de machines supplémentaires destinées aux aéroports de Roissy, Orly et
du Bourget.
Avant ce tri, le
personnel de nettoyage devait vider plusieurs sacs poubelles par jour.
L'objectif est de faire une seule collecte, un sac de 3,5 kg contre 7 ou
9 kg auparavant.
Anecdote
étonnante, la machine du terminal 2D, où passent surtout les passagers
allemands, affichait un taux de collecte bien plus important que celle
placée au 2B.
Le projet a
obtenu le certificat Ecogestes de l'Ademe et le trophée d'initiative de
l'aéroport Charles-de-Gaulle sur le thème du développement durable.
|
Le : 04/02/2011
Diminuer la pollution routière non automobile
Scr: sciencesetavenir.fr
Les émissions des gaz d’échappement ne sont responsables que de moins de la moitié des poussières fines
générées par le trafic routier. La majeure partie provient de l’abrasion mécanique et de la remise en
suspension des poussières déposées, comme le montre une étude suisse.
Les routes polluent autant que les voitures
Les
processus d’abrasion mécanique des freins, des pneumatiques et des
revêtements routiers ainsi que la resuspension de la poussière «normale»
sont responsables de plus de la moitié des émissions de poussières
fines dans les villes. C’est ce qu’avaient déjà montré les chercheurs de
l’Empa dans un projet de recherche antérieur.
Ce
qui ne restait pas clair jusqu’ici c’est la contribution de chacun de
ces processus aux émissions globales des poussières fines. Cela parce
que les poussières fines provenant directement l’abrasion du revêtement
routier présentent une composition chimique semblable à celle des
poussières fines se trouvant déjà sur la route, toutes deux étant
composées essentiellement de particules minérales d’un diamètre compris
entre 2.5 et 10 micromètres. Les chercheurs devaient donc trouver tout
d’abord un moyen qui leur permette de distinguer quantitativement les
différentes sources d’émissions.
Pour
cela, les spécialistes de l’air ont développé une nouvelle méthode de
mesure en recourant au simulateur des charges du trafic routier de
l’Empa, normalement utilisé pour étudier «en accéléré» la résistance des
revêtements routier sous des charges extrêmes.
Répartition des polluants non routier.(EMPA)
L’abrasion des routes: la qualité du revêtement est décisive
Les
résultats montrent que dans les villes l’abrasion des freins est
responsable, du fait du trafic «stop-and-go», d’environ 20% des
émissions de poussières fines du trafic routier; l’abrasion des
pneumatiques ne joue par contre pratiquement aucun rôle dans ces
émissions.
L’état des routes
joue là un rôle décisif: si le revêtement est intact, les émissions
provenant directement de son abrasion sont faibles. Les revêtements
défectueux peuvent cependant conduire à des émissions élevées de
poussières fines.
Et pour la
resuspension, cela dépend en premier lieu du degré de salissure de la
route; sur les revêtements sales, c’est alors le facteur dominant. Et
pour finir, la nature du revêtement exerce aussi une influence: avec les
revêtements poreux fréquemment utilisé aujourd’hui, qui absorbent le
bruit et présentent de bonnes caractéristiques en cas de pluie, la
quantité des particules remises en suspension est nettement plus faible
que sur les revêtements à surface compacte. Reste encore à savoir si
cela s’applique aussi aux revêtements poreux anciens dont les pores sont
éventuellement colmatés.
La Volkswagen Formula XL1 consomme moins de 1 litre aux 100 km
Scr: futura-sciences.fr

Avec son moteur Diesel hybride, sa puissance modeste, ses deux places et sa forme en goutte d’eau,
la XL1 descend à 0,9 l/100 km. Elle n’est qu’un concept-car mais Volkswagen promet la commercialisation
d’un modèle de ce genre en 2013.
Le
constructeur allemand Volkswagen a dévoilé son nouveau concept-car de
véhicule écologique baptisé Formula XL1 qu'il expose du 26 au 29 janvier
au Salon automobile du Qatar. Ultralégère et dotée d'une motorisation
hybride rechargeable, cette voiture voit sa consommation moyenne
descendre à moins de 1 litre aux 100 km et préfigure l'arrivée d'un
modèle de petit véhicule chez le constructeur allemand.
Ce
véhicule est en projet depuis près de dix ans chez Volkswagen, qui
poursuit son objectif de réaliser une voiture ne consommant qu'un seul
petit litre de carburant aux 100 km. Une précédente initiative,
présentée au salon de Francfort en 2009 (la L1) s'était déjà approchée
de cette barre symbolique avec une consommation de seulement 1,38 litre
aux 100 km.
La fée électricité au service du moteur thermique
Sur
le concept XL1, Volkswagen est allé encore plus loin, et ce dans la
plupart des domaines, comme l'aérodynamique, le poids du véhicule (la
carrosserie, inspirée de la Formule 1, est composée de fibres de carbone
et de polymères) et la motorisation.
Le XL1 est
équipé d'un système hybride rechargeable composé de deux cylindres TDI
de 48 chevaux et d'un moteur électrique de 20 kW, alimenté par une
batterie lithium-ion. Ce moteur électrique est utilisé sur les 35
premiers kilomètres. Au-delà, le bloc Diesel se met en marche pour lui
apporter l'énergie. La batterie peut également être rechargée sur une
prise électrique.
Résultat, le XL1 consomme
seulement 0,9 litre de carburant en cycle mixte (et zéro en mode tout
électrique) et rejette 24 grammes de CO2/km (contre 36 grammes sur le
concept L1).
À l'intérieur, ce véhicule
abrite seulement deux places, côte à côte, au lieu d'une disposition en
tandem sur les deux précédents concept-cars de la série. Les portes
papillon, qui facilitent l'accès à bord, ont été conservées. La version
de série de cette Volkswagen XL1 devrait être lancée en 2013.
Que faire des vieux frigos et congélateurs ?
Scr: futura-sciences.fr/photo:© Harry CC by-nc-nd 3.0

Ce qu'il ne faut plus voir!!!
Votre vendeur de matériel neuf doit reprendre votre ancien équipement,
qui sera recyclé.
Tous
le monde possède un réfrigérateur, et nombreux sont ceux qui disposent
aussi d’un congélateur. Fidèles compagnons des cuisines et des
garde-manger, ces deux appareils finissent, un jour ou l’autre par
tomber en panne au-delà de toute réparation. C’est alors l’occasion d’en
acheter de nouveaux, plus performants énergétiquement.
Mais
que faire des appareils hors d’usage ? En effet, en plus d’être
encombrants, ces déchets d'équipements électriques et électroniques
(DEEE) contiennent des fluides frigorigènes.
Ces
gaz, à savoir les chlorofluorocarbones (CFC) et les
hydrochlorofluorocarbones (HCFC), sont à la fois agressifs vis-à-vis de
la couche d’ozone et de très puissants gaz à effet de serre.
Depuis
2001, ces DEEE doivent être recyclés dans des filières spécialisées.
Celles-ci valorisent les matériaux de ces déchets tout en prévenant
leurs pollutions spécifiques, notamment par les fluides réfrigérants.
Vieux
frigos et congélateurs HS sont donc récupérés par les vendeurs lors de
l’achat d’un nouvel équipement ou dans les déchetteries. Les
consommateurs contribuent à ce recyclage en payant une éco-contribution
d’une vingtaine d’euros lors de l’achat d’un de ces appareils.
|
Le : 03/02/2011
Biomasse : baisse des tarifs d'achat de 3,6
Scr: actu-environnement.com
Les nouveaux tarifs d'achat de l'électricité produite à partir de biomasse ont été publiés au JO du 30 janvier. Ils sont en baisse de 3,6 % mais la CRE souligne que les installations les plus efficaces énergétiquement restent cependant rentables.
L'arrêté
du 27 janvier, publié au journal officiel du 30 janvier, fixe les
nouvelles conditions d'achat de l'électricité produite à partir de
centrales à cogénération utilisant la biomasse (matières non fossiles
d'origine végétale ou animale). Un deuxième arrêté publié le 30 janvier
abroge le précédent arrêté, qui avait multiplié par deux les tarifs
d'achat.
Le tarif de référence
est désormais fixé à 4,34 centimes d'euros par kilowattheure, contre 4,5
centimes/kWh auparavant, soit une baisse de 3,6 %. Cette baisse porte
sur la part fixe mais aussi sur la prime complémentaire (pour les unités
de puissance supérieure à 5 MW). Pour rappel, le tarif est composé
d'une base fixe à laquelle s'ajoute une part variable qui dépend
notamment de l'efficacité énergétique de l'installation et de son niveau
d'émission de poussières.
À
noter : ce nouveau tarif d'achat ne concerne pas les contrats d'achat
conclus avant son entrée en vigueur et les installations pour lesquelles
une ''demande complète de raccordement'' a été déposée avant l'entrée
en vigueur du nouvel arrêté tarifaire et pour lesquelles le
pétitionnaire en fait la demande écrite dans un délai de trois mois à
compter de la publication du nouvel arrêté.
Malgré la baisse, les installations efficaces restent rentables selon la CRE
Dans
son avis du 29 décembre, la commission de régulation de l'énergie (CRE)
note que ''la baisse de 3,6 % des tarifs d'achat induit une diminution
des rentabilités des projets de plus de 5 MW qui restent cependant
incitatives'', avant de préciser : ''les niveaux de rentabilité induits
par les tarifs proposés dépendent fortement de l'efficacité énergétique
des installations''. Ainsi, les installations présentant des efficacités
énergétiques supérieures à 65 % afficheront des ''rentabilités
normales, sans être excessives'', contrairement au précédent tarif
d'achat qui procurait ''une rentabilité trop élevée'' pour ces mêmes
installations. La CRE souligne que ''cette structure tarifaire, peu
incitative pour des efficacités énergétiques faibles, est en cohérence
avec la directive 2009/28/CE qui prévoit que ''dans le cas de la
biomasse, les Etats membres encouragent les technologies de conversion
présentant un rendement de conversion [...] d'au moins 70 % pour les
applications industrielles''.
D'ici
2020, la France mise sur l'installation de 2.300 MW de production
d'électricité à partir de biomasse, selon la programmation pluriannuelle
des investissements de production d'électricité (PPI). ''Selon le plan
d'action national en faveur des énergies renouvelables fixé pour la
période 2009-2020, 500 MW d'installations valorisant du biogaz
pourraient participer à cet objectif. En supposant que 800 MW de
centrales biomasse seront développées dans le cadre d'appels d'offres,
1.100 MW d'installations biomasse solide sous obligation d'achat
pourraient être construites d'ici à 2020'', note la CRE, qui estime
''les charges annuelles de service public à l'horizon 2020 induites par
le projet d'arrêté entre 250 et 800 M€''.
Energies renouvelables : l'atteinte de l'objectif européen conditionné au respect des plans nationaux
Scr: actu-environnemnt.com
La Commission européenne publie une communication relative aux énergies renouvelables.
Si l'objectif 2010 n'a pas été atteint, celui de 2020 pourrait l'être si les Etats membres respectent leurs plans nationaux.
La
Commission européenne a présenté, ce jour, une communication relative
aux progrès accomplis par l'UE pour promouvoir les énergies
renouvelables. Le document de 15 pages fait le point sur le
respect des objectifs non contraignants pour 2010, prévus par la
directive de 2001 sur l'électricité produite à partir de sources
renouvelables et la directive sur les biocarburants de 2003. Sont
également abordés les plans nationaux permettant de répondre aux
objectifs contraignants fixés par la directive 2009/28/CE sur l'énergie
produite à partir de sources renouvelables.
Le
rapport est plutôt optimiste s'agissant du respect de l'objectif
contraignant fixé dans le cadre du paquet énergie climat. Si les 27
Etats membres appliquent leurs plans d'action en faveur des énergies
renouvelables et améliorent leurs outils de financement, l'objectif de
20% d'énergie renouvelable sera atteint, voire dépassé, en 2020.
Concrètement,
les Etats membres prévoient conjointement de doubler la consommation
d'énergie issue de sources renouvelable entre 2005 et 2020.
L'électricité devrait compter pour 45% de cette hausse, la production de
chaleur pour 37% et les transports pour 18%. S'agissant de
l'électricité, qui constitue l'énergie privilégiée pour atteindre
l'objectif, la part d'électrons produits à partir des sources
renouvelables devrait s'élever à 37% du total, si les plans nationaux
sont respectés.
L'objectif 2010 n'est pas atteint, mais celui pour 2020 devrait l'être
Les
Etats membres de l'Union européenne devaient présenter à la Commission
européenne des plans d'action nationaux en faveur des énergies
renouvelable afin d'assurer l'atteinte de l'objectif communautaire.
Après en avoir pris connaissance, la Commission estime que "selon ces
plans, tous les États membres atteindront leurs objectifs nationaux
contraignants d'ici à 2020." En l'occurrence, la France, ainsi que plus
de la moitié des Etats membres, prévoit de dépasser son objectif, fixé à
23%. Seuls l'Italie et le Luxembourg ont présenté des plans nationaux
n'atteignant pas l'objectif fixé et prévoyant de faire appel aux surplus
d'autres Etats membres pour combler l'écart.
Pourtant,
la Commission estime que "les données les plus récentes montrent qu'en
2010, la plupart des États membres et l'UE dans son ensemble n'ont pas
réussi à atteindre les objectifs indicatifs fixés par les États membres
dans les secteurs de l'électricité et des transports."
En
la matière la France présente des résultats mitigés. L'objectif 2010
dans le domaine des transports fixait la part d'énergie renouvelable à
7% de la consommation énergétique totale, un objectif quasiment atteint
avec une consommation de l'ordre de 6,4%. Par contre le résultat est
moins bon en matière de production électrique, puisque la production en
2010 s'est élevée à 15,4% alors que l'objectif était fixé à 21%.
Améliorer la gestion des aides pour doubler les investissements
Par ailleurs, le document
de la Commission appelle aussi les Etats membres à renforcer leur
coopération pour développer la production à partir des sources d'énergie
renouvelables à l'endroit où le processus est le moins onéreux. De même
la communication appelle à mieux intégrer l'énergie produite à
partir de sources renouvelables dans le marché unique européen. "Selon
les estimations, ces mesures pourraient permettre de réaliser 10
milliards d'euros d'économies par an", indique la Commission européenne.
Côté
financement, la Commission invite les 27 "à multiplier par deux les
investissements annuels en capital dans les énergies renouvelables, afin
qu'ils passent de 35 milliards d'euros par an à 70 milliards d'euros
par an." Afin de soutenir ces investissements, "il faudra avoir
massivement recours aux régimes d'aide nationaux", prévient l'exécutif
européen. En la matière, une grande diversité de mécanismes publics de
soutien existent en Europe : subventions, prêts, prix de rachat, régimes
de certificats, etc. La Commission plaide pour que "leur gestion [soit]
améliorée" pour accroître leur cohérence.
Améliorer la coopération entre Etats membres
La
Commission rappelle par ailleurs que trois outils existent afin
d'améliorer la coopération entre Etats membres en matière d'énergies
renouvelables. Il s'agit tout d'abord des "transferts statistiques", qui
permettent à un État membre qui dispose d'un excédent d'énergie
renouvelable de le "vendre" statistiquement à un autre État membre
n'atteignant pas son objectif. Deuxième possibilité, le cofinancement de
projets communs qui permet de partager statistiquement la production
énergétique entre les Etats qui ont financé le projet. Enfin, la
Commission invite les Etats membres à développer des "régimes d'aide
communs" afin d'harmoniser les mécanismes d'aide.
À ce sujet, la Commission annonce qu'elle évaluera en 2014 l'efficacité du fonctionnement des mécanismes de coopération.
Plantes contre abeilles
Scr: sciencesetavenir.fr

Beaucoup de plantes produisent des substances chimiques toxiques pour se protéger contre les herbivores, des chercheurs suisses apportent aujourd’hui la preuve expérimentale que les plantes à fleurs peuvent également utiliser des défenses chimiques pour protéger leur pollen des abeilles.
Les
abeilles ont besoin de s'adapter physiologiquement aux pollens des
plantes qu’elles butinent. Les végétaux ont en effet dressé des
barrières physiques et chimiques afin d’éviter une trop grande captation
du pollen par l’insecte
Il faut
dire que les abeilles ont besoin d'énormes quantités de pollen pour
nourrir leurs petits. Le pollen de plusieurs centaines de fleurs est
nécessaire à l’alimentation d’une seule larve et les abeilles sont très
efficaces pour le récolter, prenant souvent 70 à 90% du pollen d'une
fleur en une seule visite. Parce qu'elles stockent ce pollen dans des
brosses spéciales ou dans leur intestin, cela signifie que ce pollen
n'est pas utilisé pour la pollinisation de la fleur.
Claudio Sedivy de l’Institut technologique de Zurich explique: « Les abeilles et les plantes ont des intérêts
contradictoires quand il s'agit du pollen. Bien que la plupart des
plantes offrent du nectar comme appât pour attirer les insectes qui
transportent le pollen de fleurs en fleurs, elles ont développé une
grande variété d'adaptations morphologiques pour empêcher les abeilles
de trop les appauvrir leur pollen.»
Dans
une étude parue dans le Journal of British Ecological Society's, les
chercheurs suisses montrent que les plantes ont également développé des
défenses chimiques pour protéger leur pollen. Dans une expérience, ils
ont récolté du pollen provenant de quatre espèces de plantes -
renoncule, vipérine, moutarde sauvage et tanaisie - dans des ruches
d'abeilles spécialisées qui ne se nourrissent que d’un type de plante.
Ils ont ensuite nourri avec, des larves de deux espèces généralistes :
Osmia bicornis et Osmia cornuta.
Ils
ont constaté que malgré le fait que les deux abeilles aient un régime
alimentaire comportant un éventail de différents pollens, qu’il existe
des différences frappantes dans leur capacité à se développer à partir
du pollen d’une même espèce végétale.
Selon
Claudio Sedivy: « Bien que les larves d’Osmia cornuta se sont
développées avec le pollen de vipérine, plus de 90% sont mortes en
quelques jours avec le pollen de renoncule. Étonnamment, la situation
est exactement l'inverse avec les larves d’Osmia bicornis. Et les deux
espèces d'abeilles obtiennent de bons résultats sur le pollen de
moutarde des champs, alors qu’aucune n’a réussi à se développer avec le
pollen de tanaisie. Pour autant que nous sachions, c'est la première
preuve expérimentale claire que les abeilles ont besoin d’adaptations
physiologiques pour faire face aux propriétés chimiques défavorables de
certains pollens. »
|
Le :02/02/2011
Un nouvel institut sur l'énergie et le climat à l'université de Berkeley
Scr: BE Etats-Unis 233
Conscient de la diversité et de la richesse des activités dans le domaine de l'énergie à l'université de Berkeley
et au Lawrence Berkeley National Lab (LBNL), le Vice Chancelier pour la recherche Graham Fleming a décidé
de mettre en place une organisation dont le but serait de chapeauter l'ensemble de ces recherches.
Par
ailleurs, l'urgence de la situation impose la réalisation de grands
projets dans de domaine, de par les répercussions possibles sur la
sécurité, la stabilité de l'environnement et le développement
économique. C'est dans cette optique que le bureau du Vice Chancelier a
pris la décision de créer le Berkeley Energy and Climate Institute
(BECI) pour coordonner au niveau du campus la recherche, le transfert de
technologie, et l'éducation.
Un pôle d'excellence mondial
L'université
de Berkeley et le LBNL sont des centres d'excellence dans la recherche
de solutions au changement climatique. De nombreux chercheurs tentent
d'y trouver de nouvelles sources d'énergies renouvelables, propres et
bon marché. De plus, cette excellence scientifique, le partenariat entre
l'université et le Laboratoire du Département de l'Energie, et la
proximité avec la Silicon Valley et les startups qui innovent sur le
sujet des technologies propres, créent une opportunité unique d'apporter
des solutions complètes aussi bien scientifiques que politiques aux
problèmes énergétiques mondiaux.
Pour
l'administration de Berkeley et du LBNL, une nouvelle ère de synergies
s'ouvrent dans le domaine de la recherche en énergie, une ère ou les
forces et les ressources du campus sont une opportunité pour devenir au
niveau national et mondial le centre de référence dans ce domaine, et de
réaliser des avancées multi-disciplinaires qui vont changer la donne en
matière de technologie, de politique et d'environnement. L'objectif est
de créer une plateforme capable de s'attaquer aussi bien aux problèmes
spécifiques d'une région urbaine de Chine qu'une région rurale
d'Afrique, en tenant en compte des dimensions technologiques,
économiques, sociétales et environnementales.
Les objectifs de BECI sont les suivants:
- Fournir une direction pour toutes les activités de recherche sur l'énergie et le climat;
- Fournir un point d'entrée unique pour les collaborations extérieures et la levée de fonds;
- Renforcer l'intégration des recherches en sciences dures et sociales, ingénierie, finance, et politique;
- Eduquer la prochaine génération des scientifiques et hommes politiques dans ces domaines.
- Capitaliser sur la richesse de la région en terme d'innovation, et d'investissements dans les technologies propres;
- Favoriser les collaborations nationales et internationales.
Les grandes orientations
=> Génération et stockage
-
Génération d'énergie décarbonée: Le panel complet des énergies
renouvelables est activement recherché sur le campus, que ce soit
l'utilisation des nanotechnologies pour le solaire photovoltaique, la
photosynthèse artificielle , ou les biofuels. Par ailleurs le nucléaire
est aussi un sujet d'intérêt pour Berkeley qui propose un Master
en ingénierie nucléaire réputé. La séquestration du carbone est aussi un
sujet d'étude important.
- Le stockage
énergétique: identifié comme un des domaines où l'expertise du campus
doit être améliorée, le stockage est crucial pour gérer l'intermittence
des énergies renouvelables et limiter la consommation et les problèmes
générés par les coupures sur un réseau électrique en mauvais état. Par
ailleurs un programme important du département de l'énergie, le
Batteries for Advanved Transportation Technologies (BATT) est géré depuis le LBNL.
=> Demande énergétique
-
Demand/Response: l'utilisation d'algorithmes pour optimiser les
demandes énergétiques d'entreprises ou de particuliers n'est que le
début d'une utilisation beaucoup plus vaste de l'informatique, des
réseaux et de l'intelligence artificielle pour des applications
énergétiques. Dans tous ces domaines, l'excellence de Berkeley n'est
plus à démontrer.
- Efficacité énergétique: il
existe maintenant un centre d'utilisation des nanotechnologies pour
fabriquer des composants électroniques plus efficaces, le Center for Energy Efficiency Electronics .
-
Batiments: l'expertise de LBNL dans ce domaine est conséquente. Le
laboratoire possède un département qui se concentre sur tous les aspects
de l'efficacité énergétique du batiment.
=> Climat et environnement
-
Modélisation et mesures du climat: l'objectif est d'améliorer la
résolution spatiale des modèles existants, et les mesures de gaz à effet
de serre au niveau local et national pour pouvoir quantifier et
vérifier les réductions d'émissions fixées nationalement et
internationalement.
=> Politiques et marchés
Il
existe un Energy Institute dans la Business School de Berkeley dont l'
objectif est de faciliter la commercialisation d'innovations
technologiques. Il existe d'ailleurs un programme de mise en commun
d'étudiants de MBA et de chercheurs pour transformer une technologie en
produit commercial sous forme de projet d'étude .
Premières initiatives du BECI
=> Attirer les meilleurs chercheurs dans ce domaine
Le
campus de Berkeley est bien conscient de l'avantage pécuniaire d'un
poste de professeur d'université privée ou le salaire est en moyenne
plus important de +24%. Il est donc difficile malgré le prestige du
campus de retenir les meilleurs éléments, lorsque des campus comme
Stanford sont capables de faire des offres avantageuses aux professeurs
de Berkeley dont les salaires sont moins compétitifs. L'objectif est
donc de proposer un certains nombre de postes financés sur le domaine de
l'énergie et du climat au sein des différents départements du campus.
Un
fond spécifique BECI servira uniquement à donner des outils pour
retenir les meilleurs chercheurs en leur proposant par exemple de
financer un grand nombre d'étudiants chercheurs au sein de leurs
équipes.
=> Les Berkeley Energy Fellows
L'objectif
est d'offrir une opportunité aux meilleurs étudiants au sortir de la
thèse de poursuivre des recherches de pointe dans le domaine de
l'énergie et du climat sur le campus. Le programme s'étendra sur 3 ans
et sera ouvert à un grand nombre de disciplines: de la biologie à
l'architecture, de l'ingénierie aux sciences politiques. Une fois
sélectionné, le chercheur aura l'occasion de consulter le programme
complet de recherche sur l'énergie et le climat et de choisir les
domaines ou il souhaite apporter sa participation. Le salaire sera
compétitif et l'institut y ajoutera un supplément annuel. L'objectif
étant d'attirer les meilleurs et les plus motivés par les questions
énergétiques dans tous les domaines.
=> Les Berkeley Energy Corps
L'objectif
cette fois est de donner à des étudiants plus jeunes, brillants et
motivés une expérience sur le terrain dans le domaine de l'énergie et du
développement durable. Sur le modèle des Peace Corps il s'agit aussi
pour ces étudiants de ramener des technologies, idées et bonnes
pratiques de leurs expériences variées qui pourraient être appliquées
ailleurs. Le corps de ces étudiants deviendrait une part importante de
la formation à Berkeley, une formation entièrement basée sur un
expérience concrète et un engagement personnel pour une cause
environnementale. Ainsi, en plus de développer des compétences
techniques, les étudiants augmenteraient leurs capacités à diriger des
projets, comprendre et dépasser les différences culturelles, pour
atteindre une compréhension plus haut-niveau des problèmes en question
et permettraient ainsi d'y apporter des solutions plus complètes, en
incorporant les derniers développements scientifiques, etc... En
d'autres termes, permettre à des jeunes étudiants de faire la différence
sur des projets concrets, tout en les éduquant et les préparant à des
carrières dans le domaine de l'énergie.
Pistes de collaborations avec la France
-
il est crucial de développer des liens forts avec une région déjà à la
pointe et qui chaque jour s'implique davantage sur ces questions, dans
les laboratoires comme les entreprises ;
-
l'influence grandissante de Berkeley sur Washington en fait un Think
Tank primordial sur les questions d'énergie et de climat ;
- l'intérêt
de Berkeley sur la question du nucléaire est à suivre, en raison des
choix français en matière d'approvisionnement énergétique;
-
leur cartographie a mis à jour des lacunes - notamment en stockage
énergétique - et le Vice-Chancelier a émis le souhait d'organiser des
évènements scientifiques sur ce sujet, ainsi que sur celui des
nanotechnologies pour l'énergie.
-
l'administration de BECI souhaite entrer en relation avec des
entreprises françaises dans le domaine de l'énergie pour la mise en
place d'échanges/stages/formations dans le cadre des Berkeley Energy
Corps.
Les Français mi-figue mi-raisin face à l'offre alimentaire
Scr: lemonde.fr/L.Van Eeckhout
Les consommateurs ne sont pas sans ambivalence quant à leur perception de l'offre de produits
alimentaires, comme dans leurs actes d'achat....
Selon
une enquête réalisée par Gfk ISL France pour l'Association nationale
des industries agroalimentaires (ANIA) et publiée lundi 31 janvier, ils
déplorent non seulement des prix de plus en plus élevés (87%) mais aussi
une standardisation croissante des produits (84%), constatant qu'il y a
aujourd'hui davantage de premiers prix et de marques de distributeurs
(91%) et moins de grandes marques alimentaires (67%).
Et
dans le même temps, 76% jugent que l'offre de produits alimentaires
répond à leurs besoins et 74% disent apprécier sa variété croissante.
Lorsqu'ils procèdent à des achats alimentaires, les consommateurs disent
être avant tout attentifs au goût, à la composition des produits et à
leur provenance. Et à 88% ils affirment rechercher une alimentation
saine et équilibrée.
PEU SENSIBLES AU BIO
Mais
force est de constater que les préoccupations environnementales et de
sécurité alimentaire influencent encore peu leurs achats. Ils restent
ainsi relativement peu nombreux à faire attention, lors de leurs achats
alimentaires, à l'origine bio (11%), à l'emballage recyclable ou
l'absence d'emballage (10%), à la mention "naturel" (10%) ou à l'impact
environnemental du produit (7%).
Ce
faisant, l'industrie agro-alimentaire française garde globalement une
bonne image dans l'opinion : plus de 60% des consommateurs ont une
perception positive de ce secteur. Une perception meilleure que celle du
textile, de l'automobile ou encore de la grande distribution. Mais
moins bonne que pour l'artisanat, la santé et l'agriculture. De façon
assez immuable, ces trois secteurs ont cependant toujours eu la
préférence des Français.
Une méga-centrale solaire dans le Gard d'ici 2013
Scr: enerzine.com
La filiale énergie renouvelable du géant français de l'électricité EDF a confirmé vendredi dernier qu'il voulait
développer une centrale solaire capable d'alimenter 10% de la consommation électrique du département.
Plus
précisément, le parc solaire érigé sur une superficie de plus de 700
hectares (ha) aura une capacité installée de 265 mégawatts crête (MWc)
et deviendrait ainsi la plus grande centrale jamais réalisée par EDF EN.
La particularité du projet fait que les installations photovoltaïques
seront "intégralement démontées" à l'issue de leur exploitation, soit 25 ans plus tard.
Le
complexe solaire assurera "près de 10% de la consommation électrique -
avec chauffage - du Gard, (soit 160.000 habitants) pour une emprise
limitée à 0,12% de la superficie du département", indique un document transmis par EDF EN.
Sur
les 711 ha, les panneaux photovoltaïques occuperont 228 ha, le reste du
terrain restant "exploitable pour les activités agricoles telles que la
production de fourrage et le pâturage".
Non concernée par le moratoire, la centrale devrait être opérationnelle fin 2013.
|
Le :01/02/2011
Les lampes solaires changent la vie des écoliers au Kenya
Scr: 20minutes.fr avec AFP photo:NJUGUNA / REUTERS

Les enfants les plus pauvres peuvent ainsi étudier plus facilement
Objectif 100.000 lampes d'ici à 2015
A
25 ans, Evans Wadongo a déjà changé la vie de dizaines de milliers de
Kényans vivant dans les campagnes rurales du pays, avec une idée simple:
des lampes solaires individuelles. De son enfance dans l'ouest du
Kenya, Evans se souvient des nombreuses difficultés pour faire ses
devoirs scolaires, faute d'électricité. Souvent, il est obligé de lire
dans l'obscurité, dans les vapeurs malodorantes d'une lampe à pétrole ou
les yeux piqués par la fumée du feu de cheminée.
Son
père, un enseignant qu'il décrit aujourd'hui comme «très strict» et sa
«plus grande source d'inspiration», l'a poussé jusqu'aux bancs de
l'université. Là, l'ingénieux Evans Wadongo s'interroge sur la façon
d'améliorer les conditions de travail des écoliers dans son village
d'origine.
A
19 ans, grâce aux quelques sous mis de côté sur son crédit d'étudiant,
il met au point une première lampe solaire expérimentale, faite de
quelques morceaux de métal récupérés, d'une puce solaire, et d'une
batterie rechargeable. «Je n'aurais jamais imaginé que cela marcherait aussi bien. Je voulais juste donner cette première lampe à ma grand-mère», raconte le jeune homme.
Depuis
2004, près de 15.000 de ces lampes solaires individuelles ont été
fabriquées et distribuées par son association SDFA (Développement
durable pour tous les Kényans) dans les villages les plus reculés.
L'objectif affiché du jeune entrepreneur est de distribuer jusqu'à
100.000 lampes solaires d'ici à 2015, grâce au soutien de bailleurs
institutionnels, médias et sponsors individuels.
Avec
son équipe du projet «Use Solar Save Lives», il identifie les
communautés rurales les plus pauvres, privées d'électricité et se
servant occasionnellement --quand ils en ont les moyens-- de lampes à
pétrole. Ils remettent les précieuses lampes à une association locale
soigneusement sélectionnée, le plus souvent un groupe de femmes, et
tentent de convaincre les familles concernées de mettre en commun les
économies réalisées sur l'achat de kérosène.
«Ma vie a changé»
Cet
argent est ensuite utilisé pour des projets collectifs, tels que des
petits élevages avicoles ou piscicoles. Dans le village de Chumbi (50 km
à l'est de Nairobi), Wadongo est chaleureusement accueilli. "Ils
veulent tous des lampes", sourit Agnès Muthengi, la représentante d'une
association féminine locale.
Jennifer
David, 47 ans, vit dans une maisonnette de boue séchée, coincée entre
de misérables baraques en tôles. Son mari est un travailleur journalier.
L'unique source de revenus réguliers du foyer est un élevage de lapins
--vendu un euro pièce-- qui suffit difficilement à faire vivre ses cinq
enfants.
Accroché à un poteau de bois dans une cour crasseuse, sa lampe se recharge sous un soleil de plomb. «Depuis
que j'ai eu cette lampe, ma vie a changé» raconte Jennifer. «Avant
j'utilisais une lampe à pétrole qui faisait beaucoup de fumée, me
coûtait cher en pétrole», explique celle dont les enfants peuvent désormais étudier le soir à la lueur de la précieuse lanterne.
«J'ai commencé dans le village où j'ai grandi, et j'ai vu des élèves du primaire qui ont pu ainsi aller au collège»,
se réjouit Evans. Les lampes solaires aident à l'éducation des plus
pauvres, réduisent les maladies respiratoires et oculaires liées à
l'utilisation du pétrole, et contribuent à la lutte contre la pauvreté
dans les campagnes kényanes.
Fort
de son succès, le projet devrait être étendu à des pays voisins,
l'Ouganda en tête de liste. Et Evans envisage de décentraliser la
fabrication de ses lampes solaires, afin de fournir des emplois aux plus
démunis. «Si chacun d'entre nous commençait à penser aux autres avant de penser à soi, le monde serait meilleur», commente-t-il simplement.
La Chine est le troisième pays à développer un système HVDC, véritable "autoroute électrique"
Scr: BE Chine 100
Ces systèmes de transmission de l'énergie électrique sont généralement utiliser pour transporter
des puissances très importantes sur de longues distances.
Un
système HVDC pour High Voltage Direct Current ou CCHT en français, est
un équipement d'électronique de puissance utilisé pour la transmission
de l'électricité en courant continu haute tension.
Le
système HVDC développé par China Electric Power Research Institute a
été acheminé le 3 janvier 2011 sur le site de la centrale éolienne de
Nanhui près de Shanghai. Le système a passé avec succès les tests de
conformités des standards industriels internationaux et nationaux. Cette
avancée fait de la Chine le troisième pays possédant l'expertise pour
concevoir, tester et produire ce type d'équipement électronique de haute
puissance, rejoignant le canadien ABB et l'allemand Siemens.
China
Electric Power Research Institute travaillait sur la technologie HVDC
et les équipements associés depuis décembre 2007. Les chercheurs chinois
ont développé une technologie nationale permettant la fabrication, en
grand nombre, des systèmes HVDC. La technologie est basée sur des
équipements IGBT, Insulated Gate Bipolar Transistor pour transistor
bipolaire à porte isolée. L'unité livrée à Nanhui constitue un noeud
important pour le réseau électrique du pays. Cette avancée constitue une
pierre angulaire dans la construction de réseaux intelligents en Chine,
et en particulier dans le développement de l'énergie éolienne, qui
nécessite de tels équipements.
Un peu moins de bruit pour les avions de Roissy
Scr: 20minutes.fr/ Photo:Jacques Marie AFP/ArchivesAvion décollant des pistes de
Roissy Charles de Gaulle en passant sur la ville de Mitry-Mory
Différentes mesures pour réduire les nuisances aériennes de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle
viennent d'être prises…
Un
peu de répit pour les riverains de Roissy. Le Cirena (Collectif
inter-associatif du refus des nuisances aériennes) affiche sa
«satisfaction» après l’annonce, mardi 25 janvier par Nathalie
Kosciusko-Morizet, ministre de l’Environnement, de différentes mesures
de lutte contre les nuisances aériennes.
Première
mesure, le «relèvement de 300 mètres des altitudes de vol à l’approche
de la région parisienne». Ce relèvement est accompagné du «recul du
point de virage des avions, qui se fera plus haut» indique le ministère.
«Ce point est très important, insiste le président du Cirena Philippe
Houbart, car cela va éviter de multiplier les nuisances sur
l’agglomération des villes de Cergy-Pontoise à Conflans-Ste-Honorine,
soit plus de 230.000 habitants». Ce dispositif devrait entrer en vigueur
en novembre prochain.
Trajectoires de descente en «profil continu
Le
ministère a également décidé une «extension des interdictions
d’atterrissages et de décollages pendant la nuit.» Dès la fin de cette
année, «les avions les plus bruyants seront interdits entre 22h et 6 h».
Il sera également opéré un «rééquilibrage du trafic entre les pistes
Nord et Sud, celles du Nord étant sous exploitées alors que les
trajectoires correspondantes sont situées principalement dans des zones
agricoles.»
Enfin, il est
préconisé des trajectoires de descente des avions en «profil continu»,
dans un premier temps uniquement «pendant le cœur de la nuit de minuit à
5 h» et à partir de 1.800 mètres, et dans un deuxième temps à partir de
3.000 mètres. «C’est une excellente mesure car la population sera
survolée beaucoup plus haut, et en plus dans ces conditions l’avion
pollue moins» relève Philippe Houbart. Une nouvelle trajectoire de
décollage la nuit, évitant les zones «très urbanisées de l’ouest de
Roissy» entrera également en vigueur.
Les associations réclament un couvre-feu nocturne
Le
Cirena regrette néanmoins que ce plan n’aille pas plus loin «concernant
les horaires de vols.» «La plupart des restrictions le sont dans un
créneau compris entre minuit et 5 h. Nous demandons depuis des années
que ce créneau aille de 22h à 6h ou de 23h à 7h, soit 8 h d’affilée,
comme le recommande l’OMS.» Ce que souhaitent au final les associations,
c’est un couvre-feu la nuit, comme à Orly «et de nombreux aéroports
dans le monde». Actuellement la région est survolée par 170 vols chaque
nuit. Les riverains souhaitent également un plafonnement du nombre de
vols sur Roissy, actuellement de 500.000 par an. Or, le dernier arrêté
interministériel de 2007 fixant le Plan d’exposition au Bruit, a
autorisé Roissy à aller jusqu’à 750.000 vols annuels.
Actuellement, un peu plus d’1 million de Franciliens sont survolés quotidiennement par les avions de cet aéroport. |
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Le :31/01/2011
Urbanisme : les grandes villes doivent "s'étaler"
Scr: nouvelobs.com/photo:Reuters
Selon un rapport américain, les villes doivent "s'étaler dans l'espace". "L'endiguement n'est pas adapté
pour les pays en voie d'urbanisation rapide" où les villes se préparent à une forte croissance démographique.
La
Banque mondiale a appelé jeudi 27 janvier les villes à ne pas se
limiter dans l'espace, en soutenant un rapport qui prône des "limites
généreuses" afin de se préparer à leur croissance démographique, plutôt
que la densité et l'instauration de "ceintures vertes".
Les villes doivent "s'étaler"
L'organisation
d'aide au développement a indiqué dans un communiqué qu'elle partageait
les conclusions d'un rapport du Lincoln Institute of Land Policy, un
institut de recherche américain sur l'aménagement du territoire. "Le
modèle urbanistique dominant qui guide aujourd'hui l'expansion des
villes et des aires métropolitaines est basé sur l'endiguement de
l'étalement, mais cet endiguement n'est pas adapté pour les pays en voie
d'urbanisation rapide où se situe la plupart de la croissance
démographique", explique cet institut.
La Banque mondiale préconise de "faire de la place dans une planète de villes". "Ce
qui est nécessaire, c'est non pas une stratégie de confinement et de
restriction, mais de limites généreuses aux métropoles, de protection
sélective des espaces ouverts, et une bonne planification des transports
et des routes", a commenté la responsable de l'Unité pour le développement urbain, Abha Joshi-Ghani.
La population mondiale devrait doubler
Le
rapport explique que les "ceintures vertes" censées marquer une limite à
l'urbanisation finissent trop souvent par être piétinées, et
risqueraient d'engorger les villes des pays en développement, pour la
plupart déjà saturées. "Les densités de population dans
les pays en développement sont le double de celles de l'Europe et du
Japon, elles-mêmes le double de celles des Etats-Unis, du Canada et de
l'Australie", a rappelé la Banque.
Mais partout, ces densités baissent. Si les tendances actuelles se poursuivent "la population urbaine mondiale devrait doubler en 43 ans, mais le terrain qu'elle couvre en seulement 19 ans", a-t-elle prévenu.
Réduire l'arsenic dans les eaux souterraines
Scr: BE Allemagne 513
Une équipe de chercheurs de l'Institut de gestion de l'eau, d'hydrologie et de génie hydraulique (WAWI) de
l'Université Leibniz de Hanovre a développé un nouveau procédé respectueux de l'environnement, afin de
réduire le taux d'arsenic dans les eaux souterraines
La
pollution à l'arsenic, provoquée entre autres choses par l'exploitation
minière, l'utilisation de pesticides dans l'agriculture moderne et la
production d'armes chimiques, est une menace grandissante pour les
ressources mondiales en eau. Cela affecte des millions de personnes, en
particulier dans certaines régions du Bangladesh, de l'Inde orientale,
du Vietnam, du Mexique, de l'Argentine et du Chili. Même aux Etats-Unis
et en Europe centrale, des taux relativement élevés d'arsenic peuvent
être mesurés.
Pour
le compte de la direction des constructions de la région de Lüneburg,
grande région boisée de l'Allemagne au nord-est de la Basse-Saxe, et
soutenus par l'Institut fédéral de géosciences et de ressources
naturelles, Max Billib et l'équipe du WAWI ont développé une nouvelle
méthode grâce à laquelle la concentration d'arsenic dans les eaux
souterraines devrait diminuer. Pour mettre au point leur nouveau
procédé, ils se sont rendus sur un ancien site militaire dans le nord de
l'Allemagne dont le sol et les eaux ont été fortement contaminés suite à
une production militaire au cours des deux dernières guerres mondiales.
Les
scientifiques ont ainsi construit une usine pilote qui assure le
traitement des eaux souterraines riches en arsenic. L'installation est
munie de deux puits à travers lesquels l'eau peut s'infiltrer et
circuler. Le principe de cette méthode est de pomper les eaux
souterraines à travers l'un des puits, d'injecter du chlorure de fer
dans ces dernières et, à l'aide du deuxième puits, de les faire de
nouveau transiter vers le bas. La même méthode est utilisée pour un
ajout d'oxygène. L'apport d'oxygène va entrainer une oxydation du fer
qui, une fois réintégré dans l'aquifère, se liera à l'arsenic
pour se fixer à la surface. Ainsi, l'arsenic se transforme en un cristal
difficilement soluble dans l'eau. Avec cette méthode, la teneur en
arsenic dans les eaux souterraines peut donc être réduite.
Les
désavantages des techniques déjà connues de purification par filtration
sont les coûts élevés d'exploitation et le fait que les filtres
contaminés doivent être remplacés plusieurs fois par an et éliminés en
tant que déchets dangereux. Ce n'est plus le cas avec cette nouvelle
méthode, qui nécessite un investissement de 600.000 euros par an pour
une utilisation de près de 20 ans et qui, selon les chercheurs de WAWI,
ne fournit pas de déchets résiduels.
Gaz de schiste: de l'eau dans le gaz de Talisman Energy
Scr: cyberpresse.ca/le-soleilphoto: Talisman Energy

Québec : La gazière albertaine Talisman Energy a jugé bon de suspendre toutes ses activités de fracturation
hydraulique sur le continent, la semaine dernière, à la suite d'un pépin technique qualifié de «sérieux»
survenu le 17 janvier dans un de ses puits de Pennsylvanie.
D'après
le département de Protection de l'environnement de Pennsylvanie (DPEP),
qui a rendu l'incident public dans un communiqué publié mardi, le
problème est arrivé pendant l'injection dans le sol d'eau sous haute
pression - afin de fracturer le shale où le gaz est retenu prisonnier et
lui permettre de s'échapper. Une pièce de valve aurait alors mal
fonctionné et une partie du liquide de fracturation (de l'eau
additionnée de sable et de divers produits chimiques) a reflué dans les
airs.
Talisman a ensuite d'elle-même décidé de «cesser toutes ses opérations de fracturation hydraulique en Amérique du Nord, le temps d'éclaircir la cause de l'incident», lit-on dans le communiqué.
Épisode terminé
Il n'a pas été possible d'apprendre pendant combien de temps l'entreprise, qui a foré
10 puits au Québec, a maintenu son gel volontaire, mais le porte-parole
de sa branche américaine, Mark Scheuerman, assure que l'épisode est
maintenant terminé.
«On
a mené notre enquête et on collabore toujours avec le département de
Protection de l'environnement de Pennsylvanie [qui investigue de son
côté, ndlr], mais on estime avoir bien compris la cause de l'incident et
on a modifié nos façons de faire, alors on a mis fin au gel», a-t-il indiqué lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil.
«Il n'y a pas eu de blessés, tout l'équipement a été fermé, les fluides ont pu être contenus et le site a été nettoyé», a affirmé
Talisman USA dans une «déclaration» publiée mardi sur son site Internet.
L'accident
a toutefois été «sérieux» et «aurait pu avoir des conséquences
environnementales significatives», selon le directeur régional du
Centre-Nord du DPEP, Nels Taber.
L'affaire
n'a pas retardé les travaux de Talisman au Québec de quelque façon que
ce soit. Son porte-parole Stéphane Perreault n'avait pas été mis au
courant quand nous l'avons joint, mercredi - mais de toute façon,
dit-il, les deux fracturations que l'entreprise a à son agenda québécois
cette année, à Fortierville et à Sainte-Gertrude, ne sont prévues que
pour la fin de l'été. |
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Le : 28/01/2011
La pollution touche-t-elle les déserts, les montagnes, les pôles ?
Scr: futura-sciences/photo:© Apurdam (Andrew) CC by-nc-nd 2.0
Air, eau, sol, organismes… les pollutions dues aux activités humaines
semblent être partout.
Parfois
modérées et temporaires (fumier), d’autres fois catastrophiques et
quasiment irréversibles (Tchernobyl), les pollutions paraissent
n’épargner aucun milieu.
On peut donc se demander
s’il existe des lieux encore vierges de toute pollution sur la Terre.
Si c’est le cas, ce devrait être là où l’homme est absent, en toute
logique.
La pollution, du haut des montagnes…
La
pollution est peut-être absente au sommet des plus hautes montagnes,
comme l’Everest ? Non, même au sommet du monde, la pollution est au
rendez-vous. Ce sont d’abord les alpinistes qui l’apportent. Tout à leur
expédition légendaire, ils ont abandonné 50 tonnes de déchets depuis la
première expédition, en 1953. Longtemps ignorée, cette pollution fait
désormais réagir. Alpinistes responsables, amoureux de la montagne et
autorités nationales commencent à lutter contre ce phénomène.
Malgré
cela, une autre pollution contamine les neiges du Tibet et des autres
montagnes. La pollution atmosphérique des villes peut en effet produire
des aérosols capables d’atteindre les hautes couches de la troposphère.
Formés dans les centres urbains ou lors de la rencontre entre polluants
atmosphériques et masses d’air froid, ces fines particules peuvent alors
se déposer sur les neiges éternelles des plus hauts monts.
… jusqu’au milieu des déserts…
À
défaut des montagnes, les déserts arides sont-ils épargnés ? Non plus,
car la plupart des villes à proximité des déserts sont situées dans des
pays pauvres où la gestion des déchets est encore des plus
rudimentaires. Résultats : des ceintures de détritus encerclent ces
villes et sont balayées par les vents qui emportent papiers et sacs
plastiques dans le désert.
En outre, là encore, la pollution atmosphérique délivre ses cadeaux indésirables.
… et au niveau des pôles
Les
pôles ne sont pas vraiment mieux lotis, puisque encore une fois les
polluants atmosphériques sont apportés par les vents d’altitude et
contaminent les glaces. En fait, ces glaces constituent une mémoire de
la pollution atmosphérique de l’histoire humaine. C’est le cas pour
l’Arctique comme pour l’Antarctique, bien que ce dernier soit plus
protégé par son courant marin circumpolaire et son éloignement des
grands centres de pollution.
En fait, la
pollution est omniprésente et se retrouve même dans l’espace. Quelque
part, cette pollution est la rançon de la gloire des entreprises
humaines...........!!!
32,4 milliards d'euros pour les transports du Grand Paris
Scr: nouvelobs.com

Etat et région Ile-de-France s'entendent sur un plan d'investissement
jusqu'en 2025.
Un projet dénoncé par les écologistes qui le jugent
déconnecté des urgences.
Maurice
Leroy, le ministre Nouveau Centre de la Ville, a annoncé mercredi 26
janvier la conclusion d'un "accord historique" entre l'Etat et la région
Ile-de-France prévoyant 32,4 milliards d'euros d'investissements d'ici à
2025 dans les transports franciliens.
Cet
accord porte à la fois sur la modernisation des réseaux de transports
actuels, en particulier des RER, et la réalisation d'un métro
automatique de rocade autour de Paris.
Les
services du ministre et du président PS du conseil régional
d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon avaient annoncé conjointement mardi
soir qu'un accord Etat-Région sur les transports franciliens, baptisé
projet "Grand Paris Express", serait présenté mercredi.
Mardi,
Jean-Paul Huchon, président également du Syndicat des transports
d'Ile-de-France (Stif), était engagé dans des discussions serrées avec
sa majorité (PS-FG-Verts-DVG), et plus particulièrement avec
Jean-Vincent Placé, vice-président Europe Ecologie-Les Verts (EELV),
chargé des transports.
Désaccord sur le Plateau de Saclay
Selon un document
qu'a obtenu l'AFP avant l'officialisation de l'accord, l'investissement
global de 32,4 milliards d'euros s'entend hors matériel roulant. Il est
prévu 11,9 milliards d'euros pour la modernisation du réseau existant
et 20,5 milliards d'euros pour le réseau de métro automatique, incluant
le prolongement de la ligne 14 de métro au nord et au sud de Paris et
une rocade autour de la capitale comprenant deux arcs à l'est, dont l'un
permettant une desserte en proche couronne depuis Saint-Denis.
Le
tracé et les modalités techniques de cet arc en proche couronne seront
définis à la suite d'une mission d'étude mandatée par Maurice Leroy
d'ici le 30 mars 2011, associant le Val-de-Marne et la
Seine-Saint-Denis.
L'Etat et la
région "prennent acte de leur désaccord sur les principes de
développement et de desserte du Plateau de Saclay", précisait le document.
L'Etat
entend assurer la desserte par la "réalisation d'un métro automatique
opérationnel dès 2020", la région par un "bus à haut niveau de service
sur le plateau", "qui pourra évoluer par la suite vers un tramway",
toujours selon la même source.
Pour les RER B, D
et C, Etat et région conviennent de réaliser "d'ici fin 2013" les études
relatives au doublement du tunnel entre Châtelet et la gare du Nord et à
la réalisation d'une troisième paire de voies entre Paris et Juvisy
(Essonne).
Pour la réalisation des projets, l'Etat
et la région "s'engagent à trouver les moyens d'un partage de la
maîtrise d'ouvrage" des projets entre la Société du Grand Paris (SGP,
chargée par l'Etat de réaliser des métros automatiques) et le Stif, "le
cadre de ce partage étant élaboré au cours du premier semestre 2011".
Colère des écologistes
Cécile
Duflot et Jean-Vincent Placé, responsables régionaux
Europe-Ecologie-Les Verts d'Ile-de-France, ont vivement attaqué cet
accord, jugeant que le projet était "déconnecté des urgences et
préoccupations des franciliens".
La présidente du groupe EELV et le vice-président chargé des transports à la région n'y ont pas pris part.
"Au
regard des gares prévues, dont plusieurs sont en option, la desserte
fine du territoire prônée par le projet de la région ne sera pas
réalisée", ont jugé les deux écologistes dans un communiqué, estimant le
projet "déconnecté des urgences et des préoccupations des Franciliens,
avec un faible nombre de gares par rapport à la proposition faite par la
région, tournant le dos aux besoins des territoires désenclavés".
Ils
déplorent aussi "la précipitation et la forme de l'annonce" qui "font
craindre une opération de communication du gouvernement qui ne répondra
pas aux besoins urgents des franciliens".
Reprise en mais par l'Etat
"En
consacrant le "Grand Paris Express" et la loi Grand Paris, la région
accepte que la compétence transport soit reprise en main par l'Etat à
travers une Société du Grand Paris gouvernée sans les élus franciliens"
ajoutent-ils.
Côté financement, "le projet "Grand
Paris Express" tel que présenté aujourd'hui n'est pas assuré" selon eux.
Les écologistes "attendent encore des engagements fermes et précis sur
les engagements de l'Etat, condition sine qua non à l'amélioration et au
développement des transports, notamment sur le Versement Transports, la
TIPP dite "Grenelle" et sur ce qui sera inscrit à la Loi de Finances
2012".
Les écrits historiques sur le climat accréditent les modèles de simulation climatique
Scr: notre-planete.info/©C.Magdelaine
Une équipe de chercheurs de l'UE a utilisé les journaux personnels
de moines et d'autres écrits historiques pour confirmer la précision
des simulations climatiques informatiques.
Les
résultats, publiés en ligne dans la revue scientifique Nature Genetics,
devraient aider les chercheurs à offrir des estimations climatiques
plus précises, notamment aux échelles régionale et saisonnière.
Dans
cette étude, les scientifiques ont utilisé 3 modèles climatiques pour
simuler les fluctuations climatiques de ces 500 dernières années. Ils
ont comparé les résultats des modèles climatiques à des sources
climatiques, telles que les archives de stations météorologiques, les
archives de récoltes et les journaux personnels des moines. Les
documents historiques confirmaient les simulations.
Les scientifiques étaient particulièrement intéressés
par l'influence sur les conditions atmosphériques, aux échelles
régionales et saisonnières, des facteurs externes au système climatique,
tels que l'activité volcanique, les changements de température du
soleil, et l'augmentation des émissions de gaz à effet de serres en
provenance des activités des hommes. Comme l'ont fait remarquer les
scientifiques, "ce sont les expressions régionales et
saisonnières du changement climatique qui déterminent les effets du
réchauffement de l'effet de serre sur les écosystèmes et la société".
L'influence
des émissions de gaz à effet de serre sur le climat européen est
reconnue pour le XXe siècle, or certains scientifiques ont avancé l'idée
que l'influence de facteurs externes pour les siècles précédents était «
négligeable ». L'étude a révélé que les facteurs externes avaient une
influence considérable sur les conditions climatiques en Europe au cours
des 500 dernières années, ce qui suggère que les émissions de gaz à
effet de serre actuelles jouent un rôle important sur le futur climat de
l'Europe.
"Nos
travaux montrent que les influences externes sur le climat sont
importantes, et que même d'infimes changements au niveau de ces facteurs
externes au système climatique ont un impact considérable", explique
l'auteur principal de l'article, le professeur Gabi Hegerl de l'École de
géosciences de l'université d'Édimbourg, au Royaume-Uni. "Ces résultats sont importants car ils montrent les impacts de ces facteurs à un niveau régional."
Les
volcans ont un impact remarquable sur le climat à court terme ; les
étés après une éruption sont souvent plus frais que la norme, tandis que
les hivers sont plus chauds. Toutefois, les volcans n'exercent pas
d'influence sur les températures printanières ou automnales. L'influence
de ces facteurs externes sur le climat est notamment plus prononcée en
hiver et au printemps, où elles comptent pour 75% du réchauffement
hivernal observé depuis la fin du XVIIe siècle. "Ce réchauffement
hivernal est largement imputable aux gaz à effet de serre", font
remarquer les chercheurs.
Les auteurs concluent : "Nous
avons procédé à des reconstructions de températures européennes
terrestres saisonnières et à des simulations grâce à trois modèles
climatiques mondiaux pour montrer que les influences externes sur le
climat, telles que les concentrations d'aérosols volcaniques
stratosphériques ou de gaz à effet de serre, d'autres effets
anthropogéniques et changements résultant de l'irradiation solaire
totale, ont une influence discernable sur les températures européennes
au cours des cinq derniers siècles."
Notes
•Le
soutien de l'UE pour ces travaux provient de deux projets: CIRCE
(Climate change and impact research: the Mediterranean environment) et
ACQWA (Assessment of climatic change and impacts on the quantity and
quality of water).
•Le projet quinquennal ACQWA,
lancé en 2008, a reçu un budget de 6,5 millions d'euros en financement
de la recherche au titre du thème Environnement du septième
programme-cadre (7e PC). Ses 35 partenaires proviennent d'Europe et
d'Amérique du Sud.
•En plus des chercheurs de
l'université d'Édimbourg, l'étude comprenait également des chercheurs de
l'université Justus-Liebig de Giessen en Allemagne, l'Universidad
Complutense de Madrid en Espagne, et de l'Université de Berne en Suisse.
•Le
projet CIRCE est financé dans le cadre du domaine thématique
«Développement durable, changement planétaire et écosystèmes» du sixième
programme-cadre (6e PC) à hauteur de 10 millions d'euros. Le projet,
lancé en 2007 et qui devrait s'achever cette année, rassemble des
chercheurs de plus de 60 organisations d'Europe, du Moyen-Orient et
d'Afrique.
Référence
Hegerl,
G., et al. (2011) Influence of human and natural forcing on European
seasonal temperatures. Nature Geoscience (sous presse), publié en ligne
le 16 janvier. DOI: 10.1038/NGEO1057.
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Le : 27/01/2011
Réchauffement climatique : les plantes perdent de l’altitude !
Scr: futura-sciences.com
Avec le réchauffement climatique, les scientifiques pensaient que les plantes
avaient tendance à grimper en altitude à la recherche de fraîcheur.
Selon une nouvelle étude, il n’en est rien.
Les
plantes seraient même en train de redescendre, grâce à l’augmentation
de l’humidité qui leur permet de résister à la chaleur.
Le
réchauffement climatique est sur toutes les lèvres et provoque une
certaine culpabilité des États qui se réunissent régulièrement pour
discuter et trouver des solutions, comme dernièrement à Cancùn. Si le
débat est parfois relancé quant à la réalité du réchauffement général,
il aurait pourtant, aux yeux des scientifiques, des conséquences réelles
sur les catastrophes naturelles liées au climat, mais aussi sur la
biologie de notre planète.
Il
avait notamment été établi que le bouleversement des climats provoquait
une réorganisation géographique des espèces biologiques. En effet, une
espèce animale aussi bien que végétale possède des caractéristiques qui
lui sont propres et qui lui confèrent une adaptation à un milieu donné.
Un ours polaire préfèrera le froid de la banquise, alors que certaines
grenouilles apprécieront plus le climat chaud et humide des régions
équatoriales. De même, un cactus se sentira très bien dans un milieu
chaud et sec, alors que les conifères de la taïga prospèreront sous un
hiver rigoureux.
Il est donc
logiquement attendu que l’aire de répartition des espèces, autrement dit
leur région de prédilection, soit obligatoirement remaniée pour
permettre à ces espèces de continuer à vivre dans un milieu qui leur
corresponde. En 2008, un article paru dans la revue Science avait
d’ailleurs validé cette hypothèse en montrant, sur la base de l’étude de
l’évolution de 171 espèces végétales forestières sur un siècle, que les
plantes avaient tendance à grimper en altitude, à raison de presque 30
mètres par décennie. Elles seraient probablement à la recherche de la
fraîcheur des hauteurs.
Moins 80 mètres en 80 ans
Cette
fois, une nouvelle étude également parue dans Science et menée par des
chercheurs de l’Université de Californie à Davis, ont pour leur part
montré… exactement l’inverse. Ayant suivi le devenir de 64 espèces
végétales retrouvées en Californie, depuis 1930 jusqu’à nos jours, les
scientifiques en arrivent en effet à la conclusion que l’altitude
optimale des plantes a diminué de 80 mètres en moyenne.
Les
auteurs concluent eux-mêmes que leurs résultats vont à l’encontre de
ceux qui étaient attendus compte-tenu du réchauffement climatique
observé au XXe siècle. Par contre, ils sont très facilement explicables
par un autre phénomène associé, mais qui n’avait pas été pris en compte
auparavant. « Alors que le climat s’est
significativement réchauffé au cours de cette période, il y a aussi eu
davantage de précipitations. Ces conditions d’humidité supérieures ont
permis aux plantes de vivre dans des régions plus chaudes que celles où
elles en étaient capables précédemment » explique Jonathan Greenberg, l'un des auteurs de l’article.
Un climat de plus en plus humide
La
température n’est donc plus le seul facteur à prendre en compte pour
modéliser ce que sera notre planète dans le futur. L’humidité, mais
aussi d’autres paramètres sont donc probablement au moins aussi
importants.
C’est
même particulièrement vrai dans les régions situées à des latitudes
supérieures à 45°, où les précipitations se sont intensifiées au cours
du siècle dernier, une intensification qui risque fort de se perpétuer
au XXIe siècle si l’on en croit les modélisations du climat à venir.
Le village Olympique de Montréal choisit le gaz naturel
Scr: enerzine.com
Afin de réduire ses coûts d'énergie, le Village Olympique de Montréal,
qui abrite plus de 1.000 logements et plus de 18 580 m2 d'espaces commerciaux,
a décidé de remplacer les appareils électriques désuets servant à produire
l'eau chaude domestique pour des appareils à haute efficacité énergétique au gaz naturel.
Ainsi,
grâce au prix concurrentiel du gaz naturel, le Village Olympique
économisera en moyenne 65 350 dollars canadien (soit 48 500 euros) par
année pour ce poste budgétaire.
Le
Village Olympique a été construit en 1976 afin de loger les athlètes
lors des Jeux Olympiques de Montréal. Après l'événement, le complexe a
été converti en immeuble à appartements locatifs. Situé à l'Est de
Montréal, cet impressionnant immeuble est constitué de deux bâtiments de
23 étages en forme de pyramide, d'où le nom de Pyramides Olympiques.
Initialement,
les deux pyramides olympiques de ce symbole montréalais possédaient
chacune un réservoir chauffé à l'aide de serpentins électriques. « Avec
les années, le système électrique des deux tours ne permettait plus de
produire en quantité suffisante l'eau chaude domestique requise. De
plus, l'augmentation des coûts d'entretien et de production représentait
un enjeu important pour nous », a déclaré M. Kevor Meterissian de la
Société de Gestion Cogir, responsable de la gestion des pyramides
olympiques.
Le
client a choisi d'installer 3 chaudières à condensation à gaz naturel à
haute efficacité énergétique et 2 réservoirs pressurisés de près de 10
000 litres chacun pour chacune des deux tours. Les travaux ont été
complétés pour la première tour à l'été 2010 et les travaux de la
deuxième tour sont prévus pour 2011.
Grâce
aux programmes en efficacité énergétique et au programme de rabais à la
consommation de Gaz Métro, le Village Olympique a bénéficié d'aides
financières importantes équivalant à 40 % des coûts d'investissement
pour le remplacement du système électrique par les nouveaux appareils au
gaz naturel. Le rendement de l'investissement de 3,3 ans est
particulièrement intéressant.
« Nous
sommes très fiers que le Village Olympique ait choisi le gaz naturel
pour alimenter ses nouveaux appareils. Pour notre client, ceux-ci
serviront à produire de l'eau chaude en plus grande quantité, à une
température plus élevée et à moindre coût. Ce sont des économies
annuelles de 65 350 $ CAD par année sur leur facture de chauffage de
l'eau chaude domestiques une fois les travaux complétés dans les deux
tours, » a souligné Patrick Mekhaël, directeur ventes, comptes majeurs chez Gaz Métro.
Des bornes électriques pour les bateaux sur les quais de Dordrecht
Scr: BE Pays-Bas 36
La municipalité de Dordrecht, en partenariat avec Royal Haskoning et le designer industriel VHP,
travaille sur la distribution d' énergie électrique pour la navigation fluviale.
A partir de janvier 2011, des unités spéciales vont être installées sur les quais.
Ces
bornes d'alimentation permettront de fournir l'électricité à partir du
quai ; il ne sera donc plus nécessaire de transporter des générateurs
diesel. Cela sera bénéfique pour la qualité de l'air puisque les bornes
permettront une réduction significative des émissions de particules et
de CO2 et le bruit extérieur sera également réduit. Le développement de
l'alimentation électrique à quai fait partie du programme d'amélioration
de la qualité de l'air de la ville de Dordrecht.
La
fonctionnalité est également de mise puisque la conception de ces
bornes a été pensée pour s'insérer harmonieusement dans les quartiers
concernés. Cinq modèles ont ainsi été proposés : un banc, une table
entière, une demi-table, un bloc et une borne de chargement. Le design
est également inspiré de l'univers de la navigation.
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Le : 26/01/2011
Bientôt 600 éoliennes au large des côtes françaises
Scr: lefigaro.fr/Crédits photo : Sipa
Avec retard par rapport au Danemark (notre photo) ou à la Grande-Bretagne,
la France se lance à son tour dans la construction d'éoliennes en mer.
Nicolas
Sarkozy annoncera mardi le lancement d'un appel à projets portant sur
cinq sites côtiers pour un investissement de 10 milliards d'euros.
Industriels français et étrangers sont mobilisés pour cette compétition.
Les
industriels français et étrangers attendaient le feu vert, plusieurs
fois reporté, depuis des mois. C'est finalement Nicolas Sarkozy qui
annoncera mardi à Saint-Nazaire (où il vient de signer avec la Russie
l'accord de construction de deux navires de guerre Mistral) le premier
appel d'offres pour construire des éoliennes au large des côtes
françaises. Le projet est d'envergure. Il s'agit d'installer quelque 600
éoliennes, sur cinq sites retenus, entre Saint-Nazaire
(Loire-Atlantique) et Le Tréport (Seine-Maritime). Elles développeront
une puissance installée de 3 000 mégawatts (MW), soit la capacité de
près de deux réacteurs nucléaires EPR. À raison d'un coût de
construction d'environ 3,5 millions d'euros par mégawatt (deux fois plus
que sur la terre ferme), l'appel d'offres représente un investissement
de 10 milliards d'euros pour les industriels candidats.
«L'annonce du président de la République donne un nouveau souffle au Grenelle de l'environnement»,
se félicite l'entourage de Nathalie Kosciusko-Morizet, laquelle devrait
présenter le dossier au Conseil des ministres mercredi. La ministre de
l'Écologie aurait obtenu lors de la réunion d'arbitrage, jeudi dernier à
Matignon, de maintenir le périmètre de l'appel d'offres à 3 000 MW
alors qu'Éric Besson, le ministre de l'Industrie, souhaitait le limiter à
2 000 MW. Le Grenelle de l'environnement fixe un objectif de 6 000 MW
de puissance installée en éolien offshore pour 2020.
Groupes hostiles
L'appel
d'offres lui-même sera organisé dans les prochains mois sous la
houlette de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) avec une mise
en service des fermes éoliennes à l'horizon 2015.
Les
grands opérateurs électriques européens, comme le suédois Vattenfall ou
l'allemand E.ON, sont sur les rangs. Côté français, EDF Énergies
Nouvelles et Alstom ont annoncé la semaine dernière un «accord exclusif»
pour répondre ensemble à l'appel à projets. GDF Suez entend également
entrer dans ce jeu très compétitif. Sa filiale La Compagnie du vent mène
d'ailleurs depuis cinq ans le projet de parc le plus avancé en France,
au large du Tréport, lequel devra être remis en concurrence. Dans sa
dernière version, le projet prévoyait d'installer 141 éoliennes de 5 MW à
14 km des côtes. De quoi alimenter 900 000 personnes en électricité. Le
débat public de quatre mois qui s'est achevé au Tréport et à Dieppe en
septembre avait permis de trouver des compromis entre la filiale de GDF
Suez et les opposants pêcheurs, élus locaux, défenseurs du paysage. Même
si des éoliennes érigées à une dizaine de kilomètres du littoral
apparaissent comme de grosses allumettes à l'horizon, les groupes
hostiles restent plus mobilisés que jamais.
Jean-Louis
Butré, président de la Fédération environnement durable (FED) qui
regroupe quelque 735 associations et collectifs opposés aux turbines à
vent, dénonce «un marché économique complètement faussé, qui ne vit que
grâce aux subventions». «Enfin, assure Jean-Louis
Butré, nous assistons d'ores et déjà à des débats pas très sains qui
vont conduire certains édiles à mobiliser toutes leurs forces pour
éviter à leur région d'être concernée par ces éoliennes offshore».
Allusion notamment à Philippe de Villiers qui a obtenu de l'Élysée
d'écarter l'île vendéenne de Noirmoutier de la liste des sites.
Les
ennemis de l'éolien dénoncent généralement le coût de cette énergie
intermittente. À la différence du photovoltaïque, note Alexis
Chauffert-Yvart, coauteur d'un rapport du consultant PWC, il n'y a pas
de risque de «bulle spéculative» car «l'éolien offshore sera un marché capé», autrement dit plafonné aux 6 000 MW du Grenelle de l'environnement.
Créer «une filière industrielle compétitive»
Par
ailleurs, l'État ne fixera pas de tarif de rachat de la même manière
que pour le solaire. Ce sont les opérateurs qui devront proposer un
juste montant du kilowattheure, compromis entre un seuil de rentabilité
et un prix de rachat acceptable par EDF. Un industriel européen estime
que le prix du kilowattheure devrait osciller autour de 17 à 18
centimes. De quoi rentrer dans ses frais et commencer à gagner de
l'argent au bout de dix ans.
Le
prix du kilowattheure ne sera pas le seul critère retenu par l'État
pour désigner les gagnants de l'appel d'offres. Il s'agit certes de
développer «cette nouvelle forme d'énergie à un coût maîtrisé»,
explique-t-on dans l'entourage d'Éric Besson, mais aussi de créer «une
filière industrielle compétitive». Pour l'emporter, les candidats seront
aussi tenus de fournir des garanties en matière d'emplois sur le
territoire.
Gaz de schiste : révolution énergétique ou catastrophe environnementale ?
Scr: lemonde.fr
Rangez les éoliennes ! Au placard l'énergie solaire ! Oubliées nos bonnes résolutions
en termes d'émissions de CO2. Nous sommes sauvés : voici le gaz de schiste... ???
La
France serait en effet assise sur d'importantes réserves de ce gaz
naturel en tout point semblable à celui que l'on connait sauf qu'au lieu
d'être concentré au sein de poches souterraines, celui-ci est disséminé
dans ces argiles profonds et imperméables.
Longtemps
sa capture sembla un rêve compliqué ou trop onéreux mais la raréfaction
des réserves en hydrocarbures a poussé les ingénieurs à forcer le
destin. Le principe est simple : après avoir foré verticalement,
on pénètre horizontalement les schistes, dans lesquels on envoie à forte
pression des milliers de litres d'eau, de sable et un cocktail
d'adjuvants chimiques pour ouvrir la roche. On appelle cela la
"fracturation hydraulique".
LE FEU AUX POUDRES
Lourde
de conséquences pour l'environnement, cette technologie est la clef à
la fois géniale et monstrueuse d'une révolution énergétique qui a déjà
propulsé les Etats-Unis en première place de la production mondiale de
gaz naturel.
En
France, Jean-Louis Borloo, pourtant déclaré champion des énergies
renouvelables, a signé en mars 2010 trois arrêtés autorisant leur
recherche sur de vastes territoires qui s'étendent du Larzac à la Drôme
en passant par les Cévennes et l'Ardèche... Et mis ainsi le feu aux
poudres. Sur les Causses où la résistance s'organise, on se demande
encore ce qui leur a pris de choisir ces hauts-lieux de révolte et de
combat pour lancer l'exploration. Par naïveté ou par calcul ?
L'hydrogène au secours du réseau électrique
Scr: BE Espagne 101
Le système électrique d'un pays se doit d'être adapté à l'évolution de la demande en énergie
en cours de la journée comme en cours d'année.
L'intégration
croissante de sources d'énergies renouvelables qui génèrent de
l'électricité de façon non prévisible oblige les réseaux électriques à
une flexibilité d'absorption de plus en plus grande. Cela est d'autant
plus vrai pour le réseau espagnol, relativement peu connecté aux pays
voisins et qui doit absorber une production éolienne et solaire de plus
en plus forte.
Il
est bien connu que l'électricité est difficilement stockable,
cependant, afin d'éviter tout risque d'effondrement du réseau, les
gestionnaires doivent y maintenir un certain équilibre. Les sources
d'énergies renouvelables sont les premières écartées en cas de surplus
de production à cause de la variabilité de leur production. D'ici à
2020, l'Espagne devrait disposer d'une puissance éolique installée de
plus de 40 GigaWatts (fin 2009, elle en avait déjà de plus de 19). Bien
que le pays dispose d'une certaine capacité de stockage d'électricité
par pompage des barrages hydrauliques, ainsi que d'un centre de contrôle
unique au monde d'optimisation de l'intégration d'énergie de
sources renouvelables au sein du système électrique, une augmentation de
la capacité de stockage de l'électricité semble indispensable pour
éviter, comme cela s'est déjà produit, de devoir déconnecter une grande
partie des parcs éoliens du pays alors que le vent souffle.
Les
chercheurs de la EUIT Industriel de l'Université Polytechnique de
Madrid (Ingénieur Technique Industriel en Electricité) pensent que les
caractéristiques de l'hydrogène pourraient jouer un rôle important dans
la recherche de moyens de stockage de l'électricité et ont étudié cette
possibilité sur un parc éolien espagnol. L'idée est de convertir
l'hydrogène en électricité lorsqu'il y a pénurie de vent (ou de soleil
dans le cas des panneaux solaires) et aux heures de fortes productions,
de transformer via un électrolyseur, l'électricité produite en surplus,
en hydrogène.
Convertir
l'énergie en hydrogène implique d'effectuer une électrolyse de l'eau
puis de compresser l'hydrogène. Le processus inverse implique l'usage de
pile à combustible. Le parc éolien test de 48,8 MW génère 18,4% de
surplus d'électricité qu'il n'est pas possible d'évacuer par le réseau
dans les heures de basse consommation. Ce surplus permet de produire
environ 13 GWH d'hydrogène par an. Grâce au système hybride
(éolienne-hydrogène), il est ainsi possible d'augmenter de plus de 12%
le potentiel du parc. Le rendement global du système, représentant la
part d'électricité pouvant être réinjectée dans le réseau après avoir
été transformée en hydrogène, est de 35%. Si on ajoute à ces résultats,
le fait qu'un tel système permet d'économiser la construction de lignes
électriques, d'améliorer la régulation du réseau, de permettre le
développement des sources renouvelables, cette expérience ne sera
sûrement pas la dernière dans son genre.
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Le : 25/01/2011
Pour la première fois la fin de la surpêche aux Etats-Unis
Scr: BE Etats-Unis 232
Un éminent scientifique en halieutique a déclaré en début d'année la fin officielle de la surpêche
dans les eaux américaines.
Steve
Murawski, qui occupait jusqu'à récemment le poste de directeur des
programmes scientifiques au sein du département de la pêche de la
National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), affirme que plus
aucune espèce de poisson vivant dans les eaux territoriales américaines
n'est surexploitée cette année, contre 37 espèces l'année dernière.
D'après lui, il s'agit d'une première depuis 1900, date à laquelle
remontent les archives. "Jusqu'à preuve du contraire, nous sommes revenus à des niveaux acceptables, il s'agit d'une étape [importante]," déclare Murawski.
La
surpêche ne permet pas aux stocks de se reconstituer et de rester
sains. L'espèce surexploitée voit le nombre de ses représentants
diminuer jusqu'à son éventuelle disparition. Mettre un terme à la
surpêche ne signifie cependant pas que tous les stocks de poisson soient
sains, mais les scientifiques pensent qu'il s'agit d'une condition
primordiale pour y parvenir. D'après Murawski, une règle d'or en matière
de gestion des ressources halieutiques dit qu'une espèce est bien plus
abondante lorsqu'elle est pêchée à un niveau adéquat. Ce niveau est
évalué en prenant en compte plusieurs facteurs, tel que le cycle de vie
d'une espèce, le rythme de reproduction ou le taux de mortalité au sein
d'un environnement.
La
loi établissant les quotas de pêche aux Etats-Unis, nommée
Magnuson-Stevens Act , existe depuis 1976 ; cependant, c'est la loi de
réattribution des crédits, signée en 2007 par le président Bush, qui
ajoute une obligation de mettre un terme à la surpêche à la fin de la
saison de pêche 2010 - laquelle se termine en 2011, à des dates
différentes selon les régions. Murawski affirme que les Etats-Unis sont
le seul pays au monde qui dispose d'une loi définissant la surpêche et
exigeant des pêcheurs d'y mettre un terme. "Si l'on
compare les Etats-Unis avec l'Union Européenne [ou] avec les pays
asiatiques, nous sommes le seul pays pêcheur industrialisé qui ait
réussi à mettre un terme à la surpêche." déclare-t'il.
Ces
bons résultats viennent après que la Nouvelle-Angleterre ait mis en
place un nouveau système de gestion qui répartit les pêcheurs par
secteurs, en leur attribuant un quota annuel de pêche pour les poissons
de fond comme la morue, le haddock ou le flet. Si les pêcheurs dépassent
la limite autorisée pour une espèce, ils n'ont plus le droit de pêcher
les autres espèces. Murawski souligne que la mise en place d'un système
qui introduit des quotas de pêche stricts a eu un réel impact. Les
changements introduits par la Nouvelle-Angleterre ont d'autant plus
d'effet que près d'un tiers des espèces précédemment surexploitées
vivent au large de ses côtes.
Cependant,
l'impact économique des restrictions de la pêche est discuté, et ne
fait pas l'unanimité. Murawski avance que la fin de la surpêche aura
pour résultat des bancs de poissons en meilleure santé et une
reconstitution des stocks, et donc un bénéfice à terme pour la
communauté des pêcheurs de Nouvelle-Angleterre. D'autres estiment qu'il
s'agit d'un coup dur pour ces pêcheurs qui souffrent déjà - la flotte de
pêche, qui comptait encore 1200 navires au milieu des années 1990 n'en
compte plus que 580 aujourd'hui. Pour Brian Rothschild, professeur en
science et technologie maritime à l'Université du Massachussets à
Dartmouth, il s'agit d'une "victoire à la Pyrrhus", alors que les
autorités auraient pu rendre la loi plus flexible afin d'autoriser plus
de pêche sans pour autant mettre en danger les stocks. En refusant de le
faire, elles auraient alors inutilement empêché les pêcheurs de
profiter des bancs sains. " [Le nouveau système de gestion des quotas] m'a ruiné" déplore Dave Marciano, 45 ans, pêcheur pendant trois décennies au large de Gloucester (Massachussets). "On aurait pu mettre fin à la surpêche en ayant plus de considération pour l'aspect humain de la pêche."
Pour
Peter Shelley, avocat conseil à la Conservation Law Foundation, un
groupe environnemental, les problèmes de l'industrie poissonnière sont à
chercher du côté des années de surpêche, en particulier au cours des
années 1980, et pas du côté de la loi. "C'était une
bulle. Les pêcheurs ont vécu dans un monde déconnecté de la réalité, et
[la surpêche] n'est pas quelque chose de durable." déclare-t'il. "La
fin de la surpêche est un événement majeur [...] Je pense que nous
allons commencer à voir apparaître les signes d'un futur prometteur."
Bientôt des insectes dans nos assiettes ?
Scr: nouvelobs.com avec AFP
"Le jour viendra où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la
viande", prédit l'entomologiste Arnold van Huis
Les
insectes constituent une source de protéine alternative à la viande,
meilleure pour la santé et l'environnement, selon une étude.
"Un goût... de noisettes"
: Walinka van Tol, étudiante néerlandaise, mord dans un chocolat d'où
dépasse un ver, la protéine du futur, selon des chercheurs néerlandais
persuadés que les insectes finiront par remplacer la viande dans nos
assiettes. "Le jour viendra où un Big Mac coûtera 120
euros et un Bug (insecte en anglais, NDLR) Mac 12 euros, où les gens qui
mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la
viande", a prédit l'entomologiste Arnold van Huis, au cours d'une conférence à l'université de Wageningen (centre des Pays-Bas).
Walinka
van Tol et 200 autres curieux jouaient ce soir-là aux cobayes pour
l'équipe de scientifiques de Wageningen qui mène des recherches sur les
insectes en tant que source de protéine alternative à la viande,
meilleure pour la santé et l'environnement. A la pause, le public s'est
rué vers le buffet. Rouleaux de printemps aux sauterelles, ganache au
chocolat et aux larves, quiche aux vers de farine ont été rapidement
engloutis.
"Les gens croient que c'est sale"
Mais
Marcel Dicke, le chef du département d'entomologie de l'université de
Wageningen, sait qu'il faudra plus qu'un ver enfoui dans un chocolat
pour changer la mentalité occidentale. "Le problème est là", dit-il, un doigt sur la tempe. "Les gens croient que c'est sale",
explique-t-il, devant une exposition de moucherons, guêpes, termites et
coccinelles, quelques-unes des 1.200 espèces d'insectes comestibles.
"Nous devons manger moins de viande ou trouver une alternative",
assure le chercheur qui affirme manger régulièrement des insectes en
famille. Selon l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO), la planète comptera 9 milliards d'habitants en 2050 alors que la
superficie des terres agricoles a déjà commencé à diminuer.
Les
insectes sont riches en protéines, pauvres en graisse et avec dix kilos
de végétaux, on produit six à huit kilos d'insectes, contre un kilo de
viande seulement. Abondants, ils rejettent peu de gaz à effet de serre
et de lisier, et ne transmettent pas de maladies à l'humain qui les
consomme.
Chacun mange 500 grammes d'insectes par an
"La question à se poser devrait vraiment être : pourquoi ne pas manger d'insectes?",
estime Marcel Dicke en citant une étude selon laquelle chacun mange, à
son insu, en moyenne 500 grammes d'insectes par an, dissimulés dans de
la confiture de framboises ou du pain par exemple.
Environ
500 variétés d'insectes sont consommées au Mexique, 250 en Afrique et
180 en Chine, où ils sont souvent considérés comme des mets très
délicats, souligne Arnold van Huis l'entomologiste.
Installé
à Deurne (sud-est des Pays-Bas), Roland van de Ven produit plus d'1,2
tonne de vers de farine par semaine, destinés à des zoos et des
animaleries mais pas seulement : 1 à 2% d'entre eux sont réservés à la
consommation humaine.
La demande
augmente, souligne-t-il en passant la main dans les vers qui grouillent
dans l'une des innombrables caisses en plastique empilées jusqu'au
plafond du hangar. Il en a vendu 900 kilos en 2010, contre 300 kilos en
2008, via un site internet et un grossiste du secteur de la
restauration. "Lorsque vous voyez un insecte, il y a un
blocage. C'est différent si les insectes sont transformés et deviennent
invisibles dans les aliments", assure Roland van de Ven.
Pourquoi manger des légumes en hiver ?
Scr: lefigaromadame.fr
C'est la revanche des tubercules et autres radicules : épinard, potiron, betterave,
brocoli s'invitent à notre table. Cocktail d'antioxydants gorgés de vitamines,
ils savent nous pousser à une belle créativité culinaire.
Les plus drainants
Si
le poireau est un peu le balai de nos intestins, que dire des radis ?
Rouges mais aussi verts, violets, noirs ou blancs, ils sont champions
pour drainer les toxines, régénérer foie et vésicule. Motivée? Un jour
de cure de bouillon, gourmand s’il vous plaît (fenouil, poireau,
céleri), auquel vous mêlerez une farandole d’herbes du moment.
Profitez-en pour faire prendre l’air à votre centrifugeuse et vous
concocter des jus de légumes, véritables eaux vivantes
ultra-reminéralisantes et détoxifiantes. Débarrassés de leurs fibres,
les légumes sont ainsi assimilés à presque 100%.
Le max de fibres
Chou,
céleri branche, fenouil, artichaut, épinard, blette..., ils en
contiennent tous. Mais la palme revient au topinambour (7 g pour 100 g,
contre 2,6 g pour la carotte). Outre l’amélioration du transit, la
baisse du cholestérol et de la glycémie, on dit bravo à leur effet
rassasiant, surtout quand l’addition d’après-fêtes est lourde.
Les bons petits soldats
On
adopte l’oignon jaune (en soupe, tarte, gratin) pour doper nos défenses
immunitaires : c’est l’exterminateur des microbes ! L’ail et le
gingembre ayant les mêmes propriétés, pensez à en assaisonner vos
légumes sans modération.
Adopter l'ultra-fraîche attitude
Particulièrement
fragiles, les vitamines sont très sensibles à la lumière. Elles
s’oxydent et les taches brunes qui apparaissent sur les légumes
témoignent de leur destruction.
Mieux vaut acheter peu de légumes à la fois mais plus souvent, et privilégier les produits locaux ou bio.
Ne pas les laisser trop tremper, car les vitamines se disséminent dans l’eau.
Pas d'épluchures trop épaisses, au risque de perdre près de 25 % des vitamines. Préférer le grattoir ou l’économe.
Opter
pour une cuisson rapide plutôt à l’autocuiseur, pour préserver les
vitamines et savourer des légumes al dente ou à l’étouffée. Vous pouvez
tester la version de Christophe Saintagne, chef du Plaza à Paris : après
les avoir épluchés et coupés, ajouter 1 demi-verre de bouillon,
caraméliser à feu doux, puis ajouter 2 cuillerées à soupe de vinaigre de
vin rouge, faire réduire et déguster.
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Le : 24/01/2011
Bilans climatiques 2010 : une année particulièrement chaude avec de forts contrastes
Scr: actu-environnement

L'année 2010 à peine achevée, les premiers bilans sont publiés par les agences météorologiques.
Si
2010 est globalement l'une des années les plus chaudes depuis 130 ans,
les premières publications avancent de grandes disparités régionales.
La
National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la National
Aeronautics and Space Administration (NASA) et l'Agence japonaise de
météorologie sont parmi les premiers organismes à avoir publié leurs
moyennes des températures de 2010. Tous s'accordent à dire que l'année
fut particulièrement chaude, qu'elle soit classée en première ou en
deuxième position.
2010, en première ou deuxième position ?
Selon
les données provisoires publiées par les chercheurs américains du
NoteConsulter le bilan du NCDCPlus d'infosNational Climatic Data Center
(NCDC)? de la NOAA, 2010 est, ex-aequo avec 2005, l'année la plus chaude
des 131 dernières années. La moyenne des températures des années 2010
et 2005, présente un écart de + 0,62°C avec la moyenne enregistrée sur
l'ensemble du XXe siècle (13.9°C). La troisième position revient à
l'année 1998 avec un écart de +0,60°C.
Quant
à la décennie 2001-2010, avec une moyenne mondiale des températures de
14,46°C, elle est la plus chaude jamais enregistrée, suivie par la
décennie 1991-2000 avec une moyenne de 14,26°C.
L'NoteConsulter
le bilan de l'Institut GoddardPlus d'infos?Institut Goddard pour les
études spatiales de la NASA? estime lui aussi que 2010 rejoint 2005 à la
première place des années les plus chaudes. Il constate un écart non
significatif de l'ordre de 0,01°C entre les deux années.
Par
contre, selon l'NoteConsulter le bilan de l'Agence japonaise de
météorologiePlus d'infosAgence japonaise de météorologie, l'année 2010
ne se classe qu'en deuxième position des années les plus chaudes depuis
1891, derrière 1998. Selon le bilan provisoire des météorologues
japonais, l'écart avec la moyenne de la période 1971-2000 serait de
+0,36°C.
"Un accord entre les différentes études"
Ces
écarts sont-ils significatifs ? Si l'on en juge par NoteVoir le
graphiquePlus d'infosla comparaison effectuée par l'Institut Goddard,
"il y a un accord sur les températures moyennes, malgré de subtiles
différences." Ainsi, même si les résultats peuvent différer d'une
institution à l'autre, il y a une convergence de résultats démontrant
que 2010 a été parmi les années les plus chaudes, voire l'année la plus
chaude.
Par ailleurs,
l'organisme dirigé par James Hansen rappelle que "le contexte global est
bien plus important qu'une année prise séparément, même si l'année
considérée bat le record précédent." En particulier, l'Institut indique
que "la troisième année la plus chaude - 2009 – est si proche de 1998,
2002, 2003, 2006 et 2007, avec un écart maximum entre ces années évalué à
0,03°C, qu'elles sont toutes les six virtuellement liées."
Une grande variabilité régionale
Sur
le plan régionnal, la NOAA a aussi établi un classement des
NoteConsulter le classementPlus d'infosdix événements climatiques
marquants de l'année écoulée. En 2010, le podium est constitué des
canicules ayant sévi cet été en Russie, en Europe et en Asie, de la
température globale moyenne de 2010 et des inondations au Pakistan.
S'agissant
des variations régionales, les écarts positifs les plus importants avec
les températures moyennes locales de long terme ont été enregistrés
dans l'Hémisphère Nord, et en particulier au Canada, en Alaska, au
Moyen-Orient, en Europe de l'Est et en Afrique du Nord. À l'inverse, les
moyennes de températures les plus fraîches ont été relevées dans
l'ouest de la Scandinavie, la partie centrale de la Russie et certaines
portions de l'Australie.
Ces contrastes sont mis en avant par certains résultats nationaux présentés par les services météorologiques de certains Etats.
Une année froide en Europe
NoteConsulter
le bilan françaisPlus d'infosMétéo France annonce qu' "avec une
température annuelle inférieure de 0,3 °C à la moyenne de référence
1971-2000, l'année 2010 se positionne en France métropolitaine comme la
plus fraîche de ces deux dernières décennies, avec 1996." Il faut
remonter en 1987 pour trouver une température moyenne comparable à celle
enregistrée en 2010. Par ailleurs, l'année 2010 a été marquée par des
événements remarquables tels que les très fréquentes chutes de neige
durant l'hiver et la tempête Xynthia en février.
Même
constat outre-Manche où l'NoteConsulter le bilan du Met OfficePlus
d'infosOffice météorologique du Royaume-Uni? annonce que l'année 2010 a
été la plus froide depuis 1986 ce qui classe l'année en douzième
position des années les plus froides des cent dernières années. L'hiver
froid, et en particulier le mois de décembre "qui fut un des mois les
plus froids des 100 dernières années",explique en grande partie le
classement de l'année 2010 parmi les plus froides. L'année écoulée fut
aussi particulièrement sèche puisqu'elle se classe en dixième position
des années les moins pluvieuses depuis 1910.
De
son côté, l'NoteConsulter le bilan finlandaisPlus d'infosInstitut
météorologique finlandais annonce simplement que "même si 2010 a été
plus froide que la moyenne de long terme, la première décennie des
années 2000 a été la plus chaude enregistrée en Finlande", devant la
décennie 1930. L'Institut note que "lorsque l'on compare la décennie
avec le climat de la période 1971-2000, la plus grande différence
apparaît durant la saison hivernale" avec un écart de l'ordre de +0,5 à
+1,5°C.
Les événements exceptionnels retiennent l'attention
L'organisme
public NoteConsulter le bilan d'Environnement CanadaPlus
d'infosEnvironnement Canada, estime pour sa part que "selon des données
préliminaires, la température moyenne au pays en 2010 a été de 3,0 °C
supérieure à la normale, ce qui fait de 2010 l'année la plus chaude
jamais enregistrée depuis le début des relevés nationaux en 1948." Elle
relègue 1998, avec un écart de +2,5°C, en deuxième position. Par
ailleurs, Environnement Canada précise que "depuis 1997, les
températures annuelles sont systématiquement supérieures à la normale"
et "quatre des dix années les plus chaudes font partie de la dernière
décennie et […] 13 des 20 dernières années se sont classées parmi les 20
années les plus chaudes." En 2010, tout le pays a connu des
températures supérieures à la normale, le printemps et l'hiver ont été
les plus chauds jamais enregistrés, l'automne arrive au deuxième rang
des automnes les plus chauds et l'été, au troisième rang.
En
Australie, le NoteConsulter le bilan du Bureau météorologique
australienPlus d'infosBureau météorologique indique qu'avec une
température moyenne 22°C, soit un écart de +0,19°C avec la moyenne
enregistrée sur la période 1961-1990, l'année 2010 a été l'année la plus
froide depuis 2001, ce qui la place néanmoins en 31e position des
années les plus chaudes depuis 1910. "Cela fait maintenant neuf ans que
l'Australie n'a pas connu d'année sous la moyenne et les dix dernières
années écoulées constituent la décennie la plus chaude enregistrée en
Australie", précise le Bureau.
Cependant,
l'événement climatique australien de 2010 concerne avant tout la
pluviométrie. "La Niña a fait de 2010 la troisième année la plus
pluvieuse jamais enregistrée", titrent les météorologues. La moyenne des
précipitations s'établie à 690 millimètres (mm) un chiffre "bien au
dessus de la moyenne de long terme à 465 mm." Il apparaît par ailleurs,
que cette pluviométrie élevée est en grande partie liée à des
précipitations violentes et ponctuelles. "Comme cela peut arriver durant
les périodes de forte Niña, il y a eu de nombreuses inondations
significatives en Australie en 2010, en particulier dans les Etats de
l'Est", indique le Bureau météorologique australien. Si les inondations
en cours, qui ont débuté en décembre 2010, constituent l'événement le
plus important, des inondations "majeures" ont eu lieu en février et
mars, atteignant des niveaux jamais connus dans certaines zones du
Queensland. Enfin, en Mars deux tempêtes tropicales particulièrement
violentes, à Melbourne et Perth, ont entraîné des records en terme de
précipitations ponctuelles et de chutes de grêlons.
S'agissant
de la Chine, Song Lianchun, le chef du centre national du climat,
expliquait à l'agence de presse officielle que les conditions
météorologiques "épouvantables" de 2010 ont été à l'origine des pires
dégâts depuis 10 ans "avec des événements climatiques qui ont frappé le
pays avec une fréquence et une intensité rarement observées." La
température de l'année 2010 était plus élevée de 0,7% par rapport à la
moyenne, les précipitations ont atteint 681 mm, soit 11,1% de plus que
la moyenne, et il y a eu 21,5% de tempêtes en plus que la moyenne. Un
constat similaire est dressé du côté de NoteConsulter le bilan
indienPlus d'infosDépartement météorologique indien qui juge que 2010,
présente un écart de +0.93°C au-dessus de la moyenne 1961-1990, est
l'année la plus chaude depuis 1901 et qui indique que le pays a été
successivement touché par la canicule et les vagues de froid.
Une centrale nucléaire sous-marine low cost en projet
Scr: lefigaro.fr
En s'appuyant sur la technologie des sous-marins nucléaires, leur constructeur DCNS, associé à Areva, EDF et au CEA, a pour objectif de fabriquer un premier prototype en 2013 pour une mise en service en 2016-2017.
Jules
Verne aurait pu l'imaginer. Installer au fond des océans des centrales
nucléaires afin d'alimenter en électricité les villes côtières. C'est
l'idée qui a germé dans l'esprit des ingénieurs de DCNS, leader européen
du naval militaire. «Après trente mois d'études, nous lançons l'étape
de validation du concept, baptisé FLEX BLUE, avec nos partenaires :
Areva, EDF ainsi que le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) »,
annonce Patrick Boissier, président de DCNS.
En
2013, la décision devra être prise de construire un prototype dans la
perspective d'une mise en service autour de 2017. EDF pourrait être le
premier client. D'ici là, une équipe mixte de 150 ingénieurs travaillera
sur la seconde phase du projet, qui nécessitera «quelques dizaines de
millions d'euros d'investissement».
La
centrale sous-marine se présente sous la forme d'un cylindre de 12 à 15
mètres de diamètre doté d'une chaudière nucléaire de 50 à 250 mégawatts
(MW) de puissance ainsi que d'une centrale électrique. Si le projet
aboutit, elle sera immergée par 100 mètres de profondeur à quelques
kilomètres des côtes, téléopérée depuis la terre et reliée au rivage
par des câbles sous-marins. Elle alimentera en électricité des zones
regroupant entre 100 000 et 1 million d'habitants.
Construite
à Cherbourg, elle sera transportée sur site à bord de bateaux spéciaux.
«La centrale FLEX BLUE est le résultat de technologies éprouvées,
notamment dans la conception de 18 sous-marins et porte-avions à
propulsion nucléaire dans nos chantiers », souligne Patrick Boissier.
Destinée à venir compléter le catalogue nucléaire français et «à
conforter son leadership mondial», la centrale de faible et moyenne
puissance FLEX BLUE marquerait l'émergence d'une offre low-cost dans le
nucléaire civil.
Normes de sûreté
«L'investissement
de plusieurs centaines de millions d'euros est progressif. Il n'est pas
nécessaire d'investir dans des capacités non utilisées. Il n'y a pas de
travaux de génie civil. On construit moins cher et plus vite, en deux
ans en moyenne. Le prix du kilowattheure devrait être compétitif »,
développe le président de DCNS.
Le
marché potentiel serait de 200 centrales sous-marines de moins de 300
MW dans les vingt ans à venir. Quelque 68 pays ont déclaré s'intéresser à l'énergie nucléaire. Cette centrale s'adresserait plus particulièrement aux pays émergents.
Aux
yeux des spécialistes, le projet n'en est encore qu'à un stade «très
prospectif». D'autant qu'au-delà du défi technologique la question de la
sécurité et de l'impact sur l'environnement est posée. Il faudra faire
certifier ce réacteur du futur par des Autorités de sûreté nucléaire
habituées à travailler sur des centrales terrestres. «FLEX BLUE répondra
aux normes de sûreté des centrales de 3e génération (EPR). Le cœur du
réacteur sera confiné afin d'isoler le combustible de l'eau. L'eau est
une source de refroidissement naturelle et infinie. Une telle centrale
est à l'abri des catastrophes naturelles telles que la foudre, les
chutes d'avions ou de météorites, les séismes ou les tsunamis »,
affirme DCNS. La centrale sera équipée d'une sorte de «cote de maille»
de protection. Autant d'atouts, selon DCNS, face au projet russe de
centrales flottantes.
Face au
risque d'un accident nucléaire dans ce milieu fragile, DCNS assure que
l'eau étant une barrière naturelle aux radiations, il «suffit de noyer
le réacteur». Pas sûr que tous les experts affichent le même optimisme
face au risque d'une catastrophe nucléaire sous-marine.
Les 44 tonnes autorisés dans le secteur agroalimentaire
Scr: actu-environnement par Rachida Boughriet
Le décret autorisant la circulation des 44 tonnes, contre 40 actuellement, est paru ce 18 janvier au JO.
La mesure sera généralisée aux autres secteurs fin 2012 dès la mise en place de l'écoredevance poids lourds.
(©
Arvydas Kniukšta) L'utilisation de camions de 44 tonnes dans le secteur
agricole sera autorisée dès l'étéL'utilisation de camions de 44 tonnes
pour le transport de marchandises agricoles et agroalimentaires sera
autorisée ''l'été prochain'' pour soutenir ''la compétitivité de nos
agriculteurs'', a déclaré le Président de la République Nicolas
Sarkozy...Lire la newsAnnoncé fin avril 2010 par le Président Nicolas
Sarkozy, suite à la manifestation des céréaliers à Paris, le passage de
40 à 44 tonnes des poids lourds vise à soutenir ''la compétitivité des
Méthanisation : les agriculteurs s'impatiententA l'occasion du colloque
organisé par la FNSEA à Paris, les agriculteurs méthaniseurs ont fait
part de leur inquiétude face à l'absence de nouveaux tarifs d'achat
d'électricité et d'injection au réseau du biogaz dont les décrets se
font attendre.Lire la newsexploitations agricoles'' et du secteur des
transports alors que certains pays voisins acceptent déjà des
méga-camions (jusqu'à 60 tonnes), avait alors expliqué le chef de l'Etat
dans une interview à France Agricole. ''Cela aura un double effet :
réduire les émissions des gaz à effet de serre et apporter un gain de
productivité de 11 % sur le prix des matières premières agricoles. C'est
80 millions d'euros par an pour ces filières'', avait estimé M. Sarkozy
alors que les émissions de GES des poids lourds ''restent toujours 10 à
100 fois plus élevées par rapport à un transport par mode ferroviaire
ou fluvial'', avait souligné la fédération environnementale Définition
de « France Nature Environnement (FNE) »Fédération française des
associations de protection de la nature et de l'environnement présentes
sur le territoire national. Près de 3000 associations font partie de
FNE.Lire la définitionFNE.
Un décret d'application immédiate pour la filière agricole
Dès
juillet dernier, des autorisations préfectorales dans certains
départements (Ain, Cher, Côtes d'Armor, Loire, Marne, Moselle,…) avaient
été accordées dans l'attente de ce décret, après la publication d'une
circulaire de l'ex secrétaire d'Etat aux Transports. Par ailleurs, le 44
tonnes avait déjà été accordé pour certaines activités telles que les
récoltes betteravières ou de pommes de terre.
Le
Président de la République a dernièrement réitéré sa promesse auprès de
Xavier Beulin élu président de la FNSEALe conseil d'administration de
la Fédération nationale des syndicats des exploitants agricoles (FNSEA) a
élu, le 16 décembre 2010, Xavier Beulin à sa présidence. Il était
précédemment premier vice-président du syndicat agricole
majoritaire.Lire la newsXavier Beulin, nouveau président de la FNSEA le
jeudi 13 janvier lui assurant ''que le décret était sur le point de
sortir''. Chose faite à la veille du Salon de l'Agriculture. Signé hier
par le Premier ministre François Fillon et le ministère de l'Ecologie et
des transports, Décret du 17/01/2011(2011-64)Décret n° 2011-64 du 17
janvier 2011 relatif au poids total roulant autorisé des véhicules
terrestres à moteur En savoir plusle décret autorise les camions de 44
tonnes avec 5 essieux, de façon "immédiate" dans le secteur de
l'agriculture et de l'agroalimentaire. Arrêté du
17/01/2011(DEVT1003986A)Arrêté du 17 janvier 2011 relatif au poids total
roulant autorisé des véhicules terrestres à moteur utilisés pour le
transport combiné, la desserte des ports maritimes et fluviaux et le
transport de certains produits agricoles et agroalimentaires En savoir
plusL'arrêté, publié en complément du décret, donne en effet le feu vert
aux produits agricoles, agroalimentaires, de la pêche et de
l'alimentation animale, outre les fruits, les légumes et les céréales.
Concernant
les autres secteurs : le passage de 40 à 44 tonnes se fera "à la date
de mise en application de Report de l'écoredevance poids lourd : la
planète Grenelle a encore tremblé La confirmation du ministère de
l'Ecologie, par voie d'AFP dimanche, du report de l'écoredevance poids
lourd à la fin 2012 a déclenché la surprise, preuve de la fébrilité des
acteurs du Grenelle après le recul sur la taxe carbone… Lire la
newsl'écoredevance poids lourds pour tous les autres produits"
c'est-à-dire fin 2012. La mesure sera donc étendue ''à tous les types de
chargement de façon concomitante avec l'introduction de l'écotaxe'',
selon le ministère.
Un sixième essieu dès 2014 pour les véhicules neufs
Le
gouvernement a également maintenu l'équipement d'un sixième essieu pour
les poids lourds au-delà de 40 tonnes (contre 5 aujourd'hui), qui
interviendra à partir de "2014 pour les véhicules neufs et pour tous les
véhicules à compter de 2019". Cette mesure vise à limiter ''l'impact
sur les chaussées'', estime le ministère de l'Ecologie alors que la
Fédération nationale du transport routier (FNTR) y était opposée du fait
du poids supplémentaire de l'essieu (jusqu'à 1 tonne) et des coûts
engendrés liés à sa mise en place (carburant, pneus…) ''Cette
modernisation du parc suivra un calendrier parallèle à celui de la
Eurovignette : le principe ''pollueur-payeur'' bientôt appliqué aux
poids lourdsLes ministres européens des Transports ont voté en première
lecture un accord politique visant à taxer les poids-lourds quant à la
pollution et aux nuisances sonores qu'ils engendrent dans le cadre de la
révision de la directive Eurovignette.Lire la news norme Euro VI (en
vigueur en 2014, visant à réduire les émissions de polluants
atmosphériques, ndlr), et n'appellera donc pas de surcoût pour les
entreprises'', a assuré le ministère.
Une mesure ''anti-Grenelle'', selon les associations
Le
décret souligne que le passage de la limite autorisée à 44 tonnes est
destiné à "améliorer la compétitivité du secteur des transports et (à)
réduire le nombre des poids lourds utilisés pour le transport de
marchandises pondéreuses et, par voie de conséquence, les émissions de
CO2".
Mais la fédération France
nature environnement (FNE) a de nouveau dénoncé une mesure anti-Grenelle
au profit des ''lobbies agro-alimentaires et routiers''. Elle a
réaffirmé son opposition à la généralisation des 44 tonnes ''qui ne
favorise pas le CGEDD : 9 propositions pour éviter que le fret ne
dérailleAlors que l'avenir du transport ferré de marchandises est encore
incertain malgré ''l'engagement national pour le fret ferroviaire'', le
CGEDD dresse un diagnostic sans concession et identifie les solutions
pour le remettre sur les rails. Lire la newsreport modal'' et craint
''une porte ouverte" laissée aux La généralisation des mégas camions
''ne permet pas de réduire les émissions de CO2'', selon FNEFin juillet
2009, l'ex-secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau avait
annulé toute expérimentation des mégas camions après le tollé de la
fédération France Nature Environnement (FNE) co...Lire la
newsméga-camions de 60 tonnes alors que Mégas camions : Dominique
Bussereau se dit défavorable à leur circulation en FranceAu lendemain du
lancement d'une pétition par la fédération France Nature Environnement
(FNE) contre la mise en circulation des mégas camions, Dominique
Bussereau, Secrétaire d'Etat chargé des Transports, a rappelé le 7
juillet dans un communiqué q...Lire la newsle gouvernement avait fin
juillet 2009 reculé sur leur expérimentation. Pour Benoît Hartmann,
porte-parole de FNE : ''un 44 tonnes c'est un tiers plus long qu'un
camion normal et il faudra modifier l'infrastructure routière avec des
poids pareils c'est- à-dire des ronds-points plus larges, ce qui
accentuera le risque routier sans compter Note
En août dernier, Agir pour l'environnement avait évalué à 500 millions d'euros, la somme que les départements devront débourser.
le
coût pour le contribuable pour permettre à ce type de véhicules de
circuler et la suppression d'emplois'' alors que la fédération voulait
''cantonner les 44 tonnes sur les exploitations agricoles'' pour de
courtes distances.
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Le : 21/01/2011
La pollution à l'arsenic menace le Vietnam
Scr: sciencesetavenir.fr
Sept millions d’habitants de la région d’Hanoï pourraient souffrir du même empoisonnement
sournois que des millions de Bangladeshis, via la consommation d’eau contaminée par de l’arsenic.
Une
étude publiée aujourd’hui dans les Proceedings of the National Academy
of Sciences montre que trois millions de personnes habitant la région
très peuplée du delta du fleuve Rouge, au Vietnam, consomment de l’eau
contenant des taux d’arsenic supérieurs à 10 microgrammes par litre (le
seuil fixé par l’OMS). Un million d’habitants sont exposés à plus de 50
mg par litre d’eau.
Dès 1998 le
problème de la contamination de l’eau par l’arsenic a été repéré à
Hanoï. Une étude plus large a été lancée en 2005 pour évaluer l’ampleur
du problème et mesurer les concentrations en arsenic mais aussi en
manganèse, fer, phosphate ou sélénium de l’eau pompée.
L’arsenic
dans l’eau de boisson provoque un empoisonnement chronique qui est à
l’origine de cancers de la peau, du poumon, de la vessie ou du rein. Il
entraîne aussi des changements de pigmentation ou un épaississement de
la peau
Michael Berg (Eawag,
Institut fédéral suisse de Recherche de l'Eau) et ses collègues suisses
et vietnamiens ont analysé dans le delta du fleuve Rouge plus de 500
puits descendant entre 10 et 50 mètres de profondeur et constaté que 27%
contiennent des taux d’arsenic supérieurs à la limite fixée par l’OMS
de 10 mg/l. 44% de ces puits délivre une eau trop riche en manganèse,
néfaste pour le développement neurologique des enfants.
En
Asie du sud-est les ressources souterraines en eau contiennent
naturellement de l’arsenic. Au Bengladesh c’est l’usage de puits peu
profond pour l’irrigation qui a provoqué un empoisonnement à grande
échelle de la population.
L’une
des solutions pour éviter l’arsenic est de pomper dans les poches
aquifères les plus profondes, qui sont saines. Cependant, dans la région
d’Hanoï, la surexploitation de ces réserves a provoqué une migration de
l’arsenic vers les couches plus profondes, selon Michael Berg et ses
collègues. Ils plaident pour la mise en place de système de retraitement
de l’eau afin d’assurer une gestion plus durable de cette précieuse
ressource.
L'utilisation des micro-algues pour la production de biocarburants en Allemagne
Les micro-algues constituent un enjeu d'avenir pour la production de biomasse et de biocarburants.
Conscientes de l'intérêt de cette technologie, la France et l'Allemagne intensifient actuellement
leurs efforts de R&D dans le domaine des algocarburants.
Dans
un contexte énergétique marqué à la fois par la nécessité de développer
des énergies renouvelables plus respectueuses de l'environnement et par
l'épuisement à moyen terme des ressources pétrolières.
Une
mission d'experts français en Allemagne, organisée parle Service
Scientifique de l'Ambassade de France en Allemagne, a été l'occasion de
faire un tour d'horizon des principales initiatives allemandes ainsi que
d'établir les bases d'éventuelles collaborations franco-allemandes au
niveau de ce secteur d'innovation technologique.
Ce document offre une analyse de l'approche allemande en matière de recherche sur les micro-algues en s'intéressant
particulièrement aux études fondamentales sur leur biologie, aux
développements technologiques liés à la construction de
photobioréacteurs et aux premières applications industrielles. Il permet
de faire un état des lieux des perspectives de la recherche sur les
micro-algues qui devraient être renforcées en Allemagne dans les
prochaines années.
La banquise arctique contrôle la libération du mercure
Scr: notre-planete.info

Une collaboration franco-américaine, qui implique notamment des chercheurs du CNRS, de l'IRD,
de l'université Paul Sabatier et de l'université de Pau, vient de mettre en évidence un nouveau rôle
de la banquise dans le cycle du mercure en Arctique.
En
bloquant le rayonnement du soleil, la banquise influencerait la
dégradation et le transfert vers l'atmosphère des formes toxiques du
mercure présent dans les eaux de surface de l'océan Arctique. Ces
résultats suggèrent ainsi que le climat joue une fonction primordiale
dans le cycle du mercure dont la libération vers l'atmosphère serait
accentuée par la fonte de la banquise arctique. Ces travaux sont publiés
dans la revue Nature Geoscience (édition du mois de février).
Le
mercure (Hg) est le seul métal lourd qui se trouve essentiellement sous
forme gazeuse dans l'atmosphère. Depuis la révolution industrielle, les
émissions de Hg d'origine anthropique, qui résultent de la combustion
de matières fossiles, ont dépassé les émissions naturelles. Ces
émissions anthropiques associées aux émissions naturelles (provenant
principalement des océans et du dégazage des volcans) atteignent les
zones polaires sous l'action des courants atmosphériques. Ainsi les
retombées de la pollution atmosphérique globale contribuent à déposer du
mercure dans les écosystèmes arctiques, éloignés des principales
sources d'émissions anthropiques. Au niveau de l'atmosphère Arctique, ce
mercure élémentaire s'oxyde en une forme qui se dépose facilement dans
la cryosphère (neige, glace). Ensuite, lors de la fonte des glaces,
celle-ci peut à son tour être remobilisée et transformée, via des
processus physicochimiques et biologiques, en une toxine : le
méthyle-mercure (CH3Hg). C'est cette forme toxique qui est ingérée par
les organismes vivants. Elle s'accumule tout au long de la chaîne
alimentaire, pouvant atteindre, en bout de chaîne, des concentrations un
million de fois plus fortes que celles mesurées dans les eaux de
surface. Depuis une vingtaine d'années, les programmes de suivi des
concentrations en mercure et méthyle-mercure dans différentes régions de
l'Arctique montrent des tendances géographiques et temporelles
contrastées. Quelles sont les raisons de ces variations ? Quels
processus régissent le cycle du mercure ?
Pour mieux comprendre ces phénomènes, les chercheurs se sont intéressés
à des œufs de guillemots collectés dans plusieurs régions arctiques et
subarctiques (golfe d'Alaska, mer de Béring, mer des Tchoukes). Situés
en haut de la chaîne alimentaire, ces oiseaux marins intègrent la
contamination en mercure présent dans cette chaîne : il s'agit donc
d'excellentes espèces sentinelles pour mesurer l'impact de ce polluant
dans les écosystèmes marins. Ainsi, la quantité de mercure dans leurs
œufs est une représentation précise de celle de ce métal dans les
écosystèmes arctiques à un instant donné. Plus précisément, les
scientifiques ont mesuré la signature isotopique de Hg dans ces œufs.
Ils ont alors remarqué qu'elle présentait des variations géographiques
significatives. Les variations de signatures isotopiques de la plupart
des éléments chimiques (carbone, azote, etc) sont principalement
fonction de leur différence en masse (12C, 13C). Etonnamment, les
isotopes du mercure ne suivent pas la même « règle » : ses isotopes
impairs (199Hg, 201Hg) se comportent différemment des isotopes pairs
(198Hg, 200Hg etc). Cette singularité est un phénomène extrêmement rare
sur Terre. Pour le mercure, cette anomalie est étroitement corrélée à la
couverture de glace autour des sites de ponte des colonies de
guillemots. Connaissant le rôle important joué par la lumière dans la
photodégradation du méthyle-mercure, les chercheurs sont parvenus à
établir les quantités de cette toxine pouvant être détruites par les
rayons du soleil tant en présence qu'en l'absence de banquise. Ils ont
ainsi établi que la présence de banquise empêchait à la fois la
dégradation du méthyle-mercure par la lumière et qu'elle limitait les
échanges de mercure entre l'océan Arctique et l'atmosphère.
Ces
résultats suggèrent que le climat joue un rôle essentiel dans le cycle
du mercure. La fonte accélérée de la banquise au cours des décennies à
venir influencera ainsi de manière significative le cycle biogéochimique
de ce polluant. L'analyse du mercure à l'échelle isotopique ouvre
aujourd'hui de nouvelles perspectives de recherche pour mieux comprendre
la dynamique et l'impact de ce polluant prioritaire dans
l'environnement. |
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Le : 20/01/2011
La flambée du pétrole pose "un vrai risque économique"
Scr: nouvelobs.com/avec AFP
L'Agence internationale de l'énergie s'inquiète du prix du baril qui a frôlé les 100 dollars.
La forte hausse de la demande mondiale se poursuit.
L'Agence
internationale de l'énergie a revu une nouvelle fois mardi 18 janvier
en nette hausse sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2010 et
2011, respectivement à 87,7 et 89,1 millions de barils par jour, et a
prévenu que la récente montée du prix posait "un vrai risque
économique".
Le baril de brut a frôlé le seuil
symbolique des 100 dollars début janvier, "suscitant des inquiétudes sur
l'impact de prix élevés sur la reprise économique mondiale", affirme
l'AIE dans ses prévisions mensuelles.
Selon le
rapport, cette envolée est due à "une croissance économique solide en
Asie, notamment en Chine, ainsi qu'à une demande plus forte que prévu"
dans les pays riches membres de l'Organisation de coopération et de
développement économiques (OCDE) dont l'agence est le bras énergétique.
"Le
niveau de prix récent pose déjà un vrai risque économique", mettent en
garde les auteurs, souhaitant que le baril ne flambe pas au-delà des 100
dollars.
D'autant que l'AIE estime qu'en 2010, la
demande en or noir a progressé de 2,7 millions de barils par jour (mbj)
par rapport à 2009 (+3,2%), soit 320.000 barils par jour de plus que
prévu le mois dernier.
Pour 2011, les prévisions
de consommation sont aussi revues à la hausse de 320.000 barils par jour
par l'agence, qui table sur une augmentation de 1,4 mbj par rapport à
2010 (+1,6%).
Boeing commande des batteries Li-ion à Saft
Scr: enerzine.com

Dans le cadre d'un contrat de plusieurs millions de dollars, Saft annonce qu'il livrera
12 packs de batteries Li-ion à haute énergie pour la nouvelle génération de satellites
( Inmarsat 5 - 702HP ) de Boeing actuellement en cours de construction.
Les
batteries Saft dotées des cellules VES140S alimenteront en énergie les
trois nouveaux satellites qui exploiteront la bande de fréquences Ka
permettant de fournir des débits bien supérieurs à ceux actuels (jusqu'à
50 Mbits/s, à l'horizon 2014). Chaque satellite Inmarsat-5 sera pourvu
de 89 faisceaux en bande de fréquences Ka.
Ces 3 satellites viendront s'ajouter aux 11 autres déjà en gravitation autour de l'orbite géostationnaire terrestre.
Les
batteries Saft offriront selon le constructeur français "15 kW de
puissance pour les systèmes embarqués jugés critiques". Elles seront
logées dans un conteneur léger mais résistant. Avec une durée
d'utilisation pouvant atteindre 18 années, les batteries rechargeables
Li-ion devront assurer la continuité, ainsi qu'un fonctionnement fiable
des satellites à des périodes où les panneaux solaires seront
inexploitables (partie diurne).
L'Union européenne critique la chasse au loup en Suède
Scr: lemonde.fr-Olivier Truc / propriété photo: AFP
La chasse au loup, qui a repris, samedi 15 janvier, dans certaines régions suédoises,
pour un mois, soulève à nouveau les passions, comme lorsqu'elle avait été rétablie
l'an dernier. Mais cette fois-ci, la Commission Européenne s'en mêle et menace de porter l'affaire en justice.
"Nous
avons écrit dès décembre à la Suède pour faire part de nos réserves sur
la légalité de cette chasse au loup, car selon la directive Habitat, il
n'est pas permis de chasser des espèces protégées comme le loup",
souligne Joe Hennon, porte-parole de la Commission européenne pour
l'environnement.
"Pour un pays
qui prétend montrer l'exemple pour la protection de la planète, la Suède
a une politique qui limite à 200 la population de loups. Elle renonce à
son rôle, et c'est pour cela que nous portons plainte contre le
gouvernement auprès de la Commission Européenne", déclare Mikael
Karlsson, président de l'Association de protection de la nature.
"NOUS DEVONS PERMETTRE UNE CHASSE LIMITEE"
La
plupart des loups sont les descendants de deux ou trois loups arrivés
dans les années 1980, ce qui pose des problèmes de consanguinité. Deux
autres loups ont immigré de la région russo-finlandaise vers 2008.
"Ce
n'est de toute façon pas suffisant pour être une base durable. Il y a
trop de risques de consanguinité", insiste la Commission qui devrait
décider, le 27 janvier, des suites à donner. D'ici là, il est fortement
probable que les 20 loups du quota de cette année auront été abattus.
"Mais nous devons aussi penser à l'an prochain", précise Joe Hennon.
Au
ministère suédois de l'environnement, on prend ces menaces avec calme.
"Il n'est pas sûr que notre action aille contre la directive, note
Lennart Boden, son porte-parole. Nous allons, cette année, commencer à
réimplanter des loups étrangers, en tout une vingtaine sur quatre ans.
Mais pour que ces introductions soient bien acceptées, nous devons
permettre une chasse limitée."
"Là
où nous pensons qu'il y a des loups récemment arrivés, nous interdisons
la chasse, assure Monica Eriksson, une spécialiste de l'Agence de
protection de l'environnement. Mais il peut y avoir un facteur
malchance." L'an dernier, 28 loups avaient été abattus pour un quota de
27. "Aucun n'était un loup récemment arrivé", assure Mme Eriksson.
EXPRESSION D'UN CONFLIT ENTRE LA VILLE ET LA CAMPAGNE
Cette
année, plus de 6 000 chasseurs sont déjà inscrits. Dans le nord de la
Suède, les éleveurs de rennes sami sont nombreux à vouloir chasser les
loups qui prélèvent de nombreux faons, ce qui entraine un accroissement
de la surveillance. Dans le centre de la Suède, où se déroulera la
chasse cette année, les chasseurs estiment que les loups représentent un
danger pour leurs chiens.
"Du
coup, les chasseurs de gibier ont peur d'aller chasser et les
propriétaires de terrains, qui louent leur terre, perdent une source de
revenu", dit Lennart Johannesson, président de la Fédération des
chasseurs du Värmland.
La chasse
au loup est ainsi devenue une expression du conflit entre la ville – où
se trouvent les protecteurs des loups – et la campagne – où les gens
veulent vivre de ce qui les entoure.
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Le :19/01/2011
Le déclin des champs pétrolifères menace la Bolivie
Scr: enerzine.com
La Bolivie a annoncé des mesures incitatives en faveur des compagnies pétrolières
afin d'accélérer le processus des opérations visant à trouver d'importantes réserves
d'hydrocarbures.
En
effet, si rien n'est entrepris d'ici 5 ans, les champs pétrolifères du
pays risquent un tarissement généralisé non seulement du fait de leur
déclin naturel mais aussi et surtout à cause du manque
d'investissements, a averti la Chambre bolivienne des hydrocarbures
(CBHE). Des données provenant de la compagnie publique YPFB montre que
la Bolivie produisait en 2006, 10.200 barils de pétrole brut (jours)
contre seulement 5.000 barils en 2010 !
Ce
déclin serait dû à "l'absence de marchés - très rentables - justifiant
de nouveaux investissements dans l'exploration, et à l'incertitude sur
les changements juridiques dans le secteur pétrolier bolivien" a précisé
la CBHE.
L'étude
montre également que la Bolivie compense son manque de ressources
pétrolières par un recours aux importations (35 000 barils jours) avec
des pays tels que l'Argentine et le Venezuela.
Cependant,
même si la production pétrolière en Bolivie baisse d'année en année,
elle dispose encore d'un énorme potentiel d'exportation en pétrole et en
gaz.
Avec
des réserves de pétrole qui dépassent les 441 millions de barils selon
les dernières estimations, le pays se classe au 5ème rang du continent
Sud américain. Dans le domaine du gaz naturel, la Bolivie se situe
derrière le Venezuela et totalise 0,78 trillions de m3 de réserves
prouvées.
Antarctique : le lac Vostok cartographié
Scr: BE Russie 37
Les spécialistes russes travaillant dans l'Antarctique sont parvenus à cartographier
le lac sous-glaciaire Vostok, rapporte le site nauka.izvestia.ru.
Le
lac sous-glaciaire Vostok, enfoui sous une couche de glace de plus de 4
km d'épaisseur, n'a toujours pas été atteint, physiquement, par les
chercheurs. Néanmoins, des scientifiques russes [1] sont parvenus à
cartographier ce plan d'eau. Ils ont obtenu des données sur le lac à la
suite d'études sismiques et radar complexes.
Le
lac Vostok est le plus grand lac sous-glaciaire connu de l'Antarctique.
Des spécialistes de l'Expédition de prospection géologique maritime
polaire l'étudient depuis le milieu des années 90. La longueur de ses
côtes est de 1.030 km (y compris les 70 km de ligne côtière des îles),
la superficie du plan d'eau étant de 15.500 kilomètres carrés. La
surface du lac se trouve à un niveau inférieur à celui de la mer ; elle
présente une déclivité vers le nord d'environ 0,12 °.
Pour
obtenir toutes ces informations, les chercheurs russes ont dû élaborer
des méthodes inédites de recherche. Ils ont utilisé, pour le sondage
sismique, des explosions de 5 ou 6 lignes de cordeau détonant. Les ondes
provenant de ces explosions ne peuvent être atténuées même par la
couche d'une centaine de mètres de neige qui recouvre le glacier
au-dessus du lac. Au final, les scientifiques ont établi une carte du
relief du fond et une carte des profondeurs du lac Vostok, les données
ayant été obtenues par des observations naturelles directes.
Comme
l'ont montré les dernières recherches, le lac Vostok se présente sous
la forme d'une sorte de chéneau empli d'eau, d'une dimension de 310x100
km. Les pentes de ce chéneau sont abruptes, à plus de 15 degrés, et
elles descendent en certains endroits à plus de 1.500 m. La partie
méridionale du lac, qui occupe un territoire d'environ 70x10 km, est
celle où les eaux sont les plus profondes. La profondeur moyenne y est
d'environ 800 m, mais il existe aussi une excavation d'une profondeur de
1.050 m. La partie septentrionale (180x60 km) est plus petite, avec une
profondeur de 300 m en moyenne, pouvant atteindre 450 m par endroits.
Le fond de cette partie du lac présente un relief accidenté.
Le
lac sous-glaciaire Vostok est totalement isolé dans son chéneau. Sa
surface se trouve en dessous du niveau de la mer et du bord du chéneau.
Autour du lac on trouve également 37 autres petits lacs sous-glaciaires,
mais tous se trouvent au-dessus du lac Vostok et ne sont pas reliés à
ce dernier. On ne peut toutefois pas affirmer que le niveau du lac n'a
jamais changé, et que celui-ci n'a jamais submergé ses rives. Les
chercheurs espèrent qu'une étude détaillée de la surface sous-glaciaire
permettra de répondre sans ambiguïté à la question de savoir si des
inondations catastrophiques du lac Vostok ont eu lieu dans un passé
récent. Si tel a été le cas, il doit en subsister des traces.
[1]
Il s'agit de membres de l'Expédition de prospection géologique maritime
polaire, de l'Institut de recherche arctique et antarctique et de
l'Expédition antarctique russe. Les travaux ont été réalisés avec le
soutien du sous-programme Antarctique du programme fédéral ciblé Océan
mondial et du Fonds russe de recherche fondamentale (RFFI).
Un Français veut transporter un iceberg à travers l'Atlantique
Scr: maxisciences.fr
Un ingénieur français travaille depuis 35 ans sur la mise au point d’un projet colossal.
L’idée serait de convoyer un iceberg du Groenland aux Canaries afin de fournir de
l’eau potable et une climatisation d’un nouveau genre.
Georges
Mougin, un ingénieur français, travaille depuis 35 ans sur son projet.
Une simulation 3D de celui-ci vient d’être réalisée. Elle donne à voir
un iceberg, qui, après avoir été déplacé à travers tout l’Atlantique
nord au cours d’un voyage de cinq mois, flotte tranquillement aux abords
des Canaries ! Les nouvelles connaissances sur les courants marins ont
redonné espoir à l’ingénieur, épaulé par la société Dassault Systèmes,
indique Science et Avenir.
L’intérêt
d’un pareil pari est double. Un iceberg est une source d’énergie qui
sert à refroidir des centrales qui existent déjà ou qui sert à alimenter
des centrales à énergie thermique des mers (ETM). Ces dernières
fonctionnent grâce à la différence de température qui existe entre les
eaux profondes, plus froides que celles de la surface. D’autre part,
l’eau froide produite par la fonte du glacier permettrait d’une part de
climatiser de grandes surfaces avant de servir comme eau de boisson pour
les pays comme les Canaries, le Portugal ou encore le Maroc. Car si la
banquise est de l’eau de mer gelée, les icebergs, eux, sont constitués
d’eau douce.
Le principe
concret, n’est pas de tracter un iceberg qui pèse des millions et des
millions de tonnes mais de profiter des courants marins pour l’amener à
dériver dans une direction prédéterminée grâce à un remorqueur. Et la
chose est possible !
L’iceberg
idéal serait situé au large de Terre-Neuve, au Canada et pèserait sept
millions de tonnes. Une toile synthétique a même été envisagée pour
ralentir la fonte du géant. Celle-ci serait déployée grâce à une senne,
gigantesque filet habituellement utilisé par les pêcheurs et isolerait
en partie l’iceberg. Il ne perdrait ainsi qu’un tiers de sa masse
initiale en environ cinq mois (141 jours).
Cette
première modélisation incite Georges Mougin à réaliser une "première
expérience statique dans une baie de Terre-Neuve pour vérifier la
validité de la protection", et ce potentiellement dès 2012. Une émission
Thalassa de France 3 doit prochainement relater la mise au point de ce
projet et de sa modélisation.
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Le :18/01/2011
Sols, changement climatique et biodiversité : tout est lié
Scr: notre-planete.com
Trop de gens considèrent les sols comme acquis. Les scientifiques sont de plus en plus conscients des rapports
étroits qui subsistent entre sols, changements climatiques, et biodiversité. Cependant, les décideurs politiques
et le grand public n'en sont pas conscients.
Ce
fossé dans la prise de conscience doit être comblé pour que la société
puisse affronter avec succès ses deux problèmes environnementaux les
plus préoccupants.
Le
rôle de la gestion du sol dans l'atténuation des changements
climatiques, et dans l'adaptation et la protection de la biodiversité, a
été le thème dominant d'une importante conférence qui s'est tenue à
Bruxelles les 23 et 24 septembre 2010.
Les
participants ont débattu du rapport entre sols et changements
climatiques : la matière organique contenue dans les sols est le
deuxième plus grand réservoir actif de carbone de la planète après les
océans.
Rien
que dans l'UE, les sols contiennent plus de 70 milliards de tonnes de
carbone organique. Pourtant, les sols continuent à se dégrader. En
Suède, au cours des 50 dernières années, les terres arables ont perdu 1 %
de leur carbone organique chaque année. Le taux d'activité biologique
étant directement lié aux niveaux de carbone dans les sols, la viabilité
économique des exploitations agricoles suédoises pourrait être menacée
d'ici 25 ans.
Les
diminutions progressives de l'activité biologique des sols peuvent
sembler individuellement peu importantes, mais prises dans leur
ensemble, elles sont extrêmement significatives. Les émissions de gaz à
effet de serre ne respectent pas les frontières nationales : la
détérioration des sols, dans un pays donné, a des conséquences directes
sur les changements climatiques au-delà de ses frontières.
En
ce sens, le sol est vraiment en mouvement. Les sols fournissent
également habitats et ressources à plus d'un quart de la biodiversité
mondiale. Un mètre carré de surface terrestre peut contenir quelque 10
000 organismes différents. La bonne santé des sols est indispensable à
la préservation de cette diversité. Cependant, en plus d'une mauvaise
gestion du territoire, cette vitalité est menacée par l'érosion, la
salinisation, la pollution, l'étanchéisation, ainsi que par les
aménagements urbains et de transport.
Nouvel atlas de la biodiversité des sols
L'Atlas
européen de la biodiversité des sols a été officiellement présenté à
l'occasion de cette conférence. Publié par le Centre commun de recherche
de la Commission européenne, sa cartographie est basée sur des
indicateurs de menaces potentielles pour la biodiversité des sols en
Europe, et recense les zones les plus à risque.
Citons
des régions de Grande-Bretagne, du nord de la France, de Belgique, des
Pays-Bas et du Luxembourg, mais des risques élevés ont également été
identifiés dans d'autres États membres.
Le
commissaire en charge de l'environnement, Janez Potocnik, souligne la
nécessité de mieux apprécier le rôle vital des sols dans notre vie, dans
sa déclaration : "Nous n'atteindrons nos objectifs de
protection de la biodiversité, de lutte contre les changements
climatiques, et de préservation de nos ressources que lorsque nous
aurons compris les sols. Et le plus tôt sera le mieux."
La Commission continue
également à faire pression sur les gouvernements nationaux pour qu'ils
adoptent le projet de directive cadre sur les sols, tout en laissant à
chaque État membre une marge de manœuvre suffisante quant à la manière
d'atteindre ces objectifs globaux. La directive est bloquée par le
Conseil des Ministres depuis décembre 2007.
La quinoa : une graine victime de son succès ?
Scr: univers-nature.com
Base de l’alimentation des populations andines qui la cultivent depuis des siècles, la quinoa (1)
est de plus en plus appréciée pour ses qualités nutritionnelles, et notamment pour sa
forte teneur en protéines et l’absence de gluten.
Ces atouts diététiques expliquent le succès croissant de
cette graine au sein des marchés occidentaux.
Mais
des chercheurs ont récemment tiré la sonnette d’alarme quant au revers
de ce succès. En effet, le boom de sa production depuis les années 1980
menace la durabilité du système agricole de l’Altiplano bolivien (2). Le
marché étranger continuant de croître, le volume des exportations
boliviennes a été multiplié par cinq entre 2002 et 2007. Cette demande
accrue s’est directement répercutée sur le prix au producteur, lequel
est passé de 890 à 2100 euros la tonne entre 2007 et 2008.
Au
regard de quoi, les producteurs ont dû s’adapter. Réputée pour sa
capacité de résistance face à des conditions climatiques extrêmes
(sécheresse, gel), la quinoa se développe dans un milieu aride où les
sols, pauvres, sont exposés à la sécheresse, au gel, au vent violent et à
la forte radiation solaire due à l’altitude. Mais pour supporter le
succès commercial de la graine, les agriculteurs se sont mis à cultiver
des zones de plaine présentant des risques de gelée nocturne accrus.
Par
ailleurs, l’accaparement de plaines jusqu’alors dédiées au pâturage, au
profit de l’expansion de la culture de la quinoa, exacerbe les conflits
d’accès aux terres. En outre, la disparition des troupeaux et la
marginalisation de l’élevage, la tractorisation et la concentration des
cultures ont de multiples effets néfastes tels qu’une carence en
ressources de fumier, une érosion éolienne amplifiée ou encore la
prolifération des ravageurs.
L’environnement
n’est pas le seul affecté par l’engouement pour la quinoa. Tributaires
d’une production irrégulière, d’une surface cultivée saturée et du prix
volatil sur le marché international, les revenus générés par la culture
de cette graine sont bien plus incertains que les garanties que confère
la constitution d’un cheptel.
Pour
l’heure, la quinoa a le mérite de permettre à des milliers de familles
de producteurs de se maintenir sur leurs terres. Mais si le succès de la
graine a permis d’augmenter le niveau de vie au sein de l’Altiplano
bolivien, il en affecte également l’organisation sociale, nécessitant
une modification de leurs systèmes d’activités et de leurs modes de
circulation.
Les
producteurs de cette région sont désormais tiraillés entre leur rôle de
garants de modes de production ancestraux et leur implication dans la
mondialisation des échanges. Ils sont toutefois conscients de la
pression croissante sur leur système agricole et de la nécessité
d’œuvrer à la durabilité de cette source de revenus, devenue essentielle
pour eux. En ce sens, divers projets de gestion concertée des
ressources locales émergent actuellement dans l’Altiplano, tentant de
concilier objectifs de production élevés et pérennité des ressources
naturelles.
Cécile Cassier
1-
La (ou le) quinoa fait partie de la famille des Chénopodiacées, comme
la betterave ou les épinards, mais est parfois qualifiée de «
pseudo-céréale » du fait du mode de consommation de ses graines sous
forme de farine, flocons ou graines soufflées.
2-
Situé en Amérique du Sud, dans la zone la plus large de la Cordillère
des Andes, l’Altiplano s’étend sur quatre pays (Argentine, Bolivie,
Pérou, Chili) bien qu’il se concentre majoritairement sur le territoire
bolivien.
La voiture solaire la plus rapide du monde
Scr: enerzine.com
Un véhicule solaire conçu par des étudiants de l' Université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie),
baptisé SunSwift Ivy, a établi un nouveau record mondial de vitesse dans un contre la montre.
Porté
au Guinness Book, ce nouvel exploit a eu lieu sur les pistes
australiennes de la base aéronavale HMAS Albatross située près de la
ville de Nowra. Avec au compteur 88,738 km/h, le prototype a dépassé
l'ancien record (79 km/h) réalisé par le Sunraycer GM en 1987.
"Nous avons battu le record de 10 km/h et nous pensons que nous pouvons aboutir à 90 km/h" a indiqué un porte-parole de l'UNSW.
Le
Sunswift IVy est un véhicule à 3 roues composé d'une carrosserie
(monocoque) en fibre de carbone. Le véhicule dispose également d'un
moteur électrique DC 3 phases, CSIRO brushless, de 1800 W, alimenté par
des panneaux solaires de 1200 watts.
Habituellement,
les panneaux solaires alimentent les batteries au lithium-ion polymère
du véhicule, mais en raison du poids (25 kg), celles ci ont été enlevées
pour augmenter les chances de succès, lors de la dernière tentative.
Le
SunSwift Ivy a déjà franchi la vitesse maximale de 103 km/h
(officieusement) lors du Global Green Challenge de Darwin à Adélaïde, en
2009, un périple de 3.000 kms.
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Le :17/01/2011
Brésil : plus de 600 morts après les pluies torrentielles
Scr: nouvelobs.com avec AFP
Cette tragédie est considérée "comme la plus grande catastrophe naturelle de l'histoire du pays",
plus meurtrière encore que celle de Caraguatatuba qui avait fait 436 morts en 1967
La
région montagneuse près de Rio, dévasté par des pluies qui ont déjà
fait plus de 600 morts, attendait avec anxiété de fortes précipitations
pour vendredi 14 janvier alors qu'elle fait face à la pire catastrophe
naturelle de l'histoire du pays, selon les médias.
Selon
un décompte fait par le site G1 du groupe de presse Globo, les
inondations et éboulements de terrains provoqués par les pluies
torrentielles, dans la nuit de mardi à mercredi, ont fait 610 morts. Le
site UOL, pour sa part, a cité le chiffre de610morts. D'après G1, citant
les municipalités concernées, on a dénombré 225 morts à Nova Friburgo,
223 à Teresopolis, 39 à Petropolis et 19 à Sumidouro.
La plus meurtrière
Les
médias brésiliens ont souligné que cette tragédie était considérée
"comme la plus grande catastrophe naturelle de l'histoire du pays". Elle
dépasse en effet celle de Caraguatatuba, sur le littoral nord de Sao
Paulo, donnée jusqu'à maintenant comme la plus meurtrière et qui avait
fait 436 morts en 1967. La plupart des personnes qui ont trouvé la mort
ont été surprises dans leur sommeil par des torrents de boue qui ont
tout emporté sur leur passage, arbres, maisons, voitures.
Il
pleuvait encore beaucoup jeudi soir dans cette région placée en état
d'alerte après que les services de la météorologie eurent prévenu qu'ils
attendaient vendredi des pluies de très forte intensité, a rapporté un
photographe de l'AFP à Teresopolis.
"Ce
qui nous préoccupe avec Dilma Rousseff, ce sont les prochaines heures
car les prévisions météorologiques ne sont pas du tout rassurantes",
a dit jeudi 13 janvier le gouverneur de l'Etat de Rio Sergio Cabral, au
côté de la nouvelle présidente brésilienne qui a parcouru les zones
sinistrées. Il a appelé la population dans les zones de risque à se
réfugier en lieu sûr, "parce qu'il y a des risques
d'éboulement de terrain. Je le répète, la situation au cours des
prochaines heures n'est pas rassurante", a-t-il averti.
Chaque
heure depuis deux jours, des centaines de sauveteurs découvrent de
nouvelles victimes sous les torrents de boue qui ont ravagé cette région
connue pour la douceur de son climat, refuge préféré des habitants de
Rio fuyant la chaleur de l'été austral. Cette tragédie s'est produite
dans le décor majestueux de montagnes couvertes de végétation tropicale à
une centaine de kilomètres au nord de Rio.
Quelques miracles
Au
milieu des scènes de deuil et de désespoir de familles décimées,
quelques "miracles" ont aussi eu lieu, comme pour cette femme de 53 ans,
sauvée in-extremis des eaux en furie par un mince filin jeté par des
voisins, une scène passant en boucle sur les télévisions. Ou comme ce
bébé de six mois, sorti indemne par les pompiers après être resté quinze
heures enseveli sous la boue, blotti dans les bras de son père. "Je remercie Dieu, car c'est un miracle", a déclaré très ému le grand-père de l'enfant.
Les experts expliquent l'ampleur du drame par la conjonction de rares phénomènes naturels et de l'urbanisation sauvage. "Dans la nuit de mardi à mercredi, il a plu autant qu'en un mois", a expliqué à l'AFP le responsable du Laboratoire d'hydrologie de l'Université fédérale de Rio, Paulo Canedo.
Résidences
secondaires, auberges et hôtels des quartiers aisés ont autant souffert
que les habitations précaires des quartiers pauvres occupant
illégalement des zones à risque. "Cela a été une
catastrophe naturelle, aggravée par l'urbanisation sauvage qui fragilise
la nature. Cela a favorisé les glissements de terrains et les morts", a dit Paulo Canedo.
Le gouvernement a déjà débloqué 780 millions de relais (467 millions de dollars) pour les sinistrés.
Pour préserver la planète, l'homme devra modifier son alimentation
Scr: lemonde.fr
Selon un rapport présenté mercredi 12 janvier par des chercheurs français,
les pays riches devront mettre moins de viande dans leur assiette et en finir
avec le gâchis pour nourrir neuf milliards d'individus en 2050, tout en
préservant les ressources de la planète.
Examinant
la question de la subsistance alimentaire des êtres humains à l'horizon
2050, le rapport "Agrimonde", fruit de travaux lancés en 2006, répond
par deux scénarios : l'un privilégie le bien-être immédiat et l'autre,
le développement durable. Et ce dernier suppose "une vraie rupture",
souligne cette étude réalisée par l'Institut national de la recherche
agronomique (INRA) et le Centre de coopération internationale en
recherche agronomique pour le développement (Cirad).
"Evidemment, ce n'est pas parce que je vais moins manger que quelqu'un du Sahel va mieux manger", nuance Sandrine Paillard, responsable de l'unité prospective de l'INRA. "Mais
il est clair que si toute la planète mange comme on mange, et notamment
autant de viande, la pression sur les ressources naturelles ne sera pas
tenable". En moyenne, un individu a à sa disposition 3
000 kilocalories par jour. Mais les disparités sont fortes : on atteint
les 4 000 dans les pays riches de l'OCDE, et même 4 500 aux Etats-Unis,
contre seulement 2 300 en Afrique sub-saharienne.
DIMINUER LA CONSOMMATION DE VIANDE
Dans
le scénario axé sur le développement durable, les chercheurs estiment
que les 3 000 kilocalories quotidiennes doivent être réparties de façon
plus équitable dans le monde. Un postulat qui permet de "ne pas augmenter la pression sur les ressources naturelles par rapport à aujourd'hui". Pour les pays du Nord, cela impliquerait de réduire la disponibilité en calories de 25 %. "Ce qui est assez énorme", commente Sandrine Paillard.
Les
moyens d'y parvenir sont multiples et impliquent toute le chaîne de
production et de consommation. D'abord, il s'agit de réduire "les pertes
à la consommation" qui peuvent s'élever jusqu'à 30 % dans les pays
riches. Dans la ligne de mire : le gaspillage, notamment celui causé par
les aliments jetés après la date de consommation optimale, souvent
confondue avec la date de péremption. "L'industrie
agroalimentaire aussi se protège, les dates de péremption ne reflètent
pas forcément la réalité de la sécurité des aliments", avance la chercheuse.
Ce scénario suppose également des politiques de santé publique "plus ambitieuses"
pour lutter contre la suralimentation et les maladies associées, écrit
le rapport. En 2003, 1,3 milliard d'adultes dans le monde étaient en
surpoids, dont 400 millions d'obèses. Il ne s'agit donc pas seulement de
moins manger mais de manger différemment, et notamment de limiter la
viande : la production de ruminants a augmenté de 40 % entre 1970 et
1995. Le scénario durable suppose que la part des calories végétales
représente 2 500 kilocalories sur les 3 000 journaliers.
"Dès
que le régime alimentaire est caractérisé par une forte part de
calories animales, la pression sur les ressources naturelles est
beaucoup plus importante", rappelle Mme Paillard.
Pour
l'eau par exemple, le rapport souligne que, quand 100 litres d'eau sont
nécessaires pour produire un kilo de pommes de terre, la quantité
s'élève à 13 000 litres pour un kilo de viande de bœuf.
Une partie des efforts pourrait être faite sans s'en rendre compte.
En 2050, les plus de 60 ans représenteront 20 % de la population, contre 10 % aujourd'hui. "Les
besoins caloriques de ces personnes étant moindres, le vieillissement
de la population mondiale pourrait aussi contribuer à rendre plausible
la diminution des consommations alimentaires moyennes dans les pays
riches", écrit le rapport.
La forêt primaire slovaque disparait peu à peu
Scr: BE Slovaquie 18
Les premiers résultats de l'étude cartographique menée sur les forêts primaires
ont été présentés lors de la conférence intitulée "la forêt en Slovaquie", qui s'est tenue
le 3 décembre dernier à Banska Bystrica.
(Définition d'une forêt primaire en fin d'article)
Cette étude montre que la surface des forêts primaires diminue. Autrefois très étendue dans cette région d'Europe, les forêts
primaires subsistent seulement par petits fragments, dont la surface
totale ne représente plus que 0,21% du territoire Slovaque, soit 0,47%
de l'ensemble des forêts.
Cette étude, intitulée "Protection des forêts primaires" a été menée par FSC Slovaquie (Forest Stewarship Council
La dernière étude complète dans ce domaine ("Pralesy Slovenska" / "Les forêts primaires de Slovaquie" - 1989), faisait état de 74 réserves de forêts
primaires d'une superficie totale de 18 à 20000 ha. Ces données qui ont
servi de base à la nouvelle étude cartographique n'ont pas été
confirmées.
En effet, comme le reporte Ing. Juraj Vysoky directeur exécutif de FSC Slovaquie, "Sur 332 sites cartographiés d'une superficie totale de 53.000 ha, nous avons identifié 122 sites de forêts primaires d'une superficie totale de 10.120 ha, soit seulement 0,47% de la superficie des forêts slovaques."
Comme
le constate Pavol Polak de FSC Slovaquie, les 122 sites répertoriés
sont inégalement protégés. 55 parcelles sont suffisamment protégées, 16
sites ont la majorité de leur superficie protégée, 8 sites ont une
petite partie protégée. 43 parcelles répertoriées posent problèmes : 33
sont officiellement protégées mais à un degré insuffisant, car
l'intervention humaine est tolérée déplore Pavol Polak . Enfin, 10 sites
sont totalement non protégés.
Ce projet intitulé "Protection des forêts primaires en Slovaquie"
est cofinancé par l'Union européenne, par 'Norway grants', par le
Gouvernement slovaque et par FSC Slovaquie pour un montant total de
99.954 Euros. Il est supporté par le World Wildlife Fund (WWF). Il a été
initié en 2009 et s'est achevé à la fin de l'année 2010. Dans un
premier temps, les chercheurs ont adopté une classification des types de
forêts adaptée au territoire slovaque (taxonomie). Sur le terrain, des volontaires ont reconnu les forêts
sélectionnées et les ont décrites à l'aide de la taxonomie adoptée. Ce
travail a abouti à l'élaboration d'une base de données des
caractéristiques principales des forêts primaires en Slovaquie, à
la réalisation de cartes et à des descriptions détaillées de chaque
site. (cf. la méthodologie détaillée de cette étude.
Ce
travail de cartographie doit maintenant servir de base argumentaire
pour faire protéger les territoires identifiés. Une campagne
d'information et de sensibilisation du grand publique ainsi que la
définition et l'implantation d'un processus de gestion durable des forêts est également envisagée par FSC Slovaquie.
Repère : une définition de la forêt primaire
Une forêt
dite "primaire" s'étend sur au moins plusieurs milliers d'hectares,
possède une composition floristique et faunistique correspondant aux
potentialités naturelles du milieu et se renouvellent exclusivement par
des processus sylvigénétiques autonomes, sans interférence humaine autre
que ponctuelle. La plus grande forêt primaire d'Europe se trouve à Uhro Kekknen en Finlande, et couvre 99.000 ha.
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Le :13/01/2011
Comment le monde basculera d'ici 2050
Scr: lefigaro.fr
La crise a accéléré la tendance de fond : la Chine et six pays émergents dépasseront
les économies développées avant même 2020.
selon PricewaterhouseCooper. La production mondiale devrait tripler d'ici 2050, ajoute HSBC.
«L'économie mondiale est en train de connaître un véritable séisme».
Les économistes de la banque HSBC ne parlent pas de la crise, mais du
profond bouleversement qui devrait prendre place d'ici 2050. A savoir
l'irrésistible montée en puissance des grands pays émergents, Chine et
Inde en tête.
Deux
rapports ont été publiés ces derniers jours sur le sujet. HSBC et,
d'autre part, la société de conseil et d'audit PricewaterhouseCooper
(PwC). Cette dernière prédit qu'ensemble, les sept principaux pays
émergents, (Chine, Russie, Inde, Brésil, Mexique, Indonésie, Turquie)
dépasseront avant 2020 le groupe des économies du G7 (États-Unis,
Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada). Et ce, en
mesurant la richesse produite en parité de pouvoir d'achat, c'est-à-dire
si les taux de change des monnaies reflétaient parfaitement les niveaux
de vie.
En comparant simplement les produits intérieurs bruts (PIB), les pays en voie de développement dépasseront les pays développés d'ici 2032, selon PwC.
Richesse multipliée par trois
Les
économistes de la banque britannique HSBC, dans une note publiée début
janvier, arrivent aux mêmes conclusions, à quelques décennies près : en
2050, 19 des 30 plus grandes économies mondiales seront émergentes. Les
deux études s'accordent parfaitement sur un point : les Etats-Unis
perdront leur première place au profit de la Chine. L'Inde, ajoute HSBC,
les talonnera de près. Au total, la richesse produite dans le monde
sera multipliée par trois.
La
France, pour sa part, devrait reculer de la 8ème à la 11ème place,
derrière le Mexique et le Brésil, selon PwC. «La domination notamment de
la Chine implique un retour à la situation historique existant avant la
Révolution industrielle de la fin des 18e et 19e siècles», observe
Bernard Gainnier, responsable du développement chez PwC. «Cette révolution avait été à l'origine d'un transfert du pouvoir économique de l'Asie vers l'Europe et les Etats-Unis.»
A
la source des mutations à venir ces quarante prochaines années: une
démographie bouillonnante, alliée à une meilleure éducation et à une
démocratisation des principaux pays émergents, énumèrent les économistes
de HSBC. D'ailleurs, «les Etats-Unis et la
Grande-Bretagne, grâce à des meilleures perspectives démographiques,
réussiront avec un certain succès à maintenir leur rang», relèvent-ils. «En
revanche, les petits pays d'Europe riches mais vieillissants, comme la
Suisse, les Pays-Bas ou la Suède, chuteront dans le classement mondial.»
«L'économie du climat»
Guerres
militaires ou commerciales, retour du protectionnisme, épidémies…Les
auteurs des études, chez HSBC et chez PwC, reconnaissent que leurs
prédictions sont entourées d'incertitudes.
Le plus grand défi ? L'équilibre écologique et l'exploitation de ressources de plus en plus rares. Dans ce contexte, «l'économie du climat devrait jouer un rôle aussi important que celle du savoir durant le siècle passé», estiment les analystes de HSBC.
«En
2050, le séisme économique n'en sera qu'à son commencement»,
avertissent également ces derniers. «Bien qu'ayant été multiplié par
sept en 40 ans, le niveau de vie d'un Chinois ne représentera que 32% de
celui d'un Américain.» Le potentiel de croissance restera encore substantiel.
Nettoyage des boues rouges en Hongrie : beaucoup reste à faire
Scr: actu-environnement.fr
http:/www.actu-environnement.com/ae/news/nettoyage-boues-rouges-hongrie-robin-bois-rapport-11647.php4
le gouvernement hongrois a décidé de prolonger l'état d'urgence. Une enquête de l'association
Robin des Bois témoigne des dégâts occasionnés.
Près de trois mois après la rupture d'une digue et le déversement de plusieurs tonnes de déchets toxiques en Hongrie.
Alors
que la Hongrie s'apprête à prendre la tête de l'Union européenne le 1er
janvier prochain, le nettoyage des 5.000 ha sur lesquels se sont
déversées quelque 700.000 tonnes de déchets toxiques (boues rouges) en
octobre dernier se poursuit. L'état d'urgence a été prolongé jusqu'au 31
mars 2011 vu l'ampleur des dégâts.
Selon
le ministre de l'Intérieur Sandor Pintér, cette prolongation de trois
mois est nécessaire surtout à cause des conditions météorologiques. "L'hiver
très humide a ralenti les travaux de nettoyage, de reconstruction,
ainsi que les travaux de protection en cours pour protéger les lieux
d'autres catastrophes éventuelles", a-t-il déclaré selon l'AFP.
Selon
l'association Robin des Bois, qui s'est rendue sur place en novembre et
vient de publier NoteTélécharger le rapport de l'association Robin des
Bois publié en décembre 2010 suite à une enquête sur les lieux de
l'accident.
Plus
d'infosun rapport complet sur la gestion de la crise, le nettoyage est
en effet loin d'être terminé. Si les routes ont été nettoyées, les
fossés curés et les ponts reconstruits, de nombreux déchets gisent
encore dans les villages et la campagne environnante. "Des
accumulations de boues mêlées à des déchets divers se sont formées et
n'ont pas toutes été collectées un mois et demi après la catastrophe", relate l'association dans son rapport.
Les
opérations de dépollution à l'extérieur sont en effet conditionnées par
la météo. Poste de télévision, bouteilles plastiques, produits
chimiques, véhicules hors d'usage, les déchets sont variés et présents
loin en aval de la catastrophe.
Protection de l'environnement en Europe : Natura 2000 s'agrandit
Scr: futura-sciences.com
Bruxelles vient d'annoncer que Natura 2000, le réseau européen de zones naturelles protégées,
a été étendu de près de 27.000 km². Cette extension va permettre une meilleure protection de
la faune et de la flore en Europe
Notamment de nombreuses espèces marines comme les saumons et les loutres, mais aussi des forêts de hêtres.
La
France, la République tchèque, le Danemark, l'Espagne et la Pologne
sont les principaux pays européens concernés par l'extension du réseau
Natura 2000. Sur les quelque 27.000 km2 ajoutés, 17.500 km2 couvrent des
aires marines. Une partie de l'estuaire de la Loire (680 km2) en fait
partie, qui abrite d'importants récifs d'eau froide et bancs de sable.
Cet endroit se présente comme « une
aire de croissance pour les Poissons juvéniles et une zone d'étape
vitale pour les espèces grandes migratrices telles que le saumon
atlantique (Salmo salar) et la grande alose (Alosa alosa) », explique la Commission européenne.
18 % du territoire européen
La
nouvelle superficie de la zone Natura 2000 européenne permet également
de protéger des habitats terrestres considérés comme précieux pour de
nombreux animaux.
Les
hêtraies de montagne aux prairies florifères de la République tchèque
en passant par les vastes lacs et zones humides de Pologne sont
concernés par cet ajout. Désormais, la loutre, la cistude d'Europe (ou
tortue des marais) et l'azuré de la sanguisorbe (un papillon) seront
mieux protégés.
Le
réseau Natura 2000 couvre désormais près de 18 % du territoire
terrestre de l'Union européenne et plus de 130.000 km2 de ses mers et
océans, soit 26.000 sites. En étendant la liste à des nouveaux
territoires terrestres et maritimes, les États membres s'engagent à les
protéger pour garantir la survie des espèces.
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Le : 12/01/2011
L'inquiétante volatilité des prix des matières premières agricoles
Scr: lemonde.fr
Le rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation de l'ONU tire le signal d'alarme
sur la hausse des prix des denrées alimentaires.
"Les
stocks ont été regarnis en 2008 et en 2009, mais l'écart entre la
réalité de ces stocks et l'évolution des prix sur les marchés est
parfois considérable. En ce sens, nous vivons aujourd'hui le début d'une
crise alimentaire similaire à celle de 2008", s'inquiète, mardi 11
janvier, Olivier de Schutter, dans Les Echos, en référence à l'explosion
des prix alimentaires de 2008, qui avait provoqué des émeutes de la
faim dans une trentaine de pays dans le monde.
Selon lui, "quatre-vingts
pays environ sont en situation de déficit alimentaire. Une hausse très
dangereuse pour ces pays. C'est pourquoi il ne faut pas répéter les
erreurs commises il y a trois ans", avertit-il.
L'indice
mesurant les évolutions de prix d'un panier de céréales, oléagineux,
produits laitiers, viande et sucre est au plus haut depuis sa création,
en 1990, annoncé la semaine dernière la FAO, l'Organisation des nations
unies pour l'alimentation et l'agriculture.
RECONSTITUER DES STOCKS ALIMENTAIRES
"Aujourd'hui
comme en 2008, il n'y a pas de problème de pénurie. Mais, lorsque des
informations sur des incendies en Russie, une canicule en Ukraine, des
pluies trop fortes au Canada ou autres s'accumulent, certains opérateurs
de marché préfèrent ne pas vendre tout de suite, tandis que les
acheteurs cherchent à acheter autant que possible. Si tout le monde fait
ça, les prix augmentent", résume M. de Schutter.
Il
propose d'encourager les pays à reconstituer des stocks alimentaires
pour "lisser les prix". "Si les réserves sont gérées avec les
organisations paysannes, cela protégera producteurs et consommateurs
contre des prix très volatils", avance Olivier de Schutter. Il appelle
également à imposer davantage de transparence sur les opérations de gré à
gré sur les marchés des dérivés où, selon lui, "92 % des opérations se
déroulent dans l'opacité.
PAS DE LIMITATION DES EXPORTATIONS FRANÇAISES DE BLÉ
Mardi,
le ministre français de l'agriculture, Bruno Le Maire, a plaidé pour un
"encadrement et une limitation de la spéculation" sur les matières
premières agricoles, ainsi que pour une meilleure coordination entre
Etats. "La question de la volatilité des prix agricoles n'est pas
accessoire, c'est un sujet qui nous concerne tous", a-t-il déclaré.
Il
a par ailleurs assuré qu'il n'était "pas question de limiter les
exportations françaises de blé", après avoir évoqué une telle
possibilité en cas de nouvelle dégradation des stocks nationaux. Le
ministre a souligné que pour l'heure les réserves françaises de céréales
étaient suffisantes.
La
Russie ayant cessé toutes ses exportations en juillet pour cause de
sécheresse, les prix du blé ont doublé en trois semaines, indique le
ministre. Le prix de la tonne de blé tourne autour de 220 euros
aujourd'hui, contre 100 euros début juillet 2009, et il "sera peut-être à
300 euros" bientôt.
Allemagne : niveau anormal de dioxine dans de la viande de porc
Scr: lemonde.fr
Après le scandale des œufs contaminés, c'est au tour de la viande de porc
de présenter des signes de dioxine dans le nord de l'Allemagne.
Un
taux anormalement élevé a ainsi été détecté dans l'une des
exploitations agricoles fermées depuis la fin de la semaine dernière à
titre préventif, à la suite de la découverte de compléments pour
l'alimentation animale contaminés, a indiqué mardi 11 janvier un
porte-parole du ministère de la consommation de Basse-Saxe.
"LES ANIMAUX VONT DEVOIR ÊTRE ABATTUS"
"Cette viande n'est donc pas commercialisable (...), les animaux vont tous devoir être abattus, et leurs carcasses seront brûlées", a-t-il ajouté, sans pouvoir préciser le taux exact détecté, ni même si la limite était largement franchie ou non.
Jusqu'ici,
seuls des œufs avaient présenté un taux de dioxine supérieur à la
limite autorisée, mais des nombreux tests avaient été ordonnés sur de la
viande de poulet et de porc et sur du lait de vache, également
susceptibles d'être affectés. Pour l'instant, "cent
mille œufs ont été détruits en Basse-Saxe à cause de la dioxine. Dans
les prochains jours, il est probable que cent mille de plus le seront à
leur tour", a encore dit le porte-parole.
Lundi, la ministre de l'agriculture, Ilse Aigner, avait tenté de rassurer les consommateurs en affirmant qu'à "aucun moment, et maintenant non plus, les produits allemands n'ont été dangereux" pour la santé. Malgré tout, d'après un sondage publié dimanche, un Allemand sur cinq a renoncé à manger des œufs.
Les petits glaciers, une espèce menacée de disparition
Scr: sciencesetavenir.fr/photo: (Christian Schoof)
Deux facteurs majeurs expliquent l’élévation du niveau de la mer à l’échelle du globe :
la dilatation de l’eau avec la hausse des températures et la fonte des glaces terrestres.
A
ce titre, la fonte des calottes glaciaires des pôles serait
indiscutablement un événement catastrophe. Cependant, le rôle des
glaciers, même petits n’est pas négligeable et, à l’échelle de ce
siècle, plus tangible.
D’après
une nouvelle étude publiée aujourd’hui par la revue Nature Geoscience,
la plupart des petits glaciers de la planète –ceux qui s’étendent sur
moins de 5 km2-auront disparu d’ici 2100. Ainsi les Alpes devraient
perdre 50 à 90% de leur étendue de glace, la Nouvelle-Zélande de 60 à
85%.
Ces
fontes de glaciers contribueront à une hausse du niveau des océans de 8
à 16 cm selon Valentina Radic (University of British Columbia, Canada)
et Regine Hock (University of Alaska, USA/ Uppsala University, Suède),
une fourchette comparable à cette retenue par le Giec, confortant les
résultats antérieurs.
Cette
nouvelle estimation, obtenue à partir de plusieurs modèles climatiques,
est basée sur 40% des glaciers mondiaux, soit plus de 120.000 glaciers
de montagne et 2.638 calottes de glace (en dehors des calottes
glaciaires de l’Antarctique et du Groenland).
Cette
étude confirme par ailleurs que les glaciers de l’Himalaya ne sont pas
près de disparaître –et que le Giec a bien fait de corriger l’erreur
publiée dans son dernier rapport. D’ici la fin du siècle ces glaciers de
haute montagne ne devraient rétrécir que de 10 à 15%.
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Le : 11/01/2011
Les hécatombes d'animaux en série pas si mystérieuses
Scr: lefigaro.fr/Crédits photo : ANTONIO SCORZA/AFP
Plusieurs cas de poissons ou d'oiseaux morts par milliers à travers le monde ont été
recensés depuis le 1er janvier.
Les causes de ces décès ne sont pas toujours claires, mais les explications rationnelles
ne manquent pas.
Depuis quelques jours, les annonces tonitruantes de morts massives d'animaux agitent les médias.
Cinq
mille oiseaux tombés du ciel dans l'Arkansas, deux millions de poissons
morts dans la baie de Chesapeake dans l'Etat du Maryland, des milliers
de poissons échoués, éborgnés, dans les villes portuaires du Brésil,
40.000 crabes entassés sur les plages de Grande-Bretagne, quelques
dizaines d'oiseaux retrouvés morts en Suède ou au Japon, etc. Des
événements souvent impressionnants qui suscitent les hypothèses les plus
farfelues sur les blogs et les forums de discussion.
Certains
prétendent que l'armée américaine procède à des tests de rayons
énergétiques émis depuis l'espace ; d'autres pensent que la Nasa a
essayé un générateur sonore mis au point pour repousser les invasions
extra-terrestres ; les plus religieux annoncent quant à eux la fin du
monde à grand coup de citations bibliques.
La plupart de ces hécatombes, et l'emballement qui les accompagne, est pourtant explicable de manière rationnelle.
Tout
commence dans la nuit du 31 décembre, quand une pluie de 5000 oiseaux
morts s'abat sur une petite ville de l'Arkansas. L'histoire de la mort
massive, subite et inexpliquée de ces carouges à épaulettes fait
rapidement le tour du monde. Parallèlement, plus de 80.000 poissons sont
retrouvés morts en quelques jours dans une rivière voisine. Les deux
événements ne sont pas liés, comme le souligne très vite la Commission
sur la chasse et la pêche de l'Arkansas, mais l'association des deux
images apocalyptiques fait son chemin sur le web.
Des événements distincts
Quelques
jours plus tard, ce sont 500 oiseaux qui sont retrouvés sans vie dans
une paroisse - l'équivalent français d'un département - de l'Etat voisin
de Louisiane. L'événement est beaucoup moins dramatique en nombre, se
déroule sur une surface bien plus grande, mais cette nouvelle vague
morbide nourrit un peu plus l'incrédulité des catastrophistes et autres
adeptes des théories du complot. Il faut reconnaître que la coïncidence
des trois événements dans une région géographique assez restreinte est
troublante. Mais elle n'a rien de surnaturel.
Les
scientifiques expliquent vite que la «pluie arkansienne» est
probablement liée aux tirs de feux d'artifice de la Saint-Sylvestre. Une
brusque détonation au milieu d'une nuée de ces oiseaux très sensibles
au bruit, expliquerait leur mort brutale et simultanée en plein vol.
L'association
de protection de la nature, Natagora, évoque l'hypothèse des tornades
qui ont touché le Missouri, l'Arkansas et la Louisiane le 31. Celles-ci
pourraient d'ailleurs avoir tuées les 500 oiseaux retrouvés en
Louisiane. Quant aux poissons, ils ont probablement été foudroyés par
une maladie puisqu'une seule espèce a été touchée. Les résultats des
analyses, qui prendront encore un mois, permettront de confirmer ce
scénario.
Les morts massives assez fréquentes
Kristen
Schuler, du Centre national pour la faune de l'Institut de géophysique
américain (USGS), ne voit d'ailleurs «rien d'apocalyptique» dans ces
phénomènes. Les statistiques de l'USGS regorgent de ce type
d'événements: en moyenne, 163 phénomènes similaires sont rapportés
chaque année aux Etats-Unis.
Ce
qui n'empêche pas une carte réalisée par un internaute et recensant les
hécatombes rapportées par la presse dans le monde entier ces deux
derniers mois de circuler de manière virale sur Internet.
En
dehors des cas déjà mentionnés, les plus impressionnants événements
recensés sont pourtant imputables... au froid. Pas si mystérieux pour
les biologistes habitués à ce type de morts massives.
La
célèbre «pluie de l'Arkansas» a donc tout simplement provoqué un effet
boule de neige médiatique sans que les différents événements ne soient
liés entre eux. Robert Thomson, professeur de «pop culture» à
l'université de Syracuse, l'explique bien : «En
1960, quand des oiseaux se mettaient à tomber du ciel, c'était
peut-être noté par quelques personnes et repris dans le journal local,
mais cela n'allait pas plus loin. Aujourd'hui, certaines de ces
histoires, du fait qu'elles apparaissent sur internet, font tout de
suite les titres de la presse nationale si elles sont spectaculaires».
Piqués,
les curieux n'ont alors aucun mal à trouver des histoires similaires
par dizaines dans la masse d'informations disponible sur le net. Au
risque d'alimenter les fantasmes les plus délirants.
Serbie: la production d'aliments biologiques, une piste prometteuse
Scr: 20minutes.fr/AFP
La production d'aliments biologiques a le vent en poupe en Serbie, un pays où pendant près d'une décennie,
les agriculteurs n'ont pas eu les moyens d'acheter des engrais ou des insecticides, en raison des sanctions
internationales pesant sur leur pays.
"La
terre est propre en comparaison avec celle des autres pays d'Europe",
se félicite Branko Cicic, du Fonds national serbe pour la nourriture
bio, soulignant le bénéfice inattendu que l'agriculture serbe a tiré des
sanctions internationales contre le régime de Slobodan Milosevic, dans
les années 90.
Ces sanctions ont rendu par ailleurs l'économie serbe exsangue.
Zorana Gajic montre fièrement les légumes de sa serre, ainsi que son verger et ses moutons, près de Belgrade.
Cette
juriste explique comment elle s'est convertie aux mérites de la culture
bio, elle qui ne connaissait rien autrefois à l'agriculture et qui,
dit-elle dans une boutade, pensait que les "aliments poussaient dans les supermarchés".
Son
mari, Miodrag Radivojevic, un ingénieur à la retraite, a hérité de 5,5
hectares de terres. Le couple produit au départ des légumes pour sa
propre consommation.
Mais
il y a deux ans, Zorana souffre de réactions allergiques après avoir
consommé des tomates achetées dans un supermarché, traitées avec des
pesticides.
C'est
le déclic et le couple décide de développer sa production de fruits et
de légumes, uniquement biologiques, à la fois pour leurs besoins et pour
l'écouler sur le marché.
"Il y avait au départ l'amour de la nature, mais nous étions aussi conscients du potentiel sur le marché", souligne Zorana.
Le
couple obtient rapidement un certificat d'établissement biologique,
leur propriété ayant été préservée de l'utilisation d'engrais et
d'insecticides.
La
période nécessaire pour que la terre devienne propice à la production
biologique est officiellement de trois ans en Serbie, deux ans dans
certains cas, un laps de temps bien plus court que dans l'Union
européenne où le processus dure cinq à six ans, indiquent les experts.
"En
raison des sanctions (de l'ONU contre Slobodan Milosevic), vous pouvez
trouver ici des champs de 20 hectares où les gens n'ont pas mis de
produits chimiques pendant vingt ans", relève Igor Novakovic, de l'Agence serbe pour la promotion des exportations (SIEPA).
Actuellement,
seul 0,3% des terres arables en Serbie est utilisé pour la production
d'aliments biologiques, mais la demande va grandissant, précise-t-il.
Et
les possibilités sont énormes puisque selon le ministère serbe de
l'Agriculture, 75% des terres agricoles en Serbie, soit 650.000
hectares, peuvent être utilisées pour la production bio d'ici trois ans.
"Nous enregistrons une augmentation de la production d'aliments biologiques en raison de la demande croissante au niveau national", poursuit M. Novakovic.
Au
marché Kalenic, à Belgrade, les prix de ces aliments sont plus élevés
que ceux des autres produits. La demande provient surtout des jeunes
générations aisées.
L'industrie
alimentaire s'est convertie aussi au bio, comme la compagnie Royal eco
food, basée à Belgrade, qui produit en version bio des spécialités
serbes.
"Tout ce que nous produisons est écoulé sur le marché", explique Tanja Stojanovic, de Royal eco Food, en ajoutant que la demande est telle que les producteurs ne peuvent suivre.
La compagnie, fondée en 2005, a du surmonter de nombreux obstacles. "Au
début, nous étions obligés d'importer des tomates biologiques d'Italie
car nous n'avions pas suffisamment de producteurs locaux", poursuit-t-elle.
Convaincre les agriculteurs locaux de se lancer dans cette production, plus chère et plus risquée, s'est révélé également ardu.
"Nous avons proposé des contrats à long terme garantissant que la production sera achetée",
explique Mme Stojanovic en ajoutant que la compagnie, bien que tournée
vers le marché local, envisage à terme d'exporter vers l'Union
européenne.
La SNCF veut emmener ses voyageurs jusqu'au dernier kilomètre
Scr: 20minutes.com

TRANSPORTS - Co-voiturage, vélos ou réseaux de bus, la SNCF veut nouer des partenariats
pour simplifier les déplacements non polluants…
«
Il ne s’agit plus d’emmener les voyageurs de gare à gare mais de
quelque part à ailleurs». Pour Bernard Emsellem, directeur général
Ecomobilité à la SNCF, le défi de son entreprise pour les prochaines
années est de prendre en compte l’ensemble du trajet de ses usagers en
favorisant les déplacements non polluants. Pour cela, la SNCF a de
nombreux projets dans ses cartons: auto-partage, location de vélos ou
tram-train devraient se généraliser dans les prochaines années.
Le co-voiturage étendu à plusieurs régions
Les
usagers franciliens sont les premiers à expérimenter le covoiturage, en
lien avec les trains Transilien de la région. En partenariat avec la
société Greencove, la SNCF a développé un système de covoiturage via le
site Web des trains d’Ile-de-France. Il suffit aux voyageurs de créer un
compte pour proposer ou rechercher un covoiturage. Une carte
interactive leur indique les trajets proposés vers ou à destination de
leur gare (sauf pour les grandes gares parisiennes).
Et
si on ne peut pas prévoir son heure d’arrivée à la gare, Arnaud
Sarfati, président de Greencove, a une solution: des écrans en gare
permettront bientôt au voyageur de trouver un véhicule dès sa sortie du
train. Déjà mis en place en Franche-Comté, ce système devrait être
étendu au Languedoc-Roussillon et à la Lorraine courant 2011.
La SNCF n’aura pas Auto’lib mais compte réutiliser ses connaissances
Car
on a beau préférer le train, la voiture est parfois indispensable pour
se rendre dans des zones non desservies par les transports en commun. La
SNCF souhaite multiplier les partenariats avec les réseaux
d’auto-partage qui fleurissent dans les villes. En Languedoc-Roussillon,
l’offre Modulauto est associée aux abonnements de TER, qui permettent
de bénéficier d’un abonnement gratuit ou réduit aux voitures en
libre-service à Narbonne, Montpellier et Nîmes.
Si
le consortium Avis-RATP-SNCF-Vinci a perdu l’appel d’offres pour
Auto’lib à Paris, la SNCF compte utiliser ses connaissances pour
s’associer, dans d’autres régions, à des projets globaux de transports.
Des tram-trains à Lyon et Nantes
Les
tram-trains, ces rames qui peuvent passer du mode train entre deux
villes au mode tramway dans les centres urbains, est également une des
voies à explorer pour le futur selon la SNCF. Le tram-train de Mulhouse
est un succès: «Avec un seul billet on peut faire un trajet rapide entre deux villes puis choisir son arrêt en centre-ville, explique Olivier Melquiot, responsable du programme tram-train. On offre la continuité aux voyageurs.» En 2011, des projets de tram-trains seront développés à Nantes et dans l’Ouest lyonnais.
La
SNCF teste également des offres à destination des plus sportifs, avec
notamment en Bretagne un site Web permettant de localiser les vélos à
louer près des gares. Mais lorsqu’on parle d’écomobilité, c’est-à-dire
de diminuer l’impact des transports sur l’environnement, il faut
également penser à éliminer les déplacements inutiles. La distribution
des «paniers fraîcheurs» dans
les gares d’Ile-de-France évite déjà un trajet au supermarché: chaque
soir, de 16h à 19h30, les voyageurs peuvent retirer un panier de légumes
frais et sortir de la gare avec le repas du soir.
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Le : 10/01/2011
Greenpeace: «Les fabricants d'électronique ont fait des progrès pour éliminer les produits les plus toxiques»
Scr: 20minutes.fr
CES 2011 - Daniel Kessler, l'un des porte-parole de l'organisation,
fait le point sur la tendance du «green tech», mise en avant au salon de Las Vegas...
Dans
les allées du Convention Center, les Sony, Samsung, Panasonic, LG,
Sharp et les autres mettent en avant leurs efforts pour être plus
respectueux de l'environnement. Daniel Kessler, de Greenpeace, livre son
verdict.
Le high-tech vert, vrai tendance ou simple gimmick marketing?
Nos
analyses montrent que les fabricants ont fait des progrès notables ces
dernières années pour éliminer les produits les plus toxiques. Ils ont
également réduit la consommation électrique et recyclent de plus en
plus. Les grandes marques répondent à une demande des consommateurs qui
attendent des gadgets plus verts.
Ils affirment souvent que les consommateurs sont prêts à dépenser davantage pour des produits verts. Est-ce vraiment le cas?
Il
ne devrait pas y avoir de surtaxe verte. Des composants plus verts sont
disponibles en grandes quantités et sont souvent gagnant-gagnant pour
le consommateur et la planète.
Le
«recyclage» se finit cependant souvent par des produits simplement
envoyés et entassés dans des pays en voie de développement...
C'est
vrai qu'il n'y a pas de normes internationales. Aux Etats-Unis par
exemple, il n'y a pas de lois qui encadrent l'exportation des déchets
issus des produits électroniques. C'est pour cela que nous poussons pour
un principe «pollueur payeur» responsabilisant chaque entreprise.
En 2020 : l'Europe dépassera son objectif de 20%
Scr: enerzine.fr
Les 27 pays de l'Union Européenne dépasseront leurs objectifs de production d'énergie à partir
de sources renouvelables d'ici 2020, soit 20% initialement, a affirmé l'European Wind Energy Association (EWEA).
« Pris ensemble, les plans d'action montrent que l'UE produiront 20,7% d'énergie renouvelable à l'horizon 2020 », a déclaré Justin Wilkes, directeur stratégique chez l'European Wind Energy Association (EWEA).
Ainsi,
l'énergie éolienne générera 14% de la demande totale d'électricité
européenne en 2020 (494 TWh à partir des 213 GW installés), contre 4,2%
en 2009, plus que toutes autres sources d'énergies renouvelables.
L'Irlande sera le pays où le taux de pénétration de l'énergie éolienne
restera le plus élevé (36,4% de sa demande totale en électricité), suivi
par le Danemark (31%).
Le
trio de tête en 2020 sera composé de la Suède (50,2%), puis la Lettonie
(40%) et la Finlande (38%). La France prévoit quant à elle 23%
d'énergies renouvelables dans sa production électrique.
Par
ailleurs, 15 États membres prévoient de dépasser leur objectif
national, tels que la Bulgarie (+2,8%), l'Espagne (+2,7%), la Grèce
(+2,2%), la Hongrie (1,7) et l'Allemagne (+1,6%). Ensuite, 10 États
membres répondront à leurs objectifs nationaux, tandis que 2 États
membres seulement, le Luxembourg (-2,1%) et l'Italie (-0,9%), ont
informé la Commission qu'elles envisageaient d'utiliser des mécanismes
de coopération pour les atteindre.
"Il est très encourageant de constater que 25 des 27 pays de l'UE ont l'intention de dépasser ou d'atteindre leurs objectifs" a précisé J. Wilkes. "Cela
montre que la grande majorité des pays de l'UE ont bien compris les
avantages à déployer des technologies liées aux énergies renouvelables,
en particulier l'énergie éolienne."
Concernant
la répartition des énergies renouvelables, plus d'un tiers (34%) de la
demande d'électricité sera satisfaite avec 14% d'énergie éolienne,
contre 10,5% pour l'énergie hydraulique, 6,6% pour la biomasse et 2,7%
pour l'énergie solaire.
Marée noire : un rapport accuse BP
Scr: lesoir.be avec AFP/photo AP
Selon les conclusions d’un panel d’experts nommé par la Maison-Blanche,
BP et ses partenaires ont pris des mesures d’économie qui ont débouché
sur la marée noire survenue au printemps dans le golfe du Mexique.
Ces
conclusions figurent dans un extrait du rapport de la Commission
nationale chargée d’enquêter sur l’explosion, le 20 avril 2010, de la
plate-forme Deepwater Horizon, exploitée par BP, et du puits Macondo qui
se trouvait par 1.500 mètres de fond.
L’explosion est due à « plusieurs
erreurs et omissions individuelles de la part de BP, Halliburton et
Transocean, et les régulateurs du gouvernement n’avaient pas l’autorité,
les ressources et l’expertise technique nécessaires pour les empêcher », selon cet extrait du rapport.
Le
groupe de forage Transocean était propriétaire de la plate-forme. Le
géant des services pétroliers Halliburton a reconnu en octobre qu’il
n’avait pas effectué un test crucial sur le ciment du puits avant son
explosion, mais a rejeté la faute sur BP, l’accusant de ne pas avoir
effectué les vérifications nécessaires.
Les
causes fondamentales de l’explosion sont « systémiques et, en l’absence
de réforme d’envergure à la fois dans les pratiques du secteur et dans
la politique du gouvernement, pourraient bien se reproduire », selon le
rapport, qui doit être publié dans son intégralité le 11 janvier.
« Qu’elles
aient été intentionnelles ou non, beaucoup des décisions prises par BP,
Halliburton et Transocean qui ont accru le risque d’explosion (…) ont
clairement permis à ces entreprises de gagner beaucoup de temps (et
d’argent) », souligne encore le texte.
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Le : 10/01/2011
Les prix alimentaires mondiaux au plus haut depuis 2008
Scr: lefigaro.fr/ photo : MICHAEL URBAN/AFP
La plus forte hausse concerne les oléagineux, notamment
les huiles de palme et,( photo) de colza.
L'ONU, via sa branche spécialisée, la FAO, redoute des émeutes de la faim dans les pays les plus pauvres.
Nouveau
record pour l'indice des prix alimentaires de la FAO. Chaque mois
l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO) mesure les variations des prix d'un panier de 55 produits dont les
céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre…
Pour
le mois de décembre, cet indice réalisé à l'échelle mondiale s'établit à
214,7 points, soit une hausse de 4,22 %. Il se situe désormais
au-dessus de son précédent record de 213,5 points de juin 2008, année
des émeutes de la faim dans plusieurs pays en développement.
«Les prix ont été dopés par le renchérissement du sucre, des céréales et des oléagineux », souligne Abdolreza Abbassian, économiste à la FAO.
Dans
le détail, la plus forte hausse concerne les oléagineux, notamment les
huiles de palme et de colza. Leur indice a grimpé de 7,5 %, à 263,0
points, le mois dernier. L'indice du prix du sucre s'est envolé de plus
de 6 %. Une augmentation du même ordre que celle qui a affecté les
céréales. Leur indice est passé à 237,6 points, son plus haut niveau
depuis août 2008.
Acheteurs en Asie
Mais ce qui inquiète le plus la FAO, c'est la durée du phénomène. «Cela fait le sixième mois consécutif que notre indice augmente, remarque Abdolreza Abbassian.
Toutefois, contrairement à 2008, les prix du pétrole sont nettement
plus bas et les récoltes ont été suffisantes dans bon nombre de pays,
comme en Afrique centrale et de l'Est», ajoute
l'économiste. En Tanzanie, par exemple, la production de maïs est
largement autosuffisante. Au Niger, le pays annonce la meilleure récolte
de céréales depuis vingt ans.
Toutefois,
si ce phénomène se prolonge dans les deux à trois mois à venir, il
pourrait avoir des effets inflationnistes et créer des tensions parmi
les populations des pays pauvres. Et rien ne laisse entrevoir un arrêt
prochain de cette spirale haussière. La demande ne cesse de croître.
Malgré les 245 euros la tonne de blé aujourd'hui, il y a encore des
acheteurs en Asie, au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord. Alors que
l'offre sur les céréales est particulièrement tendue.
«Il y a six fois plus d'incidents climatiques qu'il y a cinquante ans
», remarque Michel Portier, directeur de la société de conseil
spécialisé Agritel. Les inondations en Australie, la sécheresse en
Argentine et la canicule en Russie en témoignent.
«Cela
crée une extrême tension sur les marchés», observe Olivier Duval,
d'Offre et demande agricole. Contrairement à ce que l'on peut penser,
les agriculteurs, surtout les éleveurs, ne sont pas à la fête. Le
président de la FNSEA, Xavier Beulin, s'attend à un premier semestre
2011 «très difficile», en raison de la volatilité des prix.
EN BREF : Conséquences de ces hausses de prix des heurts violents se déroulent en Tunisie et en Algérie
Plus de 4.700 exploitations allemandes fermées à cause de la dioxine
Scr: lesoir.be/AFP
Le scandale de la dioxine s’étend encore en Allemagne,
où quelque 4.700 fermes et exploitations étaient fermées vendredi
en raison d’un risque de contamination et où de graves négligences sont en cause.
Le
ministère de l’Agriculture a annoncé jeudi soir que 4.709 fermes et
exploitations agroalimentaires étaient désormais fermées par précaution à
travers le pays, dont l’écrasante majorité en Basse-Saxe (nord).
Dans
cette région, près de Hanovre, l’essentiel des graisses alimentaires
contaminées du groupe Harles und Jentzsch, à l’origine du scandale, a
été livré en novembre et décembre.
Les
livraisons des 4.709 entreprises concernées, qui touchent surtout
l’élevage porcin, sont suspendues et il en restera ainsi jusqu’à ce que
soit prouvée l’absence de contamination dans leurs produits, a indiqué
le ministère.
Huit des 16 États régionaux d’Allemagne sont touchés par les fermetures. L’Allemagne compte quelque 375.000 fermes.
Selon
Berlin, jusqu’à 150.000 tonnes de fourrage destiné à des élevages ont
pu être contaminées à la dioxine, un résidu de combustion industrielle
ou naturelle qui, à haute dose, peut provoquer des fausses couches et le
cancer.
Des
analyses de laboratoire publiées jeudi ont confirmé une contamination
des graisses alimentaires fabriquées par Harles und Jentzsch (qui
produit des graisses destinées à la fois à des applications
industrielles et à de l’alimentation pour animaux), avec dans certains
cas des taux dix fois supérieurs à la norme de 0,75 nanogramme par
kilogramme.
La contamination d’oeufs à la dioxine avait déjà été prouvée.
Harles
und Jentzch, groupe dont le siège est à Uetersen (Schleswig-Holstein –
nord), a livré quelque 3.000 tonnes de graisses contaminées à une
vingtaine de fabricants de fourrage. Depuis, la traque aux oeufs
contaminés s’est étendue aux Pays-Bas, où 136.000 oeufs suspects ont été
exportés, et à la Grande-Bretagne, où des produits fabriqués à base de
ces œufs ont été livrés.
L’Agence
de sécurité des aliments du Royaume-Uni (FSA) a toutefois écarté un
risque pour la santé des consommateurs britanniques, les œufs suspects
ayant été mélangés à des œufs sains : ce mélange « a dilué les niveaux de dioxine et ne constitue pas un risque pour la santé », a dit la FSA jeudi.
Reste que de graves négligences sont en cause dans cette affaire.
Selon
le quotidien Hannoversche Allgemeine Zeitung (HAZ), Harles und Jentzsch
était au courant depuis mars d’une contamination de ses produits. Une
analyse avait alors révélé un taux de dioxine plus de deux fois
supérieurs à la norme.
Mais
ces résultats n’ont pas été communiqués au ministère de l’Agriculture
du Schleswig-Holstein, lequel assure n’en avoir été informé que fin
décembre, rapporte le journal.
Une enquête judiciaire est en cours contre Harles und Jentzsch. La cause de la contamination est toujours inconnue.
Certains
excluent toutefois une erreur de manipulation entre graisses destinées à
l’industrie et graisses destinées aux animaux. « Dans de telles quantités, cela ne peut pas être une erreur », a estimé ainsi un responsable des autorités de Basse-Saxe, Konrad Scholz.
Le ministère de l’Agriculture a mis en place un numéro d’appel pour informer les citoyens.
La
ministre Ilse Aigner a proposé de meilleures règles européennes en
matière de protection de la chaîne de production alimentaire.
Elle
a prôné l’interdiction de fabriquer sur un même site des graisses
alimentaires et des graisses destinées à l’industrie, dans un entretien
jeudi avec le commissaire européen à la Santé John Dalli, selon son
ministère.
Hécatombes d'oiseaux et d'animaux marins : la fin du monde ?
Scr: notre-planete.info/photo:maxisciences.fr
L'année 2011 débute de manière bien inquiétante : des milliers d'oiseaux
ont été retrouvés morts dans plusieurs états des Etats-Unis et en Suède,
tandis que des hécatombes d'animaux marins sont signalées sur de
nombreuses côtes de pays géographiquement éloignés.
Tout
semble avoir commencé la nuit du nouvel an quand 5000 carouges à
épaulettes(passereaux) et étourneaux ont été retrouvés morts dans un
rayon d'un kilomètre autour de la localité de Beebe, une ville
modeste(53000 hab.) de l'Arkansas, aux Etats-Unis. Une demi-heure avant
minuit, des milliers d'oiseaux sont tombés sur le sol, raides morts ou
agonisants…
Les
premières explications avancées laissent perplexes : ils auraient été
désorientés et traumatisés par des feux d'artifice et seraient donc
entrés en collision entre eux et avec des bâtiments. Pourtant, des feux
d'artifice sont régulièrement tirés pour la nouvelle année et de telles
conséquences n'ont pas été signalées. De plus, Beebe est une petite
ville avec un habitat bas assez dispersé, les bâtiments ne sont donc, à
priori, pas un problème.
Un premier examen des cadavres accrédite la mort subite : "Ce qui est arrivé à ces animaux s'est passé très vite", a souligné Karen Rowe, une ornithologiste de la commission du gibier et des poissons de l'Arkansas. "Quelque chose peut aussi les avoir délogés des arbres dans lesquels ils se reposent la nuit et les avoir faits chuter dans l'air".
Pourtant,
une nouvelle hécatombe de carouges à épaulettes vient réfuter cette
première hypothèse. En effet, mardi 4 janvier 2011 de nouveaux cadavres
ont été découverts dans l'état voisin de Louisiane. Cette fois, pas de
feux d'artifice qui auraient pu effrayer les oiseaux. Environ 500
oiseaux sont tombés sur une portion d'autoroute près de Baton Rouge.
Selon Jim LaCour, le vétérinaire chargé de l'enquête, ils pourraient
avoir percuté des lignes électriques à haute tension.
Même
découverte morbide mercredi 5 janvier dans la ville de Murray dans le
Kentucky, avec là aussi, des centaines de cadavres de carouges et
d'étourneaux. Et, au début de la semaine, des dizaines de volatils
(merles, étourneaux, quiscales, rouges-gorges) ont été retrouvés morts à
Gilbertsville dans le même Etat.
Enfin,
ce phénomène a touché la Suède où, le 5 janvier 2011, une centaine de
choucas(sorte de petites corneilles), ont été découverts sans vie ou
agonisants sur une route enneigée du centre de la Suède, près du village
de Falköping, à une centaine de kilomètres de Göteborg. Le froid
pourrait en être à l'origine.
Les causes possibles de ces hécatombes d'oiseaux
Si
des analyses sont en cours, les causes exactes de ces décès ne sont pas
encore déterminées. Les premiers résultats en Arkansas concluent
qu'aucun virus ou maladie n'a touché les oiseaux.
Les
scientifiques de la commission du gibier et des poissons de l'Arkansas
ont déclaré que de tels accidents n'étaient pas si rares lorsque les
conditions météorologiques étaient mauvaises (vent fort, foudre, grêle,
froid). Or, une tempête accompagnée de puissants éclairs a traversé la
région de Beebe, deux heures avant que des personnes signalent la chute
d'oiseaux selon AccuWeather.com.
Certains
éclairs qui se sont produits ont été particulièrement puissants avec
une intensité comprise entre 380 000 et 540 000 ampères(A), alors que
99% des éclairs ont une intensité inférieure à 200 000 A.
Les
ornithologues soulignent qu‘à cette époque de l'année, les oiseaux
migrent en bandes et qu'une perturbation peut facilement les
désorienter. Ainsi, au moins pour Beebe, l'hypothèse météorologique
semble la plus plausible.
Or,
ce type de phénomène n'est pas extraordinaire souligne LeAnn White,
spécialiste des maladies de la faune au National Wildlife Health Center
(USGS). Contrairement aux idées reçues, ce type d'évènement relativement
localisé intervient bien plus fréquemment que l'on ne le croit. Ainsi,
aux Etats-Unis, 16 cas similaires sont recensés dans les 20 dernières
années. Par contre, LeAnn White indique que la multiplication de ces
hécatombes demeure une "curieuse coïncidence".
Pour le moment, le mystère reste entier sur les autres hécatombes d'oiseaux.
Autres mortalités massives d'animaux recensées
Même
si aucun lien ne peut être établi avec les oiseaux, de nombreux cas
d'hécatombes d'animaux ont été signalés ces derniers jours dans le monde
:
•83 000 poissons morts dans la rivière Arkansas, près d'Ozark à 200 km de Beebes. Il pourrait s'agir d'une maladie.
•2 millions de poissons sont morts dans la baie de Chesapeake, sans doute à cause du froid.
•40 000 crabes échoués en Grande-Bretagne sur la côte de Kent, sans doute à cause d'une mer trop froide.
•Des centaines de poissons morts en Nouvelle-Zélande, à Haïti, en Grande-Bretagne, au Brésil, en Floride…
Bien
sûr, de tels phénomènes soudains et parfois inexpliqués ne manquent pas
de stimuler l'imagination de certaines personnes qui y voient des
signes avant-coureurs de la fin du monde ou le résultat d'expériences
militaires secrètes.
Avant
de crier à la fin du monde ou au complot mondial, il est nécessaire de
bien identifier les causes de ces hécatombes. Des nécropsies(=autopsie
pour les animaux) sont en cours et devraient apporter des éléments de
réponse, même si la conjugaison de tels phénomènes peut effectivement
laisser perplexe.
Enfin,
n'oublions pas que la rapidité de transmission de l'information à
travers le monde peut aussi conduire à des conclusions hâtives. En
effet, de nombreux cas de morts massives d'animaux se produisent
régulièrement un peu partout dans le monde comme en témoigne la mort de
millions d'animaux en août 2010 en Bolivie sans que l'on en fasse
mention à ce point.
Sources
•Birds Tumbling From the Sky; Fish Floating Dead in the Water: How Unusual Are These Animal Die-Offs? - PBS
•Why the Aflockalypse Is Business As Usual For Biodiversity—And Why That's Not Good - TIME
•Dead birds found in Kentucky, Sweden, as crabs wash up on U.K. shores in latest mass animal deaths - Daily News
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Le : 07/01/2011
Des ingénieurs suisses font pleuvoir dans le désert
Scr: lefigaro.fr/ Crédits photo : KARIM SAHIB/AFP
Un homme se baigne dans une piscine près d'Abu Dhabi, le 25 décembre 2010.
Un projet secret financé par le président des Emirats Arabes Unis aurait permis de faire tomber la pluie
plus de 50 fois dans la région d'Abu Dhabi pendant l'été. A chaque fois, les services météorologiques
locaux ne prévoyaient pourtant ni nuages, ni précipitations.
L'homme
pourra-t-il un jour faire tomber la pluie sur commande ? Les experts du
climat en doutaient. Les nombreuses expériences menées en ce sens se
sont en effet toujours révélées décevantes. Un projet secret étonnant,
financé par le président des Emirats Arabes Unis et révélé par le Sunday
Times dimanche, pourrait toutefois changer cette donne.
Dans
la région d'Abu Dhabi, réputée pour sa sécheresse estivale, des
ingénieurs suisses auraient réussi à faire tomber la pluie à une
cinquantaine de reprises cet été.
Dans
une vidéo confidentielle que les journalistes du Sunday Times ont pu
visionner, le président de la société Meteo Systems International,
Helmut Fluhrer, révèle être «en train de tester une
nouvelle technologie de déclenchement de pluie artificielle, Weathertec,
dans la région d'Al Ain à Abu Dhabi». «Nous avons démarré en juin 2010 et avons réussi à faire pleuvoir à plusieurs reprises»,
soutient-il. Selon les mêmes journalistes, des scientifiques allemands
de l'Institut Max Planck de météorologie ont participé à la surveillance
du projet. Le respectable professeur Hartmut Grassl, ancien directeur
de l'institut, serait notamment impliqué.
Moins coûteux que le dessalement de l'eau de mer
Plutôt
que d'ensemencer des nuages existants avec du chlorure d'argent, une
méthode rudimentaire à l'efficacité douteuse mais encore utilisée en
Chine ou en Israël, les chercheurs ont mis en place dans le désert des
parasols métalliques d'une dizaine de mètres de haut capables de charger
l'air électriquement. Ces derniers produisent des ions négatifs qui
sont envoyés dans l'air. Ces particules ont la propriété d'agréger les
poussières qui forment alors un support idéal à la condensation de l'eau
naturellement contenue dans l'air. La formation de plusieurs milliards
de ces minuscules gouttes pourrait alors donner un nuage, lui-même
source de pluie.
Le
dispositif, allumé 74 fois en 112 jours - dès que la saturation de
l'air en eau dépassait 30% - aurait provoqué des chutes de pluie à 52
reprises. Le volume de ces précipitations n'est pas révélé. A chaque
fois, les services météorologiques locaux ne prévoyaient ni nuages, ni
précipitations.
Le climatologue français Hervé Le Treut affiche pour le moment un scepticisme prudent. «Peut-être
que cette nouvelle technique est un déclencheur très efficace mais cela
reste difficile à établir avec le peu d'informations dont on dispose
sur le projet», explique-t-il. Et quand bien même le dispositif fonctionnerait, «cela
ne règle pas le problème de l'approvisionnement: il faut que la
circulation atmosphérique apporte naturellement de l'air humide de
manière continue pour que l'on dispose d'une véritable source d'eau». Ce qui n'est pas vraiment le cas dans la région.
L'entreprise
Meteo Systems semble pourtant penser que son dispositif pourrait se
substituer aux très coûteuses usines de dessalement de l'eau de mer.
D'après ses calculs, la production de 100 millions de mètres cubes d'eau
douce coûterait seulement 7 millions d'euros par an avec cette
technologie, contre 53 millions d'euros pour une usine de dessalement.
PYRENEES Réchauffement climatique : feu les glaciers
Scr: lindependant.fr
Chaque année, début août, une célèbre course de montagne rend hommage aux porteurs de glace qui,
au début de l'autre siècle, ramenaient du Canigou des blocs de 80 kilos pour rafraîchir les boissons des
touristes à Vernet.
Ils
allaient puiser dans le glacier de la montagne sacrée des Catalans. Un
glacier ? « Plutôt un amas de neige compactée qui subsistait au début de
l'été. Sinon, ces porteurs n'auraient pas pu découper des blocs, à
moins d'être munis de tronçonneuses ! », pense le glaciologue Pierre
René.
Coup de froid sur la
légende : en fait de glacier, il faudrait parler de névé. « Depuis les
grandes périodes glaciaires, les Pyrénées-Orientales n'ont plus de
glaciers, en raison du climat méditerranéen et du manque de
précipitations. Les glaciers vont en fait jusqu'en Ariège, département
qui est encore sous l'influence océanique », explique encore cet
accompagnateur de montagne, responsable de l'association Moraine. Cette
structure a été créée en 2001 pour observer les glaciers pyrénéens côté
français, qui laissaient jusqu'alors de glace quand le suivi était très
régulier sur le versant espagnol.
« La
France possède d'énormes glaciers dans les Alpes, et ceux des Pyrénées
paraissent donc anecdotiques. Alors que les Espagnols n'en ont pas
d'autres », explique Pierre René.
Recul de 85 % depuis 1 850
Chaque
année, de mai à octobre, une dizaine de bénévoles de l'association
effectuent donc des mesures physiques, selon un protocole mis en place
avec des glaciologues alpins. Et le constat fait froid dans le dos : les
glaciers des Pyrénées fondent, inexorablement. «
Cette année a été la moins pire : on a des glaciers qui se sont
équilibrés. Mais ça n'est absolument pas dans la moyenne des neuf années
précédentes ». La preuve en chiffres : aujourd'hui,
les glaciers pyrénéens - il en reste une trentaine, dont une vingtaine
côté français - couvrent une surface de 3,5 km2. En 1950, ils
s'étiraient sur 13 km2.
En
moins d'un siècle, leur recul s'est accéléré. Ainsi, en 1850, 23 km2
des Pyrénées étaient recouverts de glace. Depuis, les glaciers ont donc
fondu de 85 %. « 1850, c'est une date de référence, explique Pierre René. Elle
correspond à la fin du petit âge glaciaire qui avait débuté en 1550, et
qui avait conduit à un léger refroidissement sur l'ensemble de la
planète. A cette époque-là, dans les Pyrénées, on avait des glaciers en
bonne santé. Mais depuis 1850, c'est la régression ».
La preuve irréfutable du réchauffement
La
régression jusqu'à la mort : l'association Moraine a déjà pu constater
la disparition de glaciers, du côté de Gavarnie ou de Saint-Lary. A ce
rythme, l'association Moraine prévoit une extinction totale pour les
environs de 2050. Alors bien sûr, il n'y a pas le feu au lac. « Cette
régression a un faible impact environnemental, notamment sur la
ressource en eau, même si tout un monde vivant, constitué d'espèces
microscopiques pour la plupart, disparaît en même temps », tempère le glaciologue.
En revanche, la fonte des glaciers revêt selon lui « un intérêt pédagogique : c'est la preuve irréfutable du réchauffement climatique. En montagne, on le constate d'un clin d'œil ». N'en déplaise aux sceptiques, vu de feu les glaciers des Pyrénées, le changement est clair comme de l'eau de roche.(sic)
Les huîtres sont décimées par l’herpès
Scr: futura-sciences.fr/Destination Santé
Depuis deux ans, les huîtres connaissent une sévère épidémie d’un virus de la famille de l’Herpès.
Si heureusement l’homme ne craint rien, il n’en va pas de même pour le mollusque qui est très sensible
à l’infection et commence à se faire rare.
La
relative pénurie qui commence à s’installer sur le marché de l’huître
est due en fait, à une épidémie d’Herpès virus qui décime les huîtres
juvéniles depuis 2 ans ! Toutefois, pas de panique : ce virus-là n’est
pas contagieux pour l’homme. OsHV-1 – pour Ostreid Herpes virus 1 – ne
vit que dans les milieux aquatiques. Particulièrement présent chez les
huîtres creuses sauvages et en élevage, il fait beaucoup parler de lui,
c’est vrai, depuis 2008. Si bien que cette épidémie menace à terme, les
entreprises ostréicoles et les tables de nos réveillons.
« Le virus de l’huître est absolument sans aucun rapport avec l’herpès virus humain
», rassure Jean-Pierre Baud, responsable du programme national
d’aquaculture durable à l’Institut français de recherche pour
l’exploitation de la mer (Ifremer) de Nantes. « Les
herpès virus sont courants dans le monde animal en général, et dans le
monde aquatique en particulier. Leurs attaques sont plus ou moins
importantes en fonction de l’espèce. Et depuis 2008, les huîtres sont
touchées de plein fouet », ajoute-t-il.
60 à 80 % des naissains meurent
Depuis
cette date en effet, les naissains – c’est-à-dire les huîtres de moins
d’un an – sont très affectés par le virus. Entre 60 % et 80 % des
mollusques juvéniles en meurent, contre seulement 20 % à 30 % avant
2008. « L’intensification de l’élevage et les
nombreuses manipulations nécessaires à l’homogénéisation des tailles
affaiblit et stresse les huîtres. Et lors de la montée en température
des eaux à 16°C le virus, capable de s’adapter à son environnement,
profite de la faiblesse des jeunes mollusques ». Face à
ce type de situation, impossible d’envisager une vaccination pour cette
espèce animale, dont le système immunitaire est très peu développé.
La consommation d’huîtres adultes ne présente aucun danger. « Si
les huîtres saines entrent en contact avec de l’eau contaminée par le
virus OsHV-1, elles survivent et ne présentent aucun risque de
contaminer le consommateur », précise encore le responsable du programme national d’aquaculture durable de l’Ifremer de Nantes.
En
revanche, les ostréiculteurs connaissent déjà des difficultés. Ils
peinent à produire suffisamment d’huîtres pour alimenter les tables du
réveillon. En effet, « il faut trois ans pour obtenir
une huître adulte – et donc comestible. Et l’épidémie qui a débuté en
2008, provoque une pénurie depuis cette année », ajoute Jean-Pierre Baud. |
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Le : 06/01/2011
En Australie, crocodiles et serpents menacent après les inondations
Scr: nouvelobs.fr avec AFP
A Rockhampton, les autorités mettent en garde contre la menace des reptiles,
délogés par la crue, toujours plus importante, de la rivière Fitzroy.
Les
autorités de la ville australienne de Rockhampton (nord-est), quasiment
coupée du monde à cause des inondations, continuaient mardi 4 janvier
d'évacuer des habitants de leur logement et mettaient en garde la
population contre les crocodiles et les serpents.
Les
habitants ont entassé des sacs de sable autour des maisons et des
magasins, pour les protéger des flots de la rivière Fitzroy, qui
traverse la ville et dont le niveau atteignait mardi 9,2 mètres. Le
niveau devrait encore grimper, à 9,4 mètres mercredi ou jeudi.
Rockhampton,
75.000 habitants, est située à 500 km au nord de Brisbane (côte est).
Elle est l'une des principales villes de cette région agricole et
minière, affectée depuis plusieurs jours par des inondations que les
autorités ont qualifiées de "bibliques".
Les
services de secours craignent que le niveau des eaux reste élevé
pendant au moins deux semaines, encourageant la prolifération de
moustiques porteurs de maladies. Ils ont également mis en garde les
habitants contre les serpents venimeux et les crocodiles. "C'est
la saison des amours et ils ont été brusquement sortis de leur
environnement naturel. Les serpents sont très très nerveux en ce moment", a déclaré à Scott Mahaffey, directeur des opérations des services d'urgence. "Le problème avec les crocodiles, c'est qu'il est difficile de les repérer au milieu des débris" charriés par les flots, a-t-il ajouté.
Un membre des services de secours a raconté avoir vu "deux policiers sauter hors de l'eau, après avoir aperçu à proximité une machoire puissante".
L'aéroport,
les voies de chemin de fer et la plupart des routes menant à
Rockhampton sont fermés mais une voie restait encore ouverte mardi,
contrairement à ce qu'avait annoncé la police la veille.
Des autobus électriques entrent en service à Séoul
Scr: enerzine.com
La ville de Séoul a annoncé fin décembre qu'elle allait désormais débuter l'exploitation commerciale d'autobus
électriques sur les circuits du Mont Namsan.
Le
gouvernement a ainsi remplacé 5 autobus par des véhicules électriques
et prévoit de remplacer progressivement la flotte de 14 autobus. Il
projette aussi la construction de deux autres chargeurs de batterie à
Namsan d'ici mars 2011, faisant passer le total de deux à quatre.
Depuis
un an et demi, la Corée du Sud travaille sur la conception d'autobus
électriques en association avec Hyundai Heavy Industries et Hankuk
Fiber. Selon les dirigeants de la capitale, "les
services d'autobus électrique vont, non seulement améliorer la qualité
de l'air, mais aussi servir de modèle technologique pour les véhicules
électriques de grande taille sur le marché mondial".
Les
autocars électriques qui desservent les circuits du Mont Namsan
mesurent 11 mètres de long et sont en mesure de parcourir jusqu'à 83 km
avec une seule charge. Ils peuvent être chargés complètement en moins de
30 minutes grâce à notamment à un chargeur haute vitesse. L'autobus
électrique, avec sa vitesse maximale de 100 km/h, possède un plancher
bas et un moteur de 322 CV. Il est doté d'une batterie au lithium-ion à
grande capacité et d'un système économe en énergie capable de recueillir
et de réutiliser l'énergie générée par les freins lorsque le véhicule
est en descente.
Sa
carrosserie est faite d'un carbone-matériau composite, ce qui réduit de
manière significative le poids du véhicule tout en renforçant sa
durabilité. Les autobus électriques sont aussi équipés de plateformes
élévatrices automatiques pour les personnes en fauteuil roulant.
L'autobus a la forme d'une cacahuète et est décoré avec des motifs
représentant la Tour et les paysages du Mont Namsan.
Le
gouvernement de Séoul s'est fixé comme objectif de mettre en service un
total de 120 000 véhicules électriques dans la ville d'ici 2020, ce qui
représentera 50% de tous les véhicules de transport en commun, 10% des
berlines et 1% des camions et des semi-remorques.
Saint-Gobain et l'Ecole des Ponts ParisTech inaugurent une chaire autour de l'habitat durable
Scr: BE France 251
Le groupe Saint-Gobain et l'Ecole des Ponts ParisTech viennent d'inaugurer une chaire sur
les "solutions innovantes pour un habitant durable et responsable".
Celle-ci
a pour objectifs d'encourager au niveau international la formation par
la recherche et d'améliorer les connaissances sur les sciences et les
technologies pour l'habitat du futur, un habitat qui devra
nécessairement être durable et responsable. Aussi les travaux conduits
dans le cadre de cette chaire mobiliseront-ils des spécialistes de la
mécanique des matériaux et des structures, avec une interface avec les
sciences économiques et sociales.
"L'ambition
de Saint-Gobain est d'être l'entreprise de référence dans l'habitat
durable. Cela implique en particulier un effort soutenu de R&D et
d'innovation", a déclaré Pierre-André Chalendar, président-directeur général du groupe.
Précisons
que le comité de pilotage de cette chaire est conduit par Philippe
Coussot, du Laboratoire Navier, qui est une unité mixte de recherche
Ecole des Ponts ParisTech, LCPC, CNRS, et Jean-Baptiste Denis, chef du
service Physique et Chimie des plâtres et ciments à Saint-Gobain
recherches.
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Le : 05/01/2011
Un coup de froid en plein réchauffement
Scr: sciencesetavenir.fr/ AFP
Pourquoi fait-il si froid alors que tous les experts alertent sur le réchauffement de la planète ?
S’il
existe des gens qui se réjouissent des températures rigoureuses qui
frappent actuellement l’Europe, il faut les chercher du côté des
climato-sceptiques. Ceux qui doutent de la réalité du réchauffement
terrestre ont la voix plus sereine en hiver.
Il
est vrai que parler de réchauffement et de hausse des températures en
pleine tempête de neige, décrédibilise, un peu. Pourtant les deux
phénomènes pourraient fort bien être liés, l’un expliquant l’autre.
C’est
en tout cas la théorie avancée par Vladimir Petoukhov, physicien, dans
une étude publiée dans le Journal de Recherche Géophysique. Selon lui,
l’épisode de froid que nous connaissons s’explique par la fonte de la
calotte glaciaire arctique.
La
disparition des glaces du Pôle Nord aurait bouleversé tout le système
de pressions dans cette zone et généré un système de hautes pressions
qui pousse l'air polaire, dans le sens inverse des aiguilles d'une
montre, vers l'Europe.
Paris: Les voitures polluantes ne seront plus les bienvenues
Scr: 20minutes.fr
Des restrictions de circulation vont être testées à l'encontre des vieux diesels et des 4x4...
Les voitures polluantes sont en sursis à Paris.
La
capitale, ainsi que quatre autres agglomérations françaises (Lyon,
Grenoble, Clermont-Ferrand et Aix-en-Provence), ont été choisies par le
ministère de l’Environnement pour tester prochainement la Zapa (zone
d’actions prioritaires pour l’air), soit l’interdiction de circulation
des véhicules les plus polluants dans certains lieux de la ville,
rapporte ce mercredi Le Parisien.
En
ligne de mire: vieux diesels, grosses berlines, 4x4… Mais aussi les
camions. Auparavant, il conviendra de déterminer quelles seront les
zones «anti-voitures polluantes», l’intérieur du périphérique tenant la corde, car il pourrait aussi bien s’agir d’axes (périphérique, autoroutes).
Les différents scénarios seront étudiés courant 2011 pour une mise en vigueurà la mi-2012, selon le quotidien.
Le
filtrage des véhicules, lui, sera effectué grâce à un macaron contrôlé
automatiquement par des systèmes de vidéosurveillance. Cette initiative
gouvernementale arrive en tout cas bien en retard par rapport aux autres
grandes capitales européennes comme Londres, Berlin ou Rome qui l’ont
appliquée avec succès (20 à 30% de pollution en moins à Berlin) depuis
déjà plusieurs années.
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Le : 04/01/2011
Volkswagen produit des mini centrales électriques !
Scr: enerzine.com
Le fournisseur d'énergie allemand "LichtBlick" a annoncé avoir installé ses premières centrales de
cogénération "EcoBlue" fonctionnant au gaz naturel et fabriquées par Volkswagen.
Le groupe Volkswagen a ainsi repensé son moteur 2.0l qui a fait ses preuves dans des millions de Golf, Touran et autres Caddy !
A
plus long terme, LichtBlick prévoit de déployer un réseau de 100.000 de
ces mini centrales domestiques, afin de former la plus grande centrale
virtuelle d'Allemagne alimentée au gaz.
Cette
centrale décentralisée aura ainsi la même capacité que 2 centrales
nucléaires. L'électricité produite deviendra selon la compagnie
énergétique allemande complémentaire à celle fluctuante des parcs
éoliens et des installations solaires. La chaleur produite quant à elle
sera stockée et disponible localement pour le chauffage et
l'approvisionnement en eau chaude.
La
centrale EcoBlue a besoin d'une demande en chaleur d'au moins 40.000
kilowattheures, ce qui signifie qu'elles sont adaptées à des bâtiments
industriels, commerciaux ou d'habitation. La technologie EcoBlue de
Volkswagen permettrait au final de réduire la consommation d'énergie de
40% par rapport aux moyens conventionnels actuels de production de
chauffage et d'électricité.
"Nous
avons l'intention de changer fondamentalement le paysage énergétique
allemand. Le lancement réussi de Hambourg constitue une étape
importante. Nos efforts sont récompensés et nous sommes maintenant en
train de développer le marché allemand", a déclaré le Dr Christian
Friege, PDG de LichtBlick.
Volkswagen
et LichtBlick se sont mis d'accord sur un partenariat énergétique en
septembre 2009. Volkswagen produit sa centrale cogénération EcoBlue dans
son usine moteur de Salzgitter.
La balayeuse de voirie hybride débarque à New-York
Scr: ensavoir+
La première balayeuse de voirie hybride dotée d'un moteur diesel ainsi qu'une chaine de traction qui a pour
rôle de capter l'énergie électrique est entrée en service dans la ville de New York.
La
société s'est dite confiante dans cette configuration hybride car elle
permettra à l'engin de réduire drastiquement sa consommation de
carburant (40% à 45%) par rapport à la version classique.
L'Allianz
4000 possède un moteur diesel 6,7 l associé à des batteries au
lithium-ion (12V), lui conférant une vitesse de pointe d'environ 100
km/h.
"Une
balayeuse n'est pas simplement un véhicule léger car nous devons être en
mesure d'accueillir de nombreuses fonctions différentes, comme le
transport, le contrôle des balais, et la conformité des émissions",
a déclaré Tchad Bormann, le directeur des ventes d'Allianz. Parce que
l'engin a besoin de se mouvoir et de balayer dans le même temps, le
différentiel est réglé sur le balais à une vitesse de rotation constante
quelle que soit la vitesse à laquelle voyage le véhicule.
"Nous avons la capacité de fonctionner avec un moteur diesel plus petit fonctionnant à bas régime", a t'il ajouté. "Cela
permet de réaliser des économies par rapport aux autres balayeuses qui
nécessitent un moteur auxiliaire en combinaison avec le moteur
principal. Les économies de carburant sont importantes et l'empreinte
carbone minime, étant donné que les balayeuses sont exploitées durant de
longues heures, tous les jours, partout dans le monde."
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Le : 03/01/2011
250 milliards de fragments de plastique polluent la Méditerranée
Scr: lindependant.fr
Des déchets minuscules avalés par les planctons, eux-mêmes mangés par les poissons et
qui pourraient finir dans nos assiettes, selon les premières données de l'expédition Méditerranée en Danger (MED).
"L'ordre
de grandeur des quantités de microdéchets plastiques flottants serait
d'environ 250 milliards de microfragments pour l'ensemble de la
Méditerranée" selon François Galgani de l'Institut français de Recherche pour l'Exploration de la Mer (Ifremer).
L'Ifremer
et les experts de l'Université de Liège (Belgique) viennent de fournir
une première évaluation de l'étendue des dégats à partir des
échantillons prélevés en juillet dernier par les membres de MED sur le
littoral français, du nord de l'Italie et de l'Espagne. "Nous
avons fait les premiers prélèvements sur une hauteur de 10 à 15 cm
d'eau, c'est donc une extrapolation sur des microdéchets flottants, ce
n'est pas sur toute la colonne d'eau", a précisé à l'AFP le chef de l'expédition Bruno Dumontet, mais c'est déjà "particulièrement inquiétant".
Le
projet, monté par des bénévoles qui ont loué un voilier de 17 mètres
sur leurs fonds propres pour la première campagne, est également porté
par une vingtaine de chercheurs d'une dizaine de laboratoires
universitaires européens. "Pour 2011 on prevoit de
continuer les prélèvements pour avoir une analyse globale sur toute la
Méditerranée, mer relativement fermée, pas très grande et (idéale) pour
étudier ce type de pollution", renchérit M. Dumontet ajoutant que son expédition est la première du genre en France et en Europe. "90%
des échantillons présentaient des microdéchets et vu le poids moyen
(1,8mg) des 4.371 microdéchets récoltés lors de la campagne, cela donne
une valeur extrapolée d'environ 500 tonnes pour la Méditérranée", selon un premier commentaire écrit du Dr Galgani.
A
titre de comparaison, la "gyre dans l'Atlantique", gigantesque
tourbillon formé de courants marins, contiendrait, elle, quelque 1.100
tonnes de microfragments plastiques. Le Dr Jean-Henri Hecq, du
laboratoire d'Océanologie de l'Université de Liège, également associé à
la campagne, a découvert pour sa part une "colonisation de ces
microplastiques par des algues", selon les premiers résultats.
Un
rapport plus exhaustif de ces deux instituts est attendu pour mars
2011. En parallèle l'expédition MED "a réalisé une grande première
mondiale sur les méduses Pelagia noctiluca avec le professeur Gabriel
Gorski de l'Observatoire d'océanologie de Villefranche-sur-mer, en
filmant à l'aide d'une caméra à infra-rouge la remontée de ces méduses
la nuit", selon Bruno Dumontet.
Ces
méduses très urticantes et provoquant de graves brûlures aux baigneurs
remontent la nuit à la surface de l'eau pour se nourrir et sont alors à
la merci des vents et des courants. La campagne a permis de mieux
simuler les raisons des échouages des méduses sur les plages. La
campagne MED 2011 doit permettre "de faire des relevés comparatifs sur
les mêmes lieux qu'en 2010 et de continuer ensuite sur l'Espagne,
Gibraltar, le Maroc, l'Algérie et la Tunisie, puis le sud de l'Italie,
la Sardaigne, la Corse et le nord de l'Italie", selon le chef de
l'expédition. "Et parce que les microdéchets polluent déjà la mer, et
qu'il est trop tard pour l'empêcher, nous nous sommes dit que la seule
solution c'est de les limiter à la source" explique encore Bruno
Dumontet. D'où la pétition en ligne "un million de clicks pour la
Méditerranée" lancée récemment pour "demander un nouveau cadre juridique
à Bruxelles imposant l'éco-conception systématique de tous les produits
de grande consommation."
Pauvres nouilles !
Scr: Nouvelobs.com avec AFP
Dernier scandale alimentaire en Chine : une cinquantaine d'usines produit des pâtes
à base de riz moisi et contenant des additifs potentiellement cancérigènes.
Les nouilles de riz, souvent frites et mélangées à des légumes, sont un mets de base dans le sud de la Chine. (AFP)
De
grandes quantités de nouilles de riz fabriquées avec des grains gâtés
et des additifs potentiellement cancérigènes sont en vente dans le sud
de la Chine, pays où les scandales alimentaires sont fréquents, a
rapporté vendredi 31 décembre la presse officielle.
Une
cinquantaine d'usines de la ville de Dongguan, près de Hong Kong,
produit quotidiennement environ 500 tonnes de pâtes à base de riz
desséché ou moisi, a assuré le Quotidien de la jeunesse de Pékin. Ce
scandale a été révélé grâce à des inspections sanitaires menées début
décembre.
Les grains de riz pourris sont blanchis
grâce à des substances chimiques telles que le dioxyde de souffre, les
usines parvenant en ajoutant des additifs à fabriquer trois kilos de
nouilles avec un kilo de riz.
Le riz de piètre
qualité était à l'origine destiné à l'alimentation animale, avant que
son affectation ne change en raison de la hausse des prix des denrées
constatée courant 2010, a précisé le quotidien.
Les nouilles de riz, souvent frites et mélangées à des légumes, sont un mets de base dans le sud de la Chine.
Du lait à la mélamine au vin frelaté...
La
Chine est régulièrement confrontée à des scandales alimentaires. Parmi
les récentes affaires figurent des huiles de cuisine recyclées, des œufs
teintés avec des colorants nocifs, des champignons cancérigènes, du
tofu (pâte de soja) contrefait ou du vin frelaté.
Le
scandale le plus retentissant reste celui du lait contaminé à la
mélamine qui, en 2008, avait provoqué la mort de six enfants et rendu
malade 300.000 autres.
Vingt-et-une personnes avaient été jugées pour leur implication dans le trafic. Deux avaient été condamnées à mort et exécutées.
Ce scandale avait pris une tournure planétaire et entraîné à l'étranger des embargos durables sur les produits laitiers chinois.
La
Chine a promis en septembre dernier une stricte application de la peine
de mort pour les coupables des plus graves infractions à la sécurité
alimentaire.
Les polluants persistants affectent le système endocrinien
Scr: sciences&avenir.fr
Coupe transversale d'une glande surrénale d'un fœtus de mouton.
L'exposition aux PCB dans la vie du fœtus a entraîné des changements
dans l'épaisseur du cortex surrénalien et dans sa capacité à produire
l'hormone de stress, le cortisol Gunn C. Østby
Dans
une thèse, une chercheuse Norvégienne démontre que les polluants
organiques persistants (POP), tels que les PCB, affectent le
fonctionnement du cortex surrénalien et la synthèse de l'hormone du
stress, le cortisol.
Le
cortisol joue un rôle important dans le développement normal du fœtus
et, plus tard dans la vie, en en permettant à l’organisme de s’adapter
pendant les périodes de stress. Pourtant peu de recherches ont porté sur
les effets des polluants organisques persistants (POP) sur les niveaux
de cortisol.
Les POP (PCB,
dioxines, fluranes, DDT…) sont répandus dans la nature et tous les
animaux et les humains y sont exposés quotidiennement, principalement
par la nourriture. Il ya eu de grandes inquiétudes quant à la capacité
potentielle de ces polluants à affecter l'équilibre hormonal de
l'organisme.
La thèse de Karin
Zimmer, présentée début décembre à la Norwegian School of Veterinary
Science, démontre comment l'exposition aux POP au cours de premiers
stades de la vie interfère avec les niveaux d'hormones et peut donc
nuire à la santé à long terme.
Elle
révèle que l'exposition aux PCB pendant la vie fœtale et la période
d'allaitement a modifié les niveaux de cortisol dans le sang des fœtus
et des animaux adultes. Cela indique que l'exposition au cours de ces
premières étapes de la vie peut avoir des conséquences à long terme. Ses
résultats sont importants parce modifier l'équilibre du cortisol en
début de vie peut conduire à une prédisposition à développer plusieurs
maladies à l'âge adulte, comme le diabète et les pathologies
cardiovasculaires.
Pour son
étude, Karin Zimmer a ttravaillé sur des échantillons de cellules
excrétrices d’hormones mis en présence d’extraits de chair de poissons
du lac Mjøsa en Norvège ou d’extraits bruts de foie de morue. Elle
conclut que la synthèse de cortisol semble être une cible sensible pour
les POP et que des efforts devraient être faits pour savoir dans quelle
mesure cela peut menacer la santé humaine et animale.
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