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Exemples de remise en cause de ses habitudes
 La simplification commence par remettre en cause les habitudes prises parfois sous l'influence de la publicité et de la télévision.
 
 Mais a-t-on vraiment besoin de 20 détergents différents (un pour chaque type de surface)?
 
 A-t-on besoin de 10 crèmes de beauté différentes (une pour chaque partie du corps)?
 
 A-t-on besoin du dernier lecteur DVD sorti sur le marché?
 
La simplicité volontaire est une démarche propre à chacun qui commence par la définition de ses vrais besoins et envies.
 C'est aussi alléger sa vie de tout ce qui l'encombre et privilégier l'Être plutôt que l'Avoir. La simplicité volontaire valorise les relations humaines et la solidarité : l'entraide permet en effet de résoudre bien des problèmes. On peut citer l'exemple des systèmes d'échanges locaux (SEL) basés sur le troc.
Pratiquer le désencombrement. Par exemple, ne garder que les papiers vraiment importants et les livres que vous adorez. Vous avez alors besoin de moins de meubles de rangement, de moins d'espace, et donc de moins de produits d'entretien.
Le service public est utile quand on veut se simplifier la vie. Le recours aux transports collectifs, aux piscines ou bibliothèques publiques évite des achats (par exemple l'achat d'une voiture).
La simplicité volontaire implique souvent de chercher l'autosuffisance, c'est-à-dire faire soi-même au lieu d'acheter, par exemple en jardinant, cuisinant, cousant, de même qu'en construisant ou retapant sa maison.
L'idée est aussi de privilégier la valeur d'usage : avoir pour avoir n'a aucun intérêt. N'ayez que des choses que vous utilisez vraiment. Un livre que vous n'avez pas relu depuis dix ans, c'est un livre qui aurait plutôt sa place dans une bibliothèque. Un vêtement que vous n'avez pas porté depuis un an pourrait être déposé dans une association. Vous allez rapidement vous rendre compte qu'en fait vous n'avez pas besoin de grand-chose!
 
Source :  fr.ekopedia.org
La simplicité volontaire : Avenir ou Retour en arrière ?
 
 La simplicité volontaire est un mouvement de société actuelle,
 à base plus individuelle qu'institutionnelle, qui propose à chacun de réduire sa dépendance à l'argent et à la vitesse, à libérer du temps pour la communauté plutôt que de l'utiliser pour gagner plus d'argent, de favoriser les comportements écologiques et respectueux de la société : le temps libéré ainsi doit être employé à un effet débond, plutôt qu'un effet rebond.

 On peut tracer son origine en Europe dans les écrits de Léon Tolstoï et de John Ruskin (Unto This Last). Il est représenté, par exemple, par le mouvement des Compagnons de Saint François ou encore les Communautés de l’Arche de Lanza del Vasto, inspiré par Gandhi, lui-même inspiré par Ruskin
 Il existe aussi en Amérique du Nord, et particulièrement au Canada, sous l'influence de penseurs comme Serge Mongeau et des éditions Écosociété.
 
Les fondements
 
 L'idée est de chercher la simplification pour améliorer sa qualité de vie. Cette philosophie de vie est née du constat que la consommation n'apporte pas le bonheur et accroît l'aliénation. Dans la société de consommation, on consacre son temps à gagner toujours plus d'argent pour satisfaire des besoins matériels de plus en plus nombreux qui pourtant ne seront jamais satisfaits en raison de leur renouvellement incessant. L'idée de la simplicité volontaire est de moins consommer, donc d'avoir moins besoin d'argent et moins besoin de travailler. En diminuant la contrainte de la consommation et du travail, on gagne alors du temps pour ce qui est important pour soi.
De façon très péjorative, on dit de quelqu'un qu'il rêve de simplicité volontaire lorsqu'il n'a pas (ou plus) les moyens pécuniaires suffisants pour assumer à plein ses envies de consommation. L'expression est alors ironique : la simplicité n'a ici plus rien de volontaire, elle est envisagée comme un pis-aller pour tenter de se raisonner de ses envies consuméristes, et plus du tout comme une philosophie ni un choix de vie.

 La simplicité volontaire n'est pas la pauvreté ni le sacrifice.
 C'est un choix de vie délibéré. À ce propos, nous pourrions citer une maxime du philosophe Henri Bergson : "Ce qui est beau, ce n'est pas d'être privé, ni même de se priver, c'est de ne pas sentir la privation". D'ailleurs, le philosophe français a écrit avec une grande perspicacité, dans le dernier chapitre de son dernier livre Les deux sources de la morale et de la religion un diagnostic de la situation dans laquelle nous nous trouvons présentement face au problème de la surconsommation : "Jamais, en effet, les satisfactions que des inventions nouvelles apportent à d'anciens besoins ne déterminent l'humanité à en rester là ; des besoins nouveaux surgissent, aussi impérieux, de plus en plus nombreux. On a vu la course au bien-être aller en s'accélérant, sur une piste où des foules de plus en plus compactes se précipitaient. Aujourd'hui, c'est une ruée." (1932) la simplicité volontaire se veut justement comme une solution à cet engouement pour les produits de consommation que prévoit Bergson. En précurseur de ce courant, il précise les conditions de réalisations de cet idéal comme suit : "l'avenir de l'humanité reste indéterminé, parce qu'il dépend d'elle." Il faudrait donc miser, selon Bergson, sur une éducation qui permet à la fois de comprendre l'impact de notre consommation grâce aux connaissances scientifiques et à la fois de développer notre goût pour des objets qui favorisent véritablement notre accomplissement personnel.
 
 
Source : wikipedia
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