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Les lacs du Kenya et la côte australienne de Ningaloo au patrimoine mondial
Scr: news.fr.msn.com/Photo: AFP
Le réseau des lacs de la vallée du Grand Rift kenyan et la Côte australienne de Ningaloo
ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, a annoncé vendredi
l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
Le Réseau des lacs du Kenya est "le premier bien naturel d'une beauté spectaculaire à être ajouté à la Liste du patrimoine mondial depuis l'ouverture de la 35e session" ouverte lundi à Paris, indique l'Unesco dans un communiqué.
"Ce bien comprend trois lacs interconnectés et peu profonds (Lac Bogoria, lac Nakuru et Lac Elementaita) qui se trouvent dans la province de la Vallée du Rift au Kenya. Sa superficie est de 32.034 hectares", selon le communiqué.
Cette zone "héberge 13 espèces d'oiseaux menacées au plan mondial" et la diversité de ses espèces d'oiseaux est "une des plus élevées au monde": "C'est le plus important site de nourrissage de la planète pour les flamants nains et un important site de nidification et de nourrissage pour les pélicans blancs", selon le communiqué.
On y trouve aussi "des populations de bonne taille de mammifères, dont le rhinocéros noir, la girafe de Rothschild, le grand koudou, le lion, le guépard et le lycaon", une espèce de chien sauvage très rare vivant en meute.
L'Unesco a aussi distingué la Côte d'Australie occidentale de Ningaloo, d'une superficie de 708.350 hectares, qui compte "un des plus longs récifs de bordure de rivage du monde".
"La Côte de Ningaloo voit se dérouler tous les ans des rassemblements de requins-baleines et elle héberge de nombreuses espèces marines, dont une grande diversité de tortues marines. La partie terrestre du site abrite des masses d'eaux souterraines dans un réseau de grottes, de conduits et de cours d'eau", souligne l'organisation.
Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco est réuni jusqu'au 29 juin en session annuelle pour examiner 35 nouveaux sites naturels ou culturels -- la liste initiale de 37 sites a été ramenée à 35 -- et décider lesquels seront inscrits au patrimoine mondial pour leur "valeur universelle exceptionnelle".
Prix des aliments: Un rapport dénonce les marges de la grande distribution
Scr: 20minutes.fr
Photo:Une cliente règle ses achats dans un supermarchés. D. F/SIPA
ÉCONOMIE - Elle a augmenté ces dernières années au détriment des producteurs...
Que les prix grimpent ou s’effondrent, la grande distribution garde toujours des marges confortables. C’est la conclusion du rapport de l'Observatoire des prix et des marges sur les produits agricoles mis en place en septembre 2010, qui publie ce lundi un rapport chapeauté par l’économiste Philippe Chalmin.
Selon le quotidien Les Echos, qui s’est procuré le rapport, les distributeurs sont clairement mis en cause par ce document, qui leur reproche notamment de ne pas répercuter dans les étals les baisses de prix des matières premières lorsque la flambée des cours se calme.
Les distributeurs touchent plus que les éleveurs
L’auteur s’appuie sur de nombreux exemples, notamment la viande, les fruits et légumes. La marge des distributeurs n’a cessé d’augmenter depuis dix ans sur ces produits alors que les producteurs sont nombreux à voir leurs revenus baisser.
Résultat, la part du prix final allant aux éleveurs a baissé sur ces produits. Sur la viande de porc, elle était de 45% en 2000 mais n’est plus que de 36% en 2010. Celle des distributeurs est en revanche passée de 39% à 55% et dépasse donc aujourd’hui celle des éleveurs. En cause, les relations commerciales très complexes, avec des contrôles administratifs très élevés, estime l’auteur. Mais aussi le rapport de force très défavorable aux producteurs, souvent isolés, qui doivent négocier avec des industriels au rayonnement national voire international.
Kyocera fait pousser des «murs végétaux» sur ses sites
Scr: enerzine.com

Dans le cadre de ses activités de protection environnementale
et pour aider le Japon à atteindre ses objectifs de réduction énergétique
de l'ordre de 15 %
Suite aux répercutions du tremblement de terre du 11 mars, le groupe Kyocera fait actuellement pousser des « murs végétaux » sur des treillis pour abriter du soleil les fenêtres et les murs extérieurs d'usines et de bâtiments de bureaux sur 19 sites au Japon.
Le feuillage de ces murs végétaux forme un écran, empêchant ainsi le rayonnement direct du soleil et la chaleur de faire augmenter la température à l'intérieur des bâtiments – réduisant ainsi la consommation énergétique des climatiseurs durant les mois chauds été.
Les murs végétaux permettent de réguler la température sur les lieux de travail, réduisant ainsi la charge sur les unités de climatisation et diminuant leur durée de fonctionnement général.
Selon Kyocera, sur certains de ses sites équipés de murs végétaux, "la durée d'utilisation quotidienne des climatiseurs est réduite grâce à l'effet rafraîchissant de ces feuillages pendant les heures matinales de la journée."
Ce n'est pas une première pour Kyocera. Ce dernier a installé son premier mur végétal en 2007 à son usine d'Okaya dans la préfecture de Nagano, au Japon, dans le cadre des activités de la société en faveur de la conservation de l'énergie et de la prévention du changement climatique.
Le programme a depuis été adopté par d’autres sites du groupe Kyocera au Japon et a également été repris l’année dernière par certaines sociétés du groupe à l’étranger.
Enfin, cette année, Kyocera organisera également un concours-photo consacré au mur végétal pour encourager ses employés à développer encore davantage ce concept chez eux aussi.
1.000 nouvelles espèces découvertes en Nouvelle-Guinée en dix ans
Scr: 20minutes.fr
Photo:L'île de Kiriwina, dans l'archipel de Nouvelle-Guinée. REX FEATURES/SIPA
BIODIVERSITE - L'île abrite une multitude d'espèces et représente
une des premières réserves de biodiversité au monde...
Les scientifiques vont de surprise en surprise: une grenouille avec des crocs, un serpent aveugle et un dauphin à tête arrondie font partie des plus de 1.000 nouvelles espèces découvertes sur l'incroyable île de la Nouvelle-Guinée en dix ans, a annoncé lundi le WWF. Des dizaines de papillons et d'invertébrés ont été découverts au rythme de deux par semaine entre 1998 et 2008, a précisé le Fonds Mondial de la Nature dans un rapport sur la biodiversité de cette île partagée entre l'Indonésie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. «Cette étude montre que les forêts et les rivières de la Nouvelle-Guinée sont parmi les plus riches, en terme de biodiversité, dans le monde», a résumé Neil Stronach, responsable du WWF pour la Mélanésie occidentale. «Cette diversité est telle qu'il est courant de faire de nouvelles découvertes encore aujourd'hui», selon le rapport.
Escargots jaune fluo, serpent aveugle et grenouille ailée
La Nouvelle-Guinée, qui s'étend de l'Asie à l'Océanie, ne couvre que 0,5% de la surface de la Terre mais possède jusqu'à 8% des espèces répertoriées dans le monde. Un seul kilomètre carré de forêt tropicale peut ainsi accueillir plus de 150 espèces d'oiseaux, aux plumages parfois extrêmement colorés. Les scientifiques y ont également vu le papillon le plus grand, avec une envergure de 30 cm, et des rats géants de près d'un mètre de long.
Parmi les 1.060 espèces découvertes en dix ans, l'une des plus notables est celle d'un dauphin à la tête arrondie et aux nageoires retroussées, qui vit dans les eaux peu profondes proches des embouchures de rivières. Cette découverte, faite en 2005 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, était la première d'une nouvelle espèce de dauphins en trois décennies, selon le WWF. 580 nouvelles espèces d'invertébrés, dont un escargot jaune fluo, et 71 de poissons ont été également répertoriées. Parmi les 43 espèces de reptiles, figure un serpent parmi les plus placides au monde: mesurant seulement 12 à 14 cm, il ne voit rien, ne peut mordre et n'a pas de venin. «Litoria sauroni» est le nom qui a été donné par les scientifiques à une grenouille dont les yeux aux tâches rouge et noir évoquent Sauron, le personnage maléfique du «Seigneur des anneaux». Une autre grenouille ne mesure qu'un centimètre de long tandis qu'une autre possède des pattes ailées.
La déforestation menace la biodiversité
Malgré l'excitation liée à ces découvertes, le WWF met en garde contre les graves menaces liées à l'accroissement des activités humaines, qui détruisent l'écosystème à «un rythme alarmant». Très riche en matières premières, la Nouvelle-Guinée est en effet victime de la déforestation, légale ou non, pour le développement de mines, de plantations, notamment de palmiers à huile, et la construction de routes. «Ces menaces environnementales sont exacerbées par le changement climatique qui augmente le nombre de feux de forêts et de savanes, l'érosion, et l'afflux d'eau de mer dans les zones d'habitats côtières», souligne le WWF.
Les Causses et les Cévennes inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco
Scr: lemonde.fr
Photo: Ste Eulalie de Cernon Larzac-AFP-E.C.
Les Causses et les Cévennes ont été inscrits mardi au patrimoine mondial de l'Unesco,
a annoncé l'organisation onusienne sur Twitter.
Réuni à Paris pour sa session annuelle depuis le 19 juin, le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco avait repoussé à plusieurs reprises l'examen du dossier français. Il a finalement distingué ce territoire marqué par l'agropastoralisme.
Porté par l'Aveyron, le Gard, l'Hérault et la Lozère, il défend "le rôle universel de l'agropastoralisme" – en particulier l'élevage non intensif des brebis, qui donne le roquefort – "pour modeler et entretenir l'espace" sur 3 000 km2.
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Tata Steel développe des poutrelles solaires
Scr: enerzine.com
Le géant de l'acier indien, Tata Steel, a conclu un partenariat avec la société australienne Dyesol
spécialiste du solaire, ainsi que l'université de Swansea (Galles du Sud) afin de développer
un procédé capable de produire une poutrelle en acier revêtue de panneaux solaires.
Une poutrelle prototype de 3 mètres de long, soit une superficie d'environ 1 mètre carré, a en effet été recouverte d'un matériau sensible à la lumière. Les cellules solaires ont été «imprimées» directement sur ??l'acier plutôt que d'être un composite de plusieurs cellules ajoutées à une poutrelle d'acier existante. Il s'agirait là, du plus grand module solaire DSSC** au monde.
Le revêtement d'acier est un processus déjà bien connu et utilisé dans la protection anticorrosion. Dans ce nouveau développement, l'électrolyte, une couche de dioxyde de titane pigmentée - utilisée dans les peintures blanches - est enduite sur la surface en acier avec un colorant de ruthénium.
Lorsque la lumière atteint le colorant, elle excite les électrons qui sont aussitôt transportés par la couche de dioxyde de titane. Ce processus est décrit par Dyesol comme de la « photosynthèse artificielle ». La cellule solaire à base de colorant sera efficace aussi bien en plein soleil que dans une lumière diffuse. Aussi, même si le rendement de conversion de 10% environ est nettement plus réduit que celui des 30% obtenus avec les cellules solaires en silicium, le coût de l'électricité par kilowatt généré devrait cependant être plus faible.
Selon Tata Steel, un bâtiment équipé de ses poutrelles "solaires" en acier, pourrait générer jusqu'à 20% de la puissance consommée.
Ce dispositif devrait avoir des implications intéressantes sur le marché mondial et émergent des systèmes photovoltaïques intégrés aux bâtiments (BIPV) qui est estimé à environ 400 milliards de dollars.
Tata prévoit également de développer d'autres systèmes photovoltaïques intégrés au bâtiment comprenant les toits, les façades et les fenêtres. Aussi, afin de construire un bâtiment de démonstration d'ici 3 ans, une équipe de 50 chercheurs a été mis sur pied dans l'usine Tata Steel de Port Talbot en Galles du Sud.
** DSSC : dye sensitised solar cells
Les ostréiculteurs traditionnels en guerre contre l'huître à 30 chromosomes
Scr: msn.com/Photo: Calvados-AFP/Archives
Remontés par la crise de la surmortalité des huîtres, les ostréiculteurs traditionnels
qui élèvent des coquillages nés en mer et non en écloserie, sont en guerre avec l'Ifremer
qui a lancé une huître fine toute saison à croissance rapide, grâce à des manipulations génétiques.
"On est des éleveurs, mais on veut laisser faire la nature le plus possible. Avec la triploïde, on est en train de dénaturer un animal sauvage au risque que ça se retourne contre nous", peste Annie Castaldo, ostréicultrice traditionnelle dans l'Hérault.
Cette productrice participait cette semaine à Tourville-sur-Sienne (Manche) au rendez-vous annuel des Ostréiculteurs traditionnels (OT), qui compte 60 membres. Environ 10% des ostréiculteurs pratiquent l'huître traditionnelle, sans forcément adhérer à OT.
L'association s'apprête à lancer son propre étiquetage "huîtres nées en mer" sur les marchés et réclame une traçabilité.
OT refuse d'élever des mollusques nés en écloserie et surtout pas les triploïdes créées par l'Institut français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer. Ils les soupçonnent de jouer un rôle dans la surmortalité des jeunes huîtres apparue en 2008.
Le virus touche tous les ostréiculteurs, traditionnels ou pas. Mais OT se demande si la triploide ne conduit pas à un affaiblissement du capital immunitaire de l'huître, voire si elle n'est pas à l'origine de la mutation du virus.
A l'Ifremer, on assure qu'il n'existe à ce jour, "aucune donnée objective pour dire que l'origine de la fragilité est due à la triploïde" qui représente aujourd'hui plus du tiers du marché en France.
Cette huître lancée en 1995/1998 est dite "quatre saisons" parce que quasi stérile et donc jamais ou peu laiteuse. La laitance gâche l'été la finesse du goût et donc les ventes. Elle arrive à maturité en moyenne six mois plus tôt que son ascendant sauvage.
C'est l'Ifremer qui a développé en France cette invention américaine: la triploïde (10 triplets de chromosomes) vient d'une mère diploïde classique (10 paires de chromosomes et d'un père tétraploïde (10 séries de quatre chromosomes) créé par les scientifiques. Les pères sont fournis aux écloseries où naissent les triploïdes.
Les triple X ne sont pas des organismes génétiquement modifiés, car ce ne sont pas les chromosomes eux mêmes qui sont modifiés mais leur nombre, comme pour les clémentines sans pépins. Le procédé, rare pour les animaux, est utilisé pour la truite.
"On n'est pas contre le progrès", mais dans la transparence, a lancé Louis Teyssier, OT à Blanville-sur-mer (Manche), candidat en 2010 à la présidence du Comité national de la Conchyliculture, battu avec 13 voix sur 40.
OT a saisi plusieurs tribunaux administratifs. Celui de Rennes a nommé un expert chargé de voir si Ifremer et l'Etat se sont inquiétés du devenir de la nouvelle huître une fois en écloserie et si les biotechnologies ont pu accélérer ou provoquer la surmortalité.
L'expert s'est "étonné" de "l'absence de communication" entre l'Institut et les écloseries. Mais l'Ifremer affirme ne pas avoir mission de contrôle.
OT a aussi demandé au laboratoire Frank Duncombe de chercher un lien éventuel entre triploïde et surmortalité.
En attendant, les ostréiculteurs craignent une disparition de leur huître. Ils ont observé qu'à proximité des triploïdes, les diploïdes ont parfois dû mal à se développer. Et ils redoutent de perdre leur indépendance.
"Aux Etats-Unis, les écloseries ont pris le contrôle de la filière. Quand les concessions ferment, ce sont elles qui rachètent", explique le professeur Michel Mathieu, du centre de référence de l'huître à l'université de Caen, en soulignant que le paysage français est différent.
L'Airbus A320 NEO, superstar du Bourget
Scr:lefigaro.fr/Photo:Sce: Reuters-lefigaro.fr
Les 667 contrats annoncés en quatre jours propulsent le carnet de commandes du best-seller européen à plus de 1000 appareils. Airbus établit un nouveau record historique avec 72,2 milliards de dollars de contrats.
«Un succès remarquable». En visite au Salon du Bourget jeudi, François Fillon a rendu un hommage appuyé à Airbus. Le constructeur européen a pulvérisé tous les records en annonçant en quatre jours 730 commandes nouvelles pour 72,2 milliards de dollars. Soit un peu plus de 50 milliards d'euros. En incluant les commandes passées avant le salon, mais annoncées au cours de la grand-messe aéoronautique, le total des commandes atteint 910 appareils. «Ces chiffres prouvent que la reprise économique est là», a insisté le premier ministre. Le marché a apprécié. Le titre EADS a progressé de 1,5% en cours de séance jeudi, et a clôturé à 22 euros (+0,78%). Depuis le début de l'année, le titre s'est apprécié de 25%.
Porte-drapeau de l'Europe qui gagne, Airbus s'est livré à un véritable feu d'artifices d'annonces avec, en guise de bouquet final, la commande ferme de la compagnie low-cost Air Asia pour 200 A320 NEO (remotorisés) pour 18 milliards de dollars (au tarif catalogue). Il s'agit du plus important contrat en volume jamais signé dans l'aéronautique civile. Il détrône une autre commande géante pour 180 A320 dont 150 NEO rendue publique mercredi, par la low-cost indienne Indigo. Mais Airbus ne l'a pas comptabilisée puisqu'Indigo a transformé en contrat ferme une intention d'achat exprimée en janvier dernier. Les deux low-cost asiatiques deviennent les premières clientes du groupe européen.
Boeing refuse de céder à la pression
«C'est le meilleur salon de tous les temps pour Airbus», s'est félicité Thomas Enders, président de l'avionneur. «En quatre jours, nous avons reçu plus de 600 engagements pour l'A 320 NEO dont le carnet de commandes franchit le cap des 1.000 exemplaires six mois seulement après son lancement. Ce qui fait de notre NEO un véritable best-seller», a-t-il ajouté. La décision de remotoriser l'A 320 avec des moteurs de nouvelle génération de Pratt & Witney et du tandem Safran-GE, est plus que jamais validée.
Comment expliquer une telle percée commerciale ? D'abord par la force de frappe des équipes dirigées par John Leahy, le supervendeur d'Airbus. «Ces équipes offrent un mix de profils -HEC, Sup Aéro- et de générations avec de jeunes ingénieurs en marketing et vieux ingénieurs aéronautiques, ce qui crée une alchimie positive et gagnante», souligne Airbus. Ensuite, par les atouts de l'avion en termes de crédibilité et de fiabilité ainsi que de consommation de carburant, devenue l'obsession des compagnies. Le kérosène représente 30% de leurs coûts. Elles veulent absolument réduire cette facture. Or, le NEO promet, grâce à ces nouveaux moteurs, une économie de carburant de 15% par rapport à un A 320 classique et de 30% par rapport à un B 757. Les compagnies ne s'y trompent pas et se décident vite. Elles veulent être livrées le plus tôt possible. Airbus a même dû avancer de six mois la date de la première livraison à octobre 2015.
Dans les usines, les compagnons ont un énorme défi à relever : piloter le plus finement possible le basculement de la production de l'A 320 classique (il reste 1 900 exemplaires à livrer) au NEO tout en montant en cadence. Airbus prévoit d'assembler 42 exemplaires par mois d'ici à 2012 contre 36 actuellement. Tout comme les commerciaux, les industriels d'Airbus sont sous tension.
ATR, le leader mondial des avions à hélices (les turbopropulseurs), vit la même problématique. La filiale d'EADS et de Finmeccanica a, elle aussi, réalisé un record de prises de commandes avec 97 contrats pour son nouveau modèle, l'ATR 72-600, pour plus de 2 milliards de dollars. « C'est plus en quatre jours que lors de notre précédent record établi sur les six premiers mois de 2007 », résume un porte-parole. Ce succès s'explique par les économies de carburant apportées par l'appareil. Il consomme 50% de kérosène de moins qu'un jet régional. ATR va aussi monter en cadence à 72 appareils par an d'ici à 2012 contre 50 en 2010.
Le triomphe d'Airbus a éclipsé le grand rival Boeing. L'avionneur américain a, il est vrai, déclaré un bilan commercial bien plus modeste avec un total de 142 commandes pour plus de 22 milliards de dollars. Parmi elles, deux clients restés anonymes ont signé pour 17 B 747-8 Intercontinental, la version rallongée et modernisée du gros-porteur. Mais une grande question agite les observateurs. Combien de temps Boeing pourra-t-il s'abstenir de répondre au NEO? Pressée de trancher entre une remotorisation de son B 737 NG ou de lancer un appareil totalement nouveau, Boeing reste «droit dans ses bottes». «Nous ne déciderons pas sous la pression. Nous déciderons d'ici à la fin 2011 ou début 2012», affirme le constructeur américain.
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Comment l'Agence internationale de l'énergie compte faire baisser les prix du pétrole
Scr: 20minutes.fr
Photo: Des barils de pétrole, dans un dépôt à Jakarta le 25 mai 2010. B. B. / Reuters
ENERGIE - Elle a décidé de puiser dans les stocks stratégiques de ses pays membres...
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a pris jeudi une décision très rare: puiser 60 millions de barils dans les stocks stratégiques de ses Etats membres
Depuis le premier choc pétrolier en 1973, cette mesure n’a été prise que deux fois, lors de la première guerre du Golfe en 1990 et de l’ouragan Katrina aux Etats-Unis en 2005.
20Minutes revient sur les enjeux de cette annonce.
Qu’est-ce que les stocks stratégiques?
Les 28 pays membres de l’AIE ont l’obligation de constituer des stocks stratégiques de pétrole représentant 90 jours d’importation nette.
L’objectif est de pouvoir faire face à une rupture grave d’approvisionnement, causée par un problème météorologique, technologique, une action militaire ou bien encore une crise politique.
Sur les 4,1 milliards de barils dont disposent les Etats membres, 1,6 milliard constituent ces fameux stocks stratégiques. Ils ne peuvent être débloqués qu’avec l’accord de l’AIE.
Quel est l’objectif de cette décision?
Avec l’arrêt des explorations de pétrole libyen, et les turbulences politiques dans plusieurs pays producteurs, l’offre de pétrole risque d’être moins importante que la demande dans les mois qui viennent.
Une situation qui fait craindre une pénurie et pèse sur les cours du baril. Pour éviter une envolée des prix qui pourrait mettre à mal la croissance mondiale, l’AIE veut donc mettre à disposition sur le marché un nombre de barils supérieur à la demande.
La stratégie semble pour l’instant fonctionner puisque les cours ont terminé en forte baisse jeudi.
Quel sera l’impact pour le consommateur?
Le ministre de l’Industrie, Eric Besson, a demandé jeudi à Total, et à tous les distributeurs, de répercuter dans les prix à la pompe l'impact de la cette décision.
Une porte-parole du groupe pétrolier a assuré ce vendredi à l’AFP que Total respecterait cet engagement. «Nous pensons, nous espérons que cette mesure aura un impact positif sur les prix, et nous ne manquerons pas de la répercuter sur le prix à la pompe, bien sûr», a-t-elle expliqué.
«La question est de savoir en combien de temps. Il faut que les stocks soient délivrés, ça ne peut pas se faire d'une heure à l'autre», a-t-elle toutefois ajouté.
Le gouvernement demande depuis des mois aux professionnels du secteur de mieux répercuter l’évolution des cours sur les prix à la pompe. Un rapport de la répression des fraudes publié fin mai montrait ainsi que le consommateur n’avait pas profité de la baisse du prix du baril en mai.
Areva participera au programme solaire australien
Scr: enerzine.com
Le gouvernement australien a annoncé avoir retenu le consortium Solar Dawn formé par Areva Solar (filiale à 100% d’Areva), CS Energy et Wind prospect CWP pour la phase 1 de son programme « Solar Flagships ».
Ce programme vise à développer, à commercialiser et à connecter au réseau, d'importantes capacités solaires en Australie.
En effet, le projet Solar Dawn prévoit la construction d'une centrale hybride solaire thermique et gaz naturel de 250 mégawatts. Le gouvernement fédéral australien et le gouvernement de l'Etat du Queensland ont annoncé leur engagement respectif de 464 millions de dollars australiens et 75 millions de dollars australien pour le financement du projet.
Le consortium travaille actuellement auprès du gouvernement australien et des parties prenantes à l'obtention, d'ici fin 2011, des autorisations et des financements nécessaires, ainsi qu'au détail des aspects contractuels portant sur l'ingénierie, les achats, la construction, l’exploitation et la maintenance.
Le projet Solar Dawn sera basé au sud-ouest de l'Etat du Queensland, à proximité de Kogan Creek, où Areva a récemment remporté un contrat auprès de CS Energy pour l'installation d'une unité solaire thermique à concentration couplée à une centrale à charbon. Les deux projets utiliseront la technologie thermique solaire à concentration (CLFR) d'Areva.
La centrale hybride Solar Dawn combinera les générateurs de vapeur de technologie CLFR avec un système auxiliaire de production d'électricité au gaz permettant ainsi une production continue d’électricité 24h / 24.
« Solar Dawn sera une vitrine internationale pour l’Australie. La technologie proposée par Areva Solar permettra d’exploiter le potentiel énergétique solaire du pays pour produire, dans les meilleures conditions d’efficacité, une électricité à la fois propre et fiable » a déclaré Anil Srivastava, Président Directeur Général d'Areva Renouvelables.
« Solar Dawn sera la plus grande centrale solaire de ce type. Grâce à sa conception hybride, la centrale pourra fournir de l'électricité en permanence y compris les jours d’ensoleillement réduit », a-t-il ajouté.
La Croatie membre de l’UE en 2013
Scr: lesoir.be/(afp, belga)/Photo:leblog.finances.com
Les dirigeants européens ont donné leur accord de principe à l’adhésion de la Croatie, qui deviendra le 28e membre à rejoindre l’Union européenne.
Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE ont donné vendredi leur accord de principe à l’adhésion de la Croatie en 2013. Le pays sera la deuxième ancienne république yougoslave à rejoindre l’Union, après la Slovénie en 2004.
Les négociations d’adhésion, qui avaient été lancées en 2005, devraient être conclues officiellement d’ici la fin du mois de juin, en vue de la signature du traité d’adhésion au mois de décembre.
Ce traité sera ensuite soumis à un référendum en Croatie, ainsi qu’à un processus de ratification dans les 27 pays de l’Union. Une fois ce processus achevé, la Croatie deviendra le 28e État membre, probablement dans le courant de l’année 2013.
Droits fondamentaux et système judiciaire à améliorer
Le feu vert de principe obtenu vendredi ne l’exempte pas de poursuivre les efforts demandés en matière de réforme du système judiciaire et de droits fondamentaux. Un mécanisme de suivi permettra de vérifier le respect des engagements d’ici 2013.
Certains États membres auraient voulu conserver la possibilité de bloquer l’adhésion si Zagreb ne met pas en oeuvre les réformes promises. Cette méfiance s’explique par les lacunes judiciaires persistantes de la Bulgarie et de la Roumanie, deux pays dont l’adhésion en 2007 fut jugée précipitée par beaucoup d’observateurs.
Mais les pays favorables à l’adhésion croate ont obtenu que celle-ci ne puisse pas être reportée. En cas de non-respect des engagements, il sera seulement possible de geler l’octroi de certains fonds européens.
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Accord au G20 agricole sur la lutte contre la volatilité des prix
Scr: lemonde.fr/ Photo:AFP/J.D.
Sur bien des sujets, les avancées sont réelles, a souligné M. Le Maire,
pour qui cette réunion du G20, la première ayant rassemblé des ministres de l'agriculture,
devait adopter un accord ambitieux.
Il a ainsi cité le "Forum de réaction rapide", constitué de hauts responsables du G20 et destiné à "agir rapidement afin de prévenir ou d'atténuer les crises mondiales des prix alimentaires", selon le texte adopté jeudi.
Véritable "Conseil de sécurité agricole", il doit en principe éviter que ne se renouvelle une flambée des prix du blé telle celle, l'an dernier, lorsque la Russie avait unilatéralement interrompu ses exportations en raison de la sécheresse, a expliqué M. Le Maire.
La France avait proposé un plan d'action, fondé sur cinq "piliers" : réinvestir dans l'agriculture mondiale pour "produire plus et mieux" ; accroître la transparence des marchés ; améliorer la coordination internationale pour prévenir et gérer les crises ; développer des outils de gestion du risque lié à la volatilité des prix agricoles ; réguler les marchés de dérivés de matières premières agricoles.
DES MESURES NON COERCITIVES
Les ministres ont ainsi décidé d'augmenter la production agricole mondiale, en cherchant par exemple à améliorer la productivité en ce qui concerne le blé, selon la déclaration finale. Sur la transparence des stocks agricoles, dont l'Inde et la Chine se méfiaient, considérant que ces informations étaient stratégiques, le G20 va mettre en place un système d'information sur les marchés, baptisé AMIS.
Cette base vise "à encourager" les pays à "partager leurs données" et à améliorer les systèmes d'information existants" sans toutefois prévoir de mesure coercitive", a expliqué le directeur général de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation, Jacques Diouf.
"S'il n'y avait pas eu d'accord des ministres de l'agriculture, il n'y aurait rien eu du tout", a déclaré M. Le Maire en réponse aux critiques sur l'insuffisance des mesures antispéculation préconisées. Cet accord est une "première étape", a-t-il fait valoir.
LA SPÉCULATION ABSENTE DES DISCUSSIONS
L'accord signé jeudi pour lutter contre la volatilité des prix agricoles est "très positif", a estimé Xavier Beulin, président de la FNSEA, principal syndicat agricole français. En ce qui concerne la régulation des marchés financiers traitant des produits agricoles, la FNSEA "attend que le G20 finances prenne bien en compte" cette question et que "le G20 chefs d'Etat confirme ces avancées", a ajouté M. Beulin.
Les organisations non gouvernementales ont de leur côté réservé un accueil mitigé au chapitre de l'accord faisant référence aux agrocarburants (éthanol et biodiesel), souvent accusés d'être l'un des facteurs de la hausse des prix de certains produits agricoles, comme le maïs ou la canne à sucre : One a salué le "maintien dans la déclaration finale" de cette question, tandis qu'Oxfam s'est dite déçue, reprochant aux membres du G20 agricole de ne traiter que "l'impact et les conséquences de la volatilité des prix sans s'attaquer aux causes de cette dernière".
À cause de Fukushima, même les baleines deviennent radioactives
Scr:enerzine.com/Sélectionné et édité par Daphnée Leportois
Photo: Réservoirs qui seront utilisés pour le traitement de l'eau radioactive à Fukushima.
Trois mois après le séisme, le tsunami et les explosions des réacteurs
de la centrale nucléaire de Fukushima, les fuites radioactives n'ont pas cessé.
Et il semble scientifiquement difficile d'envisager des jours meilleurs.
À Fukushima, l’exploitant ne peut rien contre les fuites radioactives, qui continuent à petit feu. Le problème, c'est que cette pollution est sans fin... Certes, la situation ne s'aggrave pas, dans le sens où nous ne sommes plus dans le scénario catastrophe de combustibles en fusion. Mais c'est tout de même un cercle infernal qui se déroule à Fukushima.
Tant que la centrale est percée, les fuites se poursuivront, à moins d'avoir un robot spécifique pour les colmater. Dans le réacteur numéro 2 qui a encore son toit, rien qu'avec la chaleur et l'humidité, un être humain ne tient pas 15 minutes. C'est un hammam puissance mille, avec 99% d'humidité. Et rappelons que si on ouvre les portes du réacteur, la vapeur, elle aussi radioactive, va sortir et se propager dans l'atmosphère.
En attendant, l’eau radioactive continue à contaminer l’environnement. En mer, des mesures ont montré que les algues étaient excessivement radioactives. La pollution voyage sur des kilomètres via les poissons et mammifères marins. Hier, du césium a été trouvé dans des baleines capturées pour des buts "scientifiques" au large d'Hokkaido. Deux baleines sur les six contrôlées étaient contaminées au césium radioactif.
Je m'explique. Un réacteur nucléaire ne s’arrête pas comme les autres machines : le combustible reste chaud pendant des années et il faut le refroidir pour éviter qu’il fonde, avec un système de refroidissement qui a besoin d’eau et d’électricité. Les combustibles et les produits de fission radioactifs sont enfermés dans une gaine métallique, laquelle est refroidie par de l'eau, qui maintient la température en-dessous de 100 degrés Celsius.
Sauf qu'à Fukushima, avec le séisme et le tsunami qui ont provoqué une perte de l’alimentation en eau et en électricité, la gaine métallique a fondu, le cœur des réacteurs 1, 2 et 3 a fondu. Une partie du combustible a traversé la cuve métallique qui l'entoure. Et même le dernier rempart de protection, ce coffre-fort qu'est l'enceinte de confinement en béton qui n'existait pas dans la centrale de Tchernobyl, aurait été percé.
Pour éviter de plus amples dégâts, incendies et explosions, il faut continuer à arroser. Sauf qu'en raison de la fuite, le système de refroidissement ne fonctionne plus en circuit fermé, mais un peu comme une cafetière, où on injecte de l'eau par au-dessus. L'eau, au contact des combustibles, devient radioactive et vient s'accumuler dans les sous-sols de la centrale.
Aujourd'hui, 105.100 tonnes d'eau excessivement radioactives inondent ainsi les sous-sols de la centrale de Fukushima. Or la centrale n'a pas été conçue pour être une piscine. On a eu beau essayer de colmater les fuites, l'eau suinte, arrive dans les nappes phréatiques et jusque dans la mer. TEPCo ne sait pas quoi faire face à la situation.
Une partie de ces eaux radioactives a été pompée et mise dans des cuves. Mais quand les cuves sont pleines, il faut en amener d'autres. Et comme on continue d'arroser, le cercle infernal se poursuit. TEPCo a même rejeté en mer 10.370 tonnes d'eau faiblement radioactive pour laisser davantage de place à de l'eau beaucoup plus contaminée et espérer accéder aux réacteurs.
La station d'épuration d'Areva et Kurion, encore en cours de test, ne résout pas tous les problèmes. L'idée est d'abaisser la radioactivité des eaux de refroidissement et de les injecter à nouveau pour refroidir les réacteurs. Cela génère aussi des eaux et boues encore plus radioactives. On s'attend à des volumes énormes, de près de 2000 m3 alors que seuls 1200 m3 peuvent être stockés sur place. Reste donc à savoir qu’en faire. Il n’existe pas de solution de gestion à long terme.
À cela s'ajoutent les coûts exorbitants de la station d'épuration : chaque litre d'eau traité coûte 210 yen, soit 1,83 euros. Sachant que 250 millions de litres devront être traités, faites votre calcul. Pas étonnant que la presse japonaise ait tiré à boulets rouges sur Areva.
Et si rien de plus n'est fait avant le 20 juin, TEPCo annonce qu'on peut encore s'attendre à un nouveau débordement en mer. Alors que le précédent correspondait déjà à la plus importante pollution radioactive de la mer de l'histoire.
Il va falloir enrayer ce cercle infernal. Mais pour le moment, TEPCo n'a pas donné de nouvelle feuille de route. Et on ne peut que s'inquiéter.
Recette : le poulet à l'arsenic par Pfizer
Scr: France-Amérique / AFP
Le laboratoire américain Pfizer va cesser de commercialiser aux Etats-Unis
le Roxarsone, un traitement vétérinaire qui dope la croissance des volailles,
après la découverte de traces d'arsenic dans le foie de poulets.
"Alpharma, une Filiale de Pfizer Inc., va volontairement suspendre ses ventes aux Etats-Unis du traitement vétérinaire 3-Nitro (Roxarsone), utilisé par les éleveurs de poulets depuis les années 40", indique l'Agence des médicaments et des produits alimentaires (FDA) dans un communiqué.
La FDA précise qu'une récente étude sur cent poulets à rôtir avait montré que ceux traités avec de la Roxarsone, qui rend leur peau plus jaune et dope leur croissance, présentaient des niveaux plus élevés d'arsenic inorganique dans leurs foies.
Les niveaux décelés "étaient très faibles" et sans danger, souligne la FDA.
"La FDA a détecté des niveaux accrus d'arsenic inorganique dans le foie de poulets traités avec du 3-Nitro, augmentant les risques, très bas mais néanmoins évitables, d'une exposition à un agent cancérigène", note Michael Taylor, un haut responsable de l'Agence.
"Nous sommes heureux d'annoncer que le groupe pharmaceutique coopère avec nous pour protéger la santé publique", ajoute-t-il.
Cette mesure prendra effet dans les trente jours.
La FDA avait autorisé la mise sur le marché du 3-Nitro en 1944, qui est alors devenu le premier traitement vétérinaire contenant de l'arsenic approuvé par l'agence.
Certains éleveurs utilisent la Roxarsone pour traiter la coccidiose, une maladie parasitaire mortelle provoquée par une infection de coccidies, qui peuvent provoquer des problèmes intestinaux et des troubles de croissance.
La Roxarsone aide aussi les volailles et les porcs à gagner du poids.
Ce produit n'est plus autorisé en Europe.
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Les cinq enjeux du G20 agricole
Scr: lefigaro.fr
Les 20 ministres de l'Agriculture représentant 85% de la production mondiale
sont réunis dans la capitale française. L'enjeu: définir un plan d'action contre
la volatilité des prix et la faim dans le monde.
La présidence française du G20 en a fait un véritable cheval de bataille: lutter contre la volatilité des prix agricoles et remettre l'agriculture au cœur des investissements pour garantir la sécurité alimentaire. De fait, ce sommet, qui réunit aujourd'hui et demain les ministres de l'agriculture des 20 pays représentant 85% de la production mondiale, est une première dans les annales du G20, à mettre à l'actif de la France. À la veille de l'ouverture, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, le reconnaît: si un plan d'action en cinq points est sur la table des négociations, «ce sera difficile d'arracher un accord, tant les divergences sont profondes». Pas question pour autant de viser un accord a minima. «Nous préférons un échec plutôt que d'abandonner un point. C'est un tout cohérent qui permet de traiter l'ensemble des causes», insiste-t-on au ministère.
• Transparence des marchés physiques
Engagement le plus concret, il prévoit la création d'une base de données, baptisée Amis (Système d'information des marchés agricoles) et hébergée à la FAO. Il s'agit de fournir une information «précise et transparente» sur les niveaux mondiaux de production, de consommation et des stocks, ciblée dans un premier temps sur le maïs, le soja, le riz et le blé. Cela implique la coopération de groupes privés comme Cargill ou Dreyfus. Ce point devrait aboutir à un consensus, malgré les réticences de la Chine et de l'Inde pour des questions de souveraineté. Ils se disent prêts à s'engager sous condition d'une aide technique comme les photos satellites.
• Accroissement de la productivité
Là encore, cette mesure de bon sens pourrait rallier l'ensemble des membres du G20. Il s'agit d'encourager les investissements dans l'agriculture mondiale en mettant l'accent sur l'innovation pour améliorer les rendements sur le blé et le riz. L'enjeu: accroître de 70% la production agricole mondiale d'ici à 2050 pour nourrir 50% de bouches supplémentaires. Le projet de déclaration insiste sur la nécessité de développer des partenariats publics-privés, point qui suscite des oppositions chez les grands pays émergents.
• Coordination des productions agricoles mondiales
Afin de ne pas reproduire l'épisode russe de l'été dernier , la présidence française pousse à la mise en place d'un Forum de réponse rapide (FRR), qui doit faciliter la coordination des politiques commerciales agricoles. Une mesure critiquée par les États-Unis et l'Australie, qui renvoient ce sujet à l'Organisation mondiale du commerce. Le sujet des biocarburants, mis en cause comme facteur de volatilité, passe au deuxième rang. Le projet préconise un «renforcement de l'analyse entre la production de biocarburants et celle alimentaire».
• Réduire les effets de la volatilité sur les pays les plus vulnérables
La Banque mondiale doit favoriser la mise en place d'instruments contractuels comme les prêts contracycliques, la garantie d'accès au crédit et la couverture de risques aux pays les plus pauvres. Il s'agit aussi de prévoir des réserves humanitaires d'urgence. Le terme de «stock» a été soigneusement exclu pour ne pas froisser les plus réticents, États-Unis, Argentine et Brésil, notamment, hostiles aux prix administrés.
• Régulation des marchés financiers
S'insurgeant contre la spéculation excessive, Nicolas Sarkozy a promis plus de régulation des marchés financiers. Sur ce point, la déclaration finale risque d'être bien modeste, renvoyant la responsabilité aux ministres des Finances, eux-mêmes restant très dépendants des autorités de marché. Le texte pourrait cependant contenir quelques recommandations, notamment d'imposer des limites de position, comme cela se fait déjà à Chicago.
Tsunami au Japon: les déchets vont errer dans le Pacifique Nord durant 10 ans
Scr: new.fr.msn.com
Les tonnes de déchets rejetés dans l'océan après le séisme et le tsunami au Japon,
sont partis pour un tour de 10 ans du Pacifique Nord, menaçant la vie marine et
le trafic maritime, selon un rapport de l'ONG Robin des Bois.
"A terre, la catastrophe à double détente a laissé environ 25 millions de tonnes de déchets et quand le tsunami a reflué vers l'océan Pacifique, il a entraîné des quantités considérables de déchets divers", écrit l'ONG.
Il s'agit d'avions, bateaux, voitures "qui vont progressivement rejeter en mer les hydrocarbures" ou encore de liquides toxiques, bombes aérosols, pesticides, médicaments...
"L'océan n'est pas seulement contaminé par la radioactivité, loin de là", souligne ce rapport daté du 31 mai.
Le gros des déchets mettra un à deux ans pour traverser l'océan Pacifique jusqu'aux côtes américaines. Une petite partie partira vers le nord, portée par le courant de l'Alaska. Les autres déchets seront entraînés vers le sud, le long du courant de Californie, et longeront alors la Californie durant deux ans.
Une fraction de ces derniers sera alors piégée par un courant circulaire pour former la Zone d'accumulation Est, non loin de l'archipel de Hawaï, où la densité des déchets est particulièrement élevée.
Certains continueront leur voyage et rejoindront à l'ouest une zone similaire, plus petite, la Zone d'accumulation Ouest, proche du Japon.
"Le tour complet se fait en dix ans", explique Robin des Bois.
Les conséquences peuvent être multiples, selon l'ONG. Les débris les plus lourds, qui ont coulé, "seront un danger pour la pêche et les équipages", et "les risques de collision entre les gros déchets, conteneurs maritimes et troncs d'arbres, et les navires de surface et les sous-marins ne sont pas négligeables", souligne Robin des Bois.
Concernant la faune et la flore marines, "les appareillages électriques ou électroniques relarguent en mer des polluants persistants comme les PCB et les composés bromés qui se nichent dans les chaînes alimentaires".
Par ailleurs, les déchets errants leurrent les oiseaux, les poissons, les mammifères marins... et "rentrent à leur dépens dans leurs régimes alimentaires".
En mars, un modèle informatique mis au point au Centre de recherche international du Pacifique de l'Université de Hawaï prédisaient que les plages de l'archipel seraient les premières à voir arriver les premiers débris, un an après le désastre.
[Au Bourget] Première carte des glaces grâce à CryoSat
Scr: sciencesetavenir.fr
Au salon International de l'Aéronautique et de l'Espace, l'Agence spatiale Européenne
a présenté les premières images obtenues par le satellite CryoSat.
( voir sur sciencesetavenir.fr )
CryoSat-2 est une mission de l’Agence spatiale européenne qui a pour but de mesurer l’épaisseur des glaces polaires, glaces continentales et glaces de mer, afin de mieux surveiller leur évolution. Ces données sont très importantes pour comprendre les liens entre la fonte des glaces polaires et les changements climatiques et leurs implications à long terme.
Le premier satellite CryoSat a été perdu lors du lancement le 8 octobre 2005 suite à une défaillance du lanceur, une fusée russe Rockot. Son remplaçant orbite au-dessus de la Terre depuis maintenant sept mois à un peu plus de 700 km d’altitude.
Les satellites ont déjà montré que l'étendue des glaces de mer est en diminution au niveau des deux pôles. Toutefois, afin de bien comprendre comment le changement climatique qui affectent ces régions polaires fragiles, il est nécessaire de déterminer exactement comment l'épaisseur de la glace évolue. C’est le rôle de CryoSat-2.
Les résultats présentés au Bourget sont exceptionnellement détaillés et nettement mieux qu’attendus d’après les concepteurs du satellite. Ils ont permis de réaliser des cartes de l’épaisseur des glaces en Arctique et Antarctique. CE ne sont encore que des résultats préliminaires mais ils permettent déjà de suivre en quasi continu l’évolution des glaces.
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L'évolution ne suffira pas à surmonter les conséquences du changement climatique
Scr: BE Etats-Unis 251
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67050.htm
D'après une étude de l'Université de Californie Davis (UC Davis),
certaines espèces d'animaux et de plantes pourraient ne pas être
capables d'évoluer et de s'adapter suffisamment pour survivre
au changement climatique.
L'équipe de recherche a étudié les capacités d'adaptation d'une espèce spécifique de copépode, un petit crustacé vivant exclusivement dans des mares résiduelles, des points d'eau formés dans la roche par les marées. Nommée Tigriopus californicus, cette espèce est présente sur près de 3000 kms de latitude, vivant du sud de l'Alaska à la région de Basse Californie (Mexique), ce qui témoigne d'une capacité d'adaptation à des climats et des températures très différentes.
Huit populations de copépodes ont été collectées à plusieurs latitudes différentes. Elles ont été élevées dans des environnements artificiels et soumises à une augmentation progressive de température. Leur réponse en termes d'adaptation et de tolérance thermique a été observée et mesurée sur 10 générations.Ces résultats conduisent à s'interroger sur la capacité des modèles actuels à prédire justement les réponses biologiques au changement climatique.
"Il s'agit d'une question à laquelle beaucoup de scientifiques s'intéressent : est-ce que les organismes ont la capacité de s'adapter au changement climatique sur une période de quelques décennies ?" déclare Eric Sanford, co-auteur de l'article, professeur en évolution et écologie à l'Université à UC Davis et chercheur au Laboratoire Marin de Bodega de l'Université.
Les résultats d'analyse montrent que la tolérance thermique varie fortement entre les différentes populations, celle-ci étant significativement plus importante chez les populations provenant de basses latitudes, au sein des climats plus chauds. Cependant, l'augmentation de la tolérance thermique au fil des générations reste très limitée, ne dépassant pas 0,5°C maximum. Pour la plupart des populations, cette augmentation de tolérance stagne rapidement avant ce point. De plus, les groupes provenant des hautes latitudes ne parviennent pas à atteindre les niveaux de tolérance plus élevés de ceux des basses latitudes, aussi bien après acclimatation ou évolution sur 10 générations.
D'après Morgan Kelly, auteur principale du papier et étudiante à UC Davis, bien que les copépodes soient actuellement capables de supporter d'importantes variations de température - de l'ordre de 20°C par jour, ils pourraient se trouver à la limite de leur capacité d'évolution en termes de tolérance thermique.
Les résultats de l'étude montrent qu'une espèce dotée d'une forte distribution spatiale et donc d'une grande capacité d'adaptation aux différents climats peut aussi être souffrir d'une faible capacité d'évolution. Ces résultats vont à l'encontre de nombreux modèles actuels, qui considèrent que plus une espèce est répandue géographiquement, plus elle aurait la capacité de développer de nouveaux phénotypes résistant à une augmentation de température et moins elle serait vulnérable au changement climatique.
Cependant, bien que les copépodes soient répartis sur une large zone géographique, les populations sont en réalité très isolées les unes des autres. Vivant dans des points d'eau se formant dans la roche grâce aux marées, ils restent confinés dans leur espace et n'entrent en interaction avec d'autres mares que lorsqu'ils sont transportés par une vague. Cela limite fortement les possibilités d'échange génétique entre populations, limitant ainsi leur capacité d'évolution dans le domaine de la tolérance thermique.
"L'hypothèse générale a toujours été que les espèces très répandues [géographiquement] disposaient d'une quantité importante de matériel génétique pour assurer leur évolution, mais cette étude montre que cela n'est peut-être pas le cas" déclare Rick Grosberg, co-auteur de l'étude et professeur en évolution et écologie à l'université à UC Davis. Pour cette raison, l'étude conclue que les modèles actuels sont susceptibles de sous-estimer les risques d'extinction d'espèces dus à l'augmentation de température atmosphérique et marine résultant du changement climatique. Elle recommande d'inclure plusieurs facteurs importants au sein de ces modèles, comme la transmission génétique au sein d'une espèce.
Grosberg affirme que de nombreuses espèces d'animaux, d'oiseaux et de plantes ont vu leur habitat fragmenté par l'activité humaine, et sont soumis à la pression du changement climatique. A l'instar des copépodes, nombre d'entre elles pourrait similairement avoir une capacité limitée à s'adapter au rythme rapide du changement climatique. "[...] De nombreux organismes ont déjà atteint leurs limites environnementales, et la sélection naturelle ne pourra pas nécessairement les sauver".
Projet BioViVE : la vigne, productrice d'énergie !
Scr: enerzine.com
XYLOWATT, un acteur belge spécialiste des énergies renouvelables annonce avoir expédié sa toute première centrale de gazéification en France.
C'est par camion que s'est effectué le 3 mai dernier, le transport exceptionnel au départ de l'usine de Marchienne-au-Pont (Charleroi), à destination de Saint-Denis (Paris).
Le réacteur de gazéification a été installé par l'équipe de XYLOWATT au Centre de recherche et Innovation Gaz et Energies Nouvelles de GDF Suez. Il participera ainsi à une série de tests sur une cellule de combustion semi-industrielle (représentative d'un four verrier) avant d'être mis en service sur le site de production de verre creux de Saint-Gobain Emballage à Oiry (Epernay), où sont fabriquées les bouteilles de champagne.
Pour ce faire, XYLOWATT a adapté son réacteur NOTAR® dans l'objectif de répondre au mieux aux spécifications requises par l'application aux fours verriers. Au sein de celles-ci, le bois est transformé en gaz qui est brûlé dans des groupes de cogénération produisant électricité et chaleur.
Projet BioViVE** : la vigne, productrice d'énergie !
Le projet BioViVe (Biomasse Viticole pour la fusion du Verre) est un projet de Recherche et Développement dont l'objectif est l'utilisation directe, dans un four verrier, d'un gaz de synthèse obtenu par gazéification des sous-produits ligneux issus de la taille et de l'arrachage de la vigne.
Ce gaz de synthèse viendra en substitution des énergies fossiles actuellement utilisées.
Le vignoble champenois dispose de ressources de biomasse non encore valorisées comme les bois de taille brûlés sur parcelle ou les ceps arrachés. A partir de la technologie existante de gazéification de bois d'exploitations forestières, le projet BioViVe consiste en l'adaptation du procédé de gazéification aux caractéristiques des bois de vignes et l'optimisation du gaz de synthèse obtenu pour une utilisation dans un four verrier. Ainsi, la vigne, qui produit le vin de Champagne, servira également à produire une partie de l'énergie nécessaire à la fabrication des bouteilles dans lesquelles il sera commercialisé.
Parallèlement aux recherches sur le gaz de synthèse, les partenaires souhaitent créer une filière de collecte de la biomasse, pérenne et locale, mobilisant les vignerons de Champagne.
A l'issue de ce projet de Recherche et Développement, les partenaires BioViVe espèrent avoir testé un taux de substitution d'environ 7 % du combustible alimentant le four verrier de Oiry en Champagne et avoir acquis les connaissances nécessaires pour envisager le développement de la filière pour des taux de substitution allant jusqu'à 50 %.
En cas de succès, le projet BioViVe permettra d'économiser dans sa phase industrielle
10 000 tonnes de CO2 par an, soit l'équivalent des émissions d'environ 5 000 véhicules.
Le projet BioViVe représente un investissement global de 4,8 millions d'euros. Il bénéficie du soutien de l'Agence Nationale de la Recherche française et a été labellisé par les pôles de compétitivité IAR (Champagne Ardennes - Picardie) et DERBI (Languedoc Roussillon).
Dans la zone de pyrolyse : la biomasse fraiche est décomposée sous l’action de la chaleur en charbon de bois (carbone fixe – C) et en gaz de pyrolyse (un mélange de CO, H² et chaines hydrocarbonées - CnHm) à une température variant entre 200 et 700°C.
Dans la zone de combustion : suite à un apport d’air contrôlé, les gaz de pyrolyse sont oxydés à très haute température (1 200°C) afin de cracker les composés hydrocarbonés issus de la pyrolyse. Outre la décomposition des produits de pyrolyse, l’oxygène permet de produire du CO² et H²O.
Dans la zone de réduction : le charbon de bois activé est réduit par le CO² et H²O et produit le syngas, principalement composé de H² et CO.
La conception multi-étagée permet d’avoir une combustion en phase gazeuse (mélange air-gaz de pyrolyse dans le foyer avec absence de particules solides de charbon de bois), détruisant ainsi la quasi-totalité des goudrons (99.95%) et évitant la formation de mâchefer.
L’énergie nécessaire aux réactions ne nécessite pas d’apport extérieur ; elle est fournie par les autres processus thermochimiques se déroulant dans le même volume.
** Saint-Gobain Emballage qui commercialise ses produits sous la marque Verallia, GDF Suez, XYLOWATT, le CIRAD et le CIVC se sont associés dans le cadre du projet BIoVive pour accélérer la substitution de l'énergie fossile par de l'énergie renouvelable d'origine viticole.
La renaissance de l'oryx d'Arabie
Scr: sciencesetavenir.com / Photo: L'oryx d'Arabie (D. M.)
Pour la première fois, une espèce animale qui était éteinte à l’état sauvage
voit sa population se stabiliser. L’oryx d’Arabie ou oryx blanc (Oryx leucoryx),
une antilope de la péninsule arabe
Elle était aux limites de l’extinction mais aujourd’hui on compte un millier d’oryx vivant à l’état sauvage, annonce l’Union mondiale pour la nature (UICN). Un succès obtenu grâce aux efforts conjugués de reproduction en captivité et de réintroduction d’individus dans leur habitat naturel.
Au début du 20ème siècle les oryx étaient présents sur presque toute la péninsule arabique. Victimes de la chasse, ils avaient presque totalement disparu au nord dans les années 50 et dans les années 60 ils n’étaient plus présents que sur le territoire d’Oman. L’oryx blanc, capable de rester longtemps sans boire, a été réintroduit dans ce pays au début des années 80, puis en Arabie Saoudite dans les années 90, en Israël en 1997, aux Emirats arabes unis en 2007 et en Jordanie en 2009.
Dans le sultanat d’Oman la population avait atteint 450 individus mais le braconnage a fait des ravages et aujourd’hui il reste une cinquantaine d’oryx, essentiellement des mâles.
L’UICN souligne que c’est la première fois qu’une espèce qui était classée «éteinte à l’état sauvage» sur la Liste Rouge remonte dans la catégorie « espèce vulnérable».
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Renault: l'usine de Tanger, un exemple environnemental
Scr:enerzine.com
Une usine Zéro Carbone
L'usine Renault de Tanger, dont la production sera dédiée aux véhicules développés
à partir de plateforme B0 (plateforme Logan), devrait devenir un exemple en matière
d'impact environnemental grâce notamment au partenariat entre
le Royaume du Maroc, Renault et Veolia Environnement.
Les émissions de CO2 de l'usine de Tanger seront réduites de 98%, ce qui correspond à 135 000 tonnes de CO2 évitées par an, grâce à l'optimisation des consommations d'énergie et l'utilisation des énergies renouvelables. Les quelques tonnes restantes seront compensées soit par l'achat de crédit carbone, soit par la production d'énergie renouvelable in situ.
Une énergie thermique Zéro CO2
Première étape : la réduction des consommations du site en énergie thermique Renault et Veolia Environnement ont travaillé ensemble à la diminution de la consommation du site, et Renault a repensé ses process de peinture, en particulier pour les phases de cuisson. La combinaison de l'utilisation de technologies innovantes et des meilleures pratiques en termes de récupération énergétique au département peinture, consommateur de 70 % de l'énergie thermique de l'usine, a permis une économie d'énergie très significative : les besoins en énergie thermique de l'usine de Tanger seront réduits de 35% (soit plus de 40 GWh PCI annuel) par rapport à une usine équivalente en capacité de production.
Une production d'énergie thermique zéro CO2
Veolia Environnement et Renault ont identifié ensemble un système de production d'énergie thermique Zéro CO2. Des chaudières biomasse fourniront l'eau surchauffée (à haute pression) nécessaire, entre autres, aux étuves du process en peinture, ainsi que l'eau chaude alimentant le chauffage des autres process industriels et la ventilation de l'air des bâtiments du site. La chaufferie biomasse brûlera, pour partie, des noyaux d'olives d'origine locale. Le reste du combustible sera constitué dans un premier temps de bois d'eucalyptus importé par bateau d'Europe du Sud, puis d''ici 4 ans de bois d'eucalyptus en courte rotation cultivé au Maroc.
Une électricité issue des énergies renouvelables
Grâce au développement des énergies renouvelables au Maroc, l'Office National d'Electricité (ONE) du Maroc assurera 100% des besoins en électricité du site en énergie éolienne, hydraulique… .
Une usine Zéro rejet liquide industriel
L'usine de Tanger n'émettra aucun rejet industriel liquide et réduira de 70% ses prélèvements en eau pour les process industriels par rapport à une usine équivalente en capacité de production.
Ces résultats sont dus à :
- l'optimisation des process industriels permettant de réduire les besoins en eau et de minimiser les rejets correspondants;
- l'utilisation de technologies de pointe conçues par Veolia Environnement pour recycler intégralement les effluents industriels. Plusieurs étapes de traitement permettent de transformer les effluents en eau purifiée (déminéralisée). Cette eau, répondant aux exigences de qualité des process, est ensuite réutilisée pour la fabrication des véhicules.
Au total, l'équivalent de 175 piscines olympiques2 par an ne sera pas prélevé sur le milieu naturel chaque année.
Pour Jacques Chauvet, leader de la région Euromed : « Renault, conscient des enjeux écologiques et économiques mondiaux à relever, s'appuie sur ses deux partenaires et sur son savoir-faire industriel pour apporter à l'usine de Tanger une véritable rupture en termes d'impact de la production automobile sur l'environnement. Ce projet, inédit par son ampleur, est rendu possible dans cette toute nouvelle usine du Groupe où de nombreux process ont pu être repensés. Il s'inscrit dans la politique environnementale de Renault mise en place depuis 1995.»
« Une nouvelle approche industrielle avec un engagement durable génère des exigences de résultats qui demandent d'aller au-delà des solutions classiques. Avec l'usine de Tanger, Veolia Environnement démontre sa capacité à proposer des solutions en « rupture » avec les méthodes traditionnelles pour répondre aux attentes de ses clients » a déclaré Stéphane Caine, Directeur des Marchés Industriels et des Nouveaux Secteurs d'Activités au sein de Veolia Environnement. «Pour atteindre ce niveau de performance, Renault et Veolia Environnement ont réalisé en amont un véritable travail de co-conception.»
Notes //
1 par rapport à une usine équivalente d'une production de 400 000 véhicules
2 Une piscine olympique = 50m x 25m x 2m = 2 500m3
Siemens teste sa nouvelle turbine éolienne offshore de 6 MW
Scr: ensavoir+
Photo:levage de la nacelle destinée à être posée en haut du mât. Siemens procède actuellement à des essais approfondis afin de tester les performances de cette nouvelle turbine, qui sera commercialisée dans un avenir proche
Siemens Energy annonce avoir installé le premier prototype de sa
nouvelle génération de turbines éoliennes offshore à Høvsøre, au Danemark,
et lancé la phase de test, le 9 juin dernier.
La nouvelle turbine éolienne SWT- 6.0-120, d'une puissance de 6 mégawatts (MW) et d'un diamètre de rotor de 120 mètres, s'appuie sur la technologie d'entraînement direct de Siemens. La nacelle et le rotor de cette nouvelle turbine pèsent au total moins de 350 tonnes, un record qui selon le fabricant allemand "aura un impact positif sur les coûts des projets éoliens offshore."
La nouvelle SWT-6.0-120 est la troisième turbine éolienne à entraînement direct développée par Siemens. Un premier prototype est actuellement soumis à des essais approfondis visant à tester la performance de la turbine avant sa commercialisation.
La nouvelle éolienne se distingue par sa légèreté : « jusqu'à présent, les éoliennes affichant une puissance élevée étaient proportionnellement plus lourdes que les éoliennes de plus petites dimensions. La SWT-6.0-120 fait exception à cette règle, puisqu'elle affiche un poids par mégawatt similaire à celui des éoliennes de 2 à 3 MW », explique Henrik Stiesdal, Chief Technology Officer de la Business Unit Siemens Wind Power. « Grâce à notre stratégie d'innovation ciblée et à nos 30 années d'expérience dans l'éolien, nous avons réussi à combiner ce poids exceptionnel avec une conception extrêmement résistante », ajoute-t-il.
Cette légèreté devrait non seulement avoir un impact sur les coûts liés à la turbine elle-même, mais aussi sur les coûts relatifs au mât et aux fondations. Ces économies se répercuteront au final sur les coûts de l'électricité produite dans les parcs éoliens offshore.
« Nous avons développé la turbine éolienne SWT-6.0-120 spécialement pour les projets éoliens offshore du futur. Pour cette turbine à entraînement direct, nous avons élaboré une conception intelligente et simple, qui nous a permis de réduire au minimum le nombre de pièces mobiles en rotation. Avec notre nouvelle SWT-6.0-120, nous entendons mettre la barre encore plus haut en matière de performances, de résistance et d'optimisation de la maintenance – autant de paramètres qui jouent un rôle essentiel dans les conditions exigeantes qui caractérisent les projets offshore », précise Henrik Stiesdal.
La nouvelle turbine SWT-6.0-120 reprend des technologies qui ont fait leurs preuves dans l'éolien offshore à travers la turbine 3,6 MW de Siemens. La première série de la nouvelle turbine est ainsi équipée de pales de rotor de type B58, comme la SWT-3.6-120. Ces pales sont fabriquées d'une seule pièce en bloc selon la technologie brevetée IntegralBlade, évitant ainsi toute faiblesse au niveau des points de jonction.
La SWT-6.0-120 a été également conçue pour faciliter les opérations d'entretien et de maintenance. A l'arrière de la nacelle, une plateforme garantit par exemple un accès sécurisé aux techniciens accédant depuis un hélicoptère. Un système de diagnostic avancé permet en outre de réduire les risques de défaillance et d'optimiser la fiabilité et la disponibilité de l'installation.
Au cours de l'année, Siemens annonce qu'il construira d'autres prototypes de turbines SWT-6.0-120 et procèdera à des essais approfondis. De plus, avant la phase de production en série, qui devrait être lancée en 2014, de nouvelles éoliennes seront installées pendant une période de deux ans, afin de continuer à optimiser les performances et la fiabilité du modèle.
Le danois Vestas, concurrent direct de Siemens, possède une petite longueur d'avance avec son éolienne offshore V167 de 7 MW, dont la construction des premiers prototypes est attendue au quatrième trimestre 2012.
Les biocarburants pour avions viendront-ils de l’aquaculture ?
Scr:futura-sciences.fr
Photo:Un plant de salicorne, les pieds dans l’eau salée. © M. Buschmann CC by
Depuis plusieurs années, constructeurs d'avions et compagnies aériennes
étudient la possibilité de produire des carburants à partir de la biomasse.
Le tarissement des ressources fossiles et l'augmentation des prix poussent dans cette voie.
Mais la compétition avec les cultures vivrières et l'occupation des sols constituent de gros inconvénients. L'aquaculture est-elle une solution ? Dans les Émirats arabes unis, on veut produire dans le désert du biocarburant à partir de la salicorne, avec l'aide de quelques crevettes...
Tout comme l’automobile, l’aviation est confrontée au double problème des réserves de pétrole et de l’émission de dioxyde de carbone. Cependant, certaines alternatives qui se mettent en place pour le secteur automobile ne sont pas transposables, pour des questions de quantité d'énergie par rapport à la masse.
Pour l'aviation, les biocarburants en revanche, comme le biogaz, seraient une solution, comme en témoignent les expériences réalisées. Des avions ont déjà volé avec des carburants issus de la biomasse et on songe à différentes sources, notamment une plante terrestre, le jatropha, ou encore les microalgues (le phytoplancton). Mais la production de ces biocarburants se heurte à trois problèmes du point de vue du développement durable :
elle entre en compétition avec la production alimentaire pour les ressources en eau douce et en terres arables ;
elle peut, comme toute agriculture intensive, être source de pollutions ;
son bilan carbone peut être élevé à cause de l’utilisation d’énergie pour la production d’engrais ou le travail du sol.
L’aquaculture intégrée pourrait pourtant produire du biocarburant pour avion en résolvant une partie de ces problèmes. Le Masdar Institute, avec l’appui de l’Arabie Saoudite, de Boeing, d’Etihad Airways (compagnie aérienne émiratie) et d’UOP Honeywell, va développer à Abou Dhabi une ferme aquacole qui utilisera de l’eau de mer pour cultiver de la salicorne.
Selon John Perkins, Doyen du Masdar Institute, « ce projet démontrera pour la première fois la viabilité économique de l’utilisation de l’aquaculture intégrée pour fournir du biocarburant pour l’aviation, ce qui est conforme avec les objectifs d’Abou Dhabi d’atteindre 7 % d’énergie renouvelable d’ici 2020 ».
La salicorne (Salicornia sp.) est une plante halophyte, c'est-à-dire qu’elle se développe en milieu salin. Ses graines riches en huile peuvent être transformées, grâce à la technologie d’UOP Honeywell, en biocarburant.
Un désert, de l’eau de mer, des crevettes et des avions…
Le projet porte sur une ferme aquacole de démonstration de 2 kilomètres carrés. Située dans le désert, donc en dehors des terres arables, elle sera alimentée en eau de mer par un canal. Cette eau se déversera d’abord dans des bassins aquacoles d’élevage de poissons ou de crevettes. À la sortie de ces bassins, l’eau est chargée en matières organiques (excréments) et pose, en général, un problème de pollution.
Dans cette ferme, cette eau enrichie fertilise des champs de salicorne. En aval de ces champs, l’eau encore faiblement chargée en matières organiques et plus salée, mêlée d’eau du canal, alimente une mangrove qui termine de la dépolluer, capte le CO2 et produit, avec ses feuilles, une partie de l’alimentation des élevages aquacoles.
Les champs de salicorne sont exploités comme des champs de riz. Toutefois, la forte quantité de sel de cette plante pose un problème pour la mécanisation de son exploitation. Les graines sont pressées et converties en biocarburant pour avion et biocarburant conventionnel dont une partie peut alimenter une centrale électrique. Le rendement de cette aquaculture intégrée est équivalent à celui de la culture du soja mais ne représente qu’un huitième de celle du palmier à huile.
Cette intégration des productions (c'est cela l'aquaculture intégrée) fournit donc de la nourriture (poissons, crevettes) et du biocarburant, sans eau douce ni terre arable et avec peu d’intrants (fertilisants, nourriture) et d’extrants (pollutions). De ce fait, le bilan carbone de ce biocarburant, qui doit encore être évalué par le Masdar Institute, ainsi que son empreinte environnementale, sont améliorés.
« Le paradigme de l’approvisionnement énergétique change. Pour satisfaire la demande mondiale d’énergie croissante, nous devons identifier des solutions régionales de production de biocarburant qui ne sont pas seulement durables, mais qui peuvent aussi régénérer les écosystèmes qui les produisent » affirme Jennifer Holmgren, vice-présidente de Renewable Energy & Chemicals chez UOP Honeywell.
Dans la lignée de Masdar City, la cité zéro émission d’Abou Dhabi dont dépend le Masdar Institute, ce projet montre les investissements des puissances pétrolières et de l’aviation dans l’après-pétrole. Associé à d’autres projets comme les oasis artificielles et la désalinisation solaire, cette ferme aquacole pourrait être un outil de développement local (production d’eau douce, de nourriture, d’énergie), de lutte contre la désertification et de restauration des écosystèmes (mangrove, forêt).
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La possible hibernation du Soleil
Scr: lefigaro.fr
Photo prise par le Solar Dynamic Observatory début juin.Crédits photo : HO/Reuters
Après un court réveil, notre étoile pourrait entamer une période d'inactivité de plusieurs décennies.
S'il avait lieu, ce phénomène aurait une influence, modeste mais bénéfique, sur le réchauffement climatique.
Et si le Soleil n'était sorti de son sommeil que pour plonger dans un profond coma? Après avoir connu un minimum d'activité historique, entre 2008 et 2010, notre étoile sortait en effet de sa torpeur depuis quelques mois. La première éruption solaire d'importance depuis 2006 a même été enregistrée le 7 juin. Trois études américaines présentées à la conférence annuelle de la division de physique solaire de l'American Astronomical Society laissent toutefois penser que ce regain d'activité n'est que passager. Ces travaux, qui portent indépendamment sur l'observation des tâches solaires, des mouvements de convections surfaciques et de l'activité aux pôles du Soleil, poussent ces spécialistes à penser que notre astre pourrait jouer le mort pendant plusieurs dizaines d'années à l'issue du cycle en cours.
Le champ magnétique et les mouvements de matière à la surface de notre étoile, responsables notamment des éruptions solaires, varient en effet de manière périodique. Tous les onze ans environ, le Soleil passe par un maximum d'activité. Le pic du cycle 23 avait été mesuré en 2001. Notre éoile devait remonter en puissance à partir de 2008 - début du cycle 24 - avant d'atteindre son apogée en 2011.
Mais le Soleil ayant déjà pris beaucoup de retard, ce pic n'est plus attendu avant 2013. Le directeur adjoint du National Solar Observatory explique que tous les indices dont il dispose laissent penser que ce maximum sera le dernier avant plusieurs décennies. Le Soleil va donc entrer, selon lui, dans une véritable phase d'hibernation.
Les cycles du Soleil restent mystérieux
Dominique Fontaine, chercheuse au Laboratoire de physique des plasmas à l'Ecole Polytechnique, reconnaît le caractère inhabituel des observations dévoilées mardi mais préfère rester prudente. «Les cycles du Soleil restent très mystérieux», souligne-t-elle. «Les projections faites par les scientifiques dans ce domaine ne sont pas encore très fiables. Personne n'avait vu venir le minimum historique de 2008.»
L'hypothèse d'une hibernation n'est pas farfelue pour autant. Au 17e siècle, les astronomes avaient déjà relevé un épisode sans aucune tâche solaire entre 1645 et 1715. Les scientifiques ont appelé Minimum de Maunder cette période, plus connue en Europe sous le nom de «petit âge glaciaire». L'activité solaire semble en effet avoir une influence sur la température sur Terre. L'ampleur du phénomène est toutefois difficile à mesurer et prête donc à controverse. Un chercheur allemand a récemment estimé qu'un nouveau Minimum de Maunder conduirait à une baisse de 0,3°C de la température globale. Très insuffisant pour contrer intégralement le réchauffement climatique en cours. D'ici la fin du siècle, la hausse des températures devrait être comprise entre 3,7 et 4,5°C, estiment les experts.
Outre son influence potentielle sur le climat, cette hibernation serait assurément une bonne nouvelle pour nos satellites et nos appareils électriques. Les éruptions solaires qui surviennent lors des maximums d'activité peuvent déclencher sur Terre des orages magnétiques dévastateurs pour ces équipements. Le Québec avait par exemple été plongé dans le noir en 1989 après une surtension liée à une éruption solaire très importante.
Fukushima: Une opération de décontamination suspendue à cause de la radioactivité
Scr: 20minutes.fr— Avec Reuters
Photo: Des tanks de stockage temporaire d'eau radioactive sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima (Japon), le 20 mai 2011 —HO NEW / REUTERS
JAPON - La centrale pourrait être à court d'espace dès la semaine prochaine pour contenir l'eau radioactive...
L'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi au Japon, Tepco, a annoncé ce samedi la suspension d'une opération de décontamination de l'eau radioactive, quelques heures seulement après son lancement, en raison d'une hausse inattendue du niveau de radiation.
«Le niveau de radiation dans une machine utilisée pour absorber le césium a augmenté plus fortement que prévu», a indiqué un porte-parole de Tokyo Electric Power.
L'eau radioactive pourrait se déverser dans l'océan pacifique.
«Nous ne connaissons pas pour le moment la raison de cette hausse», a-t-il dit lors d'un conférence de presse. «Nous ne sommes donc pas en mesure de dire quand nous allons relancer l'opération. Mais je pense que cela ne devrait pas prendre des semaines.»
Des responsables ont prévenu que si le système ne fonctionnait pas, la centrale pourrait être à court d'espace dès la semaine prochaine pour contenir l'eau radioactive qui pourrait alors se déverser dans l'océan pacifique.
Equivalent de 40 piscines olympiques
«Si nous ne parvenons pas à relancer l'opération d'ici une semaine, nous aurons des problèmes pour nous débarasser de l'eau contaminée», a poursuivi le porte-parole. Le processus doit permettre de décontaminer l'eau servant à refroidir les réacteurs endommagés par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier.
Le site contient actuellement environ 110.000 tonnes d'eau hautement radioactive, l'équivalent de 40 piscines olympiques. Tepco ne devrait pas modifier son calendrier qui prévoit de parvenir à l'arrêt à froid des trois réacteurs endommagés de la centrale en janvier 2012
L'eau devient-elle rare dans l'Ouest des États-Unis ?
Scr:enerzine.fr
L'histoire depuis 800 ans de la couverture neigeuse dans le nord des montagnes Rocheuses
révèle qu'elle a baissé à une vitesse sans précédent ces 50 dernières années.
Et comme les eaux de fonte alimentent les fleuves du Colorado, de la Columbia et du Missouri, sources primaires d'eau pour plus de 70 millions de personnes, cette nouvelle suscite des questions sur la manière dont le réchauffement climatique pourrait affecter l'approvisionnement en eau.
Gregory Pederson de l'U.S. Geological Survey (Bozeman) et ses collègues de l'Université de l'Arizona (Tucson) ont utilisé un ensemble de 66 chronologies de cernes d'arbre pour reconstruire le développement et la baisse de la couverture neigeuse sur le nord des Rocheuses ces huit derniers siècles. Ils ont trouvé qu'elle s'était plus réduite au cours du vingtième siècle qu'au cours de n'importe quelle autre période depuis l'an 1200.
Les chercheurs ont aussi observé que le comportement en dent de scie des couvertures au nord et au sud des Rocheuses qui s'équilibrait entre les deux régions s'est découplé autour des années 1980.
Au vu de ces résultats, les chercheurs estiment que la température a probablement acquis une influence plus forte que les précipitations sur la couverture neigeuse des Rocheuses au cours de des dernières décennies. Si cela se confirme, les conséquences pourraient être significatives pour l'approvisionnement en eau de l'Ouest des États-Unis en plein réchauffement pensent les chercheurs
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Scr: enerzine.fr [ Credit illustration:J. J. ]

Dans une étude approfondie sur l'électronucléaire en France menée par PwC,
mandaté par Areva, on apprend que le poids de ce secteur dans l'économie nationale
reste très important : tant en termes d'emplois totaux (410 000 emplois directs, indirects et induits)
que de valeur ajoutée totale (2 % du PIB).
Avec 78% de son électricité d'origine nucléaire aujourd'hui, la France a fait un choix technologique structurant pour son économie. Le pays s'est également doté d'un secteur électronucléaire qui est leader à l'échelle mondiale. Dans le contexte actuel où le défi de la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre est devenu central, les activités de production électrique renouvelables sont l'objet de nombreuses études visant à chiffrer leurs impacts socio-économiques (nombre d'emplois, création de valeur).
PwC a évalué les impacts socio-économiques de l'électronucléaire en France en 2009. L'étude fine des entreprises parmi les fournisseurs des grands maîtres d'œuvre de l'électronucléaire a permis d'identifier plus de 450 entreprises françaises qui ont développé une spécialisation dans l'électronucléaire.
Le secteur a été décomposé en quatre maillons de la chaîne de valeur, l'Amont, la Construction, l'Exploitation & Maintenance et l'Aval, regroupant le retraitement et le démantèlement. Les plus grandes entreprises spécialisées travaillent dans l'ensemble des maillons. Le CEA, l'ANDRA et l'IRSN assurent des rôles centraux dans la R&D, la gestion des déchets et la radioprotection, l'ASN contrôle et régule les activités nucléaires sur le territoire. Les emplois dédiés correspondants sont intégrés dans le périmètre de l'étude.
Le poids social
L'industrie électronucléaire emploie directement 125 000 personnes en France.
La répartition de ces emplois entre les différents maillons de la chaîne de valeur est relativement homogène : chacun des maillons emploie directement au moins 20 000 personnes. Ils se répartissent également dans toutes les régions de France. Ces 125 000 emplois directs représentent presque 4% de l'emploi industriel total en France. « Le poids social de l'électronucléaire est équivalent à celui de la construction et de la maintenance aéronautique » précise Philippe Girault, associé PwC, responsable du secteur de l'énergie, en France. La prise en compte des effets indirects (les effets indirects sont calculés à partir des achats du secteur auprès d'entreprises hors du secteur en utilisant les coefficients multiplicateurs des branches d'activité concernées) et induits (les effets induits sont générés par les dépenses des employés directs et indirects) conduit à estimer à 410 000 le nombre d'emplois totaux dépendants de l'industrie électronucléaire en 2009, soit près de 2% des emplois en France.
Le poids économique
La valeur ajoutée cumulée des entreprises spécialisées dans le nucléaire (délimitée aux activités réalisées dans un des maillons de la chaîne de valeur) et des établissements publics dédiés s'établit à 12,3 milliards d'euros (milliards d'euros) en 2009, soit à 0,71% du PIB. La valeur ajoutée totale du secteur (directe, indirecte et induite) s'élève à 33,5 milliards d'euros, ce qui représente 2% du PIB.
L'étude comprend également une analyse des impacts socio-économiques en France d'un EPR. Les résultats varient suivant que l'EPR est construit en France ou à l'export.
Pendant la phase de construction, 2 700 emplois directs sont créés, puis 500 emplois directs pendant la phase d'exploitation et de démantèlement du réacteur. Ces emplois directs ainsi que les emplois indirects associés génèrent également des emplois induits en France. 8 350 emplois directs, indirects et induits sont ainsi générés en France pendant la phase d'études et de construction et 1 650 emplois sont ensuite générés en France pendant les 80 années suivantes correspondant à la période d'exploitation puis de démantèlement.
Un EPR construit en France génère une valeur ajoutée moyenne de près de 660 millions d'euros pendant les 7 années d'étude et de construction, dont environ 230 millions d'euros de valeur ajoutée directe annuelle par la filière électronucléaire. « Un EPR exploité en France génère une valeur ajoutée moyenne de près de 550 millions d'euros pendant les 60 années d'exploitation et la phase de démantèlement, dont ~200 m€ de valeur ajoutée directe chaque année pour la filière électronucléaire » explique Jeanne Lubek, économiste au département Valuation & Economics de PwC.
Un EPR à l'export fait appel aux compétences d'entreprises spécialisées françaises, même si une majorité des emplois générés sont localisés dans le pays dans lequel le réacteur est construit. 3 750 emplois sont cependant générés en France durant la phase d'études et de construction d'un EPR en dehors du territoire français, dont 1 200 emplois directs. Durant la phase d'exploitation de la centrale, le niveau de création d'emplois et de valeur ajoutée en France, est aussi évalué dans l'étude.
Un EPR à l'export pourra ainsi générer de l'activité pour les acteurs de la chaîne de valeur l'électronucléaire en France, dans une répartition qui dépendra des besoins exprimés par chaque opérateur/projet électronucléaire.
La hausse des prix des denrées modifie les habitudes alimentaires, selon Oxfam
Scr: lemonde.fr
Photo:La France qui préside le G20 en 2011 a fait de la lutte contre la volatilité des prix des matières premières agricoles un de ses chevaux de bataille.REUTERS/SHENG LI
Les habitudes alimentaires ont changé dans de nombreux pays
en raison de l'augmentation des prix des denrées, révèle Oxfam.
L'organisation non-gouvernementale a réalisé une enquête dans 17 pays qu'elle rend public mercredi 15 juin.
Plus de la moitié des personnes interrogées (53 %) disent avoir modifié leur alimentation depuis deux ans. Parmi elles, plus d'un tiers (39 %) ont avancé des causes économiques et 33 % des raisons de santé. Au total, ce sont 20 % de l'ensemble des sondés, plus de 16 000 personnes questionnées entre le 6 avril et le 6 mai, qui ont changé le contenu de leur assiette en deux ans à la suite de l'augmentation du coût des denrées alimentaires.
LE KENYA COMME LES ETATS-UNIS
Cette tendance se révèle très forte dans des pays pauvres comme le Kenya (60 %) ou le Guatemala (29 %) mais est aussi importante dans des pays développés, comme l'Australie (24 %), l'Espagne (20 %), le Royaume-Uni (19 %) ou encore les Etats-Unis (17 %). "Notre alimentation change rapidement et, pour beaucoup de personnes, elle change pour le pire", estime le directeur exécutif d'Oxfam, Jeremy Hobbs. "Un grand nombre de personnes, en particulier dans les pays les plus pauvres, réduisent la quantité ou la qualité de ce qu'elles mangent à cause de la hausse des prix des aliments", a-t-il ajouté.
L'ONG a ainsi appelé les dirigeants du monde entier, et en particulier les ministres de l'agriculture des pays du G20, qui se réunissent en France la semaine prochaine, "à agir maintenant pour réparer notre système alimentaire qui est détraqué". "Ils doivent intervenir pour réguler le marché des matières premières et réformer les politiques défectueuses des biocarburants [qui accaparent des terres agricoles]. Ils doivent investir auprès des petits producteurs dans les pays en développement et les aider à s'adapter au changement climatique", estime Oxfam.
LA RÉGULATION, "PAS UN TABOU"
La France, qui préside le G20 en 2011, a fait de la lutte contre la volatilité des prix des matières premières agricoles un de ses chevaux de bataille. Invité par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à s'exprimer sur cette question, Nicolas Sarkozy a plaidé, mardi, pour une régulation plus étroite des marchés des matières premières, une semaine avant la réunion des ministres de l'agriculture du Groupe des 20. "Le mot régulation n'est pas tabou", a-t-il lancé, insistant sur le lien entre les pratiques spéculatives et la volatilité des prix.
"Une des principales menaces qui pèse aujourd'hui sur la croissance, c'est la hausse des prix des matières premières" qui peut "accroître les déséquilibres mondiaux" et "maintenir dans la pauvreté des millions d'hommes et de femmes", a mis en garde le président français. Le problème s'était déjà posé avec acuité en 2008, qui avait vu des "émeutes de la faim" éclater dans plusieurs pays d'Amérique du sud, d'Afrique et d'Asie, en raison de la forte hausse des produits agricoles de base, comme le blé, le colza ou le maïs.
Le dessalement d'eau de mer, un thème majeur des prochaines années
Scr:BE Chine 105
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67029.htm

Face à une urbanisation galopante, plus de la moitié des villes chinoises
subissent une pression sur les ressources en eau douce.
Le dessalement de l'eau de mer représente ainsi une opportunité majeure
pour les régions côtières
Depuis octobre 2010, la Chine a construit 65 unités de dessalement d'eau de mer, avec une capacité cumulée journalière de plus de 600.000 mètres cubes, selon le rapport du Centre d'Etat d'ingénierie et de technologie de séparation membranaire. Un plan national fixe l'objectif journalier des 2 millions de mètres cubes d'ici 2015.
Ces dernières années, plusieurs entreprises d'état et privées se sont placées sur le marché du matériel membranaire. La Chine compte actuellement quelques 40 institutions impliquées dans les technologies R&D de dessalement et plus de 600 entreprises de fabrication de matériels connexes.
En mars dernier, le Centre de développement des technologies de traitement d'eau de Hangzhou, une filiale de la China National Chemical Corp (ChemChina), a débuté les travaux de la base de dessalement d'eau de mer dans la zone de développement économique de Qianjiang. Le coût total est estimé à 650 millions de yuans (environ 70 millions d'euros) pour une durée des travaux de 2 ans. Une fois achevée, la base permettra de traiter 700.000 mètres cubes par jour d'eau de mer par des technologies d'osmose inverse, de nano-filtration et de membranes ultra-filtrantes. ChemChina affirme que le centre a déjà réalisé au moins 40 projets de dessalement d'eau de mer avec une capacité de 300.000 mètres cubes et a également fourni du matériel de dessalement d'eau de mer à des états insulaires comme Malte et Kiribati.
Une délégation de l'Académie d'ingénierie de Chine (CAE) a visité le centre en avril dernier et a félicité sa contribution au niveau de la province et du pays pour répondre au besoin vital en eau potable. Gao Congjie membre de la CAE et expert dans le domaine, a précisé que cela fait 40 ans que les scientifiques chinois travaillent sur le sujet et qu'il était maintenant temps d'industrialiser les technologies, en particulier la technologie d'osmose inverse, plus adaptée au cas de la Chine. Selon Gao Congjie, la Chine jouera un rôle majeur durant la prochaine décennie sur ces questions de dessalement d'eau de mer.
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Des sous-marins russes au fond du lac Léman
Scr: futura-sciences.fr
Deux sous-marins russes viennent d’arriver en Suisse.
Cet été, pour le projet Elemo, ils exploreront le fond du lac Léman,
sur trois zones différentes. Car il reste encore beaucoup sous les eaux du grand lac alpin.
Ils sont partis de Kaliningrad, en Russie, et ont traversé la Lituanie, la Pologne et l’Allemagne.
Entrés en Suisse à Bâle, ils ont poursuivi leur route jusqu’au Bouveret, un village situé au bord du Léman, à l’embouchure du Rhône, et devenu une station balnéaire. « Ils », ce sont deux sous-marins, Mir-1 et Mir-2. Ces engins à vocation scientifique (mir signifie paix et a aussi été le nom de la station spatiale soviétique) s’installeront sur le port de la Sagrave (Société anonyme pour l'exploitation des sables et graviers du Léman).
Capables de plonger à 6.000 mètres, ces sous-marins, de conception russe et de fabrication finlandaise, sont de la classe du Nautile de l’Ifremer et lui ressemblent d’ailleurs beaucoup. Ils peuvent embarquer trois personnes, dont un pilote, et sont dotés de plusieurs instruments extérieurs, notamment un bras pour prélever des échantillons et deux caméras, dont l’une est mobile et l’autre filme en 3D.
Les Mir, dont il existe quatre exemplaires, sont célèbres pour avoir servi deux fois au cinéaste James Cameron, l’une pour filmer l’épave du Titanic et l’autre pour des scènes sous-marines du film Abyss. L’un d’eux s’est posé au fond de l’océan Arctique, au niveau du pôle Nord géographique et un autre a exploré le lac Baïkal. Cette fois, ils seront au service d’un projet d’exploration mené par l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne) et baptisé Elemo, pour Exploration des eaux lémaniques.
Dans les canyons du Rhône
Trois zones seront explorées durant l’été. La première, au large de Vidy, sur la partie nord du lac, a été choisie pour la densité de population forte installée sur la côte. L’étude permettra de mieux estimer l’impact des activités humaines sur les sédiments et l’écologie sous-marine. La deuxième série de plongées conduira les Mir au plus profond du lac de Genève, jusqu’à 309,7 mètres sous la surface, une zone très mal connue. Enfin, la troisième campagne s’intéressera, à l’est du lac, au débouché du Rhône, qui charrie 5 millions de tonnes de sédiments par an. Au sein de la matière qui se dépose au fond, le fleuve sculpte des canyons instables, atteignant jusqu’à 15 kilomètres de longueur et 50 mètres de hauteur.
L’utilisation de deux sous-marins permettra de récolter un grand nombre de mesures, dans le plan vertical et dans le plan horizontal. L’un des objectifs est d’étudier les courants profonds, pour préciser le cheminement des polluants d’origine humaine et mieux cerner les zones à protéger. Ces courants ne sont qu’incomplètement connus et varient beaucoup selon la profondeur. On sait par exemple que cette circulation conduit à l’existence de masses d’eau qui se mélangent peu et peuvent rester des années à l’intérieur du lac.
L’oeuvre de Jacques Piccard
Ce grand lac reste à la fois peu exploré et très visité. Peu exploré car peu de plongées scientifiques y ont été organisées et très visité car plusieurs dizaines de milliers de personnes s’y sont promenées ! Ce tourisme subaquatique est l’oeuvre de l'océanographe Jacques Piccard (père de Bertrand, cofondateur du projet Solar Impulse). Pour l’exposition de 1964, ce grand défenseur et vulgarisateur de l’océan a conçu un sous-marin touristique, l’Auguste Piccard, du nom de son père, aéronaute célèbre. Dans les années qui ont suivi, 32.000 personnes ont grâce à lui visité les fonds du Léman. Jacques Piccard a également conçu un sous-marin de poche (un terme qui n’était pas encore inventé à l’époque), le F.-A. Forel, qui emmènera des milliers de personnes, mais aussi Jacques-Yves Cousteau et des scientifiques, entre 1978 et 2005.
Les submersibles seront basés au Bouveret et à Ouchy, où une exposition vient de s’ouvrir, jusqu’au 21 août, pour présenter le projet Elemo et montrer au public l’environnement profond du lac. Les deux sous-marins, qui sont actuellement en préparation pour les plongées, arriveront ensuite à Ouchy, où l’inauguration aura lieu les 18 et 19 juin prochains.
Volcan chilien : le nuage de cendres contraint à de nouvelles annulations de vols
Scr: nouvelobs.com
Photo:Un nuage de cendres s'échappe du volcan chilien Puyehue (AFP)
La compagnie Qantas a décidé d'annuler tous ses vols lundi dernier
vers l'île de Tasmanie et la Nouvelle-Zélande, affectant 10.000 passagers.
La compagnie australienne Qantas a annulé de nouveaux vols lundi 13 juin, en raison d'un nuage de cendres provenant du nuage du volcan chilien Puyehue, mais d'autres compagnies aériennes, en Australie et en Nouvelle-Zélande, ont décidé de maintenir leurs liaisons.
Qantas a annulé lundi toutes ses liaisons avec l'île de Tasmanie (sud) et avec la Nouvelle-Zélande. Les vols à l'arrivée et au départ de Melbourne (sud-est) sont suspendus jusqu'à 5h (heure française), a précisé la compagnie aérienne. Trois vols, vers Buenos Aires et Los Angeles, ont eux aussi été annulés.
Ces annulations, qui s'ajoutent à celles de dimanche, affectent quelque 10.000 passagers de Qantas et 12.000 de Jetstar, la compagnie à bas prix filiale de Qantas.
Des vents puissants ont apporté les cendres du volcan Puyehue, entré en éruption le 4 juin, au-dessus du sud des océans Atlantique et Indien, vers l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
"Critères de sécurité"
"Nous nous en tenons à nos critères de sécurité. Notre politique dans ce domaine est que s'il y a le moindre signe d'un nuage de cendres, nous ne volons pas", a déclaré une porte-parole de Qantas, Olivia Wirth, à la télévision ABC.
"Notre problème actuellement est que nous n'avons aucune idée de la densité de ce nuage de cendres. Nous n'avons pas les moyens techniques en Australie pour déterminer cela, donc nous ne savons pas si c'est un nuage épais ou fin", a-t-elle ajouté.
Virgin Australia, qui avait suspendu dimanche ses vols depuis Melbourne, a estimé lundi que voler vers Melbourne, la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande ne présentait pas de risque. Les avions voleront autour ou sous le nuage, a précisé la compagnie.
"Nous avons décidé de reprendre les liaisons en raison des informations que nous avons reçues du Bureau de météorologie et du Centre de conseils sur les cendres volcaniques", a précisé une porte-parole.
Un nuage sur tout le pays
En Nouvelle-Zélande, le nuage de cendres recouvre la quasi totalité du pays et devrait rester là au moins 24 heures, ont indiqué les autorités de l'aviation civile.
Selon son porte-parole Bill Sommer, les autorités estiment qu'il n'est pas dangereux de voler en-dessous du nuage mais la décision relève du choix des compagnies aériennes.
Air New Zealand n'a pas suspendu ses vols et ajuste ses trajets en fonction de la position du nuage.
Selon le Centre australien de conseils sur les cendres volcaniques, le nuage de cendres devrait continuer sa course autour du monde, après être passé au-dessus de la Tasmanie et de la Nouvelle-Zélande.
Depuis le 13 juin, la France ne consomme plus que du poisson étranger
Scr: nouvelobs.com
Photo: Une dépendance qui survient de plus en plus tôt dans l'année. AFP
Depuis le 13 juin, si la France ne disposait que du produit de sa propre pêche,
elle devrait se passer de poisson jusqu'à la fin de l'année.
C'est la date de notre "Fish dependence day", d'après un rapport publié en mars par l'association européenne Ocean2012 et le think-tank britannique New Economics Foundation.
Se basant sur les derniers chiffres publiés par l'ONU en 2007 via la Food and agriculture organization (FAO), les auteurs du rapport "Fish Dependence" (en anglais) ont calculé pour chaque pays de l'Union européenne le rapport entre sa capacité d'offre et sa consommation effective. Ils en ont déduit le "jour de dépendance" de chaque pays de l'UE, date à partir de laquelle un Etat cesse virtuellement de consommer les poissons issus de ses propres réserves et se tourne vers l'importation.
Un problème qui se pose dans la grande majorité des pays de l'Union européenne, dont les ressources sont "épuisées" dès le 2 juillet, selon une estimation sur l'année 2011. C'est une semaine plus tôt que l'an passé.
Seuls cinq pays européens sont auto-suffisants
L'Autriche est la plus directement concernée par le problème, elle qui dépend de l'extérieur à partir du 13 janvier. Slovaquie, Slovénie et Roumanie sont à sec dès la fin février. A l'inverse, seuls cinq pays de l'UE peuvent se considérer auto-suffisants : l'Estonie, la Lettonie, l'Irlande, les Pays-Bas – et la Suède, à deux jours près - ont une capacité de "production" au moins égale à leur consommation intérieure.
Le rapport s'alarme également du fait que ce Fish dependance day survient de plus en plus tôt dans l'année. En France, par exemple, il était fixé au 20 juin en 2005, au 25 juillet en 2000, et au 6 septembre si l'on se penche sur les chiffres de 1990. Le Royaume-Uni enregistre la chute la plus inquiétante : entre 2006 et 2007, il a perdu quelque trois semaines d'autonomie.
Aquaculture : loin de la solution miracle
Parfois présentée comme une solution miracle au problème de la surpêche, l'aquaculture n'est qu'un début de piste, aux yeux d'Ocean2012 et de la Nef. Dans les pays qui l'ont mise en place, elle a permis de repousser la date fatidique d'environ trois semaines – plus d'un mois dans le cas de la France.
Principal point faible, estime le rapport : la quantité de prises sauvages nécessaires pour nourrir le poisson d'élevage. Il faut 2,5 tonnes de poisson pour nourrir 1 tonne de truite, 3,2 tonnes pour 1 tonne de saumon… Et pour nourrir une tonne de thon d'élevage, ne comptez pas moins de 5,2 tonnes de poisson sauvage.
Résultat, l'aquaculture n'a jamais permis d'inverser la tendance, comme semblent l'attester les chiffres de la FAO. En l'état actuel, Ocean2012 estime que sans une refonte de la Politique commune de la pêche (PCP) et une évolution des habitudes de consommation, la dépendance de l'UE est appelée à se creuser.
La recharge auto du futur
Scr: 20minutes.fr
Photo : L'ombrine solaire DR
Innovation - Une entreprise du Nord se lance dans les bornes de recharge solaire...
Quand une entreprise de Brebières, près de Douai, dépasse les bornes. La société DBT, spécialisée dans la recharge de véhicule électrique depuis près de vingt ans, a profité du salon Eco-technologies qui se tient en ce moment à Lille pour dévoiler un nouveau modèle de bornes, basé sur l’énergie solaire. «Nous sommes en phase de test et de prototypage à Loos-en-Gohelle», raconte Hervé Borgoltz, dirigeant fondateur de DBT. Le but est d’être opérationnel en septembre pour une installation en Jordanie, pays pilote du projet».
Résoudre les problèmes de stockage
Une petite révolution pour le marché des bornes de recharge automobile. «On ne sera plus obligé de passer par le réseau électrique classique», note Hervé Borgoltz. Pour l’instant, l’entreprise travaille de concert avec l’Ecole nationale supérieure des arts et métiers pour résoudre les problèmes de stockage d’énergie et de transfert des batteries stationnaires de la borne à celles des voitures. «Il faut perfectionner le temps de recharge d’une voiture par exemple», souligne le patron de DBT, confiant dans ce nouveau créneau. Le même type d’expérimentation est mené par le commissariat à l’énergie atomique à Chambéry.
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Alstom livrera trois parcs éoliens au Brésil (200 ME)
Scr: enerzine.com
Alstom annonce avoir remporté un contrat d'une valeur de près de 200 ME
pour la construction et la maintenance de trois parcs éoliens au Brésil auprès de Brasventos.
Les trois parc éoliens seront implantés dans l'Etat de Rio Grande Do Norte (région Nord-Est) avec une production prévisionnelle de 580,000 MWh par an. Cela représente suffisamment d'électricité pour subvenir aux besoins de plus de 100 000 foyers, tout en permettant de réduire les émissions de CO2 de 300 000 tonnes par an.
L'éolienne de type ECO 86 (1.67 MW) a été sélectionnée car selon Alstom, "sa puissance est la mieux adaptée aux vitesses de vent faibles à moyennes de la région et à sa zone côtière complexe."
Ensuite, toutes les éoliennes bénéficieront du concept rotor "Pure Torque". Explication : en dissociant les forces de déformation dues aux changements de direction et de vitesse du vent et le couple rotor nécessaire à la production d'électricité, ce système protège la ligne de transmission, notamment le multiplicateur, pour une plus grande fiabilité de l'éolienne.
Alstom précise également que les parcs éoliens seront équipés du système SCADA permettra d'accéder sur place et à distance aux données des éoliennes pour une exploitation et une maintenance optimales.
Par ailleurs, les alternateurs des éoliennes seront fabriqués dans la nouvelle usine d'Alstom à Bahia, au Brésil, et certaines livraisons seront effectuées depuis l'usine de fabrication d'Alstom à Buñuel, en Espagne.
« Ce contrat qui représente notre plus grand projet éolien au Brésil à ce jour, constitue une nouvelle preuve de la qualité de notre technologie éolienne et de nos capacités de réalisations de projets. Il soutiendra l'engagement du gouvernement brésilien en faveur de l'éolien et renforcera la position d'Alstom en tant que fournisseur leader de solutions d'énergie propre au Brésil », a déclaré Alfonso Faubel, vice-président d'Alstom Wind.
En juillet 2010, Alstom a remporté un contrat de 100 millions d’euros pour la construction d’un complexe éolien de 90 MW à Bahia pour Desenvix, filiale énergies renouvelables du groupe d’ingénierie brésilien Engevix.
** société composée de J. Malucelli Energia (51 %), Eletrobras Eletronorte (24,5 %) et Eletrobras Furnas (24,5 %)
* Le contrat comprend la fourniture, l'installation, la mise en service et la maintenance à long terme des éoliennes ECO 86.
Quand Saft récupére l'énergie au freinage des trains
Scr:enerzine.com
Dans le cadre du projet de recyclage et d'optimisation de l'énergie de l'Autorité
des transports du sud-est de la Pennsylvanie (SEPTA), c'est le fabricant
de batterie au lithium-ion (Li-ion), Saft, qui assurera le stockage d'énergie
à l'échelle du mégawatt.
En effet, Saft a été sélectionné par Viridity Energy pour la conception, la fabrication et la mise en service de la batterie, un des premiers systèmes de stockage d'énergie à double fonctionnalité sur un réseau ferroviaire aux Etats-Unis.
Le projet d'optimisation de l'énergie est destiné à capter l'énergie libérée par les voitures par un processus de freinage régénératif. L'énergie est ensuite utilisée pour favoriser l'accélération des trains, et pour générer des revenus sur les marchés de l'électricité.
Jusqu'à 32 sous-stations SEPTA pourraient être déployées si le projet pilote s'avèrerait concluant.
Saft fournira son système Li-ion de stockage de l'énergie Intensium Max20 pour récupérer l'énergie de freinage des trains et la restituer au troisième rail (rail d'alimentation) afin d'alimenter les trains au départ de la gare. Le système assurera l'acceptation de la charge de freinage régénérative pour les trains de la SEPTA et la restitution de l'énergie à la gare en appui au trafic ferroviaire tout en participant aux marchés de l'interconnexion pour la régulation de fréquence de l'énergie (PJM). Conteneurisé et totalement intégré, le système Li-ion de Saft permettra une efficacité supérieure à 95 %, maximisera la disponibilité du système et aidera à optimiser les flux d'énergie entre le train et le réseau d'alimentation.
Envitech Energy*, sera chargé de l'intégration du système et déploiera son système ENVISTORE. Ce système gère l'échange d'énergie entre le réseau et le système de stockage d'énergie de Saft : il récupère l'énergie de freinage libérée par les trains, la stocke dans le système de stockage et la restitue au réseau sur commande. Le système assurera également la réceptivité de la ligne au freinage et la régulation de la tension afin d'améliorer les performances.
« Saft se réjouit d'être associé au projet de recyclage de l'énergie de la SEPTA et du potentiel de déploiement à plus grande échelle après une période d'essai concluante », a déclaré Blake Frye, Vice-président chargé des ventes, du stockage de l'énergie pour Saft Amérique du Nord. « Dans le cadre de ce projet, Saft fournit le premier système de stockage de l'énergie à double fonctionnalité pour un réseau ferré en Amérique du Nord à partir de notre unité spécialisée de Jacksonville, Floride. »
« Nous avons sélectionné la technologie de stockage d'énergie de Saft pour ses performances éprouvées et sa capacité démontrée à satisfaire au cahier des charges individualisé de notre système de gestion de l'énergie », explique Audrey Zibelman, Président et Directeur général de Viridity Energy. « Nous avions besoin d'un système intelligent s'intégrant aisément à notre logiciel d'optimisation VPower™ – la batterie Intensium de Saft répond à tous nos critères. »
La mise en service du projet pilote est prévue fin 2011.
** SEPTA :Southeastern Pennsylvania Transportation Authority.
* Envitech Energy : Spécialiste de la fourniture au secteur des transports de nouvelles solutions alternatives de traction par stockage d'énergie.
La Tour Elithis confirme son excellence énergétique
Scr:enerzine.com
Deux ans après son inauguration à Dijon en avril 2009, la Tour Elithis
confirme une nouvelle fois qu'il est possible de construire des bâtiments de bureaux
qui conjuguent des critères de haute performance environnementale
et énergétique à des prix standards.
Les mesures relevées par huissier de justice indiquent que la Tour Elithis est à la pointe de l'efficacité énergétique dans tous les domaines : chauffage, rafraîchissement, ventilation, éclairage, économie d'eau.
L'immeuble de 5 000 m², qui présente aujourd'hui un taux d'occupation de 85%, affiche un bilan annuel, en termes de consommation d'énergie, exceptionnellement neutre. Cette performance, à ce jour inégalée en France, place la Tour Elithis parmi les bâtiments les plus sobres au monde.
Selon les normes et mesures actuelles, la Tour consomme entre 10 et 15 fois moins d'énergie qu'un bâtiment qui se soumettrait aux objectifs des réglementations les plus strictes (RT 2012, Label BBC) et consomme à ce jour entre 40 et 50 fois moins d'énergie qu'un bâtiment tertiaire classique.
La Tour Elithis, une expérimentation qui se poursuit, notamment en matière d'éco-comportement
Du fait de sa haute efficacité, la Tour Elithis est devenue depuis deux ans l'une des vitrines de l'efficacité énergétique et environnementale du bâtiment. A ce titre, elle accueille tout au long de l'année des scientifiques et des étudiants qui viennent du monde enter (Allemagne, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, etc.) pour visiter et explorer ce bâtiment.
Avec plus de 1 600 capteurs repartis sur l'ensemble du bâtiment depuis sa construction, la Tour est un véritable laboratoire scientifique. Son système de capteurs permet une analyse et un contrôle continus de la quantité d'énergie consommée.
Persuadé que l'efficacité énergétique et environnementale d'un bâtiment ne dépend pas uniquement de solutions technologiques, le groupe Elithis continue son programme de recherche sur le comportement des usagers. « L'usager est un facteur essentiel de la performance énergétique et environnementale d'un bâtiment. Nous ne faisons pas abstraction de ce paramètre. C'est pourquoi nous poursuivons et développons la recherche dans ce domaine », explique Thierry Bièvre, Directeur Général du groupe Elithis.
Le groupe Elithis, qui avait déjà intégré depuis plusieurs années un département de recherche en Sciences Humaines au sein de son entreprise, s'est engagé dans le cadre d'un partenariat avec l'ADEME et le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture) à réaliser une étude, de 2011 à 2013, intitulée « Le bâtiment tertiaire : de l'usage aux usagers ».
L'avion Solar Impulse a rejoint le Bourget
Scr:20minutes.fr
Photo: L'avion Solar impulse à rallier les aéroports de Bruxelles et du Bourget-Y.L./AP/SIPA
L'avion solaire vient d'achever un périple de plus de quinze heures
entre Bruxelles et Le Bourget. Solar Impulse est l'invité d'honneur
du Salon aéronautique du Bourget...
L'avion solaire Solar Impulse s'est posé à 21h15 à l'aéroport de Paris-Le Bourget. Parti à 5h10 du matin, il a été accueilli par une cinquantaine de personnes au Bourget après plus de quinze heures de vol. Le pilote de cet avion solaire, qui a livré ses impressions tout au long de la journée sur le site solarimpulse.com, a tenu à préciser qu'il avait volontairement mis le cap vers le sud, jusqu'en Bourgogne, dans l'attente de conditions météorologiques favorables, qui sont intervenues en fin d'après-midi.
Toutefois, ce vol ne sera pas homologué car l'avion solaire a été, en partie, rechargé via de l'énergie conventionnelle. Solar Impulse avait en effet essayé, une première fois, de rallier Paris depuis Bruxelles, samedi dernier, mais avait dû faire demi-tour en raison de vents contraires. Pour lui permettre de repartir rapidement, il n'a pas utilisé que de l'électricité d'origine solaire.
Solar Impulse est l'invité d'honneur du Salon aéronautique du Bourget, qui durera du 20 au 26 juin.
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Le : 15/06/2011
Tepco disposé à relâcher 3.000 t d'eau radioactive !
Scr: enerzine.com
TEPCO, l'opérateur de la tristement célèbre centrale nucléaire de Fukushima daiichi au Japon,
a indiqué mardi son intention de rejeter dans la mer environ 3.000 tonnes
d'eau "faiblement radioactive" provenant cette fois, de la centrale de Fukushima Daini
« Nous envisageons de relâcher 3.000 tonnes d'eau à partir du site Fukushima Daini (numéro 2) vers l'océan, après en avoir abaissé le niveau de radioactivité à un seuil inférieur à celui que peuvent détecter les équipements de mesure », a annoncé un porte-parole de Tepco.
Suite au tsunami du 11 mars dernier qui a ravagé le nord-est du Japon, de l'eau de mer aurait inondé partiellement le second site basé à quelques kilomètres seulement de la centrale de Fukushima Daiichi. Dès lors, les 4 réacteurs de Fukushima s'étaient mis automatiquement à l'arrêt, sans problème apparent.
L'eau s'est alors accumulée dans les installations (bâtiments des réacteurs et turbines), ce qui pourrait à terme, fragiliser les canalisations et provoquer d'autres fuites de matières radioactives. Toutefois, avant d'entamer le processus de rejet dans la mer, cette eau subira une phase de décontamination, et cette opération devra obtenir l'aval de l'Agence de sûreté nucléaire nippone.
Des rejets dans l'océan ont déjà eu lieu dans la centrale de Fukushima Daiichi, via une brèche colmatée depuis (520 tonnes d'eau très radioactive) et suite à la décision d'extraire également l'eau radioactive des bâtiments, ayant servi à refroidir le combustible nucléaire situé à l'intérieur.
Transport : le principe pollueur-payeur va s'appliquer
Scr: ensavoir+
La nouvelle directive « eurovignette », adoptée mardi 7 Juin par le Parlement européen
devrait permettre d'améliorer grandement l'efficacité environnementale du transport routier
de marchandises...
Basé sur le principe « pollueur-payeur », les États membres seront désormais autorisés à faire payer aux poids lourds leurs impacts sur l'environnement : bruit et pollution de l'air.
"Cette adoption est le fruit d'un compromis raisonnable, dans lequel la France a su prendre toute sa part" ont indiqué ensemble, Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani, secrétaire d'État chargé des Transports.
Le projet de révision de la directive « eurovignette » a été adopté en seconde lecture en séance plénière. Ce vote entérine définitivement le texte que le Gouvernement français a constamment soutenu depuis le début d'une longue négociation initiée sous la Présidence française. Les États membres pourront appliquer ces nouvelles règles 3 semaines après la publication au Journal Officiel.
3 à 4 centimes (par véhicule et par kilomètre) pourront ainsi être rajoutés au prix de l'utilisation des infrastructures afin de couvrir les coûts externes occasionnés par le transport routier, à commencer par la pollution de l'air et le bruit. La directive couvrira les autoroutes et s'appliquera aux véhicules de plus de 3,5 t. Si un Etat Membre souhaite accorder des dérogations jusqu’à 12 t, il doit en notifier les raisons à la Commission européenne.
En contrepartie, les États membres s'engagent à investir 15 % des recettes globales dans les réseaux de transport transeuropéen. Les sommes restantes devraient servir à atténuer les nuisances et à développer l'ensemble des systèmes de transport de façon durable.
Pour favoriser la transparence et le débat public, les parlementaires ont inscrit dans la loi l'obligation pour les Etats Membres de rendre régulièrement compte à la Commission des tarifs appliqués et de l'utilisation faite des redevances.
Favoriser le renouvellement de la flotte
Les camions aux moteurs les moins polluants seront exonérés des coûts de pollution atmosphérique jusqu'au 1er janvier 2014 pour la classe d'émissions EURO V, et jusqu'au 1er janvier 2018 pour EURO VI. Dans les zones sensibles et montagneuses, une majoration pouvant aller jusqu’à 25 % pourra s'ajouter aux coûts externes aux classes les plus polluantes (EURO 0 à II), et sera étendue le 1er janvier 2015 à la classe EURO III.
Eviter les embouteillages
Pour parvenir à une gestion plus efficace du trafic, le taux de variation des redevances pourra atteindre jusqu'à 175 % dans les zones congestionnées, avec des tarifs élevés applicables durant les heures de pointe et des tarifs plus bas le reste du temps. Afin de permettre aux entreprises de transport de calculer leurs coûts et d’adapter leur planification de parcours, la Commission européenne mettra à disposition une liste des tarifs et des horaires d’application à travers l’UE.
High Line : la deuxième vie d'une voie ferrée
Scr: france-amerique.com/Photo: BPB
Que faire des anciens chemins de fer, abandonnés au coeur de la ville?
Les urbanistes ont deux options: soit démolir, pour recréer de nouveaux espaces,
soit réhabiliter...
C’est ce que Paris et New York ont choisi, en réhabilitant les voies, aujourd'hui la Coulée Verte, et la High Line. Le deuxième tronçon de cette promenade suspendue vient d'être ouvert au public, entre la 20ème et la 30ème rue.
De 1859 à 1969, la Coulée Verte à Paris était la ligne qui reliait Bastille à Verneuil ’étang ,en passant par Vincennes. Elle servait au transport de voyageurs ,et fut délaissée au profit du RER A. Les sections situées dans Paris intra muros (boulevard Daumesnil, rue de Reuilly) ont été progressivement réhabilitées en jardins à partir des années 80.
A New York, la High Line longeait la côte ouest de Manhattan et servait au transport du fret venu de l’Atlantique. Cette voie est l'exemple type du transport et de la logistique au moment où les théories de l’organisation scientifique du travail régulaient sans partage les industries. Le train passait alors à travers divers immeubles qui enjambaient la voix ferrée ,favorisant le déchargement depuis les bateaux amarrés aux quais tout proches. Meatpacking a gardé le nom du temps où il était le quartier des abattoirs. Chelsea Market couvre aujourd'hui l'ancienne biscuiterie de New York, là où furent inventés les fameux Oreo.
Avénement du camion, mort du train
C’est après la Seconde guerre mondiale que la voie disparaît peu à peu sous les herbes sauvages. L’avènement du camion en est la cause principale. Plus souple et flexible, ce mode de transport est privilégié, au détriment du train. Les docks et l’activité portuaire sont transférés dans le New Jersey. Le déclin des voyages transatlantiques en bateau ne fait qu’accélérer la lente agonie du chemin de fer urbain. Dans les années 60, une majeure partie de la voie est détruite. Seul tronçon restant, celui du transport de la viande jusque dans les années 80.
C’est la finance qui va donner une nouvelle vie à cette voie. L’Ouest de la péninsule, où se concentre le secteur de la finance, attire une nouvelle population. Les abattoirs et les docks sont retapés en lofts. Ces nouveaux résidents aisés réclament parcs et aménagements urbains. Mais sans succès. Il faut attendre le 11 septembre 2001 pour qu’un nouveau projet voie le jour, la chute des deux tours ayant laissé un grand vide dans l’Ouest. La construction des deux nouvelles tours prend du temps, et le maire, Michael Bloomberg, décide enfin en 2006 de la rénovation d’un premier tronçon de la High Line. Trois ans plus tard, la première portion de la promenade est inaugurée, elle relie Gansevoort Street, dans West Village, à la 20ème rue, en longeant la côte.
Mardi, c’est une nouvelle partie qui a été ouverte au public entre la 20ème et la 30ème rue. Elle permet aux promeneurs de découvrir de nouvelles vues de Manhattan et du New Jersey. Des vues inédites qu'immortalisent déjà les promeneurs, appareils photo au poing.
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Le : 14/06/2011
Du plutonium détecté à proximité de Fukushima
Scr: maxisciences.com
Des traces de plutonium hautement radioactif ont été découvertes dans le sol,
à proximité de la centrale accidentée de Fukushima. Une preuve que la crise
est encore loin d'être terminée, affirment les experts.
"D'infimes quantités de plutonium ont été détectées pour la première fois dans le sol, en dehors de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi", ont annoncé les médias japonais, rapporte le site The Envoy. Des chercheurs ont analysé des échantillons de sol en bordure de route, prélevés à 1,7 kilomètre de la centrale. Selon eux, les quantités de plutonium présentes dans le sol sont à peu près semblables à celles qui ont pu être détectées sur des sites d'essai de la bombe nucléaire.
Extrêmement toxique s'il est ingéré ou inhalé, le plutonium émet des radiations alpha "qui peuvent facilement pénétrer les membranes à l'intérieur du corps", explique Daryl Kimball, le directeur de l'Arms Control Association. Pour lui, la catastrophe de Fukushima est la conséquence du manque de contrôle des centrales japonaises. "Au Japon, ils ont le renard qui garde le poulailler" en matière de surveillance nucléaire, estime Daryl Kimball. Pour lui, "il est clair dans les rapports et les relevés de radioactivité, que les premières prévisions sur les coûts et impacts sur la santé de la catastrophe ont été sous-estimés. (...) C'est une catastrophe qui va coûter très cher au Japon pendant des années et des années".
Pour Joe Cirincione, le président du Ploughshares Fund, la situation est alarmante. "Cette crise est loin d'être terminée", affirme-t-il. "Les récentes données montrent que les niveaux de radiations sont plus élevés qu'ils ne l'ont jamais été, et le plutonium dans le sol indique que des particules radioactives continuent à être crachées par les réacteurs", explique-t-il.
GE Energy marie gaz naturel et solaire thermique !
Scr: enerzine.com
Dans sa volonté d'intégrer davantage les énergies renouvelables à ses centrales électriques,
on apprend que GE Energy a conclu un accord d'investissement et de licence avec eSolar,
un fournisseur de technologie de tour héliothermique**, basé en Californie.
Grâce à ce partenariat, GE Energy pourra déployer la technologie d'intégration du cycle combiné et d'énergie solaire (Integrated Solar Combined Cycle – ISCC).
« Quand nous regardons l'avenir de la production d'énergie sur le long terme, nous percevons la nécessité d’intégrer le gaz naturel et les sources d'énergie renouvelables dans les nouvelles techniques novatrices pour fournir une énergie plus propre, plus rentable et plus fiable », a déclaré Paul Browning, PDG « Thermal Products » chez GE Power & Water. « Nous avons développé la centrale électrique à cycle combiné FlexEfficiency* 50 pour permettre d'alimenter le réseau à partir de davantage de sources d'énergies renouvelables et pour améliorer l'efficacité des centrales électriques. Notre investissement dans eSolar est une nouvelle étape de notre objectif de transformation du secteur de l'énergie. »
A terme, GE accordera la licence et intégrera la technologie et les logiciels eSolar dans ses offres de centrales héliothermiques autonomes et ISCC.
Un projet ISCC associe un système à cycle combiné, comprenant une turbine à gaz, une turbine à vapeur, des générateurs et un générateur de vapeur à récupération de chaleur, à un champ de miroirs qui concentrent la lumière du soleil sur une tour pour produire de la vapeur à haute température. La vapeur générée par le champ solaire est introduite dans le cycle eau-vapeur de la centrale à cycle combiné, ce qui augmente la puissance de la turbine à vapeur et crée des mégawatts d'électricité supplémentaires sans utiliser de gaz naturel additionnel.
« GE dispose du plus grand parc de turbines à gaz installées dans les centrales ISCC dans le monde, mais ces dernières utilisent une technologie de cycle combiné à température plus faible mais plus coûteuse et présente des limites en termes de flexibilité. Notre technologie révolutionnaire FlexEfficiency a été conçue dès le départ pour intégrer les énergies renouvelables, et l'ajout de la technologie de la tour à haute température d'eSolar à notre centrale électrique à cycle combiné FlexEfficiency est un progrès important pour notre secteur. En effet, cela nous permet d'offrir une centrale électrique ISCC qui crée plus de valeur à un coût compétitif pour les clients», déclare Browning. « Dans le cadre de cette transaction, GE devient un investisseur dans cette technologie, mais aussi le principal canal du secteur de l'énergie via l'accord de licence. »
La technologie d'eSolar sera intégrée à la technologie à cycle combiné FlexEfficiency 50 lancée récemment par GE pour créer une centrale ISCC hautement efficace et fiable. « FlexEfficiency 50 peut atteindre plus de 61 % d’efficacité thermique. Avec l'ajout de la tour eSolar, une centrale ISCC peut atteindre plus de 70 % d’efficacité énergétique, tout en fournissant une énergie fiable, jour et nuit », explique Paul Browning.
** La technologie de centrale électrique d'eSolar utilise des petits miroirs plats préfabriqués, appelés héliostats, pour suivre le soleil et réfléchir sa chaleur sur un récepteur monté sur la tour ; cela produit de la vapeur utilisée par le bloc d'alimentation de la centrale pour produire de l'électricité. Des milliers d'héliostats sont alignés et contrôlés à l'aide d'algorithmes logiciels avancés pour concentrer l'énergie solaire avec précision. La technologie d'eSolar est conçue pour fournir des champs modulaires qui maximisent la production d'énergie. Elle est évolutive pour répondre à un large éventail de besoins des clients en matière de production d'énergie, tout en permettant un déploiement rapide à moindre coût.
Echec de l'avion expérimental Solar Impulse
Scr: 20minutes.fr-AFP
Photo: Premier vol nocturne du Solar Impulse, un avion solaire suisse, dans la nuit du 7 au 8 juillet 2010. POOL New / Reuters
L'avion solaire n'a pas réussi à rejoindre l'aéroport du Bourget...
L'avion solaire expérimental Solar Impulse, qui devait rejoindre l'aéroport du Bourget, près de Paris, a connu le premier échec de sa jeune histoire samedi après une série de difficultés en vol, l'obligeant à remettre le cap sur Bruxelles.
Solar Impulse a atterri samedi peu avant minuit sur l'aéroport de Bruxelles-National, d'où il était parti trois heures plus tôt.
L'appareil, qui a décollé à 18h37 de l'aéroport de Bruxelles-National, avait dû faire demi-tour à 21h39 peu après la commune française de Bavay (Nord), à quelques kilomètres de la frontière belge, a expliqué à l'AFP une porte-parole de Solar Impulse. Cette annonce est intervenue après un article publié sur le blog de l'aventure faisant état de difficultés en série.
Gros vent de face
«Il n'y a pas de piste d'atterrissage intermédiaire et comme les batteries d'énergie diminuaient, on a préféré faire demi-tour pour ne pas mettre en danger la vie du pilote», André Borschberg, a expliqué la porte-parole. «Comme nous n'avions connu que des succès, on avait fini par penser que c'était un projet très facile, mais en fait, c'est très difficile», a expliqué l'aéronaute et psychiatre suisse Bertrand Piccard, concepteur de l'avion.
«Aujourd'hui, quelques pièces du puzzle étaient manquantes. Mais nous avons gagné en expérience, puisque nous n'avions jamais dû faire face à ce type de conditions météo. N'oublions pas que le but ultime est de faire le tour du monde», a-t-il ajouté.
L'avion va tenter à nouveau la semaine prochaine de rejoindre Le Bourget, dés qu'une fenêtre météo le permettra. Le Solar Impulse est l'invité d'honneur du 49e Salon aéronautique du Bourget, qui doit s'ouvrir le 20 juin. «On arrivera peut-être pour l'ouverture du salon, ce qui ne serait pas plus mal», a lancé Bertrand Piccard. Samedi soir, le pilote a notamment dû composer avec «un gros vent de face», selon la porte-parole.
Le pilote n'a notamment pas pu rentrer son train d'atterrissage, à la main, par le biais de 80 tours de manivelle. En conséquence le train d'atterrissage est resté déployé, «ce qui freine l’avion et augmente sa dépense énergétique, écrit l'équipe de cet avion révolutionnaire sur le blog . André Borschberg a également été contraint de voler plus bas que prévu en raison de la couverture nuageuse, à 2500 pieds au lieu de 3500.»
Propulsé par des panneaux solaires
La pluie et un vent trop fort avaient empêché l'avion de prendre l'air samedi matin. Mais le temps s'est dégagé sur Bruxelles dans l'après-midi. «Nous savions que l'ultime moment pour décoller était 18h30. Or, nous sommes partis à 18h36, juste à la limite. On a eu des turbulences les deux premières heures, ce qui a coûté de l'énergie. (...) Si on avait décollé une heure plus tôt, ça n'aurait pas été un problème de rejoindre le Bourget, a expliqué de son côté Raymond Clerc, directeur de mission. Nous n'avons pas eu de problème mécaniques, mais l'état des batteries, la vitesse et le vent ne nous permettent pas d'aller jusqu'à Paris», a-t-il ajouté.
C'est le premier échec pour cet avion prototype qui est entré dans l'histoire de l'aéronautique en juillet 2010 en assurant un premier vol de 24 heures sans interruption et uniquement propulsé par ses panneaux solaires et ses batteries. Il avait également réussi son premier vol international le 13 mai en atterrissant à Bruxelles après avoir décollé treize heures plus tôt de l'aérodrome militaire suisse de Payerne.
Cet avion prototype a l'envergure d'un Airbus - 64 mètres - mais le poids d'une voiture, soit 1,6 tonne. Ses ailes, recouvertes de 12.000 cellules photovoltaïques, alimentent quatre moteurs électriques d'une puissance de 10 chevaux chacun.
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L'énergie des mers tente de faire surface
Scr: 20minutes.fr
ENVIRONNEMENT - Alors que la troisième édition des Journées de la mer se termine ce 13 juin,
20 minutes fait le point sur une énergie renouvelable au fort potentiel, mais encore peu développée:
l'énergie de la mer. Ou plutôt les énergies de la mer…
Vent, courant, énergie thermique, vagues… La mer offre un très vaste potentiel énergétique. Elles pourraient prendre une part significative dans les années à venir, alors que la plupart des pays cherchent à réduire leur dépendance aux énergies fossiles, et que le nucléaire fait débat. Mais elle n’est pas sans poser problème, puisqu’elle peut parfois entrer en conflit avec des activités marines plus traditionnelles. Les technologies sont également souvent très coûteuses, notamment en raison de la nécessité de transporter vers la terre l’énergie produite. La France s’apprête à se lancer dans l’éolien off-shore, le premier appel d’offres portant sur cinq sites et 3.000 MW (soit 600 éoliennes) sera lancé cet été. Un second appel d’offres devrait être lancé avant la Présidentielle de 2012, portant sur 3.000 MW également. Pour les autres énergies les industriels français en sont essentiellement au stade de l’expérimentation.
Pour «accélérer la mise en place de ces technologies et développer une filière porteuse d’innovations et créatrice d’emplois», dixit l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), un projet, nommé France Energies Marines, est actuellement candidat pour être retenu dans l’appel à projets de l’Etat pour un Institut d’excellence des énergies décarbonées (IEED). Le soutien financier serait alors de 43 millions d’euros sur un budget total de 142 millions d’euros sur dix ans. Basé à Brest, France Energies Marines aurait alors pour mission de «contribuer à la mise sur le marché par les industriels français d’une palette de technologies répondant aux besoins d’un secteur en forte croissance.»
Plusieurs projets en cours pourraient alors bénéficier d’un coup d’accélérateur. Tour d'horizon.
Hydroliennes:
EDF travaille sur une «première mondiale» : une ferme hydrolienne à Paimpol-Bréhat.
Une des quatre hydroliennes de la ferme de Paimpol-Bréhat:
Il s’agit d’un parc de démonstration de quatre hydroliennes, des turbines géantes de 20 mètres de haut placées au fond de la mer pour capter l’énergie des courants de marée.
Ce projet, doté d’un budget de 24 millions d’euros, doit être livré à l’été 2012. Frédéric Le Lidec, Directeur du développement des énergies marines renouvelables chez DCNS, leader mondial du naval de défense et innovateur dans le domaine des énergies marines, explique que «la première de ces hydroliennes sera mise à l’eau dès cet été.» EDF a retenu la technologie d’Open Hydro, société irlandaise dont DCNS détient 8% du capital. Cette ferme doit fournir à terme 2 MW. «L’étape d’après se situe au Raz-Blanchard, sur un site très énergétique, le deuxième au monde derrière un autre au Canada, poursuit Frédéric Le Lidec. Ce projet, qui devrait voir le jour en 2014, est de plus grande taille puisqu’il devrait délivrer 20 MW.» Un autre projet existe sur l’île d’Ouessant. L’hydrolienne Sabella D10 doit être installée début 2012, par l’entreprise Sabella.
Eoliennes flottantes :
Winflo est un projet d’éoliennes flottantes qui regroupe divers acteurs,
comme l’Ifremer et DCNS.
Il s’agit de «la deuxième génération des éoliennes off-shore » explique Frédéric Le Lidec.
Le projet WINFLO:«Elles sont censées régler les problèmes que pose la première génération: situées près de la côte et implantées au fond de la mer, elles sont souvent en conflit avec d’autres usagers de la mer, pêcheurs, militaires… Les éoliennes flottantes seraient, elles, installées plus au large, ce qui devrait leur permettre de développer davantage d’énergie. Le premier prototype devrait être mis à l’eau début 2013, sur un site qui reste à déterminer.» Elles seront implantées dans eux relativement profondes (50 mètres).
L’énergie houlomotrice:
Pour exploiter l’énergie des vagues, on peut installer des bouées
sous-marines
en mouvement, des colonnes d’eau oscillantes, ou des
caissons flottants…
DCNS dispose d’un démonstrateur au large de La Réunion qui consiste en un flotteur, dont le mouvement généré par les vagues actionne une pompe. Ce prototype est d’une puissance de 100 KW. «C’est une énergie compliquée, et encore très coûteuse pour le moment, mais il faut garder en tête que l’énergie des vagues représente un potentiel énorme. C’est un marché qui arrivera un peu plus tard que les autres, à horizon 2020.»
L’énergie thermique des mers :
«C’est un marché de niche pour l’instant, qui ne concerne que le secteur des tropiques, Martinique, Tahiti, Réunion...» explique Frédéric Le Lidec.
Projet de centrale thermique à La Martinique...
«Il s’agit d’aller pomper de l’eau en très grande quantité au fond de la mer,
avec des tuyaux de 1.000 mètres et de 5 mètres de diamètre, et de l’eau chaude
en surface, afin d’alimenter une turbine.»
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Le : 10/06/2011
La consommation d'énergie de la Chine a dépassé celle des Etats-Unis
Scr: msn.news.fr-Photo:AFP/archives
La consommation d'énergie en Chine a dépassé pour la première fois celle des Etats-Unis en 2010,
année également marquée par le plus fort bond depuis près de quarante ans de
la consommation énergétique mondiale, selon le rapport annuel sur l'énergie publié mercredi par BP.
D'après les données récoltées par le groupe pétrolier britannique, la consommation totale d'énergie a crû de 5,6% l'an dernier dans le monde, la plus forte progression enregistrée depuis 1973, grâce au rebond de l'économie planétaire après la récession entraînée par la crise financière.
Selon l'étude, la 60e réalisée par le groupe, la demande a augmenté fortement pour toutes les formes d'énergie et dans toutes les régions, et la consommation d'énergie mondiale, qui avait exceptionnellement reculé en 2009 en raison de la crise, a dépassé "aisément" son pic de 2008.
Mais "l'augmentation de la consommation d'énergies fossiles suggère que les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) ont augmenté au rythme le plus élevé depuis 1969", observe également BP.
Le groupe souligne que ce rebond a été alimenté tant par les pays développés qu'émergents. Mais la croissance a été bien supérieure dans ces derniers.
La demande chinoise d'énergie a ainsi grimpé de 11,2%, ravissant aux Etats-Unis -dont la demande a progressé de 3,7% dans le même temps- le titre de pays le plus énergivore de la planète. La Chine a englouti à elle seule plus d'un cinquième de l'énergie consommée l'an dernier dans le monde.
Le pétrole est restée l'énergie la plus consommée, mais continue à perdre du terrain face aux autres sources (gaz, charbon, nucléaire, hydroélectricité et énergies renouvelables), relève par ailleurs BP : l'or noir a en effet couvert l'an dernier 33,6% de la demande mondiale d'énergie, un taux en baisse constante depuis 11 ans.
La demande pétrolière a augmenté de 3,1%, soit 2,7 millions de barils par jour (mb/j), à 87,4 mb/j. Près d'un tiers de cette progression (860.000 bpj) est le fait de la Chine. La production mondiale d'or noir a progressé beaucoup moins vite (+2,2% à 82,1 mb/j).
Parallèlement, les réserves prouvées de pétrole de la planète, qui avaient stagné en 2009, ont augmenté de 0,5% l'an dernier à 1.383 milliards de barils, de quoi assurer une production à un niveau identique pendant 46,2 ans.
Fukushima : le combustible pourrait avoir percé les cuves des réacteurs
Scr: lesoir.be avec AFP /Photo: AFP
C’est un quotidien japonais, citant un rapport gouvernemental, qui le rapporte.
Selon le Yomiuri Shimbun, le plus grand journal nippon, le gouvernement japonais va informer l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) que le combustible nucléaire en fusion pourrait avoir percé la cuve sous pression des réacteurs 1, 2 et 3 et s’être accumulé au fond de l’enceinte de confinement qui entoure la cuve. A la suite du tsunami géant déclenché le 11 mars par un séisme de magnitude 9 sur les côtes nord-est du Japon, l’alimentation électrique du complexe atomique a été interrompue, les pompes à eau stoppées et les barres de combustible nucléaire, privées d’eau de refroidissement, ont commencé à chauffer.
L’opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), avait reconnu le mois dernier que le combustible avait partiellement ou totalement fondu dans ces trois réacteurs, mais n’avait pas émis l’hypothèse qu’il ait pu percer les cuves sous pression. Des experts de l’AIEA ont effectué fin mai une mission d’enquête d’une semaine au Japon. Ils doivent rendre un rapport détaillé lors d’une conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire qui se tiendra du 20 au 24 juin à Vienne, siège de l’AIEA. Chacune de ces cuves est entourée d’une enceinte de confinement reposant sur une dalle de béton de huit mètres d’épaisseur.
Toutes ces données restent toutefois des suppositions, les techniciens n’ayant pas la possibilité de voir l’état réel de l’intérieur des réacteurs. L’Agence japonaise de la sûreté nucléaire a d’autre part multiplié par deux son estimation de la quantité de particules radioactives émises dans l’atmosphère pendant la première semaine suivant l’accident à Fukushima Daiichi (Nº1), le plus grave depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Elle pense que 770.000 terabecquerels se sont échappés des réacteurs endommagés et non pas 370.000 terabecquerels comme estimé précédemment.
Une autre commission gouvernementale avait toutefois d’emblée évalué à 630.000 terabecquerels la radioactivité émise à la suite des explosions d’hydrogène et par les panaches de vapeur. Ces niveaux restent cependant encore très inférieurs à ceux relevés à Tchernobyl.
Les experts soulignent en outre que la majeure partie des particules ont été emportées par les vents vers l’océan Pacifique, sans survoler les zones habitées. Tepco espère parvenir d’ici janvier à refroidir progressivement le combustible et à le maintenir sous la barre des 100 degrés Celsius, étape cruciale pouvant mener à une sortie de crise à Fukushima.
La Pologne entre dans l'ère de la mobilité électrique
Scr: enerzine.com

Le déploiement d'une infrastructure de mobilité électrique a débuté en Pologne à l'initiative de e+,
une coentreprise d'Alva Technologies et de Polenergia SA.
Première entreprise de ce type sur le marché polonais, e+ jouera le rôle d'intégrateur et fournira tous les services nécessaires à l'utilisation des voitures électriques.
En effet, elle offrira une gamme complète de services à sa clientèle : accès à un réseau de prises de ravitaillement à l'expansion dynamique, crédit-bail, location, entretien automobile, soutien, assurance et assistance routière. e+ a pour objectif stratégique de créer et de développer le marché de la mobilité électrique en Pologne.
D'ici 2013, elle prévoit installer 300 prises de ravitaillement fonctionnant en réseau dans les 14 plus grandes villes.
Le partenaire majoritaire d'e+ est Polenergia SA, une société de portefeuille qui gère des actifs d'exploitation dans le secteur de l'énergie. L'entreprise encadre également les sociétés filiales et leur offre un soutien stratégique, technologique et administratif. Le groupe a pour ambition de devenir un leader sur les segments de marchés à créneaux dont les perspectives de croissance sont prometteuses.
Le partenaire minoritaire, Alva Technologies, est un spécialiste des solutions d'infrastructure de mobilité électrique en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, dont la contribution à e+ consiste à fournir les prises de ravitaillement, les logiciels de gestion du réseau de ravitaillement ainsi que d'autres solutions liées à l'infrastructure de mobilité électrique d'e+.
« Je suis très fier de notre partenariat avec Polenergia, de e+, notre coentreprise, et je crois que ce que nous avons accompli en Pologne peut servir de modèle ailleurs en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. Nous croyons qu'e+, en raison de son engagement envers le marché de la mobilité électrique et de la gamme complète des services qu'elle offre, sera d'une grande valeur pour les clients polonais » a déclaré Omer Zimmer, chef de la direction d'Alva Technologies.
La société e+ a, pour finir, inauguré 12 prises de ravitaillement maintenant en fonction dans quatre grands centres commerciaux de Varsovie.
La Lune renferme cent fois plus d'eau qu'on ne le pensait
Scr:nouvelobs.com/AFP
Photo: La Lune possède les mêmes quantités de fluor, de chlore et de soufre que le magma terrien. (AFP)
Cette découverte conforte la théorie selon laquelle la Terre et la Lune ont bien une origine commune.
L'intérieur de la Lune contient, toutes proportions gardées, autant d'eau que les profondeurs du globe terrestre, selon des travaux publiés jeudi 26 mai, qui remettent en question la théorie de la formation du seul satellite naturel de la Terre.
Cette découverte montre aussi que la Lune renferme cent fois plus d'eau qu'on ne le pensait jusqu'ici.
Les auteurs de l'étude sont parvenus à ces conclusions après avoir trouvé des molécules d'eau ainsi que d'autres éléments volatils à l'intérieur de magma prisonnier dans des obsidiennes, des petites billes de cristal volcanique, ramenées par des astronautes d'Apollo 17, dernière mission sur la Lune en décembre 1972.
L'intérieur lunaire similaire à la Terre
"Ces échantillons de magma (éjectés des grandes profondeurs lunaires par l'activité volcanique il y a plusieurs milliards d'années, ndlr) sont la meilleure mesure dont nous disposions pour évaluer la quantité d'eau à l'intérieur de la Lune", explique James Van Orman, professeur de géologie à la Case Western Reserve University (Ohio, nord), un des auteurs de cette recherche.
"L'intérieur lunaire semble être assez similaire à l'intérieur de la Terre quant à ce que nous savons sur l'abondance d'eau", ajoute-t-il dans cette communication parue dans Science Express, la version en ligne de la revue scientifique américaine Science.
En fait, ces chercheurs ont trouvé dans le magma lunaire des concentrations d'eau et d'éléments volatils comme du fluor, du chlore et du soufre, quasiment identiques à ce qui a été mesuré dans du magma solidifié provenant des dorsales océaniques terrestres.
"Cette étude prouve l'hypothèse avancée par une précédente recherche (parue dans la revue britannique Nature en 2008, ndlr) selon laquelle la quantité d'eau primitive contenue dans le magma lunaire est similaire à celle qui se trouve dans la lave volcanique provenant de la partie supérieure du manteau terrestre", souligne Alberto Saal, un géologue de l'Université Brown (Rhode Island, nord-est), un des auteurs.
Rôle essentiel de l'eau
"L'eau joue un rôle essentiel pour déterminer l'activité tectonique à la surface des planètes, les endroits où la roche est en fusion dans les profondeurs de la planète ainsi que l'emplacement et le type d'éruptions volcaniques", explique Erik Hauri un géochimiste de la Carnegie Institution à Washington, qui a dirigé l'équipe de recherche.
"Ces échantillons de plasma préservés dans ces billes de cristal volcanique éjectés par des éruptions volcaniques devraient être les matériaux les plus importants à ramener sur la Terre pour analyse dans le cadre de missions d'exploration car ils sont présents non seulement sur la Lune mais dans tout le système solaire", poursuit-il.
Terre et Lune se ressemblent
Cette découverte conforte la théorie selon laquelle la Terre et la Lune ont bien une origine commune mais force aussi les scientifiques à reconsidérer le processus de formation du seul satellite naturel de notre planète.
Jusqu'à cette avancée, ils supputaient qu'une énorme collision d'un astéroïde avec la Terre avait éjecté suffisamment de matériaux sur orbite qui, en s'agglutinant, auraient formé la Lune.
Mais la nouvelle découverte semble infirmer cette hypothèse en montrant que l'intérieur de la Lune ressemble beaucoup à celui de la Terre.
Cette découverte pourrait aussi changer la théorie qui prévaut concernant l'origine de l'eau gelée détectée dans des cratères situés près des deux pôles lunaires lors de plusieurs missions récentes de la Nasa.
Les scientifiques pensaient que cette eau provenait de comètes et de météorites qui se sont écrasées sur le sol lunaire au cours du temps.
Désormais, il est très possible d'imaginer que cette glace provienne de l'eau libérée par des éruptions de magma lunaire, relèvent les auteurs de l'étude
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Le : 09/06/2011
L'éruption d'un volcan dans le sud du Chili paralyse plusieurs aéroports en Amérique du Sud
Scr: 20minutes.fr/AFP-
Photo:Éruption du volcan Puyehue, le 5 juin 2011. (C.S.)
PERTURBATIONS - L'éruption samedi dernier du volcan dans le sud du Chili
vient d'atteindre Buenos Aires, entraînant plusieurs annulations de vols...
Un nuage de cendres géant, dégagé par l'éruption du volcan Puyehue samedi dans le sud Chili, se trouvait mardi au-dessus de Buenos Aires, provoquant des annulations de vols dans les aéroports de l'ensemble du cône sud de l'Amérique latine.
La capitale argentine, où la totalité des 62 vols du matin ont été annulés mardi, est de loin la plus touchée. Mais une trentaine de vols étaient également annulés à Montevideo, 16 à Santiago et dix au Brésil. A Buenos Aires, le nuage situé à 5.000 mètres d'altitude n'était pas visible pour les habitants qui profitaient d'une belle journée ensoleillée.
Mais les experts estimaient que la cendre en suspension du volcan chilien Puyehue pouvait endommager les turbines des appareils. «Un total de 30 vols ont été annulés mardi à Aeroparque (vols intérieurs et vers les pays limitrophes) et 32 autres à l'aéroport international d'Ezeiza en raison du nuage de cendres», a dit à l'AFP une source d'Aeropuertos Argentinos 2000, société qui gère les aéroports de Buenos Aires. Un comité de crise devait se réunir à la mi-journée pour décider du sort des vols prévus dans l'après-midi.
Nombreux vols annulés
Pour la même raison, tous les vols à destination de Buenos Aires et de Montevideo, ainsi que trois vols à destination de Sao Paulo étaient annulés à l'aéroport international de Santiago, selon l'aéroport de la capitale chilienne. Une trentaine de vols intérieurs et internationaux ont aussi été suspendus mardi matin à Montevideo, capitale de l'Uruguay proche de Buenos Aires. Au moins 14 vols au départ de l'aéroport international de Carrasco ont été annulés, tout comme un nombre similaire de vols à l'arrivée.
Ces annulations concernent notamment des vols à destination ou en provenance de Rosario (Argentine), Buenos Aires, Sao Paulo, Lima et Santiago. Une alerte a été donnée pour le trafic aérien dans la région et elle reste vigueur jusqu'à 21H00 GMT, a précisé à Montevideo la responsable des Services météorologiques et aéronautiques, Laura Vanoli.
«Le centre régional est situé à Buenos Aires et, depuis hier, l'Uruguay se trouve également sur la zone à risque», a-t-elle dit à l'AFP. «Chaque compagnie aérienne, ayant pris connaissance de ces données, est libre de décider si elle annule ses vols ou pas». Deux vols vers Santiago et trois vers Buenos Aires ont été annulés à Sao Paulo, selon l'entreprise des infrastructures aéroportuaires (Infraero), et cinq vols vers Buenos Aires ont été annulés à Rio de Janeiro.
Plusieurs aéroports de la Patagonie argentine (sud) restaient également fermés: Bariloche, haut lieu touristique de montagne situé à
100 km au sud-est du volcan Puyehue, Chapelco, Esquel, Trelew, Viedma et Bahia Blanca.
Risques d’avalanche dans le sud du Chili
L'activité du volcan Puyehue baissait légèrement en intensité mardi, mais des pluies incessantes faisaient craindre que des avalanches ne soient déclenchées dans cette région du sud chilien. «Une baisse régulière de l'activité sismique liée à la chaîne volcanique a été constatée », a rapporté le Bureau National des Urgences au Chili. «Mais il existe un risque d'avalanches dues aux fortes pluies», a-t-il ajouté. Les services météorologiques estimaient que les pluies devaient continuer jusqu'à jeudi.
Le volcan dans le sud du Chili est entré en éruption samedi après un demi-siècle de sommeil, entraînant l'évacuation de 3.500 personnes et dégageant un nuage de cendres géant qui a atteint l'Argentine voisine.
Haut de 2.240 mètres, le Puyehue appartient au complexe volcanique du Cordon Caulle, dans la cordillère des Andes. Sa dernière éruption importante remontait à 1960, après le terrible séisme de magnitude 9,5 dans la région de Valdivia, qui avait fait 5.700 morts au Chili.
Le navire du futur va bientôt se jeter à l'eau
Scr: 20minutes.fr
Photo: Ce ferry qui carbure au gaz naturel liquéfié pourrait être mis à l'eau avant 2015 DR/GICAN
TECHNOLOGIES - Le ministère de l'Environnement organise du 8 au 13 juin
les premières Journées de la mer, pour mettre en avant ces différentes ressources,
comme le projet «navire du futur». Présentation...
De l’éco-paquebot au porte-conteneurs nucléaire en passant par le ferry au gaz naturel liquéfié (GNL), le navire de demain n’aura plus grand-chose à voir avec la flotte d’aujourd’hui. Présidé par le Gican, Groupement des industries de construction et d’activités navales, le projet «navire du futur», issu du Grenelle de la Mer, planche sur la mise en œuvre d’une nouvelle flotte de bateaux, «plus économes, plus propres, plus sûrs et plus intelligents.
«Nous avons essayé de fédérer l’industrie autour d’une dizaine de projets», explique Fabrice Theobald, délégué général adjoint du Gican. L’un des plus impressionnants est l’éco-paquebot, véritable ville flottante pouvant transporter 5.000 personnes, et où un système de production d’eau et d’électricité et de recyclage des déchets doit concourir à le rendre plus propre. L’objectif est en effet une diminution de 20% de ses rejets de CO2.
En partenariat avec Britanny Ferries, le Gican prépare aussi un ferry à propulsion à gaz. «L’OMI (Organisation maritime internationale) a édicté de nouvelles règles qui vont progressivement interdire d’émettre des soufres dans les mers européennes, d’ici à 2015. Pour anticiper ce basculement, nous nous sommes lancé sur ce prototype, qui devrait faire l’objet d’une commande l’année prochaine, et devrait être mis à l’eau avant 2015.» L’objectif visé est une diminution de 25% des émissions de CO2, de 90% des monoxydes d’azote et donc de 100% des oxydes de soufre.
L’arrivée de parcs éoliens en mer va générer un nouveau type de navire pour assurer leur entretien
«L’idée d’un bateau électrique fait également son chemin, explique encore Fabrice Theobald, mais là se pose le problème du stockage de l’énergie. C’est donc sur les navettes à passagers, notamment fluviales, que nous réfléchissons. Par ailleurs l’arrivée de parcs éoliens en mer va générer la mise en service d’un nouveau type de navire, pour permettre les réparations et l’entretien des éoliennes. La perspective d’un mode électrique, ne serait-ce que partiel, est là aussi envisageable.»
Le Gican estime d’autre part qu’il «ne faut pas se priver d’aborder la question du nucléaire: si le prix de l’énergie continue de monter, il faudra bien trouver de nouvelles ressources pour y faire face. Le nucléaire civil peut en être une, même si, pour l’instant nous n’avons pas de projet de ce type-là.»
Le retour de la voile sur les bateaux de pêche
Reste enfin… la voile. Elle pourrait effectivement faire son grand retour sur les bateaux de pêche. «La voile de 2011 n’a plus rien à voir avec celle de 1950», prévient Pierre-Yves Glorennec, gérant du bureau d’études Avel Vor Technologies (AVT) qui travaille sur le projet Grand Largue, qui propose notamment des systèmes de voiles auxiliaires automatisées. «De toute façon, il n’est pas question de revenir à la marine à voile, les pêcheurs n’en veulent pas. Il s’agit en fait d’une aide au moteur, au moment où il consomme le plus. Elle peut ainsi permettre de gagner entre 15 et 30% de carburant. Etant donné les difficultés économiques rencontrées par la profession, ce n’est pas rien.»
Pierre-Yves Glorennec assure toutefois que «la voile est une solution parmi d’autres. On se dirige sans doute vers des bateaux multisources, avec également des aides électriques au moteur.»(-M.B.)
Le premier train solaire roule en Belgique
Scr: ecolo.blog/Photo : AFP/D.W.
A bord, rien ne le distingue d’un autre convoi. Mais à l’extérieur,
ce sont des wagons d’un genre nouveau, seulement alimentés par
les rayons du soleil et non à l’électricité issue des centrales nucléaires ou au gaz.
Pour la première fois, lundi 6 juin, ce "train vert" a roulé en Europe, sur 25 km, près d’Anvers, dans le nord de la Belgique. La raison de cet exploit : 16 000 panneaux photovoltaïques installés sur le toit du tunnel ferroviaire, de 3,4 km de long, de la ligne à grande vitesse qui relie Anvers à Amsterdam. Depuis, tous les trains effectuant la traversée d'Anvers circulent grâce à l'électricité produite localement.
Au départ, le tunnel, construit dans une réserve naturelle, avait un tout autre objectif écologique : éviter d’abattre des arbres protégés dont la chute aurait pu interrompre le trafic. Plus tard, ces dalles sont apparues idéales pour accueillir des panneaux solaires. D'une surface de 50 000 mètres carrés, soit environ 8 terrains de football, elles peuvent produire 3 300 MWh.
Cette production, qui représente la consommation annuelle moyenne d'électricité de près de 1 000 familles, va permettre chaque année à 4000 trains, conventionnels ou à grande vitesse, de circuler à l'énergie solaire mais aussi d’injecter de l’électricité dans l'infrastructure ferroviaire comme pour l'éclairage et le chauffage dans les gares belges ou le fonctionnement des panneaux de signalisation, explique l'agence Belga.
"En utilisant une électricité produite sur place, on élimine les pertes d'énergie et les coûts de transport", souligne Steven De Tollenaere, patron de la société belge Enfinity, concepteur de ce projet dont la réalisation a coûté 15,7 millions d'euros. Et d’ajouter que si l'on ajoute le soutien financier des pouvoirs publics, l'électricité produite devient rentable et peut être revendue aux sociétés de transport comme la SNCB (chemins de fer belges) ou Thalys.
"Pour les entreprises ferroviaires, les panneaux solaires sont le meilleur moyen pour réduire l’empreinte carbone des trains. Vous pouvez par ailleurs utiliser des espaces qui n'ont pas d'autre valeur économique et les projets peuvent être livrés en moins d’un an dans la mesure où l’énergie solaire est moins critiquée que l’éolien", déclare dans les colonnes du Guardian Bart Van Renterghem, un autre responsable d’Enfinity. Selon l’entreprise, ce projet devait éviter le rejet de 47,3 millions de kilos de CO2 dans l'atmosphère sur une période de 20 ans, soit 2400 tonnes par an.
L’électricité produite par le "tunnel du soleil" en un an ne correspondra toutefois qu'à celle consommée par l’ensemble des trains belges en un jour. Mais pour les concepteurs du projet, davantage de surfaces, comme les toits de gares ou de hangars et les nombreux terrains vagues qui jouxtent les voies, pourraient être utilisées afin d’installer des panneaux.
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Le : 08/06/2011
Nucléaire allemand: Effet immédiat sur... les importations d'électricité
Scr: enerzine.com/CaDerange
Pour tous ceux qui pensent que l'on peut se passer du nucléaire du jour au lendemain,
ce qui se passe en Allemagne n'est pas inintéressant à constater.
Depuis la décision, brutale, de Madame Merkel d’arrêter immédiatement 7 réacteurs nucléaires, c'est l'envolée des importations d'électricité vers l'Allemagne!
Nous n'allons pas nous en plaindre, nous, français, qui en sommes les premiers bénéficiaires et dont la balance des paiements appréciera surement cette montée de nos revenus. Finalement, c'est un bon partage des taches dans le couple franco-allemand, ils exportent leurs produits finis et nous leur fournissons l'électricité, une matière première non dé-localisable. Ca nous convient finalement bien à nous que n'aimons pas trop la concurrence frontale et sommes fanas des monopoles.
Trèves de plaisanterie. La vrai question à débattre c'est que va t'il se passer cet hiver? En effet nous sommes en période creuse de demande partout en Europe, le vent souffle bien dans les éoliennes allemandes et nos centrales ont retrouvées un taux de disponibilité qu'elles n'avaient pas connu depuis longtemps. Mais cet hiver ? Quand la demande connaitra son pic annuel de janvier/février, quand la capacité de production française suffira juste à la demande et qu'il nous sera recommandé dans certains zones (Bretagne, Paca) de réduire les consommations, que va t'il se passer. Des délestages massifs pour alimenter l'Allemagne ? Et qui sera prioritaire pour être alimenté en courant avec nos centrales nucléaires, nous ou eux ?
Des gens aussi intelligents avant de prendre une telle décision ont sans doute réfléchi à la question. Va t'on faire tourner à fond les centrales allemandes au lignite ou au charbon terriblement polluante et sans se soucier de l'impact sur les émissions de CO2 ? Ou bien va t'on devoir redémarrer les réacteurs arrêtés, qui n'ont pas été vraiment conçu pour le stop and go?
Nous sommes tous concernés à ces différents titres par cette décision de Mme Merkel. Serait il trop lui demander, ainsi qu'à nos propres gouvernants, comment ils comptent passer le prochain hiver ? Délestages ou pollution ? Ou bien un improbable plan B dont on ne nous a pas parlé ?
Les citoyens européens ont le droit de savoir comment ils vont être traités et comment on va résoudre les problèmes collatéraux d'une décision qui nous impacte sans que nous ayions été seulement informés de leurs conséquences. Incidemment ce n'est pas pour régler ces problèmes communs à tous les peuples d'Europe que nous avons crée un parlement européen ?
Portable : des astuces pour limiter son exposition
Scr: lefigaro.fr/Photo:© Reuters
Quelques mesures élémentaires permettent de vous préserver des ondes de votre téléphone, dont l'usage est considéré depuis mardi comme «peut-être cancérogène» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
L'Organisation mondiale de la santé a classé les téléphones portables dans la catégorie des produits dont l'usage est «peut-être cancérogène».
Si leur nocivité n'est pas formellement démontrée, les spécialistes ont déjà montré que les utilisateurs intensifs semblaient présenter un plus grand risque de développer des cancers au niveau de la tête (cerveau, parotide, oreille interne). Il convient donc de limiter au maximum, au moins par précaution, son exposition. Lefigaro.fr vous présente quelques pistes.
Utiliser le haut-parleur ou un kit mains libres
La quantité d'ondes absorbée par le corps diminue très rapidement dès qu'on s'éloigne du téléphone (diminution proportionnelle au carré de la distance qui sépare le récepteur de l'émetteur). L'utilisation du haut-parleur permet ainsi de limiter son exposition. De même, les kits mains libres sont très efficaces même si une partie très faible des ondes se propagent le long du fil.
Les kits Bluetooth fonctionnent eux sur la même gamme de fréquence que les portables (ou le Wi-Fi). Ils émettent toutefois plus de 200 fois moins d'ondes. A partir du moment où l'utilisateur ne s'en équipe que pour téléphoner, ils sont recommandables. Dans le cas contraire, ils peuvents au contraire aggraver les choses.
Limiter les conversations en mouvement
Les téléphones n'émettent pas systématiquement avec la même puissance. Au démarrage d'une conversation, lorsque le téléphone établit la connexion avec l'antenne-relais, elle est par exemple plus importante.
Lorsque vous êtes en mouvement (métro, voiture, train), votre portable émet aussi de manière plus forte pour chercher les antennes avoisinantes. Et quand vous captez mal, votre téléphone cherche à compenser en envoyant des ondes plus puissantes. Dans les deux cas, mieux vaut éviter de passer de longs coups de fils.
Téléphoner au maximum depuis un fixe
La meilleure manière de ne pas s'exposer aux ondes du portable est encore... de ne pas l'utiliser. Derrière cette lapalissade se cache une profonde évolution commerciale : depuis décembre 2010, les grands fournisseurs d'accès internet proposent, pour des sommes très raisonnables, des forfaits illimités vers les portables. On peut donc appeler ses amis sans se ruiner depuis son fixe.
A noter que les téléphones sans-fils (aussi appelés DECT) fonctionnent sur la même gamme d'onde mais émettent environ dix fois fois moins en puissance.
Privilégier mails et SMS
Ne parlez plus : écrivez. De cette manière, vous maintenez votre portable loin de votre oreille et vous limitez la quantité d'ondes qu'il émet. L'avènement des forfaits SMS et mails illimités rend cette alternative économiquement viable. Quant aux téléphones, ils sont de plus en plus nombreux à disposer de claviers complets qui facilitent l'écriture de messages. Une partie des utilisateurs a déjà intégré cette nouvelle manière de communiquer.
Eviter de garder son portable près de soi
Votre portable émet à intervalles très rapprochés pour rester en contact avec le réseau (de téléphonie ou 3G). Mieux vaut donc laisser votre portable sur votre bureau que dans votre poche, dans votre salon que sur votre table de chevet. La plupart des téléphones disposent maintenant d'une fonction «avion» qui vous permet de déconnecter votre terminal du réseau en bénéficiant des autres applications (réveil, jeux, etc).
Acheter un téléphone avec un petit indice DAS ?
Les téléphones portables ont tous un indice DAS (débit d'absorption spécifique) qui donne la quantité d'onde absorbée par les tissus humains pour une émission maximale. Limitée à 2 W/kg en Europe (1,6 W/kg aux Etats-Unis), il est mesuré par le fabricant lui-même qui a l'obligation légale de la mentionner dans la notice. Certains sites internet répertorient ces valeurs afin de permettre les comparaisons. Les détracteurs du DAS soulignent qu'un téléphone peut être bridé pour avoir un petit indice alors qu'il émet en moyenne plus d'ondes que des appareils ayant un DAS élevé.
Canicule: comment se protéger au quotidiencroissance
Scr: 20minutes.fr
ETE - Déshydratation, coup de chaleur, épuisement, insolation, aggravation d’une maladie chronique…
Voici quelques risques encourus lors des périodes de forte chaleur, particulièrement si nous n'avons pas pris
les précautions nécessaires.
Alors que la sécheresse s'installe et que la canicule nous guette, voici quelques conseils pour vous préserver
au quotidien...
Dans la journée, limitez les sources d’entrée de chaleur en fermant l’ensemble des volets ou en tirant les rideaux et stores. Pensez à vous reposer dans les pièces les plus fraîches. L’achat d’un ventilateur est fortement conseillé. Vous pouvez vous diriger vers le ventilateur Charly Stadler Form. Il contient trois pales en aluminium, et brasse jusqu‘à 3.000 m3 d‘air par heure. Le plus? Sa basse consommation: 30 watts. Il est entièrement métallique: zinc, aluminium et acier revêtu. Pensez à des conditionneurs qui protègent la couche d’ozone comme ceux d’Olimpia Splendid, n’utilisant que des gaz écologiques. De plus, arrivés à la fin de leur durée de vie, ils sont recyclés et éliminés grâce à Ridomus en Italia, un consortium qui s’occupe de leur récupération, entre autres. Le modèle Sherpa, est une pompe à chaleur air-eau à haut rendement, avec compresseur Inverter, qui chauffe et rafraîchit la maison. Unico Inverter, quant à lui, est un climatiseur basse consommation.
Rafraîchissez-vous régulièrement en humidifiant votre corps et votre visage, à l’aide d’un brumisateur par exemple. Pensez également à vous passer souvent les avant-bras sous le robinet d’eau froide. Une idée astucieuse: vous pouvez faire refroidir vos linges humides dans votre réfrigérateur pour ensuite vous tamponner avec. Vous pouvez également prendre entre 2 à 3 douches rapides par jour (économisez l’eau pour la planète!). Sachez qu’un bain de pieds dans de l’eau fraîche est le meilleur remède contre la chaleur. En soirée, laissez vos fenêtres ouvertes et laissez la pièce où vous dormez se rafraîchir, en provoquant un petit courant d’air.
Les précautions à prendre si vous êtes à l’extérieur
Si vous devez sortir, privilégiez les moments les plus frais de la journée. Restez à l’abri entre midi et 16 heures. Mettez-vous le plus souvent possible à l’ombre, en évitant les endroits les plus exposés au soleil. Evitez les activités physiques (sport, jardinage, bricolage…) aux heures les plus chaudes. Au niveau de votre tenue vestimentaire, ne portez que des vêtements amples, légers et clairs, de préférence en coton bio ou fibre naturelle comme le lin. Fuyez le lycra et tous les autres textiles synthétiques. N’oubliez pas le chapeau et l’éventail! Emmenez une bouteille d’eau partout avec vous et hydratez-vous en buvant régulièrement, par petites gorgées. Mais attention à ne pas trop boire, car le phénomène de l’hyper hydratation peut survenir et causer une augmentation du volume du compartiment extracellulaire. Conséquences: troubles de la marche, nausées, malaises, et affaiblissement de l’organisme.
Mangez léger, en privilégiant les fruits et les légumes: melons, pastèques, tomates, qui contiennent de l’eau, sans en abuser afin d’éviter les risques de diarrhée. Les boissons alcoolisées sont à proscrire, elles rendent vulnérable à la chaleur. Pourquoi? Dans le corps, l’éthanol n’étant pas le bienvenu, il doit être transformé en produits moins toxiques. Les chaînes de réactions qui vont s’en suivre vont, pour certaines, consommer des molécules d’eau. Consommer de l’alcool favorise donc la perte d’eau. Enfin, évitez de conduire car rouler dans une voiture surchauffée équivaut à conduire en état d’ivresse!
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Le : 07/06/2011
Tourbe : une énergie renouvelable en pleine croissance
Scr:BE Russie 41
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66936.htm
Les spécialistes russes sont sur le point de trouver la clé du problème de la production de tourbe
(matière combustible en général noirâtre formée à la suite de l'accumulation sur de longues périodes
de temps de matière organique morte, essentiellement des végétaux, dans un milieu saturé en eau)
tout au long de l'année.
Aucun des pays producteur de ce type de combustible n'est encore parvenu à le résoudre. Les scientifiques ont proposé de nouvelles approches lors du Forum de la tourbe qui s'est déroulé dans la région de Tver les 27 et 28 avril.
"Le problème est que l'extraction de la tourbe dépend directement du temps", explique Vadim Selennov, directeur de l'Institut de l'industrie de la tourbe à Saint-Pétersbourg. "Nous sommes en train d'y réfléchir et essayons de mettre au point des technologies nouvelles qui rendraient possible l'extraction de la tourbe au long de l'année. Certes, l'énergie solaire est gratuite mais de grandes surfaces s'imposent pour sécher la tourbe produite. Comme on extrait entre 13 et 20 millimètres de couche de tourbe par campagne, il faut dès le début penser à prolonger les délais de production".
L'expert a refusé de donner plus de détail sur la technologie d'extraction. Le monde s'intéresse de plus en plus à la production de ce combustible. La Finlande a commencé par un million de tonnes et en produit maintenant douze. L'Irlande et le Canada augment également leurs rythmes de production. Quant à la Russie, la production a baissé depuis vingt ans mais la situation est en train de changer parce que les besoins en tourbe progressent très rapidement. Or, pour relancer ce secteur, il faut la rendre intéressante du point de vue économique et faire des investissements importants dans son renouvellement technologique. "Les tendances positives se manifestent déjà", note Vadim Selennov.
"Il faut évidemment alléger les charges fiscales parce qu'il nous faut de très grandes surfaces de l'ordre de centaines d'hectares. Les étrangers proposent leur matériel et autres technologies et construisent même des ateliers de transformation. Je pense surtout aux Canadiens qui sont moins chers que les Finlandais. Ils se tiennent prêts à faire des projets d'après les normes russes. C'est ainsi qu'ils ont réalisé deux ateliers dans la région de Novgorod et aux environs de Saint-Pétersbourg", reprend M.Selennov.
La Russie recèle environ un tiers des réserves mondiales de tourbe. Les tourbières sont principalement concentrées en Sibérie mais l'assèchement des marais pose de graves problèmes au Nord de cette région. En revanche, c'est parfaitement faisable dans la partie Sud de la Sibérie Occidentale. "Il y a aussi des réserves considérables dans la région d'Oural", précise l'expert. S'agissant de la partie européenne de la Russie, les réserves en partie épuisées sont concentrées au Nord-Ouest et dans la partie centrale. La tourbe a l'avantage d'être une ressource renouvelable. L'épaisseur de toutes les tourbières russes augmente tous les ans de l'ordre de 1 à 20 mm, ce qui représente une production potentielle de 250 millions de tonnes. La tourbe a toujours servi le pays surtout dans les moments difficiles de son histoire. C'est ainsi qu'elle fut extraite dans les environs de Leningrad même durant le blocus de la ville.
L'utilisation de la tourbe présente de grands avantages en qualité de combustible dans les régions qui ne sont pas approvisionnés en pétrole et en gaz, notamment dans les petites chaufferies au niveau municipal et local. D'ailleurs, la tourbe est parfaitement compétitive par rapport au pétrole et au charbon. Une tonne de tourbe, c'est l'équivalent de 300 litres de pétrole sauf qu'il faut encore l'apporter au consommateur et c'est l'argent investi dans la construction du pipeline. En revanche, la tourbe en briquettes se rapproche du charbon du point de vue de son pouvoir calorifère. Elle sert en Finlande à produire un cinquième de l'énergie thermique. La production de tourbe végétale utilisée comme fertilisant en serre s'est rapidement développé dans le monde, en particulier au Canada.
La Russie devrait opérer une véritable révolution dans l'utilisation de la tourbe d'autant plus qu'il lui reste des acquis technologiques. Selon les estimations de Vadim Selennov, il est peu probable que d'autres pays aient pu la laisser loin en arrière. Malheureusement, beaucoup de Russes affichent une attitude négative envers la tourbe et son exploitation. Cela s'explique en grande partie par les feux très violents qui se sont déchaînés l'été dernier sur les anciens sites de production de tourbe. Pourtant, le danger disparaîtrait si la Russie relançait la production. Le forum de Tver permet de rendre la production de la tourbe plus intéressante aux yeux des investisseurs et de rétablir sa bonne réputation en qualité de combustible nécessaire et sécuritaire.
Forêt et réchauffement : nouveaux résultats concernant le rôle de l'azote climatique
Scr:BE Etats-Unis 249
Le rôle des forêts dans la lutte contre le changement climatique est largement
reconnu comme étant primordial, principalement grâce à leur capacité à agir
comme des "puits" de carbone
Cependant, l'impact du changement climatique sur les forêts - qui pourrait altérer leur capacité à absorber les émissions de carbone - reste incertain, et préciser l'évolution des écosystèmes forestiers au cours des décennies à venir est un enjeu important pour la science climatique.
Une nouvelle étude apporte des éléments de réponse dans ce domaine. Parue le 25 Mai dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, celle-ci conclut qu'en modifiant le cycle de l'azote au sein des écosystèmes forestiers, le réchauffement climatique pourrait entraîner une augmentation de la capacité des arbres à stocker le carbone [2]. Conduite par Jerry Melillo du Marine Biological Laboratory, l'étude a été réalisée expérimentalement à Harvard Forest (Massachussetts) [3], un site de recherche du programme Long-Term Ecological Research [4]. Sur une période de 7 ans, une portion de forêt de 30 m2 a été chauffée artificiellement par un réseau de câbles souterrains - jouant le rôle de résistances thermiques - à une température maintenue constante de 5°C supérieure à la température ambiante. Cette valeur reflète l'augmentation de température qui pourrait résulter du changement climatique d'ici la fin du siècle, si des mesures ambitieuses de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre n'étaient pas mises en place.
L'étude permet de confirmer qu'une température plus élevée entraîne une décomposition plus rapide de la matière organique du sol - présente en abondance dans la forêt, augmentant les quantités de dioxyde de carbone et de méthane rejetées dans l'atmosphère. Cependant, elle montre également qu'une hausse de température peut favoriser l'absorption du carbone au sein des arbres.
Une température du sol plus élevée entraîne une transformation plus rapide de l'azote - un composé essentiel à la croissance des végétaux - vers sa forme "utile" à ces derniers (principalement les ions nitrates). Il en résulte une plus grande disponibilité de l'azote, ce qui stimule et favorise la croissance des végétaux. Ainsi, les arbres stockent plus de carbone, sous la forme d'une masse de bois plus importante. "Dans de nombreuses forêts américaines, la croissance des arbres est limitée par un manque d'azote" déclare Jerry Melillo. "Nous avons découvert que le réchauffement entraîne une libération de l'azote contenu dans la matière organique du sol sous forme de composés inorganiques comme l'ammonium, couramment utilisé comme fertilisant de jardin. Quand les arbres absorbent cet azote, ils croissent plus rapidement et absorbent plus de carbone."
Cette hausse de l'absorption du carbone par les arbres ne compense qu'en partie la hausse des émissions du sol, plus importante. Au cours des 7 années d'étude, le bilan net des émissions résultant de l'augmentation de température est donc positif : l'augmentation de température a conduit la forêt à perdre de sa capacité à absorber du carbone. Cependant, le taux de croissance et la capacité d'absorption des arbres ont progressivement augmenté au cours du temps, à tel point qu'au cours de la dernière année d'étude, les émissions de carbone dues au sol étaient presque entièrement compensées par les gains d'absorption des arbres.
Melillo déclare que ces résultats sont susceptibles d'être applicables pour la plupart des forêts tempérées ou boréales, que l'on trouve principalement en Europe, en Amérique du Nord et en Eurasie. En revanche, la croissance des arbres au sein des forêts tropicales n'est pas nécessairement liée uniquement à la disponibilité en azote et dépend souvent d'autres facteurs, ce qui limite la pertinence de l'étude dans leur cas.
Au vu de ces résultats, l'étude souligne l'importance d'inclure les interactions carbone-azote au sein des modèles climatiques, afin de préciser la réponse des forêts au changement climatique, notamment l'évolution de leur capacité primordiale à stocker le carbone. Melillo reconnait néanmoins que l'équilibre du carbone au sein des écosystèmes forestiers dépend d'autres facteurs, comme la disponibilité en eau ou l'impact de la hausse de température sur les mécanismes de photosynthèse et de respiration, qui eux aussi changeront sous l'effet du changement climatique.
Le plus grand projet photovoltaïque automobile mondial
Scr: enerzine.com
Renault, en partenariat avec Gestamp Solar, a annoncé mardi le lancement
du plus grand projet photovoltaïque du monde dans le secteur automobile
en équipant ses usines françaises de panneaux solaires.
Hormis sa nouvelle gamme de véhicules électriques, Renault a donc décidé de réaliser un effort supplémentaire en matière environnementale, qui s'exprime également au travers de sa politique eco2.
La compagnie Gestamp Solar** a repris le dossier initié par Eiffage, pour l'implantation de centrales photovoltaïques sur les sites industriels du Groupe au losange. Les panneaux solaires couvriront les Centres de Livraison et d'Expédition des usines de Douai, Maubeuge, Flins, Batilly et Sandouville, ainsi que les parkings du personnel de Maubeuge et de Cléon.
À terme, 450 000 m2 de panneaux photovoltaïques seront opérationnels, soit l'équivalent de la superficie de 63 terrains de football. La puissance installée, d'une valeur de 60 MW, correspond à la consommation annuelle d'électricité d'une ville de 15 000 habitants.
Ce projet s'inscrit dans le cadre du plan stratégique Renault 2016 - Drive The Change, dans lequel Renault s'est engagé à réduire son empreinte carbone de 10 % d'ici 2013 et de 10 % additionnels entre 2013 et 2016. L'utilisation de cette énergie renouvelable permettra de réduire les émissions de CO2 de 30 000 tonnes par an.
Renault mène actuellement de multiples actions dans ses usines pour réduire les consommations (usine « Zéro Carbone » de Tanger par exemple). Avec ce nouveau projet, l'entreprise marque sa volonté de préserver les ressources en favorisant la diversification du mix énergétique pour produire de l'électricité, en particulier par l'utilisation de sources d'énergies renouvelables.
La date de démarrage des installations de chantier est planifiée à mi-juin de cette année, la fin des travaux étant prévue en février 2012.
** À ce jour, Gestamp Solar a participé au développement de plus de 300 MW d'énergie photovoltaïque et détient un portefeuille de 550 MW jusqu'à 2013 en France, en Espagne, en Italie, aux Etats-Unis, en Inde et en Afrique du Sud.
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Le : 06/06/2011
Un milliard de personnes vivent dans des zones menacées par le réchauffement climatique
Scr: 20minutes.fr avec AFP
Photo: Des familles pakistanaises fuient leurs maisons après les inondations en août 2010. —K.M.C/AP/SIPA
CLIMAT - C'est le résultat d'une étude de la Banque mondiale...
Près d’un humain sur sept, soit un milliard de personnes, vit dans une région à hauts risques et où la situation
peut empirer à cause du réchauffement climatique, selon une étude de la Banque mondiale (BM)
diffusée mardi dernier à Sao Paulo.
«Pour beaucoup de gens pauvres qui vivent dans les villes, inondations et glissements de terrain sont déjà routiniers. Le changement climatique fera que la situation empirera», a affirmé le président de la BM, Robert Zoellick, dans un communiqué publié à la veille d'une conférence sur le climat réunissant quarante grandes villes.
«Les villes doivent prendre les devants»
Ces régions vulnérables, sujettes à des glissements de terrain, inondations et hausse du niveau de la mer, manquent en plus d'infrastructure et de services, souligne l'étude. «Les villes doivent prendre les devants dans la lutte pour s'adapter au changement climatique et réduire le risque de catastrophes naturelles», a estimé le président. Robert Zoellick a souligné que les villes ont besoin de planification et d'administration urbaine, «une tâche colossale qui exigera la coopération des autorités locales, nationales et internationales ainsi qu'un grand soutien financier».
Le président de la BM se rendra jeudi à Sao Paulo pour ce sommet qui réunira, entre autres, les villes de New York, Jakarta, Mexico, Berlin, Barcelone, Rio de Janeiro et Paris. La réunion présidée par Michael Bloomberg, maire de New York, et qui comptera aussi sur la participation de l'ex-président américain Bill Clinton, discutera des thèmes liés à la planification urbaine et aux politiques pour diminuer les risques de catastrophe. Les quarante villes inscrites dans ce mouvement et leur 300 millions d'habitants sont responsable de 10% des émissions de gaz à effet de serre responsable du réchauffement de la planète.
Nucléaire : la France et l'Amérique à l'opposé de l'Allemagne
Scr: france-amerique.com
Photo: Charlotte Le Grix de la Salle-Gettyimage
La décision a pris tout le monde de court : l’Allemagne aura fermé toutes ses centrales nucléaires d’ici 2022.
Un choix énergétique radical, justifié par la catastrophe de Fukushima, mais qui ne convainc pas tout le
monde. La France et les Etats-Unis, eux, ont fait le pari inverse : la poursuite du nucléaire,
qu'ils veulent plus sûr.
L’annonce est tombée lundi dernier : les réacteurs atomiques allemands seront tous fermés d’ici 2022. Le gouvernement allemand va investir un milliard d’euros par an dans les énergies renouvelables, jusqu’à ce qu’elles couvrent 80 % des besoins en énergie du pays d’ici 2050. L’Allemagne entend ainsi montrer la voie de l’abandon de l’énergie nucléaire au reste du monde, après la catastrophe de Fukushima, au Japon. Le choix énergétique étant souverain, c’est son droit le plus absolu. Mais les nombreux voisins européens qui comptent aujourd’hui sur le nucléaire sont pris de court. Ils critiquent une « décision politique » de la chancelière allemande, personnellement hostile à l’arrêt du nucléaire mais contrainte de prendre cette décision pour des raisons électorales.
En France, où 80 % de l'électricité provient du nucléaire, les réactions sont embarrassées. Le ministre de l’Industrie Eric Besson affirme que la France ne modifiera pas ses projets de construction de centrale. Grâce au nucléaire, dit-il, la France produit aujourd’hui l’électricité la moins chère du monde. La plupart des responsables politiques se contentent pour l’instant de noter que les énergies alternatives ne suffiront sans doute pas pour combler le manque, et que l’Allemagne sera contrainte de compenser en grande partie le déficit de courant produit par les centrales nucléaires par de l’électricité provenant de centrales thermiques fonctionnant au charbon ou au gaz ! Ou bien, elle se comportera en « passager clandestin », obligée d’importer de l’électricité française produite… grâce au nucléaire.
Après Fukushima, sous la pression, Nicolas Sarkozy avait déjà été contraint de lancer des audits des centrales et du coût de l’énergie nucléaire. En France, la filière représente 200 000 emplois. Un casse-tête à l'approche de la présidentielle française… Aux Etats-Unis, l’ambassadeur d’Allemagne a défendu l’arrêt du nucléaire de son pays : investir dans les énergies renouvelables va, selon lui, créer des emplois et gagner en indépendance. Face à lui, l’ambassadeur de France à Washington, François Delattre, a répété que « le choix des énergies est une décision nationale », et que « celui de la France est de poursuivre son programme atomique, avec un accent mis sur la sécurité ». Il a toutefois exprimé son souhait d’une collaboration avec l’Allemagne en termes d’énergies renouvelables.
Aux Etats-Unis, pas de réaction officielle de Barack Obama pour le moment. Aux dernières nouvelles, pas question de sortir du nucléaire, mais comme en France, la volonté de réaliser un audit sur l’ensemble du parc nucléaire. Aux Etats-Unis, l’avenir du nucléaire passera par la France. Un contrat EPR vient d’être signé avec Areva.
Eolien onshore : Siemens gagne du terrain en Europe
Scr: enerzine.fr

Siemens a annoncé la semaine dernière l'enregistrement de plusieurs commandes
pour des parcs éoliens terrestres sur le continent européen portant sur
une capacité totale de 360 mégawatts.
Au cours des quatre premiers mois de 2011, Siemens Energy a en effet décroché au total 11 commandes pour la fourniture et l'installation de 151 éoliennes onshore, représentant une capacité totale de 360 mégawatts (MW). La puissance totale de cet ensemble de commandes suffira à alimenter 230 000 foyers européens en électricité d'origine renouvelable. Pour deux de ces projets, Siemens indique qu'il livrera 19 de ses "nouvelles turbines éoliennes à entraînement direct", qui affichent 3 MW de puissance et 101 mètres de diamètre de rotor chacune.
Ces turbines sont destinées aux parcs éoliens de Dagpazari en Turquie (39 MW) et Millour Hill (18 MW) au Royaume-Uni.
Avec 87 000 MW de puissance installée, l'Europe est aujourd'hui le principal marché de l'éolien au monde. Selon les prévisions du Conseil mondial de l'énergie éolienne (Global Wind Energy Council), la puissance installée à l'échelle mondiale s'élèvera à 459 000 MW d'ici 2015.
« Siemens est sans conteste le numéro un mondial de l'éolien offshore, mais nous gagnons également des parts de marché sur la terre ferme », a déclaré Michael Suess, CEO du Secteur Energy de Siemens. « L'année dernière, Siemens était déjà numéro 2 aux Etats-Unis, l'un des principaux marchés de l'éolien onshore. En Europe aussi, nous gagnons à présent du terrain. Nous nous rapprochons ainsi de notre objectif qui est de devenir d'ici 2012 l'un des principaux constructeurs d'éoliennes », a ajouté Michael Suess.
Bactérie tueuse: Tout ce que l'on sait sur l'épidémie qui sévit en Europe
Scr:20minutes.fr/Photo:Une infirmière s'occupe d'un patient contaminé par forme virulente de la bactérie E. coli qui sévit actuellement en Europe, le 1er juin 2011 à la clinique universitaire de Hambourg-Eppendorf (UKE), en Allemagne. —A.W/AFP PHOTO
ÉPIDÉMIE - «20Minutes» fait le point sur les données actuellement disponibles…
L’épidémie causée par un certain type d’Escherichia coli a fait à ce jour 18 morts, dont 17 en Allemagne, 1.733 personnes malades, dont trois cas probable aux Etats-Unis.
Où se situe l’épicentre de l’épidémie?
Dans la région de Hambourg, en Allemagne. En début de semaine, 115 cas confirmés de contamination et 82 syndromes hémolytique et urémique (SHU) avaient été dénombrés au Centre médical de l'Université de Schleswig-Holstein. Pour la seule ville de Hambourg, le bilan était de 488 contaminations et 94 SHU. Pour l’instant, tous les malades habitent en Allemagne ou reviennent d'un séjour dans ce pays.
Que sait-on sur la bactérie tueuse?
Il s’agit d’une souche rare d’une bactérie Escherichia coli entéro-hémorragique (ECEH) O104-H4 appartenant à la famille des Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC). Mais là où les choses se compliquent encore, c’est qu’elle serait couplée à une autre souche d'E. coli, l'EAEC 55989, qui a été précédemment isolée en Afrique centrale. Selon les scientifiques de l'Institut du génome de Pékin, il s’agit donc d’un hybride, renfermant des gènes de deux bactéries E.coli différentes.
L’ingestion de cette bactérie provoque des hémorragies du système digestif et, dans les cas les plus graves, par des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU). L'incubation est d'une dizaine de jours avant que la maladie ne se déclare, précisent les experts de la Commission.
Dans quels aliments la bactérie pourrait-elle se trouver?
Si les concombres espagnols semblent avoir été dédouanés par les autorités sanitaires allemandes, celles-ci recommandent toujours d’éviter de consommer ces cucurbitacées, quelle qu’en soit l’origine, ainsi que des tomates et des salades. Les crudités, particulièrement prisées en cette saison, sont donc dans le collimateur, puisque la bactérie ne survit pas à une cuisson d'environ deux minutes à 70 degrés. Les fruits et la viande, parfois consommée peu cuite voire crue, seraient toutefois aussi dans la ligne de mire des scientifiques.
Tout ce que l’on sait, c’est que le tube digestif des ruminants est le principal réservoir de cette bactérie. Comment s’est-elle ensuite retrouvée dans des aliments, a priori des légumes, consommés en Allemagne, c’est toute la question.
Pourquoi les concombres espagnols ont-ils été d’abord été accusés?
Parce que les premiers résultats des analyses effectuées à Hambourg sur des concombres espagnols avaient révélé la présence d’une souche d'E. coli sur ces légumes. Mais il ne s'agissait pas de la souche O104-H4.
Quelle catégorie de population est principalement touchée?
Contrairement aux précédentes épidémies d’E. coli, qui touchent davantage les enfants, les femmes sont cette fois-ci plus touchées (71% des cas). L'une des raisons avancées est qu’elles consomment davantage de crudités, vecteurs potentiels de l’épidémie.
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Le : 03/06/2011
Les analyses disculpent le concombre espagnol
Scr: 20minutes.fr-Reuters
Photo: Un concombre bio espagnol, semblable à ceux dans lesquels ont été identifiées des Escherichia coli enterohémorragiques, en mai 2011 en Allemagne. —B.C./SIPA
SANTE - L'Espagne est furieuse des accusations portées par l'Allemagne...
Les gouvernements européens ont multiplié les accusations sur l'origine des concombres contaminés par la bactérie Escherichia coli qui a causé, selon le dernier bilan disponible ce mercredi matin, la mort de seize personnes en Allemagne et en Suède.
Le décès d'une Suédoise constitue le premier cas mortel hors d'Allemagne depuis le début de l'épidémie, qui touche également l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Danemark et les Pays-Bas. Les malades, dont le nombre dépasse aujourd'hui le millier, ont tous en commun d'avoir séjourné récemment outre-Rhin.
Dans un premier temps, la bactérie mortelle a été imputée à des concombres espagnols importés en Allemagne. Mais les autorités allemandes ont admis mardi que les dernières analyses montraient que le légume incriminé ne portait pas la bactérie.
Ampleur sans précédent
«L'Allemagne reconnaît que les concombres espagnols ne sont pas la cause (de l'épidémie)», a déclaré le secrétaire d'Etat à l'Agriculture Robert Kloos, lors d'une rencontre avec des ministre de l'Union européenne en Hongrie.
Malgré ce démenti allemand, l'autorité américaine de contrôle alimentaire (FDA) continue de contrôler tous les chargements de légumes et d'autres produits originaires d'Espagne.
Au-delà de l'aspect sanitaire, la crise suscite des tensions diplomatiques entre Berlin, Madrid, Paris et Moscou.
La ministre espagnole de l'Agriculture, Rosa Aguilar, a critiqué les accusations initiales de Berlin. «L'Allemagne a accusé l'Espagne d'être responsable de la contamination du E. coli en Allemagne et elle l'a fait sans preuves, créant un dommage irréparable à ce secteur d'activité en Espagne», a-t-elle dit.
Les exploitants espagnols estiment perdre 200 millions d'euros par semaine en raison du manque à gagner engendré par cette crise. Selon des médias espagnols, l'Allemagne, le Danemark, la République tchèque, le Luxembourg, la Hongrie, la Suède, la Belgique et la Russie bloquent l'entrée de concombres espagnols.
Madrid a réclamé à Berlin de prendre «des mesures extraordinaires pour compenser les pertes énormes causées au secteur espagnol».
Doutes sur l'origine de la bactérie
En France, où trois cas ont été signalés, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a invité les autorités allemandes et espagnoles à la transparence.
«Au début les autorités allemandes étaient formelles, aujourd'hui il y a des questions qui se posent de plus en plus, je veux savoir quelle est cette origine. Nous avons besoin d'une information d'une transparence totale de la part des autorités allemandes, mais aussi de la part des autorités espagnoles», a-t-il souligné mardi sur France 2.
L'origine exacte de la souche de la bactérie est encore inconnue. Mais, selon des scientifiques, les soupçons peuvent légitimement se porter sur des légumes et des salades parce que le fumier utilisé pour fertiliser les champs peut contenir le E. coli.
La bactérie incriminée produit des shigatoxines (STEC) qui peuvent entraîner des manifestations cliniques variées telles que des diarrhées banales ou hémorragiques, susceptibles d'évoluer vers le SHU, ou syndrome hémolytique et urémique qui affecte le sang, les reins et, dans les cas graves, le système nerveux.
Selon le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (CEPCM), basé en Suède, cette épidémie de STEC/SHU est d'une ampleur sans précédent.
L'OMS juge que l'usage du téléphone portable est "peut-être cancérogène"
Scr: msn.fr
Des experts internationaux, réunis à l'initiative de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
ont statué mardi que l'usage des téléphones portables pouvait être cancérogène,
plaidant pour l'utilisation des kits mains libres et la pratique des SMS.
"Les preuves, qui continuent à s'accumuler, sont assez fortes pour justifier" une classification de l'usage du téléphone portable en "peut-être cancérogène pour l'homme", a estimé Jonathan Samet, président du groupe de travail d'une trentaine d'experts qui se sont réunis pendant huit jours à Lyon.
Ces experts se sont rassemblés sous l'égide du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l'OMS, pour étudier les risques de cancer que font courir les "champs électromagnétiques de radiofréquence". Ils ont analysé toutes les études conduites sur le sujet.
Le classement retenu est fondé "sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau associé avec l'usage du téléphone portable", a précisé M. Samet au cours d'une conférence de presse téléphonique.
Ce classement signifie qu'"il peut y avoir un risque, et que donc nous devons surveiller de près le lien entre les téléphones portables et le risque de cancer", a ajouté M. Samet.
Selon Gérard Lasfargues, directeur général adjoint de l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses), le classement du CIRC était jusqu'à maintenant un cran en-dessous (soit "inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'homme"). Le nouveau classement est identique à celui de la laine de verre et des vapeurs d'essence.
La Fédération Française des Télécoms (les opérateurs) relève dans un communiqué que les ondes radio "n’ont pas la même classification que, par exemple, l’alcool, le tabac et l’amiante (catégorie 1)", ni que "le trichloréthylène et les fumées des moteurs diesel (catégorie 2A)", et que le Circ, "en choisissant 2B, indique que le lien entre cancer et ondes radio n’est pas démontré", ajoute le communiqué.
Elle rappelle aussi que les opérateurs incluent un kit oreillette dans chaque coffret de téléphone mobile.
Pour Christopher Wild, directeur du CIRC, "Il est important que des recherches complémentaires soient menées sur l'utilisation intensive, sur le long terme, des téléphones portables".
"Dans l'attente de la disponibilité de telles informations, il est important de prendre des mesures pragmatiques afin de réduire l'exposition (aux ondes)", a-t-il ajouté.
Kurt Straif, du CIRC a évoqué des moyens de réduire l'exposition.
"Ce qui probablement entraîne le plus haut niveau d'exposition, c'est d'utiliser le portable pour des appels", a-t-il souligné. "Si vous l'utilisez pour des SMS, ou avec un kit mains libres pour les appels, vous abaissez l'exposition de 10 fois", a-t-il ajouté.
Les experts ont estimé que s'il existait un lien possible pour les gliomes et les neurinomes de l'acoustique, il n'était pas possible de tirer des conclusions pour les autres types de cancer.
Le groupe de travail n'a pas quantifié le risque. Selon le Pr Lasfargues, il se base sur l'étude Interphone qui a étudié un usage du portable jusqu'en 2004 et a montré une augmentation de 40% du risque de gliomes chez les plus gros utilisateurs (à l'époque définis comme utilisant l'appareil pendant en moyenne 30 mn par jour pendant 10 ans).
Le Dr Robert Baan, chercheur du CIRC, a souligné la difficulté de l'exercice en se basant sur une étude relativement ancienne.
"Concernant les forts utilisateurs, il faut faire attention, car les données épidemiologiques remontent à 10 ans. Entretemps, la technologie a beaucoup évolué et les téléphones modernes ont une émission beaucoup plus basse que les anciens", a-t-il expliqué.
"Il y a une amélioration de la technologie mais il y a aussi une augmentation de l'usage, il est difficile de faire la balance entre les deux", a-t-il ajouté.
Le Pr Lasfargues s'est dit "satisfait" des conclusions de l'Oms, les mêmes que celles auxquelles était parvenue l'Anses (qui s'appelait alors Afsset) en 2009.
"A partir d’aujourd’hui, plus personne ne pourra dire +le risque n’existe pas+ et chacun à son niveau - politiques, opérateurs, employeurs, utilisateurs, parents,...- devra en tenir compte", a déclaré Janine Le Calvez, de l'association Priartem.
Surveiller les ressources en eau depuis l’espace
Scr: sciencesetavenir.fr
Photo: Carte des anomalies du champ de gravité construite à partir des données fournies par GRACE Nasa
L’identification de petites variations de la gravité terrestre permet de repérer et les endroits où les eaux souterraines sont menacées par une trop forte demande.
Surveiller l’eau sur Terre depuis l’espace
Parmi ces zones, les scientifiques ont identifié des endroits aussi différents que l’Afrique du Nord, le nord de l’Inde, de la Chine ou encore la San Joaquin Valley, au cœur de la Californie. Cette identification a été rendue possible grâce aux données fournies par les satellites jumeaux de la mission GRACE (Gravity Recovery And Climate Experiment).
GRACE utilise un système de mesure de distance reposant sur des émissions micro-ondes qui calcule les variations de vitesse et de distance entre deux satellites identiques. En mesurant de manière continue les modifications de distance entre les deux satellites et en combinant ces informations avec la position des satellites fournie par des récepteurs GPS, les scientifiques peuvent reconstituer une carte détaillée du champ de gravité terrestre.
Des variations dans le champ de gravité terrestre permettent d’estimer la distrubition de l’eau sur et sous la Terre. « Grace voit tous les changements dans la glace, dans le stockage de la neige et de l’eau, toutes les eaux de surface, l’ensemble de l’humidité du sol et toutes les eaux souterraines » explique le Dray S. Famiglietti, directeur de l'université du centre de la Californie pour la modélisation hydrologique.
Des résultats qui dérangent
Les modélisations des prélèvements en eau réalisées grâce aux données de GRACE montrent que dans beaucoup d’endroits du monde l’eau souterraine est menacée. « L’eau est une ressource qui a été abondante. Mais maintenant nous avons le changement climatique, nous avons la croissance démographique […] et nous avons satellites qui nous montrent que nous sommes en train de menacer cette ressource » poursuit le scientifique.
Malheureusement, lorsqu’il fait part de ses résultats il n’est pas toujours bien accueilli par les décideurs politiques locaux de même que par d’autres hydrologues. « Imaginer un satellite en l’air en train de mesurer les eaux souterraines peut paraître étrange, surtout à un hydrologue traditionnel » souligne John Wahr, géophysicien à l'Université du Colorado.
De même nombre de décideurs locaux, en Californie comme en Inde, ont reçu ces résultats avec beaucoup de réticence. « Lorsque dans un pays comme l'Inde vous dites : nous faisons quelque chose qui n'est pas viable et nous devons changer, eh bien, les gens résistent au changement. Le changement est coûteux » conclut Sean Swenson également affecté à la mission Grace.
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Le : 02/06/2011
La supercherie des plastiques dits "biodégradables"
Scr: notre-planete.com
Photo:Bien que dégradés, les plastiques dits "écologiques" pourraient bien perdurer longtemps dans l'environnement.
© C. Magdelaine / notre-planete.info
Une ruée vers... Une impasse : les sacs en plastique "biodégradables"
n'ont pas les vertus environnementales qu'on leur prête.
En effet, la version "écologique" du polyéthylène pourrait se révéler beaucoup plus nocive que prévu.
Les sacs de polyéthylène sont l'un des matériaux les plus couramment utilisés au monde, au point où les déchets de sacs plastiques sont l'un des symboles marquants de l'impact de l'Homme sur son environnement. En réponse à la menace écologique des déchets plastiques, l'industrie surfe sur la mode des plastiques dits "biodégradables".
Le plastique "biodégradable" est un plastique qui, en théorie, peut être détruit par des microorganismes (bactéries ou champignons) dans l'eau, le dioxyde de carbone (CO2) et certains biomatériaux. Attention ! Le plastique biodégradable n'est pas forcément produit à partir de biomatériaux (comme les plantes). Plusieurs types de plastique "biodégradables" sont fabriqués à partir de pétrole, tout comme le plastique ordinaire.
Si ces sacs plastiques "dégradables" se désagrègent en petits fragments dans l'environnement, ces fragments peuvent perdurer très longtemps et aucune étude sur leur évolution à long terme n'est disponible. En effet, ces produits sont qualifiés de "biodégradables" sans qu'aucune référence ne soit faite au temps nécessaire à leur dégadation biologique complète.
"La littérature sur les polyéthylènes dégradables est certes touffue mais personne n'a démontré de forte dégradation," note Ann-Christine Albertsson, principale contributrice aux études critiques et chercheuse au Swedish Royal Institute of Technology (KTH) sur les polymères à Stockholm. "Ces plastiques se dégradent bien en quelque sorte puisqu'ils perdent une partie de leurs propriétés, mais rien ne prouve que ce processus soit bénéfique pour l'environnement."
Des additifs métalliques de transition comme le fer et le cobalt accélèrent l'oxydation des polymères d'éthylène et la dégradabilité ou biodégradabilité de ces matériaux est volontiers mise en avant sur les emballages alimentaires ou les sacs plastiques. Une étude publiée mi-avril 2011 dans Environmental Science & Technology(1), nous alerte sur le fait que la "dégradabilité des polyéthylènes" est loin d'être établie.
Les pays en développement comme la Chine se mettent aussi au polyéthylène dégradable, relève la chercheuse du KTH. Les pouvoirs publics indiens, intéressés, ont dépêché un de leurs chercheurs confirmés pour travailler aux côtés d'Ann-Christine Albertsson?. Certains pays se tournent vers les produits réellement biodégradables à base de polyactides d'amidon, mais leur coût reste un frein. Les produits à base de papier, par ailleurs, ne sont pas souhaitables du fait de la déforestation.
Les plastiques oxo-dégradables
Noreen Thomas, spécialiste des matériaux à l'Université britannique de Loughborough a rédigé en 2010 un rapport pour son ministère de tutelle, le UK Department for Environment, Food and Rural Affairs (DEFRA) sur les plastiques oxo-dégradables(2) : polyéthylènes et certains types de polypropylènes.
Les plastiques oxo-dégradables appelée à tort oxo-biodégradables accèlerent leur décomposition lorsqu'ils sont exposés à la chaleur, la lumière ou sous l'effet de contraintes mécaniques.
Noreen Thomas a montré que la vitesse de fragmentation du plastique dépend essentiellement de la chaleur ambiante et de la durée d'exposition à la lumière – et donc des facteurs environnementaux du site où le plastique a été abandonné. Le rapport du Defra indique que les fragments oxo-dégradables abandonnés à l'air libre au Royaume Uni se délitent en petits fragments dans un laps de temps compris entre deux et cinq ans. Après quoi la biodégradation de ces petits fragments est "très lente", observe-t-elle.
"Nous en concluons que les plastiques oxo-dégradables ne présentent aucun intérêt écologique," rapporte Noreen Thomas au magazine Nature.
Ces plastiques ne sont pas compostables car les fragments dénaturent le compost au point de le rendre inutilisable. De plus, ces matériaux ne sont pas recyclables selon la méthode traditionnelle pour les plastiques car les additifs qui favorisent leur délitement corrompent aussi le produit recyclé. Le rapport recommande ainsi de ne pas utiliser ces plastiques dans le recyclage mais de les incinérer ou de les enfouir...
La synthèse du rapport préparée par le Defra souligne que "ces deux options de traitement de fin de vie rendent les propriétés 'dégradables' des plastiques oxo-dégradables totalement superflues."
L'Ecosse veut 100% d'électricité renouvelable en 2020
Scr: enerzine.com
Le gouvernement écossais a décidé de relevé à 100% son objectif de production d'électricité renouvelable pour 2020 ! Le Premier Ministre Alex Salmond s'est engagé à aller « encore plus vite et plus loin » pour conforter le statut de leader des énergies vertes en Europe de l'Ecosse.
Il a ainsi officiellement lancé le nouvel objectif pour 2020, lors de la récente édition d'All Energy, première conférence et exposition sur les énergies renouvelables au Royaume-Uni.
« Le rythme de développement s'est tellement accéléré que nous avons déjà dépassé notre objectif pour 2011, et nous pouvons donc désormais nous engager à produire 100 % de la demande écossaise en électricité à partir de ressources renouvelables d'ici à 2020. D'ici là, nous entendons produire le double des besoins en électricité de l'Ecosse, un peu plus de la moitié à partir de ressources renouvelables et un peu moins de la moitié à partir d'autres énergies conventionnelles » a t'il déclaré.
Et d'ajouter : « Nous exporterons ainsi autant d'électricité que nous en consommons. Nous continuerons donc à collaborer avec l'industrie et les gouvernements au niveau local, britannique et européen afin de poursuivre sur cette lancée. Nous allons désormais aller plus loin et plus vite pour consolider notre rang de leader des énergies vertes en Europe. »
Anne MacColl, Directrice Générale de Scottish Development International a quant-à elle déclaré : « L'industrie de l'éolien offshore en Ecosse est une composante clé de la croissance future. Elle bénéficie de ressources naturelles inégalées, d'un environnement économique concurrentiel, d'une recherche universitaire et industrielle d'envergure mondiale ainsi que d'une vaste expérience de l'exploration pétrolière et gazière offshore. »
A cette occasion, un nouveau portail dédié à l'éolien offshore destiné aussi bien aux entreprises qu'aux particuliers a été lancé. Il a été conçu en concertation avec l'industrie et d'autres partenaires clés du secteur public.
Les carburants Fischer-Tropsch CTL, GTL et BTL
Scr: futura-sciences.com
Photo: CTL, GTL et BTL sont trois carburants alternatifs. © DR
Les procédés Fischer-Tropsch CTL, GTL et BTL sont des carburants alternatifs
parmi les différents carburants de substitution :................
le gaz de pétrole liquéfié (GPL) ;
les procédés Fischer-Tropsch CTL, GTL et BTL ;
Le gaz naturel pour véhicule (GNV) et le biogaz ;
Les biocarburants à base d’alcool (bioéthanol) ou d’huile (biodiesel) ;
Le dihydrogène (H2) ;
l'électricité.
Les procédés Fischer-Tropsch CTL
Bien que plus coûteux pour l’instant que le pétrole, ces carburants ont le mérite de s’affranchir en partie du problème des réserves de pétrole. Les carburants à base de charbon liquéfié (CTL ou Coal-to-liquid) promettent ainsi des réserves pour encore deux siècles, mais ils sont aussi beaucoup plus polluants et émetteurs de CO2 que ne le sont l’essence et le gasoil.
Les carburants GTL
Les carburants produits à partir de gaz naturel liquéfié (GTL ou Gaz-to-liquid) sont quant à eux plus propres et émettent moins de CO2 que les carburants conventionnels. Cependant, les réserves de gaz sont à peine plus importantes que celles de pétroles : 60 à 100 ans au rythme actuel de consommation.
Les carburants BTL
Selon le même procédé, il est aussi possible de produire du carburant liquide et neutre en carbone à partir de biomasse renouvelable. C’est le BTL ou Biomass-to-liquid.
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Le : 01/06/2011
Les émissions de CO2 ont atteint un niveau record en 2010
Scr: lemonde.fr / Photo: Reuters-P.A
Les émissions de CO2 ont atteint leur plus haut niveau historique en 2010,
dépassant de 5 % leur précédent record enregistré en 2008.
Il s'agit d'un "sérieux revers" pour la lutte contre le réchauffement climatique, annonce, lundi, l'Agence internationale de l'énergie.
Ce record fait craindre une élévation de la température supérieure à 2 °C, seuil au-delà duquel pourrait advenir un "dangereux changement climatique" selon les scientifiques. Des données non publiées de l'AIE ont révélé que la récession mondiale n'avait eu que très peu d'impact sur les émissions en 2010, année où l'augmentation s'est élevée à 1,6 gigatonne de CO2 rejeté dans l'atmosphère par rapport à 2009.
"C'est la pire nouvelle en ce qui concerne les émissions" de CO2, a affirmé au journal britannique The Guardian l'économiste en chef de l'AIE, Fatih Birol. "Ça devient un défi extrêmement difficile à tenir de rester sous les 2 °C, a-t-il ajouté. Les perspectives sont mauvaises."
AU-DELÀ DES 4 °C VERS 2100
Pour échapper aux pires effets du réchauffement, l'AIE a averti que les émissions annuelles de CO2 ne devaient pas dépasser les 32 gigatonnes en 2020. Or, selon les dernières estimations, ces rejets ont atteint 30,6 gigatonnes en 2010.
Nicholas Stern, de la London School of Economics, auteur d'un rapport sur le changement climatique qui fait autorité, prévoit les pires conséquences si les émissions de CO2 ne diminuent pas. Les projections "supposent qu'il y a 50 % de possibilité que l'augmentation de la température dépasse 4 °C vers 2100", a-t-il affirmé au Guardian. "Une telle chaleur perturberait les vies et les moyens d'existence de centaines de millions de personnes à travers la planète, menant à un large mouvement de migration et au conflit", a-t-il averti.
L'éolien texan a le vent en poupe
Scr: BE Etats-Unis 248/Photo:MST
Une éolienne. Deux. Puis dix. Cent. Cinq cent. Mille enfin. Voici ce qui attend le voyageur
qui s'aventure dans les plateaux du nord ouest du Texas. Difficile à imaginer, l'impression
provoquée par ce spectacle n'est que partiellement reproduite par les photographies.
Sur 360°, à perte de vue, des éoliennes. Le comté de Nolan - 2 367 km2, l'équivalent des Yvelines - situé à 600 km de Houston, abrite en effet quatre des six plus grands parcs éoliens du monde : Roscoe (781 MW), Horse Hollow (735 MW), Sweetwater (585 MW) et Buffalo Gap (523 MW). Le Texas est le premier état producteur d'énergie éolienne aux Etats-Unis avec une capacité de 10.000 MW, soit 25% de la capacité américaine. Le comté de Nolan à lui seul dépasse en production l'ensemble de l'état de Californie.
Roscoe, un petit village texan d'un peu plus de 1300 habitants, héberge ainsi depuis 2009 le plus grand parc éolien du monde. 631 éoliennes blanches qui s'élancent dans le ciel azur transformant le vent, si longtemps maudit par les habitants, en une ressource financière stable pour ces agriculteurs aux revenus capricieux. Retour sur une aventure humaine et technique.
Un leader convaincu et un territoire propice
L'artisan de ce succès pour Roscoe s'appelle Cliff Etheredge. Natif du village, cultivant le coton, il est persuadé au début des années 2000 que le terrain communal est propice au développement de l'éolien. A l'époque, ce sont les plateaux présentant des falaises marquées qui intéressent les investisseurs. L'accélération du vent provoqué par le changement d'altitude en fait, en effet, des zones de choix pour placer des éoliennes. Roscoe est situé sur le haut plateau qui partage les vallées de la Brazos River et de la Colorado River, mais la transition vers les vallées se fait par des pentes douces. "C'est au final un avantage", commente Cliff. "Les falaises sont un plus quand le vent souffle dans la bonne direction, pas autrement. A Roscoe, les pentes douces provoquent une accélération moindre mais continue, quelle que soit la direction des vents. On évite aussi les turbulences".
Le vent souffle en permanence à Roscoe, qui se situe au sud d'une bande venteuse du centre des Etats-Unis. Mais ce n'est pas le seul ingrédient qui a fait le succès du lieu. Car encore faut-il disposer des infrastructures permettant de transporter l'électricité produite. Lors de la découverte du pétrole dans les régions voisines, le gaz extrait des puits était brulé. Au lieu de perdre cette ressource, six centrales électriques se sont ensuite construites pour l'exploiter et, avec elles, une grille de distribution d'électricité. Ces centrales étant aujourd'hui fermées, la région disposait d'une infrastructure de distribution toute disponible. Un atout en plus pour convaincre les investisseurs de l'intérêt géographique du lieu. Mais ils ne seront pas les plus difficiles à entrainer dans l'aventure.
Une difficulté majeure : le nombre de propriétaires
A l'époque, les parcs éoliens se développent dans les ranchs, là où de vastes étendues n'appartiennent qu'à quelques propriétaires. A Roscoe, plus de 400 propriétaires se partagent le terrain sur lequel est construit le parc. Cliff commence à organiser des meetings avec eux pour présenter son projet au printemps 2004. "Il fallait pouvoir apporter la même information à tous et contrer la désinformation qui circulait. Il y avait une rencontre toutes les deux semaines. A la première, personne n'a posé de questions. C'est venu petit à petit. Il fallait faire évoluer la mentalité de la population qui avait grandi dans l'esprit de l'industrie pétrolière et gazière. Ils avaient beaucoup à apprendre".
A partir de l'été 2004, une organisation de 34 propriétaires terriens voit le jour. Il s'agit maintenant de trouver des investisseurs. "Je suis allé à New York, car c'est là qu'ils sont" raconte Cliff. Un voyage qui lui permettra par la suite de trouver une entreprise irlandaise intéressée, racheté depuis par une entreprise allemande. Un an plus tard, en 2005, les contrats étaient signés. Le nombre de propriétaires participant au projet allait alors s'accroitre, 95% d'entre eux se lançant dans l'aventure. La construction a pris deux années et demie, entre 2006 et 2009. Près de 800 personnes travaillaient sur les chantiers à un rythme qui voyait se dresser quatre nouvelles éoliennes tous les jours. "Il n'y avait plus une chambre disponible, plus une maison à louer, à 150 km à la ronde", se souvient Cliff, légèrement nostalgique de cette époque d'activité intense pour le village.
Des conséquences toutes positives
Aujourd'hui, Roscoe a retrouvé son calme. Sous le sol du village, il n'y a pas de pétrole, il n'y a pas d'eau. Deux richesses qui ont assuré le développement de tous les comtés aux alentours. Le vent comme une revanche ? "Non pas de revanche. Cette fois ci, c'est notre tour, c'est tout. Nous avons toujours été victime des vents. Ils détruisent les cultures, ils érodent les terres. Jusqu'à maintenant, nous détestions le vent. Aujourd'hui, c'est notre meilleure ressource. Pour la première fois, les gens ici disposent d'un revenu annuel garanti. Avant, tout dépendait des pluies". La sécheresse intense qui sévit dans la région ne laisse pas beaucoup d'espoir pour cette année. Il se pourrait même que le coton ne soit pas planté. Les quelques milliers de dollars obtenus par les propriétaires pour chaque éolienne feront alors toute la différence.
Les retombées économiques du parc éolien ont bénéficié aussi au village La population s'est stabilisée. Les écoles ont été améliorées avec de nouvelles infrastructures. On y compte même quarante nouvelles inscriptions, du jamais vu depuis des décennies. Il y a de nouveaux commerces en ville. Les jeunes qui fuyaient le village peuvent aujourd'hui y trouver des emplois. Pour Cliff, qui a grandi à Roscoe, voir cette évolution est sans doute la plus grande récompense de son engagement pour le projet. Il espère d'ailleurs que le projet pourra inspirer d'autres communautés.
Le paysage a été largement bouleversé. En plus des centaines d'éoliennes, il a fallu construire des lignes électriques supplémentaires. Là non plus, pas de regrets pour Cliff. "Notre paysage est ennuyeux, tout est plat. Nous apprécions tout ce qui peut lui donner un peu de verticalité !". Vraiment, le parc éolien n'aura eu que des conséquences positives
Cliff a cependant un dernier rêve pour Roscoe. "Nous ne resterons pas le plus grand parc éolien du monde pour toujours. Par contre, nous pouvons encore entrer dans l'histoire en étant le premier parc à dépasser le gigawatt de capacité". Pour cela, il faudra attendre que les investisseurs financiers, refroidis par la crise, ne fassent leur retour dans les terres arides du Texas. Il faudra aussi que la concurrence avec les prix de l'électricité produite à partir des gaz de schiste, présents en grande quantité au Texas, ne soit pas trop désavantageuse pour l'éolien.
L'Espagne refuse d'endosser la responsabilité du concombre tueur
Scr: nonvelobs.com avec AFP
Photo: En Allemagne, une femme de 91 ans est morte dimanche, après avoir développé des troubles rénaux sévères. (AFP)
La ministre de l'Agriculture du pays insiste sur les conséquences économiques de tels soupçons.
L'Espagne a nié en bloc lundi 30 mai que ses concombres soient à l'origine d'une bactérie qui a provoqué douze décès en Allemagne, insistant sur les "dommages irréparables" causés à son agriculture par cette suspicion, pour lesquels elle demandera "une réponse" de l'Union européenne.
"Au début, depuis l'Allemagne, les concombres espagnols ont été désignés comme responsables de cette situation. Il faut dire que ce n'est pas vrai et nous devons demander aux autorités allemandes qu'elles bouclent immédiatement l'enquête qu'elles mènent", a assuré la ministre de l'Agriculture Rosa Aguilar. "Nous comprenons que le problème ne vient pas (du pays d')origine. La Commission européenne elle-même a souligné qu'on ne peut pas affirmer que le problème vienne de là", a-t-elle ajouté.
"Dommages irréparables"
"On est en train de nuire à l'image de l'Espagne, on est en train de nuire au secteur producteur espagnol et le gouvernement espagnol n'est pas disposé à accepter cette situation", a déclaré la ministre. "Les dommages au secteur espagnol sont énormes", a-t-elle affirmé, estimant qu'il s'agit de "dommages irréparables".
Ce sont des dégâts "de plusieurs millions d'euros et en cascade", affectant les autres productions agricoles espagnoles, a déclaré le directeur de la Fédération espagnole des producteurs-exportateurs de fruits et légumes (Fepex), José Maria Pozancos, à l'issue d'une réunion avec Rosa Aguilar. "Les dégâts se produisent en cascade, nous exportons (pour l'équivalent de) près de 200 millions d'euros par semaine (de fruits et légumes) et nous venons de passer une semaine avec une crise qui nous a affectés de manière très négative", a-t-il ajouté.
Des conséquences économiques "très graves"
Dans un communiqué, la Fepex a assuré que "les accusations des autorités allemandes ont déclenché l'alarme parmi les acheteurs européens, ce qui a provoqué une paralysie des exportations espagnoles de certains produits et l'annulation ou la suspension de commandes déjà passées".
Selon elle, "les conséquences économiques sont déjà très graves pour le secteur des fruits et légumes espagnols". Ce dernier a exporté en 2010 9,4 millions de tonnes de produits, dont 24% vers l'Allemagne, son premier marché. Selon l'organisme de statistiques européen Eurostat et le ministère français de l'Agriculture, l'Espagne était en 2008 le premier producteur de concombres en Europe, avec 27% de la production totale, devant les Pays-Bas (20%).
Des hôpitaux allemands submergés
Des hôpitaux du nord de l'Allemagne étaient quant à eux submergés par les malades infectés par une bactérie potentiellement mortelle, apparemment ingérée lors de la consommation de légumes crus, désormais interdits à l'importation par plusieurs pays dont la Belgique et la Russie.
Le bilan s'élevait lundi à 14 morts en Allemagne, après deux nouveaux décès annoncés dans l'après-midi, consécutifs à des hémorragies provoquées par la bactérie E.coli entero-hémorragique (Eceh), dans l'ouest et le nord.
"Il n'y a aucune raison de lever l'alerte", a-t-il dit : 352 cas de patients infectés ayant contracté les troubles rénaux sévères, appelés syndrome hémolytique et urémique (SHU), potentiellement mortels, ont été recensés, "mais le nombre réel est probablement nettement plus élevé".
Les soupçons se portent vers des concombres biologiques issus de cultures sous serres en Andalousie (sud de l'Espagne). Mais une contamination le long de la chaîne de distribution n'est pas exclue.
Interdiction des importations espagnoles en Belgique et Russie
L'inquiétude grandit chez les consommateurs, qui boudent les étals des primeurs. Une réunion de crise s'est tenue à Berlin entre spécialistes et responsables politiques. Les ministres européens de l'Agriculture réunis à Debrecen (Hongrie) ont affiché leur inquiétude.
"Je vais demander demain à la ministre allemande (que l'enquête soit terminée rapidement, ndlr), lors d'un conseil européen informel en Hongrie, et dans ce contexte je vais aussi indiquer à la présidence hongroise (de l'UE) qu'il faut agir en disant clairement, dans le cadre de l'Union européenne, quelles sont toutes les conclusions des études qui sont menées", a déclaré Rosa Aguilar. Côté espagnol, les résultats des analyses menées ne seront pas connus avant mercredi, selon le ministère.
La Belgique a quant à elle décidé d'interdire les importations de concombres en provenance des distributeurs espagnols. La Russie a pris la même mesure envers les légumes espagnols et allemands et prévenu qu'elle pourrait étendre cette mesure à toute l'UE.
Première victime signalée hors du nord de l'Allemagne
L'affaire témoigne aussi des revers de la médaille de la mondialisation a-t-elle estimé : "un problème avec des concombres espagnols et c'est l'Europe qui tremble".
La bactérie, qui provoque des hémorragies dans le système digestif, continue de se propager en Allemagne, où le bilan est désormais porté à onze morts.
En effet, une nonagénaire contaminée par la bactérie E.coli enterohémorragique est décédée dans l'ouest du pays, ont annoncé lundi les autorités locales. La malade est morte à Paderborn (ouest de l'Allemagne), ce qui en fait la première victime signalée hors du nord du pays, principal foyer de l'infection. Jusqu'ici, tous les décès étaient concentrés dans le nord, principalement à Hambourg et dans le Schleswig-Holstein.
Une incubation de 7 à 15 jours
La femme de 91 ans est morte dimanche, après avoir développé des troubles rénaux sévères, appelés syndrome hémolytique et urémique (SHU), causés par la bactérie. L'institut Robert Koch, chargé du contrôle sanitaire et de la lutte contre les maladies, a recensé lundi 319 patients ayant développé le syndrome SHU, mais n'a jusqu'ici attribué directement que trois décès à la bactérie.
Trois cas suspects d'intoxication alimentaire, "en lien avec une épidémie en Allemagne" sont par ailleurs "en cours d'investigation" en France.
Samedi, vingt-cinq cas de contamination par l'Eceh étaient dénombrés en Suède, sept au Danemark, trois en Grande-Bretagne, deux en Autriche et un aux Pays-Bas. L'incubation est de 7 à 15 jours. |
Le : 31/05/2011
L'humanité doit faire + avec moins, prévient le PNUE
Scr: enerzine.com
Le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement lance une mise en garde sur le fait
que, si rien n'est fait pour « découpler » le taux de croissance économique du taux de consommation des
ressources naturelles, le volume de minéraux, minerais, combustibles fossiles et biomasse consommés chaque
année par l’humanité pourrait atteindre, d’après les estimations, 140 milliards de tonnes (soit trois fois les
niveaux actuels) d'ici 2050.
Dans les pays développés, la consommation de ces quatre ressources clés s'élève en moyenne à 16 tonnes par habitant (et dépasse parfois les 40 tonnes). À titre de comparaison, un Indien consomme en moyenne aujourd'hui quatre tonnes par an.
D’après ce rapport, rédigé par le Panel international des ressources du PNUE, l’éventualité d’une hausse significative des niveaux de consommation, sous l’effet conjugué de la croissance démographique et économique, notamment dans les pays en développement, « va sans doute bien au-delà des niveaux supportables ».
Les gisements bon marché et de bonne qualité de certaines ressources essentielles telles que le pétrole, le cuivre et l’or, commencent déjà à s’épuiser, avec pour conséquence, une hausse des volumes de combustibles et d’eau douce nécessaires à leur extraction.
Faire en sorte que le taux de productivité des ressources (« faire plus avec moins ») dépasse celui de la croissance économique est le principe fondamental de la notion de « découplage », souligne le panel. Cet objectif implique néanmoins de repenser d’urgence les liens entre l’utilisation des ressources et la prospérité économique et de soutenir les innovations technologiques, économiques et sociales par des investissements massifs, pour parvenir au moins au gel de la consommation par habitant dans les pays riches, tout en aidant les pays en développement à adopter un mode de croissance plus durable.
Le phénomène d’urbanisation peut constituer selon les experts un atout à ce titre, dans la mesure où les villes permettent des économies d’échelle et une fourniture de services plus efficace. La consommation par habitant dans les zones densément peuplées est inférieure à celle des régions faiblement peuplées du fait des économies réalisées aux niveaux de la distribution d’eau, du logement, de la gestion des déchets et du recyclage, de la consommation d’énergie et des transports, indiquent les experts.
« Le découplage est une solution gagnante sur tous les tableaux : économique, social et environnemental, » estime Achim Steiner, sous-secrétaire général des Nations Unies et directeur exécutif du PNUE.
« Les gens croient que les nuisances écologiques sont le prix à payer pour les bienfaits économiques. Nous ne pouvons pas et n’avons pas à continuer à nous comporter comme si ce compromis était inévitable, » ajoute-t-il. « Le découplage s’inscrit dans une transition vers une économie verte fondée sur de faibles émissions de carbone et une utilisation efficace des ressources, afin de stimuler la croissance, créer des emplois décents et éradiquer la pauvreté pour que l’empreinte écologique de l’humanité ne dépasse pas les limites de la planète. »
« Le sommet ‘Rio+20’ de l’an prochain sera l’occasion de développer et d’accélérer l’éclosion de l’économie verte, dont les premiers bourgeons sont décelables dans l’ensemble des pays développés et en développement. »
Le nouveau rapport du Panel international des ressources du PNUE, le quatrième de la série, a été rendu public à New York lors de la session annuelle de la Commission des Nations Unies pour le développement durable, qui est axée sur la question de la consommation et de la production durables. Cette session précède d'un an la Conférence internationale des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20) qui se tiendra du 4 au 6 juin 2012 à Rio de Janeiro, autour des deux questions centrales de l’économie verte dans le cadre du développement durable et de l’éradication de la pauvreté, et de l'obtention d'un accord sur un cadre international de développement durable.
Si le rapport ne propose pas d'options stratégiques et technologiques détaillées (qui feront l’objet de prochains rapports), il souligne que les technologies qui ont permis à l’homme d'extraire des quantités toujours plus importantes de ressources naturelles doivent être désormais mises au service d’une utilisation plus efficace des ressources.
La consommation de ressources moyenne par habitant et par an, à l’échelle mondiale, s’élevait, en 2000, entre 8 et 10 tonnes, soit environ le double de l’année 1900. Dans les pays industrialisés (qui représentent un cinquième de la population mondiale), ce taux moyen était pour la même année près de deux fois supérieur à la moyenne mondiale et de quatre à cinq fois supérieur à celui des pays en développement les plus pauvres.
La consommation par habitant à l’échelle mondiale (ou nationale) est calculée en divisant le total des extractions mondiales (ou nationales) de minéraux, de minerais, de combustibles fossiles et de biomasse par les chiffres de la population mondiale (ou nationale).
La croissance rapide du commerce international brouille néanmoins les responsabilités en matière de consommation des ressources et de leur incidence sur l’environnement, indiquent les auteurs.
Au cours du siècle dernier, les mesures de lutte contre la pollution et d’autres dispositifs ont permis de réduire l’impact environnemental de la croissance économique. Sous l’effet conjugué des innovations en matière de technologies, de conception de produits, d’utilisation de l’énergie et de l’essor des populations urbaines adoptant un style de vie plus durable, l'économie mondiale a connu une croissance plus rapide que la consommation des ressources.
Il convient cependant de relativiser ces progrès. La croissance démographique, le maintien de la consommation à des niveaux élevés dans les pays industrialisés et la demande croissante de biens matériels, notamment en Chine, en Inde, au Brésil et dans d’autres économies émergentes ont multiplié par huit la consommation de ressources qui, en valeur absolue, est passée de 6 milliards de tonnes en 1900 à 49 milliards en 2000. Selon les estimations, elle s’élèverait aujourd’hui à 59 milliards de tonnes.
Le découplage est bel et bien à l’œuvre mais « à un rythme qui ne suffit pas pour satisfaire les besoins d’un société équitable et durable, » préviennent les auteurs du rapport. Entre 1980 et 2002, les ressources nécessaires pour produire une valeur économique de 1 000 dollars US ont chuté de 2,1 à 1,6 tonne.
GE lance une centrale électrique flexible et efficace
GE, a annoncé hier le lancement d'une centrale électrique unique en son genre,
conçue pour offrir à la fois une flexibilité et un rendement inégalés.
Selon le conglomérat américain, cette technologie permettra d'intégrer davantage de ressources renouvelables dans le réseau électrique, grâce à un ajustement rapide de puissance, en réponse aux fluctuations de des énergies éolienne et solaire.
GE a injecté plus de 500 millions de dollars d'investissement dans la recherche et le développement de cette centrale. La puissance de la centrale électrique à cycle combiné FlexEfficiency* 50 est de 510 mégawatts, avec un rendement énergétique supérieur à 61%.
Alors que les centrales électriques actuelles fournissent une flexibilité importante ou un rendement élevé, cette centrale fournira pour la première fois une combinaison des deux. Le terme ‘FlexEfficiency' indique l'intégration rentable des énergies renouvelables dans les réseaux électriques.
En s'appuyant dans le domaine des moteurs à réaction, GE a pu concevoir une centrale qui monte en puissance à un rythme de plus de 50 mégawatts par minute, soit deux fois le taux de référence actuel de l'industrie. D'après GE, grâce à cette flexibilité opérationnelle, "les sociétés d'électricité pourront adapter rapidement l'énergie électrique fournie à la demande. Cela permet d'équilibrer le réseau de manière rentable et de favoriser le déploiement accru de ressources énergétiques renouvelables comme l'énergie éolienne et solaire. Une centrale FlexEfficiency* 50 typique fournira une énergie suffisante pour alimenter plus de 600 000 foyers de l'UE."
« Nous travaillons depuis des années pour mettre au point une technologie capable à la fois de fournir un rendement révolutionnaire et de répondre directement au problème de la fluctuation du réseau causé par l'éolien et le solaire. Le besoin d'associer flexibilité et rendement est encore plus pressant aujourd'hui, car dans le monde entier les pays établissent de nouvelles normes pour le contrôle des émissions. » a déclaré Paul Browning, Vice Président du secteur ‘Thermal Products' chez GE.
La centrale FlexEfficiency 50 est conçue pour un fonctionnement flexible qui intègre : une Turbine à Gaz 9FB nouvelle génération fonctionnant à 50 Hz, la fréquence la plus utilisée dans le monde; une Turbine à Vapeur 109D-14, qui fonctionne à partir de la chaleur résiduelle produite par la turbine à gaz; le Générateur de pointe W28 de GE; un système de commande intégré Mark* VIe qui relie toutes les technologies; et un générateur à vapeur de récupération de chaleur.
« Étant donné que la demande mondiale d'énergie devrait doubler d'ici 2030 et que la production d'électricité représente 40% des émissions de gaz à effet de serre, les sociétés d'électricité et les organismes gouvernementaux se penchent très sérieusement sur la façon de produire de l'énergie plus efficacement », ajoute Ricardo Cordoba, Président de GE Energy Europe de l'Ouest et Afrique du Nord. « Cette innovation peut avoir un effet spectaculaire sur les émissions de CO2 et nous offre un moyen agile, efficace et rentable permettant d'aider les pays de l'UE à réaliser leurs objectifs '20-20-20' en matière d'énergie 2. »
Fukushima : la France a été contaminée dès le 22 mars
Scr: enerzine.com
La CRIIRAD** a publié il y à quelques jours une carte qui prouve que la France a bien été impactée par des
masses d'air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fukushima daiichi, dès le 22 mars
2011, soit 2 jours avant la date indiquée par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN).
Selon l'association, elles ont affecté les trois quarts de la France (et non pas le seul sommet du Puy-de-Dôme) et l'activité de l'iode 131 particulaire était plus de 20 fois supérieure à celle annoncée pour le 24 mars. De plus, la France métropolitaine n'a pas été touchée 48 heures après l'Europe septentrionale mais simultanément.
Pour établir sa cartographie, la CRIIRAD s'est basée sur les chiffres de l'IRSN et de certains exploitants, chiffres qui ne figurent pas sur le site CRITER où se trouve, de source officielle, « l'ensemble des résultats de la surveillance spécifique du territoire français (métropole et DROM-COM) effectuée par l’IRSN dans le cadre du suivi de l'impact à très longue distance des rejets radioactifs de l’accident de Fukushima » mais sur le site du Réseau National de Mesure de l'environnement (RNM), curieusement délaissé au profit du premier en pleine gestion de crise.
La CRIIRAD a saisi mercredi, le Premier ministre, M. François Fillon, et le président de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, M. André-Claude Lacoste, d'une Demande D'enquête sur la chronologie des faits et les différents niveaux de responsabilités. Placé sous la tutelle conjointe de cinq ministères, l'IRSN intervient, en effet, comme appui technique du gouvernement et de l'ASN pour toutes les questions relatives à la radioprotection et à la surveillance radiologique du territoire français.
Sur financement public, il est notamment chargé de « rendre compte de la réalité des contaminations de l'environnement et des risques associés »
** CRIIRAD : Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité
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Le :29/05/2011
Focus sur l'énergie Thermique des Mers
Scr: enerzine.com
La filière Thermique des Mers exploite l'énergie due à la circulation de masses d'eau à
des températures différentes, notamment entre les eaux superficielles et profondes des océans..........
Cependant, ce type de technologies ne peut être mis en place que sous des conditions spécifiques : température de l'eau d'environ +4°C en profondeur et de +25°C en surface, être installé au niveau de la mer à proximité des côtes et avec assez de profondeur pour des canalisations pouvant aller jusqu'à 1 km de profondeur.
De ce fait, les zones géographiques d'installation des centrales ETM sont extrêmement réduites, limitées aux zones tropicales entre les tropiques du Cancer et du Capricorne. La France, de par ses territoires d'outre-mer, dispose d'une bonne partie des sites pouvant accueillir un tel type
de station.
Il existe plusieurs types de centrales ETM.
• Les centrales à cycle ouvert ou fermé, selon que le fluide de travail est l'eau de mer elle-même ou un autre fluide, comme l'ammoniac.
• Les centrales à cycle hybride : utilisant les deux précédentes techniques, ce cycle est complété d'un second niveau qui va produire de l'eau potable par l'intermédiaire d'un cycle ouvert utilisant le différentiel de température de l'eau après un cycle fermé.
PROJETS DE DEVELOPPEMENT
De nombreux projets sont en cours en Europe, notamment sur les territoires et les collectivités d'outre mer françaises.
• À la Réunion : l'année 2011 devrait voir la mise en place du premier prototype européen d'ETM, réplique à terre de la future centrale pilote, prévue pour 2014 d'une puissance de 10 MW. Ce projet a été initié en 2009 par l'Aerer et a notamment profité de l'aide de la DCNS.
Ce groupe français est l'un des leaders mondiaux du naval de défense en plus d'être un innovateur dans l'énergie, grâce à son savoir-faire unique. Il est l'un des premiers acteurs à avoir été certifiés ISO 14001. La DCNS a réalisé un chiffre d'affaire de 2,4 milliards de dollars en 2009. À terme, on estime à 400 millions d'euros par an l'économie ainsi réalisée par l'ile de la Réunion.
• En Polynésie française : en septembre 2010, le conseil des ministres de Polynésie française a accordé une subvention à la société Pacific Otec pour le financement d'une étude de faisabilité pour la réalisation d'une centrale ETM. Cette centrale est réalisée en collaboration avec le groupe DCNS et le japonais Xenexys.
• En Martinique : en novembre 2010, le groupe DCNS et la région Martinique ont signé une convention concernant le prédimensionnement d'une centrale pilote, similaire à celle de la Réunion et prévue théoriquement pour 2015.
Sur les 55 zones concernées par la technologie ETM, la France compte 17 zones ayant des besoins minimum de 1 200 MWh, pour assurer leur indépendance énergétique d'ici à 2030. De nombreux acteurs sont présents sur cette filière.
En plus du groupe DCNS qui a investi entre 1 et 2 millions d'euros dans le développement de cette technologie, on trouve le groupe américain Lockheed Martin et le britannique BVT, entreprises positionnées sur les secteurs de la Défense et de la sécurité.
Publication du CETIM
Le Centre technique des industries mécaniques (CETIM) a été créé en 1965, à la demande des industriels de la mécanique afin d’apporter aux entreprises des moyens et des compétences pour accroître leur compétitivité, participer à la normalisation, faire le lien entre la recherche scientifique et l'industrie, promouvoir le progrès des techniques, aider à l’amélioration du rendement et à la garantie de la qualité.
Amazonie: le Brésil ouvre les vannes de la déforestation
Scr:msn.com/photo:AFP/archives
Le puissant lobby agricole brésilien a remporté une victoire au détriment des écologistes
avec l'approbation par les députés d'un projet de loi polémique assouplissant la protection de l'Amazonie.
Après deux ans de discussions, la révision du code forestier de 1965 a finalement été approuvée mardi soir et ce projet de loi devra maintenant passer devant le Sénat.
Avide de repousser les frontières agricoles, le secteur agricole et de l'élevage réclamait une réforme de la loi.
Immense pays de 8,5 millions de km2, le Brésil possède aujourd'hui 5,3 millions de km2 de forêts, essentiellement en Amazonie.
"La Chambre des députés a transformé la loi de protection des forêts en un passeport pour la déforestation et l'expansion débridée de l'agriculture et de l'élevage", a déploré Greenpeace dans un communiqué.
"Les secteurs agricole et de l'élevage célèbrent les progrès obtenus", s'est félicité au contraire la présidente de la Confédération nationale de l'Agriculture, Katia Abreu. "Ce qui est en jeu, c'est la production d'aliments au Brésil, qui soutient l'économie nationale", a-t-elle fait valoir.
Le Brésil est l'un des principaux producteurs et exportateurs au monde de soja, de céréales et de viande mais la déforestation massive a fait du Brésil le cinquième plus grand émetteur de gaz à effet de serre du monde.
Ce vote, contre l'avis du gouvernement, est considéré comme la première défaite de la présidente Dilma Rousseff au parlement.
La ministre de l'Environnement, Izabella Teixeira, a prévenu toutefois que Mme Rousseff pourrait mettre son veto aux points les plus controversés du projet de loi.
Le point le plus critiqué légalise les zones forestières déboisées illégalement jusqu'en juillet 2008 et permet l'activité agricole dans des zones sensibles.
"C'est un message comme quoi les crimes écologiques ne sont pas punis et cela encouragera les déboisements", a déploré à l'AFP le militant de Greenpeace, Paulo Adario.
Le code forestier de 1965 limite l'usage agricole des terres en obligeant les propriétaires de forêts à en préserver une partie intacte, jusqu'à 80% en Amazonie. Elle protège également des zones sensibles pour l'écologie comme les rives des fleuves, les sommets et les coteaux des collines.
Respecter à la lettre le code forestier signifierait replanter 600.000 km2 de terres - un peu plus que la superficie de la France -, a dit l'auteur de la réforme, le député Aldo Rebelo, qui estime que plus de 90% des propriétés rurales du pays ne respectaient pas les quotas de reboisement exigés par la loi.
"Le code devait être modifié. Il manquait des mécanismes encourageant l'effort de protection des forêts (...) mais on ne devait pas amnistier ceux qui ont déboisé dans le passé", a déclaré à l'AFP Paulo Moutinho, analyste à l'Institut de recherches d'Amazonie.
Le Brésil a réussi à ralentir le rythme de la déforestation de l'Amazonie depuis 2004 mais la semaine dernière, une hausse spectaculaire est intervenue au moment où le parlement examinait le code forestier et un cabinet de crise contre la déforestation a été mis en place à Brasilia.
Fumer dès 16 ans provoque des dégâts irréversibles
Scr:lesoir.be/Photo: embellumee.com
À quelle vitesse le tabac attaque-t-il l’organisme, spécialement chez les jeunes fumeurs,
qui ne ressentent encore aucune conséquence de leur consommation, comme l’essoufflement ?
On pensait jusqu’alors qu’il fallait plusieurs années avant de voir un effet biologique.......
Une étude belge réalisée par des toxicologues de l’UCL auprès de jeunes adolescents de 16 ans, et dont Le Soir a pris connaissance, prouve aujourd’hui qu’après un an seulement de consommation d’un paquet par jour, le travail de sape est à l’œuvre au cœur des cellules : la concentration de certaines cellules immunitaires des bronches diminue de 61 %. Quant au monoxyde d’azote, gaz pulmonaire essentiel pour assurer un bon échange de l’oxygène vers la circulation sanguine et contribuer ainsi à une bonne vasodilatation des vaisseaux, il chute de 42 %. Les adolescents, eux, ne ressentent rien : leurs performances au sport n’ont pas varié par rapport à leurs camarades non-fumeurs. Leurs plaintes ne viendront que des années plus tard, quand leur souffle deviendra subitement court.
Pour les responsables de la prévention du tabac auprès des jeunes, cette étude est une raison de plus pour informer correctement des conséquences ultérieures de la consommation de tabac et contrer la propagande quasi sans limite à laquelle se livrent les cigarettiers auprès des jeunes…
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Le : 26/05/2011
On pêche trop dans les grands fonds
Scr: futura-sciences.com
Photo: © Ifremer/P.P.L'empereur, ou hoplostèthe orange, un poisson des grands fonds,pêché depuis 1960, sa pêche intensive a fait chuter les populations au point d'interdire sa capture depuis 2010.
L’océan n’est pas assez grand pour les estomacs humains. Les pêcheurs, confrontés à
une stagnation de leurs prises malgré des efforts grandissants, doivent aller chercher plus bas.
Mais les populations qui vivent là ne sont pas les mêmes et sont plus sensibles à l'exploitation.
Partez à la découverte de la vie dans les abysses
De l’après-guerre aux années 1970, la pêche mondiale ramenait chaque année un peu plus de poissons, grâce à la modernisation des navires mais aussi à l’augmentation de « l’effort de pêche », c’est-à-dire la quantité de bateaux, leur tonnage et le nombre de jours passés en mer. Mais à partir de cette époque, quand les prises ont atteint les 60 millions de tonnes par an, la courbe ascendante a commencé à fléchir. Depuis les années 1990, la pêche mondiale stagne, se stabilisant entre 90 et 95 millions de tonnes. Pourtant, les capacités de prise des flottes de pêche ont continué à augmenter, particulièrement en Chine. Si la production halieutique, elle, augmente (elle était de 144 millions de tonnes en 2009), cette croissance est essentiellement due à la progression de l’aquaculture.
Visiblement, l’écosystème marin de la planète peine à suivre la demande des Homo sapiens. Selon la FAO les deux tiers des ressources halieutiques en sont actuellement à leur exploitation maximale voire en surexploitation. Le cas le plus flagrant est celui de la morue, dont les stocks ne se sont pas reconstitués malgré un moratoire décidé (exécuté) en 1995.
Alors où trouver davantage de poissons ? Plus profond ! C’est vrai : sous les filets habituels vivent des populations d’animaux longtemps restés insoupçonnées. Si leurs effectifs sont rares, l’extension de leur domaine est immense. Les pêcheurs, plutôt que les scientifiques, ont ainsi découvert la richesse biologique des massifs montagneux sous-marins, qui retiennent de nombreux animaux. D'abondantes pêcheries sont maintenant exploitées, par exemple au large de l’Écosse ou autour de Madère et des Açores.
Une activité peu durable
Depuis, la pêche profonde, pratiquée à plusieurs centaines de mètres et aujourd’hui jusqu’à plus de 1.500 mètres, a connu un essor phénoménal, passant de presque rien dans les années 1970 à environ 500.000 tonnes par an, comme le rappelle un rapport détaillé de la Bloom association, intitulé Le profil écologique et socioéconomique des pêches profondes. Une cinquantaine de pays sont impliqués dans cette pêche, mais à des degrés très divers. La Nouvelle-Zélande arrive largement en tête, avec 31 % des prises mondiales de 1950 à 2008, suivie de la Russie et du Japon. À eux trois, ces pays représentent 57 % de la pêche profonde durant cette période.
À regarder les chiffres de prises, on remarque une stagnation relative depuis quelques années et même une baisse récente, après un pic en 2000. En 2003, l’Europe a mis en place des quotas pour les pêches d’espèces profondes dans ses eaux territoriales, ce qui a fortement réduit les prises dans cette région. Mais, souligne le rapport de la Bloom association, la stabilité actuelle est trompeuse car elle n’est pas due à une pêche équilibrée. Comme nous l’expliquait Claire Nouvian (fondatrice de cette association), les zones de pêche sont le plus souvent des massifs montagneux sous-marins où se concentrent de nombreux animaux. La pêche intensive en un même lieu amenuise le stock de poissons en quelques années. La zone est alors abandonnée et les navires vont exploiter une autre zone.
Des quotas pour enrayer la baisse des populations
L’étude met aussi en évidence une « expansion spécifique », c’est-à-dire une augmentation au fil des ans du nombre d’espèces pêchées. Actuellement, une demi-douzaine d’espèces sont principalement concernées, notamment l’empereur (ou hoplostète orange), la légine, la lingue bleue, le grenadier, la dorade rose et le sabre noir. L'activité s'étend aussi géographiquement, pour l’exploration de nouvelles régions, par exemple, le nord-ouest et le sud-ouest du Pacifique. Enfin, les données montrent aussi des pêches de plus en plus profondes.
Quel est l’impact de ces pêches ? Actuellement la science a du mal à le dire car ces espèces vivant en eau profonde sont très mal connues. On sait que leur métabolisme est lent, que leur maturité sexuelle est tardive et que leur longévité est grande (au moins 60 ans pour le grenadier, 120 ans pour l’empereur). Mais les biologistes ne peuvent qu’évaluer les stocks de manière très imparfaite. De plus, comme le souligne l’Ifremer, les écosystèmes benthiques (c’est-à-dire inféodés au fond) diffèrent de ceux du plateau continental et on ignore leur résistance aux engins de pêche.
Ce que l’on constate, c’est l’épuisement de plusieurs stocks, comme ceux de l’empereur et de la lingue bleue dans l’Atlantique nord-est. Ces observations ont conduit la Commission européenne, en 2010, à interdire la pêche à l’empereur et à certains requins. Il semble bien que la pêche profonde, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, ne puisse être une activité durable, même sur le plan économique…
Coup de chaud sur les centrales
Scr: nouvelobs.com/M.B.
photo: 60% des prélèvements d'eau en France servent au refroidissement des centrales nucléaires (AFP)
L’inquiétude monte depuis quelques semaines. Le refroidissement des centrales thermiques,
classiques ou nucléaires, représente à lui seul près de 60 % du total des prélèvements en eau
en France et se fait en quasi-totalité dans les eaux de surface.
Même si une grande partie de ces volumes est rejeté dans les milieux naturels après usage, c’est peu dire que les centrales sont vulnérables aux sécheresses ! "Fort risque de black-out cet été", annonce l’Observatoire du nucléaire.
Selon cette association, présidée par le très militant Stephane Lhomme, ancien porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire et candidat à la primaire d’Europe-Ecologie-Les Verts, "44 des 58 réacteurs nucléaires français sont en bord de rivière et risquent donc de devoir être arrêté". Sans compter qu’"un accident nucléaire grave est aussi possible". Faut-il le croire ? Que doit-on craindre exactement ?
Le risque de black-out
Face à la sécheresse, toutes les centrales ne sont pas logées à la même enseigne. Alors que celles de bord de mer disposent de réserves intarissables, les centrales de bord de fleuves sont particulièrement exposées. Le débit des cours d’eau ne cesse de se réduire depuis le début de l’année. Pour preuve, "la production d’électricité à partir de l’hydraulique a chuté de 20% par rapport au 1er trimestre 2010", indique la porte-parole d’EDF.
A ce jour, les regards se tournent vers les centrales de bord de Loire, au débit particulièrement capricieux : Dampierre, Belleville, Saint-Laurent et Chinon. Et plus que toutes vers Civaux. Souvent accusée d’être surdimensionnée par rapport à la Vienne, affluent de la Loire dont le débit a tendance à décroître, elle se situe dans l’une des régions, Poitou-Charentes, les plus touchées par la sécheresse.
Plus de danger l'hiver que l'été
S’il la pluie ne tombe pas, faudra-t-il arrêter ses réacteurs ? Pas si vite. En amont de ces centrales existent des réserves d’eau dédiées pour maintenir un débit et un niveau d’eau suffisants. A Civaux, elles sont plus importantes qu’ailleurs.
Et "sur la vallée du Rhône, on peut envisager des lâchers d’eau, du Lac Léman ou du barrage de Génissiat, explique Martial Jorel, directeur de la sûreté des réacteurs à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Un black out en plein été, j’ai du mal à le croire. On est beaucoup plus préoccupés l’hiver, quand toutes les centrales fonctionnent à pleine puissance et que le système est très tendu".
Un "plan aléas climatique"
L’été, EDF assure disposer de marges de manœuvre en bord de mer. "Une réorganisation des programmes de maintenance est en cour", indique-t-on chez l’exploitant. En clair : révision des installations et rechargement en combustible doivent garantir, dans les prochaines semaines, le fonctionnement à plein régime des centrales de Gravelines, Penly, Flamanville, Paluel et Le Blayais.
L’Observatoire du nucléaire s’inquiète : "EDF aura la tentation de ne pas arrêter un de ces réacteurs en cas d’incident, avec le risque que cet incident évolue vers un accident, voire une catastrophe".
Achat d'électricité à l'étranger
Vrai que la panique du black-out et de ses répercussions économiques et commerciales est bien réelle chez EDF. Mais pour le prévenir, l’entreprise assure privilégier d’autres solutions, définies depuis 2006 par son "plan aléas climatiques".
Parmi elles, des accords avec des groupes industriels pour qu’ils limitent leur consommation : "Pendant une certaine durée inscrite dans le contrat, ils utilisent d’autres moyens de produire de l’électricité : groupes électrogènes, cogénération…", précise la porte-parole d’EDF.
Autre mesure : l’achat d’électricité sur le marché international de l’énergie. En 2003, année de canicule, EDF a ainsi enregistré un surcoût de plus de 300 millions d’euros –soit près d’un tiers de son bénéfice net.
Le risque pour la biodiversité
Avant d’en arriver à arrêter les réacteurs, l’exploitant décidera certainement de réduire la production de certaines centrales. Ce qui s’est passé en 2006, quand la température du Rhône s’est envolée.
A ce stade, le risque n’est pas tant économique qu’écologique. "Avant d’arrêter un réacteur, il y a deux raisons de limiter sa production", explique Martial Jorel, de l’IRSN. A savoir le réchauffement du cours d’eau lié aux rejets d’eau chaude d’une part, la concentration des effluents radioactifs qui, faute de débit, se diluent moins facilement.
Le tout mettant en danger la faune et la flore locales : reproduction perturbée, compétition avec des espèces mieux adaptées aux nouvelles conditions thermiques...
Mais à partir de quand prend-on cette décision ? Les conditions de prélèvement et de rejet sont fixées pour chaque centrale par un arrêté réglementaire, après réalisation d’une enquête publique. EDF assure le suivi et l’Autorité de sûreté nucléaire, les contrôles. En cas d’alerte de Météo France, c’est le centre d’optimisation de la production, dans chaque centrale, qui décide de limitations.
Ou qui décide -c’est le principal problème- de demander une dérogation. Il s’agit alors de prélever et restituer exceptionnellement l’eau de refroidissement à des températures légèrement supérieures aux normes.
Le gouvernement l’a autorisé en 2003 et en 2006. Cette fois, la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet s’est engagée à refuser : "Si le débit d'eau [d'une rivière] est trop faible, le réacteur [sera] arrêté sans dérogation possible". Toutefois, observe Martial Jorel, "s’il y a danger sur les réseau, il sera dur de refuser à EDF de dépasser les seuils". Parole contre parole.
Le risque de fusion
"Même arrêté, un réacteur doit être refroidi et une fusion de cœur peut se produire si le débit d’une rivière est trop bas pour assurer ce refroidissement minimal", avance Stéphane Lhomme, de l’Observatoire du nucléaire. L’argument s’entend d’autant mieux après la catastrophe de Fukushima. Les réserves d’eau peuvent-elle alors arriver à épuisement ? Combien de temps peuvent-elles tenir ?
"Les systèmes de refroidissement sont conçus pour rester disponibles quelles que soient les périodes de sécheresse, rassure Martial Jorel. Et au cas par cas, certains sites ont des barrages en aval. Il suffirait de ralentir leur débit pour faire remonter le niveau d’eau dans le réacteur".
A condition de maîtriser l’affaire. L’arrosage extérieur de la centrale de Fessenheim en surchauffe, pendant la canicule de 2003 -efficacité zéro, effet d’image désastreux et consommation d’eau maximale- montre que ce n’est pas toujours le cas. Gageons qu’à l’approche des premiers stress-tests, EDF saura éviter les tâches au tableau.
La pollution d’un milieu est-elle irréversible ?
Scr: futura-sciences.com
Photo: La Caulerpa taxifolia, hôte indésirable, est désormais solidement établie en Méditerranée. © Richard Ling CC by-nc-sa 2.0
Malgré des impacts catastrophiques sur les écosystèmes, de graves pollutions comme
les marées noires ou l’empoisonnement au mercure des cours d’eau ne sont heureusement
pas irréversibles, le plus souvent.
La résilience des écosystèmes
Avec le temps, l’ensemble des réactions physico-chimiques du milieu et l’action des organismes sont capables de détoxifier et d’éliminer les polluants chimiques. Si les sources de pollution sont taries, les populations peuvent se remettre peu à peu et se régénérer, rendant aux écosystèmes leurs fonctionnalités. C’est ce que l’on appelle la résilience des écosystèmes.
Cependant, tous les écosystèmes ne sont pas égaux face aux pollutions, certains étant plus sensibles que d’autres. Par ailleurs, plus un écosystème est dégradé et subit de pressions (surexploitation, pollutions diverses, déforestation, etc.), plus sa résilience est faible. Si certaines espèces clé sont atteintes, il peut même s’effondrer irréversiblement.
La réversibilité d’une pollution dépend donc de l’état de santé du milieu et des agressions chroniques qu’il subit. L’homme peut cependant intervenir pour favoriser et accélérer le retour à la normale en luttant contre les sources de pollution et en engageant des actions de restauration écologique et de dépollution.
Les pollutions irréversibles
Toutefois, certaines pollutions sont irréversibles, du moins à des échelles de temps humaines. C’est le cas par exemple des catastrophes nucléaires du type Tchernobyl, dont les effets sur le milieu sont extrêmement importants et durables.
Moins extraordinaires, mais tout aussi irréversibles, sont les pollutions biologiques et génétiques engendrées par les espèces invasives. En effet, une fois bien implantées, la plupart de ces espèces étrangères au milieu deviennent des membres permanents des écosystèmes. Leurs effets sont alors eux aussi permanents.
C’est le cas par exemple de la Caulerpa taxifolia en mer Méditerranée, une algue exotique que l’homme n’a su empêcher de s’installer dans les herbiers marins. Désormais, cette espèce fait partie de l’écosystème méditerranéen et appauvrit la biodiversité et la morphologie du milieu en remplaçant les herbiers de posidonie.
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Le : 26/05/2011
La rivière du Niagara va produire de l'électricité
Scr: enerzine.com
La rivière du Niagara va produire de l'électricité
« Big Becky », le nom de la foreuse utilisée pour creuser un tunnel de 10 kilomètres sous les chutes du Niagara (Canada), a achevé son travail, mais la quête pour un avenir énergétique propre se poursuit.
Lorsque l'ensemble des travaux du projet du tunnel du Niagara seront finis en 2013, ce dernier produira suffisamment d'énergie renouvelable pour alimenter 160 000 foyers de l'Ontario et satisfaire les besoins en électricité de toute la péninsule du Niagara.
En effet, le tunnel souterrain accroîtra le débit de l'eau de la centrale électrique Sir Adam Beck de 500 m cubes par seconde. A terme, la capacité de production de la centrale augmentera de 200 MW.
Le tunnel du Niagara - d'un coût de 1,6 milliards de dollars canadien - est le plus important projet d'énergie renouvelable du genre en construction dans le monde. Le projet a créé plus de 400 emplois à temps plein et a rapporté environ 1 milliard de dollars (près de 725 millions d’euros) en avantages économiques pour la région.
« Cet événement majeur fait en sorte que nous sommes à une nouvelle étape de l'augmentation de l'approvisionnement en énergie propre et renouvelable de l'Ontario. Notre plan énergétique est en train de créer des milliers d'emplois, tout en purifiant l'air que nous respirons et en assurant un courant continu dans nos foyers et nos entreprises », précise Dalton McGuinty, Premier ministre de l'Ontario.
Le Plan énergétique à long terme de l'Ontario vise à remplacer la production d'énergie au charbon par des projets d'énergie renouvelable provenant de l'eau, du vent, du soleil et de la bioénergie. Ces nouveaux types d'énergies ont permis de créer 20 000 emplois dans l'ensemble de la province.
« Ceci est une importante réalisation alors que nous continuons à transformer et à moderniser le réseau électrique de l'Ontario. Nos investissements font progresser l'économie et nous nous assurons d'avoir un réseau énergétique sur lequel les habitants de l'Ontario pourront compter pour encore bien des générations », lance Brad Duguid, Ministre de l'Énergie.
Le projet de tunnel de Niagara
Le tunnel de Niagara est l'un des nombreux projets récemment achevés ou en cours de réalisation qui transforment le réseau électrique de l'Ontario.
Ce projet détournera de l'eau de la rivière Niagara pour l'acheminer vers les centrales de Niagara Falls. Lorsqu'il sera achevé, il permettra à Ontario Power Generation d'accroître la production de la centrale Sir Adam Beck d'environ 1,6 terawatt-heures d'électricité. La construction du tunnel a débuté le 1er septembre 2006 et les travaux devraient être achevés en 2013.
Big Becky est un tunnelier de 150 mètres de longueur, pour une hauteur équivalente à un édifice de plus de 4 étages (14,4m) et qui pèse environ 4 000 tonnes. Dans le tunnel long de 10,2 km, l'eau circulera à un débit de 500 mètres cubes par seconde, assez rapidement pour remplir une piscine olympique en quelques secondes.
C'est la société Strabag AG qui a été choisie pour concevoir et construire le tunnel à la suite d'un appel d'offres international.
L'énergie provenant d'installations hydroélectriques propres, dont celles des chutes Niagara, représentait environ 20 % de l'électricité produite en Ontario en 2010. La province compte présentement plus de 150 installations hydroélectriques qui ont une capacité installée totale de plus de 8 100 mégawatts et qui peuvent produire assez d'électricité chaque année pour alimenter plus de 3 millions de foyers ontariens.
Le gouvernement encourage le biogaz
Scr: lefigaro.fr
Il augmente de 20 % le tarif de rachat aux agriculteurs.
La France veut faire du biogaz ou de la méthanisation une source d'énergie renouvelable majeure d'ici à 2020. Elle est obtenue grâce à la fermentation des déchets organiques animaux ou végétaux. Un décret est paru samedi, il augmente de 20 % le tarif de rachat de l'électricité produite à partir de biogaz pour les petites et moyennes installations agricoles. Ce qui représente un soutien de 300 millions d'euros et une hausse d'environ 1 % de la facture d'électricité des consommateurs à l'horizon 2020. Largement développé dans les fermes allemandes, où il assure un revenu complémentaire à l'agriculteur, le biogaz est peu développé en France. Le gouvernement espère faire émerger une centaine de projets par an. À condition de ne pas changer les règles du jeu en cours de route comme pour le photovoltaïque.
Des mesures de restriction d'eau dans 42 départements
Scr: nouvelobs.fr/AFP
Photo: Un champ aux alentours d'Aslonnes le 19 mai 2011. (AFP)
Quarante-deux départements, soit neuf de plus que mercredi 18 mai, sont désormais concernés
par des mesures restreignant certains usages de l'eau.
selon le bilan actualisé samedi 21 mai par le ministère de l'Ecologie.
Les mesures les plus fortes, qui étaient concentrées sur une vingtaine de départements en début de semaine, ne concernent plus que 15 départements, dont ceux de la région Poitou-Charentes, la Dordogne, le Lot et le Rhône, selon le tableau des arrêtés préfectoraux publié par le ministère sur son site internet.
Par ailleurs, quatre départements restent placés en situation de vigilance.
Les restrictions d'eau limitent les usages jugés non prioritaires pour les particuliers (arrosage des piscines, remplissage des piscines) et peuvent aussi encadrer certains usages liés à l'irrigation agricole.
"Une situation de mois de juillet"
"On est en situation de crise et de gestion de crise", avait affirmé lundi 16 mai la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, après avoir réuni avec un mois d'avance la commission de suivi hydrologique (dit "comité sécheresse") rassemblant les représentants du BRGM, tous les usagers de l'eau, des élus et des experts, afin de faire le point sur la situation.
"On est dans une situation de mois de juillet en ce qui concerne tous les indicateurs: nappes, débit et fonte des neiges", avait-elle ajouté.
Ce comité sécheresse doit se réunir régulièrement et au plus tard à la mi-juin, en fonction de l'évolution de la situation.
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Le barrage des Trois Gorges : "il reste des problèmes"
Scr:enerzine.com
Dans un communiqué publié mercredi, les autorités chinoises ont publiquement admis
que l'ouvrage gigantesque du barrage des Trois Gorges, mis en service il y a 3 ans,
impliquait des problèmes devant être traités de « façon urgente ».
« Alors que le barrage des Trois Gorges est source de nombreux et importants bénéfices, il reste des problèmes qui doivent être résolus de façon urgente, dans les domaines du relogement des résidents (déplacés), de la protection de l'environnement et de la prévention des catastrophes écologiques », a indiqué le Conseil des Affaires d'Etat.
En effet, des villages entiers et des vestiges anciennes ont été noyés sous des milliards de mètres cubes d'eau, sans compter le déplacement obligatoire de quelque 1,4 million de personnes.
Le barrage de 185 m de haut pourrait aussi connaître des déboires d'ordre structurel, car depuis le séisme au Sichuan en 2008, les ingénieurs savent que l'ouvrage semble plus fragile qu'il n'en a l'air. Pendant les inondations de 2010, le complexe hydraulique a été soumis à rude épreuve sous la pression du Chang Jiang. Ensuite, une sédimentation rapide du réservoir pourrait à terme paralyser le fonctionnement du barrage.
La construction du barrage des Trois-Gorges a suscité une vaste polémique, tant en Chine avec l'opposition de nombreux scientifiques que dans le monde. La Banque mondiale a d'ailleurs refusé d'y participer doutant de la fiabilité du barrage. Les associations écologiques dénoncent le risque pour 75 millions de personnes qui vivent en aval de l'ouvrage.
Le barrage des Trois Gorges situé sur le Yangtsé dans la province du Hubei (centre) a coûté la bagatelle de 22 milliards de dollars.
Le Prix de l'inventeur européen 2011 décerné à ...
Scr: enerzine.com
L'Office européen des brevets, la présidence hongroise du Conseil de l'UE et
la Commission européenne ont décerné mercredi le prix européen le plus prestigieux
en matière d'innovation à l'Académie des sciences de Budapest.
Les lauréats par ordre d'importance selon les thématiques d'enerzine :
- PME : Jens Dall Bentzen, Dall Energy Aps (Danemark)
Le four spécial à faibles émissions développé par Jens Dall Bentzen brûle des biocarburants ayant un taux d'humidité de maximum 60 %. C'est donc un moyen idéal et peu onéreux pour produire de l'énergie de manière écologique et très efficace à partir de biomasse dans les usines et ateliers de fabrication.
- Pays non européens : Ashok Gadgil et Vikas Garud, University of California/Lawrence Berkeley National Laboratory, WaterHealth International (Etats-Unis/Inde)
Le dispositif de désinfection de l'eau par ultraviolets développé par Ashok Gadgil et Vikas Garud n'a besoin que d'une lampe à ultraviolets de 40 watts pour désinfecter 1 000 litres d'eau par heure. Il a été installé dans plus de dix pays dans le monde et alimente plus de deux millions de personnes en eau propre.
- Industrie : Ann Lambrechts, Bekaert (Belgique)
L'invention d'Ann Lambrechts a ouvert une multitude de nouvelles possibilités architecturales en améliorant la résistance à la flexion des constructions en béton armé. Les éléments en fibre d'acier qu'elle a mis au point augmentent considérablement la résistance du béton à la tension, réduisent les temps de construction et ont permis la réalisation de nombreuses structures spectaculaires, telles que le tunnel du Gothard.
- OEuvre d'une vie : Per-Ingvar Brånemark (Suède)
Per-Ingvar Brånemark est le pionnier d'une méthode médicale à base d'implants en titane, appelée "ostéointégration", qui établit une connexion stable entre l'implant et l'os. Il s'agit aujourd'hui d'une technique d'implant standard en dentisterie, qui est très répandue dans le domaine de la chirurgie réparatrice.
- Recherche : Christine Van Broeckhoven, Vlaams Interuniversitair Instituut voor Biotechnologie (Belgique)
Le procédé de pointe élaboré par Christine Van Broeckhoven pour identifier les gènes de la maladie d'Alzheimer chez les patients a ouvert la voie au développement de médicaments et de traitements modernes contre cette maladie. Chacun des gènes et protéines qu'elle a identifiés est une "cible" potentielle pour les chercheurs qui mettent au point des traitements contre les maladies neurodégénératives.
En France, le bio bel et bien lancé
Scr:nouvelobs.com /M.B.
Photo: Des fruits et légumes provenant de l'agriculture biologique sont en vente sur un marché, le 31 août 2010 à Toulouse. (c) Afp
Les chiffres de l’Agence Bio, qui viennent de tomber,
montrent que le bio français est en plein boom.
Les pessimistes qui prédisent l’impossible démarrage du bio en France en sont pour leurs frais. Les chiffres de l’Agence Bio, qui viennent tomber, montrent le contraire : le bio français est en plein boom. C’est l’effet cliquet : le décollage, déjà observé l’an dernier, ne se dément pas. L’accélération s’est poursuivie en 2010 alors même que tous les indicateurs économiques étaient au rouge !
Production, consommation… Quoi qu’on regarde, les courbes montent en flèche. En deux ans, le nombre d’exploitations bio a augmenté de 55%. Les ventes de produits alimentaires biologiques, de 32%. Et même restauration collective, jusqu’ici très en retard, est entrée dans la course.
Agriculture bio : record historique
De fin 2008 à fin 2010, le nombre d’exploitations en bio est passé de 13 298 à 20 604. D’où sortent-elles ? Des conversions. Près de 5 000 ont pris le tournant du bio en 2010. Record historique. Et la tendance se poursuit en 2011, avec plus de 1 120 nouvelles exploitations en conversion depuis janvier.
Effet d’aubaine ? Sans doute. Le régime d’aides financières se révèle de plus en plus précaire pour les petits exploitants alors que les exploitants bio bénéficient d’un marché porteur et d’aides consolidées.
Les surfaces progressent de façon un peu moins spectaculaire (+45% entre 2008 et 2010) et représentent 3% de la surface agricole utile (SAU). Encore loin de l’objectif du Grenelle (6% de la SAU en 2012). Mais avec de belles percées sur les fruits, les plantes aromatiques et médicinales et les vignes bio, en plein boom.
Elles expliquent les progressions des régions Midi-Pyrénées, PACA ou Rhône-Alpes, tirée par la Drôme, véritable vitrine, avec 13% de sa SAU cultivée en bio. En rade : Poitou-Charentes et l’Ile-de-France, malgré leurs efforts… de communication.
Les grandes surfaces tirent le marché
Le marché des produits alimentaires bios poursuit sa progression (+32% en deux ans), à prix constants. Il est fortement tiré par les grandes surfaces alimentaires (GSA), qui ont doublé leurs ventes en trois ans (surtout sur les œufs et les laitages).
Les magasins spécialisés, Biocoop, Naturalia et consorts, en pâtissent. Leur part de marché, même si elle reste importante, ne cesse de diminuer depuis cinq ans : elle est passée de 40% à 36% entre 2008 et 2010. La vente directe, qui concerne notamment les fruits et légumes et le vin, semble moins affectée.
La France importe de moins en moins
C’est peu mais c’est déjà ça : la valeur des produits bio provenant de l’étranger est passée de 38% à 35% entre 2009 à 2010. Difficile de faire mieux, puisqu’il s’agit au deux tiers de produits qui ne sont pas ou peu cultivés en France (bananes, cafés, thé, cacao, mais aussi agrumes, soja, citron…) et dont la part ne cesse de progresser. Celles des produits dits « relais », fruits et légumes notamment, que la France ne parvient pas à fournir en quantité suffisante, tend, elle, à diminuer.
6 cantines sur 10 proposent du bio
Près d’un restaurant collectif sur deux (11%) propose du bio au moins ponctuellement. L’introduction est beaucoup plus marquée dans le secteur public (+9% en un an) que dans le privé (+4%). Championnes toutes catégories : les cantines scolaires, dont 61% proposent des produits bio, notamment des fruits, des produits laitiers, des légumes et plus que tout… des pommes.
L’objectif du Grenelle est d’atteindre 20% des approvisionnements en bio d’ici 2012. On en est loin. Mais ici aussi, une dynamique est engagée. Les grands réseaux de distribution (Avenance, Sodexo) s’y mettent et contribuent, avec l’Etat, à la structuration de filière locales. L’engagement de la restauration collective sur le bio est précisément ce qui a permis à l’Italie (du nord) de s’imposer sur ce marché en Europe.
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USA : Où en est le photovoltaïque à concentration en 2011 ?
Scr: BE Etats-Unis 247
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66820.htm
Le solaire photovoltaïque à concentration ou Concentrated PhotoVoltaic (CPV)
est une technologie qui concentre les rayons du soleil sur de petites cellules très
efficaces afin de réduire la surface active de conversion photovoltaïque.....
Ainsi les matériaux semi-conducteurs sont remplacés par des éléments optiques bien moins onéreux. Certains constructeurs comme Solfocus utilisent des miroirs pour concentrer les rayons. D'autres, comme Amonix ou Opel Solar optent pour des lentilles de Fresnel, qui sont soit en polyméthacrylate de méthyle (ou PMMA en anglais) soit en silicium sur verre (silicon on glass : SOG) [27].
La concentration diminue la capture des rayons qui ne proviennent pas directement du soleil, comme par exemple les rayons réfléchis sur les nuages ou le sol, c'est pourquoi les modules CPV sont constamment orientés face au soleil à l'aide d'héliostats (ou trackers). Ceci engendre un surcoût à la fois pour l'investissement initial mais aussi pour l'opération et la maintenance puisque les héliostats comportent des parties mécaniques nécessitant une attention particulière.
Basse concentration VS haute concentration
Les systèmes se différencient surtout selon leur facteur de concentration, qui peut être bas (2 à 100), moyen (100 à 300) ou haut (supérieur à 300) [28]. L'avantage de la basse concentration est que le tracking peut être moins précis car les instruments optiques collectent plus de rayons qui ne sont pas exactement perpendiculaires au récepteur : cela permet l'utilisation de trackers plus simples, parfois avec un seul axe de rotation.
En contrepartie, l'avantage de la haute concentration est de tellement réduire la taille de la cellule photovoltaïque que des matériaux et structures ultraperformants et d'ordinaire réservés aux engins spatiaux deviennent financièrement accessibles. Le principe des cellules multi-jonctions (MJ) est d'empiler trois jonctions p-n qui sont chacune optimisées pour la conversion d'une partie du spectre solaire. Celle du haut, qui possède une largeur de bande interdite (bandgap) élevée, agit comme un filtre passe-bas et récupère les photons de plus grande énergie (ultra-violets et une partie du spectre visible). Celle du milieu exploite la plupart des photons du spectre visible restants et la dernière cellule le reste (infra-rouges) [29]. Les ressources en germanium, substrat de base de ces cellules, sont parfois évoquées comme un frein au développement des cellules MJ mais Umicore, leader du marché des wafers au germanium semble cependant confiant et prépare l'avenir en investissant dans des mines [30].
L'entreprise Solar Junction, dont la base de la technologie a été inventée à l'université Stanford par Homan Yuen détient aujourd'hui le record de rendement photovoltaïque au niveau cellule certifié par le National Renewable Energy Laboratory (43,5%). L'exploit est particulièrement remarquable car les différentes couches de la cellule ont des systèmes réticulaires de même paramètre de maille (lattice-matched) alors que la plupart des cellules MJ mises au point par les autres compagnies ont une structure métamorphique dont la stabilité dans le temps n'a pas été prouvée. Solar Junction est en lice avec quelques autres compagnies pour obtenir une garantie de prêt du Department of Energy (DoE) qui l'aiderait à construire une ligne de production de 250 MW à San Jose en Californie [31].
Notons que la recherche sur l'un des matériaux des cellules MJ, l'arsénure de gallium (GaAs), donne lieu au développement de cellules photovoltaïques qui pourraient être utilisées dans les systèmes "classiques". C'est le pari de la compagnie AltaDevices qui utilise un procédé de croissance épitaxiale, utilisé pour la première fois par le professeur Eli Yablonovitch, actuellement directeur d'un centre de recherche à Berkeley [32].
Finalement, les systèmes à haute concentration (HCPV) sont plus distincts des systèmes photovoltaïques conventionnels que les systèmes à basse concentration (LCPV) puisque :
- les trackers doivent être très précis et offrir un large débattement, ils représentent 21% du prix du système [33];
- lles systèmes optiques sont souvent constitués d'un élément primaire et d'un élément secondaire ;
- lles matériaux photovoltaïques utilisés (cellules MJ III-V GaInP/GaInAs/Ge ou GaInP/GaAs/GaInAs) permettent d'atteindre un rendement au niveau module de presque 30%;
- lles niveaux de concentration rendent nécessaire un système de gestion (actif ou passif) de la température car il faut évacuer en chaleur l'énergie que la cellule n'a pas convertie en électricité ;
- lla puissance solaire exploitable, appelée DNI (direct normal irradiance) n'est pas répartie de la même façon que celle des systèmes sans concentration et elle ne se mesure pas avec les même instruments [34]. Les zones où le HCPV serait le plus rentable sont celles où l'ensoleillement direct normal quotidien serait supérieur à 5-6 kWh/m2 [35].
Développement du CPV aux Etats-Unis
Malgré ses attraits et ses vingt années d'existence, le CPV ne s'est pour l'instant déployé que dans des proportions limitées. D'après Strategy Analytics, la puissance mondiale installée est actuellement de 16,3 MW soit 0,1% de la puissance photovoltaïque globale. Cependant, cela pourrait bien changer et il estime que le CPV pourrait atteindre 1 GW d'installations dès 2014 ou 2015 [36].
Aux Etats-Unis la phase de déploiement à grande échelle semble amorcée et des installations HCPV dépassant 1 MW ont récemment été annoncées [37]. Citons par exemple le projet de 30 MW à Alomosa développé par Cogentrix et utilisant la technologie d'Amonix, qui a obtenu début mai une garantie de prêt conditionnelle de $90,6 millions par le Department of Energy [38].
En effet, contrairement à la France les Etats-Unis ont des zones où l'ensoleillement est assez important pour que l'installation de systèmes à haute concentration ait du sens. D'après le rapport 2010 de l'industrie CPV, la puissance installée passera de 1,5 MW à 75 MW dans les cinq prochaînes années. En 2015, le coût moyen actualisé de l'électricité CPV serait de 8 c$/ kWh seulement, le prix d'installation HCPV serait abaissé à $2,47/W et $1,75/W pour le LCPV [33].
Il apparaît que tous les acteurs de la chaîne sont présents sur le territoire et en nombre suffisant pour qu'il y ait compétition et émulation entre eux. Comme souvent, l'activité technologique a lieu surtout le long des côtes auprès des grands centres de recherches et la Californie est d'autant plus entreprenante que son climat politique est favorable au développement des énergies renouvelables et qu'elle se situe à proximité des zones fortement ensoleillées [26]. Les projets de grandes centrales (tous HCPV pour le moment) sont naturellement situés dans des régions où l'énergie directe normale provenant du soleil est la plus forte -supérieure ou égale à 6 kWh/m2- mais s'éloignent le moins possible des pôles de consommation d'électricité (notamment les agglomérations urbaines). Des usines d'assemblages des modules sont localisées aux mêmes endroits pour diminuer les frais de transports, ce qui favorise la création de main d'oeuvre locale.
Ce sont les trois entreprises leaders du marché mondial du HCPV qui initient les larges projets du sud-ouest américain :
- Solfocus et Amonix, qui sont originaires de Californie ;
- Soitec-Concentrix, une spin-off de l'institut Fraunhofer (allemand) rachetée en décembre 2009 par le français Soitec.
Soulignons que, même si elle ne fait pas l'objet de cet article, la recherche sur de nouveaux systèmes est toujours active. A l'université d'Arizona par exemple, le Dr. Angel s'inspire de ses connaissances en conception de télescope pour mettre au point des systèmes à très haute concentration (X1000) composés de larges optiques d'environ trois mètres carrés et utilisant le moins de verre et d'acier possible [39]. Outre l'augmentation de rendement des cellules MJ mentionnée plus haut, l'amélioration des systèmes actuels est encore possible grâce à des idées nouvelles. Les étudiants du programme Cleantech to Market (cf. notre autre article [40]) ont par exemple pensé à utiliser un revêtement thermoélectrique innovant dans les systèmes HCPV, pour exploiter la différence de température entre la cellule et l'air ambiant et augmenter le rendement de conversion électrique. D'après eux, ceci est envisageable car leur matériau polymère recouvert de nanotubes de tellure présente l'avantage d'être imprimable et bien moins coûteux que le tellure de bismuth (Bi2Te3) utilisé d'ordinaire pour les usages thermoélectriques.
En conclusion, le CPV semble avoir amorcé sa phase de développement aux Etats-Unis. Grâce au retour d'expérience acquis et aux différents projets en cours de construction, le CPV pourrait rentrer dans un cercle vertueux et ainsi faire enfin baisser le coût moyen actualisé de son électricité. Bonne nouvelle pour les américians, leur pays est en avance sur les autres. En effet d'après un rapport de GreenTech Media recemment publié, 331 MW y sont installés ou en construction, loin devant les deux pays suivants : l'Espagne (18 MW) et l'Australie (3 MW) [41].
Gaz de schiste: Total investit en Pologne
Scr: 20minutes.fr-A.C.avecReuters
Photo : Un puits d'exploration de gaz de schiste près du village de Grzebowilk, en Pologne, le 27 avril 2011. AFP / J. S
Malgré l'interdiction de la fracturation hydraulique en France, le groupe pétrolier veut développer
son savoir-faire dans l'extraction de gaz «non conventionnel»...
Une manière de développer de nouvelles techniques ou de mettre la main sur une manne que la France vient de rendre plus difficile à exploiter? Le groupe pétrolier Total a annoncé vendredi un accord avec ExxonMobil en Pologne pour entrer à 49% dans les deux concessions d'exploration Chelm et Werbkowice, afin d'évaluer leur potentiel en matière de gaz de schiste. Selon les termes de cet accord, ExxonMobil et Total constitueront un partenariat dont ExxonMobil sera l'opérateur avec 51% des intérêts, a précisé le pétrolier français dans un communiqué. Ces licences d'exploration, attribuées pour une durée de cinq ans à compter respectivement de mars 2009 et décembre 2008, s'étendent sur des surfaces de 1.162 et de 995 kilomètres carrés au sud est de la Pologne dans le bassin de Lublin.
Vendredi, le PDG du groupe, Christophe de Margerie, a déclaré qu’il fallait «trouver une solution dans les années à venir pour pouvoir faire en France ce que même la Suède, même le Danemark - qui sont quand même des pays connus pour leur sensibilité environnementale - ont accepté.» A savoir, exploiter les gaz de schiste mais «de manière propre» a insisté Christophe de Margerie, qui regrette que l’Assemblée nationale ait interdit la technique de la fracturation hydraulique.
Le groupe Total est titulaire d’un permis d’exploration dans la région de Montélimar. «On va garder nos droits et puis faire en sorte qu'un jour les gens comprennent qu'on puisse faire de la fracturation hydraulique de manière propre», a déclaré le patron de Total.
Rester plus de six heures assis au travail nuit gravement à la santé
Scr: maxisciences.com
Une étude dirigée par l'American Cancer Society révèle les méfaits
du travail sédentaire. Selon les chercheurs, rester plus de six heures assis
à son bureau aurait de graves et irréversibles conséquences sur la santé.
Un article paru dans La Repubblica rapporte les résultats d'une étude menée par l'American Cancer Society sur les méfaits du travail sédentaire. Une activité qui, à l'ère de l'Internet, touche de plus en plus de personnes. Selon les analyses menées par les chercheurs, le maintien de la position assise pendant plus de six heures par jour peut avoir de graves conséquences potentiellement irréparables sur la santé. "Les muscles deviennent aussi réactifs que ceux d'un cheval mort. Cela peut entraîner notre métabolisme à générer une cascade d'effets indésirables", explique au quotidien italien Marc Hamilton, chercheur au Centre de recherche biomédicale Pennington des États-Unis.
Les chiffres ne sont pas plus rassurants. L'étude menée sur 123.000 personnes affirme effectivement que les travailleurs sédentaires ont un taux de mortalité 20% (40% pour les femmes) supérieur à celui des salariés assis moins de trois heures par jour. Des conclusions appuyées par une autre recherche d'une équipe australienne et parue dans le Journal of Epidemiology. Celle-ci indique que les personnes occupant un emploi assis depuis plus de dix ans sont presque deux fois plus susceptibles de développer un cancer colorectal.
D'autres méfaits ont également été relevés comme l'obésité et le diabète liés à un apport calorique trop important par rapport à l'énergie requise pour une journée de travail. Selon Marc Hamilton, une activité effectuée assise requiert environ trois fois moins de calories que lorsqu'elle est effectuée en marchant. Cette surconsommation entraîne régulièrement un dysfonctionnement des enzymes responsable de la répartition des lipides et de triglycérides.
Des dommages irréversibles
Quant aux moyens de prévenir les méfaits du travail sédentaire, les chercheurs sont plutôt pessimistes. L'étude n'offre pas de recette miracle pour rattraper le temps perdu. L'inactivité physique au travail est aussi mauvaise pour une personne obèse que pour un coureur de marathon. "Restez assis est néfaste", affirme le Dr Levine, mettant un terme à l'opinion largement répandue selon laquelle faire un régime et faire de l'exercice permettrait d'annuler les conséquences d'une journée assise sur une chaise. La seule alternative proposée pour limiter les risques consiste à se lever régulièrement de sa chaise pour faire de petites activités comme aller à la machine à café, aux toilettes ou encore refaire ses lacets.
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Into Eternity : quel avenir pour les déchets nucléaires ?
Scr: maxisciences.com
Maxisciences a pu découvrir en avant-première le documentaire Into Eternity du réalisateur Michael Madsen,
qui est sorti en salles mercredi 18 mai. Le film révèle l'existence d'Onkalo, un projet destiné à construire en
Finlande un vaste sanctuaire capable de contenir pendant 100.000 ans des tonnes de déchets nucléaires.
Aujourd'hui, il existerait dans le monde entre 250.000 et 300.000 tonnes de déchets radioactifs. Une quantité totale qui augmenterait de jour en jour au rythme de la production d'énergie nucléaire. Mais si ce chiffre apparait déjà colossal, il se révèle d'autant plus inquiétant lorsque l'on prend en compte la dangerosité de ces déchets et leur longévité. Selon les estimations, ceux-ci resteraient radiotoxiques pendant au moins 100.000 ans. "Comment affronter une temporalité aussi vertigineuse ? Et comment se protéger de ces matières dangereuses pendant des milliers d'années ?" Voilà des questions que les spécialistes du nucléaire se posent depuis bien longtemps. Aujourd'hui, certains semblent avoir trouvé une solution : le projet Onkalo.
C'est en découvrant l'existence d'Onkalo que Michael Madsen a décidé de réaliser le film Into Eternity. Un documentaire sous forme de film de science-fiction qui nous plonge dans le vif de ce projet, "qui dépasse d'un point de vue technique comme d'un point de vue philosophique, toutes les initiatives humaines existantes jusqu'à présent" selon le réalisateur. En effet en Finlande et pour la toute première fois, un lieu de stockage permanent de déchets nucléaires est en cours d'installation. Il s'agit d'un immense dédale de tunnels souterrains creusés dans la roche à 500 mètres de profondeur depuis les années 1970. Aujourd'hui, la construction est toujours en cours et ne devrait pas s'achever avant 2100. Soit encore plus d'un siècle de travaux destinés à étendre les tunnels et à les renforcer. Car voilà, Onkalo est censé abriter les déchets pendant au moins 100.000 ans. Une durée qui amène de nombreuses questions.
Une fois Onkalo terminé et tous les déchets répartis dans les tunnels, la "chambre funéraire" sera scellée par un mur. A jamais ? Pas sûr... "Comment s'assurer que ce lieu ne contaminera jamais personne ? Et comment prévenir les générations futures des dangers que représente cette cargaison mortelle ?" Alors que la construction avance de plus en plus, les spécialistes s'interrogent sur le meilleur moyen de tenir l'Homme d'un naturel curieux à l'écart d'Onkalo. Laisser des messages ou faire en sorte que le site tombe dans l'oubli ? Les avis sont partagés, au vu d'une période aussi lointaine. Après tout, nous avons mis près de 14 siècles pour déchiffrer les hiéroglyphes. Au bout de 100.000 ans, il n'est ainsi pas certain que nous parvenions à laisser un avertissement clair aux générations futures... Sans oublier, qu'il faudrait de plus plusieurs Onkalo pour stocker la quantité totale de déchets nucléaires.
Un héritage encombrant
Ponctué d'interventions des spécialistes en sûreté nucléaire finlandais et suédois, le documentaire de Michael Madsen pose les bonnes questions et révèle les incertitudes cachées derrière ce projet ambitieux. Alors que la catastrophe nucléaire survenue au Japon a relancé le débat sur l'utilisation du nucléaire, le film expose ainsi un autre aspect controversé de cette énergie aujourd'hui massivement utilisée. En France, Into Eternity a reçu le Grand prix du Festival international du film d'environnement et sortira en salles dès le 18 mai.
Voir la bande-annonce officielle sur Maxisciences.com
Fukushima : plan d'attaque contre l'eau contaminée
Scr: sciencesetavenir.fr/C.D.
Photo: Les bâtiments des réacteurs 1 (à gauche) et 2 de la centrale de Fukushima Daiichi photographiés le 6 mai 2011. (Photo fournie par TEPCO). (SIPA)
Tandis que Tepco poursuit le pompage et le transfert de l’eau radioactive qui baigne les bâtiments de
Fukushima-Daiichi, une station de décontamination inédite va être installée par Areva.
Objectif : traiter 250.000 m3 d’eau très radioactive sur le site même de la centrale accidentée. Explications.
C’est la priorité de l’opérateur Tepco à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima : débarrasser les galeries, les bâtiments des réacteurs et ceux des turbines de l’eau qui s’est accumulée et qui est très radioactive. Cette eau fait obstacle à la reprise en main des installations, empêchant les employés d’intervenir pour rétablir l’alimentation électrique, réparer les circuits fermés de refroidissement, etc… Autant d’étapes nécessaires pour reprendre le contrôle de la situation. Par ailleurs, les fuites d’eau radioactive provoquent une importante contamination de l’environnement, en particulier de la mer.
C’est avec Areva que Tepco travaille pour traiter ces dizaines de milliers de mètres cubes d’eau contaminée. Tepco prend en charge la vidange et l’entreposage de l’eau contaminée sur le site. Les capacités existantes ont été complétées par l’arrivée cette semaine d’une énorme barge de 146 mètres sur 36, qui peut stocker 10.000 tonnes d’eau.
Traiter 50 m3 par heure
Le groupe français prévoit de commencer le traitement –la décontamination- au début du mois de juin. Pour cela une station va être installée d’ici fin mai sur le site de Fukushima-Daiichi, dans un bâtiment existant situé sur la colline. Veolia Water au Japon fournit une partie du dispositif. Areva prévoit de traiter 250.000 m3 d’effluents au rythme de 50 m3 par heure.
«Le tsunami a inondé les bâtiments et les galeries techniques de la centrale», explique Jean-Christophe Piroux, qui travaille sur ce projet chez Areva. «Cette eau de mer a été contaminée par l’eau déversée sur les réacteurs pour les refroidir. On estime ainsi aujourd’hui qu’il y a déjà 80.000 m3 à traiter. Comme l’arrosage continue, à raison de 600 m3 par jour, il faut compter 400 m3 en plus par jour qui vont s’accumuler», précise ce spécialiste du retraitement des déchets nucléaires. «Nous devions imaginer un procédé rapide à mettre en œuvre et efficace pour traiter un gros volume».
1/ Déshuilage
Il faut débarrasser l’eau de l’huile avec lequel elle s’est très probablement mélangée au moment du tsunami, à cause de systèmes en maintenance (démontés) ou endommagés par la vague.
2/ Précipitation, floculation et décantation
Areva utilise un procédé bien connu dans le traitement de l’eau contaminée : la co-précipitation. Le principe est simple : utiliser des réactifs chimiques pour piéger les radioéléments présents dans l’eau. Il s’agit du césium 134, césium 136 et césium 137, ou du strontium. Aucune trace de plutonium n’a été détectée dans l’eau, précise Jean-Christophe Piroux.
Les réactifs (ferrocyanure de nickel, chlorure ferrique…) précipitent les radioéléments et forment ainsi des particules. Il s’agit de particules colloïdales, dont les charges électriques négatives créent des forces électrostatiques de répulsion… elles peuvent donc rester très longtemps en suspension. Il faut ajouter un coagulant puis un polymère pour que des particules plus grosses se forment. «Nous ajoutons également du micro-sable pour accélérer la décantation» explique Jean-Christophe Piroux.
3/ Filtration
Une fois que les particules seront tombées au fond, l’eau sera filtrée et stockée dans des cuves. Tepco a prévu de la dessaler pour la réutiliser dans les systèmes de refroidissement de la centrale.
De l’autre côté il reste des boues très radioactives.
4/ Stockage des boues radioactives
Quel sera le niveau de radioactivité de ces boues radioactives ? Elles seront 50 fois plus radioactives que l’eau traitée au départ, explique le spécialiste d’Areva.
Fin mars, lorsque des employés avaient été irradiés en mettant les pieds dans le bâtiment inondé du réacteur 2, Tepco annonçait un débit de dose élevé de 1 sievert par heure. Areva prévoit des mesures continues de radioactivité, expliquant «prendre des marges». Les 80.000 m3 à traiter sont en effet de l’eau contaminée mélangée à de l’eau de mer. Une fois cette eau vidangée, les mètres cubes suivants issus des arrosages des réacteurs ne seront plus dilués et seront donc davantage radioactifs.
Les boues seront dans un premier temps entreposées dans une fosse dans le même bâtiment. Ensuite, en fonction de leur radioactivité, une solution définitive de stockage sera mise en œuvre -cimentation ou vitrification- afin d’être à l’abri pour plusieurs centaines de milliers d’années.
Tepco, qui a reconnu que la cuve du réacteur 1 n'était plus étanche, espère que les rejets de matières radioactives seront «sous contrôle» d’ici 3 à 6 mois. En attendant, dans les 20 km autour de la centrale, la zone évacuée se transforme en véritable zone interdite. Plus loin, à plus de 30 km de la centrale, plusieurs milliers d’habitants de Kawamata et d’Iitate ont été évacuées par le gouvernement à cause de niveaux de radiation élevés mesurées dans ces régions.
Un «centre de crise» pour la forêt amazonienne
Scr: 20minutes.fr/AFP
Photo: Déforestation de la forêt amazonienne, au Brésil.A.R./SIPA
FORETS - Le Brésil veut combattre la déforestation en créant un comité de crise...
La déforestation sauvage, ça suffit. La ministre brésilienne de l'Environnement, Izabella Teixeira, a annoncé mercredi la création d'un cabinet de crise contre la déforestation en Amazonie, après une hausse brutale de la déforestation qui a atteint 593 km2 en mars et avril. Cela représente une surface six fois plus grande que lors de la même période de 2010 quand les forêts avaient perdu 104 km2, selon les chiffres officiels.
Ce cabinet sera formé par des experts du gouvernement fédéral, du ministère de l'Environnement et des représentants des Etats où ont été recensés les déboisements les plus importants, a dit Izabella Teixeira lors d'une conférence de presse. «Notre objectif est d'étouffer la déforestation. Et nous allons le faire d'ici à juillet», a lancé la ministre. Elle a souligné qu'il s'agissait d'un «engagement formel du gouvernement afin d'atteindre les objectifs du plan national sur le changement climatique».
«Ceux qui misent sur la déforestation pour élever du bétail, auront leur bétail saisi»
Selon les dernières statistiques officielles, basées sur des images satellites, 480 km2 de forêt ont été détruits en deux mois dans le seul Etat amazonien du Mato Grosso (centre-ouest), terre d'élevage de bovins et grand producteur de soja. «Ceux qui misent sur la déforestation pour élever du bétail, auront leur bétail saisi et il sera destiné au programme Faim zéro» d'éradication de la faim, a souligné la ministre. Elle a ajouté que le gouvernement de l'Etat du Mato Grosso était en train «d'enquêter sur chaque propriété terrienne pour connaître les causes de cette destruction».
Un projet de loi contesté
La hausse spectaculaire de la déforestation, après plusieurs années de baisse régulière, intervient au moment où le parlement examine une loi assouplissant la protection des forêts, sous la pression du puissant lobby agricole avide de nouvelles terres pour le soja et l'élevage. Les écologistes ont affirmé que cette loi - dont le vote la semaine dernière a été repoussé sine die faute d'accord entre les députés - va encourager la déforestation. «C'est au parlement qu'il faudrait installer le cabinet de crise», a ironisé Rafael Cruz, de Greenpeace.
Le projet de loi prévoit d'exempter les «petits» propriétaires terriens (jusqu'à 400 hectares) de l'obligation de reboiser jusqu'à 80% des terres défrichées en Amazonie. L'organisation de défense de l'environnement avait affirmé la semaine dernière que cela signifie une perte de 150.000 à 300.000 km2 de forêts. La déforestation, qui avait culminé à 27.000 km2 en 2004, est tombée à 6.500 km2 en 2010 en raison de contrôles plus nombreux. La déforestation massive a fait du Brésil le quatrième plus grand émetteur de gaz à effet de serre du monde.
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Le changement climatique modifie-t-il le cycle de l’eau ?
Scr: futura-sciences.com
Photo: Schéma du cycle de l’eau. Avec le réchauffement climatique, les échanges d’eau entre l’hydrosphère et l’atmosphère devraient s’intensifier. © Toony, Wikimédia CC by 3.0

Les données scientifiques et les simulations des modèles climatiques montrent une accélération du cycle de l’eau en conjonction avec le réchauffement climatique.
Ainsi, les mesures des précipitations terrestres révèlent une tendance à l’accroissement des précipitations depuis le milieu du 20e siècle. Les données montrent cependant qu’il existe une variation spatiale, avec une augmentation des précipitations au niveau des hautes latitudes et une diminution en Afrique tropicale et dans le sud de l’Asie.
Plus récemment, des mesures de la variation de la salinité des mers ont confirmé l’amplification du cycle de l’eau. L’importance de l’évaporation des zones où celle-ci est importante s’est accrue, tandis que les zones de fortes précipitations reçoivent un surcroît de pluies.
Par conséquent, le changement climatique devrait se traduire par une intensification des phénomènes de sécheresses et d’inondations à travers le monde, signes de l’accélération du cycle hydrologique.
Quinzaine du commerce équitable : les 8 chiffres clés à retenir
Scr: futura-sciences.com
Photo: Le café est l'un des produits les plus connus du commerce équitable. © infos-commerce-equitable.com
Apparu il y a à peine plus de dix ans, le commerce équitable fait maintenant partie de notre quotidien. C'est à l'occasion de sa quinzaine que nous allons revenir en chiffres et en faits sur un label qui fait son chemin
Les chiffres clés
La notoriété du commerce équitable est passée de 9 % en 2000 à 98 % en 2010.
Plus des deux tiers des Français se disent proches des valeurs portées par le commerce équitable (retrouvez l'interview audio de Rosa qui explique son travail).
En 2010, le commerce équitable labellisé a généré un chiffre d'affaires de 303 millions d'euros.
La croissance du secteur est de 5 %.
Plus d'1,5 million de producteurs et travailleurs bénéficient de ce circuit.
En comptant leurs familles, cela représente environ 8 millions de personnes en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
En France, les produits les plus vendus sont le café et le thé (48 % du total), le coton (15 %), les chocolats, biscuits et confiseries (11 %), les fruits (10 %), les pâtes, le riz et les plats préparés (4 %).
Les deux tiers des ventes se font en grandes surfaces. Le reste a lieu dans des circuits spécialisés : cafés, hôtels, restaurants, vente à emporter, consommation d'entreprises.
Consommer responsable, qu'est-ce que c'est ?
Selon la Plateforme pour le commerce équitable (PFCE), consommer durable, c'est s'appuyer sur cinq piliers fondamentaux :
s’engager pour défendre une production et une alimentation durable pour tous ;
remettre l’Homme et l’environnement au centre de l’économie et des échanges ;
garantir aux producteurs d’ici et d’ailleurs une juste rémunération ;
refuser d’ignorer la situation de ceux qui sont géographiquement loin de nous mais dont les produits font notre quotidien ;
être solidaire au-delà des frontières.
Explosions de pastèques en série
Scr: 20minutes.fr
Photo: Des fermiers chinois nettoient leur champ après des explosions de pastèques, le 13 mai 2011. AP/SIPA
INSOLITE - En Chine, les explosions de pastèques se multiplient, laissant les paysans perplexes...
Tellement dopées aux produits chimiques qu’elles explosent. Les pastèques chinoises posent un sérieux problème aux agriculteurs, qui voient leurs champs transformés en «champs de mines», rapporte la télévision chinoise. Une vingtaine de fermiers de la province de Jiangsu ont déjà perdu, en l’espace d’un mois, l’équivalent de 45 hectares de récolte à cause de ce phénomène. Les fruits, invendables, ont été laissés aux cochons et aux poissons.
Les explosions seraient dues à un engrais, le forchlorfenuron, utilisé pour accélérer la croissance des pastèques. Ce composé chimique a beau être «sûr et efficace» quand il est bien utilisé, explique Wang Liangju, professeur d’horticulture à l’université de Nanjing, les pastèques auraient été traitées trop tard dans la saison et les récentes chutes de pluie auraient favorisé leur explosion. «Si ça avait été utilisé sur des fruits jeunes, ça n’aurait pas posé de problème, explique-t-il à Associated Press. Une autre cause d’explosion est la variété de pastèques plantée, qui a une peau fine et qui est déjà surnommée "pastèque explosive" car elles ont tendance à se craqueler.»
BBC News rapporte néanmoins le témoignage de Wang Dehong, un paysan qui cultive des pastèques depuis vingt ans, et qui ne s’explique pas pourquoi ses fruits ont explosé alors qu’il n’a utilisé aucun produit chimique.
Un cocktail d’engrais explosif
Le forchlorfenuron est autorisé aux Etats-Unis sur les kiwis et le raisin, et est tout à fait légal en Chine. Toutefois, l’utilisation de produits illégaux dans les fermes chinoises, conjugués à ceux autorisés, pourrait avoir des effets insoupçonnés.
Les autorités chinoises se sont déclarées inquiètes de l’utilisation excessive d’additifs chimiques dans la nourriture. Les contrôles dans l’industrie agro-alimentaire devraient être renforcés, préconisent les experts chinois.
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CHINE : Eliminer les émissions de pesticides grâce à la bactérie Escherichia Coli
Scr: BE Chine 104
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66733.htm
La bactérie Escherichia Coli, crainte pour sa capacité à provoquer des intoxications alimentaires, pourrait
bien être utilisée à de nobles fins. Des chercheurs chinois affirment qu'elle pourrait servir à extraire les
vapeurs de pesticides de l'air pollué.
Une équipe de scientifiques de l'Académie chinoise des Sciences (CAS) a découvert qu'une espèce génétiquement modifiée de la bactérie pouvait être utilisée dans un biofiltre pour extraire de l'air le parathion et le parathion méthyl, des pesticides toxiques utilisés dans les cultures de fruits, coton, blé et légumes. Leurs résultats ont été publiés dans le Journal International de l'Environnement et de la Pollution.
Le Prof Junxin Liu et ses collègues ont démonté l'efficacité du biofiltre qui utilise la bactérie E. coli de souche BL21 modifiée. L'élimination moyenne est de 95,2% pour le parathion et de 98,6% pour le parathion méthyl. L'amélioration du système, précise l'équipe, permettra d'enlever à 100% les pesticides. Le parathion et le parathion méthyl sont des substances actives de produits phytosanitaires utilisés dans plus d'un tiers des produits servant à la protection des cultures agricoles à travers le monde. Leur accumulation dans l'environnement constitue toutefois un risque pour la santé humaine.
De la cendre radioactive dans les stations d'épuration japonaises
Scr: nouvelobs.com/ AFP
Otsuchi, le 10 mai. La cendre a été retrouvée dans une station d'épuration près de Tokyo,
et deux autres dans les secteurs d'Ota et d'Itabashi.
Un élément très radioactif a été décelée fin mars dans des cendres provenant d'un incinérateur et retrouvées dans des stations d'épuration de Tokyo, rapportent samedi 14 mai plusieurs quotidiens japonais. Cette radioactivité a été détectée après l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima.
Contenant un élément non identifié qui atteint les 170.000 becquerels par kilogramme, la cendre a été recueillie dans des stations d'épuration du secteur de Koto, dans l'est de la capitale japonaise, selon les quotidiens Nikkei et Sankei. Ces derniers citent des sources proches des autorités locales.
Peut-être du césium
La cendre retrouvée provient de l'incinération de déchets non organiques. La majeure partie de ces déchets a déjà été recyclée comme composant dans des matériaux de construction, comme le ciment, selon ces mêmes sources. La quantité de cendres concernée n'a cependant pas été précisée.
Une substance émettant une radioactivité de 100.000 à 140.000 becquerels par kilogramme a également été détectée dans deux autres stations d'épuration des eaux dans les secteurs d'Ota et d'Itabashi fin mars, selon ces mêmes sources. Des chercheurs tentent de vérifier s'il s'agit de césium.
Le Japon est confronté depuis deux mois au plus grave accident nucléaire de son histoire, après l'arrêt des circuits de refroidissement de la centrale Fukushima, provoqué par le gigantesque tsunami du 11 mars. La centrale est située à environ 220 kilomètres au nord-est de Tokyo.
Russie : e-Mobile
Scr: BE Russie 40
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66765.htm
Le Premier ministre a troqué, vendredi 4 avril, le volant de sa Lada Kalina
contre celui de la ë-Mobile - à prononcer : yo-Mobile -, prototype russe de véhicule hybride.
Accompagné par Andreï Birioukov, le directeur général de ë-Avto qui avait pris la "place du mort", Vladimir Poutine a testé le véhicule sur un trajet de près de 10 km entre sa maison de campagne et la résidence du Président Medvedev. Le Premier ministre était suivi par Mikhaïl Prokhorov, lui aussi au volant d'une ë-Mobile. L'oligarque projette de produire le modèle à grande échelle dès l'année prochaine.
Le marché des véhicules hybrides en Russie n'existe pas. Ou tout au moins pas encore. En 2009, selon les données de l'agence Avtostat, seulement 1.130 véhicules à moteur hybride (c'est-à-dire fonctionnant alternativement à l'essence et à l'électicité) ont été vendus en Russie. En 2010, pas plus de 2.150. "Il est trop tôt pour parler de marché, explique Rouslan Kozyrev de la revue Avtomobilnaya Promychlennost (Industrie automobile) car leur nombre, en Russie, est négligeable. On en croise quelques uns dans les rues de Moscou, mais il n'y a pas encore de production de masse". D'ailleurs, les seuls modèles disponibles en Russie, pour le moment, sont des véhicules importés, construits par le Japonais Toyota (l'iconique Prius ainsi que des SUVs de la division haut de gamme du groupe) et par les Allemands BMW et Porsche. "Les ventes ne représentent même pas 1% du marché automobile russe", précise Sergeï Tselikov, directeur d'Avstostat.
"Seuls des automobilistes aisés, au fait des tendances de la mode, et toujours en quête de prestige peuvent s'offrir ce type de véhicule", explique Rouslan Kozyrev. Selon le spécialiste en autos, "pour la grande majorité des Russes, la voiture est encore, avant tout, un simple moyen de transport, qui doit être pratique et pas trop cher". Pour ces consommateurs qui ne considèrent pas la voiture comme un marqueur social, le seul bon argument de vente du véhicule hybride, malgré un prix plus élevé, pourrait donc, à terme, être les économies de carburant qu'il leur permettra de réaliser. Sergeï Tselikov considère toutefois que " ce seul argument n'est pas assez pertinent pour les automobilistes russes, et parler de l'émergence du marché de voitures hybrides dans les 3 à 5 prochaines années est utopique ". Quant à l'argument écologique, il s'avère que la plupart des Russes ne s'en soucient pas, estime Rouslan Kozyrev. Ils achètent la voiture qui leur plaît ". Son pronostic est toutefois plus optimiste : "Dans 5 ans, 30% du parc automobile russe sera hybride", affirme-t-il.
La ë-Mobile n'est pas la première expérience hybride en Russie, mais il s'agira de la première tentative de lancement, par un constructeur russe, d'un tel véhicule sur le marché. "Dans le domaine du moteur hybride, des recherches avaient déjà été menées au centre de recherche MAMI de l'université technique de Moscou où les chercheurs, après avoir développé plusieurs modèles de voitures électriques, ont construit un modèle hybride à partir d'un tout-terrain du constructeur russe UAZ", rappelle Rouslan Kozyrev. Selon lui, un passage au moteur hybride serait comparable au passage de la propulsion à la traction, marqué en Russie par le lancement, dans les années 1980, de la Jigouli 8. "Le moyen de gamme pourrait ainsi progressivement passer à l'hybride, prévoit-il, tout comme les transports en commun". Mais une telle transition ne se produira pas sans impulsion de l'Etat. " Le développement de l'hybride en Russie dépendra de la volonté étatique et des avantages fiscaux que le gouvernement offrira, ou non, aux constructeurs qui se lanceront dans l'aventure ", prévient Rouslan Kozyrev. Le directeur d'Avtostat prend, quant à lui, l'exemple du Japon, où " le soutien de l'Etat a entraîné une formation plus rapide du marché ". C'est la raison pour laquelle les groupes japonais ont pu investir en R&D et proposer les premiers modèles hybrides sur le marché mondial. En Russie, le secteur automobile est à bout de souffle, et c'est seulement sur les salons que l'on aura, pour l'instant, le plus de chance de croiser une Lada à moteur hybride.
Plus écologique et moins gourmande en carburant, la voiture à moteur hybride est aussi très chère. La ë-Mobile, contrairement aux véhicules hybrides déjà sur le marché, devrait cependant être plus abordable. Selon Andreï Birioukov, directeur de ë-Avto, son prix ne devrait excéder 450.000 roubles (11.200 euros). La "voiture russe du futur" sera produite à St-Pétersbourg à partir de fin 2012.
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Le : 18/05/2011
Pour faire face à la croissance démographique et économique, l'humanité devra «faire plus avec moins»
Scr: 20minutes.fr/A.C.
Photo: Un marché à Kolkata, en Inde, en mars 2011. Bikas Das/AP/SIPA
Aussi bien les pays industriels que les pays en développement gaspillent grosso modo
les mêmes quantités de nourriture, soit 670 millions et 630 millions de tonnes respectivement.
Le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé, selon un rapport préparé par la FAO à la demande de l'Institut suédois pour l'alimentation et la biotechnologie.
Axée sur les pertes mondiales d'aliments, l'étude de la FAO révèle des faits et chiffres dont nous reproduisons ci-après les plus marquants :
Chaque année, les consommateurs des pays riches gaspillent presque autant de nourriture (222 millions de tonnes) que l'entière production alimentaire nette de l'Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes).
Les fruits et légumes ainsi que les racines et tubercules ont le taux de gaspillage le plus élevé.
Le volume total de nourriture perdue ou gaspillée chaque année est équivalent à plus de la moitié de la production céréalière mondiale (2,3 milliards de tonnes en 2009-2010).
Pertes et gaspillage
Le rapport distingue pertes alimentaires et gaspillage de nourriture.
Les pertes alimentaires - aux stades de la production, de la récolte, de l'après-récolte et de la transformation - sont plus importantes dans les pays en développement. Cela est dû à la fois à des infrastructures défaillantes, à des technologies dépassées et à la faiblesse des investissements dans les systèmes de production alimentaire.
Le gaspillage de nourriture, lui, est plus problématique dans les pays industriels. Il est trop souvent le fait des détaillants et consommateurs qui jettent à la poubelle des aliments parfaitement comestibles. En Europe et en Amérique du Nord, chaque consommateur gaspille entre 95 et 115 kg par an, contre 6 à 11 kg seulement pour le consommateur d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud et du Sud-Est.
La production alimentaire totale par habitant pour la consommation humaine est de quelque 900 kg par an dans les pays riches, soit près du double des 460 kg produits annuellement dans les régions les plus pauvres. Dans les pays en développement, 40 pour cent des pertes se produisent aux stades de l'après-récolte et de la transformation alors que dans les pays industriels plus de 40 pour cent des pertes sont le fait des détaillants et des consommateurs.
Les pertes alimentaires durant les récoltes et l'entreposage se traduisent par des pertes de revenus pour les petits paysans et par des prix trop élevés pour les consommateurs pauvres, note le rapport. Aussi la réduction des pertes aurait-elle un impact "immédiat et significatif" sur leurs moyens d'existence et leur sécurité alimentaire.
Dilapidation des ressources
Les pertes et le gaspillage alimentaires entraînent la dilapidation des ressources, notamment l'eau, la terre, l'énergie, le travail et le capital. Ils entraînent aussi, inutilement, des émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi au réchauffement mondial et au changement climatique.
Le rapport présente un certain nombre de suggestions d'ordre pratique visant à la réduction des pertes et du gaspillage.
Dans les pays en développement, le problème se pose du fait principalement des techniques de récolte inadéquates, des défaillances au niveau de la gestion après-récolte, de la logistique, des infrastructures, de la transformation et de l'emballage ainsi que du manque d'information sur les marchés. Une meilleure circulation de l'information permettrait pourtant à la production de mieux répondre à la demande.
Dans ces conditions, on ne saurait trop conseiller le renforcement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire en facilitant l'accès direct des petits paysans aux acheteurs. Les secteurs privé et public devraient également investir davantage dans les infrastructures, le transport, la transformation et l'emballage.
Dans les pays à revenus moyens et élevés, les pertes et le gaspillage alimentaires découlent largement du comportement des consommateurs mais aussi du manque de communication entre les différents acteurs de la chaîne d'approvisionnement.
L'influence de l'aspect extérieur
Sur le marché de détail, de grandes quantités d'aliments sont perdues du fait des normes de qualité qui exagèrent l'importance de l'aspect extérieur. Pourtant les études montrent que le consommateur est disposé à acheter des produits dont l'aspect n'est pas exactement conforme aux normes pourvu qu'ils soient sûrs et bons. Le consommateur a donc le pouvoir d'influencer les normes de qualité et il ferait bien d'en user, selon le rapport.
Autre suggestion : la vente directe des produits de la ferme au consommateur sans devoir se conformer aux normes de qualité des supermarchés. Cela est possible au travers des marchés paysans et des points de vente aménagés à même les fermes.
Il convient d'utiliser à bon escient les aliments qui autrement seraient jetés. Les organisations commerciales et caritatives pourraient, à titre d'exemple, collaborer avec les détaillants pour ramasser puis vendre ou utiliser les produits destinés à la poubelle mais encore acceptables en termes de salubrité, goût et valeur nutritive.
Changer les habitudes du consommateur
Dans les pays riches, le consommateur est généralement poussé à acheter plus de nourriture qu'il n'en a besoin. Les promotions du genre "Trois pour le prix de deux" sont un exemple frappant tout comme les plats surdimensionnés déjà cuisinés et prêts-à-emporter que proposent les industriels de l'agroalimentaire. Les restaurants aussi sont en cause, qui offrent des buffets à prix fixes qui poussent le client à remplir abondamment son assiette.
En général, le consommateur ne planifie pas proprement ses achats de nourriture, lit-on dans le rapport. De ce fait, il doit forcément se résoudre à jeter les aliments une fois atteinte leur date d'expiration.
Pour modifier les habitudes du consommateur, l'éducation à l'école et les initiatives politiques constituent de bons points de départ possibles, selon le rapport. Il convient de faire comprendre aux consommateurs des pays riches qu'il est inacceptable de jeter inutilement à la poubelle de la nourriture qui aurait pu servir.
Il convient également de lui faire admettre qu'en raison de la disponibilité limitée des ressources naturelles, il serait plus rentable de réduire le gaspillage de nourriture que d'accroître la production agricole pour nourrir une population mondiale croissante.
Un autre rapport sur l'emballage des aliments à l'intention des pays en développement a été également préparé à l'occasion du congrès Save Food! Il souligne notamment qu'un emballage approprié est un élément clé pour la réduction des pertes qui se produisent à presque toutes les étapes de la chaîne alimentaire.
L'humanité épuise les ressources naturelles
Scr: lefigaro.fr
Photo: A.J./AFP. Dans quarante ans, les quelque 9 milliards d'être humains consommeront 140 milliards de tonnes de minerais, d'hydrocarbures et de biomasse .
Un rapport de l'ONU avertit que si la croissance mondiale reste aussi gourmande
en matières premières, leur consommation triplera d'ici à 2050.
Si l'humanité continue sur sa lancée, elle consommera en 2050 trois fois plus de matières premières qu'aujourd'hui. «Bien au-delà de ce qui est supportable.» L'avertissement est clair. Et il ne provient ni de Lester Brown, président du Earth Policy Institute qui multiplie depuis des décennies les livres sur l'épuisement des ressources de la planète, ni du WWF ou de Greenpeace mais de l'ONU.
Dans quarante ans, les quelque 9 milliards d'être humains consommeront 140 milliards de tonnes de minerais, d'hydrocarbures et de biomasse (bois, cultures, élevage), selon le rapport du PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement). Soit 16 tonnes de ressources naturelles englouties chaque année par chaque habitant de la planète. «Les responsables politiques comme le grand public ne sont toujours pas convaincus des limites physiques absolues de la quantité de ressources disponibles pour l'humanité», notent les auteurs, une dizaine d'experts dirigés par une Autrichienne et un Sud-Africain.
Faire plus avec moins
Pour éviter des pénuries et les tensions sociales et géopolitiques qu'elles engendreraient, le monde doit «faire plus avec moins». Cette croissance durable suppose des investissements massifs dans «l'innovation technologique, financière et sociale». L'une des difficultés tient aux disparités considérables de l'exploitation des matières premières. Un habitant d'un pays industrialisé consomme en moyenne 16 tonnes par an, quatre fois plus qu'un Indien.
Au sein des pays riches, les écarts sont aussi impressionnants. Un consommateur du Qatar, d'Australie ou des États-Unis engloutit 40 tonnes de ressources naturelles par an quand un Français, un Allemand ou un Italien en utilise environ 15 tonnes. Ces chiffres ne reflètent la réalité que partiellement, notent les rapporteurs de l'ONU. Car une tonne de cuivre extraite au Chili sera imputée dans leur calcul au consommateur chilien même si elle est employée pour fabriquer un produit vendu en Chine ou en Europe. Ces faiblesses méthodologiques ne modifient cependant pas le risque d'épuisement mondial des ressources naturelles. Même si les pays industrialisés parvenaient à diviser par deux leur consommation de matières premières d'ici à 2050, à 8 tonnes pas habitant, et que les pays en voie de développement rejoignaient ce niveau sans le dépasser, le total s'élèverait à 70 milliards de tonnes, soit 40 % de plus qu'aujourd'hui. Ce scénario (le n° 2, dans l'infographie) s'accompagnerait d'un doublement des émissions de gaz à effet de serre, une trajectoire incompatible avec les objectifs de la communauté internationale en matière de lutte contre le réchauffement.
Au milieu de ces sombres perspectives pour l'environnement, le rapport onusien débusque quelques raisons de ne pas désespérer. La tendance mondiale à l'urbanisation est paradoxalement favorable à une meilleure utilisation des ressources naturelles. Une zone densément peuplée est plus économe par tête en matériaux de construction, en énergie et en transports, avancent les experts.
Autre motif d'espoir, les pays émergents sauteront certaines étapes du développement en adoptant directement des technologies ou des modèles moins gourmands en matières premières, à la façon dont ils ont adopté le téléphone mobile sans avoir fini de bâtir le réseau de téléphone fixe.
Le véhicule hybride devrait représenter 40% du parc automobile en 2050
Scr: 20minutes.fr
Photo: Toyota et Electricite de France testent a Strasbourg une voiture hybride rechargeable, S.T./SIPA
C'est ce que projette le programme national de recherche et d'innovation des transports terrestres.
L'hybride lui semble comme la meilleure solution entre le tout électrique et le tout thermique...
Quels seront les transports urbains de demain? Comment vont-ils s’adapter aux changements climatiques, démographiques, auxquels nous devrons faire face? Réunis à Bordeaux depuis mardi 10 mai, scientifiques, élus, professionnels, planchent sur ces questions, dans le cadre du «carrefour mi-parcours » du PREDIT, Programme national de recherche et d’innovation dans les transports terrestres.
«Il faut prendre conscience que ce que l’on conçoit aujourd’hui va devoir fonctionner dans un monde qui va changer très vite, en raison de la baisse de production du pétrole, du gaz, et d’un réchauffement climatique de 1 ou 2°», explique Dominique Dron, Commissaire générale au développement durable.
Baisse de la production de pétrole plus rapide que prévue
Lew Fulton, de l’Agence internationale de l’énergie, a communiqué les dernières études de l’AIE sur la production pétrolière conventionnelle d’ici à 2035. «La baisse de la production du pétrole s’avère plus rapide que ce qu’on avait cru il y a quelques années. Ce sera de plus en plus difficile de fournir du pétrole, il faudra donc trouver d’autres sources, comme les ressources au fond des océans, les carburants synthétiques….» Parallèlement, les projections de mise en circulation de véhicules légers dans le monde ont de quoi inquiéter au regard de cette situation. «Nous devrions passer de 800 millions de voitures aujourd’hui au double en 2035. Nous pourrions même atteindre 2,5 milliards de véhicules en 2050.» Conséquence: «Si l’on ne change pas de mode de production d’énergie, les émissions de CO2 vont doubler d’ici à 2050.» Lew Fulton insiste: «Pour atténuer cela nous avons besoin d’une grosse contribution des transports, cela passe par le développement des transports en commun à travers les villes, jusqu’à un investissement très important dans les véhicules électriques et les biocarburants, pour arriver à 50% de carburants qui ne soient plus d’origine fossile.»
«Le moteur thermique est et restera le plus utilisé»
Les projections de Jean Delsey, conseiller scientifique à l’Ifsttar, et président du groupe de travail Energie et Environnement au Predit, se veulent plus «réalistes». «On peut toujours échafauder des scénarios qui font rêver, mais la réalité nous rattrape souvent. Nous continuons de travailler sur le moteur thermique, qui est et restera encore le plus utilisé. Il faut savoir qu’il roule encore en France entre 6 et 8 millions de véhicules légers de plus de 15 ans. Cela dit le potentiel de gain sur le moteur thermique est très important: nous pouvons réduire les cylindrées, alléger les véhicules, dont le poids a doublé en 35 ans. Mais parallèlement nous travaillons aussi sur une nouvelle génération de véhicules tout électriques, et sur les solutions hybrides. A mon avis la voiture en 2050 ce sera 40% de thermique, 20% d’électrique, et 40% d’hybrides, qui iront du micro-hybride au full-hybride.» L’hybride apparaît pour le Predit comme «la meilleure solution entre le tout thermique et le tout électrique, que l’on maîtrise encore assez mal.»
La technologie ne fera pas tout. Pour nombre de spécialistes il faut mettre en place des politiques publiques incitatives pour favoriser du report modal de la voiture vers les transports publics. «La Communauté urbaine de Bordeaux vient de délivrer son nouveau schéma directeur pour 2030, explique Gérard Chausset, vice-président de la CUB chargé des transports de demain. Ce document a pour objectif d’augmenter de 211% la fréquentation et l’utilisation des transports en commun. Mais ce projet métropolitain ne s’arrête pas aux transports, il projette aussi de densifier l’agglomération, très étirée. Nous aurons plus de 900.000 habitants en 2030 (contre un peu plus de 700.000 aujourd’hui), s’ils ont le même taux d’utilisation de la voiture ce sera un problème. Il faut donc réduire fortement son usage.»
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Pour faire face à la croissance démographique et économique
l'humanité devra "faire plus avec moins"
Il va falloir faire autrement. Selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), il n’y aura pas d’autre solution pour assurer un développement soutenable du monde que de «découpler» le taux de croissance économique du taux de consommation des ressources naturelles.
D’après leurs calculs, le volume de minéraux, minerais, combustibles fossiles et biomasse consommés chaque année par l’humanité pourrait atteindre 140 milliards de tonnes (soit trois fois les niveaux actuels) d'ici à 2050. Or, sous l’effet conjugué de la croissance démographique et économique, notamment dans les pays en développement, la consommation de ces ressources pourrait aller «bien au-delà des niveaux supportables». Si les Indiens consommaient autant que les pays développés, par exemple, ils multiplieraient par quatre leur besoin en matières premières et énergie. Insoutenable pour la planète, juge le Panel international des ressources du PNUE.
«Le bien-être n’est pas nécessairement lié à la consommation de ressources»
Leur rapport, rendu public à New York lors de la session annuelle de la Commission des Nations unies pour le développement durable, souligne que «les technologies qui ont permis à l’homme d'extraire des quantités toujours plus importantes de ressources naturelles doivent être désormais mises au service d’une utilisation plus efficace des ressources».
«Nous devons garder à l’esprit que la prospérité et le bien-être ne sont pas nécessairement liés à la consommation de quantités toujours plus grandes de ressources, a déclaré Ernst U. von Weizsäcker, co-président du Panel des ressources du PNUE. Le découplage ne signifie pas un arrêt de la croissance. Il consiste plutôt à faire plus avec moins.» En pratique, les experts voient dans l’urbanisation un levier pour économiser les ressources naturelles. «La consommation par habitant dans les zones densément peuplées est inférieure à celle des régions faiblement peuplées du fait des économies réalisées aux niveaux de la distribution d’eau, du logement, de la gestion des déchets et du recyclage, de la consommation d’énergie et des transports», indique le rapport.
Toutefois, les solutions restent à trouver, surtout dans les pays en développement: «La demande croissante de biens matériels, notamment en Chine, en Inde, au Brésil et dans d’autres économies émergentes ont multiplié par huit la consommation de ressources qui est passée de 6 milliards de tonnes en 1900 à 59 milliards aujourd’hui», estime le rapport. «Les pays les plus pauvres, qui seront sans doute les premiers à subir les effets des pénuries de ressources, doivent avoir la possibilité d'améliorer leur niveau de vie. S’ils souhaitent cependant s'engager à leur tour dans un schéma de croissance excessif, ils courent le risque d’exposer leurs économies à des difficultés d’approvisionnement et d’exercer une pression encore plus insoutenable sur le stock de ressources de la planète».
Golfe de Thaïlande : s'organiser ou disparaître
Scr: lefigaro.fr Photo: Somnuk Attipanyo à côté de son petit temple envahi par l'océan à chaque marée. P.K./AFP
Depuis trente ans, la mer avale 30 à 40 mètres de terre chaque année.
C'est un petit temple enguirlandé de stuc, entre ciel et mer. Balafré par les pluies de mousson, envahi par l'océan à chaque marée, il est menacé de mort lente, par noyade.
Posée sur une île peau de chagrin, au bout d'un réseau alambiqué de passerelles au-dessus du golfe de Thaïlande, «la pagode n'en peut plus», estime Somnuk Attipanyo, un bonze drapé d'orange qui en a la garde. Le sel en a grignoté les assises, attaqué les mortiers. Et le plancher a été tellement surélevé qu'il faut se courber pour franchir les portes devenues minuscules.
Les limites de la terre et de l'eau sont bien incertaines à Khun Samut Chin. Dans ce village peu à peu englouti par la mer, on circule à pied sur des talus de coquillages entre deux miroirs d'eau. Les champs sont des étangs à crevettes. Même les poissons ne savent plus où ils en sont et se meuvent sur la terre ferme en se dressant sur leurs nageoires.
À 30 kilomètres au sud-est de Bangkok, là où la brise moite colle à la peau, la vie quotidienne est régulée par ce trop-plein. Depuis son temple cerné par la mer qui était autrefois adossé à une forêt, Somnuk le bonze montre une rangée de pylônes électriques émergeant de façon incongrue à un kilomètre au large. «Ces poteaux ont été installés en 1980, aujourd'hui c'est tout ce qu'il reste de l'ancien village.»
Le blanc laiteux qui baigne cette côte toute proche de Bangkok a un goût de chagrin. Depuis trente ans, la mer avale 30 à 40 mètres de terre chaque année. «C'est un ogre», explique Nu Wisuksin, recroquevillée dans sa frêle maison de bambou sur pilotis. À 74 ans, elle a déménagé à huit reprises. À chaque fois que l'eau lui arrivait à la cheville, elle reculait dans les terres. L'océan est à nouveau à ses pieds, mais «je n'ai plus la force de me battre contre lui», explique cette femme épuisée.
Le vent qui gronde, les nuages couleur de plomb et l'océan qui roule ses montagnes d'écume sur le rivage ont rythmé ses peines. L'année du typhon Gay, elle a perdu un enfant, l'année de Linda un autre est parti à la ville et son veuvage date de Prapiroon. «J'ai peur de la mer, des marées, de la pluie.» Alors pour ne plus entendre le clapotement rythmé, elle allume à plein volume la télévision dont l'antenne a été ficelée à une gaule démesurée.
«La mer mange la terre»
En Thaïlande, 600 kilomètres de littoral subissent une érosion sévère. S'il est difficile de prévoir précisément l'avancée de la mer dans les terres, le géologue Thanawat Jarupongsakul, directeur du centre d'études sur les catastrophes, table sur 1,3 kilomètre d'ici à vingt ans, 2,5 km d'ici à cinquante ans et 6 à 8 kilomètres d'ici à cent ans.
Les raisons en sont multiples. Le sol s'affaisse sur toute la côte. Avec le réchauffement climatique, le niveau des eaux dans le golfe de Thaïlande monte de 42 millimètres par an, les vents de mousson sont plus forts et créent des vagues plus violentes. Enfin, les sédiments, qui freinaient l'érosion, ont diminué de 70 % en trente ans, retenus par les barrages en amont sur les fleuves.
«Dans cinquante ans, nous aurons perdu de façon irréversible cinquante kilomètres carrés de terre entre la mer et Bangkok. Ce sont des zones industrielles densément peuplées et très construites. Où iront ces gens ? Qu'adviendra-t-il du titre de propriété de ces terres ?», s'interroge le chercheur de Chulalongkorn.
Ce coin de Thaïlande où «la mer mange la terre» a engendré des gens de trempe. Dans sa baraque de guingois, où par dérision elle a accroché une bouée de sauvetage, Samorn Kengsamut interrompt les taquineries qu'elle distribue aux hommes de la maison. L'heure est grave. Il s'agit de son village en sursis. «En vingt ans, le tiers des villageois sont partis dans d'autres provinces», explique la responsable locale aux hanches généreuses. Et «personne n'a reçu de compensation pour les terres avalées».«Aucune technologie ne pourra nous protéger»
Oubliés du gouvernement, les 300 villageois restants tentent de s'organiser. «Nous ne voulons pas disparaître et n'être plus qu'un nom dans les registres», insiste-t-elle tout en montrant des photos jaunies du village et des graphiques multicolores de la mer qui gagne du terrain. Pour enrayer l'érosion, les habitants tentent de reconstituer cette mangrove où les crabes font tant de raffut et les tortues viennent mourir. Ils peinent. Les vagues engendrées par la mousson du nord-est arrachent les plants de palétuvier. «Il y a dix ans, nous avions des vagues d'un mètre de haut, aujourd'hui, elles font deux à quatre mètres», explique un ramasseur de coquillages qui glisse sur la grève, agenouillé sur une planche, tout en laissant traîner une épuisette.
La haie de pylônes astucieusement disposés le long de la côte et baptisée par les villageois «digue de Thanawat», du nom du scientifique de Bangkok qui l'a mise au point, est censée diminuer la force des vagues et retenir les sédiments tout en laissant circuler les poissons. «Elle a permis le retour des crustacés et des coquillages mais n'offre qu'une protection relative», constate l'équilibriste. «Nous ne faisons que ralentir l'avancée de la mer. Comme aucune technologie ne pourra nous protéger, il ne nous reste qu'à prier que la mer fasse le moins de dégât possible».
Pour Samorn la matrone, les malheurs de Khun Samut Chin sont prophétiques des risques qu'encourt la capitale : «La mer finira par noyer Bangkok.»
Une décision insensée prolonge la saison de la chasse aux phoques
Scr: notre-planete.info
Photo: Chasse aux phoques du Groenland le 25 mars 2009 © IFAW / Stewart Cook
Le Fonds international pour la protection des animaux condamne la décision du Département canadien
des Pêches et des Océans de prolonger la période de la chasse aux phoques pour les pêcheurs de
Terre-Neuve et du Labrador.
IFAW considère que c'est une arrogante démonstration de son refus d'admettre la vérité. Le groupe de protection du bien-être animal considère que la chasse aux phoques pratiquée à des fins commerciales est une industrie moribonde et il fait remarquer que le prix des peaux de phoques reste bas, que très peu de pêcheurs prennent part à ce massacre cette année, et qu'allonger la saison de chasse n'est pas susceptible d'engendrer le moindre bénéfice pour les pêcheurs cette année.
Le communiqué du Département des Pêches et des Océans indique que la saison de chasse est prolongée "jusqu'à nouvel ordre", mais il semble peu probable qu'une quantité significative de phoques puissent être abattus cette année.
" Comme la plupart des annonces faites par le gouvernement Harper qui clame vouloir soutenir les pêcheurs, ce prolongement supposé de la saison de chasse n'a que peu de sens en réalité" a déclaré Sheryl Fink, Directrice du programme phoques d'IFAW.
" Avec seulement 37 609 phoques tués sur un quota total de 400 000, et avec peu de chasseurs impliqués cette année, il doit être particulièrement embarrassant pour le gouvernement canadien de justifier les millions de dollars d'argent public qui ont été investis pour soutenir l'industrie de la chasse au phoque. En outre, prolonger la saison de la chasse aux phoques ne sauvera pas cette industrie cruelle qui est en train de mourir, c'est un véritable gâchis."
IFAW en appelle au gouvernement fédéral pour mettre fin à la chasse commerciale aux phoques et investir dans des solutions alternatives pour les chasseurs et leur communauté plutôt que de gaspiller l'argent public pour soutenir cette industrie cruelle qui a un impact négatif sur la réputation internationale du Canada et sur ses échanges commerciaux dans d'autres domaines.
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Le : 16/05/2011
Radioactivité : la forte capacité d'absorption des océans
Scr: nouvelobs.com
C'est la première fois qu'une centrale accidentée rejette de l'eau fortement radioactive en mer.
Pourtant, les scientifiques s'inquiètent peu de ses répercussions.
Masses mouvantes couvrant 70 % de la surface de la Terre, les océans absorbent en effet la radioactivité d'origine anthropique depuis une soixantaine d'années "sans nuisance évidente à l'environnement, ce qui est contraire à la perception du public", selon Terry Hamilton, du Laboratoire national Lawrence de Livermore (Etats-Unis).
Ils ont essuyé les essais atmosphériques des armes nucléaires, probablement la source la plus forte de contamination (1) et les rejets atmosphériques de Tchernobyl : on observe encore un pic de césium 137 consécutif à cette catastrophe dans les sédiments déposés à l'époque.
Ils absorbent les rejets liquides des usines de Sellafield (Royaume-Uni) et de la Hague (France) et ont englouti fûts radiotoxiques (légalement jusqu'en 1980), sous-marins nucléaires accidentés... Résultat, une radioactivité anthropique, cent fois inférieure à sa radioactivité naturelle, en termes de dose.
Pêche interdite
A Fukushima, la catastrophe aura des répercussions sur le littoral proche où toute pêche pourrait être longtemps interdite. S'il n'existe pas de réseau mondial dédié, de nombreux observatoires internationaux suivent depuis des décennies le devenir en mer des particules radioactives, y compris à des taux très faibles. "Certains radionucléides, solubles (tritium ; technétium ; antimoine) sont transportés par les courants marins et se dispersent dans les masses océaniques sur des distances très importantes.
D'autres (cobalt, ruthénium, plutonium) ont tendance à se fixer sur les particules solides en suspension dans l'eau, et contaminent les sédiments après dépôts sur les fonds océaniques", explique Dominique Boust (IRSN).
A Fukushima, la pollution pourrait durer des mois - à des niveaux décroissants au fil du temps -, et s'aggraver si le corium, ce mélange d'acier de la cuve et de combustible en fusion, venait à traverser le socle de béton des réacteurs. Mais il est exclu qu'il coule comme de la lave vers la mer. "Il serait vraisemblablement stoppé par la roche terrestre et refroidirait en piégeant de nombreux éléments radioactifs, explique Thierry Charles, de l'IRSN.
Du plutonium dans l'eau de mer ?
Toutefois, il pourrait alors être balayé par les eaux de ruissellements qui entraîneraient ensuite des radioélements, dont du plutonium, vers l'océan." Pour le moment, les Japonais n'ont pas vérifié s'il y avait du plutonium dans l'eau de mer. Mais ils ont trouvé de l'iode 131, du ruthénium 106, du césium 134 et surtout le persistant césium 137, en forte quantité.
Un membre de l'équipe monégasque de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a rejoint le navire de recherche océanographique Hakuho-maru pour participer aux mesures.
Selon les modèles de l'équipe Sirocco (CNRS et université de Toulouse), une grande partie des radionucléides est entraînée vers le sud et l'est par le courant Kuroshio.
A hauteur de Tokyo, ils sont emportés vers le centre du Pacifique. Ils mettraient quinze ans pour atteindre la zone équatoriale et quarante pour gagner le sud de l'océan Atlantique. Leur comportement au nord suscite encore des questions.
Effets à long terme
Takuya Kobayashi, de l'Agence japonaise de l'énergie atomique (JAEA), a étudié la région de l'usine de Rokkasho-Mura, tout au nord du pays, et a travaillé à un modèle couplant océan et atmosphère pour prédire la dispersion des contaminants. Il vérifie "si ce modèle peut-être utile pour Fukushima".
Quid des effets à long terme sur les écosystèmes ? Il est trop tôt pour le dire, selon Dominique Boust. En effet, l'effet de faibles doses de radioactivité sur le cycle de vie des organismes marins (croissance, nutrition, reproduction, etc.) commence à peine à être étudié. De premiers résultats, obtenus à Cherbourg, suggèrent qu'elles pourraient perturber la croissance des larves d'huître.
1)"Radionuclide levels in oceans and seas", Worldwide marine radioactivity studies (WOMARS),2007. AIEA. www-pub.iaea.org/MTCD/publications/ PDF/TE_1 429_web.pdf
(2)http://sirocco.omp.obs-mip.fr/ou-tils/Symphonie/Produits/Japan/Sym-phoniePreviJapan.htm
EcoNuit, première chaine d'hôtel économique-écologique
Scr: 0minutes.fr/ Photo: Une chambre d'hôtel Econuit. DR
TOURISME - Associer l'écologie et l'économie était le pari Joël Gimbert, l'architecte à l'origine d'EcoNuit,
un nouveau concept d'hôtel 2 étoiles. Le premier bâtiment ouvrira ses portes le 22 juin à Guérande
(Loire- Atlantique). Il a été construit en thermopierre, avec panneaux photovoltaïques et récupérateurs
d'eau de pluie...
Peintures minérales, placages en noyer, revêtements de sols recyclés… En lançant EcoNuit, le Groupe GHP Hôtels a imaginé une chaîne d’hotel écolo-design, et économique! Pour 39€ (chambre individuelle) ou 69€ (chambre familiale), les clients peuvent choisir entre quatre ambiances zen: verte, beige, taupe ou violette.
Première étape pour les créateurs: maximiser la performance énergétique du bâtiment. Comment? En utilisant thermopierre et soleil. Matériau ancien délaissé, le thermopierre est un mélange de chaux, de ciment blanc et de poussière d’alumine. Il régule l’hygrométrie hors pair, ce qui assure un confort thermique été comme hiver et évite le recours au chauffage. Le thermopierre a aussi des propriétés bactéricides, ce qui améliore la salubrité du bâtiment. Des panneaux photovoltaïques et un chauffe-eau solaire ont été installés sur le toit, permettant de réduire de 25 % l’empreinte sanitaire du bâtiment (selon la norme RT 2005), un avantage non négligeable étant donné les besoins en eau d’un hôtel.
Pour aller plus loin, les créateurs se sont aussi attardés sur l’aspect écologique à l’intérieur de l’hôtel: le chauffage est électrique radiant, c’est-à-dire facilement réglable, des boîtiers économiseurs électricité ont été installés, l’éclairage et les TV sont en LED, toute la robinetterie thermostatique est équipée de mousseurs pour diminuer la consommation d’eau, les moquettes de la salle de séminaire sont composées à 70 % de produits recyclés, la literie et les produits de douche sont bio, enfin, la blanchisserie et les produits d’entretien sont biodégradables.
Prochaine étape pour EcoNuit: obtenir l’Eco-label européen. Pour cela, des ruches ont été installées sur le toit afin d’accueillir la biodiversité et les espaces verts ont été créés de manière éco-responsable.
L'avenir des centrales nucléaires américaines passera par la France
Scr: France-Amerique.com/Photo:
La centrale nucléaire Diablo Canyon, sur les côtes de l’Océan
Pacifique, Avila Beach, Californie. Construite à proximité d’une population importante et
sur une faille géologique, elle ne résisterait pas à un séisme supérieur à 7 sur l’échelle
Après la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, les États-Unis s'interrogent à nouveau sur la sûreté de leurs infrastructures. Mais pas question pour autant de sortir du nucléaire face à une demande en énergie toujours plus importante. Et la France, par l'intermédiaire d'Areva, jouera un rôle majeur dans la nouvelle génération de réacteurs aux États-Unis.
« On dit que c'est la renaissance de l'industrie nucléaire. Léonard de Vinci doit se retourner dans sa tombe ! » sourit amèrement Dan Hirsch, président de Committee to Bridge the Gap, un organisme indépendant de surveillance du nucléaire aux États-Unis. À écouter les récents discours de Barack Obama, le cataclysme qui a frappé le Japon n'a pas refroidi la volonté américaine de développer son parc nucléaire. Et c’est difficile à croire, mais les installations sont les plus vétustes au monde. Trente ans que les États-Unis n'ont pas construit de nouvelles centrales malgré une dépendance énergétique galopante. Et le président américain s'est fixé comme objectif 80 % d'énergie propre, d'ici 2035. « Certains veulent l'éolienne et le solaire, d'autres le nucléaire. Pour atteindre notre but, nous aurons besoin des deux », affirmait-il lors de son discours sur l'état de l'Union du 25 janvier dernier. Alors que des pays comme l'Allemagne réfléchissent à une sortie du nucléaire, les États-Unis n'ont jamais autant compté sur l'énergie atomique. « C'est un pays fortuné mais trop tributaire du pétrole de pays étrangers souvent instables géopolitiquement. Il n'y a qu'à voir en Lybie », souligne Laurence Pernot, directrice de la communication d'Areva en Amérique du Nord. La société française, déjà numéro Un aux États-Unis en service et maintenance nucléaire, espère bien construire sa première centrale outre-Atlantique à l'horizon 2018-2020. L'EPR, le réacteur nucléaire français de troisième génération, est en cours de certification et pourrait obtenir l'aval de l'autorité de sûreté américaine fin 2012. « Cela nous a coûté plus de 200 millions de dollars pour présenter le dossier. On ne le ferait pas si on ne pensait pas qu'il y a une importante perspective de croissance », précise Laurence Pernot. Le design de l'EPR, jugé plus sûr, a par exemple la spécificité selon Areva, de résister au crash d'un avion commercial. D'où l'intérêt grandissant des États-Unis pour ce savoir-faire spécifiquement français. « Areva est une société montante, qui jouera un rôle dans l'avenir du nucléaire américain », confirme Mary Lou Dunzik-Gougar, ingénieur en nucléaire à l'université d'Idaho.
« Les États-Unis ont besoin du nucléaire, c'est faire preuve de pragmatisme »
L'EPR et EDF ont pourtant rencontré de nombreux déboires lors de leur premier projet américain, qui être réalisé dans le Maryland. Leur allié américain, Constellation Energy Group, s'est en effet retiré en octobre dernier, jugeant les coûts trop élevés. L'électricien français, ne pouvant pas détenir plus de 49 % d'une centrale américaine, recherche toujours un nouveau partenaire.
Le premier EPR pourrait finalement voir le jour dans le Missouri en partenariat avec l'électricien Ameren. Autre projet avancé, celui de Fresno en Californie, qui comprendrait deux réacteurs de type EPR et une centrale solaire. Un projet qui pourrait cette fois être ralenti face à la défiance grandissante des Californiens envers le nucléaire. Les centrales de Diablo Canyon et San Onofre, construites à proximité de failles géologiques, inquiétant de nombreux experts, dont Dan Hirsch, qui estime qu'une révision est urgente : « les deux réacteurs ne seraient pas aptes à résister à un tremblement de terre supérieur à 7 sur l'échelle de Richter ». Un chiffre d'autant plus inquiétant lorsque l'on sait qu'en 1906, un tremblement de terre estimé à 7,9 avait frappé les alentours de San Francisco. (ndlr : le séisme au Japon a été mesuré à 8,9 sur l'échelle de Richter). «Et même si on décide d'arrêter leur exploitation aujourd'hui, la radioactivité continuera à être élevée pendant des dizaines d'années. Sur une centrale, il n'y a pas de bouton "off" qui coupe instantanément l'activité des réacteurs. Je suis assez préoccupé » poursuit-il. Pas d'inquiétude en revanche, selon Mary Lou Dunzik-Gougar qui estime que le nucléaire «est l'énergie la plus sûre et la plus respectueuse de l'environnement ». Selon elle, les options qui utiliseraient le vent et le soleil ne sont pas encore assez efficaces. « Dire que les États-Unis ont besoin du nucléaire, c'est faire preuve de pragmatisme » assène t-elle. Un avis que semblent partager Barack Obama et une grande majorité de la classe politique américaine.
Depuis la marée noire dans le golfe du Mexique, de plus en plus de démocrates et de républicains, et même certains environnementalistes, se retrouvent sur la nécessité du nucléaire. Et les événements au Japon ne devraient que retarder les échéances. Areva l'a bien compris.
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Le : 13/05/2011
Près de 80% de l'énergie mondiale pourrait être renouvelable d'ici 2050
Scr: notre-planete.info/Photo: © C. Magdelaine / notre-planete.info
L'énergie solaire et éolienne, la biomasse et l'hydroélectricité pourraient représenter près de 80%
de l'approvisionnement énergétique mondial d'ici 2050, si les Etats mettaient en place.....
Des politiques permettant d'exploiter le potentiel de ces énergies renouvelables, selon un rapport des Nations Unies publié lundi.
Les conclusions du rapport ont été rendues publiques lors d'une réunion de quatre jours qui s'est terminée le week-end dernier à Abou Dhabi, aux Émirats Arabes Unis. Ce rapport est le résultat du travail de plus de 120 chercheurs ayant collaboré au sein du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). Les experts indiquent que si la voie des énergies renouvelables était empruntée totalement, les émissions de gaz à effet de serre pourraient rester suffisamment faibles pour limiter à moins de 2 degrés la hausse des températures mondiales d'ici le milieu du siècle.
Ce seuil de 2 degrés est un point de basculement au-delà duquel les pires effets du changement climatique sont susceptibles de se produire. Les gouvernements s'étaient accordés au Sommet de Cancun, au Mexique, en 2010, pour tenter de limiter la hausse de la température moyenne mondiale à moins de 2 degrés.
La Secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Christiana Figueres, a décrit ce rapport comme "le plus important" sur le sujet et a assuré qu'il montrait la voie à suivre aux gouvernements. "Ils doivent atteindre leur objectif en ayant recours à des sources d'énergie renouvelables sur une très grande échelle", a-t-elle expliqué. "Des politiques nationales ambitieuses et une coopération internationale forte sont clairement la clé pour que les énergies renouvelables soit adoptées rapidement et massivement, dans tous les pays."
Mme Figueres a aussi souligné la nécessité de mettre à disposition des pays pauvres des ressources financières et technologiques. Ces pays vont connaitre la plus forte croissance de production d'énergie dans les décennies à venir.
Le rapport examine plus de 160 différents scénarios scientifiques fondés sur différents niveaux d'utilisation de sources d'énergies renouvelables et prenant en compte divers facteurs environnementaux et sociaux. Quatre scénarios reflétant l'éventail complet des possibilités ont été analysés en détail, et le plus optimiste des quatre scénarios prétend que les sources d'énergie renouvelables pourraient représenter jusqu'à 77% de la demande énergétique mondiale d'ici à 2050, alors qu'en 2008 par exemple, ce chiffre était d'un peu moins de 13 pour cent. Dans ce scénario, les économies cumulées d'émissions de gaz à effet de serre représentent 220 à 560 gigatonnes de dioxyde de carbone entre 2010 et 2050.
Enfin, les experts estiment que le prix des technologies des énergies renouvelables serait plus attractif si un coût financier était donné aux impacts environnementaux tels que les émissions de gaz à effet de serre et les produits polluants puis inclus dans les prix de l'énergie. Le coût global de la plupart de ces technologies a en outre diminué au cours des dernières années et les chercheurs ont constaté qu'ils allaient probablement encore baisser.
Mieux que le gaz de schiste, la crotte de chien !renouvelables (I)
Scr:futura-sciences.com
Photo: © zigazou76, Flickr, CC BY-SA 2.0
On savait déjà que du pied gauche, elle pouvait porter chance,
elle va peut être aujourd'hui nous apporter de l'énergie.
Utiliser des crottes de chien pour fabriquer de l'énergie, c'est l'idée un peu folle mais tout à fait sérieuse de chercheurs du département de thermodynamique de la Universidad Nacional del Nordeste et de la Universidad Tecnológica Nacional General Pacheco en Argentine. Simple mais il fallait y penser.
Depuis de nombreuses années, l'épuisement des énergies fossiles amène les pays du monde entier à réfléchir à des moyens alternatifs de production d'énergie. Certains (des Écossais) ont déjà commencé à étudier la possibilité d'utiliser du whisky pour faire le plein. C'est aujourd'hui au tour de l'Argentine de mener une expérience originale grâce à une matière première autochtone abondante, les déjections canines !
Il faut dire que Buenos Aires possède un argument de taille : 1 chien pour 7,4 habitants, ce qui est bien au-dessus des recommandations de l'OMS (qui préconise au maximum 1 chien pour 10 habitants). La ville n'abrite que peu d'espaces verts. Les déjections canines se concentrent alors majoritairement dans les rues. Les enfants en bas âge (et donc au plus près du sol) sont les plus touchés par les pathologies liées aux excréments. Ce projet permettrait alors de faire d'une pierre deux coups en résolvant un problème de santé publique et d'énergie.
Comment exploiter les déjections ?
Passer de déjections canines à la libération de méthane demande plusieurs jours de macération. Dans un biodigesteur rempli de crottes et d'eau, on chauffe le mélange. Dans ces conditions, des bactéries anaérobies (qui n'ont pas besoin d'oxygène) vont décomposer le mélange et libérer du méthane. Le processus est assez simple même si sa réussite est liée à de nombreux facteurs comme le Ph, la température ou le type de matière organique utilisée. Les plus intéressés d'entre vous pourront même tenter l'expérience (Manuel d’installation d’un biodigesteur).
Selon le Gider (Grupo de Investigación de Energías Renovables), les résultats sont satisfaisants si l'on considère que la matière première est abondante et gratuite. Pour chaque kilo de crottes canines ont été extraits 55,58 grammes de biogaz. Ce premier essai permet donc d'être optimiste et d'en envisager d'autres de plus grande envergure. Un pied de nez au gaz de schiste ?
Sec, sec, sec : le printemps 2011 fait redouter un été 76
Scr: nouvelobs.fr par L.M.
17 départements sont déjà touchés par les restrictions d'eau. Et les températures
du mois d'avril ont dépassé les moyennes de 4°C. Vite, de la pluie !
Météo France est formel : avec 4° de plus que la moyenne, avril 2011 a été le deuxième mois d'avril le plus chaud depuis 1900. Un mois d'avril chaud et sec. Etienne Kapikian de Météo France le situe parmi les plus secs. "Depuis le 1er janvier, il a plu comme en 1976, ce qui en fait une année comparable", estime le prévisionniste, soit 40 à 55% de la pluviométrie habituelle. Il y a 35 ans, la situation s'était aggravée en cours d'été. "Pour 2011, on ne peut pas savoir. Nos simulations ne permettent pas de donner d'orientation fiable pour les précipitations", explique Etienne Kapikian.
A travers tout l'hexagone, nombre de nappes phréatiques connaissent un niveau inférieur à la normale. Confrontés à cette faible pluviométrie, 17 départements étaient déjà touchés par les restrictions d'eau vendredi 6 mai : la Loire-Atlantique, la Dordogne, le Lot, les Deux-Sèvres, la Vienne, la Charente, la Charente-Maritime, la Vendée, l'Eure, l'Oise, la Somme, le Doubs, le Rhône, l'Isère, la Nièvre, le Cher et le Val-de-Marne.
Nathalie Kosciusko-Morizet a convoqué un "comité sécheresse" le 16 mai prochain. Le ministère se veut rassurant : "Il ne s'agit pas d'une réunion de crise. Le comité de suivi hydrologique se réunit régulièrement pour faire le point sur l'état général des ressources en eau." Le service de communication refuse pour l'instant de parler d'une situation exceptionnelle : "On retrouve chaque année des périodes où il y a un manque d'eau".
Inquiétude des agriculteurs
A Météo France, Etienne Kapikian constate un débit des cours d'eau très faible. Sur le Rhône ou la Loire, les niveaux sont ceux du plein été. Les sols superficiels souffrent d'une sécheresse exceptionnelle pour un début de mois de mai. Les amateurs de jardinage font tous le même constat : la terre est dure et sèche. Même à Authon-du-Perche, petit coin réputé humide d'Eure-et-Loir, Nicole Noël se désole : "si on veut des tomates cette année, il faudra arroser massivement." La chaleur exceptionnelle aggrave la sécheresse : "elle fait évaporer l'eau du sol et accélère la végétation qui pompe l'eau", précise Etienne Kapikian.
Les agriculteurs eux aussi sont inquiets. Avec le manque d'eau, la production de blé d'hiver s'annonce médiocre. Cette année, les restrictions d'eau démarrent très tôt. En 2010, elles n'avaient eu lieu que pendant l'été. Selon la société de conseil Agritel, les marchés se préparent à une hausse des prix du blé cette année. Alors on guette le ciel : les couches supérieures réagissent vite aux précipitations, la situation peut encore évoluer.
Mais les modèles météorologiques dont dispose Météo France ne portent guère à l'optimisme : le début de l'été s'annonce chaud lui aussi. Du côté des précipitations, l'incertitude reste de mise. Le déficit est déjà là, les pluies d'automne et d'hiver n'ont pas permis de faire remonter les nappes phréatiques à un niveau qui permettrait de faire face à une sècheresse de longue durée.
Spectre de l'été 76
La persistance du beau temps fait ressurgir le spectre de l'été 1976 : l'été de la grande sécheresse. L'été où l'armée a été réquisitionnée pour distribuer de la paille aux éleveurs. L'été de la création d'un "impôt sécheresse destiné à couvrir en partie l'aide de 2,2 milliards de francs débloquée pour les agriculteurs. Météo France note pourtant déjà une différence importante cette année : même à un niveau insuffisant, les nappes ont été mieux alimentées cet automne qu'en 1976.
A l'issue de la réunion du 16 mai, le ministère de l'Ecologie transmettra les tendances et les données disponibles aux préfets. Suivront les arbitrages tant redoutés par les agriculteurs. Ils ne seront pas les seuls concernés : l'usage de l'eau doit être réduit dans tous les secteurs, y compris chez les particuliers. La gestion des ressources hydrauliques sera d'ailleurs au centre de la présentation, en juin, d'un plan national de préparation au changement climatique.
Train à Grande Vitesse : les Etats-Unis rattrapent leur retard
Scr: france-amerique.com./Photo: Rail Europe
Le gouvernement américain a annoncé lundi qu’il allait consacrer 2 milliards de dollars au réseau ferroviaire.
Les Etats-Unis prévoient de relier les principales grandes métropoles dans les trente prochaines années.
Avec le TGV pour modèle.
La locomotive est en marche. Avec plus de 10 milliards de dollars alloués à la création de trains à grande vitesse, le développement du transport ferroviaire aux Etats-Unis est sur de bons rails. Quelque 795 millions de dollars seront attribués à la région nord-est, la plus chargée du pays, pour relier Washington, New York et Boston. Un peu plus de 404 millions seront utilisés pour étendre les lignes du « Midwest ». Last but not least, environ 300 millions de dollars seront consacrés au secteur clé de la Central Valley en Californie, pour la relier à San Francisco.
Ce projet, l’un des plus créateurs d'emplois du plan de relance de Barack Obama, a rencontré un engouement considérable sur tout le territoire. Neuf Américains sur dix l’approuveraient, selon une étude publiée au début de l'année 2010.
Sur les 60 dernières années, plus de 1,8 billions de dollars ont été investis pour les autoroutes américaines et le réseau aérien. Sur cette même période, seul 3% du budget fédéral alloué au transport a été consacré au train. « Ça a marché en Europe, il n'y a pas de raison que ça ne prenne pas ici. D'autant que le marché de la voiture est en forte baisse. Et puis, le train existe déjà ici, mais il faut juste le rendre plus efficace par rapport aux autres moyens de transport », affirme Karen Rae, administratrice de la FRA. Elle assure que le projet a été pensé de façon à ce que le temps de voyage en train soit le plus compétitif de porte à porte. « Et puis, il y a des trajets que nous allons créer où il n'y a pas de service aérien. Je suis convaincue que le train deviendra leader dans certaines régions », affirme t-elle.
Washington-Boston en seulement trois heures
L’un des tracés phares reliera toutes les grandes métropoles du nord-est des Etats-Unis : de Boston à Washington en passant par New York, Philadelphie et Baltimore. Et le tout en moins de trois heures, soit deux fois plus rapidement qu'aujourd’hui. Selon Amtrack, qui contrôle le réseau ferroviaire américain, la ligne pourrait voir le jour en 2040.
Alors que la population de ces cinq grandes villes devrait encore augmenter de plus de 10% d'ici à 2050, les embouteillages sur les autoroutes ont déjà augmenté de 60% sur les 20 dernières années. « Nous ne sommes pas là pour remplacer l'avion ou la voiture, assure Karen Rae. Le développement du train va tout simplement répondre à une nouvelle demande ». La FRA mise également sur le confort du transport pour attirer les passagers. Après avoir fait une étude en France, l'agence américaine de transport a conclu que les passagers préféraient le train à la voiture pour la qualité du voyage et non pour la vitesse. Le TGV devrait néanmoins atteindre les 350 km/h en Californie sur la ligne qui reliera San Diego, Los Angeles et San Francisco. Le projet a été âprement soutenu par l’ex-gouverneur Schwarzenegger qui a déjà rencontré à plusieurs reprises les dirigeants chinois dans le cadre d'un partenariat sino-californien. Selon lui, il sera possible de se rendre de Los Angeles à San Francisco en seulement trois heures d'ici à 2030.
La SNCF et sa filiale nord-américaine Alstom espèrent remporter de nombreux appels d'offres. Chaque Etat choisira quelle entreprise sera en charge de la construction des lignes. Le tout sera chapeauté par la FRA. « Nous allons conseiller les États et faire en sorte que Alstom, Siemens et tous les autres participent de manière assez équilibré à tous les projets » déclare Karen Rae. « La France est évidemment l’un des pays que nous avons le plus observé, poursuit-elle. Le TGV est un très bon exemple pour nous ».
Le train ne sifflera avant 2030
La plupart des projets ne devrait pas voir le jour avant vingt ou trente ans, si les travaux ne prennent pas de retard. Une durée que Karen Rae justifie par la superficie du territoire américain et par les nombreux organismes impliqués au niveau fédéral et local. « Il a fallu 25 ans rien qu'au TGV pour que tout soit fini. Il faut imaginer que ce que l'on fait, ce n'est pas de la superficie d'un seul pays mais de toute l'Europe ».
Mais certains obstacles se dressent sur les rails. Avec les dernières élections de mi-mandat et la victoire de candidats républicains sur des terres auparavant démocrates, l'apport promis par certains États pour certaines lignes pourrait fortement diminuer. John Kasichn, élu dans l'Ohio en janvier, a annoncé en conférence de presse au lendemain de son élection qu'il désirait utiliser l'argent à d'autres fins. « Le transport ferroviaire n'est pas le futur de l'Ohio. Le train est mort ». Autre inquiétude pour le gouvernement Obama, le républicain John Mica est président du comité des transports et infrastructures depuis le mois de janvier. Dans une interview donnée début novembre à l'Associated Press, ce dernier, partisan déclaré des lignes à grande vitesse, affirmait que « trop d'argent était prévu pour des projets marginaux », mettant en cause les lignes ne reliant pas de très grandes métropoles. Malgré ces bémols qui pourraient retarder certains tracés, Karen Rae n’est pas plus inquiète que ça : « le projet est trop avancé pour qu’il ne se fasse pas. »
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Le : 12/05/2011
Le GIEC mise sur les énergies renouvelables (I)
Scr: enerzine.com
Un nouveau rapport du Groupe inter- gouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC)
estime que près de 80 % de l'approvisionnement énergétique mondial pourrait être couvert par
les énergies renouvelables à l'horizon 2050 à condition que des politiques publiques adaptées soient
mises en place
Les constatations de plus de 120 chercheurs collaborant avec le GIEC montrent en outre qu'un taux de pénétration accru des énergies renouvelables sur le marché pourrait aboutir à une réduction totale des émissions de gaz à effet de serre équivalente à 220 à 560 gigatonnes de dioxyde de carbone (GtC02eq) entre 2010 et 2050.
La fourchette haute des scénarios évalués, correspondant à une réduction d'environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre et calculée sur la base de projections établies selon une hypothèse de maintien du statu quo, permettrait de maintenir les concentrations de gaz à effet de serre à hauteur de 450 parties par million.
Nous pourrions ainsi nous rapprocher de l'objectif visant à maintenir le réchauffement climatique en-dessous de la barre des 2° C au cours du XXIe siècle, objectif reconnu dans les Accords de Cancun signés par les parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
Les conclusions approuvées par les représentants des pays Membres du GIEC à Abu Dhabi, Émirats Arabes Unis, et officiellement présentées lundi, figurent dans le résumé du Rapport spécial sur les sources d'énergie renouvelable et l'atténuation des effets des changements climatiques à l'intention des décideurs (voir ci-dessous et lire la suite de l'article).
« Avec l'adoption de mesures convergentes en faveur du climat et de l'énergie, les sources d'énergie renouvelable sont susceptibles de contribuer sensiblement au bien-être de l'homme en fournissant de l'énergie de manière durable et en stabilisant le climat », a déclaré le Professeur Ottmar Edenhofer, coprésident du Groupe de travail III lors de la présentation officielle du rapport.
« Toutefois, un accroissement notable des énergies renouvelables constitue un véritable défi tant technique que politique », a-t-il ajouté.
M. Youba Sokona, coprésident du Groupe de travail III, considère que : « le rôle que pourraient jouer les technologies des énergies renouvelables dans la satisfaction des besoins des pauvres et la croissance durable dans les pays développés et en développement, pourrait engendrer une forte polarisation des opinions. Le présent rapport du GIEC apporte un certain nombre de précisions fort utiles au débat visant à informer les gouvernements des options possibles et des décisions à prendre si l'on veut que le monde se lance collectivement sur la voie d'un développement équitable, économe en ressources et sobre en carbone ».
M. Ramon Pichs, coprésident du Groupe III, renchérit : « Le rapport montre que ce n'est pas tant la disponibilité des ressources que les politiques publiques mises en place qui permettront ou non de développer les énergies renouvelables dans les décennies à venir. Et les pays en développement ont un rôle important à jouer dans cet avenir-là. En effet, c'est là que vit la plupart des 1,4 milliard d'individus qui n'ont pas accès à l'électricité, et c'est donc là que les conditions optimales sont réunies pour déployer les énergies renouvelables ».
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Le Rapport spécial sur les sources d'énergie renouvelable et l'atténuation des effets des changements climatiques, approuvé par les représentants gouvernementaux de 194 nations, analyse le taux actuel de pénétration sur le marché de six grandes familles d'énergie renouvelable et leur potentiel de déploiement au cours des prochaines décennies. Les six grandes familles d'énergie renouvelable sont les suivantes :
• La bioénergie : couvre notamment les cultures énergétiques, les résidus issus des forêts, de l'agriculture et de l'élevage, ainsi que les biocarburants dits de deuxième génération ;
• L'énergie solaire directe : notamment le solaire photovoltaïque et le solaire thermodynamique ;
• L'énergie géothermique : basée sur l'extraction de la chaleur emmagasinée dans les profondeurs de la Terre ;
• L'énergie hydraulique : englobe les projets de centrales d'éclusées ou au fil de l'eau et les barrages réservoirs;
• L'énergie marine : des barrages aux technologies faisant appel aux courants marins ou à l'énergie thermique des mers ;
• L'énergie éolienne : filières terrestre et marine.
Plus de 160 scénarios scientifiques portant sur le potentiel de pénétration du marché des énergies renouvelables à l'horizon 2050 ont été étudiés, ainsi que leurs implications environnementales et sociales ; quatre d'entre eux ont fait l'objet d'une analyse approfondie. Les quatre scénarios sélectionnés sont représentatifs de l'ensemble des technologies. L'objectif était d'examiner les futurs mondes possibles, d'analyser d'autres voies de développement socio-économique et d'évolution technologique.
Les chercheurs ont en outre étudié les difficultés liées aux modalités d'intégration des énergies renouvelables dans les systèmes énergétiques existants et à venir, notamment à l'approvisionnement des réseaux de distribution, ainsi que les avantages et les coûts potentiels liés à une telle évolution.
Alors que les scénarios se bornent à fournir une fourchette d'estimation, les conclusions générales du rapport indiquent que les énergies renouvelables sont vouées à occuper une part accrue sur le marché de l'énergie.
Le scénario le plus optimiste parmi les quatre ayant fait l'objet d'une étude approfondie prévoit que les énergies renouvelables compteront pour au moins 77 % des besoins énergétiques mondiaux à l'horizon 2050, permettant de fournir de 314 à 407 exajoules (EJ) par an. À titre de comparaison, 314 EJ correspondent à plus de trois fois l'approvisionnement énergétique annuel des États-Unis d'Amérique en 2005, et à un niveau similaire pour le Continent européen selon diverses sources gouvernementales et indépendantes.
77 %, c'est un chiffre élevé par rapport aux moins de 13 % d'approvisionnement total en énergie primaire relevé en 2008, correspondant à environ 490 EJ. Chacun des scénarios s'appuie sur une série de variables : évolution de l'efficacité énergétique, croissance de la population et de la consommation individuelle. Ce qui donne des niveaux variables d'approvisionnement total en énergie primaire en 2050, l'hypothèse la plus basse prévoyant que la part des énergies renouvelables s'élèverait à 15 % en 2050, en se fondant sur un approvisionnement total d'énergie primaire de 749 EJ.
Gaz de schiste : méthane 17 x plus élevé à 1 km autour
Scr: enerzine.com
Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Duke ont découvert des niveaux élevés
de méthane dans l'eau prélevée à proximité des puits de forage de gaz de schiste et de sites
d'hydro-fracturation.
Les scientifiques ont collecté et analysé des échantillons d'eau de 68 puits souterrains privés dans 5 comtés situés dans le nord de la Pennsylvanie et de New York.
"Au moins une partie des propriétaires qui prétendent que leurs puits à eau ont été contaminés par l'extraction des gaz de schiste ont eu raison", a déclaré Robert B. Jackson, professeur et directeur du Centre de Duke sur le changement global.
La fracturation hydraulique, appelé aussi "hydrofracking" ou "fracking", consiste à injecter à haute pression de l'eau, du sable et des produits chimiques dans des puits horizontaux à grande profondeur afin de faire éclater le schiste riche en hydrocarbures et d'en extraire le gaz naturel.
L'étude n'a trouvé par contre aucune preuve de contamination par les produits chimiques qui sont injectés ou encore des eaux usées extraites du puits après que le schiste ait été fracturé.
"Nous avons trouvé des quantités décelables de méthane dans 85% des échantillons, et les niveaux se sont révélés 17 fois plus élevés en moyenne dans les puits situés à moins d'un kilomètre des sites actifs d'hydro-fracturation", a expliqué Stephen Osborn, chercheur à la section environnement de Duke. La contamination a été observée principalement dans les comtés de Bradford et de Susquehanna, en Pennsylvanie.
"Le méthane est un composé chimique de formule CH4. En utilisant des traceurs isotopiques du carbone et de l'hydrogène, nous pourrions établir une distinction entre le méthane thermogénique, qui est formé à haute température sous terre et est capturé dans les puits durant le processus d'hydro-fracturation, et le méthane biogénique, qui est produit à plus faible profondeur et à des températures plus basses," a poursuivi Avner Vengosh, professeur de géochimie. Le méthane biogénique n'est pas associé à l'hydro-fracturation.
"Le méthane présent dans les nappes d'eau à moins d'un kilomètre des puits gaziers possède une composition isotopique similaire au méthane thermogénique," a ajouté Avner Vengosh. "En dehors de cette zone active, c'était surtout un mélange des deux."
Le méthane est inflammable et présente un risque d'explosion. Dans de très fortes concentrations, il peut même causer l'asphyxie. Peu de recherches ont été menées sur les effets sanitaires de l'eau potable contaminée au méthane, car ce composé n'apparaît pas en tant que contaminants dans les contrôles réalisés par les autorités publiques.
L'équipe de Duke a prélevé des échantillons sur des comtés touchés par la formation des schistes de Marcellus. L'accélération des forages gaziers et donc du processus d'hydrofracking dans la région ces dernières années a suscité des inquiétudes sur la contamination des nappes phréatiques par l'eau et les fluides qui contiennent un mélange de produits chimiques dont la liste complète est souvent tenue secrète.
La part du gaz de schiste entre pour environ 15 % dans la production du gaz naturel au Etats-Unis, aujourd'hui. L'administration américaine en charge de l'énergie estime qu'il représentera presque la moitié de la production nationale, d'ici à 2035.
Microjoule: Ils carburent aux records
Scr: 20minutes.info
Photo: MicroJoule est peaufiné depuis 25 ans par les étudiants en BTS de la Joliverie. F. E./20 Minutes
TRANSPORTS - Le prototype peut rouler 3.771 km avec un litre d'essence...
A Saint-Sébastien, MicroJoule se prépare à battre son propre record du monde. Ce véhicule ultra-léger et aérodynamique, théoriquement capable de faire 3.771 km avec un seul litre d'essence, va en effet participer à la fin du mois au «Shell Eco Marathon», à Lausitz (Allemagne). Une course qui vise à consommer le moins de carburant possible sur une distance (25 km) et à une vitesse (30 km/h) données… et dont le record a déjà été battu six fois par les étudiants du lycée privé technique de La Joliverie.
Les 4.000 km dans le viseur
«Les conditions météo s'annoncent favorables, et nos recherches nous ont permis de faire cette année des gains substantiels», note Philippe Maindru, enseignant en BTS Moteur à combustion interne (MCI) et porteur du projet. Conduit par un petit pilote pratiquement allongé, le prototype – amélioré depuis vingt-cinq ans par ses promotions successives d'étudiants – pourrait ainsi parvenir à une consommation de 4.000 km au litre.
«Ces performances laissent rêveur, mais ça a aussi un côté désolant pour l'industrie automobile», relève cet ingénieur automobile de formation. «Les recettes pour fabriquer un véhicule économe en carburant sont connues depuis longtemps: il faut faire une petite voiture, légère et aérodynamique, avec un moteur adapté et une vitesse maîtrisée.» Ses étudiants pourraient toutefois changer la donne, dans les années à venir: tous se destinent à travailler dans les centres de recherche des industriels et équipementiers automobiles.
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Le : 11/05/2011
Des centrales atomiques au milieu des populations
Scr: lefigaro.fr
Photo: Centrales nucléaires en Europe
Une carte des 211 centrales nucléaires construites dans le monde, accompagnées de données
démographiques précises, montre d'importantes disparités entre pays.
Après l'accident de la centrale japonaise de Fukushima, les acteurs de la sûreté nucléaire vont devoir prendre en compte plusieurs paramètres laissés souvent à l'arrière-plan au cours des dernières décennies. La densité des populations autour des installations est sans doute l'un de ces éléments clés. Exposer des habitants à un fort taux de radioactivité ou décider de l'évacuation d'une zone contaminée est infiniment plus grave et délicat si la région impactée est habitée par des millions de personnes que si elle est presque déserte.
«Après l'accident de Fukushima, quand je demandais aux experts du nucléaire quels types de réacteurs sont actuellement les plus sûrs, ils me disaient tous que c'est très difficile de répondre et que beaucoup de paramètres entrent en ligne de compte. En revanche, ils s'accordaient pour souligner que les plus dangereux sont ceux situés dans des zones peuplées», rapporte Declan Butler, journaliste à la revue scientifique Nature. Du coup, ce confrère a décidé de dresser, en collaboration avec l'université Columbia de New York, la première carte des 211 centrales nucléaires construites dans le monde, accompagnées de données démographiques précises.
930.000 habitants autour de Fessenheim
Première leçon, première surprise. La région située dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale de Fukushima où la population a dû être évacuée n'est pas aussi peuplée qu'on aurait tendance à l'imaginer en France. Elle ne compte en effet que 172 000 habitants. Or deux tiers des installations nucléaires dans le monde dépassent ce chiffre.
En France, par exemple, 930.000 habitants vivent dans un périmètre de 30 km autour de Fessenheim, 800 000 autour de Cattenom, 700 000 autour de Bugey, 620.000 autour de Saint-Alban, 420.000 autour de Gravelines (voir infographie).
Ces cinq unités mises à part, si on compare avec l'Allemagne, le Benelux ou l'Angleterre, notre pays a construit son parc nucléaire dans des zones rurales avec une faible densité de population. «Dans les années 1970, le premier décret d'autorisation interdisait l'installation des centrales nucléaires à proximité d'une ville, contrairement aux centrales thermiques», se souvient Philippe Vesseron, qui fut directeur de l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN). Le dossier était confié à l'époque au secrétariat général du comité interministériel pour la sûreté nucléaire et le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI).
«Les centrales nucléaires sont des objets qui vivent très longtemps et elles peuvent attirer l'activité économique, donc les populations. Il faut trouver les moyens de gérer et de contrôler l'évolution démographique des zones proches sur un très long terme», ajoute Philippe Vesseron.
Pour l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) la maîtrise de l'urbanisation est un vrai enjeu. «Aux États-Unis, des villes ont grandi autour de plusieurs centrales au cours de la dernière décennie», souligne Declan Butler.
En Europe, on est de toute façon très loin des densités rencontrées en Asie. Plus de 8 millions d'habitants dans un rayon de 30 km autour de la centrale de Kanupp, au Pakistan ; 5,5 et 4,7 millions autour de deux installations à Taïwan. Que dire encore des 28 millions d'habitants dans un rayon de 75 km autour de deux centrales chinoises…
Des nanoantennes convertissent la lumière en courant
Scr: enerzine.com
Un nouveau dispositif qui agit à la fois comme une antenne optique recueillant et concentrant la lumière,
et comme une photodiode qui convertit cette lumière en courant d'électrons a été découvert par des
chercheurs de l'Université Rice aux Etats-Unis.
Ce système à l'échelle du nanomètre pourrait servir dans les techniques de photosensibilité, de collecte d'énergie, d'imagerie ou de détection de la lumière.
Plus d'un tiers de l'énergie solaire arrive sur Terre sous la forme de lumière infrarouge. Mais le matériau en silicium qui est utilisé dans la plupart du temps pour convertir la lumière solaire en électricité dans la grande majorité des panneaux solaires d'aujourd'hui - ne peut pas capter l'énergie de la lumière infrarouge.
Tous les semi-conducteurs, y compris le silicium, possède un "gap de fréquence" où la lumière passe directement à travers le matériau et demeure incapable de générer un courant électrique en dessous d'une certaine fréquence.
Pour résoudre ce problème, Mark Knight et ses collègues de l'Université Rice à Houston ont fait croître des alignements de nanoantennes d'or directement sur des surfaces de silicium. Lorsque de la lumière de grande longueur d'onde frappe ces antennes, elle excite des ondes d'électrons connues sous le nom de plasmons de surface qui se propagent près de la surface du métal. Ces électrons pleins d'énergie passent alors la barrière de l'or vers le silicium et s'y retrouvent alors piégés pour se propager sous forme de courant électrique.
"Les diodes nanoantennes, que nous avons créé pour détecter les plasmon-électrons chauds se comportent déjà assez bien dans la collecte de la lumière infrarouge en vue de la transformer directement en électricité", a affirme Mark Knight. "Nous sommes impatients de voir si cette extension de collecteurs de lumière dans les fréquences infrarouges entraînera immédiatement des résultats dans l'efficacité des cellules solaires."
Une fuite nucléaire détectée sur un brise-glace russe dans l'Arctique
Scr: lemonde.fr
Un fuite nucléaire a été détectée, jeudi 5 mai, à bord d'un navire brise-glace russe
à propulsion nucléaire dans l'Arctique.
Contraignant le navire à faire route vers son port d'attache en mer de Barents (Nord-Ouest), a annoncé l'Agence fédérale de la flotte nucléaire russe, Rosatomflot.
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Le : 10/05/2011
Concours Lépine: Un dispositif de pompage des hydrocarbures en mer sacré
Scr: 20minutes.fr
Photo: André Boniface, médaille d'or du Concours Lépine 2011, à Paris, le 6 mai 2011, devant son invention, un dispositif de pompage des hydrocarbures en mer. AFP PHOTO / PIERRE VERDY
INVENTION - Pour ses 110 ans, le concours Lépine a sacré un dispositif conçu après la marée noire dans le golfe du Mexique..
Un dispositif de pompage des hydrocarbures en milieu marin profond, conçu après la marée noire dans le golfe du Mexique, a remporté samedi le Concours Lépine, et sacré pour la deuxième fois son inventeur, une première pour cette manifestation qui soufflait ses 110 bougies.
André Boniface, ingénieur à la retraite de Lunel (Hérault), avait déjà reçu en 1999 la plus haute récompense du concours, le prix du président de la République, pour un appareil de forage, terrestre celui-là.
Outre l'invention de M. Boniface, 77 ans, les questions énergétiques et environnementale ont tenu le haut du pavé, avec l'attribution du troisième prix à un inventeur belge de 15 ans pour son groupe électrogène écologique.
Capter le pétrole «à la source»
M. Boniface participait pour la sixième fois à ce concours qui se tient dans le cadre de la Foire de Paris et a découvert le moulin à café ou le stylo à bille.
L'inventeur a raconté à l'AFP que la catastrophe de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon au large de la Nouvelle-Orléans le 20 avril 2010, l'avait poussé à terminer un projet auquel il pensait avant, «sans plus».
Son dispositif, qui ressemble à un Meccano géant, consiste -à partir d'une plateforme offshore surmontée d'une haute structure métallique- «à capter à la source» le pétrole, juste au-dessus de la fuite, à l'aide d'un gros tube relié à un compresseur puissant et non pas avec celle d'une pompe.
L'ingénieur a installé des capteurs mobiles au bout de ce tube, une double colonne en fait, à l'intérieur de laquelle la puissance de l'air envoyé dans les profondeurs d'un côté, permet de propulser vers la surface le mélange eau-pétrole de l'autre côté.
«Installation rapide et peu coûteuse»
Le résultat, a-t-il dit, peut «permettre d'extraire de gros débits de mélange eau-hydrocarbures quelle que soit la profondeur de captage», même à 1.500 mètres, profondeur du puits endommagé au large de la Louisiane.
Avant tout, selon M. Boniface, le procédé est d'«une installation facile, rapide et peu coûteuse en énergie». S'il avait été opérationnel dans le golfe du Mexique, il aurait «pu limiter les dégâts, tout au moins».
Ce passionné, «toujours en train de chercher», veut «à chaque fois qu'un problème se produit trouver des solutions, pour faire avancer la technique, la sécurité des ouvriers et lutter contre les pollutions».
Le deuxième prix -la médaille d'or- a été attribué à un «manège» à café permettant d'utiliser toutes les dosettes vendues sur le marché, dont l'inventeur est Jacques Pitoux, déjà médaillé d'or du concours en 1997 pour un dispositif d'ouverture des huîtres.
Une très jeune belge médaille de bronze
Sa machine, conçue avec son frère Michel, ressemble à un carrousel mobile permettant de recevoir les dosettes de toutes les formes, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui des machines à expresso.
Le troisième prix, la médaille d'argent, va au jeune Célestin de Wergifosse pour son «Eco-groupe», groupe électrogène mobile qui n'émet pas de CO2 grâce à ses panneaux solaires, son éolienne et sa dynamo.
Il a expliqué à l'AFP élaborer ce projet depuis l'âge de 13 ans, trois ans après un voyage avec son grand-père au Niger. Depuis, il a déposé un brevet et son prototype s'est amélioré. Il vise «prioritairement le marché des ONG même s'il y a "un éventail énorme d'applications ici».
Plus de 600 inventions étaient en lice cette année, allant de poignées de porte anti-pince-doigts à un casque à vélo pliable ou une protection contre les inondations. Prix ou pas prix, tous espèrent trouver des industriels ou des distributeurs pour faire vivre leur invention.
Après Fukushima, le Japon ferme une autre centrale
Scr: lefigaro.fr
Photo: KYODO/REUTERS Vue aérienne de la centrale de Hamaoka, qui sera fermée en raison d'un fort risque sismique.
Le premier ministre a annoncé vendredi l'arrêt définitif des réacteurs de Hamaoka, située à moins de 200 km au sud-ouest de Tokyo.
Deux mois après l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi consécutif au tremblement de terre du 11 mars, le premier ministre japonais, Naoto Kan, a exigé, vendredi, la fermeture d'une autre centrale, celle de Hamaoka, en raison d'un fort risque sismique. «J'ai ordonné que (l'exploitant) Chubu Electric Power arrête les opérations de tous les réacteurs», a-t-il déclaré, en précisant que «cette décision a été prise pour la sécurité des habitants». «Nous avons également pris en compte l'énorme impact qu'un accident grave à la centrale de Hamaoka pourrait avoir sur la société japonaise dans son ensemble» , a-t-il ajouté.
Pénurie d'électricité
Cette centrale est située à moins de 200 km au sud-ouest de Tokyo et à une centaine de kilomètres de la ville de Nagoya, au cœur d'une région industrielle. Un coup d'œil sur le planisphère où figurent toutes les centrales nucléaires du monde, récemment publiée par la revue scientifique Nature, montre que Hamaoka ne se trouve pas dans la région la plus peuplée du Japon. Néanmoins, 590.000 personnes habitent dans un rayon de 30 km, 7,9 millions dans un rayon de 75 km et 16 millions si on élargit à 150 km.
Concrètement, cette décision revient à fermer les réacteurs 4 et 5 et à ne pas relancer le réacteur 3, actuellement arrêté pour vérifications. Les unités 1 et 2 ont déjà été définitivement stoppées.
Le chef du gouvernement a prévenu que cette décision risquait d'entraîner une pénurie d'électricité dans la région dans un premier temps. Mais, selon Naoto Kan, «les autorités compétentes, dont le ministère de la Science, ont estimé à 87% les chances qu'un tremblement de terre de magnitude 8 frappe la région au cours des trente années à venir».
Par conséquent, «il est nécessaire de mettre en place des mesures à moyen et long terme, en particulier la construction de murs de protection face à la mer, qui pourraient résister» à un tsunami comparable à celui du 11 mars. Le premier ministre nippon n'a toutefois pas donné de précisions sur le calendrier. De son côté, Chubu Electric aurait donné son accord pour suspendre les opérations.
Situé au confluent de quatre plaques tectoniques, le Japon subit des séismes parmi les plus forts recensés sur Terre. Celui du 11 mars dernier, de magnitude 9, suivi d'un raz-de-marée géant, a fait plus de 25.000 morts et disparus. En 1995, le tremblement de terre de Kobe avait causé la mort de 6.400 personnes.
Les militants antinucléaires japonais se sont félicités de cette décision, à commencer par Greenpeace, qui a salué la fermeture «d'une des centrales les plus dangereuses du Japon». Selon son directeur, «c'est la première fois qu'un premier ministre demande directement qu'une centrale nucléaire soit fermée. Cependant, cela ne peut être la dernière». Selon lui, «Fukushima constitue un rappel sévère des conséquences de l'énergie nucléaire, et il y a encore de nombreux autres réacteurs dangereux en service». Le Japon est confronté depuis deux mois au plus grave accident nucléaire de son histoire après l'arrêt des circuits de refroidissement de la centrale Fukushima Daiichi. Tokyo Electric Power (Tepco), l'opérateur de cette centrale située à 250 km au nord-est de Tokyo, estime pouvoir parvenir au refroidissement des réacteurs d'ici à janvier 2012 au plus tard.
Le Japon comptait une cinquantaine de réacteurs nucléaires en activité avant le séisme. L'énergie atomique fournit un peu moins de 30% de l'électricité consommée dans ce pays dépourvu de ressources énergétiques.
Les taxis jaunes du futur seront des Nissan
Scr: france-amerique.com
photo: Le minivan Nissan NV200, sélectionné pour être le nouveau " Yellow Cab ".
Après deux ans de tractations, la mairie de New York a tranché en faveur du minivan du groupe Renault-Nissan. Il remplacera, fin 2013, la Ford Crown Victoria qui constitue l'essentiel de la flotte actuelle de taxis.
L'américain Ford et le turc Karsan Otomotiv ont été écartés.
Plus spacieuse, plus sécurisée, moins polluante. Les arguments avancés par le groupe franco-japonais Renault-Nissan ont valu à leur monospace NV 200 d'être choisi par la ville de New York comme futur taxi new-yorkais. Les deux autres candidates étaient le Ford Transit Connect et un étonnant utilitaire turc, le Karsan V1, spécialement développé pour cet appel d'offre. Jusqu'à présent, l'américain Ford, les japonais Toyota et Nissan, ainsi que l'allemand Volkswagen, se partageaient le juteux marché des « yellow cabs ».
« Le taxi NV 200 donnera à Nissan la possibilité de démontrer son engagement envers la qualité des véhicules et la mobilité urbaine auprès de plus de 600 000 passagers quotidiens », s'est réjoui Carlos Tavares, le président de Nissan, lors de l'annonce officielle faite à la presse à la mairie de New York, mardi 3 mai. « Ce sera le taxi le plus sûr, le plus confortable et le plus convivial que nous ayons jamais eu », a ajouté, tout sourire, le maire Michael Bloomberg.
Ecologie vs esthétisme
Peu charismatiques avec leur allure carrée, les futurs minivans ont l'avantage de posséder un toit vitré. Il permettra aux passagers d'apprécier pleinement le paysage. Ils seront en outre équipés d'airbags pour les passagers et de prises de rechargement pour les téléphones portables. Nissan s'engage par ailleurs à plancher « avec la ville et les propriétaires de taxis sur un programme d'essai pour utiliser des véhicules électriques sans émissions de dioxyde de carbone ».
« Trop laid ! », « trop gros ! ». Le futur taxi n'a pas forcément bonne presse. « Imaginez-vous ces voitures débouler à grande vitesse au coin de la rue ? », s'inquiète Darcelle Telemaque, 23 ans, dans le journal gratuit amNewYork. Des politiques de différents bords aussi se plaignent du choix du maire, arguant que Michael Bloomberg a manqué l'opportunité de créer de l'emploi dans la région. « C'est un raté immense dans une ville comme New York où le taux de chômage atteint les 9 % », a ainsi déclaré le démocrate Bill de Blasio, défenseur du bien public à la mairie de la ville.
New York s'apprête pourtant à acheter 13 000 de ces modèles pour un contrat exclusif de dix ans, dont le montant exact n'a pas été précisé. Une jolie course pour ces voitures reconnues d'utilité publique, dont le prix au catalogue s'élève tout de même à 29 000 dollars. Elles transporteront d'ici fin 2013 quelques 600 000 personnes par jour et parcourront environ 800 millions de kilomètres par an. Fabriquées au Mexique, dans l'usine de Cuernavaca, elles conserveront la couleur jaune typique des taxis new-yorkais, au grand soulagement des habitants.
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Le : 09/05/2011
Océan : la contamination s'aggrave au large de Fukushima
Scr: S&A.fr/correspondante au Japon Marie Linton
Photo: Le Raimbow Warrior de l'ONG Greenpeace est au large de la centrale nucléaire de Fukushima pour réaliser des mesures sur la contamination de l'océan. Greenpeace
Des niveaux de radioactivité très élevés, 100 à 1000 fois la normale, ont été mesurés
au large de Fukushima-Daiichi. L’ONG Greenpeace tente de réaliser ses propres mesures.
Des niveaux de radioactivité de 100 à 1000 fois plus élevés que la normale dans l’océan, voilà ce que révèlent les mesures réalisées au large de la centrale nucléaire de Fukushima.
Alors qu’on pensait que les niveaux de radioactivité baissaient régulièrement, deux échantillons d’eau de mer prélevés le vendredi 29 avril par Tepco, l’opérateur de la centrale, recèlent des taux de radioactivité très préoccupants : entre 98 et 190 becquerels/kg d’iode radioactive et entre 1200 et 1400 becquerels de césium radioactif.
Fuites radioactives
Les échantillons ont été prélevés à 20-30 mètres de profondeur, à trois kilomètres au large des communes de Minamisoma et de Naraha, soit environ à 15 - 20 kilomètres de la centrale endommagée. L’origine de cette eau contaminée doit encore être définie. Tepco indique qu’elle peut provenir de fuites radioactives de la centrale ou de particules radioactives présentes dans l’air qui seraient retombées dans l’océan.
« Ces résultats sont très inquiétants, estime Ike Teuling, experte en radiation de Greenpeace, à bord du Rainbow Warrior actuellement au large de Fukushima. Le césium radioactif pourrait rester au fond de l’océan pendant des centaines d’années ». Le césium 137 a en effet une durée de demi-vie de l'ordre de 30 ans (lire Radioactivité, la forte capacité d'absorption des océans)
Résultats contraires à la baisse attendue
Des mesures en mer sont effectuées quotidiennement par Tepco – en général dans le cercle des 30 kilomètres sauf deux points de prélèvement situés au-delà - et par le ministère de l’Education et des Sciences japonais qui réalise des mesures au-delà du périmètre des 30 kilomètres.
Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique, « l’analyse de presque tous les prélèvements (au-delà du cercle des 30 kilomètres) montre une baisse générale des niveaux de concentration en particules radioactives ».
Plus près de la centrale, dans les prélèvements menés près du réacteur 2, la concentration en césium avait considérablement diminué. Surtout, l’AIEA s’attendait à ce que les niveaux mesurés initialement baissent rapidement du fait de la «dilution de la radioactivité vers les couches plus profondes de l’océan et par dispersion du fait des courants marins». Ces nouveaux résultats prennent de cours les pronostics.
Recherches bloquées
Depuis mardi, une équipe de Greenpeace (23 personnes, dont deux experts en radioactivité) tente par ailleurs de réaliser des contre-mesures de radioactivité en mer. Mais elle n’a pas reçu l’autorisation d’entrer dans le périmètre des 20 kilomètres autour de la centrale. «On bloque nos recherches, assène Ike Teuling, une des expertes à bord jointe par Sciences et Avenir. On a besoin de pouvoir s’approcher de la centrale pour obtenir des résultats plus intéressants. C’est d’ailleurs étrange qu’ils dévoilent des données sur des prélèvements réalisés dans la zone des 20 kilomètres alors qu’on demande à y accéder depuis plusieurs jours».
Contrainte de rester au-delà des 20 kilomètres, l’ONG basée aux Pays-Bas réalise des prélèvements d’eau de mer à 10 mètres de profondeur, collecte des algues qui flottent à la surface de l’eau et enfin récupère des poissons de la part des pêcheurs. Greenpeace n'a pas de plongeurs à bord et n’a pas prévu de collecter des échantillons de sédiments. « Nous n’avons croisé qu’un seul bateau de pêche, ils nous ont donné cinq poissons », précise Ike Teuling. La pêche dans la zone des 20 kilomètres autour de la centrale nucléaire et interdite. Depuis le 20 avril, le Japon a formellement interdit la vente et la consommation de lançons après que des taux de radioactivité anormalement élevés ont été mesurés sur un poisson de cette espèce.
Greenpeace doit rendre public ses résultats en milieu de semaine prochaine. « Les gens ont besoin de mesures indépendantes, estime Ike Teuling. Ils n’ont plus confiance en Tepco. Et ils ont besoin de savoir quelles vont être les implications de ces mesures pour leur vie quotidienne, et pour la pêche notamment ».
Brésil et Projet de barrage de Belo Monte : l'Organisation des Etats Américains (OEA) accorde 8 jours de plus au Brésil pour se positionner
Etat des Lieux - Le projet de barrage géant hydroélectrique de Belo Monte est depuis 1970
au coeur d'un débat environnemental et humain au Brésil.
Le 1er Avril 2011, la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) a demandé, au Brésil la suspension immédiate de la construction du barrage de Belo Monte et la mise en place d'un processus de consultation auprès des populations indigènes. La CIDH demande au gouvernement brésilien d'adopter des "mesures préventives" en faveur d'une douzaine de tribus indigènes, dont certaines vivent en autarcie dans le bassin du fleuve Xingu.
Cet equipement se situe dans la région de la grande boucle du Xingu (Etat du Parà). La capacité maximale prévue de la centrale hydroélectrique est de 11 233 mégawatts (MW) via 72 turbines avec une capacité de production de 11.000 MW. Ce qui en ferait le troisième plus grand au monde derrière celui des Trois Gorges en Chine et celui d'Itaipu à la frontière brésilo-paraguayenne. L'électricité du barrage servira principalement à l'extraction de bauxite à partir de gisements et à sa transformation en aluminium.
Le gouvernement brésilien ne renonce pas à la construction du barrage qui coûtera 11 milliards de dollars. Sa construction emploiera 20.000 personnes, inondera 500 km2 et déplacera plus de 16.000 personnes, selon les chiffres officiels. "Les normes pour la construction du barrage ont été établies dans la plus grande rigueur et tiennent compte de tous les aspects sociaux et environnementaux", assure le gouvernement brésilien.
Désodorisants: les risques pour notre santé
Scr: 20minutes.fr/notre-planete
photo: Certains produits contenus dans les désodorisants seraient dangereux pour la santé DURAND FLORENCE/SIPA

Alors que les rapports sur la dangerosité des produits contenus dans les désodorisants se multiplient,
voici les conseils de NEOPLANETE pour adopter des solutions alternatives...
Les produits d’entretien sont à nouveau montrés du doigt par les instituts de protection des consommateurs. Cette fois, ce sont les produits désodorisants qui sont examinés à la loupe. L’Ineris, Institut national de l’environnement industriel et des risques, a publié un rapport dans lequel il indique que les terpènes présents dans les désodorisants peuvent constituer un risque pour la santé. L’Ineris explique que «le rapport souligne en premier lieu le déficit de données accessibles sur les émissions de substances polluantes par les produits (…) et la nécessité de réaliser des travaux expérimentaux complémentaires». Vous pouvez télécharger le rapport ici.
En 2008 déjà, l’association de consommateur UFC-Que Choisir présentait une étude sur les désodorisants d’intérieur en mesurant leur niveau d’émissions dans l’air en composés organiques volatils, en substances chimiques, cancérigènes, irritantes ou allergènes. Malgré ce qu’on pourrait croire, les encens sont tous polluants et contiennent des molécules cancérigènes (formaldéhyde et benzène). L’enquête déconseille aussi l’utilisation d’aérosols hypoallergéniques ou assainissant ces derniers émettant du limonène, une molécule irritante.
Pour résumé, les quatre problèmes liés à l’utilisation d’un parfum d’intérieur chimique ou d’un désodorisant sont: les risques d’irritation au niveau respiratoire ou pulmonaire, les risques d’allergie en relation avec les différents parfums, les désodorisants sont également suspectés de perturber le système hormonal, et les effets sur la santé liés à la présence de substances cancérigènes et/ou toxiques dans les émanations de ces produits.
Quelles sont les alternatives ?
Les produits bio
Désodorisants atmosphère Maison nette antibactérien
Ce désodorisant d’atmosphère bio «Maison nette anti-bactérien» Ecodoo est un désinfectant multi-fonctions (bactériostatique, bactéricide, fongicide, désodorisant). Il est garanti sans gaz, mais propulsé à l’air pur, il est sans danger d’inflammation et respectueux de la couche d’ozone. Sa formule hypoallergénique minimise les risques d’allergie, il est inoffensif pour l’homme, les animaux domestiques et les plantes. Ses composants actifs sont uniquement d’origine végétale et minérale. Composition: alcool, combinaison d’huiles essentielles 100% pures et naturelles d’origan, thym et de ravensara (bactéricides), de citronnelle (répulsive), de pin, niaouli, eucalyptus, girofle et lavandin (synergie bactéricide). 10,80 €. www.juste-bio.com
Ce produit laisse une agréable odeur de fraîcheur citronnée. Sans PEG, EDTA, PBO, colorants de synthèse, il s’agit d’une formule concentrée à base de matière active végétale, avec des huiles essentielles bio 100% pures et naturelles. Le produit est garanti sans ni butane ni propane. Composition : alcool, combinaison d’huiles essentielles 100% pures et naturelles de citronnelle, eucalyptus, lemongrass, verveine. 9,07 €. www.webecologie.com
Air delys Agrumes 200ml – Etamine du Lys
Les huiles essentielles de ce désodorisant d’air et de tissus sont toutes issues de l’agriculture biologique. Le petit plus de ce produit? Son flacon pompe ainsi que son spray sans gaz propulseur rendent l’article économique et écologique. L’emballage est entièrement recyclable, la biodégradabilité optimale. Sa composition ? Des huiles essentielles biologiques de mandarine rouge, orange, pamplemousse et citron 100% pures et naturelles. 9,24 €. www.laboutiqueecologie.com
Les astuces de grands-mères
Afin de réaliser un désodorisant au thym, prenez du thym et de la lavande et faites-les tremper pendant plusieurs heures dans un bol contenant de l’alcool à 90 degrés. Laissez macérer. Prenez un tissu doux et imbibez-le de ce mélange. Servez-vous en pour nettoyer ou dépoussiérez vos meubles.
Pour fabriquer un désodorisant moquette par vous-même, sans que cela ne coûte une fortune, mélangez 50 grammes de talc avec votre parfum préféré, 75 grammes de bicarbonate de soude et deux cuillères à soupe de farine de maïs. Mélangez le tout, puis saupoudrez-le sur la moquette. Laissez agir un bon quart d’heure, et passez l’aspirateur.
Areva et GDF Suez en passe de s'associer dans les éoliennes en mer
Scr: lesechos.fr

GD
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