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Le: 23/02/2012
 
Le cannabis double le risque d’accident de la route       
Scr :  lesoir.be/Par Frédéric Soumois
 
  Selon une étude, le risque d’accident est doublé quand le conducteur
 a fumé du cannabis dans les 12 heures qui précèdent.
 15 % des moins de 40 ans conduiraient sous influence.
 
 
 
 
   On savait que la consommation du cannabis était dangereuse pour la conduite automobile, en affectant les réflexes et la vigilance. Mais aucune étude n’avait jamais estimé clairement l’aggravation du risque de provoquer ou de subir un accident de la route que court un consommateur de cannabis.
     C’est chose faite par des chercheurs qui publient dans le British Medical Journal des études faites sur plus de 50.000 personnes, notamment via prises de sang sur des personnes impliquées dans des accidents, voire sur des… cadavres désincarcérés de carcasses de voiture.
     La réponse est dure : le risque est doublé quand le conducteur a fumé du cannabis dans les 12 heures qui précèdent. L’étude montre aussi un « effet-dose » entre la concentration de THC, le tetrahydrocannabinol (la substance active du cannabis) dans le sang et ce risque.
     En clair, davantage le fumeur consomme, davantage le risque augmente. En France, plus d’1 tué sur 30 au moins serait lié à la consommation de la marijuana, mais ce chiffre serait plus important chez les plus jeunes, 15 % des conducteurs entre 17 et 39 ans admettant avoir consommé du cannabis dans les 12 heures avant la prise du volant.
     Selon les auteurs de l’étude, l’importance du rôle de la consommation de cannabis dans les accidents routiers était généralement sous-évaluée et des contrôles accrus sont nécessaires pour faire baisser le nombre de victimes de la route, le « cannabis étant la drogue la plus consommée dans le monde », sans doute par quelque 4 % de la population.
     « On a pu appeler le cannabis une drogue douce, car il fait planer et provoque très rarement une overdose, mais il est démontré scientifiquement qu’il induit des troubles cognitifs et qu’il agit sur la concentration et la rapidité des réflexes, des aptitudes essentielles pour la conduite automobile », réagit Isidore Pelc, professeur émérite de psychologie médicale à l’ULB et président de la commission Politique de santé en matière de drogue.
     « Contrairement à l’alcool qui agit sur le cerveau primitif, le cannabis agit sur des récepteurs spécifiques placés dans les lobes frontaux du cerveau, ceux qui appartiennent aux parties les plus récemment apparues de notre cerveau, au fil de l’évolution.
     Ce sont celles qui aident notamment à la prise rapide de décision face à une situation inattendue, c’est-à-dire typiquement une capacité très utile sur une route ! »
               « Pas d’usage raisonnable »
     Le cannabis, cependant, apparaît moins risqué que l’alcool qui, lui, triple la dangerosité du conducteur. L’alcool étant légal, à dose modérée, pour le conducteur, peut-on permettre un usage « modéré et raisonnable » du cannabis ? « Malheureusement non, car le THC provoque la production de dopamine, qui dope l’organisme, mais de façon très hétérogène selon les individus.
     De plus, cette substance active peut se stocker dans les graisses et être diffusée pendant des heures. Il est clair que certains pourront conduire une voiture sans danger en ayant fumé un joint, mais il est impossible de prédire qui pourra le faire.
     La purge de la dopamine dépend elle-même d’une enzyme, la COMT. Chez certains patients qui ont des bouffées délirantes ou des états psychotiques après une prise de cannabis, on détecte souvent une absence de cette enzyme. »
 
La viande-éprouvette bientôt dans votre assiette       
Scr :  20minutes.fr/Photo: n chercheur montre des cellules utilisées pour cloner des bovins dans un laboratoire à Austin (Texas), le 11 novembre 2009. REUTERS/JESSICA RINALDI
 
 Une équipe de chercheurs prévoit de créer d'ici à la fin de l'année
 le premier burger fabriqué en laboratoire...
 
 
 
 
   Faire pousser de la viande de bœuf en laboratoire… et la manger. Selon le Guardian, c’est ce que propose une équipe de chercheurs de l’université de Maastricht dirigée par le Dr Mark Post qui souhaite réduire le nombre de bovins exploités pour la production de viande. L’objectif est aussi écolo: moins de bovins en circulation, c’est aussi moins de méthane dans l’air. Une bonne nouvelle pour le réchauffement climatique.
     Mais avant de s’attaquer à la production de masse, le Dr Post compte d’abord, d’ici le mois d’octobre, proposer un premier burger à base de viande produite en laboratoire. Le plat, qui coûtera 200.000 livres à fabriquer (soit 240.000 euros), pourrait être goûté à la fin de l’année par une célébrité encore inconnue dans le restaurant trois-étoiles britannique le «Fat duck».
               L’épreuve du goût
     Car si la viande de laboratoire peut au final ressembler à de la viande classique, personne ne l’a encore goûtée. Le Dr Post lui-même admet que la ressemblance, au niveau visuel mais surtout au niveau du goût, pourrait ne pas être parfaite.
     Il faut dire que pour l’instant, le burger n’en est pas vraiment un: l’équipe de chercheurs n’a réussi à créer que de fines couches de muscle bovin de 3cm de long sur 1,5cm de large, de moins d’1 millimètre d’épaisseur. Elles sont issues de cellules souches extraites de tissus musculaires et élevées en laboratoire dans une solution à base de sérum fœtal de veau. Pour améliorer la texture des tissus ainsi créés, les chercheurs les soumettent en plus à un courant électrique.
     Un processus lent et fastidieux: selon le Dr Post, il faudra encore attendre 10 ou 20 ans avant une production de masse –à condition que la viande de labo réussisse l’épreuve du goût. Mais pour les scientifiques, le jeu en vaut la chandelle: au-delà de l’enjeu écologique, les tissus produits sont plus malléables et peuvent adopter une texture particulière selon les besoins et la demande.
     Autre «avantage»: la viande ainsi produite, puisqu’elle provient de cellules souches, pourrait être de la viande d’animaux plus exotiques. «Nous pourrons produire de la viande de panda, j’en suis sûr!» imagine déjà le Dr Post.

 
OGM: Paris demande à l'Europe de suspendre l'autorisation du maïs MON810       
Scr :  20minutes.fr/Photo : Un autocollant de maïs OGM MON810 ERIC CABANIS AFP.COM
 

 Les maïs OGM, dont la toxicité semble se confirmer dans les laboratoires,
 pourraient être interdits en France...
 
 
 
 
    La Commission européenne a reçu lundi une demande du gouvernement français de suspendre d'urgence la culture du maïs OGM MON810 sur le territoire de l'UE et va étudier les arguments avancés, a annoncé un de ses porte-parole.
     «Nous venons de recevoir la requête du gouvernement français. Elle demande de suspendre d'urgence les autorisations de semis du maïs OGM MON810 dans toute l'UE, et fonde sa requête sur de nouvelles études scientifiques», a expliqué Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire en charge de la Santé et des Consommateurs John Dalli. «Nous allons étudier les données scientifiques mises en avant et nous fournirons notre réponse dans les délais prévus», a-t-il ajouté.
               Demande d’interdiction «générale»
     La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé la requête française via un communiqué de son ministère et un message sur son compte twitter. «Notification à Bruxelles de notre demande d'interdiction du Mais OGM Monsanto 810 aujourd'hui même. Promesse tenue. Je tenais beaucoup à le faire avant de présenter ma démission.
     Elle interviendra cette semaine, pour éviter tout mélange des genres», a-t-elle écrit. La requête française n'est pas une nouvelle clause de sauvegarde, mais une demande d'interdiction générale de la culture du MON 810.
     La France avait adopté une clause de sauvegarde pour interdire la culture de ce maïs sur son territoire en février 2008, mais la mesure a été invalidée par la Cour européenne de justice de Luxembourg et le Conseil d'Etat. Nathalie Kosciusko-Morizet s'était engagée en novembre à demander l'interdiction pure et simple de culture de ce type de maïs avant fin février.
               Les études scientifiques pointent les dangers des OGM
La demande française «s'appuie sur les dernières études scientifiques», et notamment sur un avis de l'Agence européenne de sécurité alimentaire (AESA), publié le 8 décembre 2011, qui «montrent que la culture de ce maïs présente des risques importants pour l'environnement».
     L'avis de l'AESA porte sur le maïs OGM Bt11, mais «on argumente que nombre de problèmes soulevés par le Bt11 sont transposables au Monsanto 810», a souligné la ministre auprès de l'AFP à Paris.
     Parmi ces problèmes «transposables», elle a relevé les risques que fait porter ce type de maïs à l'environnement, et notamment à la faune «avec l'apparition de résistances à la toxine». En outre, a-t-elle indiqué, l'AESA recommande la mise en place de zones-refuge pour les insectes, des mesures qui n'existent pas pour le Monsanto 810.
     La ministre avait cité également en novembre deux études qui faisaient valoir notamment que la toxine BT comprise dans le maïs Monsanto 810 touchait d'autres types d'insectes que les ravageurs du maïs ciblés. Selon les scientifiques, face au danger d'apparitions de phénomènes de résistance, les producteurs d'OGM multiplient les protéines insecticides dans leurs produits.
     «Si l'Union européenne n'agit pas, on peut prendre une clause de sauvegarde», comme l'ont déjà fait six autres pays européens, l'Allemagne, la Hongrie, la Bulgarie, l'Autriche, la Grèce, le Luxembourg, a-t-elle indiqué. Le maïs MON 810 est cultivé dans l'UE depuis 14 ans, essentiellement en Espagne.
     La multinationale a demandé le renouvellement de cette autorisation, mais sa requête n'a pas encore été soumise aux Etats. Le processus d'autorisation des OGM est actuellement dans l'impasse, car aucune majorité n'est jamais trouvée entre les 27 Etats.


Le: 22/02/2012
 
Les Francais d'Alaska brisent la glace      
Scr :   france-amerique.com
 
 Avec ses grands espaces, l’Alaska attire les Français aventuriers.
 Ils seraient une centaine à vivre dans le Grand Nord américain,
 principalement engagés dans le tourisme et la restauration.
 
 
 
 
    Les Français en quête d’indépendance se disent souvent piqués par « le virus alaskain ». « On vient pour le tourisme ou pour une conférence, et on y reste, saisis par la beauté du paysage, la sensation extraordinaire d’espace et de liberté et la chaleur des gens, qui compense largement les basses températures », témoigne Natalie Novik, la consule honoraire installée depuis 1990 sur ces terres froides. « Il y a au moins une centaine de Français sur le territoire. Peut-être plus. C’est difficile à évaluer, parce qu’ils ont souvent la double nationalité ou ne sont pas inscrits au registre des Français de l’étranger », ajoute Natalie. C’est d’ailleurs une caractéristique des habitants de l’Alaska en général : ils sont ici pour avoir la paix».
     Camaraderie et indépendance sont les premiers mots qui viennent à l’esprit d’Odille Bastille. Cette enseignante de mathématiques et de français à l’université de Fairbanks, est arrivée ici comme bénévole sur un chantier international, à l’été 1990. Elle n’est plus repartie. « Les habitants d’ici se sentent en général Alaskains avant d’être citoyens américains ou autre. Cela s’applique aussi à la communauté française».
     À Fairbanks, Odille Bastille a rallié un groupe de femmes françaises mariées à des Américains, qui se retrouvent chaque semaine. Certaines ont rencontré leur mari pendant leurs vacances en Alaska, d’autres quand ils étaient basés en France, pendant ou peu après la Deuxième Guerre mondiale. « Pour la plupart d’entre nous, ces réunions sont l’unique opportunité de parler français, notre langue maternelle, et de partager des tomates farcies, des crêpes ou d’autres plats qui n’ont aucune valeur affective pour nos conjoints anglophones ».
               Tourisme et restauration
     Pascale Burnet participe parfois à ces rencontres. Un an après des vacances « formidables », cette Française de 49 ans en quête d’espace s’est installée dans le Grand Nord, en 1998. Originaire de La Plagne, dans les Alpes, cette ancienne esthéticienne a vendu son institut de beauté pour acheter une loge à 45 kilomètres de Fairbanks, en 1998. « Quand j’ai acheté la maison, il n’y avait ni eau ni électricité, elles sont arrivées respectivement en 1999 et 2004 », se souvient-elle. Venue avec ses chiens de traîneau depuis la France, Pascale s’est lancée seule grâce à son visa investisseur.« Je suis arrivée avec ma pince à épiler, maintenant, je peux couper un arbre avec ma tronçonneuse ».
     Outre le tourisme, l’autre grand secteur d’activité qui attire les Français en Alaska est la restauration. Michel Biéri, 60 ans, a sauté le pas en 1985. Chef pâtissier parisien installé aux États-Unis depuis 1979, il est embauché au laboratoire de pâtisserie de l’hôtel Hilton d’Anchorage. Quelques mois plus tard, il déménage à Seldovia, son « paradis sur terre », où il réside toujours aujourd’hui. En bon entrepreneur, il enchaîne les ouvertures de boulangeries, pâtisseries et petits restaurants. « Ici, il est beaucoup plus facile de démarrer quelque chose de nouveau. Alors souvent, je changeais de concept pour attirer les clients », raconte-t-il. « La culture française est bien rentrée dans les mœurs. Il y a 25 ans, il fallait expliquer ce qu’était un croissant, aujourd’hui la baguette appartient au vocabulaire courant », souligne-t-il.
     L’an dernier, il vendait son dernier établissement à Antoine Amouret, un autre jeune chef français. Pilote commercial, Michel Biéri s’est reconverti tout récemment en guide de chasse. Ours bruns, élans, grizzlis, mouflons ou cerfs n’ont plus de secrets pour lui. Il emmène les amateurs à leur découverte et à celle des douze gibiers d’Alaska. Et il vient de démarrer une entreprise de conditionnement de poissons !
               Le coût de la vie plus élevé
     Des exemples de réussite, l’Alaska en regorge. Des exemples d’échecs aussi. Ce territoire indiscipliné est parfois hostile aux expatriés français, un peu rêveurs et pas vraiment préparés à cet environnement anglophone et aux conditions climatiques extrêmes. « Il y a peu d’information sur l’Alaska en France et certains Français se font des illusions sur les opportunités de travail », rappelle Natalie Novik, la consule honoraire. « Les États-Unis ont des quotas de permis de travail très réduits pour les Européens. Et obtenir la carte verte est pratiquement exclu. Les deux seules solutions, c’est de gagner à la fameuse loterie ou d’obtenir un visa investisseur, ce qui implique d’arriver sur place avec au moins 10 000 dollars ».
     Le rêve alaskain a donc un prix. « Une fois sur place, il faut pas mal de courage pour vivre ici, avec la neige à déblayer tous les matins d’hiver, le verglas constant sur les routes, les maisons sous-chauffées pour économiser. Louer une maison est très difficile car tout le monde rêve d’être propriétaire. Les vêtements chauds et les véhicules adaptés aussi coûtent chers ». Le coût de la vie en Alaska serait presque 20 % plus élevé en ville que dans d’autres États, et les prix sont supérieurs de 40 % dans l’Arctique.
     Certains Français ne parviendront jamais à s’adapter. « Beaucoup arrivent directement de Houston, mutés par leur compagnie pétrolière. Pour eux, l’Alaska n’est pas un choix et ils cherchent en général à en partir le plus vite possible », raconte Natalie Novik à qui l’on fait souvent appel en cas de cafard ou de grosse panique.
     Certains Français sont atteint de « cabin fever », une maladie proche de la dépression qui touche certains habitants de l’Alaska. L’hiver, ils vivent enfermés, entre deux tempêtes de neige. Les journées d’ensoleillement sont très courtes. Pascale Burnet, maman de Duncan, un petit garçon autiste, souhaite ainsi vendre sa loge et partir.
     « C’est un pays merveilleux, mais c’est trop difficile d’être si loin de la ville, où il y a si peu de services. L’école étant à Fairbanks, Duncan doit faire deux heures de bus par jour et il est compliqué de trouver une thérapie pour lui ici ».
               La difficile survie du français
     Le principal problème pour les familles reste le manque cruel d’écoles françaises sur le territoire. « Les langues vivantes sont menacées, car peu d’élèves sont intéressés. Si un établissement a de l’argent, il offrira des cours d’espagnol. Les professeurs de français à Anchorage doivent mener une lutte constante pour maintenir leurs programmes qui sont régulièrement supprimés par l’administration », explique Virginie Duverger, une professeure de français âgée de 36 ans. Depuis trois ans, cette enseignante tente de relancer un cours dans la langue de Molière au sein de l’établissement où elle travaille, de niveau collège. « Les parents nous soutiennent et avec leur appui, nous espérons que les fonds nécessaires pourront être débloqués».
     À Fairbanks, où enseigne Odile Bastille, le campus universitaire maintient un programme de français où les effectifs sont « réduits mais dynamiques ». « La plupart de nos étudiants passent un an en pays francophone durant leur cursus. Ils ont un club de français, ils montent des pièces de théâtre et organisent des fêtes », ajoute la professeure. « Grâce à Internet, nous avons accès à beaucoup de sources médiatiques qui nous permettent de recréer une sphère francophone d’information, même si nous sommes loin d’un territoire francophone».
     Comme dans d’autres communautés, les petits Français d’Alaska assimilent très vite la culture américaine. « À la deuxième génération, ils ne parlent plus le français », souligne Natalie Novik. Alors en 2012, la consule honoraire envisage d’organiser une semaine de la francophonie. À condition d’avoir le soutien des institutions locales, comme le département de français de l’Université d’Alaska à Anchorage.
 
Rapport de la mission "Solar Tech Tour 2011" - Politique et organisation de la recherche photovoltaïque aux Etats-Unis 
Scr :  BE Etats-Unis 278
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69159.htm
 
 
 L'attractivité de l'énergie photovoltaïque, notamment par rapport aux énergies fossiles,
 tient au fait qu'elle n'émet pas de CO2 à l'utilisation et fonctionne à l'aide
 d'une ressource inépuisable, gratuite et disponible sur l'ensemble de la planète
 
 
 
 
 
 
      Elle représente cependant encore nettement moins de 1% de l'électricité produite mondialement car le prix des modules photovoltaïques était jusqu'ici prohibitif pour une commercialisation de grande envergure. Des progrès techniques continus, rapides et structurels, combinés à une large surcapacité mondiale de production conjoncturelle changent aujourd'hui la donne.
     Fin 2011, grâce à une réduction de prix spectaculaire en partie portée par la forte production asiatique, les modules photovoltaïques se vendent au-dessous du prix mythique d'un dollar par watt-crête (Wc). Le coût d'investissement global des centrales (CAPEX) était estimé en 2011 entre 3,8 $/Wc et 4,4 $/Wc.
     Aux Etats-Unis comme ailleurs, le rythme de développement des projets photovoltaïques est en forte augmentation mais les temps sont durs pour les producteurs de modules. Comment le pays, qui est encore la première puissance mondiale, aborde-t-il cette période mitigée ?
      C'est dans ce contexte que s'est déroulé le "Solar Tech Tour" du 24 septembre au 1er octobre 2011, un voyage d'une semaine organisé par la mission pour la Science et la Technologie de l'Ambassade de France aux Etats-Unis pour des experts français de l'énergie photovoltaïque. Les douze participants sont chercheurs (académiques et privés), entrepreneurs ou membres d'une organisation gouvernementale.
     Les visites ont été organisées autour du "fil rouge" que représente l'initiative Sunshot du gouvernement américain visant à réduire drastiquement (environ 75%) le coût des systèmes photovoltaïques installés avant 2020. Le programme fait écho au Moonshot qui avait permis d'envoyer un homme sur la Lune et se veut aussi audacieux.
     Le but est de réduire le coût d'investissement des grandes centrales au sol (comprenant approvisionnement, installation, assurances, coût du capital, BOS, permis, etc) pour qu'il atteigne $1/Wc, ce qui se traduit par un coût de production de l'électricité d'environ 5-6 c$/kWh.
     Autour de cet objectif phare décidé au Département de l'Energie (DoE) à Washington D.C., un large éventail de subventions et de projets variés a été planifié et réparti sur le territoire américain.      Le National Renewable Energy Laboratory à Golden (Colorado) est ainsi doté des meilleurs équipements de recherche, pour la fabrication et la caractérisation des modules photovoltaïques mais aussi pour étudier le comportement des panneaux en opération ou encore établir les bases de données sur l'ensoleillement aux Etats-Unis.
     En Californie dans la Silicon Valley, l'accent est mis sur la recherche scientifique, en lien avec les universités de Berkeley et de Stanford et le transfert de l'innovation dans les startups et les grandes entreprises, à travers par exemple des structures d'incubateurs ou de consortium.
     Ces trois lieux ont été retenus comme étapes du Solar Tech Tour.
Téléchargement gratuit :
http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm12_003.htm

Le: 22/02/2012
 
Monsanto, un demi-siècle de scandales sanitaires   
Scr :emonde.fr/Ancien géant de la chimie, Monsanto est aujourd'hui le leader mondial des OGM et l'un des premiers semenciers de la planète.ASSOCIATED PRESS/JAMES A. FINLEY
 
  La condamnation, lundi 13 février, du géant américain de l'agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France. A l'échelle de l'histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu'une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.
 
 
 
     PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)… nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction. Mais rien n'a jusqu'ici freiné l'irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l'art du lobbying. Portrait d'une multinationale multirécidiviste.
               Un géant de la chimie… explosif
     Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n'a cessé de défrayer la chronique. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'explosion accidentelle d'une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d'un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l'un des premiers désastres de l'industrie chimique.
     Deux ans plus tard, c'est au tour d'une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, de partir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l'entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.
     L'accident révèle que le produit phare de la marque, l'herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l'herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avant son interdiction dans les années 1970.
     Monsanto, qui a dirigé l'usine de Nitro entre 1934 et 2000, a par ailleurs fait l'objet d'une plainte déposée en 2007 par 77 habitants de Virginie atteints de cancer, qui accusent la compagnie d'avoir diffusé "illégalement" de la dioxine dans les environs de l'usine.
               PCB : le procès de la honte
     En 2001, 3 600 habitants de la ville d'Anniston, en Alabama, attaquent Monsanto pour une contamination aux PCB. Selon un rapport déclassifié de l'Agence de protection de l'environnement des Etats-Unis (EPA), Monsanto a déversé pendant près de quarante ans des milliers de tonnes de déchets contaminés dans un ruisseau et une décharge à ciel ouvert, au cœur du quartier noir de la ville.
     La façon dont The Washington Post rapporte l'histoire est édifiante : "Des milliers de pages de documents de Monsanto – dont beaucoup sont estampillés 'CONFIDENTIEL : lire et détruire' – montrent que pendant des décennies, la multinationale a dissimulé ce qu'elle faisait et surtout ce qu'elle savait. En 1966, des responsables de l'entreprise avaient découvert que des poissons immergés dans ce ruisseau se retournaient sur le dos en moins de dix secondes, pissant le sang et perdant leur peau comme s'ils avaient été bouillis vivants. Ils ne l'ont dit à personne", raconte le quotidien américain.
     En 1975, une étude menée par Monsanto révèle que le PCB provoque des tumeurs chez le rat. La multinationale décide d'en changer les conclusions, de "légèrement tumorigènes" à "n'apparaît pas cancérigène". "Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar" : ainsi se conclut l'un des mémos consultés par The Washington Post.
     Monsanto a finalement été jugée coupable en 2002 d'avoir pollué "le territoire d'Anniston et le sang de sa population avec les PCB". La firme sera condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts et à assurer le nettoyage de la ville. Aucune peine de prison n'a été retenue contre les responsables de l'entreprise.
     En février 2007, The Guardian révèle que le géant agrochimique a appliqué les mêmes méthodes sur plusieurs sites en Grande-Bretagne entre 1965 et 1972. Le quotidien a eu accès à un rapport gouvernemental montrant que 67 produits, dont l'agent orange, la dioxine et des PCB, ont été identifiés dans une carrière au pays de Galles. En France, la fabrication et l'utilisation des PCB sont interdites depuis 1987.
                    Agent orange : condamné pour "empoisonnement"
     Un Vietnamien de 14 ans, victime supposée de l'agent orange.AFP/HOANG DINH NAM
Durant ces mêmes années, entre 1961 et 1971, Monsanto produit l'agent orange, constitué à partir de l'herbicide 2,4,5-T, dont la dangerosité est largement connue depuis l'explosion de l'usine de Nitro. Ce défoliant sera massivement déversé par l'aviation américaine au-dessus des forêts vietnamiennes pendant la guerre. Les conséquences se font encore sentir aujourd'hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d'anciens combattants américains.
     Dans les années 1970, des vétérans du Vietnam ouvrent une Class Action contre les producteurs de l'agent orange. Monsanto se retrouve, au côté de six autres entreprises, accusé principal d'un procès en réparation pour empoisonnement. En 1987, les sept producteurs de l'agent orange sont condamnés à verser 180 millions de dollars à un fonds de compensation destiné aux soldats américains.
     Durant le procès, Monsanto présentera des études scientifiques démontrant l'absence de lien entre l'exposition à la dioxine et les nombreux cancers dont souffraient les vétérans, pour les débouter de leur action. Il sera démontré au début des années 1990 que ces études se fondant sur les conséquences de l'explosion de l'usine de Nitro en 1949 étaient biaisées.
     Cette fraude scientifique sera confirmée par le National Research Council, qui constate que les études de Monsanto "souffraient d'erreurs de classification entre les personnes exposées et non exposées à la dioxine, et qu'elles avaient été biaisées dans le but d'obtenir l'effet recherché". L'affaire sera relatée en 1990 par Greenpeace et le chercheur Joe Thornton dans un rapport intitulé Science for Sale.
               L'herbicide Roundup est-il toxique ?
     Souvenez-vous de cette publicité et de ce bon chien Rex : "Roundup ne pollue ni la terre ni l'os de Rex". Elle a valu à Monsanto d'être condamnée deux fois, aux Etats-Unis et en France, pour des mentions mensongères placées sur l'emballage de cet herbicide total (qui élimine toutes les plantes).
     En 1975, l'entreprise lance sur le marché Roundup, un herbicide très puissant présenté comme "biodégradable" et "bon pour l'environnement". En 1996, le procureur de New York condamne Monsanto à une amende de 50 000 dollars et au retrait des mentions jugées mensongères. En janvier 2007, la firme est condamnée en France (extrait du jugement) pour les même motifs à… 15 000 euros d'amendes. Roundup est aujourd'hui l'herbicide le plus vendu au monde.
     Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est potentiellement tératogène, c'est-à-dire responsable de malformations fœtales. L'une d'entre elles, publiée fin 2010 dans Chemical Research in Toxicology, montre que l'exposition directe d'embryons de batraciens à de très faibles doses d'herbicide à base de glyphosate entraîne des malformations.
     Monsanto réfute ces conclusions : "Le glyphosate n'a pas d'effets nocifs sur la reproduction des animaux adultes et ne cause pas de malformations chez la descendance des animaux exposés au glyphosate, même à très fortes doses", affirme la firme sur son site.
     Lundi 13 février, le rapporteur du Conseil d'Etat a asséné un nouveau coup dur au produit phare de Monsanto : il enjoint au ministère de l'agriculture d'en analyser la toxicité dans un délai de six mois et de statuer à nouveau sur l'autorisation de mise sur le marché du pesticide.
               Herbicide Lasso : interdit à la vente
     Paul François, céréalier charentais victime des pesticides, a fait condamner Monsanto en première instance au TGI de Lyon, lundi 13 février.JEAN MICHEL NOSSANT /© JEAN MICHEL NOSSANT
     La condamnation qui a frappé, lundi 13 février, le deuxième herbicide de Monsanto est plus significative. Les juges français ont en effet considéré que le fabricant de produits phytosanitaires devra indemniser "entièrement" le plaignant, Paul François.
     Ce céréalier ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et des maux de tête tenaces. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté à la suite de l'inhalation du Lasso.
     Monsanto a fait appel. "Les produits de Monsanto sont conformes aux exigences de sécurité en place au moment de leur mise sur le marché. [La société] a une politique très rigoureuse en ce qui concerne l'évaluation scientifique de la sécurité des produits de protection des plantes", a réagi l'entreprise, dans un communiqué.
     Jugé dangereux, cet herbicide est pourtant interdit au Canada depuis 1985, en Belgique et au Royaume-Uni depuis 1992 et en France depuis 2007 (il avait été autorisé le 31 décembre 1968).
               Hormones de croissance : scandale chez Fox News
     Au début des années 1990, Monsanto commercialise son premier produit issu des biotechnologies : Posilac, l'hormone de croissance bovine recombinante (rBGH), une hormone transgénique destinée à augmenter la lactation des vaches de près de 20 %.
     L'hormone entraîne des mammites, des inflammations de la mamelle, qui contraignent les éleveurs à traiter leurs vaches avec des antibiotiques, dont on retrouve ensuite la trace dans le lait. Ce produit miracle est aujourd'hui interdit partout, sauf aux Etats-Unis.

Un documentaire canadien, The Corporation, raconte comment Monsanto a fait pression sur Fox News (groupe Murdoch) pour l'empêcher de diffuser une enquête dévoilant les dangers du Posilac en 1997. Cet extrait illustre le lobbying particulièrement agressif de la firme : non seulement l'enquête n'a jamais été diffusée, mais ses auteurs ont été licenciés par la chaîne.
               OGM : des procès en pagaille
     Un champ de colza génétiquement modifié.THOMAS Fred
Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l'herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation. Détentrice d'un brevet aujourd'hui périmé sur le glyphosate (commercialisé sous le nom de Roundup), l'entreprise décide de changer de stratégie et entreprend de breveter le vivant. Elle produit actuellement 90 % des OGM de la planète.
     Un quasi-monopole que la firme défend chèrement. Au cours des années 2000, Monsanto assignera ainsi devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d'avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c'est-à-dire de les avoir replantées.
     Monsanto revendique des droits à la propriété intellectuelle sur certaines semences. Ce qui ne l'empêche pas d'être elle-même poursuivie pour acte de "biopiraterie". En août 2011, l'Autorité nationale de biodiversité indienne a ainsi annoncé qu'elle portait plainte contre la compagnie, accusée d'avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée (BT-Brinjal) à partir de variétés locales sans en avoir demandé l'autorisation.
     Autre condamnation, aux Etats-Unis cette fois. Monsanto a accepté en 2010 de payer 2,5 millions de dollars d'amende pour avoir vendu du coton OGM non autorisé. L'Agence de protection de l'environnement (EPA) reproche à l'entreprise d'avoir violé la législation lui interdisant de vendre des cotons génétiquement modifiés dans certaines régions du Texas, où ces variétés étaient prohibées par crainte d'une résistance aux pesticides.
               Aspartame : vers nouveau scandale sanitaire ?
     L'aspartame est présent dans de nombreux aliments et médicaments.AFP/DERRICK CEYRAC
Monsanto le précise clairement sur son site Internet : après en avoir été l'un des principaux producteurs dans les années 1980 et 1990, l'entreprise ne produit plus d'aspartame depuis 2000. La firme tient pourtant à insister sur le fait que cet édulcorant, le plus utilisé au monde, "ne provoque aucune maladie".
     Des études récentes ont cependant mis en évidence un risque accru de naissances prématurées chez les femmes qui consomment ce produit. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a même été invitée en mai par la Commission européenne à anticiper la réévaluation complète de la sécurité de l'aspartame en 2012.
     Dans les colonnes du Monde (abonnés), Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de la filiale française de l'entreprise, déplore que Monsanto soit devenu "un nom attractif pour qui veut faire de l'audience". Une réputation malmenée que la firme tente de gommer en déclinant sur son site les principes de sa charte éthique : "Intégrité", "Dialogue", "Transparence", "Partage", "Utilité" et "Respect". Contacté par Le Monde.fr, Monsanto n'avait pas répondu à l'heure où cet article était publié.
 
Gaz de schiste et eau contaminée : cibler les vrais coupables     
Scr : sciencesetavenir.fr/C.Dumas/Photo: Un puits de forage du gaz du Marcellus Shale en Pennsylvanie, exploité par plusieurs compagnies. La première société qui exploite le gaz de schiste aux USA est Halliburton, dirigée par l’ancien vice-président Dick Cheney. (Keith Srakocic/AP/SIPA)
  Plus que la fracturation hydraulique, c'est la technique des forages profonds
 qui est en cause dans la contamination de l'eau près des exploitations de gaz de schiste,
 selon une nouvelle étude. Retrouvez le décryptage publié par Sciences et Avenir.
 
 
 
 
 
     Aux États-Unis, la production de gaz de schiste a augmenté de 48% par an entre 2006 et 2010 et, selon les projections du département américain de l’énergie, 46% du gaz naturel produit en 2035 aux USA sera issu de ces réservoirs très profonds.  Dans les régions concernées par ces exploitations, la pollution de l’eau des puits par le méthane a fait scandale. En France, la technique de fracturation hydraulique utilisée pour libérer le méthane dans la roche mère a été interdite.
     Cependant, selon une étude présentée lors du congrès annuel de l’Association américaine pour la promotion des sciences (AAAS, éditrice de la revue Science), aucune preuve directe de la pollution des eaux souterraines par la fracturation hydraulique elle-même n’a été trouvée. Charles Groat, géologue de l’Université du Texas, ancien directeur de l’USGS, a précisé que ce travail avait été uniquement financé par des fonds universitaires et n’avait aucun lien avec l’industrie du gaz.
     Pourtant, l’étude publiée l’année dernière par l’équipe de Robert Jackson, de la Duke University, montrait que dans les puits situés à un kilomètre ou moins de ces forages de gaz de schiste, l’eau contenait en moyenne 17 fois plus de méthane. D’après Groat et ses collègues, la contamination se ferait plus près de la surface, lorsque le gaz libéré en profondeur remonte par les micro-fissures ou au niveau de l’entreposage.
     Pour localiser les gisements de gaz de schiste, il faut d’abord réaliser un forage vertical profond, à au moins 1500 mètres, puis forer à l’horizontal dans la roche sédimentaire. C’est alors qu’un fluide (de l’eau, du sable et des additifs) est envoyé sous pression pour fracturer la roche et libérer le méthane, qui remonte ensuite vers la surface (voir une infographie).
     Comme nous l’écrivions dans Sciences et Avenir en décembre dernier, c’est le forage profond qui pose problème : il traverse des nappes phréatiques avant d’atteindre les gisements épars de méthane résiduel. Or les puits ne sont pas étanches. «La technologie existe mais a un coût, peu de sociétés dans le monde possèdent le savoir-faire nécessaire pour garantir l’étanchéité du puits» expliquait dans nos colonnes Isabelle Moretti, de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles.
     D’après Groat et ses collègues de l’université du Texas –l’une des principales régions d’exploitation du gaz de schiste avec la Louisiane, la Pennsylvanie et l’Etat de New York- il ne serait donc pas nécessaire de modifier la réglementation sur la fracturation hydraulique. Aux Etats-Unis la loi sur l’énergie adoptée en 2005 par l’administration Bush a exempté le ‘fracking’ de la réglementation sur l’eau (Safe Drinking Water Act). Cependant cette loi pourrait s’appliquer aux sources avérées de contamination de l’eau, l’étanchéité des puits et l’entreposage des eaux usées.

Le: 21/02/2012
 
Alimentation et biomasse, le double défi de l'agriculture   
Scr : BE Allemagne 559  
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69117.htm
 
 L'espace agricole peut apporter une contribution indispensable à la sécurité
 alimentaire et à la production d'énergie à partir de biomasse par une agriculture innovante et durable.
 
 
 
 
 
 
 
 
    " La production de denrées alimentaires de base est et reste cependant la fonction la plus importante de notre agriculture. Pour cela la politique crée les conditions générales qui conduisent à davantage de compétitivité et de développement."
     C'est en ces termes que le 30 janvier 2012, lors de la "Semaine agricole 2012" à Gernsheim (Hesse), le Secrétaire d'Etat parlementaire auprès du Ministère fédéral de l'alimentation, l'agriculture et de la protection des consommateurs (BMELV),
     Peter Bleser, a mis en avant devant plus de 300 représentants politiques, agricoles et économiques du sud de la Hesse le rôle primordial du secteur agricole dans le combat contre la faim et dans l'approvisionnement en énergie décentralisée et propre.
     Le Secrétaire d'Etat parlementaire a en outre précisé que l'agriculture locale ne pouvait certes pas résoudre le problème de la faim dans le monde, mais pouvait jouer le rôle de modèle pour les pays en voie de développement.
      Les potentiels existants de la production agricole devraient être utilisés de manière durable et efficace. La production d'énergie propre est de plus considérée comme une activité importante pour l'avenir, dans laquelle la biomasse durable produite jouera un rôle significatif.
     En Allemagne, près de deux millions d'hectares, soit actuellement environ 12% de la superficie agricole totale, sont utilisés pour des cultures dédiées à la production de biomasse.
      "Nous sommes confrontés à d'énormes enjeux, en premier lieu la sécurité alimentaire mondiale, et nous devons en même temps couvrir un besoin croissant en matières premières renouvelables. Une simple mise en jachère, comme l'a exigé la Commission européenne, n'a pas de sens", soutient Peter Bleser.
     Le Secrétaire d'Etat a également exprimé son désaccord quant aux modifications récemment adoptées de la loi de promotion des énergies renouvelables  concernant les petites installations de biogaz agricoles.

 
Climat : une augmentation de 2 à 5°C à prévoir d’ici 2100  
Scr : maxisciences.com
 
 Selon des scientifiques français qui ont mis au point des simulations climatiques,
 l’augmentation des températures sur Terre devrait être de 2 à 5°C d’ici 2100.
 
 
 
    Les chercheurs du CNRS, du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et de Météo France ont développé deux nouveaux modèles informatiques permettant de préciser les évolutions à prévoir en terme de réchauffement climatique. Leur travail confirme les conclusions du rapport de 2007, c'est-à-dire "une tendance à l'augmentation des températures observée à l'horizon 2100 pour tous les scénarios", ont-ils indiqué lors d'une conférence de presse.
     Quatre modèles ont été mis au point. Dans le pire des cas, les températures de la planète grimperaient de 3,5 à 5°C. Dans le meilleur, la hausse serait de 2°C environ. Cette option ne serait toutefois possible que si des mesures fortes et rapides contre les gaz à effet de serre sont prises. Les modèles ont pris en compte de nombreux paramètres, y compris les échanges de CO2 entre les océans et l'atmosphère ou l'effet des nuages, souligne Lemonde.fr.
     "Ces quatre scénarios reposent sur la perturbation que l'homme fait sur le climat, principalement par les émissions de gaz à effet de serre et les aérosols et par la modification de l'occupation des sols", a expliqué Stépane Hallegatte, ingénieur à Météo France et chercheur au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement. "Se placer sur l'un ou l'autre de ces scénarios correspond à avoir le 'droit' d’émettre plus ou moins de CO2 dans les décennies et les siècles à venir", a-t-il expliqué.
 
Nass&Wind et DCNS préparent l'assemblage d'une éolienne flottante 
Scr : meretmarine.com/crédits : WINFLO
 
 Initié en 2007, le projet Winflo, visant à réaliser la première éolienne flottante française,
 entre dans sa phase industrielle. L'assemblage du démonstrateur doit débuter en août 
 en vue de commencer les essais en mer début 2013.
 
 
 
 
     Pour mener à bien ce programme, les groupes français Nass&Wind Industrie et DCNS vont créer très prochainement une société commune, qui sera chargée du développement industriel et de la commercialisation des éoliennes flottantes.
     Le mois dernier à Bordeaux, lors du salon Thétis, consacré aux énergies marines renouvelables, Stéphane Jedrec, directeur de la stratégie du groupe Nass&Wind, qui pilote le programme, a présenté cette nouvelle aventure.
     Winflo a été initié en partant du principe que le développement des parcs offshores avec des éoliennes posées serait limité. Dans cette perspective, l'éolienne flottante présente selon ses promoteurs une solution d'avenir.
     Ne nécessitant pas de fondation mais seulement un système d'ancrage caténaire souple pour résister aux éléments, l'éolienne flottante présente une emprunte limitée sur le fond marin. Les fermes peuvent, de plus, être éloignées de la côte puisque moins contraintes par les profondeurs d'eau, ce qui permet d'imaginer des parcs plus grands et donc plus de puissance installée.
     L'un des postulats de base de Winflo est la compétitivité économique. En clair, il s'agit de développer des machines dont le coût global est sensiblement équivalent à celui d'éoliennes posées. Pour cela, les industriels misent sur la taille plus importante des champs qui, en produisant plus d'énergie, permettraient de compenser la hausse des coûts de raccordement liés à l'éloignement des côtes.
     Dans le même temps, la formule de l'éolienne flottante doit permettre de faciliter la maintenance. Ainsi, en cas de grosse avarie, il suffirait de remorquer la structure jusqu'à un port pour effectuer à l'abri les gros travaux de réparation.
               Du démonstrateur au parc pilote
     Pour mener à bien ce programme et réaliser le démonstrateur, Nass&Wind et DCNS se sont entourés de plusieurs partenaires. Le turbinier français Vergnet, spécialiste de l'installation d'éoliennes terrestres en zones difficiles, va fournir une machine d'une puissance de 1 MW. L'école d'ingénieurs ENSTA Bretagne, ainsi que l'IFREMER, sont également partie prenante.
      L'IFREMER a, ainsi, réalisé deux campagnes d'essais en bassin, notamment sur les effets combinés de la houle et du vent sur l'ensemble de la structure, du flotteur à la nacelle. Des tests considérés comme « très concluants » et qui autorisent le lancement prochain de la réalisation du démonstrateur.
     Ce dernier, d'une hauteur d'environ 70 mètres, serait assemblé sur le site DCNS d'Indret, près de Nantes, et testé sur le site expérimental SEM-REV situé au large du Croisic, indique-t-on chez le groupe naval, chargé notamment de l'intégration des différents systèmes ainsi que la fabrication et l'assemblage du flotteur.
     Si les essais en mer sont concluants, Nass&Wind et DCNS passeront à l'étape suivante : la mise à l'eau d'un parc pilote comprenant plusieurs machines. Cette ferme sera vraisemblablement installée sur le site d'essais projeté au large de l'île de Groix, dans le Morbihan.
     L'objectif est de proposer, sur ce concept d'éoliennes flottantes, une turbine de forte puissance, de l'ordre de 5 MW. Si tout va bien, le premier parc serait opérationnel vers 2020.
     On notera que le projet a été labellisé en 2008 par le Pôle Mer Bretagne et a reçu, fin 2010, le soutien de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), qui a octroyé une aide de 13.4 millions d'euros,
     les investissements prévus pour la seule phase de démonstration étant évalués à 40 millions.

En Arménie, la chasse au loup est ouverte  
Scr : lemonde.fr/Photo:jim brandenburg / minden pictures
 
 C'est une autre conséquence de la vague de froid qui a balayé l'Europe
 au début du mois de février : l'arrivée des loups dans les villages d'Arménie.
 
 
 
     Les autorités arméniennes ont proposé, jeudi 16 février, une récompense aux chasseurs qui abattraient des loups. Ces derniers ont multiplié les attaques dans des villages, où ils viennent chercher de la nourriture en raison de la récente vague de froid dans cette ex-république soviétique du Caucase.
      "En raison de fortes chutes de neige, les loups apparaissent plus souvent dans les zones peuplées, et il est devenu nécessaire d'agir", a déclaré le ministre de la protection de l'environnement arménien, Aram Kharoutiounian, au cours d'une conférence de presse. Ainsi, une récompense d'environ 200 euros est prévue pour chaque loup tué par un chasseur, une somme considérable dans les régions pauvres d'Arménie.
               TUER UN TIERS DES LOUPS
     Près de deux cents loups, sur une population totale évaluée à entre cinq cents et sept cents de ces carnivores, devraient être abattus dans le cadre de cette campagne, a précisé le ministre, soulignant que cette espèce n'était pas en danger d'extinction. "Nous pensons que de cette manière, nous pouvons rendre la situation moins pénible et que cela n'affectera pas la population des loups", a-t-il dit.
                Cette initiative a cependant été dénoncée par des écologistes arméniens.
     "Au lieu de tuer les loups, il vaudrait mieux cesser la chasse illégale et incontrôlée des animaux sauvages" qui servent de nourriture à ces carnassiers, poussés ainsi à venir chercher de la nourriture dans les villages, a déclaré Srboukhi Kharoutiounian, responsable d'une association écologiste arménienne.

Le: 17/02/2012
 
France : des experts décons